Tag: Vaucluse

  • [Entretien] Damien Nicolaï : « Le sujet de la prostitution cumule beaucoup de tabous »

    [Entretien] Damien Nicolaï : « Le sujet de la prostitution cumule beaucoup de tabous »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir organisé cette journée ?

    Damien Nicolaï : Cette journée, on l’a organisée bénévolement avec Lina Ouatiya, éducatrice à Avignon et porteuse de projets en direction des jeunes en situation de prostitution, et Jessica Lecce, réalisatrice de podcasts. L’objectif était de permettre aux professionnels, mais aussi aux habitants, de mieux appréhender la question de la prostitution chez les mineurs et les jeunes adultes. Et, surtout, parce que les pratiques évoluent de plus en plus à l’heure du numérique. Il s’agissait aussi de créer une culture commune de compréhension. C’est important d’avoir du lien entre les acteurs afin d’agir en commun de la meilleure des manières.

    La prostitution est-elle particulièrement présente en Vaucluse ?

    D.N. : Avignon et le Vaucluse sont concernés, mais je ne peux pas vous dire si c’est plus qu’ailleurs. Il est très difficile d’avoir des chiffres précis sur la question. Souvent, des personnes comme Lina sont obligées de faire des maraudes numériques pour rencontrer des jeunes dans ces situations. Et c’est en offrant un espace sécurisant que l’on peut en savoir plus.

    Les services publics en font-ils assez ?

    D.N. : Le sujet cumule beaucoup de tabous : celui de la sexualité déjà, le fait que les clients soient surtout des hommes de tous milieux, et le fait que cela touche des jeunes, voire très jeunes. On ne fait déjà pas assez en matière d’éducation à la vie affective, donc nous avons beaucoup à faire collectivement. Nous sommes tous concernés, à la fois l’Éducation nationale, mais aussi les associations, le milieu de la santé et les centres sociaux. Il faudrait que tout le monde soit formé à ce sujet et, ensuite, faciliter les interventions de structures extérieures spécialisées.

  • Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    « Je vais voter pour vous ». En ce lundi matin, un homme pousse la porte du local de campagne de Benoît Belvalette, tête de liste Place publique pour les municipales. Le candidat le remercie sans oser lui dire qu’il ne sera pas le futur maire d’Avignon.

    Car si Benoît Belvalette a convié la presse entre deux réveillons, c’est pour annoncer « entrer en négociations avec le PS » en vue du scrutin des 15 et 22l mars. En l’occurrence, la future liste conduite par David Fournier, qui a déjà reçu l’appui des Écologistes, de l’Après, du parti animaliste ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. Contacté, David Fournier confirme être « en discussions avancées » avec Benoît Belvalette, ayant bon espoir de donner rendez-vous « la semaine prochaine » pour officialiser cette union. Les deux hommes, qui discutent régulièrement déjà depuis plusieurs mois, devaient se voir ce lundi après-midi et mardi.

    Voir Place publique se rapprocher du PS, « dans une dynamique d’union et pas un ralliement de façade », n’a rien de surprenant. Dès son entrée en campagne en septembre, Benoît Belvalette appelait à « une alliance du bloc de gauche ». À deux mois et demi du premier tour, la possible entente avec David Fournier a été précipitée par la parution dans La Provence, il y a dix jours, d’un sondage créditant Benoît Belvalette de 2% quand David Fournier est à 18%, très loin devant tous les autres concurrents à gauche. Concédant un « coup dur » à la découverte du sondage, car « depuis plus d’un an, on a acquis une légitimité en travaillant sur un programme détaillé dans une approche globale qu’on ne retrouve pas à gauche », Benoît Belvalette a réuni la semaine dernière son équipe, qui a acté ce choix. « Ce n’est pas de la tambouille d’arrière-cuisine, mais une main tendue formidable, justifie Thierry Brochot, délégué général de Place publique. Il y a aussi un principe de responsabilité à soutenir des mairies sortantes et maintenir un maximum de villes à gauche. »

