Tag: Vaucluse

  • Avignon : la lecture de Maurras finalement déprogrammée de la Semaine provençale

    Avignon : la lecture de Maurras finalement déprogrammée de la Semaine provençale

    La polémique était trop forte. Selon nos informations, l’association organisatrice de la Semaine provençale a décidé, mardi, de déprogrammer la lecture d’un texte de Charles Maurras, initialement prévue ce vendredi à la bibliothèque Ceccano. Une décision directement prise à la demande du maire Olivier Galzi (DVD) qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ».

    Depuis plus d’une semaine, plusieurs associations (LDH, Libre pensée) ou partis politiques de gauche étaient montés au créneau pour s’opposer à cette séquence, en rappelant le parcours antisémite, nationaliste et xénophobe de Maurras, qui a fondé l’Action française. Une pétition soutenue par des universitaires avait aussi été lancée.

    Il y a une semaine, la Ville avait plaidé pour « une contextualisation claire et indispensable de cette lecture ». Avant donc finalement de demander le retrait de cette initiative, alors que la manifestation se poursuit jusqu’à ce dimanche. La conférence en question reste, elle bien maintenue.

  • [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    La marche était cette fois trop haute. Élu sénateur il y a six ans, Lucien Stanzione (PS) n’a pu renouveler son bail au Palais du Luxembourg, cédant son siège au RN, Thierry D’Aigremont. Avec 198 voix (15%), il se classe 3e d’un scrutin où la droite (501 v.) maintient deux sénateurs (Jean-Baptiste Blanc et Dominique Santoni). Lucien Stanzione recule de 86 suffrages par rapport 2020. « Les pertes d’Avignon et Carpentras [aux municipales] c’est moins 130 voix, le handicap était trop fort même si on peut considérer que sans ces communes, j’ai progressé de 50 voix », analyse, ce lundi, Lucien Stanzione.

    « On ne peut pas être satisfait, sur le plan personnel et politique, mais, avec mes colistiers, on ne s’est pas dérobé », estime-t-il dans un contexte électoral guère porteur pour la gauche avec la percée du RN et ses 8 communes. « Je tiens à saluer la responsabilité des partis de gauche qui ont accepté la stratégie d’ancrage territorial, sans attache partisane, et non comme il y a six ans où chaque formation désignait quelqu’un pour être sur la liste », souligne le premier fédéral du PS. La présence d’une liste LFI menée par Julien Gautier (30 v.), très critique sur le bilan du sénateur de gauche, n’a pas été de nature à faire trébucher Lucien Stanzione.

    Celui-ci n’envisage pas pour autant une retraite politique. « Il va falloir reprendre la bataille sur le terrain : trois rendez-vous arrivent, les législatives [a priori en juin], les départementales et les régionales [mars 2028]. Je n’exclus rien pour l’avenir, où mon expérience de sénateur peut servir sur ces scrutins locaux, mais pas aux législatives. On a aussi des jeunes qui émergent qu’il faut pousser pour assurer la relève », se projette Lucien Stanzione.

    Fédération du parti communiste, Vaucluse

    « Ce résultat est la conséquence directe des élections municipales où l’extrême droite a progressé soit par des listes directes soit en faisant élire des personnes avançant masquées sous couvert d’apolitisme. Cela n’entame en rien la volonté des communistes à continuer le combat contre les idées nauséabondes propagées par les parlementaires d’extrême droite. Nous tenons à féliciter les quatre sénateurs communistes sortants réélus au niveau national qui continueront de défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs de ce pays face aux forces réactionnaires ».

    Pierre Bressieux,

    président de la fédération

    des Républicains 84

    « La fédération félicite chaleureusement Jean-Baptiste Blanc pour sa réélection et Dominique Santoni pour son élection.
    Le parti salue le travail accompli par le sénateur sortant et l’engagement de Dominique Santoni au service du Vaucluse et des collectivités ».

