Tag: Vaucluse

  • Mobilisation suite à des soupçons d’attouchements à Morières-lès-Avignon

    Mobilisation suite à des soupçons d’attouchements à Morières-lès-Avignon

    Pendant une heure et demie, derrière Grégoire Souque, maire (RN) de Morières-lès-Avignon, au conseil municipal de sa commune ce mardi 23 juin, des pancartes « sécurité pour nos enfants » ou encore « stop au mépris ». Car depuis le 10 juin, quatre plaintes pour agressions sexuelles sur mineur ont été déposées à l’encontre d’un animateur en scolaire et périscolaire, qui a été placé en garde à vue ce mercredi 24 juin.

    Dans une lettre lue en amont de l’audience lors d’un rassemblement organisé par des parents d’élèves de l’école Perdiguier, où l’employé soupçonné d’attouchements intervenait quotidiennement, les manifestants ont fait entendre leur « mécontentement sur le manque de communication de la mairie lié à cette affaire ». Et estiment même que la mairie « entrave » les échanges en « privilégiant certains interlocuteurs » tout en « souhaitant camoufler l’affaire ». Une réunion d’information avait été organisée ce lundi 22 juin par l’édile d’extrême droite. Une enquête de la gendarmerie est en cours. Le suspect a été suspendu « immédiatement », assure la municipalité. Une cellule d’accompagnement psychologique va être mise en place.

    « Écouter les familles »

    Après une heure de conseil où le maire s’est refusé à répondre aux questions de l’opposition sur le sujet, il a, en toute fin d’audience, lu une lettre publiée également sur les réseaux sociaux de la commune. Où il assure avoir pris « toutes les mesures qui s’imposaient » pour la sécurité des enfants. Et que l’absence de communication était pour « respecter la demande de la famille », assurant que c’était la mère du premier jeune concerné qui avait « clairement indiqué sa volonté de ne pas communiquer sur le sujet ». L’ex-figure des Gilets jaunes lâche en toute fin de séance « qu’il va tout passer en revue », mais qu’il « n’a pas de baguette magique ». Et alors que l’élue d’opposition Annick Dubois évoquait qu’il « serait intéressant d’écouter les parents d’élèves présents », il s’y est refusé car « fatigué », avant de lever la séance. Se prenant au passage une huée générale des quelques dizaines de personnes toujours présentes dans la salle du conseil. Drôle de façon d’écouter.

  • La CGT de l’hôpital de Montfavet au devant du recul de la psychiatrie

    La CGT de l’hôpital de Montfavet au devant du recul de la psychiatrie

    Trois ans de lutte en plus pour Claire Moreno à la tête de la CGT de l’hôpital de Montfavet, réélue ce mercredi suite au congrès de la section syndicale d’un des plus grands établissements de santé mentale en France, qui rassemble environ 420 des 2 200 agents de l’hôpital.

    D’autant que la CGT de l’hôpital psychiatrique fête son 120e anniversaire en 2026 et que « sans nous, il n’aurait pas le même visage », glisse Gaby Adrian, tout juste élu secrétaire général adjoint.

    Et pour les trois prochaines années, un regard attentif va être porté sur les grandes transformations prévues sur le site. Comme celle présentée en grande pompe en avril dernier. Un chantier de 13,9 millions d’euros visant à « humaniser » les soins (notre édition du jeudi 23 avril). Une réhabilitation regardée avec attention car cela implique d’autres problématiques, la direction du site souhaitant adapter les conditions d’isolation des patients qui peuvent parfois être difficiles à gérer. « Humanisation oui. Mais si on réduit nos effectifs à deux pour quinze. Et que les deux doivent être avec un patient, on fait quoi des treize autres ? On veut surtout des effectifs pour éviter la frustration des patients », ajoute-t-elle. Et de pointer également la présence de mineurs dans des services pour adultes. Ou encore la demande d’escorte de police pour l’accueil de patients en détention. Tout en répétant qu’elle « dédouane la direction de cela car ce qu’il manque, c’est des budgets. Elle fait ce qu’elle peut. S’il y avait les budgets pour de la masse salariale, ils embaucheraient et on reverrait les effectifs à la hausse et on pourrait faire de la vraie psychiatrie, du vrai médico-social ». Chaque année, 22 000 personnes sont prises en charge par les services du centre hospitalier.

