Tag: Vaucluse

  • Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    À l’inverse des séances du conseil municipal, ce genre de rendez-vous de début d’année dans les quartiers manqueront à Cécile Helle dans trois mois quand elle aura quitté l’Hôtel de ville. La maire (PS) affectionne ces cérémonies de vœux, permettant d’être au plus près des habitants « pour nourrir ma réflexion et projets », redit-elle, ce mardi soir à la maison commune Nord, théâtre du coup d’envoi de ce « marathon » *. Une année « dans un contexte singulier », puisque des municipales auront lieu dans deux mois (15-22 mars), interdisant au maire de faire l’éloge de son action et projets, et « parce que j’ai fait le choix de ne pas solliciter de 3e mandat ».

    Cécile Helle estime avoir fait le job : « Je crois en l’action par la preuve, la transformation de la ville est suffisamment tangible pour ne pas avoir à le dire », revendique la première magistrate qui se permet « deux pas de côté » en citant deux exemples concrets sur le quartier, le démarrage de la rénovation urbaine à la Reine-Jeanne et la Grange d’Orel ou le rôle de l’épicerie sociale et solidaire. Son discours d’une vingtaine de minutes a aussi été l’occasion de s’épancher sur la façon de concevoir son rôle de maire et de dresser un portrait chinois de son successeur possible à gauche. Au sein de la majorité, le renoncement la veille de Joël Peyre – absent mardi soir a rebattu les cartes. Les deux adjoints candidats déclarés, David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention) étaient présents tout comme Zinèbe Haddaoui (ex-PS), membre d’Avignon citoyen, collectif pas vraiment en phase avec la méthode Fournier et qui pourrait pencher vers Mathilde Louvain (LFI).

    « Être maire a été un engagement exclusif, on n’imagine pas le don de soi et l’énergie que cela demande, quand un drame survient dans la ville, cela nous touche directement au cœur », prévient Cécile Helle. Dans l’assistance, David Fournier, semble acquiescer. Encore plus quand la maire parle de « proximité et d’humanité » et « souhaite la continuité par rapport à 2014 ». « Je souhaite le meilleur pour Avignon et je ne doute pas que c’est ce qu’il se passera », conclut-elle.

    « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise »

    En aparté avec la presse, elle accepte de se livrer un peu plus. En décembre, avant son ultime conseil municipal, Cécile Helle nous confiait avoir « une préférence ». S’est-elle évaporée avec Joël Peyre ? « J’ai toujours dit que ma préférence était celle du candidat du rassemblement à gauche », détourne-t-elle en reconnaissant que « Joël Peyre avait des qualités » pour être maire. Difficile désormais de l’imaginer ne pas se tourner « avant la fin du mois » vers David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », lâche Cécile Helle. Le candidat inaugure ce samedi son local de campagne. Des échanges entre les intéressés ont lieu pour formaliser ou pas la présence, et donc le soutien, de la maire ce jour là. « Je n’ai pas encore décidé », conclut-elle.

    * Huit autres cérémonies
    sont encore prévues jusqu’au 28
     janvier à Montfavet en clôture. Dont la suivante dès ce mercredi pour la Barthelasse (18h30, société nautique).

  • Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    C’est une histoire glaçante et à peine croyable que connaît Zaïd, petit avignonnais de même pas une semaine. Né le 1er janvier à l’hôpital d’Avignon, vers 1h30, il est présenté comme le premier bébé 2026 par un article dans La Provence. Une information classique du 1er janvier mais qui a pris depuis une tournure nauséabonde. La publication sur les réseaux sociaux de nos confrères a été la cible d’un déversoir haineux et raciste en raison de la consonance du prénom de l’enfant.

