Tag: Vaucluse

  • L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    À quelques mètres du pied d’une arche du pont Daladier, un panneau jaune typique des enquêtes publiques a sacrément jauni. Il annonce toujours l’enquête publique réalisée il y a quatre ans, début 2022, en vue de travaux d’amélioration des systèmes d’endiguement et de protection contre les crues du Rhône, sur les îles Piot et Barthelasse. À l’époque, la consultation avait beaucoup mobilisé, soulevant de vives oppositions sur l’impact environnemental. Un avis favorable avait été donné au projet que la préfecture a fini par acter en avril 2024.

    « Les travaux de protection de l’île Piot ont été autorisés dans un premier temps, ce qui permet de débuter les travaux de protection au droit de la zone la plus densément peuplée », nous indique le Grand Avignon qui a démarré le chantier fin novembre. Celui-ci, d’un montant de 3,4 millions d’euros (avec l’aide de l’État, de la Région, du Département, de la Ville d’Avignon et de la Compagnie nationale du Rhône), doit durer jusqu’à la fin du printemps.

    Quiconque se rend actuellement le long de l’allée Marie-Josée-Roig à proximité du camping ne peut que constater des grilles et chaussée en friche. Les travaux concernent les secteurs de Bagatelle, le chemin de l’île Piot, la RD 228 et le chemin de la Barthelasse.

    « Rehaussement des murs existants, construction de nouveaux murs [notamment jusqu’aux escaliers menant sur le pont] et merlons et réalisation de protections amovibles » sont prévus par le Grand Avignon. En parallèle, un réaménagement paysager, mené avec la Ville, sera réalisé : végétalisation, modification de la circulation et des revêtements de sols, installation d’équipements de loisirs et de repos sont annoncés.

    La partie Barthelasse

    dans un second temps

    C’est « un moyen de protéger plus de 5 000 habitants durablement contre d’éventuelles crues et sorties de lit du Rhône jusqu’à une crue vicennale (probabilité de 1/20 par an) », assure le Grand Avignon. Si la dernière immense crue remonte à 2003, il n’a pas été rare de voir le fleuve se montrer moins tranquille en mars ou octobre 2024. Outre cette première phase, le Grand Avignon continue de concerter quant au second axe du projet sur les digues de la Barthelasse. « Une étude approfondie de solutions variantes en vue de limiter l’impact des travaux sur la ripisylve [bois, buissons en bord de cours d’eau] et sur les milieux aquatiques et semi-aquatiques a été lancée », précise la collectivité. Des échanges avec « les structures associatives de l’île regroupant les riverains et usagers » ont lieu mais n’ont pas encore permis d’aboutir « à des solutions conciliant la protection des populations et des activités économiques avec la préservation du patrimoine naturel de la Barthelasse ».

  • Les pompiers et le Samu réveillonnent sur le qui-vive

    Les pompiers et le Samu réveillonnent sur le qui-vive

    Samu bonjour. » Une réponse au bout du fil entendue au moins une dizaine de fois, mercredi après-midi, en à peine un quart d’heure, au centre d’appels du Samu à Avignon, au sein des locaux du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Vaucluse. C’est là que le préfet, entouré du premier adjoint d’Avignon ou du président du Grand Avignon, entamait sa tournée des services de santé et de sécurité mobilisés en cette Saint-Sylvestre.

    « C’est un moment traditionnel qui permet de jeter un regard sur l’année passée et avoir des projections pour celle à venir », brosse Thierry Suquet au moment de remercier les quelque 310 pompiers en poste ce jour-là, comme une journée classique. Un service pour qui, le 31 décembre, ne rime pas « avec jour de fête », constate-t-il. « On reçoit un peu plus de 400 appels ce jour-là, un quart de plus que d’habitude », chiffre le colonel Christophe Paichoux, directeur du Sdis. En effet, cette nuit du Nouvel an a été chargée pour les pompiers de Vaucluse, avec 14 feux de poubelles, 15 de voitures et des incendies d’habitations. 17 sapeurs-pompiers sont intervenus dans le quartier Monfavet, à Avignon, pour un incendie de toiture dans une maison inhabitée. Un entrepôt de stockage de 500 m² a aussi pris feu à L’Isle-sur-la-Sorgue, mobilisant 22 soldats du feu.