    LFI en ligne rouge

    « Continuer à avancer seul mettrait en péril la possibilité de garder Avignon à gauche alors que le risque RN est très fort », embraye Benoît Belvalette, qui espère que cet accord, s’il aboutit, donne l’exemple à Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) ou le collectif Avenir citoyen de Zinèbe Haddaoui (dis. PS), Génération.s et du PCF. « On permet d’élargir le socle électoral à gauche et servir de trait d’union », projette Benoît Belvalette. Celui-ci a quelques garde-fous à poser dans les échanges avec David Fournier, comme des mesures « pour la jeunesse qui doit être au cœur du projet », une liste renouvelée aux deux tiers, 4 à 5 postes éligibles ou « pas d’accord avec LFI ». « La présence de Farid Faryssy nous a fortement questionné, mais en tant que parti responsable, on ne peut pas rester bloqué sur son cas », justifie Benoît Belvalette.

  • [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    Les mauvaises langues diront qu’à quelques mois des municipales, la Ville a mis le paquet sur les festivités de fin d’année. Sauf qu’à Avignon, la programmation de décembre est assez similaire d’une année sur l’autre, même si 2025 a été rythmée par une programmation Terre de culture, marquant la 25e année de l’année capitale européenne de la culture. Entre la forêt enchantée sur la place de l’hôtel de ville ou le monde des lutins, place Saint-Didier, Avignon s’est inspirée cette année de la fête des Lumières à Lyon pour attirer encore plus les regards.

    Des Anooki, « d’étranges petits esquimaux lumineux ne se déplacent qu’en couple, et jouent à cache-cache dans nos rues », souligne la maire Cécile Helle (PS). Créés à Lyon, cinq couples ont été installés porte de la République, place Saint-Didier, aux Halles, à l’hôtel de ville et rue du Vieux Sextier/rue Bonneterie. Évacuons la polémique lancée par certains sur l’utilité des Anooki – ceux de la place Saint-Didier ont même été victimes de coups de couteau… – pour ne garder que leur rôle photogénique. « Ils sont trop mignons », glisse Maëlle se faisant photographier devant un des couples, celui justement meurtri de la place Saint-Didier, un début de soirée de semaine. Plus globalement, cette étudiante apprécie le fait « que l’ambiance de Noël se ressente pendant tout le mois, n’importe quel soir de la semaine et pas seulement lors de gros événements ciblés ».

    Gros bémol cependant, les illuminations sont surtout circonscrites à l’intra-muros. Franchir les remparts plonge directement dans l’ambiance : arches lumineuses le long de la rue de la République, grands sapins éclairés dans le hall de l’hôtel de ville et les principales places, rues commerçantes baignées de couleurs, ou encore des « joyeuses fêtes » projetés sur les remparts. « Cela donne un côté apaisant, commente Franck à la sortie d’un caviste. Surtout dans un centre-ville pas toujours très accueillant le reste du temps. »

    Le pont d’Avignon reconstitué lors du feu d’artifice

    Outre les illuminations permanentes de décembre, trois grandes parades lumineuses ont égayé les samedis après-midi et ont largement fait le plein de spectateurs. « Il y avait des danseuses sur des échasses, des dirigeables style Jules Verne, c’était très sympa », raconte Guilhem, qui a assisté à celle du 13 décembre. La recette du succès selon lui ? « C’est gratuit, facile d’accès sans contrainte de temps ou de sac à ouvrir et populaire », analyse cet habitant de l’intra-muros.

    Deux autres gros temps forts ont aussi jalonné cette période festive. Les 19, 20, 21 et 22 décembre, le Grand mix, spectacle de sons et lumières, a été projeté, en continu en soirée toutes les 15 minutes, sur la façade du palais des Papes. « Un mapping drôle, poétique et participatif qui invite le public à entrer virtuellement dans les musées de la Ville, avec une galerie de 80 portraits qui prennent vie et interprètent des tubes de Diams, Dalida ou ACDC ! », décrit la municipalité. Dans la même veine, un feu d’artifice a été tiré le 23 au soir depuis les berges du Rhône, période hivernale désormais traditionnelle pour ce genre de spectacle pyrotechnique. Qui a fait la part belle à dix tableaux holographiques afin de réédifier le pont d’Avignon.

  • Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    « En raison des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que des prévisions des températures ressenties en Vaucluse sur les prochaines nuits, le préfet de Vaucluse active à compter de ce jour les mesures d’accueil d’urgence : les capacités d’hébergement d’urgence ainsi que les dispositifs de veille sociale sont renforcés dans le département », indique la préfecture dans un communiqué édité vendredi.

    En premier lieu, un centre d’hébergement exceptionnel pour les sans-abri est mis en place à Avignon. « La maison municipale de Mérindol, située 15 rue Paul-Mérindol est mise à disposition par la Ville d’Avignon. Son activation au bénéfice des personnes en situation de vulnérabilité est permise grâce à la mobilisation des services de la Ville d’Avignon, du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), de la Croix-Rouge, du Secours populaire aux côtés des services de l’État », souligne la préfecture. Cet accueil à destination des personnes sans-abri est ouvert chaque jour de 18h à 9h. « Une évaluation des besoins sera conduite par les services de l’État permettant le maintien de cet accueil jusqu’au radoucissement des températures », précise-t-elle.

    Appel à la vigilance

    De plus, en parallèle le SIAO va continuer d’assurer la coordination et le suivi des capacités d’hébergement d’urgence ainsi que l’orientation des demandes d’hébergement. Des effectifs du SIAO seront par ailleurs présents, aux côtés des bénévoles de la Croix-Rouge et du Secours populaire, au sein de la salle Mérindol. Et à la préfecture d’appeler « particulièrement les maires à la plus grande vigilance en cette période, en accueillant toute personne en difficulté qui leur serait signalée ».

    Les demandes d’hébergement ou le signalement de personnes en détresse est à signaler au 115, le numéro d’urgence joignable 24h/24 et 7J/7.

  • Le Mont-Ventoux fait face au changement climatique

    Le Mont-Ventoux fait face au changement climatique

    Si nombre de suiveurs du Tour de France ont toujours en tête la victoire du Français Valentin Paret-Peintre au sommet du mont Ventoux en juillet dernier, le Géant de Provence est avant tout un écosystème à part et fragile. Menacé par le changement climatique, le Parc naturel régional (PNR) du mont Ventoux a commandé au Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-SUD) un cahier territorial faisant état de la situation ainsi que des pistes à explorer pour sa préservation.

    Une menace avérée

    En ouverture du document, Jacqueline Bouyac, présidente du PNR, assure que le site « aspire à devenir un site pilote dans la lutte contre le changement climatique » et que « cette ambition se concrétise par des actions dans divers domaines ».

    Car quelques degrés en plus, et c’est tout l’écosystème qui est menacé. Avec un réchauffement estimé à 0,4 degré Celsius par an, le climat du Parc naturel régional « ressemblera probablement à celui de Séville », peut-on lire. « La sapinière du mont Ventoux est, par exemple, particulièrement exposée et menacée. Elle disparaîtra quasiment si le réchauffement global n’est pas contenu à +2 °C », précise le GREC-SUD par la suite. L’agriculture locale serait également mise à rude épreuve. L’augmentation des températures signifierait des « besoins en irrigation renforcés, une perte de rendement, une modification des profils aromatiques ou encore une plus forte pression des ravageurs ».

    Les cultures « emblématiques », telles que la cerise ou la vigne, seraient alors en danger. Le GREC-SUD estime qu’une perte économique de 30 à 50% est « possible » dans ces filières.

    Des actions concrètes

    L’organisme liste ensuite des pistes et une stratégie pour s’y adapter, notamment à travers le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, ou encore la charte du PNR. Plus concrètement, sont évoqués pour le maintien de la biodiversité le respect des aires protégées ou des solutions « fondées sur la nature », telles que l’agroécologie, le pastoralisme ou la conservation des milieux ouverts.