    Budget réduit

    Et face à la crise que traverse le secteur, elle se remonte les manches. Avec, pour les trois années à venir, « des engagements forts au niveau de la lutte contre l’extrême droite, des engagements forts sur le maintien des valeurs de la CGT et pour défendre une psychiatrie et le médico-social publics, la santé publique au service des usagers », pose-t-elle en introduction. La section syndicale se pose contre les idéologies qui vont à l’encontre du modèle social et le secteur privé qui souhaite grignoter des parts du public. « Toutes les années, ils viennent tirer sur nos budgets en disant qu’il faut réduire nos dépenses. Sauf que nous, on n’est pas une entreprise qui fournit du capital », réitère Claire Moreno. Pointant entre autres que la psychiatrie a été érigée en cause nationale « mais que l’on ferme des lits tous les ans ».

    L’élection présidentielle sera donc scrutée de près par les syndicalistes de la psychiatrie.

  • Les syndicats espèrent un relais politique

    Les syndicats espèrent un relais politique

    Le courrier est déjà parti. À peine élu président du conseil de surveillance qu’Olivier Galzi est sollicité par les agents FO et CGT pour une rencontre. Si les deux syndicats échangent déjà avec Virginie Issautier, conseillère municipale en charge de la santé qui siège aussi au conseil de surveillance, ils espèrent aussi une oreille attentive du maire (DVD) d’Avignon. « Il doit prendre en compte que l’hôpital est le plus gros employeur de la ville et y apporter toute son aide, on attend beaucoup d’un maire, qu’il soit aussi à l’écoute des personnels, pose Christophe Del Rey, secrétaire FO santé Vaucluse et membre du conseil de surveillance. Nous jugerons les actes plutôt que les discours. »

    Si le président du conseil de surveillance n’a pas de rôle décisionnaire dans la stratégie organisationnelle de l’hôpital, il peut en revanche demander des comptes et porter une voix politique. « Les politiques doivent s’exprimer sur ce qu’est le devenir de l’établissement support, s’ils se taisent, forcément leur voix ne sera pas écoutée, souligne Patrick Bourdillon, secrétaire CGT des agents de l’hôpital, qui n’ont pas de représentants au conseil de surveillance. On va être très attentif à ce que les politiques aient leur mot à dire sur le fonctionnement de l’établissement, leur vision dans la construction de l’organisation des soins. Si par rapport aux besoins, on ne met pas une réponse humaine à la hauteur, on part à des catastrophes. Un plan d’investissement à 150 millions d’euros, c’est bien, mais quand il y a des orages, il pleut au bloc opératoire. »

    Parmi les sujets, l’épineuse relation entre syndicats et le directeur Pierre Pinzelli, qui a notamment porté plainte pour diffamation contre Patrick Bourdillon (notre édition du 6 mai). En début d’année, la cérémonie de vœux avait été annulée au dernier moment sur fond de fortes tensions internes liées aux conditions de travail et risques psycho sociaux. « Il y a des difficultés dans tous les hôpitaux, encore plus ici avec ce directeur qui est prêt à tout pour remettre l’hôpital à l’équilibre, cela nous inquiète », observe Farid Ben Mohamed, secrétaire FO du centre hospitalier, évoquant « burn-out, arrêts de travail » et un personnel « usé par des remplacements au pied levé ». Le délégué syndical va également plaider auprès d’Olivier Galzi pour que la police municipale participe à la sécurisation de l’hôpital par une patrouille.

  • À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    Les rassemblements de la CGT en amont des séances plénières du Conseil départemental de Vaucluse font désormais presque partie du déroulé, avec des manifestations à plusieurs reprises ces dernières années. Et un nouveau est prévu ce vendredi 26 juin contre la réorganisation du pôle Solidarité sous sa forme prévue ainsi que pour dénoncer la politique de la collectivité autour du RSA.

    Dans un tract, le syndicat regrette ainsi une « réorganisation trop floue » du service. Et assure que les agents n’ont pas encore été informés des futurs organigrammes, des missions exactes qui leur seront attribuées, des impacts sur les différents postes ou encore des « conditions d’exercice ». Avec une interrogation également sur la non-réintégration de la direction Insertion-Emploi au pôle Solidarités, estimant que « tout est lié » entre insertion, accompagnement social ou encore parcours vers l’emploi. Et demande « une réponse claire et une réponse approfondie sur ce choix d’organisation ».

    Contacté par La Marseillaise, le Département n’a pas répondu dans les délais impartis pour la publication de cet article sur le sujet.

    Réaction demandée

    La question de la politique de gestion du RSA va également être remise sur la table. Le Vaucluse étant le département où le versement a le plus reculé ces dernières années. Dans une lettre ouverte publiée le 13 juin dernier est pointé le « durcissement progressif de la gestion du RSA ». En citant la chute de 32% du nombre de bénéficiaires entre 2022 et 2025. « Sous couvert de contrôle, d’”accompagnement renforcé” et d’économies budgétaires, votre collectivité multiplie les dispositifs de sanctions, de suspensions et de radiations qui frappent directement les personnes les plus précaires de notre département », poursuit le syndicat. Qui, « à défaut de réponse et de mesures concrètes », prendra « toutes les initiatives nécessaires pour dénoncer publiquement cette situation ». Sans préciser si des poursuites vont éventuellement être engagées contre la collectivité, comme cela a été le cas dans le Finistère il y a une semaine, où la CGT et six allocataires ont porté plainte contre le Département du nord-ouest de la France.