    Réactions

  • Une pétition contre la lecture de Maurras dans une bibliothèque

    Une pétition contre la lecture de Maurras dans une bibliothèque

    Si la municipalité et les organisateurs de la semaine provençale ont tenté de rassurer autour de la lecture d’un texte de l’auteur d’extrême droite antisémite Charles Maurras, la fronde persiste. Une pétition vient d’être lancée contre la « banalisation » de celui-ci, et atteint pour l’heure plus de 400 signatures.

    La pétition, lancée ce vendredi 25 septembre avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme et relayée par la Libre Pensée 84, juge « inadmissible » cette programmation. Tout comme les justifications de la mairie et de l’association L’Oustau, à savoir la diversité culturelle de la Provence ou la liberté d’expression pour mettre à l’honneur la figure majeure de l’Action française. Et est donc demandé le retrait immédiat de la lecture problématique.

    « Face à la banalisation grandissante des discours racistes et haineux, où toutes les digues médiatiques et culturelles semblent tomber, il est de notre responsabilité commune de rester vigilants et mobilisés pour rappeler sans cesse les horreurs de l’histoire et agir en conséquence », peut-on lire par la suite dans cette pétition, signée par plusieurs universitaires.

    Place Publique s’en mêle

    Alors que la section locale de La France Insoumise s’était déjà exprimée contre cette lecture, c’est maintenant au tour de Place Publique. Dans un communiqué émis ce lundi 28 septembre, le parti de Raphaël Glucksmann estime que ce choix « interpelle ». Mais ne demande pas le retrait des textes, mais plutôt que la lecture soit accompagnée « d’un rappel historique et critique de la pensée de Charles Maurras ». « Il n’est pas question de nier l’existence de cet auteur et de ses textes. Encore faut-il préciser de quoi on parle, et de qui. Est-il judicieux de valoriser Charles Maurras au sein d’un événement populaire ? Y a-t-il donc si peu d’auteurs provençaux qu’il faille aller chercher un auteur notoirement xénophobe et antisémite ? » poursuit Place Publique avant de rappeler la collaboration de Charles Maurras pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Pétition sur onparticipe.fr

  • Spectacle et culture font front commun

    Spectacle et culture font front commun

    Des financements publics en chute libre et un étau qui se resserre autour de la liberté d’expression. » À Marseille, à Avignon comme « partout où il y a des mobilisations », indique Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT spectacle, les acteurs du monde culturel et du spectacle battront le pavé.

    De la lecture publique à l’audiovisuel, en passant par les écoles d’arts, les opéras, les musées ou les archives c’est un large secteur qui est soumis depuis plusieurs années à des attaques budgétaires. Et les annonces du gouvernement « sur des budgets encore en baisse dans la création et l’audiovisuel, nous font craindre le pire ». Après la crise Covid, après un été caniculaire où de nombreuses représentations ont été annulées, les emplois, notamment les plus précaires, sont à la peine et des structures mettent la clé sous la porte. « C’est sans compter les plans de licenciements invisibles dans le spectacle vivant en raison de créations qui ne se font pas », précise le syndicaliste.

    Face à des financements publics à la baisse, des collectivités se désengagent. « Les difficultés sont multiples. Dans ce contexte de crise budgétaire où nous sommes le premier secteur sur lequel on rogne, nous devons aussi faire face à des programmations annulées par certaines municipalités, d’extrême droite et autres, souligne le secrétaire général CGT spectacle. C’est la liberté de création que nous devons défendre. »

  • Fonction publique : les rendez-vous pour la manif’ du 29 septembre

    Fonction publique : les rendez-vous pour la manif’ du 29 septembre

    Marseille

    10h30, aux Réformés.

    Martigues

    10h, rond-point de la mairie.

    Miramas

    10h30, devant la mairie.

    Arles

    10h, au kiosque à musique.

    Toulon

    10h30, place de la Liberté.

