Tag: Vaucluse

  • Avignon-Monfavet : en grève, les facteurs croulent sous les plis qui s’entassent

    Avignon-Monfavet : en grève, les facteurs croulent sous les plis qui s’entassent

    Les pleurs comme élément déclencheur. « Lundi dernier [27 avril], une collègue de 20 ans est rentrée en pleurs de sa tournée car elle n’a pas réussi à la terminer avec 5 secteurs et 170 colis, c’est infaisable », déplore Bruno Verdi, secrétaire départemental SUD PTT 84. Cet épisode a entraîné d’abord un débrayage des agents d’Avignon-Montfavet puis une journée de grève, ce lundi, qui a concerné la moitié des 50 facteurs du secteur. « Ce n’est pas acceptable d’être en pleurs à son travail, le problème ce n’est pas elle, mais l’organisation, 5 secteurs c’est en gros la moitié de l’intra-muros, la norme acceptable c’est 100 colis », illustre le responsable syndical.

    Depuis un an et la mise en œuvre d’une réorganisation interne, « les dysfonctionnements s’aggravent », alerte le syndicat, déjà mobilisé pour les mêmes raisons il y a 3 mois (notre édition du 4 février) ou début juillet. « Malgré des préavis de grève déposés sur une période de plus de trois mois, la direction est restée sourde aux revendications, refusant d’ouvrir de véritables négociations », regrette Bruno Verdi alors que, ce samedi, seuls des « cadres de La Poste sans mandat nous ont reçus et que ce lundi le directeur a décliné une rencontre ». Ce mardi, une enquête du CSE (comité social et économique) sur la sécurité et santé au travail doit être menée.

    « C’est difficile d’ignorer les mécontentements »

    « Le manque de personnel, l’allongement des tournées et la surcharge d’activité entraînent une hausse des heures supplémentaires depuis plusieurs mois », décrit Bruno Verdi. Et, en bout de chaîne, pour les habitants des « dizaines de milliers de plis, ainsi que la presse, restent en souffrance ». « C’est difficile d’ignorer les mécontentements, il n’y a qu’à regarder les réseaux sociaux, il y a une baisse indéniable du courrier mais les colis et publicité augmentent, pointe Bruno Verdi. Cela pose la question de notre obligation légale de service public. » SUD PTT réclame le renfort pérenne de 10 agents.

    Contactée, la direction de La Poste botte en touche concernant la possibilité d’une rencontre et reste généraliste : « En matière de dialogue social, un travail est mené au quotidien avec les équipes. Des groupes de travail associant les agents sont régulièrement organisés afin d’améliorer en continu l’organisation et les conditions de travail. » Pas non plus de recrutement en vue, la direction « souligne que les équipes et l’organisation de l’établissement sont dimensionnées en adéquation avec le niveau d’activité » et ce après « neuf recrutements en CDI réalisés depuis l’an dernier ». « À ce jour, aucun poste n’est vacant sur le site. Les périodes de forte activité sont par ailleurs anticipées et donnent lieu, chaque fois que nécessaire, à la mise en place de renforts adaptés », assure La Poste. Un nouveau préavis de grève devrait être rapidement déposé par le syndicat.

  • Les agriculteurs doivent apprendre à passer la main

    Les agriculteurs doivent apprendre à passer la main

    On est loin des palmarès de l’immobilier, chers chaque année aux hebdomadaires nationaux, mais, également une fois par an, la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) donne les tendances foncières du secteur agricole. L’organisme, qui vise notamment à réguler le marché des terres agricoles, a livré lundi dernier au lycée Pétrarque d’Avignon, les tendances du secteur.

    En Vaucluse en 2025, le marché foncier agricole est resté stable en terme de surface échangée (4 435ha), mais le nombre de transactions a progressé de 7% (3 327). La Safer a acquis elle même 397 terrains (moins 2%) mais pour une superficie globale en hausse de 25%. « Le Vaucluse n’est pas le territoire le plus spéculatif de la région, même si en basse vallée de la Durance, autour de Cheval-Blanc, Pertuis, Mérindol, il y a de plus en plus de pression de non agriculteurs », brosse Fabrice Triep Capdeville, directeur de la Safer 84, qui précise que sur les 397 acquisitions en 2025 par la Safer, seulement 48 l’ont été par préemption, le reste se faisant à l’amiable. Toutefois, le marché foncier traduit aussi les difficultés de la profession, avec un recul des rétrocessions d’exploitations. « Historiquement, le Vaucluse est une terre de transmission familiale mais on constate une difficulté dans le renouvellement des générations, les tensions sur le marché viticole font que les jeunes qui pourraient reprendre l’exploitation familiale ne reviennent pas », note Fabrice Triep Capdeville. Le nombre global de candidats à l’installation a baissé de 30%. D’où, dans la foulée de la présentation de ces chiffres, la tenue d’une table ronde sur l’anticipation et l’accompagnement des transmissions.