    « On ne peut pas être contre le fait de remettre des gens au travail, tout ne peut pas être blanc ou noir mais des ajustements ont été faits », se justifiait la présidente en sortie d’hémicycle le lundi 31 mars dernier.

  • Olivier Galzi entend opérer au devenir de l’hôpital

    Olivier Galzi entend opérer au devenir de l’hôpital

    Après avoir pris le pouls de la ville pendant la campagne et commencé à administrer son remède pour, à ses yeux, rendre Avignon plus attractive, Olivier Galzi a été élu, il y a deux semaines, président du conseil de surveillance du centre hospitalier. Une fonction, davantage axée sur la consultation et le contrôle que sur la stratégie. « Avignon entend désormais jouer son rôle au sein de ce magnifique navire amiral de la santé sur notre territoire », se targue le maire (DVD).

    Comme Marie-Josée Roig et Cécile Helle avant lui, Olivier Galzi hérite de cette présidence et d’un conseil qui se réunit 3 ou 4 fois par an. Une prochaine réunion est d’ailleurs prévue mi-juillet sur le volet financier. Les représentants syndicaux du personnel sollicitent déjà une rencontre (lire ci-dessous). Dans son programme, le maire promettait « un soutien renforcé à l’hôpital public et au rôle du maire au sein du conseil de surveillance ». Sans trop de détails. Sollicitée, la Ville nous a adressé une réponse écrite : « Dans l’un des départements les plus pauvres de France, l’offre publique de soins se doit d’être solide. Le maire a affirmé très clairement sa volonté de soutenir politiquement le développement de cette offre jusqu’au plus haut sommet de l’État. C’est chose faite puisqu’il a échangé sur le sujet avec le directeur de cabinet du président de la République en début de mois ». Olivier Galzi mise sur le projet Terah (modernisation phasée de l’hôpital à 156 millions d’euros) qui « favorisera sans nul doute l’attractivité médicale, et améliorera l’offre de soins, deux des axes essentiels de la politique de la nouvelle municipalité ».

    Alors que Cécile Helle a conduit une présidence discrète, refusant notamment de prendre position sur les accusations de favoritisme et le management décrié du directeur, Olivier Galzi juge « légitime » Pierre Pinzelli avec qui il ambitionne de « développer un partenariat solide et entretenir des liens étroits avec la direction ». Et ce, bien que « les différentes réformes hospitalières ont conduit à une dépolitisation des hôpitaux avec l’effacement des collectivités territoriales de la gouvernance sans qu’il y ait une amélioration de leur gestion, avec parfois même une dégradation », relève-t-on en mairie.

    Le parking gratuit,

    pas pour tout de suite

    Rappelons qu’il y a plus de deux ans, l’hôpital a perdu sa certification délivrée par la Haute autorité de santé. De quoi ternir l’image du centre hospitalier ? Une nouvelle inspection a eu lieu en mai, avant des résultats attendus au dernier trimestre de l’année. « Le maire ne doute pas que l’ensemble de l’équipe hospitalière s’est mobilisée pour obtenir cette certification dans ce contexte difficile », se montre optimiste la Ville. Enfin, depuis fin 2022, la direction a rendu payant le parking de l’hôpital au grand dam de nombreux patients et familles. Dans son projet aux municipales, Olivier Galzi comptait « offrir le stationnement gratuit aux patients et à leurs proches ». Une promesse qui semble déjà enterrée dans l’immédiat. « L’exploitation du parking est dépendante d’une concession qui n’arrivera pas à son terme dans les prochains mois, la rupture du contrat entraînerait des frais importants pour l’hôpital ce qu’il est préférable d’éviter », juge la municipalité qui souhaite « travailler avec l’hôpital pour augmenter le nombre de places gratuites ».

  • À Tricastin, un des plus gros chantiers industriels prend forme

    À Tricastin, un des plus gros chantiers industriels prend forme

    C’est un chantier bien moins visible et symbolique que celui de la destruction des tours Eurodif (notre édition du 12 avril 2025) mais d’une forte ampleur industrielle qui est en train de s’opérer sur le site nucléaire de Tricastin. Alors qu’après une grosse année de travail, les trois tours de refroidissement de l’ex-usine George-Besse ont définitivement disparu du paysage, Orano s’attelle à l’extension de l’usine George-Besse II. Un projet industriel hautement stratégique pour l’un des leaders de la fabrication de nucléaire, qui a ouvert ses portes à la presse ce lundi pour une visite de chantier.

