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  • [Entretien] « Le vote utile pour Toulon, c’est celui pour Josée Massi »

    [Entretien] « Le vote utile pour Toulon, c’est celui pour Josée Massi »

    La Marseillaise : Quelle politique comptez-vous mettre en place en direction des plus fragiles ?

    Julien Orlandini : Nous avons un axe dédié, dans notre projet, qui s’appelle Toulon solidaire. L’idée est de considérer qu’on doit d’abord améliorer le service public municipal pour l’ensemble des Toulonnais, mais qu’il y a des Toulonnais qui ont, en particulier, des difficultés de vie, des difficultés dans leur parcours et qu’il faut spécifiquement soutenir. Notamment les familles monoparentales, qui sont en fait surtout des mamans solos et qui sont beaucoup plus concernées par la pauvreté, avec beaucoup moins de possibilités de trouver un emploi. Donc, on propose de leur offrir un lieu qui s’appelle l’Escale des Femmes, qu’on installera au Pont du Las. Ce sera un lieu d’accueil, avec des professionnels du soutien psychologique et de l’accompagnement social. Pour ces femmes, d’ailleurs, on continuera l’effort qui a été fait sur les crèches à vocation d’insertion professionnelle, qui sont des structures créées par Josée Massi.

    Et en direction de la jeunesse ?

    J. O. : C’est d’ailleurs le deuxième public fragile, au sens de vulnérabilité, qu’on souhaite soutenir, et en particulier aussi les étudiants. On sait qu’ils sont confrontés à des enjeux d’accès au logement, de précarité alimentaire et à des problématiques de santé, aussi.

    Sur la précarité alimentaire, il y a des choses qui se font déjà avec la Fédération des étudiants toulonnais (Fedet) qu’on a rencontrée. L’idée, c’est de créer une cantine solidaire qui s’appellerait la Copine Toulonnaise. On s’est inspirés de ce qu’on a vu dans d’autres villes, en l’occurrence à Paris. C’est aussi un enjeu de santé et de prévention nutritionnelle.

    Pour leur favoriser l’accès au logement, on a le projet de résidence universitaire à La Rode, mais pas que. Nous allons également créer un espace d’écoute santé mentale, puisqu’on sait que les jeunes sont de plus en plus confrontés à cette problématique. On va beaucoup travailler avec l’assurance maladie notamment sur ces sujets.

    Ensuite viennent les seniors…

    J. O. : Bien entendu. C’est le troisième public auquel on pense quand on parle de fragilité. Nous devons continuer et accentuer les actions sur ce qu’on appelle le « bien vieillir ». Il y a beaucoup de choses qui sont faites aujourd’hui par la municipalité. Nous allons les renforcer et faire mieux connaître encore tous les ateliers sur la prévention de la perte d’autonomie mis en place par le CCAS et avoir une action particulière sur la prévention de l’isolement.

    Il y a beaucoup de personnes qui vieillissent seules aujourd’hui. L’idée est de les repérer et d’aller vers eux pour leur proposer des activités. Pour faciliter leur mobilité, nous allons mettre en place des diablines, ces minibus électriques comme on voit à Aix-en-Provence, afin de faciliter leurs déplacements vers le centre-ville.

    Concernant l’accès à la santé, qu’est-il prévu ?

    J. O. : On a beaucoup parlé jusqu’ici des maisons de santé, un peu moins des équipes mobiles de santé. Il en existe déjà avec des associations comme Promo soins. L’idée, évidemment, c’est de continuer à les soutenir. Il est important d’ailleurs de rappeler que Josée Massi a augmenté le soutien aux associations depuis qu’elle est arrivée, en 2023, de plus d’un million d’euros. Il faut qu’on intensifie encore cet « aller-vers ». C’est aussi un des enjeux du projet.

    C’est un projet que vous qualifieriez de social ?