    Côté Samu aussi, les appels sont en « accroissement en raison d’une activité de médecine de ville en retrait ». Le préfet s’est ensuite rendu à l’hôpital d’Avignon, mais aussi en gendarmerie et dans les polices nationale et municipale d’Avignon.

  • Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Il y a pile un an, au moment d’adresser ses vœux pour 2025, Cécile Helle parlait d’une « année de curiosités », en écho au riche programme consacré à Terre de culture pour célébrer les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de l’inscription du palais des Papes et du pont d’Avignon au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais 2025 a aussi été une curieuse année politique où, très tôt début février, la maire (PS) annonçait sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat pour les municipales des 15 et 22 mars.

    Depuis, la curiosité politique s’est étoffée avec trois à quatre actuels élus de la majorité sortante qui se sont positionnés pour prendre la succession. Ce mercredi, dans ses vœux 2026 aux Avignonnais, Cécile Helle ne prend toujours pas parti officiellement pour l’un ou l’autre. « L’année qui s’annonce constituera donc assurément une nouvelle étape, dont je souhaite personnellement qu’elle s’inscrive dans la continuité de ce qui a été impulsé depuis 2014, avec une ville qui place, en son cœur, l’émancipation dès le plus jeune âge, la bienveillance envers nos aînés et les plus fragiles, l’invention de moments fraternels qui font du bien à tous », écrit l’édile.

    Rendez-vous tout

    le mois dans les quartiers

    Dans nos colonnes, il y a deux semaines, la première magistrate implorait à ce qu’une « dynamique de rassemblement se mette absolument en place au risque de perdre la ville », assurant avoir « une préférence » parmi les prétendants.

    Cécile Helle formule deux autres vœux, comme continuum de sa politique : « Espérer que les services publics municipaux et celles et ceux qui l’incarnent chaque jour continuent d’être présents en nombre auprès de vous » et également « que la ville nature et d’eaux continue de grandir », écho au développement d’îlots de fraîcheur de végétalisation. Cet ultime message de vœux permet aussi à Cécile Helle une introspection sur le rôle de maire, quelqu’un qui « plus que jamais croit en sa ville et en éveille ses forces et ses atouts, qui loin des discours et des postures, rêve, imagine, invente et propose à ses habitants d’incroyables voyages ». Et de donner rendez-vous aux diverses cérémonies de vœux dans les quartiers en janvier, des moments qu’elle affectionne. Les deux premières auront lieu quartier Nord, le mardi 6 (18h30, maison commune Nord), puis, le lendemain, à destination des îles Piot et de la Barthelasse (18h30, société Nautique d’Avignon).

  • [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    Chère lectrice, cher lecteur,
    nous vous adressons, ainsi qu’à vos proches, nos meilleurs vœux pour l’année 2026 qui s’ouvre.

    De nouveaux défis se présentent à nous après une année très riche en événements pour La Marseillaise, puisqu’au-delà de nos traditionnels rendez-vous sportifs et festifs qui ont battu tous les records de participation en 2025, nous avons inauguré la place du journal La Marseillaise devant notre siège à Marseille, le collège Jean De Bernardy, du nom de l’un de nos cofondateurs, résistant communiste tombé face à l’ennemi, puis nos locaux historiques rénovés et enfin le nouveau siège de La Marseillaise Hebdo d’Occitanie à Montpellier.