    Inaugurée il y a plus de 15 ans, l’usine George-Besse II a pris le relais de sa grande sœur spécialisée dans l’enrichissement d’uranium. « C’est un savoir-faire unique au monde depuis plus de 60 ans, on transforme de l’uranium pour permettre de fournir en énergie bas carbone les centrales nucléaires », resitue Pascal Turbiault, directeur d’Orano Tricastin. Actuellement, l’usine couvre l’équivalent des besoins électriques de 90 millions de foyers par an, soit la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne confondues.

    Plus de la moitié

    du chantier achevée

    « Le projet d’extension va permettre d’augmenter notre capacité de 30% », précise le directeur et ce afin de répondre à la demande croissante en la matière. Orano, qui exporte 70% de sa production, a d’ailleurs été retenu pour construire une usine d’enrichissement aux États-Unis. À Tricastin, le chantier s’élève à 1,7 milliard d’euros et mobilise jusqu’à 1 000 personnes (lire les chiffres). « C’est l’un des cinq plus gros chantiers industriels actuellement en France », s’enorgueillit Christophe Mei, chef du projet d’extension de George-Besse II. Après la pose de la première pierre en octobre 2024, « 55% des travaux ont été réalisés dont déjà 98% de génie civil », précise-t-il. L’usine agrandie donnera sa pleine mesure d’ici à 4 ans. Actuellement, 14 modules d’enrichissement d’uranium composent l’usine, 4 nouveaux sont en phase de construction.

    « Dès le début de George II, le site a été pensé pour une future extension, ce qui permet de construire sans interruption d’activité, on ne pourrait pas se le permettre car les carnets de commandes sont pleins », fait valoir Christophe Mei. Preuve « du dynamisme », selon Pascal Turbiault, Orano doit embaucher 1 000 personnes dans tout le Sud-Est et quelque 1,3 milliard d’euros doivent encore être investis à Tricastin « pour renouveler et moderniser nos installations ».

    « Pour enrichir l’uranium, on utilise la technique de l’ultra centrifugation, un peu comme un panier à salade où les éléments les plus lourds sont plaqués contre les parois », vulgarise Christophe Mei. Entre la dalle surélevée par 480 plots ou 60 km de tuyauterie à poser, la visite passe par l’immense salle des centrifugeuses en travaux, où les photos ne sont pas autorisées. Mais on peut s’imaginer le grand champ des tulipes de Jonquières en floraison. En moins « instagrammable ».

    CHIFFRES

    800

    kilomètres de câbles vont être intégrés dans cette extension mais aussi 60km de tuyauterie (acier et aluminium) et 1 400 tonnes de charpente.

    180

    entreprises au total participent au chantier, mobilisant 300 à 500 personnes en moyenne avec des pics à 1 000.

    2030

    sera l’année de mise en service complète de l’usine étendue. Dans deux ans, une partie des nouveaux modules seront opérationnels.

  • Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Les drapeaux rouges de la CGT flottaient devant l’entrée de la mairie de Monteux, ce lundi 22 juin, à l’occasion d’un rassemblement à l’appel des territoriaux de la commune contre des « conditions de travail de plus en plus difficiles », notamment dans le secteur de la petite enfance, assure le syndicat.

    Une cinquantaine de personnes étaient ainsi réunies en matinée. Un préavis de grève avait aussi été déposé par le syndicat. « On nous demande de plus en plus de choses », souffle Stéphanie Audibert, agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) à l’école Marcel-Pagnol. Elle pointe une réorganisation de son temps de travail afin de la faire intervenir également, lors des vacances scolaires, dans les centres aérés. Une demi-heure de travail par jour hors vacances a ainsi été levée pour être fléchée vers les périodes de congés. « Normalement, on s’occupait, à ces moments-là, de faire le ménage dans les écoles. Ça nous permettait un peu de couper aussi. Là, ça devient compliqué et cela va se ressentir dans notre travail. J’aime mon travail, mais plus comment je le pratique. On a presque une impression d’abattage », regrette-t-elle. Le syndicat demande entre autres une révision des 1 607 heures et une reconnaissance de la pénibilité de la fonction.

