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  • Jeu provençal : Christophe Martello, Simon Chamberon et Anthony Kerfah un ton au-dessus

    Jeu provençal : Christophe Martello, Simon Chamberon et Anthony Kerfah un ton au-dessus

    Le Var est une terre de Jeu Provençal. Pierrefeu n’échappe pas à la règle et malgré un temps très humide, 127 triplettes étaient au départ de cette édition.

    Parmi elles, Christophe Martello, Simon Chamberon, avec comme chef de file l’homme en forme du moment, celui qui revient comme un boulet de canon au plus haut niveau. Anthony Kerfah qui évolue de plus en plus au poste de milieu. Le multiple champion de France surfe sur la victoire depuis le début de saison (succès à La Ciotat et Saint-Martin-de-Crau).

    « Il a fallu batailler, affirme Anthony Kerfah, notamment contre la triplette Hervé Fontani, Rachid Methar et Éric Herzog au second tour. Ils ont fait un appoint extraordinaire, heureusement Simon [Chamberon, Ndlr] a été très performant au tir et moi de mon côté j’ai fait quatre sur quatre. C’était vraiment une belle partie au stade suivie par un nombreux public. »

    Le choc des quarts de finale face à Juan Lopez, Enzo Paolucci et Jérémy Viudes a été moins compliqué, leurs adversaires ont évolué en deçà de leurs possibilités.

    On retrouve dans le dernier carré lundi Angelo Lacroix, Claude Gosselin et Alain Valdés opposés à Anthony Kerfah. Un vrai duel au sommet. Encore une fois, les futurs vainqueurs jouent un ton au-dessus pour venir cueillir une place en finale.

    Dans l’autre demi-finale, on retrouve une triplette redoutable desCanourgues à Salon, Olivier Atzeni, Loïc Ceyte, Téodorico Antigo. Il y a du talent et du métier dans ce trio. Ils l’ont prouvé en dominant en quart de finale les très accrocheurs varois Smain Ferhat, Anthony Khemissi et Cédric Soma.

    Ils viennent à bout de la famille Alfieri et Alexandre Lebon pour atteindre la finale.

    Dans cette finale de haut niveau, trois joueurs ont déjà été sacrés champions de France et vainqueur du Provençal : Kerfah, Ceyte et Chamberon. Martello a lui été champion de France doublette et triplette et Antigo triplette avec Ceyte et Torres. Une vraie piste aux étoiles complétée par un Atzeni au palmarès éloquent finaliste du Provençal en 2024.

    Le spectacle ne pouvait qu’être au rendez-vous avec un tel plateau. Il le fut. Et à ce niveau, la partie se joue à quelques boules. Dans les moments décisifs la triplette emmenée par Martello à su faire la différence pour s’imposer 13 à 6.

    Une très belle compétition avec une ferveur et de magnifiques empoignades.

    Prochaine étape samedi à Saint-Victoret qui clôturera le classement 2025-2026

    Nous vous rappelons que le classement est établi du 1er avril à fin mars afin que le Trophée des As puisse se dérouler en été. Il aura lieu le 24 juillet à Sainte-Tulle la veille du National. De ce fait, la compétition de samedi à Saint-Victoret sera la dernière mais elle ne devrait pas influencer sur le classement finale ci-dessous avec comme lauréat Martin Torres.

    1. Martin Torres. 252,73 points

    2. Juan Lopez 228,91

    3. Alain.Valdes 183,37

    4. Enzo Paolucci 177,85

    5. Cédric Soma 168,94

    6. Jérémy Jean 139,12

    7. Anthony Kerfah 127,87

    8. Christophe Martello 116,94

    9. Thierry Terreno 116,58

    10. Claude Gosselin 111,81

  • [Tribune] À Draguignan, pas une voix au RN et à ses alliés !

    [Tribune] À Draguignan, pas une voix au RN et à ses alliés !

    Avec 44% des suffrages, la liste du Rassemblement national arrive en tête à Draguignan.

    Ce sont également 44% des Dracénois et Dracénoises qui ne se sont pas déplacés aux urnes.

    C’est historique et ces deux chiffres sont révélateurs à la fois d’un désaveu pour le fait politique et d’un phénomène de repli de notre société jusque dans nos territoires.

    Toute la Dracénie est concernée par la montée de l’extrême droite.

    Le refus de régler les questions sociales laissant la place aux questions sécuritaires et la politique menée par le gouvernement a permis la progression de l’extrême droite dans de nombreux territoires

    À Draguignan, comme dans beaucoup d’autres villes de la Dracénie, le Rassemblement national se nourrit du désarroi des populations et des salariés qui souffrent des politiques économiques libérales.