    Pour la forêt, « identifier les peuplements les plus vulnérables par des modélisations prospectives permet de renforcer leur surveillance et d’anticiper les modifications », tout en évoquant la possibilité de l’« exclusion de certaines espèces déjà fragilisées ». Et côté pratiques agricoles, la « diversification des systèmes agricoles est une étape clé pour maintenir et développer l’agriculture locale et faire face à l’évolution des aléas climatiques », assure le GREC-SUD, tout en alertant sur la nécessité d’optimiser le rendement des réseaux d’eau. Mais aussi des actions autour du tourisme ou encore l’urbanisme.

    Document a lire en intégralité
    sur parcduventoux.fr

  • Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Après avoir organisé la 50e édition du tournoi qui porte de nos jours le nom de son père, Alain Revello était décidé à passer le flambeau. L’ex-tournoi de Toulon, qui a déménagé principalement dans les Bouches-du-Rhône en 2017, a été racheté la semaine dernière par le Varois Stéphane Abreu (53 ans), président de la société MOVE To Meet, une société toulonnaise reconnue pour son expertise dans l’organisation d’événements en France et à l’international.

    Cette transition marque « la volonté de pérenniser et renforcer l’un des rendez-vous internationaux les plus prestigieux du football de jeunes » et symbolise également « l’alliance stratégique entre une compétition sportive mondialement reconnue et un savoir-faire événementiel de premier plan ».

    La Sud Ladies Cup passe

    à la trappe en 2026

    Stéphane Abreu ne débarque pas dans l’affaire comme un cheveu sur la soupe. Sa société MOVE To Meet était un partenaire privilégié du tournoi Maurice-Revello depuis 18 ans. L’agence assurait notamment la gestion logistique et l’hébergement des délégations participantes. « Le tournoi Maurice-Revello m’accompagne depuis de nombreuses années. J’y ai d’abord été spectateur, puis partenaire hôtelier, avant de devenir prestataire du tournoi avec MOVE To Meet dès 2008. J’y ai découvert un événement d’envergure internationale, porté par des équipes engagées et particulièrement professionnelles. Reprendre aujourd’hui le flambeau est un honneur », souligne celui qui prépare activement l’édition 2026 avec ses équipes.

    Certains changements accompagnent l’arrivée de la nouvelle direction : la compétition débutera un dimanche et se terminera un samedi, pour être « en adéquation avec les attentes des sélections et des diffuseurs », comme l’a expliqué Stéphane Abreu à La Provence.

    Le Toulonnais souhaite également rendre l’événement « plus attractif », en améliorant plusieurs éléments parties prenantes de l’aspect événementiel, son fonds de commerce principal, comme « l’expérience des équipes, les hospitalités » et l’expérience des spectateurs.

    Si le tournoi masculin va revenir à une formule à deux poules de cinq où les deux premiers de chaque groupe s’affronteront en finale, le pendant féminin – la Sud Ladies Cup, créée en 2018 et organisée ces dernières années dans le Vaucluse – ne verra pas le jour en 2026, suite à des pertes économiques qui mettaient en danger l’un de deux plus importants tournois internationaux de la planète.

    Hormis la France, grande habituée de la compétition et tenante en titre, d’autres grandes nations comme l’Espagne ou le Brésil seraient attendues pour cette 52e édition du tournoi Maurice-Revello, qui se tiendra du 31 mai au 13 juin 2026, sur « deux à trois départements », selon Stéphane Abreu.

  • Disparition de Jean-Paul Blachère, figure de Blachère Illumination

    Disparition de Jean-Paul Blachère, figure de Blachère Illumination

    Jean-Paul Blachère a rendu son dernier soupir le jour du réveillon de Noël à Dakar au Sénégal à l’âge de 75 ans. De renommée mondiale, l’entreprise d’illuminations Blachère a été créée par Hubert Blachère, le père de Jean-Paul Blachère. Étrange signe du destin, c’est cette année, l’entreprise Blachère Illumination fête ses 80 ans d’existence. Il y a peu, lors de l’inauguration de la Fête des Lumières, sur la place de la mairie, sa fille Christine rendait hommage à son grand-père et à son père Jean-Paul, ainsi qu’à tous les employés de l’entreprise. Notre journal a une relation toute particulière avec la famille Blachère qui, rappelons-le, faisait la sonorisation et l’éclairage des fêtes de La Marseillaise durant de nombreuses années.