    Même constat pour trois des quatre directeurs des centres de loisirs associés à l’école (Clae) de Monteux, qui se sont également mobilisés, estimant ne « pas avoir été concertés » et que les modifications évoquées sont encore « très floues ». « On va nous demander à nous aussi de refaire à nouveau des fonctions d’animation alors que ce n’est pas censé être notre métier. On est en lien direct avec les familles sur de nombreux sujets. Nous ne sommes pas d’accord pour que l’on nous rajoute encore du temps de présence avec les enfants », déclarent Antony Saguet, Anaïs Raphanel et Barbara Barbet. Au total, 17 employés de la mairie étaient en grève.

    Négociations

    Les grévistes soulignent un manque de concertation avec les équipes municipales avant la prise de ces décisions. Un rendez-vous s’est bien tenu entre le secrétaire général CGT des territoriaux de Monteux, Stéphane de Castro, et le premier édile montilien, Patrice de Camaret (RN). Mais « le maire n’a pas voulu négocier nos revendications », assure le responsable syndical.

    De son côté, la municipalité assure que ce sont des « évolutions nécessaires ». Le maire souhaite que les employés des Clae et les Atsem, « des spécialistes de la petite enfance », participent aussi en milieu scolaire « pour rassurer après les scandales en mairie de Paris ». Et de lâcher qu’il s’agit d’« une grève surprenante », que la CGT « cherche à politiser l’affaire », et que les agents seraient « instrumentalisés ». D’autres discussions sont prévues dans les prochains jours.

  • À Avignon, un plan de sécurité et de santé pour les Festivals

    À Avignon, un plan de sécurité et de santé pour les Festivals

    « Les dispositifs ne sont pas fondamentalement différents, mais la vague de chaleur ajoute des enjeux particuliers », résume le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, lors de la conférence de presse de présentation des dispositifs de sécurité lors des Festivals Off et In, du 4 au 25 juillet.

    « Un événement qui reste exceptionnel et qui, en dépit de son âge, continue d’attirer énormément de monde », poursuit le préfet. Une période lors de laquelle 100 000 personnes arpentent chaque jour la ville. Cinquante policiers nationaux seront mobilisés en plus des policiers municipaux à l’occasion de la 80e édition du In et de la 60e du Off. Le plan Vigipirate « Alerte attentat » étant toujours activé, des militaires vont également patrouiller dans les rues de la Cité des Papes. La circulation sera également fortement réduite, avec un filtrage à l’entrée des remparts. Quatre portes seront même réservées aux secours.

    Un focus a également été fait sur la sécurisation des lieux de spectacles eux-mêmes. Les services des pompiers et de la Ville sont ainsi en train de contrôler chaque théâtre sur les normes incendie. Un sujet particulièrement surveillé depuis le drame de Crans-Montana, en janvier dernier.

    Vigilance canicule

    Un centre de secours va également être installé en intra-muros, avec la Croix-Blanche, et sera déployé de 12h à 2h chaque jour. Face aux craintes liées aux vagues de chaleur qui arrivent, Harold David, directeur délégué du Off, se veut rassurant en rappelant que « 95% des salles ont la climatisation ». L’ARS et à la préfecture soulignent que « les bons gestes à adopter en cas de fortes chaleurs seront rappelés systématiquement, comme porter une casquette, éviter l’alcool et boire beaucoup d’eau ».

  • Deux enfants retrouvés morts dans une voiture à Carpentras

    Deux enfants retrouvés morts dans une voiture à Carpentras

    Alors que le Vaucluse est placé en alerte canicule orange, avec des températures avoisinant les 40 degrés, un drame très certainement lié à ces fortes chaleurs a endeuillé Carpentras, ce lundi en début d’après-midi : deux enfants de 2 et 4 ans ont péri dans la voiture familiale, qui était stationnée sur le chemin d’accès de la maison, située impasse des Aulnes, une zone pavillonnaire mitoyenne du quartier du Bois de l’Ubac.

    C’est leur maman qui a donné l’alerte, peu avant 13h30, en découvrant ses enfants inanimés à l’intérieur du véhicule. « Les secours tentaient de réanimer les deux jeunes enfants sans succès », indique le parquet de Carpentras dans un communiqué, précisant que les corps ont été « transportés à l’institut médico-légal de Nîmes pour une autopsie qui se déroulera demain [ce mardi] afin de déterminer les causes et circonstances de la mort ». Mais, selon la procureure Hélène Mourgues, citée par l’AFP, « la piste de la canicule est privilégiée ». Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte et confiée à la police nationale de Carpentras.

    Difficile, à ce stade, de retracer le cours des événements. Âgée de 33 ans, la maman, prise en charge par les sapeurs-pompiers, n’a pu être auditionnée « au regard de son état », stipule le parquet. Deux hypothèses ont été évoquées : d’abord, l’oubli des enfants dans la voiture au retour de courses puis, la possibilité que les deux garçons se soient introduits dans le véhicule avant de s’y retrouver coincés et que la maman ne s’en aperçoive trop tard. Garée en plein soleil sous près de 40 degrés, une voiture peut, en un quart d’heure, devenir une étuve mortelle à plus de 70 degrés, rappelle le ministère de la Santé.