    J. O. : C’est surtout un projet qui prend en compte les besoins de tous les Toulonnais, et en particulier des plus vulnérables, des plus fragiles. C’est un projet de prévention, d’égalité des chances pour toutes et tous. C’est un projet qui est ouvert à toutes les sensibilités et qui, effectivement, a pour but la protection.

    Je rappelle que la sécurité, ce n’est pas que la sécurité publique. Bien sûr qu’il faut de la police municipale, mais on appréhende la sécurité dans un cadre plus global. On doit protéger les Toulonnais dans leur parcours de vie, donc, effectivement, les plus fragiles.

    Qu’est-ce qui va se jouer dans ce scrutin ?

    J. O. : Les Toulonnais ont d’abord à choisir un maire. Ils ont un maire sortant et qui a fait ses preuves. Toulon ne doit pas être le trophée d’un parti. Nous, on doit pouvoir rassembler très large dès le premier tour. Et les électeurs qui n’auraient pas choisi Josée Massi au premier tour pourront, honnêtement, s’ils regardent bien notre programme, voter sans difficulté pour elle au second tour. En tout cas, on fera en sorte de les convaincre. Mais déjà, on veut les convaincre de le faire dès le premier tour. Josée Massi, c’est le vote utile pour Toulon.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    Pour sa dernière réunion publique avant les élections, Jean-Pierre Meyer recevait Léo Purguette, pour une séance de questions-réponses de près de deux heures vouée à présenter le candidat de Renouveau pour Sanary. « Cela ne compense pas le débat public que j’aurais souhaité, que tous les candidats sauf Philippe Heno ont décliné », relevait toutefois Jean-Pierre Meyer.

    Se présentant comme un candidat « au service des autres », il a justifié son choix d’afficher le soutien de partis politiques de gauche : « Sans partis, il n’y a pas de liste. Nous disons qui nous sommes, quand les quatre autres listes sont divers droite. C’est gênant, car quand on élit un maire, on élit un grand électeur, qui élit les sénateurs. »

    Vers un retour de l’eau

    en régie publique

    Le président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur le mandat qui touche à sa fin, marqué par la condamnation du maire Ferdinand Bernhard à 5 ans d’inéligibilité : « Dans le Var, on a créé des petits seigneurs avec des mandats de plus de 30 ans, qui donnent un sentiment de toute-puissance », a répondu Jean-Pierre Meyer, qui s’est dit en faveur d’une « limitation à deux mandats », mais aussi « du référendum d’initiative citoyenne » pour faire contrepoids et renforcer l’engagement citoyen. Sur un dossier qu’il connaît bien, le Centre de traitement obésité infantile Les Oiseaux, sa fermeture est selon lui « un grand gâchis, un scandale d’État ».

    Le candidat communiste s’est ensuite prononcé sur les services publics, déterminants dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat, incarnant selon lui l’un des rares leviers communaux. Le candidat propose ainsi, entre autres, la création d’un centre de santé communal : « Les médecins sont plus enclins à devenir salariés. Cela évite aussi la marchandisation de la santé et protège les valeurs fondamentales de la sécu : la santé pour tous et le tiers payant intégral », plaide-t-il.

    Sur l’important sujet de l’eau, il a évoqué sa prise en charge par la communauté d’agglomération, dont « certains candidats ne parlent pas, alors que c’est là que se prennent les décisions », a-t-il fustigé. Il affirme ainsi « envisager le retour à la régie publique, qui coûte moins cher que la DSP », tout en disant espérer que sa liste fera « au moins 15% pour avoir un siège à la communauté d’agglomération ».

    Sur les questions de vie quotidienne, Jean-Pierre Meyer milite en faveur de l’accession sociale à la propriété, du logement social et de la limitation des Airbnb. Avec le logement, la tranquillité publique, remise en cause par le narcotrafic. « S’attaquer aux dealers ne suffit pas, il faut que l’État remplisse sa mission régalienne », martèle-t-il. Un frein au vivre ensemble comme l’est le manque d’accès à la culture, dont « on a laissé croire qu’elle ne pouvait appartenir qu’à des classes sociales élevées », et que celui qui se présente comme un « élu de la minorité, pas de l’opposition » veut avant tout que sa liste soit « utile à l’intérêt commun » comme le proclament ses affiches.

