Tag: Vaucluse

  • À Avignon, Olivier Galzi déloge la gauche de l’hôtel de ville

    À Avignon, Olivier Galzi déloge la gauche de l’hôtel de ville

    « Sunday bloody sunday. » Il est un peu plus de 19h, ce dimanche soir et la sono du pub du centre-ville où la gauche a installé son QG d’un soir recrache le fameux tube de U2. Un titre annonciateur au vu de la tête des quelques militants et responsables de campagne dont les visages fermés tranchent avec ceux entraperçus quelques minutes plus tôt à quelques mètres de là chez Olivier Galzi (DVD). Les premières centaines de bulletins favorables à la droite seront confirmées par l’issue finale : Olivier Galzi remporte la mairie avec 40,62% des voix, une progression de 13 points en une semaine. Il devance la liste de David Fournier (PS, 38,01%) qui avait fusionné lundi dernier avec celle de Mathilde Louvain (LFI). Une alliance qui a fonctionné puisque la gauche en cumulé gagne 400 voix. L’ex-journaliste TV semble avoir profité du net recul de la candidate RN, Anne-Sophie Rigault. Elle passe de 25,52% à 21,37% (-800 voix) malgré une participation en hausse de 4%. Anne-Sophie Rigault perd plus de 10 points par rapport à son score de 2020, passant de 8 à 5 élus au prochain conseil municipal.

    Lors de l’installation du conseil municipal prévu en fin de semaine, Olivier Galzi devrait donc succéder à Cécile Helle, maire (PS), qui ne se représentait pas après deux mandats. Nouveau venu sur la scène politique, entré en campagne en septembre avec la volonté de dépasser les partis, Olivier Galzi aura réussi son pari : « Ce vote est l’expression d’une volonté de changement, du refus des alliances politiciennes et partisanes, placer une liste sans étiquette, sans partis structurés derrière, c’est arrivé nulle part dans la grande histoire politique d’Avignon, un nouveau chapitre s’ouvre », réagit Olivier Galzi, sous les vivats de son QG. Interrogé sur la virulente dernière semaine de campagne, où il a qualifié la fusion PS-LFI « d’alliance de la honte », le futur maire estime qu’il « n’y a pas de fracture à Avignon, nous avons de très bons résultats dans tous les quartiers ». Se sent-il redevable envers l’électorat d’extrême droite ? « Je ne connais pas le pedigree des électeurs qui ont voté pour moi », minore Olivier Galzi promettant d’être « le maire de tous les Avignonnais, même ceux qui n’ont pas voté pour moi ».

    À gauche, les visages sont fermés. Au pub de la place Pie, certains candidats peinent à masquer leurs larmes. D’autres évacuent la défaite en chantant. « C’est un hold-up », fulmine Rémy Blanc (PCF) qui siégera dans l’opposition. Trop tôt encore pour se livrer à une introspection et savoir « pourquoi les quartiers populaires ne se sont pas assez mobilisés, j’espère qu’ils ne seront pas maltraités ». « Sa stratégie de com’ a fonctionné », déplorait-on dans l’équipe de campagne de Mathilde Louvain au sujet d’Olivier Galzi, où chez ce dernier, on se félicitait d’avoir donné le tempo de cet entre-deux tours en cornerisant totalement Anne-Sophie Rigault.

    La gauche sonnée mais prête au combat

    Après une pensée pour « les habitants qui ont perdu, car le projet de M. Galzi va les mettre en difficulté », Mathilde Louvain pointe la campagne très droitière du vainqueur. « Il a dragué l’électorat du centre gauche puis du centre droit avant d’appeler les électeurs RN à voter pour lui, il se révèle être le candidat de la droite extrême », analyse l’insoumise, assurant qu’elle sera « au combat pour porter nos valeurs dans l’opposition ». De son côté, David Fournier est resté dans son local de campagne, pas le cœur à une grande réunion à gauche, mais digne dans la défaite. « Je n’ai pas le droit de flancher pour eux », souffle-t-il en écho aux colistiers et militants. Lui aussi, note « un siphonnage des voix du RN par Olivier Galzi ». « Par rapport à nos 11 000 électeurs, nous avons le devoir de poursuivre notre action et nous serons très attentifs aux urgences sociales et environnementales face au démantèlement programmé des services publics ainsi que dans la lutte contre le clientélisme », prévient l’adjoint au maire sortant.

