Tag: Vaucluse

  • Le Défenseur des droits, pilier face à la discrimination

    Le Défenseur des droits, pilier face à la discrimination

    Devant quelques dizaines de personnes ce mardi 28 avril dans les locaux de la Scierie à Avignon, Mathilde Le Goff, chargée de mission au pôle régional Paca-Corse du Défenseur des droits, et Miguel Couralet, l’un des six délégués territoriaux du Défenseur des droits, ont exposé leurs actions en Vaucluse en matière de lutte contre les discriminations.

    Réuni à l’occasion d’une journée organisée par la Ligue de l’enseignement de Vaucluse, un parterre de responsables et membres d’associations locales a écouté les différents leviers d’action de l’organisation. « Le climat politique étant ce qu’il est, il y a de quoi ne pas baisser les bras. En tant qu’assos d’éducation populaire, vous savez ce que c’est », glisse ainsi en ouverture Christiane Siréta, présidente de la structure en Vaucluse.

    Les membres de l’institution expliquent ensuite leur fonctionnement. Les différents délégués peuvent être saisis pour diverses raisons et « on tente toujours de régler les situations à l’amiable. Sinon, on fait remonter le dossier à Paris, où des moyens juridiques sont souvent déployés », explique Miguel Couralet.

    900 saisines

    Chaque année en Vaucluse, environ 900 saisines sont ainsi effectuées pour discrimination, que ce soit sur l’âge, la religion, le sexe, l’origine et bien d’autres facteurs.

    Le délégué territorial se permet ainsi d’exposer quelques cas locaux et comment la situation a été gérée. Comme lorsqu’un mécanicien, qui postulait pour un poste de mécano-expert dans un garage avignonnais, n’a pas été recruté malgré ses compétences car il était trop âgé. « Je me suis rendu sur place et le responsable de la structure s’est platement excusé et s’est engagé à verser 3 000 euros en guise de dédommagement », explique Miguel Couralet. Mais d’autres cas sont bien plus complexes. Comme lorsqu’un responsable d’une salle de sport a refusé l’entrée d’une jeune femme voilée. « Lorsque je suis allé voir le patron, il est entré dans une colère noire et a dit qu’il faisait ce qu’il voulait chez lui. Le dossier n’a finalement pas abouti alors qu’on demandait juste un remboursement », explique-t-il.

    La structure travaille également en collaboration avec la Mission locale. « Ce n’est pas assez connu. Il faut que les associations locales s’en rapprochent pour que les victimes de discriminations puissent s’en rapprocher », clame Christiane Siréta.

    Contact possible sur défenseurdesdroits.fr/84-vaucluse

  • [Mort au travail] À Avignon, le drame de Bagnols en exemple

    [Mort au travail] À Avignon, le drame de Bagnols en exemple

    Le décès de Calvin, jeune de 15 ans, le vendredi 17 avril dernier à Bagnols-sur-Cèze après avoir été percuté par un engin de chantier lors d’un stage, était dans toutes les têtes ce mardi 28 avril lors de la mobilisation pour la journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail à Avignon.

    Une cinquantaine de personnes se sont ainsi rassemblées à l’appel de la CGT sur le parvis de la gare centre. « Juste à côté de chez nous, c’est un gamin de 15 ans qui a perdu la vie. Nos vies valent plus que leurs profits. Notre santé ne se négocie pas », lance lors d’une prise de parole Jérémy Caillé, délégué CGT à Eurenco et membre du bureau de l’Union départementale. « Il y a un problème d’encadrement dans de nombreux cas. Il y a des responsables sécurité, mais ils ne sont plus sur le terrain et pensent que les plans de prévention sont systématiquement appliqués à la lettre, ce qui n’est pas le cas. Et on se retrouve parfois avec des minots de 14 ou 15 ans qui se promènent en usine sans savoir quoi faire et surtout sans surveillance », abonde Rémy, syndiqué CGT et employé à la carrière de Mazan par le groupe Siniat.