    Force est de constater que le RN est contre le progrès social.

    La CGT le rappelle avec force : l’extrême droite ne doit jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique. Son projet xénophobe fondé sur la « préférence nationale » s’inscrit en rupture avec les principes républicains que sont l’égalité et le droit du sol. L’extrême droite et son projet violent, raciste, antisémite, sexiste, représente un danger pour notre démocratie et notre République.

    L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Elle met en opposition les salariés entre eux.

    À titre d’exemple le député Schreck a voté :

    Contre l’augmentation du salaire minimum (Smic) à 1 500 euros net mensuels.

    Contre le gel des loyers.

    Contre la fin des déserts médicaux.

    Contre la création d’un service public de la petite enfance.

    Contre l’égalité femmes hommes dans la fonction publique.

    Contre le blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité.

    Contre le rétablissement de l’impôt sur les grandes fortunes.

    Pour la réduction de 5 milliards des dotations financières allouées aux collectivités locales.

    Toujours du côté des puissants, le RN a voté pour permettre aux plus riches d’échapper à l’impôt.

    Les collectivités locales sont en première ligne pour répondre aux besoins essentiels.

    Logement, transports, écoles, crèches, action sociale, culture, services publics de proximité, sport : les choix politiques faits dans les municipalités et les communautés d’agglomération ont des conséquences directes sur la vie quotidienne.

    Fidèle à son histoire et à ses valeurs démocratiques, l’Union locale CGT de Draguignan appelle à faire barrage à l’extrême droite et à empêcher qu’elle ne prenne la tête de la ville de Draguignan en utilisant le seul bulletin républicain restant à disposition.

    Il ne s’agit pas d’un choix partisan mais d’un engagement clair pour défendre la démocratie, les droits des travailleurs, les services publics et les principes républicains.

    Seule la satisfaction aux exigences sociales sera de nature à faire reculer l’extrême droite qui se nourrit des politiques libérales.

    Pour l’avenir, l’Union locale CGT de Draguignan appelle les salarié-e-s à se syndiquer et à se mobiliser fortement lors des journées de grève et d’actions.

    Dimanche 22 mars, aucune voix pour le parti de l’imposture sociale !

  • Un militant de gauche agressé à Toulon par des néonazis

    Un militant de gauche agressé à Toulon par des néonazis

    « Je vais déménager, je ne peux plus rester sur Toulon. » Le rendez-vous a lieu dans un café à proximité de la place de l’Équerre. Mikaël (le prénom a été modifié) est encore sous le choc de tout ce qui vient de lui arriver. Trois agressions presque coup sur coup à son domicile par une bande de néonazis d’une bêtise crasse mais déterminés à lui faire vivre l’enfer.

    La première fois en bas de chez lui. Les individus cagoulés viennent le menacer et proférer des insultes homophobes et antisémites.

    La deuxième fois ils arrivent à pénétrer dans le hall en forçant la porte de l’immeuble, détruisent sa boîte aux lettres et collent des stickers avec des saluts nazis.

    Ils franchissent plus tard un pas de plus, défoncent cette fois-ci toutes les boîtes aux lettres ainsi que les détecteurs d’incendie, retournent boire un coup en face pour revenir à l’assaut, monter jusqu’à son étage et tenter d’enfoncer sa porte.

    Il confie : « J’étais derrière, terrorisé, en essayant comme je pouvais de la tenir, c’était horrible, franchement j’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. À un moment tellement mon cœur battait fort dans mes oreilles que je n’entendais plus rien. J’ai vraiment cru que c’était fini, que j’allais mourir, quoi. »

    Les nervis de l’extrême droite à l’action

    Ce soir-là, la police est appelée à au moins trois reprises mais ne vient pas. Pourtant depuis sa première plainte le jeune homme bénéficie du dispositif Pégase censé faciliter les appels d’urgence.

    Ce n’est que le lendemain, lorsque sa mère, qui a des contacts au commissariat, les sollicite qu’une équipe se déplace pour relever les empreintes, et prendre des photos. Mikaël est enfin pris au sérieux et entendu.