    Nous tenons à saluer la famille et les proches de Jean-Paul dans ces moments difficiles. Nous avons aussi une pensée amicale pour les employés de cette entreprise familiale qui compte dans la ville d’Apt.

    L’Afrique au cœur

    Jean-Paul a créé aussi sa fondation consacrée à l’Afrique, La Fondation Blachère. Ce sera pour tous l’occasion de penser à lui à travers elle. La Fondation Blachère, dont le pôle d’art est basé à la gare de Bonnieux à une quinzaine de kilomètres d’Apt, et est reconnu internationalement, rend sur ses réseaux hommage à une « figure incontournable de notre institution » qui a « consacré une grande partie de sa vie à soutenir et promouvoir les artistes du continent à travers des résidences, des expositions et des actions culturelles en France et à l’international », et pour qui « sa vision généreuse et son engagement en faveur de la création artistique ont profondément marqué notre communauté et laissé une empreinte durable dans le paysage culturel ».

    Il y a quelques années, à Robion, il rencontrait, dans le cadre d’une conférence, le champion Lilian Thuram. Nous avions eu l’occasion, amicalement, de lui offrir la photo souvenir de ce temps fort pour lui. Jean-Paul était quelqu’un de discret, mais impliqué ; il se rendait encore régulièrement dans son entreprise. Il y a peu aussi avait lieu la traditionnelle exposition « des Lumières » qui attire toujours autant de monde chaque année. Il avait laissé la succession de son entreprise à sa fille et à son gendre. C’est avec émotion que nous avons appris son décès. Jean-Paul est une personnalité qui va manquer à tous.

  • À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre

    À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. La fanfare Brass Koulé se dirigera vers Eugène Pierre par le bd Chave depuis la gare de la Blancarde, en terminant place Sébastopol à partir de 15h.

    Salon-de-Provence. Petit train du père Noël et embarquement sur la mer imaginaire attendent les enfants en centre-ville de 14h à 19h.

    La Ciotat. Crèche sur l’eau au cœur du Port-Vieux, mapping sur la façade du musée ou encore illumination des barques et barquettes sont encore au rendez-vous.

    Martigues. Dernier jour pour profiter des six kiosques décorés et animés aux couleurs de Disney, Pixar et DreamWorks sur la place de la Libération.

    Var

    Le Lavandou. Plongez gratuitement dans l’univers féerique des contes de Noël avec Sandra la fée à la bibliothèque municipale entre 15h et 17h.

    Saint-Tropez. Concert gratuit de Divin’Gospel Music Choir, place des Lices dès 16h30.

    La Londe-les-Maures. Il est l’heure de dire au revoir au père Noël avec un grand show Disney sur l’avenue Georges-Clémenceau dès 18h30.

    Vaucluse

    Carpentras. Place aux spectacles au chaud qui vous donnent rendez-vous à la Charité. « Souffle de Neige » est à voir à 14h30 et 16h30 dès 6 mois.

    Pernes-les-Fontaines. Découvrez un ancien magasin drapier de 1860 devenu musée du costume rue Gambetta de 14h à 17h.

  • À Avignon, Mobil’Douche s’arrête au grand dam des plus fragiles

    À Avignon, Mobil’Douche s’arrête au grand dam des plus fragiles

    Sur un parking coincé entre le tribunal et la voie de train, alors que la nuit vient de tomber depuis quelques minutes, un petit attroupement s’est formé autour d’un camping-car dont la peinture écaillée par endroits laisse imaginer son âge. En s’approchant, l’accueil des bénévoles avec un grand sourire ne cache pas l’émotion. Car c’est la dernière maraude de la Mobil’Douche, après dix ans de bons et loyaux services.

