Veuillez patienter quelques secondes… Le direct va s’afficher !
Tag: Var
-

À Cogolin, l’extrême droite toujours debout malgré la fin de l’ère Lansade
Aux mains de Marc-Etienne Lansade entre 2014 et 2025, jusqu’à sa condamnation à 5 ans inéligibilité en juillet, Cogolin bascule. Au premier tour, trois des quatre listes d’extrême droite – record en France -, menées par des (ex) proches de l’ancien maire, dont celle de sa successeuse Christiane Lardat n’ont pas franchi les 10%. La quatrième, menée par le RN Philippe Vallet, 3e du scrutin (18,76%), se retire et fusionne partiellement (trois candidats) avec celle de Pierre-Yves Tierce (Union des droites), qu’il justifie par ce qu’il considère comme un « flou entretenu entre la droite et la gauche » par la liste d’Isabelle Farnet-Risso (DVD), en tête au premier tour (33,88%, contre 29,2 pour Tierce).
De quoi mettre à mal les déclarations de Pierre-Yves Tierce, prétendant n’avoir « aucun logo de parti ». Michael Rigaud, colistier d’Isabelle Farnet-Risso, affirme également que ce dernier, avec qui il avait échangé en décembre, avait demandé l’investiture du RN, accusant par ailleurs « Messieurs Tierce et Vallet d’avoir dilué les voix avec un accord de retrait au deuxième tour en cas de triangulaire pour avoir une chance de battre Isabelle Farnet-Risso. »
Cette dernière, conseillère municipale d’opposition particulièrement active depuis 2020 face au clan Lansade, revendique « une liste apolitique, composée de personnes de toute tendance et opinion, unis par une conviction simple : “servir et ne pas se servir.” ».
-

Toulon en quête de victoire
Après une courte trêve, le Rugby club toulonnais foulera ce samedi après-midi (16h35) la pelouse de Mayol. Les Parisiens du Stade français débarquent dans le Var pour un affrontement de milieu de tableau en Top 14. Un match important dans la quête des phases finales pour les deux formations.
« Il y a beaucoup d’excitation avant cette rencontre, nous avons des joueurs qui reviennent du Tournoi des VI Nations [voir par ailleurs]. On a travaillé avec beaucoup d’énergie ces deux dernières semaines et on a hâte », décrivait en conférence de presse Andrea Masi, entraîneur de l’attaque. Setariki Tuicuvu confiait, dans un sourire, que « tout le monde est dans un bon état d’esprit. On a bien profité de nos vacances, de nos familles ».
Les Toulonnais ont en effet des choses à se faire pardonner auprès de leur public. Le 14 février, l’ambiance de la Saint-Valentin ne flottait pas vraiment au-dessus de Mayol. Défait 14-34 par Clermont, le RCT souhaite se racheter après une performance en deçà des attentes. « Oui, on a clairement l’envie de se faire pardonner. C’était un match compliqué contre Clermont, notamment sur notre défense, notre jeu au pied et notre conquête. On veut être présent sur ces trois points, samedi », racontait Andrea Masi.
Match à double tranchant pour les barragesToulon veut retrouver le droit chemin alors qu’il ne reste plus que huit matches avant la fin de la saison régulière de Top 14. Actuellement 7e, juste derrière les Roses du stade Jean-Bouin, une victoire serait précieuse face à une formation redoutable. D’autant que le retour de la Coupe d’Europe approche à grands pas pour les hommes de Pierre Mignoni : la franchise sud-africaine des Stormers fera le voyage jusqu’à Toulon pour disputer son huitième de finale de Champions Cup, le 4 avril. Une rencontre indécise face à une équipe également irrégulière.