    Il raconte : « Ils m’ont dit ce n’est pas possible t’as pas appelé le 17, t’as dû te tromper de numéro. J’ai dû leur montrer mon téléphone… Et ils trouvaient ça complètement incompréhensible. » Ça l’est d’autant plus qu’en quittant l’immeuble les « néonazis ont tabassé un mec en le traitant de sale nègre ». « Je ne pensais pas que c’était encore possible à notre époque et le tout sous une caméra de vidéosurveillance pendant 5 minutes. Et après ils sont rentrés chez eux. Tranquillement. » Mikaël n’en revient toujours pas.

    La bonne nouvelle c’est que quatre de ses agresseurs ont été identifiés et vont devoir répondre de leurs actes. Un des membres qui appartiendrait au groupe le Maquis, a été reconnu comme étant présent sur les lieux de la venue de Jordan Bardella à Toulon pour dédicacer son livre, afin d’intimider le comité d’accueil progressiste et pacifiste qui manifestait contre l’extrême droite.

    Le plus inquiétant, c’est que Mikaël a le sentiment d’avoir été suivi jusqu’à chez lui ce soir-là. À dessein.

  • Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    « Dans 3 heures, tout le monde aura fait un quartier. Sauf peut-être ceux qui sont à Sainte-Marguerite, car ils sont un peu mous du genou (rires). » Julia Peironet-Bremond, tête de liste d’Unis pour La Garde, est moqueuse. Entre les murs de son local de campagne, où l’ambiance se veut légère et joyeuse malgré l’enjeu se prépare une opération tractage pour obtenir des voix qui peuvent faire pencher la balance dimanche.

    Car la liste « démocrate, républicaine et sans étiquette », composée de « personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés », précise la candidate de 44 ans en réponse aux tracts « mensongers » de la majorité sortante lui prêtant des accointances insoumises « alors que nous n’avons aucun candidat LFI », est plus que jamais dans la course. Arrivée 3e avec 30,65% des suffrages, elle ne compte qu’un point et 115 voix de retard sur la liste RN de Nicolas Salsou, ex-directeur de cabinet de la maire Hélène Arnaud-Bill (LR). Cette dernière vire en tête, (37,67%), avec moins de 800 votes d’avance sur Julia Peironet-Bremond.

    Pour renverser la vapeur, l’infirmière libérale, « seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par (ses) soins, sans parti politique », est pragmatique. Les 9 000 abstentionnistes du premier tour étant impossibles à repérer, elle fait appel à la logique : « Si chaque électeur convainc une personne de voter pour nous, ça peut changer les choses. 800 voix de retard, c’est 35 par bureau, ou 50 sur 16 bureaux. Ce n’est rien ! », clame-t-elle.

    Mobiliser par l’alternance

    Une stratégie du « +1 » basée sur « les appels aux amis, à la famille », mais aussi, donc, sur le terrain. « Je connais du monde qui n’a pas voté, j’ai dit à mon fils, à l’étranger, de faire sa procuration. Mon mari appelle tout le monde », s’enthousiasme une habitante. « Je sais qui vous êtes, il faut que certains s’en aillent », tranche une autre.

    Et c’est justement sur le changement que repose le projet d’Unis pour La Garde pour convaincre les déçus, dont les abstentionnistes. « À La Garde, beaucoup ne croient plus en rien », lance Julia Peironet-Bremond. « Les Gardéens peuvent mettre fin au système clientéliste affiché sur des tracts qui menacent implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », affirme-t-elle, se félicitant d’avoir œuvré à la condamnation de Jean-Louis Masson, président du Département, ancien maire de La Garde et numéro 2 sur la liste de la maire sortante, pour prise illégale d’intérêts en novembre.

    Avec la promesse de réconcilier les citoyens avec la politique : « Mobiliser est un travail de tous les jours. Si on prend la mairie, on aura à cœur de le faire, car je suis attristée que 9 000 personnes ne se saisissent pas de ça, peu importe pour qui ils votent », déplore la candidate, qui rappelle que « les municipales, c’est l’école, la sécurité alimentaire, la politique sociale, la sécurité, la politique à portée de main ».

  • À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    Les défections de ses anciens adjoints n’annonçaient rien de bon. Et effectivement, le maire sortant de Hyères, Jean-Pierre Giran (LR) ne s’est vu créditer que de 21,31% des voix et a dû se contenter de la seconde place derrière son ancienne adjointe au commerce et à l’animation. Véronique Bernardini, tête de la liste DVD Hyères ensemble a en effet capté 26,94% des suffrages.