    Un défi de développement d’abord. En 5 ans, depuis la reprise de La Marseillaise à la barre du tribunal de commerce après la liquidation de sa précédente société éditrice, emportée par la crise covid, nous sommes allés au-delà du projet défendu par les Amis de La Marseillaise, les salariés et leur syndicat CGT. Nos effectifs ont augmenté : nous étions 49, nous sommes plus de 60, 70 en comptant nos amis de Zébuline. Nous avons maintenu notre zone de diffusion et nous sommes revenus en Vaucluse. Notre offre éditoriale s’est densifiée avec La Marseillaise week-end, Zébuline le mercredi et dans l’hebdo, nos magazines thématiques et historiques… Nous avons lancé une application mobile tout en continuant de miser sur le papier. Nous avons progressé de 10% en ventes en kiosques dans la dernière période. Un chiffre qui détonne dans une presse en crise et qui nous rend fier en témoignant des efforts accomplis par la rédaction. Nous avons fait progresser notre chiffre d’affaires de 48% entre 2020 et 2025, preuve du dynamisme du service commercial et du pôle événementiel. Si ces résultats nous donnent du courage et de l’ambition pour l’avenir, nos finances restent aussi fragiles que de la porcelaine. C’est dans ce contexte qu’une mobilisation, sans doute inédite dans le monde de la presse, se développe dans les Alpes pour que La Marseillaise étende sa zone de diffusion au 04 et au 05. La création d’un comité des Amis de La Marseillaise et un banquet très réussi en novembre, aux Mées, nous obligent. Ils démontrent une envie de Marseillaise, de pluralisme et une confiance qui nous honorent dans un territoire situé au cœur des enjeux des Jeux olympiques d’hiver de 2030, propice au développement de nouveaux événements La Marseillaise. Pour relever ce défi sur lequel nos instances de décision auront très prochainement à se prononcer, nous avons absolument besoin de votre soutien. Il sera déterminant à la fois pour l’arrivée de notre journal dans ces départements, mais aussi pour l’avenir de l’ensemble du groupe La Marseillaise qui dépend de sa capacité à rayonner et à avancer. Pour cela, nous faisons appel à votre mobilisation pour verser à la souscription déductible à 66% de vos impôts.
    Ensemble, nous avons déjà soulevé des montagnes depuis 5 ans. À présent, j’en suis convaincu, nous allons les gravir.

    En 2026, il nous faudra relever également un défi éditorial : celui des municipales. Un rendez-vous essentiel pour un journal régional comme le nôtre. La Marseillaise mettra toute son énergie à vous informer, à décrypter les enjeux, confronter les idées et faire avancer les débats. Elle organisera des « face aux lecteurs » auxquels vous serez appelés à participer, testera l’opinion et contribuera au débat public, fidèle à ses valeurs de progrès héritées du Conseil national de la Résistance, à son attachement aux intérêts du monde du travail et à son refus des projets politiques mûs par la haine.

    Enfin, un défi démocratique est devant nous. Il est à la croisée des deux précédents. Dans une France où le pluralisme de la presse est en danger de mort, où la plupart des médias sont détenus par des milliardaires dont certains affichent une feuille de route au service de l’extrême droite, l’existence de La Marseillaise est une bataille de chaque instant et un enjeu démocratique considérable. Une Marseillaise dynamique, offensive, qui trouve la force de regarder l’avenir est un point d’appui pour toutes celles et ceux qui, dans le sud de la France, aspirent à une information libre et à une société plus juste. Dans cet esprit, nous développerons des coopérations avec nos amis du Travailleur Catalan dans les Pyrénées-Orientales et du Patriote Côte d’Azur dans les Alpes-Maritimes, avec lequel nous partageons notre tout premier fondateur, Pierre Brandon. Soyez sûrs, chère lectrice, cher lecteur, de notre détermination à porter votre journal toujours plus loin, toujours plus haut. Avec votre confiance et votre engagement, j’en suis convaincu, nous y parviendrons.

    La Marseillaise, c’est vous !
    Léo Purguette

    Des événements pour toute l’année à venir
  • [Rétrospective justice 2025] Condamnations d’élus en série

    [Rétrospective justice 2025] Condamnations d’élus en série

    Trois affaires de « fausses procurations » jugées en 2024 ont retenti en ce début d’année 2025 avec le rendu le même jour des délibérés. Le 27 janvier, le tribunal correctionnel a fustigé une « vaste organisation de collecte et de confection artisanale » afin de booster les votes pour Martine Vassal dans les 6-8 avec 31 procurations et dans les 11-12 avec 163 procurations validées par un commissaire de police complaisant dont 51 provenant d’un Ehpad de Saint-Barnabé. Les juges ont relaxé Julien Ravier, l’ancien maire LR de secteur, que le Conseil d’État avait été démis de ses fonctions et ont condamné Yves Moraine, l’ancien maire LR des 6-8, à 6 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour « manœuvres frauduleuses tendant à l’exercice irrégulier d’un vote par procuration », fustigeant son « rôle d’impulsion déterminant dans le circuit illicite des procurations frauduleuses mis à jour ».À gauche dans les 15-16, des colistiers de l’équipe de Samia Ghali ont été condamnés pour une cinquantaine de procurations irrégulières validées par le biais d’un autre commissaire de police. Marguerite Pasquini (DVG) a écopé de 18 mois avec sursis et 3 ans d’inéligibilité. Roland Cazzola (PS) à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. Les deux élus ont rendu leurs délégations.À La Penne-sur-Huveaune, 19 procurations recueillies au domicile de mandants mais validées au commissariat hors leur présence ont entraîné la condamnation de l’ancienne maire Geneviève Donadini (PCF) à 10 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Sonia Riche, colistière de la candidate Christine Capedeville (PCF) et agent administrative au commissariat de police d’Aubagne, est condamnée à 6 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
    D.C