    « Il y a du foncier et de la place pour tout le monde »

    « Il y a du foncier et de la place pour tout le monde, campe Thomas Escoffier, vice-président de la chambre d’agriculture de Vaucluse et référent installation. Depuis le Covid, on accompagne beaucoup plus de monde en reconversion professionnelle, hors du cadre de reprise familiale ». La Safer avait invité les acteurs d’une transaction de 6 ha réussie à Pertuis entre un couple d’agriculteurs à la retraite et un autre jeune couple, déjà familier de l’agriculture. « On a eu énormément de chance, toutes les planètes étaient alignées », admet Jean-Baptiste Vachette, l’acquéreur. « Tôt, on a su que nos enfants ne voulaient pas reprendre donc on a contacté la chambre d’agriculture », décrit Agnès Maynard, agricultrice retraitée. Qui souligne un aspect important et méconnu : bien souvent la vente de son exploitation implique aussi un déménagement puisque bon nombre d’agriculteurs vivent sur place. « On a su vite qu’on ne pouvait pas rester vivre sur place sinon on aurait continué à travailler », sourit-elle.

    Cet aspect peut également compliquer la transmission entre d’un côté les terres agricoles et de l’autre les surfaces bâties. Pourtant, insiste Jordan Charransol, président des Jeunes agriculteurs, « il est primordial d’habiter sur son exploitation car ceux qui habitent loin ont du mal à structurer leur vie sociale et familiale quand on travaille déjà 70 heures par semaine ». Celui qui est aussi viticulteur et maraîcher à Valréas ajoute « que la présence sur place dissuade des vols », que ce soit dans les cultures, le matériel ou le gasoil…

    Un des leviers évoqué pour réussir une transmission pourrait être l’apprentissage, « peu présent dans notre région à l’inverse du Nord », note Jordan Charransol. « Le salarié peut acheter des parts progressivement, il connaît son exploitation, les débouchés, c’est un moyen plus facile d’installer un jeune hors du cadre familial », plaide-t-il en appelant à faire la promotion de ce système dans les lycées agricoles. Et de manière plus générale, « il y a un enjeu pédagogique à donner envie de faire ce métier, la caricature de l’agriculteur, un grand monsieur mal rasé et mal peigné n’est plus valable », conclut Jordan Charransol.

  • [1er-Mai] À Avignon, les prix de l’énergie qui flambent attisent la colère de tous les travailleurs

    [1er-Mai] À Avignon, les prix de l’énergie qui flambent attisent la colère de tous les travailleurs

    Les 1 500 manifestants qui ont défilé dans les rues d’Avignon pour cette journée internationale des travailleurs n’ont pas manqué de revendications. Et dans un contexte d’inflation prégnant, l’un des messages qui ressort dans ce département en partie rural, c’est notamment les prix de l’énergie et de l’essence qui flambent sans que grand-chose ne soit réellement fait pour maîtriser ces augmentations.

    Une situation qui touche particulièrement les plus précaires. Comme l’évoque Mathis, représentant de l’Union étudiante à l’université d’Avignon, qui pointe « des loyers qui augmentent mais pas les bourses ». « Certaines résidences étudiantes n’incluent pas l’électricité et, l’hiver, on doit y payer de grosses sommes pour se chauffer. Et dans le même temps, des initiatives disparaissent faute de moyens, comme la réduction à un seul repas à un euro par jour. Il faut se serrer la ceinture », regrette-t-il. Ce que pointe également, dans un discours, une intersyndicale de Vaucluse, composée de la CGT, la FSU, l’Unsa et SUD Solidaires. Déclamé par Laurence De Villèle, secrétaire départementale de la CGT, ils y dénoncent des « prix de l’énergie qui explosent » alors que les « salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 » et que « les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes ». Et pointent aussi une « pauvreté qui ne cesse de progresser chez les jeunes qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage ». Tout en rappelant que « les dividendes atteignent des records » tandis que « les entreprises touchent chaque année 211 milliards d’aides sans conditions ni contrepartie ». Et plaident pour que « dans le privé comme dans le public, les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix ».

