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  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • Une victoire qui a un goût d’inachevé pour les supporters du RCT

    Une victoire qui a un goût d’inachevé pour les supporters du RCT

    Dans un stade Mayol plein à craquer, les supporters rouges et noirs se sont fait clairement entendre. Assez silencieux lors de la première demi-heure, suite au jeu assez morne produit par les hommes de Pierre Mignoni, ils ont ensuite joué à merveille leur partition pour soutenir les offensives varoises. « La première mi-temps était un peu catastrophique. On a été directement pris d’assaut par les Irlandais. On peut même dire qu’on a été sous l’eau », déplore Tino, jeune supporter très déçu du manque d’impact physique des Toulonnais. Ces derniers ont nettement été dominés sur ce point là. « On a été beaucoup trop imprécis. Un faux rythme s’est installé, il va falloir que l’on arrive à enchaîner du temps de jeu et conserver le ballon pour aller les mettre à mal. Parce qu’on joue leur jeu », confirme Estéban Abadie à la mi-temps au micro du diffuseur.

    Patron Ollivon et Serin-dépendants

    Une domination qu’a particulièrement mal vécu Patrice, fervent passionné du RCT depuis toujours. « On a fait beaucoup trop de fautes de main. C’est le gros point négatif de cette équipe depuis le début de la saison. Il faut que l’on trouve le moyen de corriger ça, parce qu’on se tire nous-mêmes une balle dans le pied », souligne l’ancien éducateur dans un club à Porto-Vecchio en Corse, agacé par les sarcasmes de son ami toulousain présent avec lui dans les tribunes de Mayol. Au-delà du collectif, les supporters retiennent une excellente prestation de Charles Ollivon. « Il a montré qu’il est le patron », martèle Sophie, sous les yeux d’une vague d’Irlandais qui lui ont donné raison. « C’est vraiment un joueur brillant, c’est le genre de joueur que l’on veut à Munster », lance Tim, qui ne manque jamais un match de l’armée rouge. Si le capitaine varois s’est brillement illustré, l’absence de Baptiste Serin – capable de débloquer n’importe quelle situation grâce à sa créativité et sa vision du jeu – s’est cruellement faite ressentir. « On est devenus Serin-dépendants », lâche Thomas, qui n’est d’ailleurs pas serein pour la quatrième et dernière journée de poule sur le terrain de Gloucester, samedi prochain (à 21h), qualificative pour la phase finale de Champions Cup. « En manquant l’obtention du bonus offensif, on est contraints de gagner là-bas. Et vu le nombre de blessés que l’on a, ça s’annonce compliqué », poursuit-il avec un certain pessimisme.

  • Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Dans une poule B de Champions Cup plus qu’indécise à l’abord de cette 3e journée, la donne était simple pour le RCT : il fallait l’emporter à Mayol, face au Munster, pour ne pas se trouver en difficulté avant le déplacement à Gloucester samedi prochain. Si l’essentiel a été assuré, la manière reste à revoir, et la fin de match laisse un sentiment mitigé malgré les motifs de satisfaction.

    Dans un début de rencontre joué sur un faux rythme, les 30 premières minutes toulonnaises pouvaient se résumer en un mot : indigentes, entre imprécisions, indiscipline – offrant à Crowley les 6 premiers points sur pénalité (17e, 32e) – et fautes de main qui auraient pu coûter cher sans un retour salvateur de Dréan sur un ballon perdu dans les 22 mètres irlandais et tapé à suivre par le Munster (23e). Le symbole d’une certaine fébrilité ? « Non, ce n’est pas le bon mot », affirme Pierre Mignoni. « On était dominant, mais on a voulu aller beaucoup trop vite. On est tombé dans ce piège pendant 30 minutes, après on a pu alterner. On a été beaucoup plus entreprenant qu’eux, mais on a fait six en avant en première, c’est beaucoup trop. »

    Maladresses et mauvais choix, à l’image d’une situation de supériorité à 5 mètres de l’en-but mal négociée par Ribbans, qui préférait y aller seul et était sanctionné pour avoir rampé, alors que le Munster évoluait à 14 (38e). Mais heureusement, dans la foulée, Marius Domon, homme du match (1 essai, 2 pénalités, 3 transformations), parvenait à s’infiltrer dans la défense irlandaise pour donner l’avantage au RCT à la pause (7-6, 40e). « Il a prouvé maintes fois son niveau et qu’on avait besoin de lui. Il a été parfait sur sa couverture et au pied », salue Esteban Abadie.