    14 février – Une amende pour Sébastien Delogu

    Le tribunal judiciaire de Marseille a condamné le député insoumis à une amende de 5 000 euros, pour des coups donnés à la conseillère d’éducation et au proviseur adjoint du lycée Saint-Exupéry, le 10 mars 2023, en marge d’un blocus lycéen pour les retraites. Contrairement à ce qu’il a annoncé, le désormais candidat aux municipales n’a pas fait appel de la décision.
    Y.S.

    13 février – Bazzuchi interdit de commune

    Nicolas Bazzuchi, le maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, accusé de viols et violences conjugales et d’enregistrement d’images à caractère sexuel sans consentement, est libéré sous contrôle judiciaire. Il a notamment l’interdiction de paraître sur le sol de sa commune. Elle sera levée en septembre. Sa majorité implose et la préfecture prend la main sur un budget communal jugé insincère.
    Ch.C.

    3 juillet – Sébastien Jibrayel condamné

    La justice a reconnu l’adjoint aux sports et son père l’ex-député Henri Jibrayel coupables de violences en réunion à l’encontre de deux militants insoumis : ceux-ci avaient été agressés le 18 janvier alors qu’ils collaient par-dessus les affiches de l’adjoint socialiste. Sa délégation avait été retirée après sa mise en examen.

    Orange : Bompard inéligible ?
    Et aussi …

    Le 2 décembre. La chute de Rachline ?

    L’année a été pour le maire d’extrême droite de Fréjus David Rachline source de nombreux démêlés judiciaires. Déjà mis en cause dans deux enquêtes pour « prise illégale d’intérêts » et « corruption », l’ancien vice-président du RN est aujourd’hui poursuivi dans une nouvelle affaire de favoritisme, qui l’aurait contraint à démissionner de son poste de vice-président du RN, le 2 décembre. Pour l’héritier d’un parti qui se targuait d’avoir les mains propres et la tête haute, ça commence à faire beaucoup.

    8 avril. Perquisition à la mairie de La Valette-du-Var

    La mairie dirigée par Thierry Albertini (LR)et la Société publique locale Méditerranée, en charge de projets immobiliers sur la commune, sont perquisitionnées dansle cadre d’une enquête portant sur des soupçons de détournements de fonds, favoritisme et recel quant à l’attribution de certains marchés publics

    Le 16 mai. La maire de La Seyne démissionnée

    Nathalie Bicais (LR) a été condamnée le 16 mai par le tribunal correctionnel de Toulon à 18 mois de prison, cinq ans d’inéligibilité, l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant deux ans et 20 000 euros d’amende. Avec exécution provisoire. Ce qui l’a obligéeà quitter son fauteuil de maire de La Seyne-sur-Mer.

    Le 28 mai. Hubert Falco définitivement condamné

    Très attendue dans le Port du Levant, la décision dela cour de cassation a clos un épisode judiciaire qui a secoué le landerneau politique. Le pourvoi en cassation d’Hubert Falco étant rejeté, l’ancien patron de la droite varoise se retrouve définitivement empêché de revenir à la tête de la ville de Toulon qu’il avait reprise au FN en 2001. Il est donc condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire dites du « frigo Falco ». Et est inéligible jusqu’en 2028.

    Le 1er juillet. Lansade n’est plus maire de Cogolin

    Le maire d’extrême droite de Cogolin perd ses mandats électoraux suite à une condamnation de la cour d’Appel d’Aix-en-Provence pour abus de faiblesse. La peine prononcée est entre autres de 3 ans d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire. L’ex-élu varois zemmouriste reste mis en examen dans d’autres affaires.

