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  • Écoles et collèges : les agents administratifs et techniques en première ligne pour préparer la rentrée

    Écoles et collèges : les agents administratifs et techniques en première ligne pour préparer la rentrée

    Un travail de l’ombre mais essentiel pour le bon déroulement du début de l’année scolaire. Le personnel administratif et technique fait sa rentrée ce lundi, quelques jours avant la pré-rentrée des profs, et une semaine pile avant celle des écoliers, collégiens et lycéens, le 1er septembre.

    Si le retour en établissement de ces personnels non-enseignants fait moins de bruit que la rentrée scolaire officielle, reste que sans eux, rien ne tourne dans les bahuts. « On a les dernières inscriptions d’élèves, il faut préparer les listes de classes, la répartition des élèves… C’est tout un travail administratif pour la pré-rentrée des profs et celle des élèves. Coté intendance, il y a un mois et demi de fermeture à rattraper… Et toutes les inscriptions à la cantine… », campe Florence Marly, gestionnaire au collège Germaine-Tillon, dans le 12e arrondissement de Marseille et co-secrétaire académique du Snasub-FSU, syndicat de l’administration scolaire.

    Des créations de postes

    Au total, selon les chiffres de l’académie d’Aix-Marseille, ce sont 405 personnels de direction et 1 057 personnels administratifs dans les Bouches-du-Rhône qui retrouvent le chemin des établissements. Et dans le Vaucluse, ce sont 122 personnels de direction et 319 pour l’administratif.

    Pour cette rentrée, Florence Marly ne pressent « pas de situation alarmante » au niveau de l’académie d’Aix-Marseille mais un « cumul de manque de moyens pesant ». « Nous n’avons pas eu de suppressions de moyens ni de pertes de postes cette année, c’est plutôt positif. Mais on est quand même dans une situation difficile, suite à plusieurs années consécutives avec des suppressions de postes », explique la syndicaliste. Avant de développer : « Notre académie a été considérée comme moins favorisée que d’autres, donc nous ne connaissons pas la perte de 4 ou 5 postes de support comme ça a été le cas d’autres années. »

    Contactée, l’académie confirme qu’il n’y a pas de perte de postes et assure même qu’il y a plusieurs créations : un poste de direction supplémentaire et trois du côté du personnel administratif. Des renforts bienvenus visiblement.

    D’autant que ces professions sont toujours au cœur de réformes par le ministère de l’Éducation nationale. « Au niveau ministériel, il y a plusieurs réflexions sur l’évolution de nos métiers, notamment pour les gestionnaires ou secrétariat. Et dans le but de tendre vers de nouvelles suppressions de postes », conclut Florence Marly. En attendant, ils mettent les bouchées doubles avant la rentrée des profs et des élèves.

  • Il restaure et recrée des véhicules d’avant-guerre

    Il restaure et recrée des véhicules d’avant-guerre

    Comme tout garagiste en service, Nicolas Bourianne vous accueille en serrant le poignet, histoire d’éviter de noircir les mains de cambouis. Mais son atelier, « Revival Engineering », à la sortie nord de Malaucène, est plutôt discret. Ici, on n’amène pas sa voiture, pour une révision classique, que l’on récupère quelques heures plus tard. D’ailleurs, Nicolas Bourianne préfère le terme d’atelier de restauration. « Garagiste, je l’associe aux voitures modernes, ici on ne fait que des modèles d’avant guerre », expose le patron, ingénieur mécanicien.

    Un secteur de niche, réservé à des passionnés – très – fortunés, qui traduit cependant un savoir-faire local. Si en Vaucluse, deux autres ateliers sont aussi dans les modèles anciens, Nicolas Bourianne est le seul à proposer l’entretien mais aussi et surtout la restauration et reconstruction de véhicules de prestige. « On fait de l’avant-guerre car ce sont les autos qui nous plaisent. Les voitures plus modernes, les youngtimer [précollection], tout le monde le fait », fait valoir ce passionné de 43 ans, dont le fils de 14 ans commence déjà à bricoler des motos. Un début d’atavisme familial alors que Nicolas Bourianne n’a jamais baigné dans le milieu : « J’ai eu la chance de découvrir ma passion, personne dans ma famille n’a de voitures de collections ».

    Une Delage championne du monde 1927 sur l’établi

    Originaire de Séguret, il a d’abord eu son atelier à Sarrians avant de déménager, il y a 3 ans, à Malaucène. Difficile de déambuler dans son atelier sans risquer de croiser François, allongé sous une Bugatti en cours de restauration, de manquer de se taper le pied sur une imposante roue ou de passer à côté d’un moteur recrée installé sur une bande de démarrage. « La Buggati bleue de 1928, là? C’est de la restauration, il y avait le châssis, l’essieu, le pont, la boîte, le moteur », illustre Nicolas Bourianne. Parfois, il faut partir d’une feuille blanche pour une construction, avec le bureau d’études au sein de l’atelier. « On dessine et reconstruit les pièces, on possède un département moteur, chaudronnerie… tout ce qu’il faut pour être au maximum autonome », résume l’ingénieur mécanicien.