    Le dispositif, mis en place en 2016, permettait aux sans-abri et aux personnes en grande précarité, en premier lieu, d’avoir trois fois par semaine un endroit où se laver dans la douche du véhicule, « sans se presser, en prenant son temps », glisse Jasmine Zeroug, représentante de l’association à Avignon.

    Mais depuis quelques mois, le véhicule est trop abîmé pour pouvoir continuer d’assurer les maraudes. Les pièces de remplacement du vieux bungalow sur roues se trouvent difficilement. Et l’achat d’un véhicule neuf est estimé à environ 60 000 euros. Le conseil d’administration de l’association Depaul France a donc pris la décision de stopper les frais. Malgré des aides de la municipalité et de la préfecture de Vaucluse, il n’est plus possible de continuer. « Il ne faut pas renoncer. Nous ferons tout pour revenir. Et même si ce n’est pas demain, ce sera après-demain », lance Jasmine Zeroug dans un appel sur les réseaux sociaux. Avec la dizaine de bénévoles, elle espère qu’un mécène permettra de relancer l’action. Avant les problèmes mécaniques, l’association avait la volonté d’engager un salarié permanent pour pérenniser l’action.

    « Abandonnés par Paris »

    « Je suis dégoûté. À part le côté hygiène, c’était surtout un moment convivial avec un accueil inconditionnel. Ça va beaucoup me manquer », clame Loukas, bénéficiaire depuis quelques mois, avec un peu d’abattement dans la voix. D’autant que « ça tombe au plus mauvais des moments, avec le froid qui arrive », abonde-t-il tout en terminant un verre d’eau fourni par les bénévoles. « On a été abandonnés par Paris », renchérit Alexandra*, bénévole depuis plus de sept ans et qui a elle-même « connu une grande période de précarité » et pour qui Mobil’Douche est une « deuxième famille ». « Les bénéficiaires viennent parler s’ils le veulent. On n’est pas là pour poser des questions. Et ça s’arrête à la période des fêtes, au pire des moments », appuie-t-elle, dépitée. Il est également possible de prendre une douche dans d’autres associations de la Cité des Papes, mais « le fait que ce soit en extérieur attirait beaucoup », ajoute Jasmine Zeroug.

    *le prénom a été modifié

  • Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage commandé par nos confrères de La Provence, publié ce samedi 20 décembre, place le candidat socialiste David Fournier en tête des listes de gauche. Avec 18% des intentions de vote, il se place à la troisième position derrière Olivier Galzi (DVD) avec 21% et Anne-Sophie Rigault (RN) avec 22%.

    Tandis que derrière se suivent l’insoumise Mathilde Louvain avec 14% et Stéphan Fiori (DVD) avec 10%. Puis, plus loin, se talonnent Joël Peyre (PRG) avec 5%, Paul Roger Gontard (Convention) avec 4,5%, Zinèbe Haddaoui (ex-PS), pourtant pas officiellement candidate, avec 3,5%, et Benoît Belvalette (Place publique) avec 2%.

    Rassemblement attendu

    Si ces chiffres, issus d’un échantillon d’un peu plus de 600 personnes, ne donnent qu’une photographie incomplète à plus de trois mois du scrutin, ils doivent cependant alimenter les discussions. Notamment à gauche, où tous les candidats appellent au rassemblement. Comme Joël Peyre, dont certains, lors de l’inauguration de son local de campagne ce mercredi 17 décembre, envisageaient une entente avec Avignon Collectif, le mouvement du PCF et de Génération.s, avec Zinèbe Haddaoui. Tandis que celui qui serait en tête à gauche, David Fournier, assure dans un communiqué émis ce lundi 21 décembre que sa liste, à laquelle se sont joints notamment EELV, l’Après ou encore le Parti animaliste, « apparaît comme la seule option crédible et la plus rassembleuse pour l’avenir de notre ville ».

    Avant d’insister que « face à la menace du Rassemblement national et à une droite libérale déconnectée de toute réalité avignonnaise, l’union est la seule option et la condition de la victoire ».