    Sur X (ex-Twitter), la publication a été vue plus de 1,7 millions de fois poussant ensuite La Provence à retirer son tweet. Sur Facebook, plus de 11 400 commentaires restent actifs, bien que le journal ait bloqué les réactions. Ce mardi, Olivier Biscaye, directeur de la rédaction a fini par réagir dans un édito : « Notre vigilance a un temps permis de les réguler [les « écrits extrémistes »] mais la violence a repris de plus belle ». Et d’indiquer qu’il « était hors de question de supprimer l’article au nom d’un principe qui nous semble évident, l’extrémisme ne peut pas gagner, supprimer cet article, signifiait notre renoncement à des valeurs de respect et d’ouverture auxquelles nous croyons ». Difficile d’être exhaustif face au déferlement abject subi par Zaïd. Mais citons pêle-mêle, « on aurait du l’avorter », « les nuisibles d’Allah ne sont pas Français […], il faut les remettre dans leurs réserves naturelles africaines », « Erreur de pays ! C’est Marcel ou Germaine en France… », ou « Le premier migrant terroriste de 2026 ».

    Des propos tous susceptibles d’être condamnés par la justice, reposant aussi la question des réseaux sociaux et de leur régulation. Cette campagne de haine a même trouvé un écho en Algérie, où le média en ligne TSA parle de Zaïd comme de « la plus jeune victime de haine au monde ». Quelques autres commentaires indignés ont réagi en souhaitant la bienvenue à Zaïd. « La France, ce n’est pas un prénom. La France, c’est aussi des valeurs : respect, humanité, dignité et elles commencent par la façon dont on parle d’un enfant », écrit une internaute. Localement, le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault s’est rapidement ému : « Le racisme s’est tellement banalisé qu’aujourd’hui ils s’en prennent même à un bébé qui vient de naître. Bienvenue à Zaïd. Déjà tellement plus beau que les immondes racistes ». Le 4 janvier, le collectif No Pasaran jeunes a réalisé plusieurs collages de soutiens à Montfavet, où vit sa famille, souhaitant la « bienvenue à Zaïd, Avignon est ta maison, Montfavet est anti raciste ».

  • Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    À un peu plus de deux mois du premier tour des municipales, le renoncement de Joël Peyre donne un coup d’accélérateur de la campagne à gauche. « Je salue le travail effectué par Joël au cours des mandats passés ensemble, je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui et continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche », réagit David Fournier (PS), adjoint au maire, aujourd’hui le mieux placé dans la majorité, porté par le sondage de La Provence (18%) et le soutien de plusieurs partis (Les Écologistes, Génération écologie, le Parti animaliste, l’Après) ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. La semaine dernière, Benoît Belvalette (Place publique) s’est aussi rapproché de David Fournier. « Les négociations sont très avancées, on peaufine les derniers détails », confie le chef de file socialiste, qui promet de nouveaux soutiens samedi matin lors de l’inauguration de son local de campagne.

    Peu de chance d’y croiser, Zinèbe Haddaoui (ex-PS) ou Julien De Benito (PCF), tous deux adjoints, et membres d’Avignon collectif, un mouvement citoyen qui ne se retrouve pas pour l’heure dans les candidatures de gauche, et que soutient aussi Génération.s. « On peut comprendre le retrait de Joël qui a pris acte que la dynamique ne prenait pas », observe Zinèbe Haddaoui, créditée à 3,5% dans le sondage sans être candidate. « Malgré ses qualités, son caractère austère n’a pas permis d’implanter Joël dans la campagne », constate Julien De Benito, aussi co-chef de file des communistes pour les municipales. Samedi dernier, la section PCF d’Avignon a acté un choix, qui reste suspendu à l’aval du conseil national de ce samedi. Quant à Avignon collectif, une réunion était prévue ce lundi soir puis ce mardi. « L’idéal reste une union, là où le collectif va se pencher, ça va gagner », estime Zinèbe Haddaoui alors que l’option d’un rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI) reste d’actualité. Bien moins que l’hypothèse de rejoindre Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et l’un des moins à gauche dans la majorité actuelle. Ce dernier (4,5% dans le sondage) ne semble pas prêt à renoncer. Dans un communiqué de son mouvement Confluences citoyennes, il « poursuit son action avec clarté et détermination » estimant « porter la seule candidature à gauche capable de rassembler et de fédérer, au-delà des frontières partisanes, un spectre politique républicain large ».

  • Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Quelle que soit l’issue du scrutin des municipales (15 et 22 mars), voilà une décision majeure à gauche dans sa quête d’unité. Joël Peyre (PRG) annonce, ce lundi dans un communiqué, son retrait de la course des municipales. « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat », indique l’actuel élu aux finances de Cécile Helle. Il était l’un des premiers pourtant au sein de la majorité à s’être lancé pour prendre le relais de la maire (PS) sortante qui, il y a 11 mois, avait renoncé à briguer un 3e mandat.

    « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années », justifie Joël Peyre, qui, parmi les prétendants à gauche, revendiquait le plus l’héritage de Cécile Helle. Si la première magistrate n’a pas encore pris position pour son successeur, le nom de Joël Peyre revenait avec insistance. La décision de Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets » a mûri pendant les fêtes et a été actée ce vendredi soir en collégialité avec son équipe de campagne et de soutiens, dont une dizaine d’élus de la majorité.

    « Je ne pouvais pas partir seul avec un sondage comme ça », confie, à La Marseillaise, Joël Peyre. Juste avant Noël, la parution, dans La Provence, d’une étude d’opinion le créditant de 5%, très loin derrière David Fournier (PS) à 18%, a largement pesé dans la balance. Mi-décembre lors de l’inauguration de son local de campagne, beaucoup attendaient d’ailleurs les résultats du sondage pour se compter. C’est chose faite. Mais le renoncement de Joël Peyre ne vaut pas soutien à David Fournier ou encore à Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, toujours en lice (lire leurs réactions ci-dessous).

    Aucun soutien prévu avant le premier tour

    « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis, développe le Monsieur budget d’Avignon. Afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une course à l’échalote vide de sens. » Joël Peyre nous confirme que si l’union n’a pu se faire jusque-là, c’est que « chacun était persuadé de pouvoir être l’incarnation du rassemblement ». « J’en prends ma part », poursuit-il, soulignant que « l’impossibilité de s’accorder mènerait à une défaite inévitable ».

    Dans son communiqué, Joël Peyre appelle tout de même à « défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse » mais pique ses ex-alliés potentiels avec qui le dialogue a été permanent. Il prévient qu’il ne faut pas « céder ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens ». Parmi ses soutiens membres de la majorité, Bernard Autheman « partage le constat que l’union n’était pas possible ». « J’ai l’intime conviction que Joël aurait été un bon maire, je regrette que le passage de relais [en mairie] n’ait pas été mieux anticipé et organisé », note l’élu aux musées et bibliothèques.

    Le choix de Joël Peyre marque la fin de son aventure politique. « Cela aurait été mon dernier mandat », assure celui qui était élu depuis 2001, enchaînant deux mandats dans l’opposition et deux comme élu en charge des finances. Questionné pour savoir s’il compte prendre position in fine pour un candidat, l’élu est catégorique : « Non, ou après le 15 mars. On était en contact et ça n’a pas fonctionné, donc je ne vois pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant », conclut-il. Ou quand les électeurs auront déjà bien réduit les perspectives.

  • Venezuela : à Avignon, Martigues et Toulon, les Provençaux concernés

    Venezuela : à Avignon, Martigues et Toulon, les Provençaux concernés

    Plus de deux cents manifestants se sont réunis devant l’Hôtel d’Avignon ce lundi 5 janvier dans un froid glacial contre « l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela et l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores ».

    Un peu serrés par les installations de Noël, pas encore démontées, l’esprit des fêtes a laissé place à la colère pour les membres et sympathisants d’un collectif unitaire constitué d’une quinzaine d’organisations, dont le PCF, LFI, la CGT, la FSU, EELV ou encore la LDH ou Pax Rhona. « Ils veulent faire pareil qu’au Chili dans les années soixante-dix. Trump veut s’emparer de leur pétrole », considère Bernard Recquerie, membre de France Amérique Latine en Vaucluse.

    Menace pour la France

    Des prises de parole se sont enchaînées sur le parvis de la place de l’Horloge entre les El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni jamais ne sera vaincu ») lancés par les manifestants. Comme Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF du Vaucluse, qui regrette la déclaration d’Emmanuel Macron, la qualifiant d’une « extrême gravité en se félicitant de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère ». Ou encore Fabienne Haloui, vice-présidente de la section LDH Avignon Orange Carpentras, qui dénonce une « violation flagrante des principes de l’égalité ». « La France aussi est sous la menace impérialiste », rappelle Vincent Gauthier, militant LFI, en citant, entre autres, l’interdiction de séjour aux États-Unis de l’ancien commissaire européen Thierry Breton.