    Plus globalement, les manifestants observent et font part de procédés douteux chez certains de leurs employeurs, souvent de grands groupes. « Dans l’industrie, il y a beaucoup de tâches accidentogènes ou qui provoquent des troubles musculo-squelettiques. Au lieu de s’améliorer et de régler le tir, beaucoup de patrons sous-traitent, avec des normes qui sont moins respectées pour aller plus vite. Et on perd la visibilité sur d’éventuels cas d’accidents après », pointe à nouveau Rémy.

    Risques psychosociaux

    Dans son discours, Jérémy Caillé a également voulu « briser un autre silence », à savoir celui des risques psychosociaux. « Un fléau qui tue et mutile chaque jour davantage. Ils explosent dans les entrepôts logistiques chronométrés, dans les open spaces en restructuration permanente ou dans les services publics exsangues », expose-t-il, avant d’énumérer les différentes demandes du syndicat au niveau national. Comme par exemple le rétablissement des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CHSCT) et des instances de proximité avec des prérogatives nouvelles, le doublement des effectifs de l’inspection du travail et des services de prévention, ou encore une politique pénale sévère contre les employeurs responsables d’accidents graves.

    Était également présent le Collectif Amiante Pays des Sorgues. Ceux-ci regrettent la mise en place d’un timbre à 50 euros pour saisir la justice. « On refuse que la justice devienne un service payant, c’est une régression sociale », clame Guy de Zordi, nouveau président de la structure.

  • L’aéroport d’Avignon reste entre deux zones de turbulence

    L’aéroport d’Avignon reste entre deux zones de turbulence

    Depuis presque 20 ans, la Région est propriétaire de l’aéroport d’Avignon. À ce titre, elle vote un budget dédié, adopté lors de la séance du 10 avril dernier. Jean-Pierre Serrus, vice-président aux transports, a tracé les grandes lignes 2026 d’un total de 4,5 millions d’euros au total. Si l’élu, dans les perspectives d’investissements et ouverture de lignes de crédit pour 2,3 millions d’euros a parlé des « travaux de création d’un nouveau parking pour les aéronefs et le programme de réhabilitation des bâtiments », on constate que l’aéroport est largement tributaire des fonds publics : 1,2 million d’euros de subvention dans ses recettes d’exploitation, soit les 2/3 de ses revenus.

    Un budget particulier puisqu’il s’agit du dernier de l’actuel délégataire, une société pilotée par la chambre de commerce et d’industrie (CCI 84). Depuis une semaine, la Région a sur la table les offres reçues dans le cadre de la nouvelle délégation de service public (DSP) qui doit démarrer au 1er janvier prochain pour dix ans. Un marché estimé à 36,5 millions d’euros sur l’ensemble du contrat.

    « L’aéroport végète, quelles orientations voulez-vous lui donner ? », a interrogé en séance Anne-Sophie Rigault, conseillère régionale RN mais aussi élue à Avignon. Comme déjà en octobre dernier, le président Renaud Muslier n’a pas manqué de rappeler « les problèmes de gouvernance » au sein de la CCI et ce avant même son placement sous tutelle début février. « Il faut traiter les problèmes de gouvernance avant le problème de vision », soutient Renaud Muselier alors que dans un pré-marché (notre édition du 26 mars 2025), la Région appelait son futur délégataire à viser « la neutralité carbone ».

    Et le président de confier « se rapprocher du nouveau maire et président du Grand Avignon pour tracer ensemble l’avenir de ce territoire ». Un secteur qu’Olivier Galzi (DVD) connaît bien pour avoir été vice-président d’Edeis, société de conseil aux collectivités, qui gère plusieurs aéroports. « Il faut préserver cette infrastructure en attendant l’arrivée de l’aviation verte, et continuer à la faire vivre au service du territoire, nous confiait Olivier Galzi début mars lors de la campagne des municipales. Je pense notamment à des activités aéro-industrielles. » Désormais maire, Olivier Galzi regrette, auprès de l’Echo du mardi, le délai trop juste de l’appel d’offres pour « pouvoir donner mon avis » et plaide pour que « les acteurs économiques du territoire » puissent être en mesure de répondre à la DSP.