  • Les prémices d’un printemps avec Toulon en Commun

    Les prémices d’un printemps avec Toulon en Commun

    Depuis un an, j’ai rencontré tant de visages, qui m’ont marqué au cœur, des hommes et des femmes de notre liste qui à force de petites luttes parviennent à soulever des montagnes », commence la tête de liste de Toulon en commun Magali Brunel (PS). En évoquant aussi tous ces êtres rencontrés pendant la campagne sur les places, cafés citoyens et dans les étages des immeubles. Parmi eux, « Émilie, qui travaille au conseil départemental, et qui part avant le premier bus le matin, laissant ses deux fils », qui lui confie : « J’ai su en arrivant dans cette cité, que j’allais les perdre… j’en ai perdu un. »

    « Vous êtes le sens de nos combats ! Les germes de ce printemps 2026, ceux qui porteront le changement dont a tant besoin Toulon », déclare-t-elle, en expliquant comment l’équipe de s’est nourrie aussi de ces histoires. Pour la cheffe de file, « Toulon la combative, ne se résigne pas, même si, dans tant de quartiers gronde le sentiment d’abandon ».

    Et d’épingler les fausses promesses et les grandes déclarations de ceux qui n’ont pour ambition que leur propre ascension.

    Comme la candidate RN Laure Lavalette qui propose d’engager la ville contre les polluants éternels (PFAS), alors que, rappelle-t-elle, le 20 février le parti à la flamme a voté contre le projet de loi qui visait à protéger les concitoyens, de ces mêmes PFAS. Même ambiguïté concernant les campagnes de préventions des cancers du sein, alors que le RN rejette, insiste Magali Brunel, la prise en compte intégrale des soins liés au cancer du sein…

    « Nous sommes le vote utile »

    Et de poursuivre : « Nous portons le seul projet qui affronte avec courage et audace les défis de demain. » Et qui entend tout à la fois agir pour la sécurité dans les quartiers et sur les écoles afin qu’elles jouent leur rôle de mixité et d’ascenseur social.

    Quant à la probité, Magali Brunel déroule les condamnations des élus de droite LR. Comme l’ex-maire de Toulon Hubert Falco, celui de Sanary Ferdinand Bernard, de La Seyne Nathalie Bicais, ou de Marc Giraud ex-président du conseil départemental… Sans compter « le fiasco judiciaire du FN en 95 », qui a vu la condamnation de Le Chevalier à un an de prison avec sursis, et de sa femme, actuel soutien de Mme Lavalette, épinglée pour « discrimination fondée sur les opinions politiques », et de cinq de ses adjoints pour des faits de corruption. Du côté de l’extrême droite l’hécatombe continue encore aujourd’hui dans le département.

    Concernant la solidarité, la représentante de la gauche unie tacle autant Laure Lavalette que le député LR Bonnus « qui n’ont pas un mot pour lutter contre la hausse des loyers, contre le logement indigne et pour des logements sociaux dignes, sûrs et écologiques ». Et d’ajouter : « Par l’encadrement des loyers, nous nous contraindrons les propriétaires à pratiquer des prix justes, par la gratuité des transports en commun, nous allégerons la facture familiale, par les centres de santé nous assurerons une santé pour tous, sans avance ni dépassement d’honoraires et par les kits de fournitures scolaires gratuits, nous mettrons tous les enfants à égalité et nous allégerons la facture de la rentrée ! »

    Des propositions qui prennent en compte les réalités du quotidien, qui parle logement, transport, santé, alimentation, souligne Magali Brunel. Elle conclut : « Nous sommes le vote utile, le changement responsable, le printemps qui vient. »

  • [Entretien] Christophe Terras : « L’enjeu est d’empêcher le RN de prendre Draguignan »

    [Entretien] Christophe Terras : « L’enjeu est d’empêcher le RN de prendre Draguignan »

    La Marseillaise : Vous avez mené
    des consultations sur de nombreux sujets (école, démocratie, transports, santé, logement…). Quels enseignements en tirez-vous
     ?