  • [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Après des années de luttes pour le moins rudes, l’horizon s’est éclairci pour les travailleurs de la centrale de Gardanne et la CGT en 2025. Le 1er janvier pile, un nouveau contrat de revente de l’électricité du propriétaire du site, GazelEnergie, à l’État via EDF, entrait en vigueur. Un premier signe en faveur d’une reprise de l’activité, après un an d’arrêt de production pour la tranche 4 de biomasse et un long bras de fer entre l’industriel et l’État. Quelques mois, et quelques mobilisations plus tard, en septembre, un « accord historique » était signé entre la CGT, l’État et GazelEnergie. Après plusieurs « relevés d’engagements » entre les trois parties prenantes, cette fois les travailleurs ont un accord qui acte concrètement des avancées pour le développement industriel du site.

    Des réembauches plus que symboliques
    Un grand débat inédit sur l’avenir industriel de Fos-Berre

    Du 2 avril au 13 juillet 2025 la Commission nationale du débat public a organisé une grande concertation sur des projets de réindustrialisation et de décarbonation du territoire de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre. Ce format transversal inédit, une première en France, a permis de regrouper et d’analyser les fiches de 51 porteurs de projets, mais aussi de produire de l’information, à l’instar de l’analyse des effets cumulés sur l’environnement ou de la tierce-expertise sur le projet de ligne très haute tension de 400 000 volts devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos. C’est cette infrastructure qui cristallise le plus les débats, le besoin de renforcement du réseau électrique se confrontant aux enjeux écologiques et patrimoniaux. Au total, plus de 50 événements ont été organisés sur le territoire, accompagnés de modalités en ligne. Ils ont été suivis par près de 5 200 participants.
    A.M.

    La vie syndicale

    Le 7 février. Caroline Chevé à la tête de la FSU
    L’ancienne secrétaire générale de la FSU 13 a pris la tête de la fédération à la suite du congrès du 11e congrès national.

    Le 13 juin. Laurence de Villèle a pris les rênes de l’UD CGT 84
    Fred Laurent, secrétaire général de l’UD CGT Vaucluse a été remplacé par Laurence de Villèle lors du 52e congrès de l’organisation.

    Le 16 octobre. Marc Pietrosino nouveau visage de l’UD CGT 13
    Vaste changements au sein de la direction de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire général sortant, qui ne se représentait pas pour un nouveau mandat, Olivier Mateu, a été remplacé par Marc Pietrosino, syndicaliste de la Fnac et de l’Union locale de la vallée de l’Huveaune à Marseille. De même que la direction de l’organisation a largement été renouvelée, la sortante n’étant pas reconduite à l’issue du congrès.

    Et aussi….

    3 février. Forte mobilisation des salariés de la Snef
    Répondant à l’appel national lancé par l’intersyndicale formée par CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT, les salariés du groupe né à Marseille et spécialisé dans le génie électrique se mobilisent au pied de la tour La Marseillaise. Allumée par un 13e mois amputé et une prime d’intéressement supprimée, leur colère s’étend à tous les sites.

    13 octobre. Les licenciés d’ID Logistic saisissent les prud’hommes
    Un an après une grève pour dénoncer un « plan social déguisé », vingt ex-salariés de la plateforme de distribution saisissent les prud’hommes. Dans le 15e arrondissement de Marseille, ce sous-traitant d’Amazon avait mis la clé sous la porte et congédié ses 47 préparateurs de colis.

    19 novembre. Les missions locales étranglées
    Les salariés de l’insertion des jeunes vers l’emploi s’élèvent devant la préfecture contre une nouvelle baisse de 13% des financements des missions locales. Prévue dans le projet de loi de finances 2026, elle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ).

  • [Rétrospective politique 2025 2/2] Le pays s’enfonce dans l’instabilité

    [Rétrospective politique 2025 2/2] Le pays s’enfonce dans l’instabilité

    La campagne des municipales ne se lance que timidement

    C’est un travail souterrain de préparations, de négociations, qui au fil de l’année commence à émerger au grand jour. Après de premières annonces au moment des vœux de janvier à la population, les déclarations de candidatures se multiplient depuis la rentrée politique et le mois de septembre.

    Partout dans la région, l’extrême droite se sent pousser des ailes après la percée des dernières législatives, face à des maires pourtant bien installés. Dans les Bouches-du-Rhône, elle s’efforce de débaucher à droite et de briser le barrage républicain comme elle l’a fait à Marseille, où le député RN de Marignane Franck Allisio s’est déclaré à Marseille, le 16 juin. À Toulon, après la gestion désastreuse du FN, la députée à la prose pro-OAS Laure Lavalette qui croit en sa chance, face à une droite divisée après l’inéligibilité de Hubert Falco entre le sénateur LR Michel Bonnus et la maire (SE) Josée Massi qui n’a pas encore pris sa décision.