    Une fois n’est pas coutume, les hommes de Mignoni faisaient même fructifier leur supériorité grâce à Ben White (14-6, 44e). Et si le Munster réagissait immédiatement par Nash, qui ramenait l’écart à un point (14-13, 46e), rappelant le RCT à son agaçante propension à flotter après avoir planté, Dréan, sur un superbe par-dessus, ne tardait pas non plus à redonner de l’air aux Rouge et Noir (21-13, 50e). « C’était bien mieux en deuxième. En première, dans les rucks, on consommait trois joueurs, eux n’en consommaient qu’un ou deux, donc ils étaient en surnombre et on n’arrivait pas à casser la ligne. Mais après, on a fait des choses bien meilleures », commente Pierre Mignoni. « On a dû prendre de la profondeur. Ça ne marchait pas forcément mais les espaces étaient là donc il fallait continuer à jouer et en deuxième, ça a plus payé », complète Marius Domon.

    La fin de match laissera un sentiment mitigé. Après avoir sécurisé trois points de plus sur une pénalité de Domon, alors qu’on s’attendait à une pénaltouche pour aller chercher le bonus – « On était à 14, on voulait faire tourner le chronomètre », justifie l’intéressé – les Varois ont vu leurs adversaires fondre sur eux sur un essai d’O’Donoghue (68e), puis leur passer devant quatre minutes plus tard grâce à Farrell (24-25). Mais ils ont vite repris le lead sur une ultime pénalité de Domon (76e). Et auraient même pu glaner le bonus sur une dernière phase durant laquelle ils ont eu plusieurs occasions d’aplatir, en vain.

    Pierre Mignoni : « Je veux rester positif »

    De quoi laisser un goût amer aux supporters, pas tellement partagé par l’entraîneur toulonnais et ses hommes. « Il y a deux ans on avait perdu contre cette équipe, qui était assez similaire. Aujourd’hui on a été bien meilleur, même s’il y a plein de choses à redire. Mais dans cette période difficile, je veux rester positif. On aurait pu prendre le bonus, mais il fallait d’abord gagner. Je ne pense pas que ce point changera beaucoup de choses. On va jouer un vrai 16e de finale à Gloucester », se projette Pierre Mignoni. « On a réussi à rester calme et confiant », plussoie Esteban Abadie. « On a cette force à domicile depuis deux saisons qui fait qu’on est quasiment invaincus. On a du mal à l’avoir l’extérieur, c’est sur ça qu’on doit progresser. » 3e de sa poule, le RCT serait inspiré de faire taire cette rengaine samedi prochain, pour optimiser ses chances de bien figurer dans cette Champions Cup.

    RC Toulon 27 (7)

    Munster 25 (6)

    3e journée de Champions Cup

    Stade Mayol (16 776 spectateurs)

    Points : 3 E Domon (39e), White (45e), Dréan (50e) ; 3 T Domon (39e, 45e, 50e) ; 2 P Domon (65e, 76e) pour le RCT ; 3 E Nash (48e), O’Donoghue (68e), Farrell (72e) ; 2 T Crowley (48e, 72e), 2 P Crowley (17e, 32e) pour le Munster.