    D’après plusieurs témoignages, la maman se serait récemment installée dans cette maison, domicile de sa propre mère, et avait inscrit son garçon de 2 ans à la crèche du quartier. « On n’a pas compris au départ, mais très vite, des informations ont circulé disant que deux enfants étaient morts et dans des conditions horribles, s’émeut Amandine, une voisine. On n’imagine pas que ce genre de chose arrive à des enfants si petits. » Séverine, riveraine directe du drame, raconte « entendre jouer ces enfants depuis chez nous, ils étaient pleins de vie, c’est un drame absolu, pour une maman, ce qui est arrivé est terrible, je pense beaucoup à elle ».

    Les écoles fermées

    ce mardi après-midi

    Dans un communiqué, le nouveau maire RN, Hervé de Lépinau, s’est dit « abasourdi par le drame », rappelant qu’il est « essentiel de porter une vigilance accrue envers les enfants en cette période de très fortes chaleurs ». Dès ce samedi, la municipalité avait annoncé la fermeture des écoles de la Ville à compter de ce mardi après-midi, « en raison des fortes chaleurs annoncées afin de garantir la sécurité et le bien-être des enfants ». Seul un accueil minimal dans une salle climatisée sera assuré l’après-midi à destination en priorité des familles travaillant dans le secteur de la santé, la sécurité et « aux agents assurant la continuité des services publics essentiels ».

  • Les communistes unis face aux futurs combats

    Les communistes unis face aux futurs combats

    Une légère brise rafraîchit le barnum dressé devant la Maison des communistes, dans le 15e arrondissement de Marseille, ce vendredi après-midi. « On a souvent tendance à dire que lorsque les cerveaux phosphorent, cela crée une chaleur particulière, sourit le secrétaire départemental réélu à la tête du PCF dans les Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi. Au regard de la chaleur dans la salle, vous avez bien travaillé ! »

    Pendant trois jours ce week-end, les délégués des sections du Parti communiste ont débattu sur les plus de 900 amendements destinés à enrichir le texte choisi pour leur 40e congrès, qui viendront nourrir les débats nationaux à Lille, du 3 au 5 juillet. « J’avais ouvert mon discours en disant que la vocation du congrès est de trouver une voie commune au rassemblement de tous les communistes, partage Jérémy Bacchi. Avec un texte approuvé à 97,6%, le rassemblement des communistes a été pleinement respecté. »

    Contre l’extrême droite

    À l’issue de cette conférence fédérale, le conseil départemental a aussi été renouvelé de moitié, et largement rajeuni, avec 71% de ses membres âgés de moins de 55 ans. « Ce futur conseil départemental devra être un collectif capable d’impulser des initiatives, un outil capable de renforcer notre présence dans les luttes », précise Sophie Celton, de la section de Septèmes.

    « Nous sommes la première force politique du département, aussi bien en nombre d’élus qu’en nombre d’adhérents, insiste de son côté Jérémy Bacchi. Cela implique de lourdes responsabilités : nous devons réussir collectivement à nous hisser à la hauteur des enjeux. » Et de lancer : « Nous avons une volonté forte, d’avoir un Parti communiste à l’offensive. »

    Parmi les priorités, la lutte contre l’extrême droite, « qui partout où elle arrive au pouvoir entraîne des guerres, des conflits, la montée des nationalismes, le rejet de l’autre », énumère le sénateur. Alors il veut dénoncer sa supercherie sociale, rappelant que le député RN Emmanuel Fouquart s’est ainsi refusé à soutenir la proposition communiste d’une nationalisation d’ArcelorMittal, pourtant implanté sur sa circonscription. « L’extrême droite a une visée culturelle qui est une visée identitaire, prévient aussi l’ancien député Pierre Dharréville, qui a porté cet enjeu dans le débat. Ils sont dans une logique d’atteinte à la liberté de création, ils veulent formater les esprits et instrumentaliser le geste culturel dans la bataille culturelle qui est la leur. Nous avons besoin d’être au rendez-vous de cette bataille culturelle. »

    Pour les militants, celle-ci s’entremêle avec les combats sociaux menés sur le territoire. « Sur les questions industrielles, sur le service public, nous avons intérêt à monter d’un cran, à mener des batailles d’ampleur, appelle Jérémy Bacchi. C’est au cœur de l’entreprise que nous arriverons au mieux à mener la bataille idéologique. »

    La présidentielle en vue

    Au cœur de cette bataille, c’est la défense d’un socialisme aux couleurs de la France qui a largement animé les débats. « La perspective, c’est le communisme, l’idée qu’il faut changer radicalement le rapport des hommes entre eux pour les fonder sur une culture de connaissances, d’échanges, une bataille du bonheur, défend Luc Foulquier, de la section d’Aix. Mais cela ne se fera pas comme ça, il faut toute une série de conditions, dont le passage par le socialisme, une société qui change la nature de l’état et place comme perspective la réponse aux besoins. » En prenant en compte un contexte national, une histoire de luttes.