  • Vaucluse : une reprise mesurée du marché de l’immobilier

    Vaucluse : une reprise mesurée du marché de l’immobilier

    Alors que le marché immobilier français cherche un nouveau souffle, le Vaucluse offre une lecture nuancée, entre reprise mesurée, tensions persistantes et mutations profondes des comportements d’achat, assure la Chambre départementale des notaires de Vaucluse lors de la présentation des chiffres 2025 du secteur de l’immobilier.

    Des propos qui sont appuyés par des données précises. Par reprise mesurée, les notaires vauclusiens ciblent l’augmentation de 4% des ventes de maisons anciennes et de 1,5% des appartements anciens par rapport à 2024. Un « retour à ce que l’on voyait en 2015 ou 2016 », pointe Nicola Sismondini, président du Groupement vauclusien d’expertises notariales (GVEN). Entre-temps, un dérèglement s’était opéré en raison de la crise du Covid, lors de laquelle les ventes avaient augmenté, avant de lourdement chuter en 2022 et 2023. « Derrière des indicateurs en apparence stabilisés, se dessine en réalité une transformation profonde : les volumes repartent timidement, les prix résistent et les comportements d’achat changent », résume la chambre. « Nous sommes passés d’un marché d’opportunité à un marché de nécessité avec des personnes qui occupent ce qu’ils achètent », ajoute Olivier Jeanjean.

    Prix et projections

    Et ce, tandis que le marché du neuf poursuit sa dégringolade, avec par exemple une baisse de 68% des ventes d’appartements neufs en un an, qui fait déjà suite à une chute de 33% entre 2024 et 2025. Tandis que la baisse est de 5,4% concernant les terrains à bâtir, dont la chute est contrôlée « grâce à l’extension des prêts à taux zéro », analyse l’un des notaires.

    Mais si les volumes reviennent à un certain équilibre, le prix au mètre carré fait de la résistance. Il n’a baissé que de 2,7% entre les deux exercices, avec un prix médian de 2 120 euros par mètre carré aujourd’hui. « Le prix reste élevé car l’offre ne se brade pas et la demande demeure présente sur les biens qualitatifs », analyse Olivier Jeanjean.

    Des achats qui dépendent également de différents critères, tels que la localisation, les acheteurs ayant une préférence pour le Haut-Vaucluse et le Nord Luberon au détriment des territoires de Sorgues, Cavaillon, Carpentras ou Pernes.

    Les notaires se permettent également, comme chaque année, de se projeter sur l’année à venir à partir des premières remontées. Et ces premières données « confirment une dynamique positive », avec « le retour progressif des acquéreurs, l’amélioration des volumes et une légère remontée des prix ». Mais ces bons points dépendent « des taux d’intérêt, du contexte économique et des décisions politiques », estime la Chambre. « On arrive à un tournant. Au lieu de pansements et de mesurettes, les responsables politiques devraient refaire une chirurgie d’ensemble », estime Nicola Sismondini.

  • Pour sa 60e, le Festival Off se veut convergeant et stable

    Pour sa 60e, le Festival Off se veut convergeant et stable

    Pas moins de 1 780 spectacles différents animeront les planches de la Cité des Papes du 4 au 25 juillet prochain pour le Festival Off d’Avignon, plus grand événement dédié au spectacle vivant francophone. Pour un total de 27 000 représentations et 2,6 millions de billets mis à la vente.

    Des chiffres « qui montrent une convergence », analyse ce lundi 27 avril Laurent Domingos, co-président d’Avignon festival & compagnies, qui tenait sa conférence de présentation. Car, en fin de compte, les visiteurs de la Cité des Papes en juillet auront le choix entre 1 250 représentations par jour à travers les 141 lieux de spectacles, soit des chiffres similaires à 2025. « On a tous les ans des phrases du type “le Festival grossit ou converge”, ce qui n’est pas vrai. Cela converge car le nombre de salles converge, le nombre de créneaux par salle converge, le nombre de jours est le même », explique Laurent Domingos. Les dates étant à nouveau alignées avec celles du In. « On est cependant le plus gros festival du monde, et même de la galaxie, du spectacle vivant pour la jeunesse », ajoute avec humour Raymond Yana, autre co-président d’AF&C. Avec au total environ 1 500 spectacles « tous publics ». D’autant que de plus en plus de compagnies ne restent pas pour toute la durée de l’événement : 12% d’entre elles restent moins de six jours et 18% entre six et onze jours.