    Troisième place sur la liste

    Deux autres listes ont également réalisé des scores leur permettant d’être au second tour : celle d’extrême droite Jean-Michel Eynard-Tomatis (L’avenir Hyérois) avec 19,49% des voix et celle du centriste Nicolas Massuco (Hyères avenir) avec 15,93%. Deux dernières listes étaient sous la barre des 10% : Hyères unie à gauche de Caroline Moulin qui a fait 7,86% et, enfin, celle du candidat ciottiste François Cornileau. Son Union des Hyérois a fait 8,47%. Suffisamment pour fusionner. Et Jean-Pierre Giran a sauté sur l’occasion, avec une fusion annoncée mardi soir. « Un rassemblement avec la liste de Cornileau, dans un seul but agir pour Hyères et les Hyérois », plaide-t-il dans un communiqué avant de souligner qu’« ils partagent la même vision d’Hyères et le même amour des Hyérois ».

    Ancien adjoint de Giran au poste, le jeune François Cornileau a déjà connu plusieurs étiquettes : le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Les Républicains tendance Retailleau et enfin l’Union des droites pour la république lancée par Ciotti en 2024. Un sacré pedigree.

    Si l’actuel président de la Métropole reste tête de liste, François Cornileau prend la troisième place et a imposé la présence de 12 des siens, le nombre « d’historiques » de la liste Gardons le cap se réduisant à 33.

    Une manière de préparer des alliances pour la future présidence de la Métropole, Toulon Provence Méditerranée, sachant que la ville centre est ciblée par l’extrême droite ? Alors même que le président de la fédération LR varoise, Jean-Louis Masson qui avait soutenu Michel Bonnus, vient de dire qu’il « souhaitait la victoire de Josée Massi » à Toulon ?

  • Le PCF Var interpelle la droite au second tour

    Le PCF Var interpelle la droite au second tour

    Après un premier tour difficile pour les listes progressistes, le PCF Var partage son analyse. Pointant « une participation en baisse par rapport à 2014 », qui n’a pas joué en faveur de la gauche, et qu’il explique par « le contexte anxiogène des guerres et les trop nombreuses affaires judiciaires concernant des élus varois », il salue malgré tout « les campagnes dynamiques » menées par les partis de gauche « avec des citoyens engagés dans la plupart des villes varoises ».

    Le PCF regrette cependant la division de la gauche, qui ne lui a pas permis de « peser fortement » à La Seyne, où « chacun peut juger de l’irresponsabilité des uns et des autres face au danger du RN qui pourtant était annoncé », notant toutefois qu’« après une très bonne campagne de la liste de gauche PCF-GRS-Après-MRC, Stéphane Sacco arrive nettement en tête de la gauche ».

    « Empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite »

    Autre responsable « des résultats contrastés » : le « vote utile pour faire barrage au RN et ne permettant à la gauche de se maintenir qu’à La Seyne, La Garde, Solliès-Pont ». Toulon en Commun en a ainsi fait les frais au profit de Josée Massi selon le PCF Var, qui ajoute que cette dernière « a besoin des voix de gauche pour être élue, et doit en tenir compte ». Et enjoint, de manière générale, « les candidats de la droite sous la menace du RN » à prendre en considération « le vote des électeurs de gauche au premier tour ».

    « L’extrême droite peut conquérir plusieurs communes : Toulon, La Seyne, Draguignan, Six-Fours, Solliès-Pont, Salernes… Il est impératif d’empêcher son arrivée au pouvoir », martèlent les communistes, qui continueront « à défendre après les élections les intérêts de la population en matière de logement, de santé, d’éducation, de sécurité… »

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).

  • Le Collectif Fiertés Toulon appelle à voter Josée Massi

    Le Collectif Fiertés Toulon appelle à voter Josée Massi

    « Au lendemain du 1er tour des élections municipales, le Collectif Fiertés Toulon appelle la communauté LGBTQIA+ et toutes les personnes attachées à une ville libre, ouverte et respectueuse de toutes et tous à se mobiliser. » Le communiqué arrivé dans nos rédactions ne s’embarrasse d’aucune ambiguïté face à la menace. Et d’expliquer que depuis plusieurs années, un travail important a été construit dans le Var, et particulièrement à Toulon, pour améliorer la sécurité, l’accompagnement et la reconnaissance des personnes LGBTQIA+. « Ce travail patient, construit avec de nombreux partenaires, pourrait être fragilisé voire remis en cause par l’arrivée de l’extrême droite à la tête de la ville », insiste la présidente du collectif.