    Et aussi

    Le PCF de Gardanne

    C’est via un communiqué que la section PCF de Gardanne et des élu.es du groupe Collectif Citoyen Gardanne Biver a tenu à réagir à « l’agression impérialiste contre le Venezuela ». Dénonçant les « prétextes fallacieux » et le « mépris le plus total du droit international », ils soulignent que la position du président Macron leur « paraît particulièrement irresponsable ». Condamnant cette invasion, ils appellent au « respect du droit international et de la souveraineté du peuple vénézuélien » et demandent une « réunion de la commission de sécurité de l’ONU ».

    CGT Paca

    Dans un communiqué commun, le comité régional de la CGT et les six unions départementales dénoncent une « agression militaire unilatérale ». « Les puissances financières ne s’encombrent même plus d’utiliser les structures politiques pour servir leurs intérêts », s’alarment les signataires, affirmant leur soutien au peuple vénézuélien.

    À Toulon
    À Martigues
  • Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Joël Peyre était l’un des premiers à s’être positionné au sein de la majorité pour prendre la suite de Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon, à l’Hôtel de ville. Mais l’actuel élu aux finances annonce, ce lundi, son retrait de la course aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026 », indique Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets », dans un communiqué ce lundi. « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement », justifie-t-il. Malgré de nombreux soutiens au sein de la majorité et l’inauguration de son local de campagne le 18 décembre, le sondage paru le 20 décembre dans La Provence ne le créditant que de 5% -très loin derrière David Fournier (PS) à 18%- a certainement pesé dans ce retrait.

    Cette décision est un acte fort en vue de l’unité de la gauche alors que Benoît Belvalette (Place publique), a opéré un rapprochement avec David Fournier. Preuve que les discussions étaient compliquées avec l’adjoint à l’administration municipale, Joël Peyre ne lui apporte pas son soutien. « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une « course à l’échalote » vide de sens», livre Joël Peyre.

    Plus d’infos à lire dans La Marseillaise du mardi 6

  • Une aide de 100 000 euros pour diversifier la viticulture en Vaucluse

    Une aide de 100 000 euros pour diversifier la viticulture en Vaucluse

    Fin novembre, la ministre de l’Agriculture annonçait le déblocage d’une rondelette somme de 130 millions d’euros pour l’arrachage définitif de vignes. Depuis plusieurs années, entre la baisse de la consommation et les difficultés à l’export, le vin ne fait plus recette. L’arrachage de vignes se concentre surtout dans le Bordelais, le Sud-Ouest ou le Languedoc, moins – pour l’heure – en Vaucluse. À mi-2025, la première campagne d’arrachage n’avait concerné que 2% du vignoble.

    Enlever les vignes, oui, mais pas pour laisser des hectares en friche. Le mot diversification est à la mode chez les agriculteurs, principalement les viticulteurs dont la filière représente 60% de la part agricole de Vaucluse. Le conseil départemental est sensible au sujet. C’est en ce sens que, lors de la dernière séance mi-décembre, Dominique Santoni a proposé « de dégager une enveloppe de 100 000 euros pour la diversification agricole ». « C’est important dans cette période particulièrement compliquée pour nos agriculteurs », a justifié la présidente LR.

    Une initiative qui fait suite à l’interpellation de Jean-François Lovisolo, lors de la séance de novembre. Aux côtés de sa binôme Noëlle Trinquier, mais aussi des élus agriculteurs Max Raspail et Alexandre Roux, le conseiller départemental (DVG) et éphémère macroniste dépeignait la « situation critique depuis 4 ans de la viticulture vauclusienne », souhaitant « l’organisation d’une concertation » avec la chambre d’agriculture, les syndicats et la Région.

