Tag: Vaucluse

  • [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    C’est la huitième année que le Positiv Festival investit le Théâtre antique d’Orange. Début août, se sont produits Kool and the Gang et Fatal Bazooka. Ce week-end du 15 août, des DJ français et internationaux viendront jouer sur la scène vieille de 2 000 ans.

    Sur trois jours douze artistes se produiront. Boris Brejcha, connu à l’international, sera sur scène vendredi. Le DJ allemand, célèbre pour porter des masques après avoir été brûlé au visage lors d’un accident, est créateur de son propre genre, la « high-tech minimal ». Le même soir jouera Nicolas Cuer, originaire d’Arles, connu pour sa techno hypnotique. Il est également fondateur et directeur artistique du Positiv Festival.

    Des concerts

    jusqu’à fin août

    Samedi soir, Charlotte de Witte sera sur scène. Star mondiale de la techno contemporaine, présente sur les plus grandes scènes, elle a sorti son dernier EP fin avril. Le lendemain, dimanche, c’est Fisher qui prendra le relais. Réputé pour son énergie débordante et son humour, le DJ australien partagera avec le public sa musique house.

    Le festival fait aussi de la place aux artistes émergents avec Venga. DJ et productrice française de tech house, elle mixe de manière permanente au R2 à Marseille. Toujours dans l’univers électro, le 22 août, le DJ Apashe viendra jouer avec une formation symphonique. Le mois se terminera en beauté à Orange, avec, le samedi 29 août, Macklemore, artiste majeur de la scène rap internationale.

    Avec plus de 40 000 spectateurs attendus, le festival ouvre ses portes à 18h, ce vendredi.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Sous les étoiles à Lourmarin

    [C’est l’été] Sous les étoiles à Lourmarin

    Accompagnés par Fabrice, partez pour une immersion douce et conviviale dans l’univers de la nuit. La soirée commence par un temps d’écoute et d’observation de la faune nocturne, pour mieux percevoir l’ambiance particulière du Luberon lorsque le jour laisse place à la nuit au pied du château de Lourmarin.

    De 20h30 à 22h.

    Entre 10 et 12 euros.

    Gratuit – 10 ans.

    Réservations : 04.90.71.32.01

  • Réorganisation à Tecelys et au Grand Avignon

    Réorganisation à Tecelys et au Grand Avignon

    Le Grand Avignon a lancé un marché public pour restructurer ses sociétés d’aménagement. Et envisager une fusion entre la SPL Tecelys et la SPL Grand Avignon Aménagement.

    Est concernée la partie aménagement urbain de la SPL Tecelys, qui concerne 10 emplois à temps plein. Et donc non pas Orizo, l’exploitant du réseau de transport en commun du Grand Avignon. Dans le cahier des clauses techniques particulières dont l’objet est « une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage accompagnement pour la restructuration des SPL Tecelys et Grand Avignon Aménagement », que La Marseillaise a pu consulter, la communauté de communes souhaite « renforcer le contrôle analogue, la gouvernance et la performance des outils publics locaux, de la recherche d’une meilleure cohérence entre les politiques publiques de mobilité, d’aménagement, de gestion de l’espace public et de transition énergétique, ainsi que de la rationalisation des moyens humains, financiers et organisationnels ». Soit de mieux piloter les projets, plus directement, avec plus d’efficacité, notamment avec diverses missions qui se « chevauchent ». Une mission qui fait notamment suite à des observations de la Chambre régionale des comptes.

    Fusion ou non

    Plusieurs scénarios sont envisagés. La fusion-absorption de l’une des SPL par l’autre donc. Mais aussi le maintien des deux structures « avec renforcement de la gouvernance, du contrôle analogue et du reporting ». Ou encore des variantes, qui peuvent inclure un « rapprochement fonctionnel », un « groupement de moyens », ou encore une « mutualisation progressive ou spécialisation des périmètres ».

    Le titulaire de la mission aura entre 9 et 11 mois pour rendre son rapport qui aidera donc les élus à prendre une décision sur le futur de ces structures.