    « Langue de bois »

    Chez Force ouvrière, dont le secrétaire départemental Étienne Raoul a prononcé un discours à part, en fin de cortège, après celui des autres organisations syndicales, Il dénonce notamment les « profits colossaux » de « certains groupes industriels ou financiers » alors que « l’on demande des sacrifices aux salariés, aux demandeurs d’emploi, aux retraités, à la jeunesse ». Un message que la plupart partagent, comme Lucas, la trentaine, qui a récemment emménagé dans les environs d’Apt pour travailler à l’hôpital. « Pas assez d’efforts sont faits pour la baisse et le maintien des prix. Il y a beaucoup de paroles et beaucoup de langue de bois de la part des responsables politiques alors que la plupart des gens galèrent à faire un plein », lâche-t-il.

    Une situation que dénonce également le député de la circonscription, Raphaël Arnault (LFI). Il s’était notamment déplacé dans la semaine dans différentes stations-service de la Cité des Papes pour échanger avec les Avignonnais sur le sujet. « Les seuls qui n’étaient pas spécialement partisans pour une action contre les prix, c’était un couple qui roulait en Porsche Cayenne », confie-t-il après avoir évoqué « qu’à chaque crise, on essaie de nous faire croire qu’il n’y a aucun levier d’action, que ce n’est pas possible de faire bouger les choses, que c’est la logique libérale, qu’on ne pourrait rien faire, c’est ce que dit le gouvernement ». Et soutient « qu’il faut bloquer les marges et bloquer les prix de l’énergie pour revenir à des prix raisonnables pour les gens ».

  • Olivier Galzi réuni un « pack » pour relancer la tranche 2 de la LEO

    Olivier Galzi réuni un « pack » pour relancer la tranche 2 de la LEO

    Des représentants d’Avignon, du Grand Avignon, du Département de Vaucluse, des Bouches-du-Rhône mais aussi de Terre de Provence ainsi que les villes de Châteaurenard et de Rognonas se sont réunis ce mercredi 29 avril pour « affirmer une position commune et un engagement collectif fort en faveur de la relance du financement de la tranche 2 de ce projet structurant », assure le Grand Avignon dans un communiqué de presse émis ce jeudi 30 avril.

    Ce avec la constitution d’un « pack territorial » pour « parler d’une seule voix, afin de garantir la lisibilité et la crédibilité du projet auprès de l’État », assure l’intercommunalité. « Nous avons exprimé, avec les élus présents, la nécessité d’un réengagement de l’État dans le financement de cette infrastructure essentielle, et allons adresser dans les prochains jours un courrier en ce sens au Président de la République, au Premier ministre et au ministre des Transports », clame de son côté Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon et président de l’intercommunalité.

    Si l’édile avignonnais assure que le projet est « un levier déterminant pour répondre aux enjeux de mobilité, de développement économique, de transition écologique et de santé publique pour un bassin de vie aujourd’hui fortement contraint par la congestion et les flux de transit routier », le préfet de Vaucluse a, il y a quelques jours, préféré temporiser sur le sujet. « Des études doivent être poursuivies pour voir si le projet peut aboutir, ce qui n’est pas gagné d’avance », expliquait-il lors d’une réunion le 28 avril dernier (notre édition du 29 avril).

  • La mixité du sport en débat à 100 jours du Tour féminin

    La mixité du sport en débat à 100 jours du Tour féminin

    Les pentes escarpées du sommet du Mont Chauve vont accueillir dans une centaine de jours, le vendredi 7 août prochain, l’antépénultième étape du Tour de France féminin. Une célébration pour le Département de Vaucluse qui a pour l’occasion organisé ce mercredi 29 avril une conférence « Femmes et sport » avec notamment la présence de Jeannie Longo, figure emblématique du cyclisme français.

    « Demain, une jeune fille, où qu’elle soit, ne doit pas se demander quelle est sa place dans le sport mais plutôt comment briller », résume ainsi Dominique Santoni, présidente (LR) de la collectivité.