    Sans oublier que l’invitée d’honneur est cette année la Méditerranée, avec des compagnies venues de Chypre, d’Espagne, d’Israël, d’Italie, du Maroc ou encore de la Palestine. « On invite les compagnies, pas les pays », insiste Raymond Yana, souhaitant sans doute s’éviter une polémique après les propos du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également présent ce lundi, qui affirmait sur les antennes de France Inter que « le festival n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien ».

    Faire face à la crise

    D’autant que le ciel n’est pas tout bleu dans le monde du spectacle vivant. Laurent Domingos a notamment chargé « la baisse en catimini de la moitié » du Fonpeps, à savoir l’aide à l’emploi du plateau artistique donnée par l’État, qui passe donc d’une enveloppe de 40 à 20 millions d’euros, d’après le responsable associatif. « Le Festival Off a beaucoup progressé et s’est beaucoup professionnalisé avec ça. Des compagnies ont pu progresser et faire des spectacles plus solides », regrette-t-il. En réaction, la structure tente tant bien que mal d’y faire face, notamment en augmentant de 60 000 euros son fonds de soutien à l’emploi artistique, qui monte ainsi à 310 000 euros, soit 10% de son budget. « Cela ne remplace pas le Fonpeps. Mais on accompagne une centaine de structures émergentes », précise Harold David, directeur d’AF&C.

    Plus d’infos sur festivaloffavignon.com

  • Avignon : hommage aux victimes du génocide arménien

    Avignon : hommage aux victimes du génocide arménien

    En présence des représentants de l’état, autorités civiles, militaires, parlementaires et élus locaux, Véronique Bruna-Mardoyan, présidente de l’Association franco-arménienne d’Avignon et sa région, a prononcé un discours : « Nous sommes dans la mémoire (…). Car il ne faut pas oublier que notre génocide est impuni, nié et continue (…). Nous demandons au gouvernement turc de reconnaître le génocide arménien et de le réparer. Malheureusement, nous sommes dans un devoir de mémoire qui s’ancre dans l’actualité, parce qu’en 2023, il y a eu le premier nettoyage ethnique du XXIe siècle. 1915 se répète en 2023. »

  • La traduction littéraire en quête d’une reconnaissance mondiale

    La traduction littéraire en quête d’une reconnaissance mondiale

    Traduire un petit mot n’a jamais été aussi simple, à l’ère de la multitude d’applications existantes, avec plus ou moins de réussite. Mais traduire une œuvre littéraire entière, avec ses tournures de phrases, ses subtilités et ses expressions qui ne se transposent pas mécaniquement d’une langue à l’autre, est une tout autre affaire. Un défi auquel s’attellent des milliers de traducteurs dans l’Hexagone. Et c’est cette pratique ancestrale que souhaite inscrire au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, entre autres, Laurent Lombard, vice-président de l’Université d’Avignon.

    « On s’est rendu compte, avec l’émergence de l’intelligence artificielle, de l’intérêt hallucinant qu’il y a pour la traduction », explique celui qui est aussi enseignant-chercheur et qui a traduit pas moins de 150 œuvres du français vers l’italien et vice et versa. « L’idée est de montrer l’importance de la traduction dans l’histoire de l’humanité. Cela a jalonné l’histoire de nos pays et créé un dialogue dans nos disciplines sans lequel on serait dans un monde bien différent », poursuit-il. L’expression italienne traditore o traduttore, en français « traître ou traducteur », illustre ainsi, pour l’universitaire, l’art qu’est la traduction.