    Draguignan

    10h30, sous-préfecture.

    Avignon

    10h30, cours Jean-Jaurès.

    Digne-les-Bains

    11h, place du Général- de-Gaulle.

    Gap

    10h30, devant la préfecture.

  • [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    Au bout d’une longue soirée, où il a fallu patienter près de 2h30 après la clôture du scrutin pour officialiser les résultats, les 1 318 grands électeurs ont finalement été fidèles à la physionomie politique de Vaucluse post-municipales. Avec 501 voix (38%), la liste de droite glane deux sénateurs : le sortant LR Jean-Baptiste Blanc et la présidente LR du conseil départemental, Dominique Santoni. Derrière, le RN récolte 349 voix (27%) et empoche le 3e siège avec Thierry D’Aigremont.

    L’extrême droite ravit ce poste à la gauche du sénateur PS sortant, Lucien Stanzione. Bien que handicapé par les pertes de Carpentras et d’Avignon, le parlementaire socialiste « n’a pas démérité », glissait-on à droite, avec 198 voix (15%) soit 86 de moins qu’en 2020. En 4e position, la liste « Le bon sens des territoires », d’Anaïs Hausmann (DVD) recueille 173 voix (13%). « La graine est désormais plantée, réagit, par un communiqué, l’adjointe avignonnaise, propulsée dans cette campagne par son compagnon Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon. Le score pour cette toute première élection est une victoire et montre qu’il existe une place pour notre démarche et ouvre de belles perspectives pour l’avenir. » Notons toutefois que la candidate a préféré s’éclipser avant la proclamation des résultats.

    Plus loin derrière, la liste LFI de Julien Gautier recueille 30 voix (2%). «C’est un petit score mais en dynamique car on avait un socle de 15 grands électeurs », se contente l’élu de la Tour d’Aigues, qui voit « un département politiquement sinistré avec une droite qui va travailler avec l’extrême droite et une gauche dite raisonnable qui a abandonné ses idées et donc perd sans avoir besoin de nous. » Enfin Sylvie Viala (Modem) avec 19 voix et Jade Escoffier (div. EXD, 16 voix) ferment la marche.

    Au final, si la droite conserve ses deux sénateurs, elle est en recul de 260 voix en six ans. « L’ambiance était difficile, avec plus de listes et une liste avignonnaise qui a déployé beaucoup de moyens et nous a mordu les mollets », analyse Jean-Baptiste Blanc. Bien que quasi assuré de sa réélection, le Cavaillonnais avait le visage fermé pendant la soirée. « Cela prouve quand même qu’il y a une morale et que le travail de terrain paye », se félicite-t-il. Dans la même veine, Dominique Santoni abonde : « Les élus ont choisi l’expérience, la proximité et le bilan, ce soir, c’est le bon sens vauclusien qui a gagné. » Allusion au mouvement lancé par Olivier Galzi et dont cette campagne a fortement distendu les liens entre la majorité avignonnaise et le reste de la droite départementale. Dimanche soir encore, le calumet de la paix était loin d’être fumé entre les deux camps.

    Loin de ces dissensions, l’extrême droite a fait le plein, élisant là son premier sénateur. « Cinq des 8 parlementaires vauclusiens sont du RN », se délecte Thierry D’Aigremont. Le néo-sénateur, patron du RN 84, confirme aussi vouloir abandonner son poste de conseiller régional. « On était l’alternance, ça s’est concrétisé », acquiesce-t-il, « tendant la main » à ses homologues de droite « pour travailler ensemble pour le Vaucluse sur des sujets transpartisans ». « À condition qu’on ne parle pas de politique mais que des dossiers », pose Jean-Baptiste Blanc.

