Tag: Vaucluse

  • José Palazon nous a quittés

    José Palazon nous a quittés

    José avait connu ses jours de gloire dans les années 80 en remportant deux années consécutivement le titre de champion de France triplette 1979-1980 en compagnie de Norbert Pancin et Gérard Jaffuel.

    Respecté, il a marqué son époque par son talent de tireur.

    La Marseillaise présente ses sincères condoléances à sa famille, ses amis.

  • Deuxième lame d’arrêtés pour ralentir les trottinettes à Avignon

    Deuxième lame d’arrêtés pour ralentir les trottinettes à Avignon

    « On a un bon client là », lance à des policiers municipaux Jean-Luc Queyla, adjoint à la sécurité d’Avignon, en voyant arriver un jeune avec ses écouteurs sur sa trottinette électrique. Une opération de contrôle et de prévention des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) était organisée ce mercredi 17 juin à l’entrée de la rue de la République.

    Alors qu’une quinzaine de trottinettes ont été saisies temporairement – elles seront restituées sur présentation d’une attestation d’assurance – par les agents, et qu’une quarantaine de verbalisations ont été dressées, le maire Olivier Galzi (DVD) en a profité pour exposer un nouvel arrêté d’interdiction de circulation de ces engins. Ainsi, dans une zone concernant la rue de la République, une partie de la rue Thiers et les rues de l’hypercentre situées entre les deux, les conducteurs devront poser pied à terre à partir du 1er juillet, sous peine d’une amende de 135 euros. Cela concerne également les autres EDPM, à savoir les gyropodes, les monoroues ou encore les hoverboards. À cette même date, ils devront également porter un casque (notre édition de ce lundi 15 juin).

    « La priorité est la sécurité des piétons », insiste Olivier Galzi. Un périmètre limité car « c’est tout de même un transport vertueux ». La personne qui gare son véhicule dans un parking relais, soit à Piot, soit aux Italiens, peut ainsi toujours se rendre en centre-ville rapidement. Devant le stand de prévention de la préfecture, le directeur de cabinet du préfet, Thibaut de Cacqueray, estime que les services ont « fait assez de câlinothérapie » et qu’il n’y aura désormais « plus de tolérance ». Ce, après avoir évoqué les deux personnes décédées en trottinette dans le Grand Avignon.

  • Les « musiques en fête » aux Chorégies d’Orange

    Les « musiques en fête » aux Chorégies d’Orange

    Comme il est de coutume depuis 15 ans, l’ouverture des Chorégies d’Orange coïncide avec la soirée « Musiques en fête », diffusée en direct sur France 3. Cette année, le vendredi 19 juin au Théâtre antique. Un rendez-vous assuré par l’Orchestre national de Cannes dans le but de « réunir sur une même scène les plus belles pages de la musique classique et lyrique, les grands standards de la chanson, les comédies musicales de Broadway et les plus belles musiques de films ».

    Cette date inaugurale donnera ainsi le la d’un programme 2026 qui « associe l’excellence des artistes à la diversité des propositions avec le choix assumé de s’adresser à tous les publics », résume Richard Galy, président de la Société publique locale (SPL) des Chorégies qui n’attend plus que l’aval de l’État pour transiter vers le statut d’Établissement public de coopération culturelle (EPCC). Suite à la démission de Jean-Louis Grinda, en poste depuis 10 ans, un nouveau directeur artistique doit être nommé à l’issue d’un conseil d’administration prévu la semaine prochaine.

    Traviata et Katerine

    La présente édition marquera le retour de La Traviata de Verdi, le 4 juillet, doté d’une « distribution exceptionnelle avec Jessica Pratt dans le rôle-titre aux côtés de Ludovic Tézier ». Parmi les autres temps forts, la venue de la grande soprano Nadine Sierra, le 27 juin, ou encore une invitation faite le 7 juillet au chanteur Philippe Katerine « à faire entendre ses textes et mélodies en version orchestrale avec l’Orchestre national Avignon-Provence ».