Mais, après trois matches sans victoire, le RC Toulon a l’opportunité de redorer son blason, dès ce week-end, face au Stade français. La prestation à Lyon, il y a trois semaines, n’a pas été plus convaincante que celle livrée contre Clermont quinze jours plus tôt. Grand soleil annoncé sur Toulon ce samedi après-midi. Le ciel ne s’assombrira que si les rugbymen locaux ne parviennent pas à s’imposer face à leurs homologues venus de la région parisienne. Une rencontre capitale, donc, pour cette reprise tant attendue du championnat après un Tournoi des VI Nations ramené sur le sol français pour la deuxième fois consécutive.
-

À Toulon, la raison doit l’emporter sur le mépris
L’espoir porté par la maire sortante sans étiquette Josée Massi s’est amplifié tout au long de la semaine avec l’arrivée de très nombreux soutiens émanant de tous les milieux : politiques, associatifs, culturels et sportifs. Ces derniers refusant catégoriquement la reprise en main de la ville par l’extrême droite. De quoi largement combler l’écart de voix enregistré au premier tour et barrer la route aux prétentions de la porte-parole du Rassemblement national Laure Lavalette. L’agressivité déployée par cette dernière ces derniers jours de campagne montre que la diva des plateaux télé a quelque peu perdu de son assurance, même si les sourires tentent de dissimuler ses appréhensions.
Consciente que l’arithmétique ne pèse que pour partie dans la projection des reports de voix du premier au second tour, l’ex prof de maths a, elle, en revanche, continué à dérouler calmement sa méthode et son programme avec respect et pugnacité. L’objectif étant de miser sur un très large rassemblement plutôt que sur l’invective et la division. Un appel à l’unité qui galvanise au-delà de ses troupes tous ceux qui ont envie de croire à la prolongation d’une gestion apaisée de la ville dans l’intérêt général. C’est en tout cas ce que les observateurs ont ressenti au cours de son dernier meeting de campagne jeudi soir à L’Oméga Zénith où flottait déjà un air de victoire électorale.
Assurément les Toulonnais ont plus que jamais dans leurs mains l’avenir du Port du Levant et la possibilité en se levant massivement pour dire « non » à l’extrême droite et porter à leur tête une maire protectrice et bienveillante qui souhaite poursuivre la renaissance de Toulon. Un travail entamé après la débâcle de 1995 et les six années de gestion calamiteuse par le parti lepéniste qui a laissé la ville en état de mort clinique.
Mais pour ne pas que le Port du Levant renoue avec ses vieux démons et se saborde à nouveau, il va falloir compter sur une mobilisation générale.
« Toulon tiendra ! »Beaucoup s’y emploient. Comme la Ligue de l’Enseignement qui rappelle que « dans tous les pays et dans toutes les villes où les représentants de l’extrême droite ont accédé au pouvoir, les activités à caractère social et culturel ont été mises à mal et les fondements de l’état de droit ont été systématiquement attaqués ». Elle demande donc aux responsables associatifs, qui au quotidien militent pour une société tolérante et fraternelle, de se mobiliser. La Ligue de l’Enseignement FOL du Var réaffirme ainsi avec le mouvement associatif sa volonté d’une société où règne la Concorde, où chacun peut occuper une place avec les mêmes droits.
De la même façon un collectif regroupant plus de 230 artistes, techniciens et professionnels de la culture de Toulon en appelle à un sursaut démocratique. Et de poursuivre : « Voter pour Josée Massi et son équipe, c’est assurer, socialement, économiquement et humainement la prospérité de notre ville. » L’objectif étant de pouvoir se dire fièrement lundi : « Toulon a tenu. »
En attendant la sanction électorale, une initiative partie des réseaux sociaux invite à se regrouper samedi à 14h sur la place de la Liberté pour alerter les Toulonnais sur la menace, et les appeler à se mobiliser pour dire « non » à l’extrême droite.
-

À Toulon, le monde de la culture fait barrage au RN et soutient Josée Massi
Alors le 23 mars au matin, nous, Toulonnais et Toulonnaises, amoureux de notre ville, serons fiers de dire tous ensemble : Toulon a tenu ». C’est dans cet objectif, que plus de 230 professionnels de la culture ont publié une tribune pour inciter les Toulonnais à faire barrage à l’extrême droite.