  • [C’est l’été] À Apt, le César est un Monument historique

    [C’est l’été] À Apt, le César est un Monument historique

    Rénové il y a 7 ans, ce cinéma du centre-ville est le seul de la sous-préfecture vauclusienne. Si certains n’y trouvent pas leur compte, il faut compter 1h30 de route et 70 km aller-retour pour se rendre à Cavaillon… Mais l’offre du César, qui accueille chaque année un festival des cinémas d’Afrique, est aussi historique. Avant de diffuser des films, le site était un bâtiment religieux : la chapelle des Pénitents blancs, inscrite aux Monuments historiques depuis 1996. De l’extérieur, on distingue les restes d’une façade rappelant la chapelle. L’écran d’une des trois salles cache également les restes de l’ancien autel.

  • [Entretien] Rémi Valois, hydrogéologue : « Dans 20 ou 30 ans, l’été qu’on connaît sera un été normal »

    [Entretien] Rémi Valois, hydrogéologue : « Dans 20 ou 30 ans, l’été qu’on connaît sera un été normal »

    La Marseillaise : Quel est aujourd’hui l’état de sécheresse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

    Rémi Valois : Après une année 2025 marquée par de bonnes précipitations, notamment à l’automne, il avait aussi bien plu en début d’année 2026. Mais depuis juin et juillet, on assiste à un déficit de pluie significatif, ce qui entraîne une sécheresse importante des sols sur toute la région. Ce qui va surtout les assécher, c’est la chaleur. Avec les canicules répétées, les plantes transpirent davantage d’eau et les sols évaporent plus eux aussi. On a donc une sécheresse prononcée. L’avantage, en Paca, c’est qu’on s’appuie sur de nombreux canaux d’irrigation, ce qui nous rend moins dépendants de la pluie que d’autres régions. On est un territoire qui s’adapte plutôt bien à la sécheresse, même s’il faut veiller à ce que ces baisses de précipitations ne se répètent pas trop.

    Le niveau de sécheresse de cette année est-il plus avancé que les années précédentes ?

    R.V. : L’été n’est pas terminé donc il est difficile de dire si cette sécheresse est plus importante que les autres années. En revanche, dans le contexte de changement climatique, c’est typiquement le genre d’épisodes qu’on risque d’avoir de plus en plus. Les prévisions des climatologues annoncent davantage de sécheresse et de chaleur pour les étés futurs. Dans 20 ou 30 ans, l’été qu’on connaît sera un été normal. Ce qui, pour l’instant, reste un épisode exceptionnel pourrait, dans plusieurs années, devenir la norme. Si on cumule plusieurs années de déficit de précipitations, avec peu de neige dans les Alpes et des étés extrêmement chauds, on cumule les risques pour les nappes phréatiques où les conséquences se mesurent à long terme. Si elles sont bien rechargées, elles peuvent mettre du temps à baisser. Mais, à l’inverse, une fois qu’elles ont beaucoup baissé, il faut beaucoup de temps et de précipitations pour les recharger.

    Quels sont les effets de cette sécheresse sur les différents usages de l’eau ?

    R.V. : Il y a différents usages : l’eau potable, le tourisme avec la surpopulation estivale, et l’agriculture, puisque la région Paca est très agricole. Il y a beaucoup de besoins différents donc il peut y avoir des conflits. L’exemple le plus parlant reste celui de la guerre de l’eau qu’on voit dans les Pyrénées-Orientales depuis plusieurs années. Pour l’instant, je n’ai pas connaissance de tels problèmes en région Paca. Mais ce sont des conflits qui peuvent arriver si on connaît des sécheresses prolongées, qui se répètent année après année, avec des nappes phréatiques qui commencent à s’affaiblir.

    Parmi les solutions pour pallier la sécheresse, les retenues collinaires ou les mégabassines sont-elles, selon vous, une réponse pertinente ?

    R.V. : Les retenues collinaires peuvent avoir un impact positif lorsqu’il pleut et qu’on veut retenir ces pluies en amont du système. Ces retenues peuvent permettre de recharger les systèmes souterrains. Pour les mégabassines, c’est différent. Elles stockent l’eau du printemps jusqu’à l’été et le problème, c’est qu’elles évaporent beaucoup. C’est comme une mer ou un lac : le soleil tape directement dessus et il y a beaucoup d’évaporation. Je pense donc que les mégabassines ne sont pas une solution adaptée à notre territoire.

    Quelles peuvent être les solutions adaptées pour mieux anticiper
    ces épisodes de sécheresse ?