    Christophe Terras : Ça répondait à un besoin. Les gens ont été contents de nous voir leur poser des questions. Certains pensaient même, au début, que c’était la municipalité qui s’était lancée dans une enquête sur l’école. Ce qu’ont révélé ces enquêtes, c’est que les gens ne se sentent pas du tout écoutés et qu’ils ont une soif de s’exprimer. Ce qui correspond tout à fait à la philosophie de notre liste, donc on en a été ravi.

    De manière plus générale, vous êtes la première liste de gauche à vous présenter à Draguignan depuis 2014. Comment évaluez-vous l’accueil que vous avez reçu sur le terrain ?

    C.T. : Beaucoup de gens nous ont remerciés en nous disant qu’ils allaient enfin pouvoir voter à gauche. Quant à l’accueil, il a été au-delà de nos espérances. On a fait du porte-à-porte, ce qui n’était pas évident, car certains militants découvraient cet exercice. Tout le monde en est ressorti ravi. On a vraiment reçu un très bel accueil de la part de la population.

    Quel sera pour vous l’enjeu principal de cette élection ?

    C.T. : Ce sera d’empêcher le Rassemblement national de prendre la ville. C’est vraiment aussi l’un de nos axes de campagne. Et, pour cela, celle-ci aura été utile car on a mis en avant des problématiques sur lesquelles le RN n’est pas à l’aise : le social, le logement, les transports, l’écologie urbaine… Ça les a obligés à jouer en dehors de leur zone de confort. Ils pensaient faire une campagne sur les SDF et les crottes de chien (sic), et il a fallu qu’ils sortent des bois sur ces thèmes. Ce qui est apparu est une méconnaissance totale de la ville et des sujets techniques.

    Vous êtes l’une des rares listes à avoir rassemblé la quasi-totalité du spectre de la gauche avec LFI, mouvement de la numéro 2 de liste, Sylvie Borgogno. C’est une satisfaction ?

    C.T. : Oui, nous sommes très fiers d’avoir eu le soutien de LFI jusqu’au PS. Ça a fonctionné loin des bisbilles nationales et, pour nous, le seul moyen que la gauche existe, c’est justement l’union de toutes les gauches. Tant qu’elle sera divisée, elle sera condamnée, dans le pays et à Draguignan encore plus, à être inaudible, voire inexistante. Évidemment, on a eu des critiques du style « jamais LFI, c’est pas possible ». Les mêmes qu’on faisait au Parti communiste il y a 20 ou 30 ans d’ailleurs. Les militants locaux ne s’y sont pas trompés et ne sont pas du tout entrés dans ce jeu-là. Ces critiques, ce sont celles de la droite, et lorsque la gauche est unie, la droite, évidemment, lui tape dessus. Mais pour nous, c’est plutôt un bon signe.

    Avez-vous déjà une stratégie établie selon les différents scénarios du second tour ?

    C.T. : Elle est limpide depuis le début : nous ne mènerons aucune stratégie qui pourrait favoriser la prise de la ville par le Rassemblement national. On a différentes stratégies qui peuvent être décidées, et notre position pour le second tour sera décidée démocratiquement, avec l’ensemble des gens qui ont participé à la campagne et l’ensemble des colistiers, qui seront invités à se prononcer avant le second tour. Mais une chose est sûre, c’est qu’on a des principes qu’on a arrêtés depuis le début, et l’un des premiers, c’est de ne pas favoriser l’arrivée au pouvoir du RN.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son programme de rupture

    Saint-Cyr à gauche dévoile son programme de rupture

    Dernière répétition pour Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à Gauche. Mercredi, la candidate a notamment présenté une partie de ses colistiers, et rappelé les grands axes de son programme, lors d’une ultime réunion publique à quatre jours des élections.