Le texte revient sur les multiples raisons qui poussent le monde de la culture à faire barrage à la marée brune incarnée par Laure Lavalette : « Parce que bâtir dans la joie ce futur désirable et tisser des liens entre les cultures et les générations sont définitivement incompatibles avec la vision étriquée et réactionnaire de l’extrême droite ».
Pour rappel, à Toulon Laure Lavalette (RN) est arrivée en tête avec 42,05% des suffrages exprimés. Son opposante Josée Massi (DVD) est arrivée deuxième avec 29,54% des voix. Michel Bonnus (LR), arrivé troisième avec 15,71% s’est retiré du second tour. Une situation qui devrait profiter à Josée Massi dans une dynamique de barrage contre l’extrême droite, portée aussi par la gauche et le monde de la culture. Dans ce cadre un appel au rassemblement contre l’extrême droite, samedi 21 mars à 14h, place de la Liberté a été diffusé.
Parmi les signataires de la tribune, des figures de la culture comme Charles Berling, acteur, réalisateur et directeur du théâtre Liberté à Toulon. L’artiste avait déjà appelé au barrage contre l’extrême droite durant les législatives en juillet 2024. La Tribune est également signée par de jeunes artistes comme Killian Chapput, le comédien qui joue le personnage principal de la pièce « La Métamorphose » (inspirée du récit de Kafka) au théâtre Liberté, le peintre Benoit Olive ou encore la chanteuse Elodie Frégé.
La culture, levier du vivre ensembleLa tribune rappelle que « la culture est un levier de transformation urbaine et du vivre ensemble » et que « Josée Massi a su offrir aux artistes des espaces de travail et un maintien des subventions, aux quartiers des ateliers et des spectacles pour toutes et tous. ».
« Le repli sur soi et le rejet de l’autre ne doivent pas diriger à nouveau la ville que nous avons vu grandir après avoir été si meurtrie » affirment les professionnels. Les plus de 230 signataires refusent « que l’extrême droite dicte ce que nous pouvons ou devons créer ou programmer. » Ils concluent : « nous lançons un appel à tous les citoyens et citoyennes, aux personnes ayant voté ou s’étant abstenues pour un sursaut démocratique. »
-

Unis pour La Garde veut sortir la ville de la mainmise de la droite
Gouvernée par la gauche pendant la quasi-totalité du XXe siècle, La Garde a basculé à droite en 2001. Fief du président du département Jean-Louis Masson (LR), qui en a été le maire de de 2001 à 2017 puis de 2020 à 2022 (démissionnant par deux fois pour devenir député, puis pour prendre la tête du conseil départemental), la commune de 26 000 habitants n’en reste pas moins partagée en matière d’influences politiques et de valeurs.
Les résultats des dernières élections l’ont montré : en 2020 (sur 7 000 votants, dans le contexte du Covid-19), il y avait moins de 600 voix d’écart entre la liste divers gauche de François Durbano et celle de Jean-Louis Masson. Cette année, au premier tour, un peu moins de 800 voix (et 7 points, sur 11 567 suffrages exprimés) séparent la liste d’Hélène Arnaud-Bill (sur laquelle Jean-Louis Masson est en deuxième position), la maire sortante, ancienne première adjointe qui a pris les rênes de la mairie en 2022, et Julia Peironet-Brémond, qui mène une liste progressiste sans étiquette. Si elle n’avait pas passé le premier tour des élections législatives en 2024, elle était tout de même arrivée en deuxième position sur la commune (23,89%).
Une dynamique en laquelle veut croire la candidate, qui réfute le classement divers gauche que lui a accolé la préfecture « malgré les demandes qui n’ont pas été écoutées », sa liste « démocrate et républicaine » étant composée « de personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés ».
