Avant de laisser la parole au président de TPM Jean-Pierre Giran (LR), le directeur du Théâtre Liberté Charles Berling a pris la parole avec émotion, puisqu’il rend son tablier au mois d’août, pour remercier la collectivité du travail qu’on lui a laissé accomplir durant ces 15 dernières années.
« J’espère qu’à l’avenir, nous continuerons à travailler pour la culture de ce territoire-là », a-t-il ajouté. Des vœux à méditer en cette période préélectorale tant on connaît la conception étriqué que s’en fait l’extrême droite, qui n’a cessé d’intervenir pour dire tout le mal qu’elle pensait de la programmation du Théâtre Liberté.
L’acteur et metteur en scène promet pour conclure qu’il va continuer son travail pour la culture sans abandonner Toulon.
« Les lois ne nous permettent de parler de rien, pas de bilan, pas de projets », commence le président de la Métropole Jean-Pierre Giran pour souligner l’exercice difficile auquel il doit se livrer en cette période. Mais c’est très mal le connaître que de penser que cela puisse assécher sa verve.
Il poursuit donc : « On est dans une époque un peu originale où le président des États-Unis kidnappe le président du Venezuela, le président de la Russie envahit un pays voisin, le président chinois regarde avec avidité ce qui se passe à côté de lui, à Taiwan et au niveau national on cherche désespérément où on peut trouver une majorité et comment faire un budget. » Tout ça pour dire que « dans ce monde extrêmement liquide et fluctuant, anxiogène, les seuls éléments de stabilité ce sont les collectivités qui assurent la continuité des services publics et la continuité des valeurs républicaines ».
du service public
Et de poursuivre : « On voit bien qu’il n’y a pas de mutation particulière, que l’essentiel n’est pas en cause, c’est-à-dire l’action publique. » Pour le président de la Métropole, « si d’aventure le fonctionnement des institutions locales étaient de la même nature que celui aujourd’hui de l’Assemblée nationale, la France serait en danger, puisque rien ne tiendrait ».
Et à l’attention de ses agents, il a salué l’importance qu’il y ait une bonne entente entre les élus et le personnel, « parce qu’autrement ceux qui ont des projets ne les verraient pas pousser par ceux qui en ont la capacité ».
Et de rappeler que la Métropole a connu quelques péripéties puisque sur ce mandat de six ans deux présidents se sont succédés, après l’empêchement de son prédécesseur Hubert Falco (DVD) devenu inéligible après sa condamnation pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’a pas empêché « de préserver la continuité de l’action publique ».
Et à Jean-Pierre Giran de lancer : « C’est grâce à vous. Je le dis sans complaisance. »
L’occasion pour le président de TPM de rappeler la mission du fonctionnaire territorial qui est de « servir l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers ». Et de privilégier le sens du service public à tout autre considération.
« Et dans ces périodes compliquées, je vous souhaite beaucoup de sérénité pour vous permettre d’accomplir cette mission efficace », ajoute-t-il. Et ce quels que soient les aléas électoraux. Cela sera certainement plus compliqué selon les résultats des urnes, si jamais d’aventure le RN prenait la collectivité. Difficile en effet de continuer à défendre l’intérêt général si ceux aux manettes optent plutôt pour l’idéologie. Mais l’année 2026 ne fait que commencer. La campagne aussi, pour une métropole solidaire et engagée.

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