  • Un forum pour structurer l’inclusion à Avignon

    Un forum pour structurer l’inclusion à Avignon

    C’est à partir de son propre vécu qu’Annabelle Vega a eu l’idée de mettre en place un forum réunissant l’ensemble des acteurs de l’inclusion, comme première action en tant que conseillère municipale (UDI) déléguée au handicap et à l’accessibilité. Touchée aux cervicales et à la moelle épinière après une chute liée à de l’épilepsie, « je me suis aperçue qu’il y avait énormément de dispositifs, mais pas suffisamment d’information, les familles ne savent pas à quelle porte frapper ». La nouvelle élue a impulsé, ce mercredi à l’Hôtel de Ville, une rencontre entre une trentaine de structures et associations liées au handicap. « On va essayer de simplifier l’accès aux ressources et parcours de vie », espère-t-elle.

    Un constat partagé par l’association des paralysés de France (APF). « On s’aperçoit que nous sommes beaucoup à faire la même chose, ce forum aide à créer des ponts et partenariats pour être complémentaires et pas en doublon, cela enrichit in fine l’offre », souligne Cindy Bonet-Amedeau, chargée de développement des actions associatives à l’APF 13/84.

    Au cours de la journée, plusieurs moments d’échanges entre professionnels ont eu lieu, tandis qu’en continu, les personnes en situation de handicap et leurs familles pouvaient se renseigner sur leurs droits ou projets.

    « Ce forum doit faire en sorte que chaque structure reparte avec un numéro de téléphone, une idée, un projet », poursuit Annabelle Vega, satisfaite de la mobilisation des acteurs et qui n’exclut pas de renouveler ce type d’opérations sous un format différent. Pour l’heure, l’élue ne s’aventure pas trop à livrer une feuille de route sur le mandat. Dans son programme, le maire Olivier Galzi (DVD) estimait que « le handicap n’est pas une question de compassion, mais une question de droits et de citoyenneté ». Un plan « zéro obstacle » a été promis, de même qu’un « conseil avignonnais du handicap, une instance de co-décision composée d’associations, d’experts d’usage et d’élus pour piloter et évaluer toutes les politiques publiques liées au handicap ».

  • Affaire Bruel : le maire de L’Isle-sur-la-Sorgue « stupéfait »

    Affaire Bruel : le maire de L’Isle-sur-la-Sorgue « stupéfait »

    Depuis près de 20 ans, Patrick Bruel a pris ses quartiers à L’Isle-sur-la-Sorgue, en développant des activités économiques au sein d’un domaine viticole et oléicole, puis, depuis septembre, avec un hôtel 5 étoiles à l’entrée du centre historique. Autant dire que la mise en examen du chanteur pour une série de viols fait réagir localement. Longtemps muet, le maire, Pierre Gonzalvez, est sorti du silence en fin de semaine, se disant « aux côtés des victimes ».

    « Je ne supporte plus que l’image de la Ville de l’Isle-sur-la-Sorgue soit associée à l’affaire Patrick Bruel, déplore l’édile. Le sujet est grave. Si Patrick Bruel et moi-même avons développé une relation cordiale, la découverte de cette affaire m’a stupéfié comme bon nombre de mes concitoyens. Alors que la justice doit suivre son cours sereinement, la Ville continuera à agir dans le respect de ses compétences, de la loi et de l’intérêt général. »

    Pierre Gonzalvez, qui coupait encore le ruban lors de l’inauguration de l’hôtel 5 étoiles, avait engagé une modification du plan local d’urbanisme pour que le projet puisse voir le jour. « Une délibération du conseil municipal a été adoptée et validée par les services de l’État », rappelle-t-il, après avoir fait venir aussi Patrick Bruel aux vœux de la préfète Violaine Démaret, en janvier 2024. Le maire partage « l’inquiétude » de la centaine de salariés de l’hôtel, dont l’activité pourrait être considérablement affectée par l’affaire.

  • Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Il y a encore quelques semaines, ce type d’affaire serait peut-être passée inaperçue ou aurait créé un émoi, seulement limité au sein de l’école. Mais depuis deux semaines et le meurtre de la jeune collégienne Lyhanna mais également l’affaire du périscolaire à Paris, où une quarantaine d’animateurs a été suspendue pour des faits présumés de violences physiques ou sexuelles sur enfants, la question des agressions sur mineurs est d’une brûlante actualité.

    Un cas se fait jour dans une école publique d’Avignon. Une enseignante est soupçonnée de plusieurs faits de violences physiques envers un élève de CE2, mêlant humiliations et insultes racistes. Il y a pile un mois, la professeure des écoles aurait attaché l’enfant à sa chaise de classe à l’aide d’une corde à sauter. La maman a porté plainte dès le lendemain. D’après Ici Vaucluse, une enquête de police est ouverte et plusieurs témoins doivent être entendus.

    En attendant les avancées qui ne devraient pas être immédiates, la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) a déjà pris une mesure forte : « Une enquête administrative a été engagée afin d’établir précisément les faits. Dans l’attente de ses conclusions, l’enseignante a fait l’objet d’une mesure conservatoire de suspension », nous indique ce mercredi midi le rectorat. La mise en cause a été « reçue par son inspectrice de l’Éducation nationale ainsi que par les services de la DSDEN ». Dans l’autre sens, « la famille a été reçue par l’inspectrice et un rendez-vous va également avoir lieu avec les services de la DSDEN », précise le rectorat qui indique que le garçon présumé violenté n’est plus scolarisé dans cet établissement, de même que le reste de la fratrie.

    Rassemblement

    à 19 heures

    C’est dans ce contexte que le collectif Les Rési-liantes appelle à un rassemblement ce jeudi soir (19h) devant l’inspection académique. Dénonçant les violences en milieu scolaire, le collectif réclame « la protection effective des enfants concernés, la transparence sur les suites données aux signalements, le respect des principes d’égalité, de dignité et de non-discrimination au sein de l’école publique ». Si la prudence s’impose tant que les faits ne sont pas avérés, ce cas interroge plus généralement sur le fonctionnement du système éducatif. C’est ce que sous-tend le syndicat Unsa Éducation 84 qui, dans un communiqué, précise ne pas avoir été alerté au préalable de « difficultés spécifiques » dans cette école. Tout en « refusant que l’on jette l’opprobre sur l’ensemble d’une profession » le syndicat ne minimise pas : « Si les faits de maltraitance étaient avérés, ils seraient intolérables et contraires à toutes les valeurs que nous défendons. Nous demandons à l’administration de prendre ses responsabilités en matière de prévention des risques et de soutien effectif aux personnels et aux élèves. »

  • Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    À partir de ce jeudi 18 juin, les habitants du quartier Monclar, à l’ouest d’Avignon, devraient à nouveau pouvoir prendre plus facilement les transports en commun après l’exercice du droit de retrait des chauffeurs, consécutif à une énième fusillade survenue le lundi 8 juin dernier. Sur les 19 arrêts de bus habituels, 9 ne seront toujours pas desservis et seront remplacés par d’autres dans le cadre d’une déviation.

    Les lignes concernées sont la C2 en direction de l’hôpital d’Avignon et la 10. Les arrêts Monclar, Verdi, Quiot, Lopy, Lopofa, Violette, Martelange, Mouret et Scheppler-La Fabrica sont remplacés par les arrêts Églantines, Levan, Mouret et La Fabrica. La ligne 30 reprendra son fonctionnement normal. Le tout est conditionné à vérification par des membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), chargés de constater si la présence policière est suffisante sur les trajets.

    Un nouvel itinéraire « au plus près des habitants », plaide le Grand Avignon dans un communiqué, bien qu’il soit plus éloigné qu’à l’origine.

    Le Grand Avignon et Orizo assurent mettre en œuvre « une solution permettant de maintenir un service public de transport au plus près des habitants, tout en préservant la sécurité des conducteurs et des voyageurs ». Et que ces nouveaux tracés permettent « d’assurer la continuité de la desserte du quartier grâce à des itinéraires et des arrêts adaptés ». Du côté de FO, des discussions sont toujours en cours avec la direction « pour voir si la déviation ne peut pas être pérennisée », confie André Saliba, secrétaire FO Orizo, qui souhaite « plus de présence dans les bus pour la sécurité des chauffeurs ».