    L’accession au Sénat de Dominique Santoni provoque une autre élection en Vaucluse, celle au sein de l’hémicycle du Département. Sauf recours sous 10 jours, la présidente a un mois pour démissionner. Elle présidera la prochaine séance du 9 octobre. Dès ce lundi, une réunion de majorité devrait débattre d’un potentiel successeur. Ce pourrait être Christian Mounier, vice-président à l’eau et l’agriculture.

    « Ce soir, c’est
    le bon sens vauclusien
    qui a gagné »

  • Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Avant d’entrer dans le vif du contenu du conseil municipal, ce lundi soir (18h) à l’hôtel de ville, l’émotion prédominera. Il manquera en effet à l’appel Michel Adam, adjoint en charge de la propreté, décédé brutalement lundi soir dernier à la sortie du conseil communautaire. Après l’hommage, la vie politique reprendra ses droits avec 42 délibérations à adopter. La première dizaine d’entre elles s’inscrivent dans le fil rouge du précédent conseil municipal. Il y a trois mois, juste après avoir décrit une situation financière aux abois, la majorité d’Olivier Galzi (DVD) avait refusé de voter le compte administratif 2025 afin de ne pas cautionner l’héritage de Cécile Helle (PS).

    Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté. Le voici inscrit à l’ordre du jour. « On s’attelle à trouver 6 millions d’euros, pas pour résoudre les problèmes financiers de la mairie mais pour avoir un budget à l’équilibre qui va nous éviter la tutelle par la préfecture », martelait fin août Olivier Galzi. Dans sa recherche de ressources tous azimuts pour signifier « que tout ne sera plus gratuit à Avignon », le premier magistrat évoquait la fiscalité. Si rien n’est encore acté quant à la politique tarifaire de location de salle municipale, la Ville va monter au plafond maximum deux taxes : celle sur la vacance des locaux d’habitation, qui entrera en vigueur au 1er janvier et se substituera à la taxe sur les logements vacants et la taxe d’habitation sur les logements vacants pour ne faire plus qu’une.

    Les adjoints ont toujours la même rémunération

    Le taux sera porté à 30% la première année puis 60% la seconde. Autre levier, celui sur la taxe d’habitation des résidences secondaires : son taux passera aussi, en 2027, à 60% contre 48,6% actuellement.

    En revanche, il n’y aura pas de dépenses en moins concernant les indemnités des adjoints. Après avoir, à l’entame du mandat, augmenté de 500 euros bruts par mois la rémunération des 20 adjoints, Olivier Galzi avait rétropédalé fin juin « face à la nécessité de faire d’immenses efforts collectifs ». Sauf qu’aucune délibération en ce sens n’est à l’ordre du jour… Les adjoints devraient donc continuer à percevoir 1 700 euros bruts mensuels. Par ailleurs, côté finances toujours, comme révélé dans nos colonnes (notre édition du 08/09), la Ville va acter en séance la création d’un fonds de dotation, baptisé « Avenio aeterna » ou « Avignon l’éternelle ». Un levier pour récolter de l’argent venu de mécènes privés, moyennant défiscalisation, autour de projets sur le patrimoine, la culture ou le sport.

    Enfin, autre sujet qui fera certainement débat, les subventions. Déjà fin juin, la baisse globale de subsides aux associations avait fait grincer. Un complément autour de deux structures culturelles à l’ordre du jour. Mais aussi à l’association Icipass dans le cadre d’une convention triennale (21 000 euros). Celle-ci a la charge de corbeilles solidaires à destination des seniors et des étudiants. « Le bilan de ce dispositif souligne le besoin actuel de ces publics : sur l’année 2025, 2 239 corbeilles ont été distribuées auprès des seniors et 1 798 corbeilles attribuées aux étudiants », peut-on lire dans le rapport soumis aux votes. Une délibération qui intervient alors que la Ville a arrêté son soutien à l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé qui venait en aide aux étudiants.

  • Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    À jamais les premiers. En remportant, ce dimanche, le premier semi et marathon d’Avignon, Walid Boumaza et Lilian Eudier ont forcément marqué l’histoire sportive locale. S’ils doivent leurs victoires à leur entraînement et état de forme respectifs, une partie non négligeable de précieuses petites mains a largement contribué à leur succès. Quelque 550 bénévoles se sont mobilisés ces trois derniers jours pour que l’événement se déroule de la meilleure des manières pour les 4 000 coureurs -dont 40% de femmes- au départ (1 600 pour le semi et 2 400 pour le marathon).

    « Pendant la course, dites-leur merci, faites-leur un petit sourire, s’il y a un couac ce n’est pas de leur faute », remerciait déjà Bertrand Delhomme, co-organisateur, dès vendredi après-midi à l’ouverture du village de course et retrait des dossards. Le Vauclusien, déjà actif sur d’autres courses locales comme le semi du Ventoux, s’attendait à avoir « quelques détails d’organisation à ajuster » à l’issue de cette première. Si les marathoniens ont peut-être trouvé le temps long sur des lignes droites et boucles dans les confins de la Barthelasse, le parcours du semi (9km en ville et 11km sur l’île fluviale) ne laissait place à aucun ennui.

    Avec plus de 260 signaleurs qui assuraient les intersections, même dans les moindres et nombreuses ruelles de l’intra muros, impossible de faire fausse route. En plus d’aiguiller, les bénévoles délivraient aussi de nombreux encouragements, souvent personnalisés grâce aux prénoms affichés sur le dossard. On pensait voir le nombre de soutiens décroître sur la partie plus sauvage du tracé dans la Barthelasse, il n’en fut rien.

    Outre ces signaleurs, une centaine de bénévoles ont œuvré vendredi et samedi au retrait des dossards quand d’autres sont restés en place jusqu’à tard dimanche pour démonter la zone d’arrivée. Bananes, orange, pâtes de fruits, carreaux de chocolat, eau, sodas mais aussi bonbons et saucissons à l’arrivée, les 10 et 6 ravitaillements du marathon et du semi ont nécessité une forte logistique. « Eau plate ou eau gazeuse? », questionne Majiah sur la zone d’arrivée, où malgré l’abondance de coureurs, aucune attente n’est à noter.

    Vers une deuxième édition fin février

    Venue du Pontet, Majiah fait partie de la vingtaine de bénévoles préposées sur cette zone. « J’ai déjà donné des coups de main sur d’autres courses, là on a une référente, on communique sur un groupe dédié pour faire en sorte qu’il y ait une fluidité permanente », expose-t-elle entre deux verres servis. Sa nièce, Lina, est à ses côtés. Toutes deux sont là aussi pour encourager 3 membres de leur famille engagées sur la course.

    Greg est, lui, bénévole pour la première fois. De 6h30 à 16h30, il a géré le barriérage entre les ponts Daladier et du Royaume, filtrant les passages de vélos, piétons ou véhicules de sécurité. « Je cours régulièrement et je suis content d’avoir des bénévoles, là je suis blessé donc c’était l’occasion d’aider, c’est très fluide en interne, je renouvellerai l’expérience avec plaisir », relate Greg. Et peut-être même dans 5 mois déjà. Si un débrief de l’événement est prévu ce mardi, les organisateurs confirment vouloir organiser une deuxième édition, fin février, et ouvrir ainsi la saison des marathons.

  • Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Jean-Baptiste Blanc, le sénateur sortant ainsi que la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni ont réussi a conserver les sièges de la Droite en arrivant en tête de ce scrutin avec 38,96% des suffrages exprimés. Le RN obtient quant à lui un siège pour Thierry D’Aigremont qui rafle 27,14% des votes. Au détriment du député socialiste Lucien Stanzione qui perd son siège au sénat en arrivant troisième (15,40%). Quant à Anaïs Haussann, propulsée par le maire (DVD) d’Avignon Olivier Galzi, pour ses élections, elle peine à réunir 13,45% des suffrages.