Le candidat RN a travaillé avec Hélène Arnaud-BillCar au-delà des questions idéologiques, son principal combat cible « le système clientéliste, affiché sur des tracts menaçant implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », martèle l’infirmière libérale de 44 ans, qui se présente comme « la seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par [ses] soins, sans parti politique ».
Un mode de fonctionnement qui a, selon elle, imprégné les velléités des habitants : « Pour voter pour nous, certains veulent des emplois, des appartements. Je ne fais aucune promesse, je reste droite dans mes bottes. Mais voilà ce qui se fait. » Et qu’elle l’affiche clairement dans ses tracts, mentionnant la condamnation de Jean-Louis Masson à 15 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêts en novembre, à laquelle l’élue d’opposition (depuis 2020) se félicite d’avoir participé, précisant qu’il y a également « une autre plainte au tribunal administratif concernant 20 000 euros de frais de représentation par an jamais justifiés accordés au maire depuis 2020. C’est un peu plus que Madame Hidalgo a Paris ». Également affichés, les déclarations de la maire sortante répétant qu’elle se retirerait à la fin de mon mandat, et le fait que la Garde possède le taux de taxe foncière le plus élevé du Var (49,8%).
En réponse, un programme basé sur « la transparence, la proximité, l’exigence budgétaire », à travers la démocratie participative, l’écologie municipale au service de l’alimentation, la protection de l’environnement, l’éducation, le logement accessible, l’urbanisme à taille humaine, les mobilités, la culture, la tranquillité publique et le vivre ensemble. Tout cela sous le prisme du développement durable.
Face à elle se dresse également le candidat du RN (parti arrivé en tête à La Garde aux législatives 2024), Nicolas Salsou, qui ne la devance que d’une centaine de voix. Un argument dont a tenté de se servir la majorité sortante : « Ils nous ont demandé de nous désister pour vaincre le RN, alors que le candidat vient de chez eux », explique ironiquement Julia Peironet-Brémond, rappelant que Nicolas Salsou n’est autre que l’ancien directeur de cabinet d’Hélène Arnaud-Bill.
-

L’appel des Écologistes pour contrer la droite et l’extrême droite à La Seyne
« La désunion (…) de la gauche et des écologistes aboutit à un désastre. Ce 22 mars, les électrices et électeurs de la 2e ville du Var auront trois choix possibles : une gauche écologique, l’extrême droite ou la droite divisée et poreuse aux idées extrémistes. Les écologistes varois appellent chacun, chacune, en conscience, à rejeter tous les projets portés aujourd’hui à La Seyne, par l’extrême droite et les deux listes de droite. Les écologistes et la gauche se doivent de tirer les conséquences de cette situation seynoise », souligne le mouvement.
-
![[Entretien] Stéphane Sacco : « Nous incarnons seuls l’espoir à La Seyne »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/7440a8db97a6b065bd436ae93251860d.jpg)
[Entretien] Stéphane Sacco : « Nous incarnons seuls l’espoir à La Seyne »
La Marseillaise : Quel est votre sentiment à quelques jours du 2nd tour ?
Stéphane Sacco : Celui de la responsabilité. L’espoir et la renaissance de notre ville sont plus que jamais entre nos mains. Nous incarnons le rassemblement contre la haine et le repli sur soi. Je rappelle que la numéro 2 de la liste RN a partagé à plusieurs reprises les publications du militant néonazi multicondamné, Boris Le Lay et compare les migrants à des « parasites ». Tandis que le numéro 5 affiche des positions ouvertement anti-IVG et homophobes, qualifiant l’Eurovision de « super gay pride internationale validée par le milieu pervers artistique ». Un très fort sentiment de responsabilité, je le répète. Nous ne pouvons pas abandonner notre ville entre leurs mains.
Qui appelez-vous à se rassembler derrière votre liste ?