    Même s’il ne met pas sa défaite sur ce compte-là, David Fournier dénonce « une campagne sale et détestable, où on m’a traité d’antisémite, d’avoir du sang sur les mains, je ne tolérerai aucune illégalité ». Des plaintes pour diffamation devraient être déposées par Mathilde Louvain et David Fournier contre Olivier Galzi. La possibilité d’un recours était aussi envisagée pour infraction au code électoral. Dans la nuit de vendredi à samedi, des panneaux de campagne ont été recouverts avec des affiches « l’extrême gauche tue, PS-LFI complices » et la permanence du député Raphaël Arnault (LFI) a aussi été vandalisée.

  • [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    Veuillez patienter quelques secondes… Le direct va s’afficher !

  • À Cavaillon, le RN tape à la porte face à la droite sortante et la gauche maintenue

    À Cavaillon, le RN tape à la porte face à la droite sortante et la gauche maintenue

    Une triangulaire où le maire sortant, Gérard Daudet (DVD, 38,16%) devra rattraper cinq points sur la députée RN, Bénédicte Auzanot en tête (43,91%). Loin derrière, Patrick Blanès (PS) pour l’union de la gauche s’est maintenu (17,93%). Et ce malgré les différents appels et pressions à se retirer de la part même du PS, Génération.s et LFI qui enjoignent jusqu’à voter Gérard Daudet. Le sénateur PS Lucien Stanzione (lire page 17) demande, lui, de ne pas présenter de bulletins.

    La liste de gauche baptisée L’Elan citoyen a pourtant décidé à l’unanimité des colistiers, dont le PCF, de se maintenir. « Parce que notre liste est la seule liste de gauche face à deux listes de droite portant des programmes similaires, réagissent les colistiers. Ce maintien est incontournable pour reconstruire une gauche invisible à Cavaillon depuis 25 ans. Il est aussi primordial de faire preuve de courage et refuser l’injonction qui nous a été faite de nous retirer et de laisser la place. » Difficile de mesurer dans ce contexte l’issue du scrutin, entre sursaut citoyen ou pas et cas de conscience à gauche : voter pour ses idées ou contre un parti honni.

  • À Avignon, rassemblée, la gauche peut espérer

    À Avignon, rassemblée, la gauche peut espérer

    La semaine dernière, nous notions que David Fournier devra déjouer les statistiques. Car au cours des quatre dernières décennies, chaque maire nouvellement élu à Avignon était issu d’un bord politique différent du sortant. Ce dimanche, l’actuel adjoint de la maire Cécile Helle (PS) – qui ne se représente pas après deux mandats -, a un fort espoir de faire mentir l’histoire politique. Arrivé 3e au premier tour (19,89%), il a devancé de seulement 234 voix, l’insoumise Mathilde Louvain (19,03%) avec qui il a fusionné sa liste à l’issue d’une nuit blanche d’échanges, lundi matin. Devant, Olivier Galzi (DVD) a fait la course en tête (27,04%), suivi par le RN d’Anne-Sophie Rigault (25,52%). Plus loin derrière, pas en position de se maintenir, Stéphan Fiori (DVD, 7,39%) et Stéphane Geslin (Parti des travailleurs, 1,14%) ont fermé la marche.

    Mais le vrai vainqueur de ce 1er tour reste l’abstention, largement majoritaire (52,34%). Avec de fortes disparités. En centre-ville, là où Olivier Galzi a souvent fait le plein, on atteint par exemple 64% de participation avec 40% des suffrages pour le candidat de droite à l’école Bouquerie. À l’inverse, dans les quartiers populaires, les urnes ont été boudées avec certains bureaux à plus de 70% d’abstention. Comme aux Olivades, où le cumul gauche arrive à 60%. Le regain citoyen attendu sera une des clés d’un scrutin qui s’annonce malgré tout indécis. Dès dimanche, chaque candidat annonçait partir à la quête aux abstentionnistes, réservoir de voix bien plus important que les 7% d’électeurs de Stéphan Fiori et les 310 voix de Stéphane Geslin.

    Alliance « de la honte » vs « justice sociale »

    « Aux urnes citoyens », tel est également le message d’Olivier Galzi qui a paraphrasé et chanté, jeudi soir devant l’Hôtel de ville, l’hymne national. L’ex-journaliste TV a, dans cet entre-deux tours, misé sur un rejet de l’alliance « de la honte » PS-LFI qu’il n’a eu de cesse de dénoncer avec force, caricature et parfois « propos diffamatoires » selon David Fournier et Mathilde Louvain. Côté RN, Anne-Sophie Rigault est restée dans son couloir, renvoyant la gauche et Olivier Galzi, « un Macron local », dos-à-dos.