    Avertissements : Abadie (58e), Ollivon (68e) pour le RCT ; Beirne (37e), Nankivell (55e) pour le Munster

  • Var : un ouvrage sur « le communisme en acte »

    Var : un ouvrage sur « le communisme en acte »

    Avant de présenter son nouvel ouvrage Communisme en acte, le penseur militant varois André Prone revient sur « l’actualité récente qui marque un tournant brutal ». Il montre comment « l’enlèvement d’un chef d’État d’un pays souverain, l’aggravation des conflits armés, la remise en cause ouverte du droit international et l’accélération de la catastrophe écologique et sociale », sont autant d’élément qui indiquent que « nous sommes entrés dans une phase de bifurcation historique ». Une phase, insiste-t-il, « où la violence impériale ne parvient plus à masquer la crise profonde du capitalisme néolibéral, ni son incapacité à garantir un avenir désirable à l’humanité ».

    Une réalité en construction

    C’est donc face à cette situation qu’il a souhait apporter sa réflexion qui ne se contente pas de dénoncer l’ordre existant mais met en évidence « ce qui est déjà là, ce qui résiste, ce qui s’invente ». Et cela au travers des luttes collectives, des formes de travail émancipé et des pratiques de démocratie réelle et de coopération qui incarnent, dès aujourd’hui, une alternative crédible au capitalisme. De quoi ne pas se satisfaire d’un hypothétique avenir radieux mais de reprendre confiance en la lutte en apportant, dès aujourd’hui, sa pierre au changement en cours.

    C’est tout l’enjeu de son livre Communisme en actedésaliénation du travail et contre-culture politique, préfacé par le sociologue Bernard Friot. « Je suis parti d’une conviction simple mais radicale que le communisme n’est pas une promesse abstraite ou un horizon lointain, mais une réalité en construction, dès lors que les peuples interviennent, s’organisent et reprennent prise sur leur travail, leur production et leur vie », explique-t-il.

    Et de poursuivre : « À l’heure où l’on voudrait nous faire croire que la force brute, la guerre économique et l’autoritarisme sont les seules réponses possibles à la crise du monde, ce livre affirme l’inverse : d’autres chemins existent, ici et maintenant, portés par celles et ceux qui refusent la résignation et l’aliénation. »

    Cet ouvrage s’adresse donc à tous ceux qui cherchent une espérance lucide et surtout des perspectives concrètes pour l’action collective. Et André Prone de rappeler : « Plus que jamais, l’intervention consciente des peuples est décisive. » De quoi donner envie de se lever et résister.

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Après avoir mobilisé 200 personnes lundi dernier pour protester contre l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, la fédération PCF du Var ne compte pas s’arrêter là. Samedi, ses cadres ont lancé un appel aux députés et sénateurs républicains du Var, le sénateur (DVG) André Guiol, membre de la commission des Affaires Étrangères, en tête, pour pousser le gouvernement à intervenir sur le sujet auprès des institutions internationales.

    « L’administration américaine continue son offensive, cette fois avec le Groenland. On lance un appel aux progressistes pour interpeller les parlementaires. Il va y avoir un vote à l’Assemblée nationale sur la question du Venezuela, porté par nos présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat. On attend une condamnation ferme de l’agression trumpiste, et la libération de Nicolás Maduro et de son épouse », martèle Pierre Daspre, secrétaire départemental du PCF varois, qui en appelle au droit international : « La charte des Nations Unies a été créée pour établir la paix. On voit qu’elle est remise en cause. »

    L’Otan en question

    Une situation qui traduit « une crise profonde du système capitaliste » selon Alain Bolla, responsable de la section de Cuers. « Les États-Unis donnent une réponse militaire. Les cibles incarnent des intérêts capitalistes. On est passé d’un capitalisme mondialisé à des relations bilatérales dans lesquelles Trump veut soumettre les autres pays à ses intérêts. Et ce sont les opinions publiques qui font reculer les impérialismes. » Car il ne s’agit pas de défendre Maduro, mais bien « la volonté des peuples », précise Pierre Daspre.