    Face à la menace de l’extrême droite, la gauche tente de présenter un front uni. Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche a annoncé un accord historique le 19 décembre, espérant poursuivre son travail comme à Martigues, Port-de-Bouc, ou reprendre d’autres villes comme Arles avec Nicolas Koukas (PCF), Aubagne avec Jean-Pierre Squillari (DVG), quand Marc Pena (PS) se relance à Aix. À Avignon, aucun candidat naturel ne se présente pour succéder à Cécile Helle.

    La plupart du temps, cette gauche unie doit composer sans les insoumis. C’est ainsi le cas à Marseille où le député Sébastien Delogu a rallié des dissidents écologistes. Mais dans un contexte national plus qu’incertain, la campagne prend difficilement, certains réservant leur candidature pour le mois de janvier, à l’image du maire (DVG) de la ville, Benoît Payan.

    1er septembre : début de la période de réserve pré-électorale

    1er septembre. Début de la périodede réserve pré-électoraleLes collectivités n’ont pas manqué de faire leur promotion dans leurs bulletins à la fin de l’été. Depuis le 1er septembre, la période de réserve pré-électorale est en effet ouverte, les dépenses de campagne devant être enregistrées, et les municipalités ont été nombreuses à verrouiller leurs réseaux sociaux par prudence. Sansque pour l’instant le début public ne s’installe encore vraiment.

    Y.S.

    31 mars : inéligibilité pour Marine Le Pen

    Marine Le Pen est condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et quatre ans de prison dont deux ferme avec bracelet électronique, et 100 000 euros d’amende, par le tribunal correctionnel de Paris.

    Les juges ont reconnu la mise en place d’un « système » organisé et centralisé, de 2004 à 2016 au parlement européen, pour dépenser de façon « intégrale » les enveloppes financières des assistants. Les détournements sont estimés entre 3,2 et 4,1 millions d’euros. La cheffe de l’extrême droite française et ses partisans voient rouge et dénoncent des pratiques « réservées aux régimes autoritaires » et un État « de droit totalement violé ». Le procès en appel est prévu du 13 janvier au 12 février 2026.

    Ch.C.

    Et aussi

    4 février. L’affaire Bétharram éclate

    Une affaire tentaculaire, révélée au grand public le 4 février par Mediapart qui va ébranler le passage de François Bayrou à Matignon. Durant six décennies, des violences physiques et sexuelles ont été perpétrées au collège-lycée catholique de Bétharram. Plus de 200 plaintes ont été déposées. Une commission d’enquête parlementaire créée en réaction note un « défaut d’action » de Bayrou quand il était ministre de l’Éducation. Plusieurs de ses enfants avaient été scolarisés à Bétharram et sa femme y enseignait le catéchisme.

    21 octobre. Sarkozy écroué

    Un président qui passe 20 jours en prison, c’est historique. Reconnu coupable d’association de malfaiteurs pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs rencontrer, à Tripoli, un dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi dans le but de financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire. Un passage express en cellule dans des conditions particulièrement avantageuses.

    8 mai. 80 ans de la victoire

    La France a célébré le 8 mai les 80 ans de la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie qui a capitulé sans conditions, entraînant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des célébrations se sont tenues dans tout le pays, parfois en présence des derniers survivants et témoins directs de cette terrible guerre. Un devoir de mémoire plus que jamais nécessaire à l’heure où les héritiers du fascisme sont au pouvoir, en Italie et en Hongrie, pour ne citer qu’eux.

    13 novembre. Les 10 ans des attentats

    La France a commémoré les attentats terroristes du 13 novembre 2015, où 130 personnes ont été tuées. Ces attaques visant le Stade de France à Saint-Denis, les terrasses de cafés et de restaurants parisiens et la salle de concert du Bataclan, ont été perpétrées par trois commandos islamistes et revendiquées par l’organisation terroriste Daesh (État islamique). Et ce, quelques mois après la série d’attentats de janvier 2015, dont celui contre Charlie Hebdo, qui ont fait 17 morts.