S.Sa. : Bien entendu le peuple de gauche pour commencer, mais aussi bien au-delà, les républicains de notre ville e tous les abstentionnistes du premier tour, en leur disant : « Dimanche, choisissez l’espoir et le progrès pour notre ville. »
Mais également l’intégrité politique et de gestion. Ne laissez personne décider à votre place. Nous leur demandons d’ouvrir les yeux sur l’imposture sociale du RN qui, comme le démontrent tous ces votes à l’Assemblée nationale, comme la baisse des dotations aux collectivités et contre le blocage des prix de première nécessité et la revalorisation du Smic et des petites retraites et le gel du prix des loyers.
La gauche a-t-elle encore une chance de reprendre son ancien fief ?
S.Sa. : Bien entendu et c’est d’ailleurs dans cet esprit que nous continuons depuis lundi sur le terrain à multiplier les rencontres avec les Seynois pour les convaincre de venir voter pour un projet chiffré et financé qui donne un avenir à notre ville.
Tout est encore possible. Face à une droite disqualifiée et divisée, notre liste est la seule en mesure de faire efficacement barrage au Rassemblement national arrivé en tête au premier tour.
Nous avons choisi le combat et la résistance pour ne trahir ni nos électeurs ni nos convictions. Priver la gauche et les démocrates de voix au second tour aurait amplifié la démobilisation et ouvert un boulevard à l’extrême droite.
Nous ne pouvions pas davantage sacrifier à la droite libérale les attentes de notre population la plus fragile, c’est toujours elle la première victime des renoncements politiques.
Notre ville va mieux il est temps qu’elle prenne un nouveau départ.
-

Face au RN, le rassemblement des Toulonnais pour l’intérêt général
Poussée par une dynamique constante depuis le début de cette campagne des municipales la maire sortante sans étiquette a réussi à nouveau, jeudi soir, à faire vibrer le public du Zénith, avec des supporters comme à Mayol bien décidés à porter leur équipe à la victoire.
La poussée massive depuis lundi de l’ensemble des forces politiques refusant le retour de l’extrême droite à Toulon et appelant à voter Josée Massi donne à la candidate toute la légitimité et la force pour mener à bien ce combat et le gagner.
« Je suis heureuse d’être avec vous ce soir et de vous voir si nombreux. Cela nous encourage, cela nous fait du bien, cela nous stimule. » Pas question pour autant de se laisser griser par la foule, les applaudissements et la belle énergie tant « le moment est grave » et la responsabilité de parvenir à repousser la menace de la division et du retour en arrière, immense. Puisque ce qui va se décider dimanche dans les urnes c’est « le choix entre deux visions, deux modèles, deux conceptions de la chose publique ».
Et de poursuivre : « Depuis le début, ma volonté est simple : rassembler. Rassembler au-delà des sensibilités, des appartenances et des étiquettes, autour de Toulon et de l’intérêt général. Je suis le rassemblement local, municipal, face au Rassemblement national ! »
Une unité dont la ville a besoin pour sa cohésion sociale mais aussi pour répondre aux nombreux défis du présent et de l’avenir. Pas question donc de laisser transformer ce scrutin en débat idéologique. « Mon sujet, c’est la ville et ses habitants. Les Toulonnais n’attendent pas des postures ou des slogans mais des actions. Je suis là pour parler de ce que nous devons faire concrètement pour Toulon », ajoute la maire sortante. Elle rappelle également, que « gouverner une ville comme Toulon, ce n’est pas faire du spectacle », mais bien « décider, agir, tenir un cap », expérience dont la diva des plateaux est, elle, complètement dépourvue.
« Les Toulonnais n’ont pas besoin d’une influenceuse politique »Et de préciser : « Laure Lavalette partage son temps entre Paris, les plateaux et les réseaux sociaux ; moi, je suis ici tous les jours, dans ma ville, dans le réel, au contact quotidien des Toulonnais. Je connais cette ville, ses quartiers, ses forces, ses fragilités et ses attentes profondes. »
Josée Massi rappelle que Toulon ne doit pas être un tremplin politique, ni un trophée partisan. « Les Toulonnais n’ont pas besoin d’une influenceuse politique, ils ont besoin d’un maire qui aime la ville assez pour s’y consacrer entièrement. » C’est plutôt bien envoyé, et ceux qui se laissent abuser par les sourires de façade et une fausse proximité devraient y réfléchir.