    Une féminisation « extrêmement importante », comme le rappelle Magalie Dumontel, présidente de la Fondation Alice Milliat qui œuvre pour une meilleure visibilité et médiatisation du sport au féminin. « Des milliers de jeunes filles peuvent parfois douter. Cette étape spectaculaire est aussi une vitrine », plaide-t-elle.

    Même combat

    Jeannie Longo, figure emblématique du cyclisme français qui a notamment été championne olympique et triple vainqueur du Tour de France dans les années 80, était également présente dans ces débats. L’occasion d’illustrer les évolutions avec l’invitation également de Maëva Plagniol, jeune cycliste de l’équipe Dévoluy Région Sud. Questionnée par l’animatrice de la soirée sur les freins qu’elle a pu ressentir au cours de sa carrière, Jeannie Longo évoque le regard souvent négatif que portaient les professionnels du peloton masculin. En écho notamment la célèbre scène face à Marc Madiot, autre grande figure du cyclisme français, qui avait lancé à la championne en direct à la télévision en 1987 « qu’une femme sur un vélo, c’est moche », bien qu’il ait depuis fait son mea-culpa. « C’étaient les géants de la route contre les petites naines du macadam », se rappelle-t-elle. Maëva Plagniol, elle, se réjouit qu’il y ait eu beaucoup moins d’obstacles pour pratiquer le sport qu’elle aime, mais regrette que le parcours pour devenir professionnelle est bien plus compliqué que pour ses homologues masculins. « Les grandes équipes masculines ont des équipes jeunes, ce qui n’existe pas chez nous et complique notre parcours », pointe-t-elle.

    Les différentes intervenantes espèrent notamment que ces évolutions se poursuivent avec le retour du Tour de France féminin depuis 2022 et sa médiatisation.

  • La préfecture confirme la forte hausse des expulsions locatives en Vaucluse

    La préfecture confirme la forte hausse des expulsions locatives en Vaucluse

    Il y a deux semaines, la confédération nationale du logement en Vaucluse (CNL 84) avait organisé un rassemblement devant la préfecture contre les expulsions locatives. L’association déplorait ne pas avoir de chiffre précis concernant le nombre de personnes sorties de leur logement par le concours de la force publique, ni d’ailleurs d’avoir eu une réponse de la préfecture à sa demande d’audience.

    « Je ne reçois pas la CNL qui demande zéro expulsion, ça ne marche pas, ce n’est pas possible quand le juge décide que vous devez quitter le logement, vous devez le quitter, la préoccupation sociale que l’on peut avoir, c’est de faire une proposition d’hébergement », justifie le préfet, interrogé ce mardi lors d’un point presse. Thierry Suquet confirme également que le Vaucluse n’est pas épargné par la hausse nationale des « familles jetées à la rue » selon la CNL : « Le nombre d’expulsions avec le concours de la force publique a augmenté de 58 % en 2025 », précise le préfet, soit 300 procédures exécutées sur 423 octroyées.

    Pour autant, tout en étant « ferme quand il y a une décision de justice », Thierry Suquet voit « un constat d’échec quand l’expulsion intervient au bout d’un long processus avant le jugement avec des propositions de relogement et d’hébergement ».

  • Grand Avignon : ces désignations d’élus qui font grincer des dents

    Grand Avignon : ces désignations d’élus qui font grincer des dents

    Trois semaines après son élection à la présidence du Grand Avignon, Olivier Galzi tenait sa première vraie séance du mandat, ce mercredi soir. Seize rapports très techniques et administratifs, largement consacrés à la désignation des élus au sein des commissions, syndicats mixtes ou sociétés publiques locales.

    « J’espère que l’on ne nous fera pas prolonger les débats de manière inutile », prévient d’entrée le président (DVD), un peu plus d’une semaine après une séance similaire en conseil municipal d’Avignon où chaque vote s’est fait à bulletins secrets avec une opposition de gauche et d’extrême droite sans voix au chapitre. « Ce sont des listes de consensus politiques où chaque commune est respectée en fonction de sa représentativité et du résultat des urnes », brosse Olivier Galzi. Trop peu au goût des élus de gauche d’Avignon et de Morières qui ont par moments présenté une liste concurrente. Cela « afin d’acter notre regret d’un manque de représentativité », justifie Mathilde Louvain (LFI) quand le président, oscillant entre agacement et dédain, demande à chaque fois si la liste est maintenue « alors que nous connaissons le résultat d’avance ». « Une posture, déplore-t-il à l’issue de la séance, il y a des sensibilités politiques qui sont habituées à faire ralentir les débats plutôt qu’à les avancer. »