    9 octobre. Badinter panthéonisé

    Le grand avocat et ancien garde des Sceaux Robert Badinter, mort en février 2024, entre au Panthéon le 9 octobre. Cette date correspond à l’anniversaire de l’abolition de la peine de mort dont il est considéré comme le « père », entrée en vigueur en 1981. Le combat de toute une vie. Il a également œuvré à ce que l’homosexualité soit dépénalisée en 1982.

    L.Pi.

  • À l’hôpital d’Apt, amère fin d’année pour le bloc opératoire

    À l’hôpital d’Apt, amère fin d’année pour le bloc opératoire

    Stupeur, colère, espoir, dépit. En six mois, les habitants d’Apt et de son bassin de vie sont passés par tous les états, rarement satisfaisants, au sujet de l’hôpital. Car en juin, profitant de la fin d’autorisation d’activité chirurgicale au 31 décembre, l’Agence régionale de santé (ARS) a décidé de fermer le bloc opératoire et de le transférer vers l’hôpital de Cavaillon.

    Dans le langage très ouaté de l’ARS, cela donne « un ambitieux projet territorial de renforcement de la chirurgie publique sur le Sud Vaucluse, sans dépassement d’honoraires ». Et d’insister sur « l’impact local limité dans la mesure ou la chirurgie pratiquée à Apt est très faible ». Mais, un large front commun inédit a une toute autre lecture de la situation. « C’est une décision de tableau Excel, pas de terrain, qui donne l’impression qu’Apt et le Luberon ne servent qu’à accueillir les Parisiens en vacances, mais pour se faire soigner, allez ailleurs », recampe Dominique Thévenieau. Pendant six mois, le président du comité des usagers de l’hôpital, aux côtés de plusieurs divers collectifs, du syndicat CGT mais aussi des élus du Pays d’Apt, comme la maire LR Véronique Arnaud-Deloy ou la présidente LR du Département, Dominique Santoni, s’est battu contre le départ du bloc à coup de plusieurs manifestations, d’une pétition signée par plus de 16 000 personnes et de quatre recours suspensifs en justice. En vain.

    La population « n’hésitera pas à porter plainte »

    Si les consultations d’avant et d’après opérations seront maintenues à Apt, « les opérations d’activité programmée sont arrêtées depuis le 18 décembre, celle non programmées depuis le 25 pour éviter d’avoir à transférer des patients début janvier », indique Loïc Souriau, directeur de l’ARS 84, pour qui « les choses sont en train de s’organiser de façon sécurisée, garantie et globalement de façon apaisée ». Notamment sur la question du transfert des chirurgiens ou des agents de bloc. « Tout a été fait en comité restreint juste avant Noël sans réel suivi pour les agents », dément Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT Vaucluse. Dans un communiqué, il y a dix jours, le syndicat, tout en ironie adressait de nombreux remerciements, aux « décideurs éloignés de la réalité ». « On était face à un rouleau compresseur, peu importe les dégâts qu’ils peuvent faire, ils se moquent des agents et de la population, c’est le chiffre qui compte, pas l’humain », complète Cathy Larsson.

    « On n’a pas pris cette décision à la légère », défend Loïc Souriau, concédant « une décision peut-être mal comprise » quand on l’interroge sur l’ampleur de la mobilisation qui aurait été de nature à infléchir la fermeture. « Hors particularités de grand éloignement, il n’y a aucun hôpital en France de cette taille qui réalise encore des opérations chirurgicales », assure le directeur de l’ARS 84. Le comité de défense des usagers a toujours contesté « les chiffres biaisés » de l’ARS sur le nombre d’interventions chirurgicales et redoute, en cascade, « la fin du service des urgences la nuit car 40% de son activité, c’est la chirurgie ».

    L’ARS a promis, notamment, une IRM ou un mammographe à l’hôpital. La CGT, tout comme les usagers seront vigilants. « Si des habitants venaient à avoir un souci de santé majeur, ils n’hésiteront pas à porter plainte contre l’ARS et les directions des hôpitaux d’Apt et d’Avignon-Cavaillon », prévient déjà Dominique Thévenieau.