    Un programme « de rupture », que la liste veut concrétiser de manière participative, « en écoutant les habitants, en répondant à leurs besoins, en les associant aux décisions », martèle Sylvie Vinceneux. « Le maire ne répond pas aux questions. Il y a de nombreux sujets sur lesquels on a aucune information. Celle-ci doit être sérieuse et documentée, c’est le premier prérequis de la démocratie locale », appuie le numéro 2 de la liste, Dominique Olivier (PS), conseiller municipal d’opposition depuis 2015.

    Un budget qui réduit les marges de manœuvre

    Priorité : le logement, « votre préoccupation première, pour vous ou pour vos enfants et petits-enfants », soutient la responsable de la commission nationale logement du PCF. « Combien sont obligés de quitter notre ville faute de logements abordables ? C’est l’envers de la carte postale du tout-tourisme. Même les salariés essentiels pour le faire tourner ne peuvent se loger. »

    Solution proposée : taxation des 45% de résidences secondaires, lutte contre les Airbnb et la spéculation foncière, rénovation des passoires thermiques, mise en place du bail réel solidaire et atteindre les 25% de logements sociaux – « accessibles aux foyers ayant jusqu’à 4 900 euros de revenus », rappelle Sylvie Vinceneux, qui prévient que « le manque de logement génère une diminution de la population, et aura des impacts sur les services publics, l’accès au travail, et l’attractivité ».

    La candidate a, comme lors de son dernier meeting, abordé la question des transports, réitérant sa proposition de mise en place d’un « schéma de transports en commun cohérent », avec entre autres la réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat et la mise en place d’une navette gratuite pour les PMR et les seniors. Celle de la santé aussi, avec la création d’un centre de santé et d’une mutuelle municipale « abordable », ou encore, pêle-mêle, la sécurité, avec une politique « préventive et répressive », la transition écologique qui « impacte tous les aspects de la vie quotidienne », la jeunesse, avec une tarification juste pour les écoles et la gratuité des fournitures scolaires, et le soutien au monde associatif, à la culture et au développement du sport santé.

    Sylvie Vinceneux promet aussi de porter « une attention particulière à une meilleure gestion de l’agglomération sud Sainte Baume, élément essentiel de notre vie quotidienne » et de « défendre des services publics de qualité », dans un contexte « de baisse de 2,5 milliards des dotations aux collectivités locales dans le budget 2026 de l’État, voté par les forces politiques du centre, de droite et bien sûr du RN, qui va réduire de façon drastique les marges de manœuvre ».

  • Stéphane Sacco à La Seyne met la Bourse en surchauffe

    Stéphane Sacco à La Seyne met la Bourse en surchauffe

    « Quel plaisir de vous retrouver ce soir si nombreux dans cette salle qui symbolise, à elle seule, la belle histoire des luttes sociales qui ont fait de cette ville ce qu’elle », déclare en introduction le dirigeant national du PCF Christian Picquet devant le public de la Bourse du travail archicomble où flotte une ambiance de prévictoire électorale. Tout le monde ici veut y croire.

    « Une ville n’est pas un simple assemblage de rues et de bâtiments. C’est aussi une mémoire, une énergie, un destin collectif », rappelle le chef de file d’Uni.e.s à gauche pour La Seyne Stéphane Sacco (GRS). Le capitaine de la liste de rassemblement des progressistes insiste sur l’importance de ce scrutin à l’issue duquel « un cap » devra être donné à la ville pour les « dix, quinze, vingt prochaines années ». Et non pas, comme cela vient d’être fait par la droite, de se contenter de « gérer le quotidien à courte vue ». Mais bien, au contraire, de « préparer l’avenir avec lucidité et décider aujourd’hui ce que sera la ville de demain ». Bref, une ville qui arrête de subir.