    À gauche, l’union est apparue comme une évidence tant par l’étiage similaire du 1er tour que par les personnalités non clivantes des deux têtes de listes. « On a fait ce que nous devions faire en tant que leaders responsables, c’est-à-dire l’union des gauches », assume David Fournier qui a reçu l’aval national du PS bien que ce dernier récusait tout accord PS-LFI à l’échelle du pays. Notons déjà qu’en cas de victoire, les 9 élus possibles issus des insoumis ont annoncé vouloir faire un pas de côté en créant un groupe autonome, sans revendiquer de délégations, mais promettant « loyauté » tant que le cap du programme est maintenu. Un projet de « justice sociale » martelé encore toute la semaine.

    Reste à voir comment cette addition se traduira dans les urnes. Bien souvent, arithmétique ne rime pas totalement avec politique. Surtout, comme l’espère Olivier Galzi, si des électeurs du RN préfèrent finalement tabler sur un vote utile à droite en choisissant le candidat le mieux placé pour l’emporter au détriment de leur favorite initiale. Une chose est sûre, « ce dimanche, Avignon sera scruté », conclut Olivier Galzi.

  • Au procès des bébés congelés, la cause des décès fait débat entre experts

    Au procès des bébés congelés, la cause des décès fait débat entre experts

    Les deux nourrissons retrouvés en 2022 dans le congélateur d’Aurélie S. sont-ils décédés accidentellement ? Là est tout l’enjeu des auditions de ce vendredi 20 mars, deuxième jour du procès devant la cour d’assises d’Avignon.

    Car l’accusée assure que l’un d’eux, pour lequel elle a fait un déni de grossesse, était mort-né et que l’autre est décédé suite à une chute dans les escaliers.

    Ont notamment été entendus dans la matinée des médecins qui ont réalisés les expertises médicales. Dans les deux cas, des tests dits de flottaison réalisés sur les poumons des enfants prouvent qu’ils ont respiré après la naissance et que les petites filles étaient donc « viables ».

    Pour le décès du premier-né, surnommé Ange ou X2, les avis des experts médicaux divergent. Celui-ci aurait vécu plusieurs jours. Le Dr Ben Slima estime que les blessures constatées sont imputables à des traumatismes liés à la naissance « sans assistance médicale ». Le Dr Ali Meddeb, lui, estime que la chute décrite par l’accusée ne correspond pas aux blessures. Tandis que le Dr Garnier, qui a réalisé des analyses supplémentaires, estime que les lésions sont dues à des traumatismes ultérieurs à la naissance, possiblement imputables à une chute. L’hypothèse d’une « fausse route » alimentaire est aussi évoquée, du lait maternel ayant été retrouvé dans la trachée, ce qui pourrait être lié à un traumatisme crânien. Mais chacun explique qu’un cerveau de nourrisson est particulièrement fragile et que les années de congélation, puis la décongélation de 48 heures, compliquent les analyses. Des avis divergents pointés par l’avocate de la défense, Charlotte Bres.

    Pour la deuxième, surnommée Allya ou X1, dont le cordon ombilical était encore attaché ainsi que le placenta, cette dernière serait décédée quelques heures après sa naissance et aurait également pu vivre « avec une assistance médicale adéquate », confirment les experts. Un décès qui serait dû « à un accouchement difficile », assure la défense. Si des traces de THC (le principe actif du cannabis) ont été retrouvées chez les deux bébés, dues à une consommation pendant la grossesse, l’analyse toxicologique précise que ce n’est pas compatible avec un décès dû à une intoxication.

    Les autres filles d’Aurélie S. entendus dans l’après-midi, n’ont rien vu venir pour le deuxième enfant. Quant au premier, la mère leur a assuré qu’il avait adopté par « un couple belge ».

  • À Apt, la droite va tenter de rester en tête dans une quadrangulaire incertaine

    À Apt, la droite va tenter de rester en tête dans une quadrangulaire incertaine

    À Apt, tout juste 309 voix séparent la liste arrivée en tête dimanche de… la 4e et dernière. Le tout sur 4 000 votants (55% de participation). Autant dire que les jeux restent très ouverts pour les 4 mêmes listes inchangées qui se présentent à nouveau : Jean Aillaud (DVD, 29,02%), premier adjoint actuel qui fait équipe avec la présidente LR du Département et ex-maire Dominique Santoni, Patrick Bonnet (extrême droite, 25,02%), Christophe Carminati (classé DVG mais plutôt SE, 24,51%) et Céline Celce (DVG, 21,45%).

