Tag: Vaucluse

  • [EQDD] Alpages sentinelles : plus de 20 ans d’études du changement climatique sur les alpages

    [EQDD] Alpages sentinelles : plus de 20 ans d’études du changement climatique sur les alpages

    Né après la sécheresse des années 2000 dans le Parc national des Écrins, il s’est étendu à plusieurs massifs alpins, dont le Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Les chercheurs observent l’évolution de la végétation, du climat et des troupeaux afin d’aider les éleveurs à adapter leurs pratiques face à la hausse des températures et aux sécheresses. Sur le Ventoux, des parcelles protégées permettent de comparer les effets du pâturage sur l’herbe et la biodiversité. Les études montrent des changements dans les espèces végétales, certaines progressant, d’autres régressant malgré des pratiques plus prudentes. Ces résultats interrogent les modes de pâturage actuels et soulignent la nécessité de trouver un équilibre entre activité pastorale, biodiversité et adaptation au changement climatique.

    Par Laure Néron Vaucluse Matin

  • Gisèle Pelicot « l’éveilleuse » de retour à Avignon

    Gisèle Pelicot « l’éveilleuse » de retour à Avignon

    De retour pour la première fois à Avignon depuis le procès qui l’opposait à 51 hommes reconnus coupables de l’avoir violée, Gisèle Pelicot a été accueillie en véritable héroïne par des centaines de personnes, en très grande majorité des femmes, à la Fabrica d’Avignon, ce lundi 1er juin.

    Venue présenter son livre Et la joie de vivre, en compagnie de la coécrivaine Judith Perrignon, c’est sous une pluie d’applaudissements, quelques larmes et avec une longue banderole « Merci Gisèle » qu’elle a été accueillie dans l’enceinte de 600 places.

    « Ouvert une brèche »

    C’est avant tout cette admiration envers celle qui a osé refuser le huis clos lors du procès « pour que la honte change de camp » qui est ressortie de cette rencontre. Durant plus d’une heure et demie, après des questions d’Aurélien Ficot, libraire à Youpi, et de Muriel Trichet, membre du collectif féministe NousToutes 84, ce fut au tour du public de pouvoir échanger avec Gisèle Pelicot. Suite à une question sur toutes les qualifications et superlatifs qui ont fleuri à son égard, la qualifiant de symbole ou d’icône, elle a rappelé qu’elle préfère le mot « éveilleuse » : « Car j’ai en quelque sorte, par mon action, éveillé la conscience collective. Je ne suis ni une icône, ni un symbole, mais une femme comme toutes les femmes. » Et de se réjouir d’avoir pu en inspirer d’autres, en écho à l’histoire de Laëtitia, victime d’actes de torture, de barbarie et de proxénétisme par son ex-mari, Guillaume Bucci, condamné à 25 ans de réclusion criminelle, à Digne. « Je n’ai pas énormément suivi l’affaire, mais je lui dis bravo. Ce fléau doit s’arrêter, je pense qu’on est sur la bonne voie », confie-t-elle. Puis ce fut à une dame dans le public de témoigner que cette histoire « a ouvert une brèche » en elle et a pu libérer la parole sur les viols conjugaux qu’elle a subis. « Je suis venue avec mon fils de 13 ans pour qu’il voie qu’on peut s’en sortir. Il s’est changé pour venir car vous êtes une star pour lui », a-t-elle lancé avec émotion.

  • À Malaucène, le passage de géomètres sur les papeteries ne passe pas

    À Malaucène, le passage de géomètres sur les papeteries ne passe pas

    Mi-mai, Alain Constant, nouveau président de la Cove – l’agglo Ventoux Comtat Venaissin – avait annoncé la couleur dans nos colonnes (notre édition du 18 mai). En juin, des géomètres allaient venir sur la partie haute des anciennes papeteries de Malaucène pour effectuer des relevés dans le cadre du projet de zone artisanale sur le site, défendu par la Cove.