Et la maire sortante d’insister sur l’importance de la stabilité au lieu de la confrontation.
L’occasion de rappeler que c’est cette stabilité qui a permis à Toulon de se transformer, de se reconstruire depuis 2001 après le naufrage de 1995 et la calamiteuse gestion pendant 6 ans de la ville par l’extrême droite. Une réanimation dont l’efficacité est unanimement reconnue. « Notre ville est aujourd’hui mise en avant et reconnue, les derniers classements le disent mieux que quiconque », ajoute-t-elle. Et ce tant en matière de qualité de vie que de bonne gestion. Même s’il reste encore beaucoup de choses à faire. Le nouveau projet « concret, crédible, financé » étant là pour poursuivre et amplifier la transformation de Toulon.
Et de préciser : « Nous le ferons en écoutant, en concertant et en travaillant, y compris avec ceux qui ont porté un projet différent au 1er tour. » L’occasion de remercier les nombreux soutiens qui lui ont été apportés de ce côté-là. Notamment la tête de liste de Toulon en Commun, Magali Brunel.
« Je suis sensible à ses propositions sur le logement ou sur la transition écologique », précise-t-elle.
Tout est là : la méthode, le respect et le choix de l’unité. Mais face à l’adversité, toute la poussée d’un pack toulonnais soudé va être nécessaire pour gagner.
-

L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan
Laure Lavalette n’est pas la seule députée RN à avoir bien avancé ses pions au premier tour des municipales dans le Var. Si Julie Lechanteux, députée de la 5e circonscription, ne semble pas en mesure de prendre Roquebrune-sur-Argens, Philippe Schreck (8e) et Frédéric Boccaletti (7e) sont en bonne position à Draguignan et à Six-Fours, 5e et 7e villes du département, où ils sont en tête après avoir été battus en 2020.
Le premier, qui n’avait recueilli que 12% des suffrages il y a six ans face à Richard Strambio (DVD), réélu dès le premier tour, en a cette fois obtenu 44,7%, contre 40,03% pour le maire sortant. Le second, candidat à Six-Fours pour la quatrième fois, n’avait pas empêché Jean-Sébastien Vialatte (LR), maire depuis 1995, de rempiler pour un cinquième mandat, lui aussi au premier tour. Il le devance aujourd’hui de 66 voix (45,23% contre 44,86).
Assistants sulfureux et peine de prisonDeux candidats qui, comme nombre de frontistes, savent se faire remarquer. Philippe Schreck, notamment, en ce qui concerne ses assistants parlementaires : l’actuelle, Maylis de Cibon, est membre de la Cocarde étudiante et du groupe néofasciste Luminis, proche du GUD. Il avait été contraint par le secrétaire du RN à l’Assemblée nationale de virer le précédent, Raphaël Ayma, chef de file du groupe néofasciste Tenesoun, quand la presse a évoqué sa participation à des hommages à des figures fascistes.
Quant à Philippe Boccaletti, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998 et fut condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois ferme pour « violence en réunion avec arme ». Notons tout de même que son adversaire, Jean-Sébastien Vialatte, a récemment conclu un partenariat entre la mairie et la maison d’édition Fayard de Vincent Bolloré, et avait été condamné pour « provocation à la haine raciale » en 2013, assimilant, dans le contexte de la célébration du titre de champion de France du PSG, des fauteurs de troubles à « des descendants d’esclaves ». Quoi qu’il en soit, dans les deux villes, les progressistes, éliminés au premier tour, sont claires : « Pas une seule voix pour l’extrême droite. »
![[DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/3c1ec55325531877043369cf60669cee.jpg)