    Dans une campagne où l’extrême droite tape très fort sur la droite, qui s’en plaint fermement, les deux listes proches de la gauche n’ont pas réussi à s’entendre pour fusionner et espérer en théorie accéder à la mairie. Et ce malgré les multiples tentatives de Céline Celce, Christophe Carminati proposant comme seule solution le retrait de sa concurrente.

  • Les communes vauclusiennes où l’extrême droite est très menaçante

    Les communes vauclusiennes où l’extrême droite est très menaçante

    Fusion de l’extrême droite à Carpentras

    Arrivé en tête au premier tour avec 26,71% des voix, la liste du député RN Hervé de Lépinau a fusionné avec celles de Bertrand de la Chesnais (14,33%) et de Christian Richaud-Simoni (8,50%). Cette union des listes d’extrême droite fait craindre le pire pour Carpentras. Car pendant ce temps, la gauche part divisée. Serge Andrieu, le maire DVG sortant arrivé deuxième du scrutin avec 25,17% des suffrages réclame le retrait de son prédécesseur Francis Adolphe qui a recueilli 24,29% des voix. Un appel également relayé par la fédération PS de Vaucluse.

    Orange pourrait rester brune

    À Orange, c’est sans grande surprise deux listes d’extrême droite qui font la course en tête, celle de Jacques Bompard (Ligue du sud, 32,87%) talonné par le lepéniste Jean-Dominique Artaud (28,15%). Antoine Boudet (DVG, 11,52%) s’est retiré sans accepter la fusion avec Carole Normani (DVC, 17,89%).

    À Cavaillon, un maintien décrié

    Malgré une demande de retrait émanant de son propre parti, le socialiste Patrick Blanès se maintient dans la course des municipales à Cavaillon. Le candidat de la gauche unie est arrivé en troisième position dimanche avec 17,97% des voix. Culminant en tête, la députée RN Bénédicte Auzanot est en ballotage favorable (43,91%) face au maire DVD sortant Gérard Daudet (38,16%), pour lequel PS, LFI et G.s, appellent à voter.

    Un duel droite/extrême droite à Bédarrides

    C’est un duel très serré qui opposera dimanche le représentant du RN Guillaume Taddio à Joël Sérafini (DVD). Seules 67 voix ont séparé les deux candidats au premier tour des élections municipales à Bédarrides avec respectivement 38,17% et 35,92% des suffrages. Le retrait de Jean-Claude Ruscelli (DVD), laisse espérer un report des voix en faveur du candidat républicain.

    Triangulaire à Monteux

    Pour faire barrage au frontiste Patrice de Camaret, en tête au premier tour (47,42%), Carine Blanc (DVC) s’est retirée au profit de Christophe Mourgeon (DVC), arrivé second (21,62%). Le candidat de gauche Michel Mus a fait le choix de se maintenir.

  • Grève maintenue à la cuisine centrale d’Avignon malgré des discussions

    Grève maintenue à la cuisine centrale d’Avignon malgré des discussions

    « Ça a chauffé », glisse Etienne Raoul, secrétaire départemental Force ouvrière, en sortant d’une réunion avec des représentants des services de la mairie d’Avignon, des représentants syndicaux et des employés de la cuisine centrale ce jeudi 19 mars. Celle-ci traitait de l’enquête administrative sur une affaire de soupçons de vol de plusieurs centaines de kilos de viande de bœuf au sein même du service par certains employés.

    Et « on reste en grève », confirme un salarié. Un préavis a été déposé jusqu’au 31 mars par les syndicats, à savoir la CGT et FO. Cette enquête a été lancée, d’après plusieurs d’entre eux, en décembre dernier, après un premier signalement en novembre. Des entretiens ont été mis en place avec chaque salarié, à la production comme pour les chauffeurs-livreurs qui amènent les repas dans les cantines des écoles ou encore du CCAS d’Avignon. « Chacun d’entre eux devait en théorie répondre à 17 questions identiques. Mais on s’est rendu compte que c’était faux, avec notamment des questions à charge sur les lanceurs d’alerte et très peu sur le vol en lui-même », explique en sortie de réunion Nicolas Garcia, secrétaire général FO des territoriaux d’Avignon.

    Il ajoute aussi, ce que confirme également Dalida Djoudi, secrétaire CGT des territoriaux avignonnais, qu’il n’a pas été écouté par ceux qui menaient cette enquête. Et ce, alors que tous deux assurent avoir « reçu des aveux écrits » des supposés coupables. Un dossier aurait été déposé par les responsables syndicaux auprès de la procureure d’Avignon pour que la justice se saisisse de l’affaire.