    Au-delà des débats sur l’écologie ou la protection de l’enfance, les échanges ont aussi majoritairement défendu la légitimité d’une candidature communiste pour la présidentielle, qui doit être approuvée en septembre. « Je suis très conscient du danger que représente l’extrême droite, mais face à un danger imminent, il ne faut pas faire n’importe quoi, défend le conseiller national Anthony Gonçalves. Je ne crois pas que le ralliement sans discussion, sans contenu, à une candidature qu’on nous propose comme la seule manière de faire reculer le RN soit une hypothèse raisonnable, elle a toutes les chances de nous envoyer dans le mur. »

    Mais avant les échéances électorales, les communistes veulent continuer à faire vivre la solidarité internationale. « Nous aurons l’honneur de recevoir à notre initiative Fadwa Barghouti [avocate et femme du leader palestinien emprisonné Marwan Barghouti, Ndlr] le 2 juillet, pour poursuivre
    le rapprochement avec l’Organisation de libération de la Palestine
     », annonce Jérémy Bacchi.

    LES SECRÉTAIRES FÉDÉRAUX ÉLUS DANS NOTRE RÉGION

    Jérémy Bacchi, Bouches-du-Rhône

    Ce dimanche après-midi à la Maison des communistes des Bouches-du-Rhône, dans le 15e arrondissement de Marseille, le sénateur Jérémy Bacchi n’a pas caché son émotion au moment d’être réélu pour un troisième mandat, à la tête d’une fédération devenue la première au niveau national. « C’est le signe d’une confiance réciproque, tant mon attachement aux communistes est profond », soulignait-il en conclusion de ces trois journées de conférence fédérale, en insistant : « Vue l’ampleur de la tâche, on n’arriverait pas à tenir autant de temps si on n’aimait pas autant les communistes. »

    Après un large renouvellement de l’exécutif départemental, avec un rajeunissement des cadres du PCF, il pose d’emblée, parmi les enjeux de ce nouveau mandat, la nécessité de construire l’avenir. « Les conditions sont réunies pour faire de ce mandat, un mandat de transition, dans une fédération qui compte 2 500 militants, avec autant de jeunes cadres », pose-t-il. Pour remplir l’objectif de ce nouveau mandat, il met en avant un nécessaire travail plus collectif de la direction départementale du parti, mais aussi la nécessité de donner une visibilité plus diversifiée des représentants fédéraux dans l’expression des communistes, dans les prises de parole. « Nous arriverons à relever ce défi », assure l’ancien éducateur, qui met aussi en avant sa volonté de « donner à voir de la richesse et de la diversité » parmi les militants communistes des Bouches-du-Rhône.

    Y.S.

    Sylvie Vinceneu, Var

    À bientôt 71 ans, Sylvie Vinceneux était la seule candidate à la succession de Pierre Daspre, qui reste toutefois au conseil après ses deux mandats. Militante PCF dans les Bouches-du-Rhône depuis les années 2000, arrivée dans le département en 2021, elle était, depuis 2023, la secrétaire de la section Sud-Sainte-Baume, poste qu’elle cède à Jo Rodriguez.

    Elle devient ainsi la deuxième femme à occuper la fonction de secrétaire fédérale dans le Var, après Danielle de March (1965-1994). « Elle m’a envoyé un message pour me féliciter. Avoir nommé une femme est un symbole », se réjouit-elle. Un symbole qui se retrouve aussi au sein d’un conseil rajeuni et largement renouvelé, de manière strictement paritaire (15 hommes, 15 femmes). « Cette féminisation va permettre de mieux s’adresser aux travailleuses, qu’on a du mal à faire adhérer », espère Sylvie Vinceneux, qui compte également profiter d’un mandat marqué par les nombreuses élections (cinq en trois ans) pour « aller vers les Varois et faire connaître nos propositions ».

    L’ancienne directrice d’organismes HLM, responsable de la commission nationale logement du PCF depuis 2023, portera forcément un œil avisé sur cette question très prégnante dans le Var et « étroitement liée à celle de l’emploi ». Au rang des priorités également, la paix, « dans un département militaro-industriel », et la défense des services publics « mis en péril comme on peut le voir à l’hôpital de La Seyne et à la Poste de Saint-Maximin, par exemple ».