    Les communistes remettent aussi en question la participation française à l’Otan, « qui n’est pas utile ni bénéfique. Demain, notre flotte peut être subordonnée à un amiral américain, qui agirait contre nos intérêts », appuie Pierre Barbagelata, du PCF Var, qui en sa qualité d’enseignant, souligne que « cette intervention envoie un mauvais exemple aux jeunes et dit “si tu n’es pas content, tu frappes l’autre” ».

    « Trump n’est pas indéboulonnable. On voit que Macron a dû rétropédaler après les réactions populaires. Il y a un rejet y compris chez les Républicains de ce qu’a fait Trump, les élections de mi-mandat sont plutôt favorables aux démocrates. C’est l’affaire de tous, il faut s’appuyer sur ce qui bouge dans le monde », conclut Amaryllis Bolla du PCF de Cuers.

  • Le RC Toulon accroche une victoire dans la douleur

    Le RC Toulon accroche une victoire dans la douleur

    Dans un stade Mayol plein à craquer, les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais n’ont pas failli à leur devoir. Ils ont triomphés des Irlandais du Munster, dimanche après-midi, lors de la troisième journée de Champions Cup. Et non sans peine.

    Après une première demi-heure médiocre, suite à des fautes de main et des pertes de balle à répétition, les Rouge et Noir ont dû patienter jusqu’à la 27e minute de jeu pour bénéficier d’une première action dangereuse. Ils ont été confrontés à une excellente défense irlandaise, toutefois capable par moments de faire quelques erreurs.

    Après deux pénalités exécutées et transformées par le demi d’ouverture irlandais Jack Crowley, les Toulonnais se sont enfin montrés plus présents dans les phases d’affrontements.

    Le public de Mayol gronde et amplifie son soutien à force que leurs héros se rapprochent de la ligne d’en-but. Le deuxième ligne anglais et co-capitaine David Ribbans a eu une occasion en or d’ouvrir le score, mais son individualisme lui a été fatal. Heureusement pour lui, son coéquipier Marius Domon a enfin réussi à faire céder la ligne rouge et blanche. La récompense d’une période dominante des Varois en supériorité numérique.

    « On a été beaucoup trop imprécis. Un faux rythme s’est installé, il va falloir que l’on arrive à enchaîner du temps de jeu et conserver le ballon pour aller les mettre à mal. Parce qu’on joue leur jeu », soulignait le troisième ligne aile Esteban Abadie à la mi-temps au micro du diffuseur.

    Avec un point d’avance au retour des vestiaires, les paroles d’Abadie ont résonné dans les esprits de ses coéquipiers. Ben White, puis Gaël Dréan, en compagnie d’un Marius Domon, diablement efficace au pied, ont permis au RCT de prendre onze points d’avance au tableau d’affichage.

    Alors que la rencontre semblait acquise aux Rouge et Noir, les Irlandais ont repris du poil de la bête grâce à un apport vigoureux de sang neuf. Ils sont parvenus à combler leur retard en seulement cinq minutes de jeu, par l’intermédiaire de deux essais assurés à la transformation.

    Déjà mobilisé sur l’entièreté du match, Marius Domon a fait preuve d’un calme olympien lorsqu’il a eu, à cinq minutes du coup de sifflet final, la pénalité décisive. L’arrière toulonnais a ainsi redonné deux longueurs d’avance aux siens. Les Varois ont eu une dernière occasion pour aller chercher un précieux bonus offensif, mais les rugbymen du Munster ne leur ont pas laissé ce cadeau.

    Le RC Toulon jouera sa qualification pour la phase finale de la Champions Cup sur la pelouse de Gloucester le week-end prochain.