    Les premières actions pour faire avancer le projet ont d’ailleurs déjà commencé. Plusieurs événements et colloques réunissant traducteurs, universitaires et scientifiques ont été organisés, tandis que les initiatives se multiplient. « Il faudra aussi que d’autres structures d’autres pays s’engagent pour renforcer le dossier », souligne Laurent Lombard.

    Ouverture d’esprit

    Une démarche lancée également avec la Cité internationale de la langue française. C’est d’ailleurs un discours du président de la République, prononcé lors de l’inauguration du lieu, qui a fait germer l’idée. « L’Europe est le continent dont la langue, pour paraphraser Umberto Eco [philosophe, sémioticien et écrivain italien, Ndlr], n’est ni le français, ni l’anglais, ni l’allemand, ne cherchons pas la compétition. La langue de l’Europe est la traduction, disait-il, c’est-à-dire ce point de passage de l’une à l’autre », déclarait-il alors. Estimant que « la traduction du français dans des langues étrangères devient, dans beaucoup d’endroits, une forme de combat politique », Emmanuel Macron appelait notamment à « multiplier ces traductions, mais surtout à les rendre accessibles ».

    « Des gens sont morts et meurent encore aujourd’hui car ils traduisent. Cela symbolise aussi une ouverture d’esprit, ce que certains ne supportent pas », conclut Laurent Lombard avec passion.

  • Un collectif se lance face au retour du projet de la LEO dans le Vaucluse

    Un collectif se lance face au retour du projet de la LEO dans le Vaucluse

    Un peu plus d’une semaine après la rencontre entre le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), et le ministre des Transports, Philippe Tabarot, afin de relancer le projet de liaison Est-Ouest tel qu’il avait été conçu initialement (notre édition du 14 avril), des militants écologistes et citoyens ont constitué le collectif Avignon zéro transit.

    Liaison A7-A9

    Soutenu par le parti Les Écologistes, dont fait partie l’élu d’opposition Mouloud Rezouali, le collectif affirme dans un communiqué que le projet « fait peser une lourde menace sur notre cadre de vie, sur l’environnement et sur la cohérence même des politiques de transition écologique engagées dans notre territoire. » Il plaide pour « une mobilité durable sans autoroute dans la ville », estimant que ce chantier, qui aboutirait au rond-point de l’Amandier « déjà saturé », « ne ferait qu’aggraver les embouteillages et les nuisances subies quotidiennement par les habitants ».

    Le trajet des poids lourds est également évoqué. Le collectif rappelle que l’une des solutions pour éviter le transit massif des camions sur la rocade Charles-de-Gaulle serait la création d’une liaison directe entre les axes A7 et A9 à hauteur d’Orange. « Cette solution, beaucoup moins coûteuse, permettrait de réduire durablement le trafic de transit sur l’agglomération et de préserver la qualité de vie dans l’ensemble du Grand Avignon », estiment-ils. Ils proposent plusieurs autres « solutions » pour améliorer la circulation, telle que rendre gratuite la portion d’autoroute Avignon Nord-Avignon Sud « afin de fluidifier les échanges quotidiens sans construire une nouvelle infrastructure inutile ».

  • [Travailleurs de demain] Enzo et Raphaël, as de la maçonnerie

    [Travailleurs de demain] Enzo et Raphaël, as de la maçonnerie

    Issu d’un bac pro menuiserie, Enzo s’oriente à la sortie du lycée vers un CAP maçonnerie, lorsque son père et son oncle montent leur propre entreprise de rénovation. Désormais en alternance dans la société familiale, il se réjouit de pouvoir travailler dans un climat de « confiance ». « C’est un avantage de travailler en famille, l’ambiance n’est pas la même qu’ailleurs, s’enthousiasme-t-il. Mon père et mon oncle ont confiance en moi et me laissent faire des tâches importantes, comme moi j’ai confiance en eux dans leur façon d’entreprendre un chantier. C’est un vrai avantage pour un apprenti, car nous sommes souvent utilisés pour faire les tâches ingrates, de manutention par exemple. » Autre point positif pour le jeune homme : travailler, chaque jour, « différemment ». « Ce qui me plaît dans la maçonnerie, c’est pouvoir toucher à plein de choses, explique-t-il. Un jour, je peux faire de la toiture, le lendemain, une ouverture dans un mur porteur, ensuite du carrelage… Disons qu’on ne voit jamais la même situation, c’est toujours différent. »