    Une commune carencée pour siéger chez GDH

    Un nom fait tiquer la gauche, celui de Pascale Bories, maire LR de Villeneuve et 1ère vice-présidente en charge de l’habitat, pour siéger au sein du bailleur Grand delta habitat. « Quel signal politique envoie-t-on en élisant la représentante d’une commune qui ne respecte pas la loi SRU en étant déficitaire et pénalisée sur le logement social [364 000 euros, lire notre édition de mercredi] alors que 30 000 demandes sont en attente en Vaucluse », s’interroge Rémy Blanc (PCF). « Je suis désignée au titre de la délégation que j’occupe », répond Pascale Bories, Olivier Galzi ajoute qu’elle n’avait pas postulé d’elle-même. « Villeneuve n’a pas à rougir [taux d’environ de 14%], le rattrapage est long et la loi SRU comporte des défaillances », estime la maire gardoise.

    Autre choix, qui n’a pas fait réagir, mais qui peut questionner : la désignation de Joël Guin, ex-président du Grand Avignon, à l’assemblée générale de Tecelys. Cette SPL en charge notamment des transports dont il est le PDG, et qui est au cœur de lourdes accusations de défaillances et gestion de la part de l’ancien directeur général des services. Faut-il y voir un renvoi d’ascenseur d’Olivier Galzi au fait que Joël Guin ne se soit finalement pas représenté à la présidence ? « Personne n’a appelé l’ascenseur pour moi, j’ai monté les étages comme un grand », répond le maire d’Avignon. Joël Guin louvoie : « Je n’ai rien négocié, j’attends de discuter avec Olivier Galzi, on verra si je reste président. »

  • Vaucluse : les cerisiers réunis avec le sénateur Stanzione

    Vaucluse : les cerisiers réunis avec le sénateur Stanzione

    Et ce pour un double objectif, « dresser un état des lieux précis des difficultés rencontrées par les producteurs et recueillir des propositions concrètes d’amendements afin de mieux adapter le futur cadre législatif aux réalités du terrain », explique le sénateur dans un communiqué. Il exprime également des réserves face au projet de loi actuellement discuté à l’assemblée, dont il juge le contenu « faible au regard des besoins. » En ciblant par exemple « l’absence de garanties solides pour assurer un revenu digne aux agriculteurs » ou encore « les limites des mesures contre la concurrence déloyale. »

  • Logement social : un peu moins de villes déficitaires pénalisées

    Logement social : un peu moins de villes déficitaires pénalisées

    « C’est un sujet essentiel mais le système est en partie bloqué. » Rappelant que « 29 000 demandes » de logements sociaux restent en souffrance en Vaucluse, le préfet évoque là la problématique de l’accès pour tous à un toit. Or, encore 14 communes du département ont été sanctionnées financièrement en 2025 pour non-respect de la loi SRU, qui impose d’avoir entre 20% et 25% de logements sociaux. « La décohabitation, la nécessité de loger des jeunes et les travailleurs, des mutations internes… », autant de publics éligibles à un logement social souligne Thierry Suquet.

    Dans un arrêté paru la semaine dernière, la préfecture a donc établi la liste des communes carencées et pénalisées. L’État ne sanctionne pas aveuglément toutes celles qui sont en dessous du seuil réglementaire, « très dur à rattraper », concède le préfet. Après plusieurs années de hausse, aussi bien du montant global de l’amende et de villes pénalisées, les indicateurs sont cette fois en baisse : de 16 communes frappées au portefeuille en 2024, on passe à 14 en 2025. Le montant global de l’amende tourne autour de 2,12 millions d’euros contre 2,6 l’an dernier, se rapprochant de la somme de 2023 (1,9 million d’euros).

    Pour une question de cohérence territoriale, il convient de prendre en compte les communes gardoises du Grand Avignon. Pas d’évolution positive : les 5 villes assujetties (Villeneuve, les Angles, Rochefort, Pujaut et Roquemaure) restent largement sanctionnées à 1,18 million d’euros. Soit donc 3,3 millions d’euros en cumuler avec le Vaucluse, contre 3,7 l’an passé.