    Cela n’a pas traîné : ce mardi matin, une équipe de deux géomètres est intervenue. Mais n’a pu mener son travail à son terme après l’arrivée de quelques-uns des propriétaires, réunis en coopérative au sein de la Fabrique du Ventoux. « On n’a jamais donné notre accord, apparemment, un courrier de la Cove est parti vendredi, mais le délai est trop court, la moindre des choses aurait été de nous prévenir et prendre rendez-vous », déplore Alexandrine Meynaud, chargée des relations extérieures de la Fabrique du Ventoux.

    La police municipale et la gendarmerie sont intervenues et les géomètres ont quitté les lieux, deux heures après leur arrivée, sans incident notoire. En juillet dernier, la préfecture avait pris un arrêté, valable trois ans, autorisant la Cove ou les entreprises mandatées par ses soins à pénétrer sur site, au grand dam des propriétaires. « C’est un nouveau passage en force », regrette Alexandrine Meynaud. Il y a 3 semaines, Alain Constant avait rencontré la Fabrique du Ventoux, présentant une nouvelle offre d’achat de cette partie haute, tout en confirmant le processus d’expropriation en cas de désaccord. Les propriétaires s’opposent à la zone sur cette partie classée du vallon du Groseau, préférant l’installer sur la partie basse des anciennes papeteries.

  • Etex va utiliser des eaux usées pour fabriquer du placo

    Etex va utiliser des eaux usées pour fabriquer du placo

    Le géant de la construction légère Etex va, d’ici un an et demi, réutiliser les eaux usées traitées pour fabriquer ses plaques de plâtre à Carpentras.

    La direction du site l’a annoncé ce lundi 1er juin, sur site. Le projet permettrait de ne pas puiser 2 millions de mètres cubes d’eau potable dans la nappe du Miocène et de devenir « à 95% autonome en eau », assure Frédéric Guetin, directeur général d’Etex Building Performance France, soit l’équivalent de 60 piscines olympiques d’eau potable.

    Des travaux vont donc être lancés, dans les prochains mois, en collaboration avec les services de la mairie pour raccorder le site de production et la station d’épuration. Un réseau enterré sur 3 km va donc être installé entre les deux sites. Le préfet était notamment présent pour confirmer l’intérêt de ce projet. « Le monde industriel peut aussi participer à la gestion de l’eau. Le monde agricole argue souvent qu’il est le seul à faire des efforts. Ce n’est pas vrai et voici un cas très concret », se permet le représentant de l’État. Le coût du projet est évalué aux alentours de 3 millions d’euros, financés par l’entreprise, avec une partie prise en charge par des organismes étatiques.

    Entreprise à mission

    Un projet que l’entreprise a déjà mis en place dans un autre de ses sites, celui de Saint-Loubès, en périphérie de Bordeaux. Et « fort de cette expérience inédite et réussie », la décision a été prise de décliner le même procédé dans le Comtat Venaissin.

    C’est aussi pour le directeur la preuve que « l’on solidifie notre implantation sur le territoire », assure-t-il. Il y a aujourd’hui 120 salariés sur l’usine vauclusienne. Celle-ci peut produire au maximum pas moins de 28 millions de mètres carrés de plaques de plâtre par an.

    « Ce projet est une très bonne nouvelle », ajoute également Sylvain Espenon, secrétaire à l’UD de la CGT et employé à Etex sur Carpentras. « On ne peut que saluer ce genre d’initiatives. Pour l’environnement comme pour l’industrie et sa pérennité. C’est déjà arrivé que la Dreal nous appelle pour dire d’arrêter de puiser dans la nappe quand elle était basse. Et on avait dû stopper la production », explique-t-il. Tout en pointant comme « seul bémol » le financement en partie public des travaux.

    Plus globalement, cette action s’inscrit dans la reconnaissance de la structure comme « entreprise à mission ». Un statut qui permet de dégager une image plus positive de l’entreprise, tout en l’obligeant à avoir « des objectifs sociaux et environnementaux, au même niveau que sa performance économique », précise Etex dans un communiqué de presse. « Ce statut renforce notre raison d’être et reflète notre volonté de participer activement et de manière pérenne à un modèle de construction responsable et durable. C’est un engagement supplémentaire, sur le long terme », assure Frédéric Guetin.