    Quelques minutes plus tard, ce sont les lanceurs d’alerte, chauffeurs-livreurs et employés de production, qui sortent. Ceux-ci regrettent que les négociations « ne vont pas dans le bon sens » et en appellent à la mairie d’Avignon, Cécile Helle (PS).

    « Pas dans le bon sens »

    « On a parlé pour ne pas être accusés et c’est l’inverse qui se passe. C’est une question de dignité. Il faut respecter les agents. Quand on sait que c’est de la nourriture destinée aux enfants, c’est un geste absolument répugnant », clame l’un d’eux. Ceux-ci assurent maintenir un service minimum, notamment en livrant toujours le CCAS. Quelques minutes plus tôt, c’étaient les représentants des services municipaux qui sortaient du bâtiment de production, situé au MIN d’Avignon, sans répondre aux questions des quelques journalistes sur place. « Il faut solliciter les services de communication », balaye l’un d’eux. Contactée par La Marseillaise, la municipalité assure dans un communqiué que « cette enquête, portée par l’Administration, de manière objective et impartiale, va s’achever prochainement. Elle donnera lieu à l’audition des organisations syndicales qui le souhaitent » et que « les conclusions définitives seront présentées au prochain maire puis à l’encadrement de la cuisine centrale, aux organisations syndicales et aux agents de la cuisine centrale ».

  • Sur la Rocade, la gauche veut résister « aux fascistes et réactionnaires »

    Sur la Rocade, la gauche veut résister « aux fascistes et réactionnaires »

    Le tout en musique. Environ 150 personnes étaient présentes autour de David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI) qui ont fusionné leurs listes. « À l’heure où certains font le jeu dangereux de la division et de la haine de l’autre, nous avons choisi le rassemblement », prônent les candidats.

  • À Avignon, Galzi joue le front anti gauche

    À Avignon, Galzi joue le front anti gauche

    Au premier tour, on choisit, au second on élimine », lâche, un fin observateur de la vie politique locale ce jeudi soir à Avignon. Et ce quelques minutes après la fin du rassemblement organisé par Olivier Galzi. Là où le candidat DVD, dans son propos, fait tout pour éliminer l’alliance de gauche, scellée lundi soir entre les listes de David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI).

    À trois jours du terme de l’élection, l’heure n’est plus à convaincre sur son programme mais à dénigrer les adversaires dont la fusion donne, en théorie, des chances à la gauche de conserver la ville. « Les deux listes ont décidé de mettre leur force en commun pour contrer cet élan populaire », déplore Olivier Galzi, arrivé en tête (27,04%) devant le RN (25,52%) et les listes de gauche à un peu plus de 19% chacune. Si cette fois, le candidat évite de reparler de « sang sur les mains », il garde un ton inquisiteur.

    « David Fournier a vendu notre ville et les idéaux de son parti, ceux de Jaurès et de Blum, qui prônaient l’universalisme, le républicanisme et la laïcité », fustige l’ex-journaliste TV pour qui le PS s’est compromis avec LFI, « un parti qui justifie la violence en politique et en s’alliant avec une candidate extrémiste, soutenue par un député condamné pour violences volontaires en réunion ». En clair, voter David Fournier serait faire entrer le chaos à l’Hôtel de ville. Ce dernier s’est déjà défendu (lire page suivante) : « J’en appelle au sens des responsabilités que ce monsieur se calme un petit peu, parce qu’il va diviser les Avignonnais », réplique David Fournier.

    Alors que LFI en cas de victoire aura un groupe autonome sans délégations, Olivier Galzi prédit que « la moitié de la liste de David Fournier entrerait dès le lendemain en opposition avec lui ». La réalité est plus nuancée car ce groupe ne concernait que les insoumis, soit 9 potentiels élus, les autres étant des partenaires engagés au sein de l’exécutif municipal. Qu’importe, en grossissant le trait et jouant sur les peurs, le candidat DVD espère rallier à sa cause et siphonner une partie de l’électorat RN qui miserait sur un vote utile d’alternance quand bien même Olivier Galzi ne serait pas leur premier choix. « Le prochain maire dont Avignon a besoin, ce n’est pas un maire qui sera la marionnette d’une petite frappe, mais d’un maire qui protège », n’hésite-t-il pas à clamer. Sans fournir de protection aux coups portés à la gauche.