    Et de poursuivre : « Dans vingt ans, la génération qui entre aujourd’hui à l’école primaire aura trente ans. Elle cherchera un emploi. Elle cherchera un logement. Elle cherchera une qualité de vie. »

    Pour répondre à ces besoins « un programme ambitieux » doit être mis en œuvre, ce qui suppose de la volonté politique dont l’équipe assurément ne manque pas. « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », ajoute-t-il en citant Jaurès. C’est-à-dire d’identifier les difficultés et refuser qu’elles deviennent une fatalité.

    Mais gouverner, reprend l’ingénieur c’est aussi agir maintenant et traiter les urgences qui ne peuvent pas attendre. Comme la réhabilitation du centre-ville et des quartiers ou l’indispensable rénovation et construction d’écoles.

    « C’est le seul vote utile »

    Stéphane Sacco met ensuite en garde contre la menace de l’extrême droite : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. »

    Le candidat de la gauche réunie martèle : « Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. »

    Il prévient donc : « Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli. » Des propos chaudement applaudis par la salle.

    Uni.e.s à gauche propose au contraire de renforcer le lien social et le tissu associatif qui le fait vivre. En précisant que « la mixité sociale n’est pas un slogan d’urbaniste mais une nécessité démocratique et une urgence sociale et économique afin que la ville devienne résiliente ».

    Un scrutin qui va également déterminer aussi qui représentera la ville à l’échelle métropolitaine où se décident les grands investissements, ajoute-t-il.

    Une collectivité au sein de laquelle l’équipe espère peser avec « des élus solides, expérimentés, déterminés » pour porter la voix de La Seyne et les intérêts de ses habitants. Mais pour cela il faut gagner.

    Et de conclure donc : « Ne laissez personne décider à votre place. Il faut que notre liste soit dès dimanche en position de l’emporter. C’est le seul vote utile pour l’avenir de notre ville. »

    Une équipe soudée pour la victoire

    « Cette campagne, nous ne l’avons pas simplement menée. Nous l’avons vécue intensément, passionnément, collectivement », explique sur scène Brigitte Cheinet (PCF).

    Florence Guaddacha (GRS) rappelle ensuite que « la ville est riche de ses histoires, de ses parcours, de ses cultures venues d’ici et d’ailleurs et que cette diversité nous enrichit, nous ouvre et nous fait grandir », en exprimant la volonté de la gauche de faire tomber les cloisons entre les Seynois.

    Cédric Turco (PCF) précise : « Ce que nous avons construit pendant cette campagne est déjà une victoire. Une victoire de l’union. Une victoire de la fraternité. Une victoire du respect. Mais dimanche, nous devons transformer cette force en résultat. » Et de conclure : « Dimanche, faisons de ce premier tour le point de départ de la victoire. »

  • À Toulon, la difficile cohabitation entre les activités militaires et civiles

    À Toulon, la difficile cohabitation entre les activités militaires et civiles

    Ancré dans la vie des Toulonnais depuis plus de cinq siècles, le port militaire de Toulon abrite aujourd’hui 70% de la flotte française et surtout plus de 24 000 travailleurs, selon le préfet du Var. La candidate Magali Brunel (union à gauche), de la liste Toulon en commun, révèle un constat accablant : « Moins de 10% du littoral du centre-ville est ouvert sur la rade » et souligne « le manque d’équipements et de cheminements piétons est continu sur le long du littoral ».

    À travers son projet Med’in Toulon, la candidate veut « réaménager les quais tout en renforçant la continuité des cheminements piétons et des pistes cyclables le long du littoral ». Laure Lavalette (RN), rejointe sur sa liste début février 2026 par le contre-amiral Jacques Mallad, ancien commandant du groupe aéronaval, voudrait lui confier le rôle stratégique de la mer et de l’économie maritime. La candidate souhaite que « dans chaque école de la ville soient données des classes de défense ou maritimes ».