    Vers où seront fléchés ces 100 000 euros ? La réponse est un peu trop prématurée à ce stade. « On a eu une réunion de travail interservices, il y a plusieurs scénarios et projets à présenter à la présidente avant de faire des arbitrages », répond Christian Mounier, vice-président (DVD) du Département en charge de l’agriculture, contacté ce vendredi. Celui qui est aussi maire de Cheval-Blanc confirme que l’aide sera ciblée sur la viticulture. « On s’oriente avec certitude vers une aide particulière aux Jeunes agriculteurs en modifiant le dispositif Graines d’avenir [destiné à l’aide à l’installation de nouvelles générations d’agriculteurs] », précise Christian Mounier, assurant que l’aide sera opérationnelle « avant l’été ».

    L’aide sera en vigueur « avant l’été »

    Car il y a désormais urgence. « Un temps épargnés par ce contexte, le Ventoux et le Luberon bénéficiaient d’une demande encore dynamique en blanc et en rosé. Mais pour ces AOP également, la crise s’étend et met désormais en péril l’ensemble de notre filière viticole, constate Jean-François Lovisolo. Notre agriculture traverse non plus une crise conjoncturelle, comme nous avons pu en connaître, mais bien une crise structurelle. » L’ex-député appelle donc à soutenir financièrement la diversification des exploitations, « un véritable virage économique pour nombre d’exploitants ».

    Si tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a « pas de solution miracle », l’amande, la pistache, l’olive et la truffe semblent aujourd’hui des secteurs porteurs. Au-delà de l’impact économique pour le secteur viticole, il est aussi question de « la qualité de nos paysages et leur entretien, qui participent pleinement au flux touristique dont le département ne peut se priver », alerte Jean-François Lovisolo. D’autant que les typiques champs de lavande sont aussi en sursis.

  • 80e édition du Festival d’Avignon : découvrez ce qui vous attend en 2026 en Vaucluse

    80e édition du Festival d’Avignon : découvrez ce qui vous attend en 2026 en Vaucluse

    Un festival d’anniversaires

    Temps fort habituel du mois de juillet à Avignon, le Festival connaîtra sa 80e édition, du 4 au 25 juillet. Tiago Rodrigues, son directeur, qui a été reconduit en septembre pour 4 ans, a choisi le coréen comme langue invitée. Pour la seconde année, le festival Off alignera ses dates aussi sur le In. Le Off célébrera, lui, ses 60 ans. 2026 sera marquée par d’autres traditionnels festivals, comme l’Insane à Apt (14 au 16 mai) dont ce sera la 10e édition. Mais aussi Id-Ile sur la Barthelasse (5-6 juin) ou bien sûr les Chorégies d’Orange (19 juin-18 juillet), malgré une programmation réduite. À Avignon, Festo Pitcho, destiné aux enfants, fêtera ses 20 ans (28 mars-12 avril).

    Bonpas et déviation d’Orange se poursuivent

    En matière d’aménagements routiers majeurs, ce ne sera toujours pas l’année de la LEO (liaison Est-Ouest), tombé dans les oubliettes de l’État. Mais deux chantiers majeurs en la matière, pilotés par le Département, se poursuivent. À commencer par celui de Bonpas à Avignon sud. 2026 doit raccorder le giratoire, couvrir 85% du canal, construire un deuxième giratoire et réaliser huit des neuf ponts planifiés. Prévus pour durer jusqu’à fin 2027, les travaux visent à résorber ce point noir du trafic vauclusien, moyennant plus de 37 millions d’euros. Du côté d’Orange, la déviation routière entrera dans sa phase finale, avec la seconde section au Nord ouverte au printemps, et la première, au Sud, livrée pour début 2027.

    Un nouveau pôle patrimonial

    Adieu les archives départementales au sein du palais des Papes. Fin avril, le Département doit inaugurer, à Agroparc, le bâtiment Memento, son nouveau pôle des patrimoines. Depuis plusieurs mois, les services déménagent quelque 28 km d’archives. Le site de 11 600 m2, qui a coûté 31 millions d’euros, accueillera aussi le service archéologie ou les réserves des trois musées départementaux. Il sera un lieu d’expositions et de conférences.