  • À Avignon, des baptêmes de l’air pour des enfants hospitalisés

    À Avignon, des baptêmes de l’air pour des enfants hospitalisés

    Une initiative rendue possible grâce au Lions Club Ponts d’Avignon-Villeneuve-Les Angles, mais aussi l’aéroport, qui ont affrété deux aéronefs. Souffrant de maladies chroniques, pour la plupart atteints de diabète, et fréquemment hospitalisés dans les services de pédiatrie du centre hospitalier d’Avignon, « tous les enfants sont revenus enchantés, des étoiles plein les yeux », se réjouit l’hôpital.

  • À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    La clé de treize en or qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a utilisée pour démonter en grande pompe quelques panneaux stop va-t-elle aussi ouvrir les vannes d’un trafic accru dans certaines rues apaisées par le plan Faubourg ? C’est en tout cas ce qu’estime l’association des Quatre boulevards, qui milite contre plusieurs révisions lancées par l’édile, notamment le projet de réouverture à double sens au carrefour entre le boulevard Jacques-Monod, l’avenue Saint-Ruf et le boulevard Sixte-Isnard.

    Devant le siège de l’association, situé justement sur le boulevard Jacques-Monod, sa présidente, Valérie Villette, estime que rouvrir ce double sens « ramènerait toute la circulation de transit ». La structure avait en effet été créée en 2020 à la suite de l’amplification du trafic sur ces axes, consécutive à la réduction des voies autour des remparts et sur la rocade Charles-de-Gaulle pour laisser de la place au tram. « De 3 000 véhicules par jour, on était passé à jusqu’à 17 000 passages. Et pour beaucoup, c’était du transit, pas des Avignonnais », assure la présidente.

    La municipalité compte rouvrir ce double sens, ainsi que dans d’autres rues, accompagnée de différentes mesures, cet été, « après le Festival, sans doute en août », affirmait, lors de la présentation des premières décisions il y a dix jours, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille. Mais les prises de position du maire, notamment lorsqu’il expliquait que « tout le monde prenait ces sens interdits » et que « donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », se font déjà ressentir sur le terrain. « Des adhérents m’expliquent qu’il y a plus d’agressivité envers les cyclistes », pointe notamment Valérie Villette, alors que quelques voitures s’engouffrent déjà à contresens sur le boulevard, sur la voie réservée aux vélos, bus et véhicules de secours.

    Demande de moratoire

    La structure pointe également le manque d’échanges avec les élus. « On n’a pu échanger qu’à une seule reprise avec Olivier Galzi. C’était pendant la campagne et il avait dit qu’il ne démantèlerait pas totalement le plan. On ne parvient pas à obtenir de rendez-vous avec Monsieur Donadille, malgré de multiples relances », regrette la dirigeante associative.

    Elle compte également, avec d’autres associations, demander un moratoire sur les modifications programmées. « Il faut que ce plan soit réellement étudié de manière scientifique et non pas juste au doigt mouillé. Les villes prospères ont arrêté le tout voiture depuis un moment », clame Valérie Villette.

    La question d’un contournement de la ville, la fameuse LEO (liaison Est-Ouest), est aussi évoquée. Tout en estimant que « le tracé doit être revu pour ne pas passer par la ceinture verte, une voie faisant le tour de la ville est perçue comme une solution pour apaiser les quartiers résidentiels en extra-muros. Le projet d’étoile ferroviaire autour du Grand Avignon est également vu d’un bon œil. « Il faut favoriser ces modes de déplacement. Les gens peuvent prendre le vélo dans le train pour aller au boulot sans perdre trop de temps, par exemple », illustre Valérie Villette.

  • « L’homophobie est minimisée »

    « L’homophobie est minimisée »

    Deux jours après la marche des fiertés d’Avignon, l’association organisait, ce lundi midi, un rassemblement devant le tribunal pour réclamer « Justice pour Micka ». « Nous contestons la décision du caractère non homophobe de l’agression, tous les quatre jours en France il y a un guet-apens homophobe, ce n’est pas acceptable, déplore Paul Zagacki. Micka était visé parce qu’il était gay et à cause des clichés liés à l’homophobie comme quoi les gays sont pus faibles, moins entourés et plus riches. » Les militants espèrent qu’au cours du procès les faits soient requalifiés avec le caractère homophobe. « L’homophobie est minimisée, en 2026, le combat ne s’arrête pas », regrette-t-il.