    R.V. : À l’Inrae et à l’université d’Avignon, nous travaillons en amont en cherchant à mieux comprendre les écoulements souterrains et à mieux modéliser les nappes phréatiques pour anticiper les changements et leur impact sur les réserves en eau. L’enjeu est de mieux comprendre la ressource pour pouvoir, derrière, construire des solutions en concertation notamment avec les agriculteurs. Parmi les réponses adaptées, il faut d’abord miser sur le stockage de l’eau dans le souterrain, par exemple en rechargeant artificiellement les nappes phréatiques. L’objectif serait de pouvoir utiliser cette réserve et son inertie lorsque les cours d’eau sont à sec. Il faut aussi repenser les modèles et les pratiques agricoles pour les adapter au changement climatique : privilégier des cultures qui consomment moins d’eau, mettre en place du goutte-à-goutte. Il y a toutefois un paradoxe : lorsqu’on irrigue en surface, une partie de l’eau peut contribuer à recharger les nappes. Avec le goutte-à-goutte, on consomme beaucoup moins d’eau, mais on recharge moins les nappes. Il faut donc trouver le bon équilibre.

  • [C’est l’été] Apprenti mosaïste à Vaison-la-Romaine

    [C’est l’été] Apprenti mosaïste à Vaison-la-Romaine

    Le musée archéologique Théo Desplans situé sur le site antique de Puymin donne rendez-vous aux enfants à partir de 7 ans et aux plus grands pour participer à un atelier ludique à la découverte des secrets des domus de Vasio et de leurs somptueux décors.

    À partir de 10h30.

    Tarif unique de 5 euros.

    Réservation conseillée : 04.90.36.50.48

  • Anaïs Hausmann veut tailler dans les normes au Sénat

    Anaïs Hausmann veut tailler dans les normes au Sénat

    Le mot « simplifier » revient souvent dans les discours politiques quand approchent les échéances électorales. Une idée libérale qui trouve des échos jusque dans la Cité des Papes. Anaïs Hausmann (DVD), candidate aux sénatoriales en Vaucluse et adjointe au maire déléguée à l’innovation et à la création de valeur territoriale, prône en effet « une République qui donne aux élus les moyens de décider, d’investir et d’agir, plutôt que de multiplier les normes, les procédures et les contrôles ».

    Celle qui est également la compagne du maire Olivier Galzi a dévoilé en ce début du mois d’août les grandes lignes de son programme. Dans une introduction sur son site internet nouvellement créé pour l’occasion, elle dénonce un « système devenu trop complexe, fragmenté et parfois illisible » dans lequel « les élus passent trop de temps à contourner les obstacles plutôt qu’à réaliser leurs projets ».

    Celle qui était jusqu’à récemment encore inconnue auprès du grand public, mais surtout auprès des élus vauclusiens, met également en avant ses expériences pour convaincre les grands électeurs. La novice en politique évoque par exemple son passé comme entrepreneure ou encore « consultante auprès des collectivités ». Et assure que cela l’aurait convaincue que « les solutions durables naissent lorsque l’on part du terrain. » Si elle est, sur le papier, déjà assurée d’avoir les 95 voix des grands électeurs de la majorité avignonnaise, il en faudra bien plus pour espérer avoir un siège au palais du Luxembourg. Une partie des élus avait été rencontrée lors de l’assemblée générale de l’Association des Maires de Vaucluse. Il en faudra sans doute plus pour convaincre ceux qui doutent.

    Simplifier

    Anaïs Hausmann a ainsi réparti ses priorités en 7 piliers de « réforme de la colonne vertébrale de l’action publique ». En commençant avec un sobre « simplifier » en général. Sans non plus sortir la tronçonneuse, elle plaide pour le « supprimer ou fusionner plutôt qu’ajouter ».

    Mais aussi d’adapter la loi SRU, réformer la loi ZAN « pour protéger les terres agricoles sans pénaliser les communes rurales » ou encore « garantir un accès simple et équitable aux financements publics. » Au sein même de ces piliers, plusieurs propositions plus ou moins techniques. En conclusion, elle assure que ces propositions seront débattues, en cas d’élection bien sûr, autour d’ateliers thématiques.

    Et, quelques jours après le lancement du mouvement d’Olivier Galzi « Le bon sens des territoires », les partis politiques « traditionnels » sont encore une fois visés. « Au Sénat, le territoire doit toujours passer avant le parti » peut-on ainsi lire. À voir qui en ressortira vainqueur le 27 septembre au soir.