  • À La Poste, la menace de fermetures en série

    À La Poste, la menace de fermetures en série

    « On n’a jamais vu ça », souffle-t-on auprès des différents représentants des salariés. Ces mercredi et jeudi, en comité social et économique (CSE), le groupe La Poste a présenté aux organisations syndicales un « projet d’actualisation de l’évolution du réseau 2026 » qui cible une liste de 40 bureaux dans la région susceptibles de « perspectives de transformations », à court terme. Un doux euphémisme pour parler de projets de fermeture ou de réduction de l’activité, dénoncent les organisations syndicales, alors même que 471 bureaux sont concernés à l’échelle nationale. Face à cette menace, le CSE a donc donné un avis défavorable au projet.

    En Provence Alpes-Côte d’Azur, ce sont les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse qui sont les plus touchés. Dans le premier département, ce sont 19 bureaux qui sont concernés sur les 91 actuellement ouverts selon les données du groupe, dont cinq pour la seule ville de Marseille. En Vaucluse, huit bureaux (sur 69 dans le département) sont visés, dont deux à Avignon. Il faut encore en ajouter deux pour les Alpes-de-Haute-Provence, trois dans les Hautes-Alpes, quatre dans les Alpes-Maritimes et autant dans le Var. Surtout, ce sont des quartiers populaires qui sont visés aussi bien à Aix-en-Provence (Encagnane), Avignon (Saint-Jean), Arles (Barriol) ou Marseille (Saint-Mauron, Saint-André, Frais-Vallon, la Capelette…). Les territoires ruraux ne sont pas épargnés, avec six communes de moins de 1 000 habitants touchées, de Fontaine-de-Vaucluse (585 habitants) à La Javie (376).

    Manque d’information

    « Les listes de bureaux de poste partagées aux CSE ne préjugent en rien de l’avenir de la présence de La Poste dans les territoires, tempère le groupe dans une réponse écrite à La Marseillaise. Elles recensent des sites sur lesquels La Poste pourrait engager une réflexion et concertation dans le cadre de sa convention tripartite avec l’État et les Maires de France, afin d’identifier les solutions de présence postale les mieux adaptées. » Pour le groupe qui affiche un bénéfice de 1,2 milliard d’euros en 2025, il s’agit de faire face à la numérisation du secteur, qui entraîne « une baisse continue de la fréquentation des points de contact postaux », avec un trafic quotidien divisé par près de trois entre 2008 et 2024 à l’échelle nationale. Mais quoi qu’il en soit, la société entièrement publique promet « le strict respect » de son contrat de présence postale territoriale signé avec l’État et l’association des maires de France, et de privilégier si besoin « la mutualisation avec les collectivités et relais commerçants ». Dans la région, un quart des points de contact sont portés par les collectivités (la moitié dans les départements alpins), un tiers par des commerces.

    Mais les explications du groupe ne convainquent pas les organisations syndicales. « Cette présentation laisse subsister une incertitude importante sur le devenir réel des établissements concernés », dénonce la délibération adoptée par le CSE ce jeudi. Cela d’autant plus que « ni aucune donnée économique ou sociale, ni aucun critère, permettant cette sélection n’a été portée à la connaissance des représentants du personnel ». Si le groupe se défend de mener tout plan de licenciements, les représentants des salariés alertent sur la diminution programmée des effectifs, et les conséquences des réorganisations et reclassements. De quoi motiver leur avis défavorable.

    Leur position est partagée par les usagers. Le collectif Vivent les services publics a interpellé dans un courrier le président de l’association des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani (SE), pour lui demander de poser la question sur la table lors du salon des maires ce vendredi. « La Poste, au-delà des opérations de courriers, représente le seul accueil de service public encore existant, (…) le seul organisme bancaire de proximité, accessible par tous dans les villages », écrit le collectif. Tandis que les mobilisations prennent déjà corps, à Marseille comme dans le Vaucluse.