    Sa clientèle est très large et internationale. États-Unis, Nouvelle-Zélande et même la présidence du Portugal. « On a restauré une Panhard et Levassor. L’an dernier pour les 100 ans de l’automobile club du Portugal, j’ai été le chauffeur du président dans les rues de Lisbonne », confie Nicolas Bourianne. Mais le projet phare, qui l’occupe depuis plusieurs années, c’est une Delage 15 S8 de Grand Prix, dont il est impératif d’avoir achevé la reconstruction en 2027, afin de marquer le centenaire de la victoire de cette voiture au championnat du monde des manufacturiers, compétition prémices de la F1. « C’est un projet complètement démentiel parce que la voiture a été détruite, des collectionneurs ont récupéré quelques morceaux. On a eu la chance de s’appuyer sur une base photos de la Delage numéro 1 pour recréer de toutes pièces la Delage de 1927 », s’enthousiasme l’ingénieur.

    « On se demande à l’époque comment ils arrivaient à fabriquer certaines pièces sans la technologie d’aujourd’hui, qu’on a du mal à refaire », constate-t-il. Manière d’aborder le savoir faire mécanique particulier, aucun diplôme n’existant en la matière. «Ce n’est pas parce qu’on a été mécanicien de course au Mans qu’on s’y connaît : il faut un bagage théorique important, avoir vu des lignes de fabrication, connaître l’usinage, la thermodynamique, la mécanique des fluides…», expose l’ingénieur « Mais le critère le plus important, c’est la passion. Tous les matins, j’ai l’impression d’être en congés », conclut-il.

    « Le critère le plus important, c’est la passion »

  • Ferme aux Crocodiles : des varans à queue bleue rejoignent le parc de Pierrelatte

    Ferme aux Crocodiles : des varans à queue bleue rejoignent le parc de Pierrelatte

    Une nouvelle espèce a fait son entrée à la Ferme aux Crocodiles, un grand parc zoologique à Pierrelatte (Drôme), localité proche du Vaucluse. Un couple de varans à queue bleue, lézards originaires de Nouvelle-Guinée, est arrivé jeudi 7 août dans son nouveau domicile. « Cette espèce est absente des parcs zoologiques et elle revêt un certain mystère parce qu’on ne sait pas trop encore comment la faire reproduire en captivité », s’enthousiasme le directeur de la ferme, Samuel Martin.

    Les animaux ont été placés dans un vivarium au sein de la réserve tropicale. « Pour l’instant, ils sont encore trop timides pour sortir, donc ils sont visibles quand ils se laissent voir, assure le propriétaire du parc. C’est plutôt en début ou en fin de journée ». Un des objectifs du parc est, qu’à terme, les deux varans se reproduisent. Pour l’instant, le couple vit ensemble, mais ne semble pas encore être tombé sous le charme l’un et de l’autre. Si une vie commune finit par apparaître impossible aux yeux des responsables animaliers, les reptiles devront faire chambre à part. « Ça demande pas mal d’observations et d’expériences pour pouvoir déceler en journée ce qui a pu se passer la nuit, explique Samuel Martin. Quand ils se croisent, on ne sait pas trop comment ça se passe. Ce qu’on a observé pour l’instant, c’est qu’il n’y a pas d’animosité ».

    Plus de 600 espèces végétales et animales

    Si ces varans ne se dévoilent pas facilement aux yeux du public, il reste néanmoins plus de 600 espèces et variétés de plantes à admirer dans la serre d’un hectare. Plusieurs animations présentées par un guide, comme le nourrissage quotidien des oiseaux ou des tortues, sont également comprises dans le ticket d’entrée. « On fait un vrai travail de transmission pour que cette visite en famille soit aussi ludique et divertissante qu’intéressante et formatrice », se félicite Samuel Martin. Près de 300 000 visiteurs par an viennent à la rencontre des reptiles.

    Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h. Sur place, 3-12 ans : 13 euros. Adulte : 20 euros.

  • Dans les Hautes-Alpes, [Les Petits Débrouillards] du Vaucluse vivent une immersion dans la nature

    Dans les Hautes-Alpes, [Les Petits Débrouillards] du Vaucluse vivent une immersion dans la nature

    Treize ados du Vaucluse ont troqué le bitume pour les montagnes des Hautes-Alpes, le temps d’une semaine à Valdoule. Accueillis par l’association Créa’Sud, ils ont vécu une immersion au grand air imaginée par Les Petits Débrouillards : balades en nature, observation du ciel étoilé, découverte de musiques du monde, visite d’une distillerie locale… Chaque jour, ils ont préparé leurs repas et partagé leurs nuits dans de grands tipis. Ce partenariat avec Créa’Sud a mêlé hébergement atypique et animations locales, offrant à ces jeunes, souvent issus de quartiers prioritaires, une parenthèse inoubliable, riche en découvertes et en rencontres.