  • [C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon

    [C’est l’été] Visitez les grottes de Thouzon

    Seules grottes de France à se trouver en plaine, les grottes de Thouzon font partie des trésors patrimoniaux du Vaucluse. Elles ont été découvertes en 1902 par des ouvriers qui travaillaient dans la carrière de pierres sur la colline.

    Leur aménagement immédiat à cette époque leur a permis de rester intactes jusqu’à aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire c’est que lors de ces périodes de fortes chaleurs, la visite de ses grottes où la température avoisine les 15°C est une activité bienvenue à partager en famille.

    Chaque jour, plusieurs créneaux de visites sont proposés au public pour découvrir d’étonnantes stalactites jaunes et or, trésor du lieu.

    Un trésor de 20 millions d’années

    Pendant 45 minutes et sur un parcours de 200m vous cheminerez sur le lit fossile d’une ancienne rivière souterraine et plongerez au cœur de l’histoire de cet endroit unique en Provence formé il y a 20 millions d’années. Pour terminer, un spectacle sons et lumières viendra clôturer la visite.

    De 7,50 à 12,50 euros. Gratuit -3 ans

  • [C’est l’été] Histoire et architecture au Moyen-Âge à Avignon

    [C’est l’été] Histoire et architecture au Moyen-Âge à Avignon

    Jusqu’à un atelier de création de voûtes en bois, rendez-vous donné au Palais des Papes ce lundi pour une visite-atelier à découvrir à partir de 8 ans.

    Lundi 10 août de 9h30 à 11h30.

    Entre 10 et 20 euros.

  • Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Le demi-fond français est en train d’entrer dans une nouvelle dimension. Du 800m au 5 000m, les Tricolores brillent et se font une place de choix sur la scène internationale. L’année 2026 ne déroge pas à la règle et un nouveau phénomène a fait son apparition au sommet des bilans. Son nom ? Clara Entresangle. Son âge ? 21 ans. L’athlète de Cavaillon est spécialiste du 3 000m steeple, mais elle ne se contente pas de répéter ses gammes sur cette seule discipline.

    Cette saison est, pour la Vauclusienne, celle de l’explosion. Championne du monde universitaire de cross, recordwoman de France U23 du 10km et du 3 000m steeple, elle a également réalisé deux fois les minima français sur cette dernière distance. Des performances de choix et une participation à sa première compétition élites avec l’équipe de France : les championnats d’Europe de Birmingham. La principale intéressée explique ce qui lui a fait gagner 30 secondes sur son record personnel. « On a changé des choses dans l’entraînement avec Papa. On a fait plus de volume, donc ça m’a fait énormément progresser sur le fond et ça, on s’en est rendu compte avant cet été, sur les saisons de cross et de route. Quand on a vu ma progression sur le 10km et le 5km, on savait déjà que la progression allait suivre. »

    « Papa », c’est Nicolas Entresangle. Le duo père/fille est également un duo athlète/entraîneur. Une association saine et une construction de saison qui a permis cette hausse des performances. « Cette saison est très riche, dans la mesure où chaque fois qu’on a pointé un objectif, ça s’est soldé par une belle réussite. Ça ne fait que nous encourager là-dedans, tout en étant quand même mesuré car le corps humain n’est pas une machine. Elle a vécu une petite blessure il y a deux ans avec des fractures de fatigue, donc on ne veut pas retomber là-dedans », détaille le paternel.

    Le Top 5 à Birmingham ?

    Cette multitude de distances où s’aventure Clara Entresangle, quelque chose qui plaît à la jeune athlète fraîchement signée par Nike. « J’aime bien pouvoir toucher à tout, faire des efforts un peu différents et varier », dit-elle simplement. Cette dernière débute au niveau continental dès ce lundi, avec les séries du 3 000m steeple. Son père explique la difficulté de performer en championnat : « Elle est 5e européenne mais le problème d’un championnat, c’est que ça ne se court jamais au train. On ne peut pas se dire, tu cours à telle allure et tu fais cinquième. Ce serait trop beau. Top 5, ce serait déjà exceptionnel vu son âge. »

    L’athlète, elle, « n’appréhende pas trop » et espère « déjà passer en finale et, forcément, aller chercher la meilleure place possible ».