    Des fonds destinés

    à la construction

    « Nous pensons que quelques villes vont changer de seuils, certaines sont sorties de la carence ou ont connu une progression importante [de HLM] », note Thierry Suquet, citant « le bel exemple de l’Isle-sur-la-Sorgue avec l’intégration de logements dans le centre ancien ». De 13,9% de logements sociaux en 2023, la Ville est aujourd’hui à 17,4% et a vu, en deux ans, son amende passer de 517 000 euros à 270 000 euros.

    Dans le détail, Le Pontet, Cheval-Blanc et Monteux sont sorties des sanctions quand Lauris fait une entrée remarquée : 107 000 euros de pénalité pour 2,61% de part de logement social. Pour le reste, Aubignan, Bédarrides, Caumont, Entraigues, Mazan, Morières, Pernes, Pertuis, Robion, Saint-Saturnin-les-Avignon, Sarrians et Vedène sont encore sanctionnées. À l’instar de L’Isle-sur-la-Sorgue, la plupart des communes voient leurs amendes régresser, parfois de manière significative comme Pernes (de 454 000 à 266 000 euros) ou minime comme Aubignan (de 76 300 euros à 75 700 euros). Comme l’an passé, Pertuis récolte la plus forte amende avec 515 000 euros, soit 150 000 euros de moins qu’en 2024. Mazan, en revanche, progresse fortement (+60% à 242 000 euros) alors que Saint-Saturnin revient à l’étiage d’il y a deux ans (118 000 euros après seulement 40 000 euros l’an dernier).

    Rappelons que l’argent prélevé alimente des fonds destinés à la construction de logements sociaux, via l’établissement public foncier ou l’agence de rénovation urbaine. « Le droit de préemption et la substitution pour signer un permis de construire sont les outils les plus forts que nous avons », rappelle le préfet à l’heure des bilans triennaux de construction de logements sociaux. « Nous avons financé la construction de 610 logements en 2025, contre 539 en 2024 », chiffre-t-il. À voir désormais comment les nouveaux exécutifs des intercommunalités s’empareront du sujet, elles qui ont la compétence habitat et logement. Dans le Grand Avignon, cette délégation a échu à Pascale Bories, maire (LR) de Villeneuve-les-Avignon, sanctionnée de 364 000 euros pour non-respect de la loi SRU.

  • Relance de la LEO à Avignon : le préfet reste prudent

    Relance de la LEO à Avignon : le préfet reste prudent

    Il y a deux semaines, Olivier Galzi était à Paris pour défendre la cause de la liaison Est-Ouest (LEO), aujourd’hui en phase de clôture par les services de l’État. Le nouveau maire (DVD) d’Avignon et président du Grand Avignon entend réaliser la phase 2 (Rognonas – carrefour de l’Amandier) telle que prévue et s’en est ouvert auprès de Philippe Tabarot, ministre des Transports. « La donne politique a changé, on suppose que l’on va rouvrir le dossier mais il est trop tôt pour dire sous quelles conditions », commente le préfet de Vaucluse, interrogé ce mardi matin. En décembre, ce dernier indiquait avoir enclenché le dossier de clôture du projet de contournement routier sud d’Avignon, où seule 1 tranche sur 3 a été livrée il y a 15 ans. « Le dossier est sur le bureau du ministre, s’il constate un consensus politique qui n’existait pas il y a un an, il n’y a pas de raison de le signer », fait valoir le préfet.

    Toutefois, les partisans du projet ne doivent pas s’emballer alors que, de nouveau, des opposants se font entendre (élus écologistes, association de sauvegarde de la ceinture verte). Un prochain comité de pilotage doit se réunir sans encore d’échéance calendaire. Il y a un an, l’État avait proposé un projet revisité de la phase 2 pour rester sur le coût initial autour de 170 millions d’euros alors que la facture grimpait désormais à 300 millions d’euros. « Il reprend le même trajet, cadre juridique et 90% des fonctionnalités », assure le préfet. Mais au lieu d’une 2×2 voies comme sur la phase 1 (Courtine-Rognonas), la LEO serait une simple 2×1 voies sans aspect autoroutier avec donc croisements, feux rouges… « Des études doivent être poursuivies pour voir si le projet peut aboutir ce qui n’est pas gagné d’avance », prévient Thierry Suquet, moins inquiet, en revanche, sur le financement : « Il faudra aller chercher l’argent dans un prochain contrat de plan. » Laissant entendre que si les crédits initiaux prévus ont été réorientés, de nouveaux pourraient abonder.