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    RC Toulon 27 (7)

    Munster 25 (6)

    3e journée de Champions Cup

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Karl Dickson (ANG)

    RCT : 3 essais (Domon, 39 ; White, 45 ; Dréan 50), 3 transformations (Domon, 39, 45, 50), 2 pénalités (Domon, 65, 76), 2 cartons jaune (Abadie, 58, 68)

    MUNSTER : 3 essais (Nash, 48 ; O’Donoghue, 68 ; Farrell, 72), 2 transformations (Crowley, 48, 72), 2 pénalités (Crowley, 17, 32), 2 cartons jaune (Beirne, 37 ; Nankivell, 55)

    RCT : Gros (Priso, 50), Baubigny, Sinckler ; Ollivon (c), Ribbans (Alainu’uese, 58) ; Ludlam, Abadie, Mercer (Mézou, 77) ; White, Albornoz (Garbisi, 28) ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Domon

    MUNSTER : Loughman (Ryan, 55), Barron (Scannell, 46), Ala’Alatoa ; Edogbo (Quinn, 55), Wycherley ; Berine (c), O’Donoghue, Coombes (Gleeson, 65) ; Casey, Crowley ; O’Connor, Nankivell (Hanrahan, 65), Farrell, Nash (Kelly, 55), ; Daly

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    La nouvelle correction reçue à La Rochelle dimanche dernier (66-0, plus large défaite de l’histoire du club en Top 14 et de la saison) n’a semble-t-il pas laissé trop de traces dans les têtes toulonnaises, tant celle-ci était attendue, au vu du nombre d’absents du jour (19) et du choix de Pierre Mignoni de faire confiance aux jeunes (10 joueurs du centre de formation, dont 3 n’ayant jamais évolué en pro). Mais ce revers n’a tout de même pas laissé indifférent. « Ce n’est pas facile de voir ton équipe en souffrance. En revanche, on était content de l’enthousiasme et que certains aient pu faire leur première. Il y avait cela et un peu de déception, car le club ne peut pas se permettre de prendre des scores comme ça », réagit, entre deux eaux, Teddy Baubigny, laissé au repos dimanche dernier.

    Face au Munster, l’équipe alignée aura une autre allure, malgré une infirmerie toujours bien remplie (16 joueurs sur le flanc) : « C’est un gros match, on a récupéré des forces vives. On aura des joueurs frais qui doivent être prêts pour ce que va proposer le Munster, avec beaucoup de rythme », prévient Pierre Mignoni, qui espère que cette « période difficile » sera utile pour la suite : « Il faut se serrer les coudes, passer entre les gouttes, c’est-à-dire gagner des matches, même de justesse. Le staff médical travaille comme des fous, le docteur ne dort plus tellement il a la pression. L’UBB avait connu ça l’an dernier à la même période et avait fini très fort le championnat. J’espère que ça nous servira. »

    « Plus de calcul à faire »

    Pour retrouver du jus, la Coupe d’Europe peut s’avérer être un bol d’air : « Je suis content d’être dans un club qui la joue à 200%. C’est une compétition incroyable à jouer, avec un niveau de jeu qui se rapproche du niveau international. C’est un vrai test pour faire progresser l’équipe et nous emmener vers le très haut niveau », se réjouit Teddy Baubigny. Mais la pression sera de mise dans une poule indécise, dominée par Bath avec 6 points, devant les cinq autres équipes à 5 points. « Tous les points comptent. C’est très, très serré », résume Pierre Mignoni. « Il n’y a plus de calcul à faire. Si tu n’es pas dans les bonnes dispositions, tu risques de rentrer à la maison plus tôt que prévu », avertit Teddy Baubigny.

    Pour éviter une désillusion, il faudra retrouver un liant moins évident depuis quelques semaines, en raison, certainement, du manque de continuité au sein du groupe : « On espère avoir quelques retours bientôt. Il faut le temps de retrouver notre système. On a un nouvel ouvreur, ça va peut-être redonner du dynamisme à l’équipe, même s’il faudra attendre que Tomas [Albornoz] prenne ses marques. Ça va repartir », veut croire Marius Domon, dont le retour, après sa commotion face à l’USAP, fera aussi le plus grand bien aux Rouge et Noir.