    Ad.B.

    David Pascal, Vaucluse

    David Pascal est depuis samedi le nouveau secrétaire fédéral du PCF en Vaucluse. À 41 ans, ce moniteur éducateur dans le médico-social, marié et père de deux enfants, vit à Entrechaux, au pied du mont Ventoux. Engagé depuis une quinzaine d’années au Parti communiste, il était jusqu’ici secrétaire de la section d’Orange et membre du conseil départemental.

    Il succède à Julien De Benito au terme d’un « congrès serein et apaisé », marqué par un travail approfondi en amont ayant permis l’adoption d’une cinquantaine d’amendements visant à « enrichir le texte sans le dénaturer ». Le nouveau conseil départemental compte 29 membres à parité. « 14 camarades y font leur entrée », souligne David Pascal, « c’est aussi un rajeunissement et panel de ce que représentent nos territoires, avec des jeunes, des vieux, des actifs, des fonctionnaires, des syndicalistes, des acteurs de la lutte féministe et associatifs ».

    L’ambition affichée : renforcer la présence du parti sur les communes notamment rurales ; travailler sur la jeunesse autour de l’Université d’Avignon ; coordonner les actions fédérales sur de grandes mobilisations donnant de la visibilité ; et poursuivre le travail unitaire à gauche avec en point d’orgue la fête de La Marseillaise. « Il faut remercier Julien qui a réussi à maintenir un PCF à la hauteur dans un département qui est le laboratoire de l’extrême droite », conclut David Pascal.

    Ch.C.

    Sophie Delfino, Hautes-Alpes

    Réélue à la tête de la fédération des Hautes-Alpes, Sophie Delfino entame ce deuxième mandat sous le signe du renforcement. « Le congrès s’est bien passé, on a beaucoup débattu », souligne la professeure des collèges, âgée de 62 ans. « On s’est focalisé sur les gestes d’orga à produire pour renforcer le parti, donc le lien avec les sympathisants, les associations et les partenaires progressistes en général. » L’ambition est de redonner au PCF toute sa place dans le paysage local, alors que l’extrême droite est à l’orée du bois.

    La fête fédérale organisée samedi à La Bâtie-Neuve, près de Gap, largement tournée vers la jeunesse, sera un premier test. « Les sections étaient en sommeil, il n’y avait plus de fête fédérale, on a remis tout ça en action et il faut maintenant aller plus loin », insiste-t-elle. Pour y arriver, Sophie Delfino s’appuiera sur un conseil départemental renouvelé et resserré. « Plus énergique, plus dans l’action et l’ouverture », espère-t-elle, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux non-adhérents et aux acteurs progressistes. La culture et la formation populaire seront l’autre axe majeur. En parallèle, Sophie Delfino aspire à poursuivre son travail au Conseil national, notamment sur les questions culturelles et migratoires, en lien avec les réalités de son territoire. Enfin à l’approche des JO d’hiver 2030, avec l’ambition sera aussi de travailler de concert avec les fédérations voisines.

    Ch.C.

    Bertrand Perrin, Alpes-de-Haute-Provence

    Bertrand Perrin, 41 ans, a été réélu ce week-end pour un 4e mandat à la tête de la fédération des Alpes-de-Haute-Provence, dont il est secrétaire fédéral depuis 2016. « On a fait un très bon congrès, sur le fond, avec un débat en trois temps. D’abord, les questions qui traversent la société, au travers du texte de la base commune qui a été votée très largement, ensuite le fond du parti et de son travail idéologique, puis la stratégie et l’organisation de notre fédé, au regard de notre territoire très rural, très étendu et sans grand centre urbain. » Ce travail doit se concrétiser après le congrès national à Lille dans quinze jours, où six délégués se rendront.

    Le conseil départemental a été renouvelé à 50%, « avec l’entrée de pas mal de jeunes » et une représentation de chaque territoire, un défi pour ce territoire comptant « beaucoup de petits villages avec des petites sections ». La feuille de route entend poursuivre le travail en direction des salariés et renforcer l’implantation de la fédération déjà classée 6e nationale en ratio adhérents/habitants. « On va continuer d’essayer d’amplifier l’effort en direction du monde du travail mais aussi de la jeunesse, un axe de bataille difficile car on n’a pas de structure post-bac. » L’objectif est aussi de renforcer les initiatives et de s’appuyer sur la « bataille des services publics ». Enfin, la fédération entend se tourner davantage vers le monde agricole, un axe jugé prioritaire pour le mandat.

    Ch.C.