  • À Monclar, habitants et commerçants fulminent

    À Monclar, habitants et commerçants fulminent

    Jour de marché dans le quartier de Monclar, à Avignon. Mais aucun bus, pourtant habituellement nombreux, notamment avec le C2 à haut niveau de service qui dessert l’hôpital, ne se présente. En effet, depuis quelques jours, le réseau Orizo a décidé de ne plus desservir une vingtaine d’arrêts dans le secteur, à la suite d’une fusillade liée au trafic de stupéfiants survenue le 8 juin. La cinquième depuis le début de l’année dans le quartier.

    « Moins de monde »

    À près d’un kilomètre à la ronde, aucun arrêt n’est desservi par le réseau de transport en commun. « C’est très fatigant sous cette chaleur. J’ai marché pendant 30 minutes, alors que ça me prend 5 minutes quand il y a des bus », glisse Eliette, retraitée, en partance d’un rendez-vous bihebdomadaire. « Je pense surtout à mon fils qui passe le bac. Il prend le vélo de son père, mais il aurait été bien plus tranquille en bus comme d’habitude », ajoute Nélisse en achetant ses tomates sous l’ombrière.

    « Aujourd’hui, c’est mort et je pense que c’est à cause de l’absence de bus », regrette Ahmed, vendeur de bricoles sur le marché, à quelques mètres de l’arrêt de bus Monclar. Habitant lui-même à Villeneuve, il assure que, ces dernières semaines, les « affaires marchent bien », lui qui arpente les marchés du coin. Mais que cette journée était particulièrement calme malgré la forte fréquentation des habitants. Même constat du côté de l’une de ses voisines, Mathilde, maraîchère. « On a l’impression qu’il y a moins de monde, mais on garde une bonne base », confie-t-elle entre deux pesées.

    En face des stands et des arrêts de bus déserts, une vingtaine de clients sont attablés à la terrasse de l’Arôma Café, établissement où se trouvait la personne blessée par quatre balles en fin d’après-midi, il y a désormais une dizaine de jours. « Cela nous inquiète, mais il faut continuer à vivre », glisse discrètement Kader après avoir terminé son jus de fruit avec son fils, tout en regrettant « qu’on doive faire plus d’efforts que d’autres pour sortir du quartier, car les chauffeurs ne veulent pas venir ».

  • En Vaucluse, LFI s’attelle aussi à composer sa liste pour les sénatoriales

    En Vaucluse, LFI s’attelle aussi à composer sa liste pour les sénatoriales

    Absente du scrutin en 2020, la France insoumise compte cette fois bien prendre le train du Sénat en présentant une liste en vue du scrutin du 27 septembre. Le parti qui, en parallèle structure son réseau d’élus en ayant créé fin mai l’association départementale du réseau des élus insoumis et citoyens de Vaucluse, a désigné ses co-chefs de file : Mathilde Louvain, élue d’opposition à Avignon après avoir porté la liste La nouvelle Avignon populaire aux municipales, et Julien Gautier, conseiller municipal minoritaire à la Tour d’Aigues.

    « On a une mission, celle de préparer une liste insoumise et citoyenne, prête à être déposé », fait valoir Julien Gautier, prévoyant de partir en campagne à la fin du mois. Pas question pour autant d’assurer avec certitude que LFI mènera à terme ce dessein. « Toutes les hypothèses sont ouvertes aujourd’hui », précise le nouvel élu de la Tour d’Aigues. Une décision sera prise au national qui pilote le dossier et les éventuelles discussions avec des partenaires. En Vaucluse à gauche, le sénateur PS sortant Lucien Stanzione est de nouveau sur la ligne de départ (notre édition du week-end) pour conduire une liste DVG sans forcément additionner les partis politiques et encore moins avec LFI.