    Raphaël, lui, est fils d’un steward et d’une hôtesse de l’air. Passé par un bac scientifique, il s’oriente dans un premier temps vers la menuiserie, poussé par son beau-père, avant de se rediriger vers la maçonnerie. « Pouvoir construire une maison de A à Z, avec mes mains, c’est ça qui m’a vraiment donné envie », s’émerveille-t-il. Une envie de travail manuel qu’il parvient même à transmettre à son père, aujourd’hui en reconversion pour devenir menuisier. Une passion partagée avec son père donc, mais aussi avec son beau-père, dont il a rénové « en sept mois tout le jardin ». « J’ai pris énormément de plaisir, car j’ai un peu eu la sensation d’avoir rendu à mon beau-père tout ce qu’il m’a apporté au début, s’émeut le jeune homme. Finalement, c’est moi qui lui ai appris la maçonnerie et lui m’a appris une partie de la menuiserie. »

    Montrer l’excellence

    Se « challenger », bien sûr, mais surtout montrer que l’excellence existe aussi en maçonnerie. C’était là l’ambition d’Enzo en participant aux Worldskills. « Les jeunes du CFA ne sont pas toujours bien vus, note-t-il. C’était aussi l’occasion de montrer à tout le monde que, nous aussi, on est aussi capables de faire de grandes choses ». Raphaël, de son côté, reconnaît avoir lui même déjà appliqué certains préjugés à son métier. « Ma vision a complètement changé, comme celle de mes parents d’ailleurs. Aujourd’hui, quand ma mère voit qu’on se baigne dans la piscine qu’on a construite, elle comprend qu’au-delà de l’aspect fatigant, mon métier est gratifiant. » Et d’ajouter : « Construire tout ça avec ses mains, c’est fou quand même, non ? »

  • Avignon, l’île de la Barthelasse vibre au rythme de l’Afrique

    Avignon, l’île de la Barthelasse vibre au rythme de l’Afrique

    Un événement culturel et artistique qui se caractérise par sa convivialité. C’est également un lieu d’échange qui favorise le lien et la rencontre sous forme d’une grande fête.

    Grande fête qui se concrétise sous la forme de concerts, d’un marché artisanal et solidaire, d’animations et de stages artistiques divers tout au long du week-end.

    Le tout avec une volonté claire depuis la création de ce festival africain : le rendre accessible au plus grand nombre avec une participation libre.

    Un programme
    riche et varié

    Le marché artisanal et solidaire vous accueillera sur les deux jours. D’abord samedi entre 13h et 22h pour une journée qui débutera à 10h30 et se terminera à minuit. Puis dimanche de 11h à 19h, heure de clôture de l’événement.

    Au programme samedi un stage de percussion traditionnelle de Casamance, avec Aziz Loulou Manga, l’un des plus jeunes joueurs de Bougarabou vous attend dès le début de la matinée. Il sera suivi d’un stage de danse traditionnelle aux côtés d’un danseur et chorégraphe professionnel. Pour les enfants le rendez-vous est donné à partir de 14h avec des jeux géants en bois mais aussi des contes ou encore des activités pédagogiques dont la thématique est « culture et patrimoine », s’offrent aux enfants entre 3 et 14 ans. C’est à 18h30 que débuteront les concerts avec Paamath et Davy Kilembe suivi de Burkina Azza, un concert de musique traditionnelle du Burkina Faso pour terminer avec Basafrika, une fusion world dynamique. Le soir même, un repas africain est proposé à partir de 19h30.

    Dimanche, découvrez le chant et le balafon, un instrument de percussion africain. Une session contes est également au programme et les concerts s’enchaîneront ensuite à partir de 14h avec Sandro Joyeux, Diako, de l’afroworld music et le week-end se terminera avec le concert de Djama, six musiciens de cultures et d’origines variées.

    Infos et résa : 06.72.21.35.63.