  • Face au RN, Jean-Firmin Bardisa affiche ses colistiers au Pontet

    Face au RN, Jean-Firmin Bardisa affiche ses colistiers au Pontet

    Et si Le Pontet était perdu par l’extrême droite ? La commune centenaire voisine d’Avignon pourrait être gagnée par Jean-Firmin Bardisa. L’actuel élu d’opposition, classé initialement DVD, mène depuis plusieurs mois la construction d’une large liste républicaine, allant du PCF à l’UDI. Une condition sine qua none pour espérer faire chuter Joris Hébrard, maire RN briguant un 3e mandat. D’autant que l’édile aura face à lui son 1er adjoint, Patrick Suisse, qui conduira une liste également.

    Il y a deux semaines, devant l’Hôtel de ville, Jean-Firmin Bardisa a présenté sa première affiche de campagne de la liste, « Le Pontet c’est vous », mais aussi plusieurs colistiers : Christophe Roux, candidat UDI en 2020, Michel et Graziella Lovera (PCF), Simone Guys, Aïssetta Samba, Vincent Montagard ou André Beraha. « Cette présentation marque une étape forte du lancement de la liste, symbole d’un travail collectif et d’une ambition claire : permettre aux Pontétiens de se réapproprier leur ville en lui redonnant un nouveau souffle citoyen », souligne Jean-Firmin Bardisa. Le groupe entame désormais une série de rencontres afin de présenter son projet. Un apéritif citoyen aura lieu le vendredi 23 janvier, à partir de 18h, à la salle Saint-Louis, rue des Épées.

  • Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Quelques activités ludiques et familiales sont encore au programme dans les villes. Qu’il s’agisse d’animations qui jouent les prolongations, de parades, d’ateliers ou encore de spectacles, il y en a pour tous les goûts avant le début de l’année.

    Au programme le 30…

    Dans le cadre des vacances de Noël, le muséum d’histoire naturelle de la Ville d’Aix-en-Provence ouvre ses portes aux enfants de 7 à 12 ans pour un atelier pédagogique, de 14h à 16h. Avec « Dino, qu’est-ce que tu manges ? », observez les dents et griffes des dinosaures de Provence pour déduire leur régime alimentaire (infos et réservation : 04.88.71.81.81, 4,60 euros).

    Du côté d’Hyères, c’est la parade « Le réveillon des souris » qui attend les familles au départ de l’avenue Gambetta, à 15h et 17h30. Un moment féerique et participatif où les enfants pourront embarquer à bord de structures en musique !

    Dans le Vaucluse, à Avignon, c’est une activité pour les grands enfants qui vous attend avec un Cluedo grandeur nature de 15h à 17h. Le musée Angladon se transforme pour permettre aux participants de résoudre les énigmes cachées dans les collections, accompagnés de la médiatrice du lieu (infos et réservation : 04.90.82.29.03, 3 euros la participation).

    Initialement prévu le 23 décembre dans le cadre des festivités de Noël, le feu d’artifice de Brignoles a finalement lieu ce mardi et sera tiré à 18h45 depuis l’école Marie-Curie.

    … et le 31 décembre

    Le quai du Port de Bandol s’anime dès 18h avec un spectacle de drones offert par le port. à minuit, c’est un feu d’artifice tiré depuis le toit du casino Partouche qui vous attend !

    à Orgon, le feu d’artifice sera tiré à 19h au stade Taberner pour que petits et grands en profitent gratuitement.

    Le jardin Bonaparte, à Saint-Raphaël, se met au diapason du réveillon et donne rendez-vous à partir de 18h30 pour une soirée musicale animée par un DJ. Dès 19h30, le feu d’artifice marquera le passage à la nouvelle année.

    Sur les deux jours

    Des lectures de contes sont au programme à la bibliothèque municipale du Lavandou, de 15h à 17h, pour plonger dans la magie des fêtes avec la compagnie Chipoti Chipota. Le 31 uniquement, une parade participative et festive attend petits et grands dans une ambiance de pirates, à 15h et 17h. Elle sera suivie d’un vin chaud à 18h et du feu d’artifice à 19h, le tout sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Les Noëls insolites se poursuivent au chaud à Carpentras, plus précisément au théâtre de la Charité, où les enfants à partir de 2 ans pourront découvrir gratuitement le spectacle le « Minimum Circus » de la compagnie les Baladins du Rire, à 14h30 et 16h30. Enfin, c’est au château de Lourmarin que les enfants pourront profiter d’un jeu de piste de Noël (de 10h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h15, entre 3,50 et 8 euros).