    La base de grands électeurs pouvant accorder leurs voix à la liste insoumise reste très en deçà d’une possibilité de siège. « On ne se voit pas encore dans les jardins du Luxembourg », concède Julien Gautier, qui réfute toute « candidature de témoignage ». « C’est un combat pour les idées, dans le temps de la campagne présidentielle qui s’amorce déjà, et c’est important d’avoir une adresse politique en direction des grands électeurs. » Ce que les autres candidats ne feraient pas ou peu. « Je ne veux pas être désobligeant, mais des politiciens qui cherchent leur réélection en expliquant qu’il ne faut pas faire de politique, c’est vraiment ne pas prendre au sérieux les grands électeurs », dénonce-t-il.

    Cet avocat pénaliste, militant actif de LFI depuis sa création, tance aussi les ambitions du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD) qui a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires » et présentera Anaïs Hausmann en candidate (notre édition de vendredi). « Cette formule creuse du bon sens me fait penser à l’expression « La terre, elle, ne ment pas » [employée par le maréchal Pétain en 1940] », compare Julien Gautier. La France insoumise compte mettre la focale sur ses thèmes de prédilection des biens communs (eau, logement), lutte contre la pauvreté et « rénovations de nos institutions par une VIe République ».

  • Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    Un nouveau lieu d’accueil en commun pour la jeunesse à Avignon

    La porte des possibles. Depuis six mois, l’association les Petits Débrouillards et le point accueil écoute jeunes (PAEJ) du Planning familial ne sont séparés que par cette porte communicante. Les deux structures sont en effet en colocation, sur 200 m2, au 3e étage de l’immeuble le Vinci, et ont inauguré leurs locaux ce mardi. Le bâtiment, place Farnèse sur la Rocade, y abrite déjà la Mission locale et le Planning familial. Un même lieu, aux missions différentes, mais tourné vers l’émancipation de la jeunesse.

    « Chacun déménage dans un contexte différent, décrit Sonia McComarck, écoutante et coordinatrice du Paej. Nous étions dans un local à la Barbière devenu trop étroit et insécurisant pour tout le monde. » Le quartier a connu plusieurs épisodes de violence, difficilement tenables surtout quand on œuvre en rez-de-chaussée. Qui plus est, « le lieu manquait de confidentialité, ici le site est bien plus anonyme, on ne peut pas deviner où se rend le jeune quand il entre dans le bâtiment », poursuit Sonia McCormack.

    Un accueil anonyme et gratuit pour les 12-25 ans

    Côté Petits Débrouillards, l’association de médiation scientifique, présente en Vaucluse depuis 25 ans, était aussi à l’étroit dans ses locaux à quelques encablures de là. « Au départ, on était même voisin du Planning familial qui était dans l’appartement à côté avant de venir ici, on a déjà travaillé ensemble sur les questions d’éducation à la sexualité où on a apporté des outils interactifs », décrit Solène Merer, directrice régionale des Petits Débrouillards.

    Si pour l’heure, les deux structures colocataires finissent de prendre leurs marques, « tout est à construire », selon la coordinatrice du Paej, « l’idée est d’avoir des projets communs autour de la jeunesse et l’égalité femmes-hommes », abonde Solène Merer. « Dans un contexte de fragilité accrue de la jeunesse, cet accueil est indispensable », loue Suzanne Bouchet, vice-présidente (DVD) en charge de l’enfance et des solidarités. « Il y a un constat partagé autour de l’isolement, de la précarité et de l’accès aux droits de la jeunesse, le Paej a depuis cinq ans trouvé son public », abonde Anne-Lise Nadaud, présidente du Planning familial 84. Créé en 2021, le Paej accompagne quelque 130 jeunes individuellement par an et plus de 2 000 lors d’initiatives collectives comme des forums. « On s’adresse aux 12-25 ans de manière généraliste, gratuite et anonyme, pour un soutien social ou psychologique et de médiation en santé, expose Sonia McCormick. On est l’un des rares lieux désinstitutionnalisés qui offre une pause. »