    L’arrivée à la mairie de la liste menée par Laure Lavalette (RN) représentant une menace réelle pour les valeurs d’égalité, de respect et de diversité défendues chaque année lors de la Quinzaine et de la Marche des Fiertés. Les prises de position de la candidate alors qu’elle était encore conseillère municipale, en disent long. Et de poursuivre donc clairement : « Face à ce risque, nous appelons clairement à aller voter et à soutenir la liste conduite par Josée Massi, afin de faire barrage à l’extrême droite à Toulon. Nous appelons également toutes les personnes qui se sont abstenues au premier tour à aller voter afin de participer au barrage. »

    L’occasion aussi de remercier les autres listes non qualifiées engagées lors de ces élections dans un combat progressiste et social. Le collectif ouvre le bal. Espérons que les défenseurs des droits humains seront nombreux à entrer dans la danse pour entamer, avant dimanche, une grande marche contre l’extrême droite à Toulon.

    Après, il risque d’être un peu trop tard.

  • Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    « Nous sommes dans un moment grave, chacun doit prendre ses responsabilités », commence mardi matin, devant la presse, la maire sortante sans étiquette, Josée Massi. Elle veut s’adresser aux Toulonnais avec « clarté » et « sérénité ».

    La candidate rappelle le désastre de 1995 lorsque Toulon s’est livrée au Front national. Le Port du Levant a en effet déjà cédé aux sirènes de l’extrême droite et s’y est retrouvé écrasé sous un déluge de corruptions et malversations. Un poison que la ville a mis deux décennies à évacuer, tant le naufrage moral et économique avait été gigantesque, avec un centre-ville dévasté.

    Un passif que la candidate porte-parole du RN, Laure Lavalette, refuse d’endosser prétendant même mal connaître cet épisode. À cela, Josée Massi lui conseille de s’adresser à l’un de ses propres colistiers, Franck Giletti, qui faisait déjà partie de l’équipe du maire frontiste Jean‑Marie Le Chevallier, le fossoyeur de la ville. Et de poursuivre : «  C’est grâce au travail de la majorité municipale durant ces 25 ans que nous avons redressé la barre collectivement. Nous avons redonné la fierté à la ville, sa prospérité économique, je vous rappelle qu’on est une des villes les mieux gérées. »

    Mais tout cela peut s’arrêter dimanche, prévient Josée Massi, si la digue, en conscience cette fois, venait encore à céder, et une majorité de Toulonnais se laisser abuser par des « promesses intenables ». Ou tout simplement refusant de mener le combat. Prêts à un nouveau sabordage aux effets démultipliés.

    Pour l’intérêt général

    Pour l’éviter, un véritable sursaut sera nécessaire. La première magistrate invite donc les citoyens à regarder précisément les programmes de chacun et à venir la rencontrer, elle et son équipe, pour en discuter et en débattre.Et d’ajouter : « Toutes les préoccupations des Toulonnais m’intéressent. Je veux le dire avec force : mon cap, c’est Toulon et l’intérêt général. »

    La candidate veut donc continuer, comme elle le fait depuis le début de la campagne, à convaincre en s’appuyant sur un projet et la droiture de sa personne. Sans coups bas ni mises en scène, contrairement à la diva des plateaux qui cache la vacuité de son programme par une ironie agressive.

    Mais, attention, la correction ne signifie pas se laisser faire. Elle envoie donc : « Je vis à Toulon, j’ai grandi à Toulon, c’est une ville où j’habite encore. Je ne crois pas que ce soit le cas de mon adversaire qui prétend connaître une ville qu’elle a décidé de quitter. » Élue au conseil municipal en 2020, la candidate du parti à la flamme a en effet choisi de démissionner pour partir à la Région.

    Josée Massi rappelle qu’il ne s’agit ni d’une élection nationale ni d’un concours de notoriété, mais bien de « choisir pour Toulon une équipe capable de gouverner, de décider et de protéger sans idéologie, ni en opposant l’économie au social, ou le centre-ville aux quartiers, et encore moins la sécurité à la liberté ».

    L’urgence aujourd’hui est donc, dit-elle, de « se rassembler pour ne pas laisser les Toulonnais se laisser abuser par des récits simplistes, les provocations permanentes et les postures de Laure Lavalette », en appelant à toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs sensibilités.

    L’occasion de rappeler que Toulon, en agissant de la sorte, a sauvé l’honneur du département en 2024 aux élections législatives en envoyant à l’Assemblée nationale le seul député varois n’appartenant pas à l’extrême droite. Pour être plus précis, c’est le peuple de gauche qui a fait le job. Et il le fera à nouveau, dimanche, toujours viscéralement du côté de la résistance.

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».