  • Piège mortel visant un gay : les profils chaotiques des accusés

    Piège mortel visant un gay : les profils chaotiques des accusés

    C’est un enchevêtrement de deux affaires que la cour d’assises de Vaucluse doit démêler et juger jusqu’à lundi prochain. Avec, en fil rouge, des guets-apens conduisant à des vols avec violences et armes sur deux victimes homosexuelles, dont l’une est décédée le 5 mars 2023 dans son appartement de Sorgues. Six personnes, dont quatre actuellement détenues, sont jugées depuis ce lundi. Il est important de noter qu’à ce stade, le caractère homophobe n’a pas été retenu comme circonstance aggravante, mais ce point sera abordé lors du procès et pourra toutefois être ajouté.

    « Justice pour Micka », scande le pôle LGBT de Vaucluse, qui dénonce « un guet-apens homophobe » et organisait, lundi midi, un rassemblement devant le tribunal d’Avignon (lire ci-contre). Dans la même veine, trois associations de défense des homosexuels (Stop homophobie, Famille LGBT et Mousse) se sont portées partie civile. Comme dans l’affaire Pelicot, c’est par le site coco.fr que Intissar A., Aymène L. et Malek E. sont entrés en contact avec les victimes. Dont Mickael R., chef de salle de presque 31 ans, retrouvé mort sur sa mezzanine, la tête ensanglantée. L’autopsie conclura à un décès par étouffement causé par un coussin. La cour devra déterminer la responsabilité d’Intissar A. et Aymène L., poursuivis pour meurtre, vol avec arme et extorsion. Lundi, les deux ont reconnu les vols, mais se sont dédouanés du meurtre. À un degré bien moindre, leurs compagnes de l’époque Laurine C. et Marie-Sarah M., sont poursuivies pour complicité de vol.

    La seconde victime jette l’éponge

    Cette 1ère journée a permis à la présidente, Laurène Dorlhac, de dresser les premiers traits des personnalités. Laurine C., 26 ans, seule parmi les accusés à n’avoir aucun antécédent judiciaire ni connu la prison, semble avoir fréquenté la mauvaise personne, Intissar, Tunisien vagabond et délinquant, au mauvais moment. Ayant grandi « dans un contexte aimant », selon la présidente, Laurine était en couple avec Intissar depuis deux mois au moment du meurtre. « Je reconnais les faits, j’ai beaucoup de honte et de regrets et je présente mes excuses à la famille [du défunt] », lâche-t-elle. Laurine et Marie-Sarah auraient accompagné leurs compagnons chez Mickael. La victime pensait accueillir deux hommes pour un plan sexuel quand Intissar et Aymène voulaient la « carotter », autrement dit lui vendre du Doliprane à la place de la drogue. Divers objets (montre, tablette, téléphones…) ont aussi été dérobés.

    Laurine et Marie-Sarah auraient cependant quitté le domicile de la victime avant le meurtre, sans, à l’issue, que leurs compagnons d’alors ne leur en parlent. À l’inverse de Laurine, Marie-Sarah a un parcours beaucoup plus chaotique, « dans un contexte familial carencé et violent ». À presque 26 ans, elle est déjà mère de quatre enfants de trois pères différents, dont le 3e, issue de sa relation avec Aymène, est né lorsqu’elle était incarcérée jusqu’en décembre 2023. Mais le pivot central des affaires reste Intissar, déjà sorti de prison quelques mois avant le meurtre de Sorgues et décrit comme violent, infidèle et toxique dans sa relation avec Laurine. Ce que l’intéressé reconnaît du bout des lèvres.

    Il est aussi cité dans la seconde affaire. Un même mode opératoire mené le 14 mars à Avignon, ciblant Cyril C., lui aussi homosexuel. Dépouillé et violenté, ce dernier ne s’est finalement pas constitué partie civile. « Je veux laisser ça derrière », a-t-il confié en ouverture de l’audience. Il devrait toutefois témoigner jeudi. Outre Intissar, Malek E. est poursuivi pour extorsion et séquestration. Jordan V., actuellement détenu pour autre cause, doit aussi répondre de récidive de complicité.

  • Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Pour cette quatrième édition de la marche des fiertés organisée
    à 100% par une quinzaine d’associations, dont le pôle LGBT Vaucluse, le défilé s’est élancé depuis la place Pie jusqu’à la Porte Saint-Lazare dans un élan de fraternité. L’objectif, défendre les droits de la communauté LGBT+ mais aussi promouvoir une société de paix et d’amour. Un rassemblement qui a aussi été l’occasion de protester contre la montée de l’extrême droite et dans lequel était présent le député LFI Raphaël Arnault.

  • Avignon : une nouvelle unité de réanimation « ultra moderne » à l’hôpital Henri-Duffaut

    Avignon : une nouvelle unité de réanimation « ultra moderne » à l’hôpital Henri-Duffaut

    Ça sent le neuf dans les couloirs du centre hospitalier d’Avignon et en particulier au niveau des réanimations. Ce mardi 26 mai, les premiers patients ont été intégrés dans la toute nouvelle unité « ultra moderne », comme la qualifient les équipes de l’hôpital, présentée ce jeudi à la presse.

    Accolée aux deux unités anciennes et vieillissantes construites dans les années 80, de 10 lits chacune, qui étaient les seules du Vaucluse, le contraste est frappant. C’en est bientôt fini des couloirs exigus, des portes coulissantes en bois ou encore des chambres sans fenêtres ni lumière naturelle. Place à un espace flambant neuf où se trouvent, au centre, un accueil permettant de superviser les dossiers ainsi que des écrans au-dessus affichant la surveillance des électrocardiogrammes et des constantes des patients en réanimation. Ceux-ci, souvent dans un état critique et qui restent en moyenne une semaine, doivent être surveillés de près en permanence, même en salle de pause où des écrans ont aussi été installés. « Il faut toujours être sur le qui-vive en réa », glisse Cathy Barascud, cadre de santé.

    « Le premier avantage est surtout de gagner des lits en réanimation car on était sous-dotés dans le département », confie Nicolas Poussard, chef de service réanimation. En effet, il y a environ 5 lits pour 100 000 habitants sur le territoire, contre 10 aux alentours de Marseille par exemple. De plus, les deux unités déjà existantes vont également être réhabilitées. La nouvelle unité et les travaux sur les deux plus anciennes vont coûter au total plus de 17 millions d’euros, intégralement financés par l’ARS Paca. La réhabilitation va se faire pas à pas, une unité après l’autre, afin d’assurer un roulement et de ne pas perdre de places de réanimation pendant les travaux. Le tout sera opérationnel en 2028.

    Lumière et guérison

    Le changement se remarque aussi évidemment dans les chambres. Ce que notent en premier les équipes médicales et paramédicales, c’est la lumière. En effet, un puits de lumière illumine le hall, tandis que les chambres donnent toutes sur l’extérieur, ce qui n’était pas le cas auparavant dans les unités plus anciennes où les chambres se trouvaient en plein milieu du bâtiment. « Il y avait des enjeux de privation sensorielle. Les patients se réveillaient sans savoir où ils étaient ni quand. C’est bien mieux et ça améliore vraiment la vitesse de réhabilitation », poursuit la cadre de santé.

    D’autres équipements facilitant les soins ont aussi été installés. Dans les chambres, des rails lève-malades permettent, comme leur nom l’indique, de soulever plus facilement les patients qui doivent être déplacés. Ou encore une tablette qui permet aux personnes hospitalisées, souvent intubées de toute part, de communiquer à l’aide d’un doigt, voire même grâce au mouvement des yeux avec l’utilisation de pictogrammes sur une tablette à proximité des lits. Sans oublier la pharmacie connectée. Celle-ci « sécurise et facilite la gestion des médicaments au plus près des soins, tandis que les outils numériques déployés renforcent la continuité et la traçabilité de la prise en charge des patients », assure l’établissement de santé. En effet, le personnel n’y a accès qu’à l’aide de son empreinte digitale. Et dès que la quantité d’un médicament baisse en dessous de 70% de son stock maximum, la machine en commande automatiquement.