    Des études pour rouvrir

    Fontaine-de-Vaucluse

    En théorie inaccessible depuis le printemps 2024 en raison du risque d’éboulement, le gouffre de Fontaine-de-Vaucluse est devenu hors d’atteinte, en mai dernier, avec la pose d’un portail. Joyau patrimonial et touristique, l’importante source de la Sorgue a fait l’objet d’une dizaine de scénarios pour envisager sa réouverture tout en le sécurisant et préservant l’aspect environnemental. Aménagements de mise en valeur, passerelles de contournement et dispositifs immersifs sont évoqués.

    Le Tour féminin au Ventoux

    Un an après le passage du Tour de France et l’arrivée au sommet du Ventoux, ayant vu la victoire du Français Valentin Paret-Peintre, le Géant de Provence recevra cette fois le Tour de France femmes. Le vendredi 7 août, la 7e étape reliera la Voulte-sur-Rhône (Ardèche) au Mont Ventoux. Un peu plus tôt dans l’année, le 13 mars, une étape du Paris-Nice arpentera longuement les routes vauclusiennes entre Barbentane et Apt, via Robion, Lourmarin ou la côte de Saignon.

    Réouverture partielle

    du Rocher des Doms, à Avignon

    Fermé depuis octobre 2024, le jardin du Rocher des Doms est en train d’achever sa mue et doit rouvrir au public en mars prochain. Une seconde phase de travaux est prévue ensuite, de septembre à juin 2027, mais l’essentiel de ce parc remarquable au-dessus du Rhône, dans l’intra-muros, sera rendu à la population. À Avignon aussi, la piscine du centre-ville Pierre-Reyne devrait rouvrir en fin d’année, après 18 mois de travaux de rénovation.

  • Avec des initiations gratuites, le golf cherche à plaire à tous

    Avec des initiations gratuites, le golf cherche à plaire à tous

    Septième sport qui compte le plus de licenciés en France, devant notamment la natation ou le rugby, le golf ne veut plus être perçue comme une discipline réservée qu’à une élite fortunée. Depuis plusieurs années, le club d’Avignon Châteaublanc cherche à casser cette image et propose, les week-ends, des initiations de deux heures totalement gratuites *. Avec « un objectif simple : rendre ce sport plus accessible et le faire découvrir au plus grand nombre. Ces séances permettent à des personnes de tous horizons de franchir la porte du golf, souvent pour la toute première fois, dans un cadre convivial et sans engagement », présente Adrien Scafidi, responsable communication du golf.

    En ce dernier samedi de décembre, une dizaine de personnes aux profils très variés s’est inscrite. Sous un beau soleil hivernal, Gabriel, prof du jour, remet un set de plusieurs clubs à chacun et, avant même de parler vocabulaire golfique et technique, démine le terrain. « N’importe qui peut se rendre au golf, il y a un bar-restaurant accessible à tous [à l’issue de l’initiation, une consommation est même offerte] tout comme le practice [terrain d’entraînement] avec des seaux de 40 balles à 3,20 euros donc le côté cher, on oublie d’entrée », pose-t-il. S’en suit un cheminement en plusieurs étapes sur le green, « qui s’apparente le plus au minigolf », au plus près du trou puis en s’en éloignant et changer de type de club d’un putter à un fer 7 ou 9.

    « Je veux en refaire et m’inscrire », apprécie Malo, 14 ans, plutôt branché foot. Preuve que les initiations ne sont pas sans lendemain, « cette année, près de 350 personnes y ont participé et à l’issue, environ 140 participants ont choisi de poursuivre l’expérience en souscrivant un abonnement, ce qui démontre l’efficacité de ces actions pour démocratiser la pratique et renouveler le public du golf », se félicite Adrien Scafidi. Plusieurs formules sont proposées avec des cours collectifs, « où vous vous faites rapidement des connaissances pour ensuite jouer », assure Gabriel ou une formule tout compris avec cours à volonté et un set de clubs offerts. Avec plus de 440 000 licenciés, le golf a connu ces dix dernières années une progression de 8% de ses adhérents. « Ces chiffres confirment que les initiatives de découverte, comme les nôtres, jouent un rôle important dans le renouvellement et l’élargissement du public golfique », conclut Adrien Scafidi.