    RC Toulon – Munster

    3e journée de Champions Cup

    Dimanche 11 janvier, 14h

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Karl Dickson (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ollivon (c), Ribbans ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Domon

    Munster : Loughman, Barron, Ala’Alatoa ; Edogbo, Wycherley ; Berine (c), O’Donoghue, Coombes ; Casey, Crowley ; O’Connor, Nankivel, Farrell, Nash ; Daly

    Alainu’uese à Bayonne, retour d’Adelaïde ?
    Au club depuis 2018, Brian Alainu’uese jouera à Bayonne la saison prochaine. « C’est un regret, mais il a été honnête, il est venu me voir. J’aime beaucoup le joueur et sa personnalité, c’est un relais dans le vestiaire. Il est amoureux du club, mais il doit aussi gérer sa fin de carrière », explique Pierre Mignoni, qui est revenu sur le cas Thomas Adélaïde, prêté à Coulommiers et annoncé à La Rochelle, qui pourrait revenir garnir la 2e ligne, l’an prochain : « J’ai lu qu’il avait signé ailleurs, c’est faux. On est en discussion avec lui pour savoir si la meilleure solution est qu’il revienne ou qu’il reste en prêt une saison de plus. »
  • Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Pour ses traditionnels vœux, le président (LR) du Département Jean-Louis Masson s’est entouré du préfet du Var, Simon Babre, et de ses conseillers départementaux. Étaient également présents de nombreux édiles, l’évêque de Fréjus-Toulon François Thouvet, mais aussi l’ancien maire de Toulon (2001-2023) et président du Département (1994-2002) Hubert Falco, proche de Jean-Louis Masson, qui l’a chaleureusement salué en dépit de sa condamnation en justice : « J’ai une affection spéciale pour lui. Il a parlé d’un département équilibré et unitaire. J’essaie de faire vivre cet héritage et j’espère en être digne. »

    Un hommage en forme d’interlude au cours d’un discours débuté par la présentation d’un « contexte international que je n’avais jamais connu. Je n’avais jamais vu l’armée américaine s’emparer du président d’une autre nation, qu’elles qu’en soient les raisons, ce qui est surprenant au XXIe siècle, comme voir la Russie attaquer un pays voisin. Et pour la situation intérieure, il n’y a aucune majorité et le budget n’a pas encore été voté. Si la France apporte encore des services du quotidien, c’est par l’engagement des collectivités ».

    Normes, budget, enfance…

    Jean-Louis Masson a ensuite énuméré cinq défis à relever pour la collectivité : « Le premier est celui des normes. Il y a dans ce pays 77 codes. L’association des maires de France dénombre 403 000 normes pour les élus. L’adage “nul n’est censé ignorer la loi” est une chimère. » Il a ensuite cité « le défi budgétaire. 3 400 milliards d’euros de dette, c’est une tragédie. J’avais proposé en tant que député une règle d’or : ne pas souscrire d’emprunt pour équilibrer un budget à base de dettes. Ça n’a pas été retenu. L’État a comprimé les dotations générales de fonctionnement des communes, mais la dette a doublé. »

    Troisième défi, celui de la protection de l’enfance : « Le nombre d’enfants placés sous la protection du Département a doublé en 10 ans, à près de 2 400. On a été désigné département d’expérimentation sur le sujet, en compagnie de la Gironde, avec qui on va organiser une mission. » Jean-Louis Masson a ensuite abordé le sujet de la « transition environnementale. On vient de vivre des catastrophes exceptionnelles : 2 ans de sécheresse, des inondations et incendies ravageurs. La réponse publique doit être au rendez-vous. » Dernier défi : la transition numérique et l’IA : « Le Var est quasiment totalement équipé en haut débit, mais la fracture numérique concerne encore un certain nombre de concitoyens. Quant à l’IA, elle ne doit pas prendre la place de l’intelligence humaine mais être un outil », a martelé le président du département, avant de conclure : « Travailler en équipe est essentiel. Et je crois que dans ce département on travaille en équipe, et c’est pour ça qu’on arrive à trouver des solutions. »