    Ville et forces armées

    De son côté, la maire sortante Josée Massi (SE) a été rejointe par l’amiral Laurent Isnard, ancien préfet maritime, sur sa liste. « L’expertise de Laurent Isnard contribuera notamment à préparer l’arrivée du porte-avions de nouvelle génération, étape déterminante pour l’avenir du port militaire et de l’écosystème économique local », souligne la maire dans son communiqué. L’accueil du futur porte-avions PA-NG, prévu pour 2038 va provoquer une forte transformation du chantier naval. La cité s’adapte donc avec la livraison de 62 logements d’ici mi-2026, réservés aux militaires et à leurs familles selon le ministère des Armées.

    Josée Massi, veut créer « un Campus Économie Bleue et Défense et un Pôle Tech Toulon autour de l’IA et des technologies maritimes ». En lien avec la construction du nouveau porte-avions Michel Bonnus (LR), souhaite une « cité de l’économie de la mer et de la défense », conçue sur le modèle d’un grand campus d’innovation rassemblant des start-up. Mais aussi, crée « la cité des sciences et de la mer » dans l’ancien arsenal du Mourillon. Reste aux habitants de pouvoir vivre pleinement leur ville… Magali Brunel veut mettre en place devant le stade Mayol « un grand espace public populaire, ouvert sur la rade, une place capable de réunir tous les Toulonnais autour des symboles partagés du rugby, de la mer et de la culture ». De quoi créer un « Toulon en commun » qui respire et s’ouvre sur la mer.

  • La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée de football prend les devants. Par l’intermédiaire de son président, Guy Borghini, une lettre ouverte a été publiée, ce mardi, sur le site internet de l’organisme, pour dénoncer différents faits de violence survenus ces derniers jours. « Des arbitres ont été agressés, un délégué régional a été violemment pris à partie et un joueur a été victime d’une agression au couteau dans un contexte lié à une rencontre de football. Ces faits sont inadmissibles. Ils sont contraires aux valeurs que nous portons collectivement et que le football amateur s’efforce de transmettre chaque week-end : respect, engagement, partage et plaisir du jeu. »

    Cette agression au couteau évoquée dans le communiqué s’est déroulée, ce dimanche, lors d’un match U20 entre Toulon et Avignon. Dans le Var, les Avignonnais se sont inclinés 3-0 et, selon les acteurs de ce match, aucun incident ne s’est déclaré durant la rencontre. « Il n’y a pas eu de problème majeur pendant le match. On n’a pas de relation particulière avec le club de Toulon », décrivait à La Provence le président du FC Avignon, Ali Aboulghazi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le frère de l’un des joueurs toulonnais serait l’auteur de la blessure. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue, les jours de la victime ne sont pas en danger.

    Un protocole de respect testé ce week-end

    La Ligue Méditerranée de football et ses cinq districts pointent du doigt une volonté de bousculer « l’équilibre même du football amateur, qui est fragilisé lorsque de tels comportements surviennent ». Et d’ajouter que « sans arbitres, sans dirigeants bénévoles, sans éducateurs, il n’y a tout simplement plus de football ». La Ligue souhaite engager au plus vite des procédures disciplinaires à l’encontre des fauteurs de troubles et pourrait accompagner les victimes, « notamment par le dépôt de plainte et la constitution de partie civile lorsque cela s’avérera nécessaire ».

    L’organe régional propose aussi d’établir des moments d’échanges entre tous les présidents de clubs du territoire pour partager le vécu de chacun et dénicher des solutions impactantes pour lutter contre ces violences.

    Cette lettre ouverte appuie le côté indispensable d’une mobilisation collective pour, au minimum, atténuer ce fléau qui touche l’ensemble du football amateur.

    Lors du prochain week-end de compétitions, une première mesure sera mise en place. « Les 14 et 15 mars, un protocole de respect sera mis en place avant chaque rencontre, associant notamment les capitaines des équipes et les arbitres. Ce moment symbolique aura pour objectif de rappeler à tous les acteurs présents autour du terrain l’importance du respect des officiels, des adversaires et du jeu lui-même. »

    Une lettre pour apaiser les tensions dans la région et rassembler autour de la passion du ballon rond.

  • [Entretien] André De Ubeda : « Nous avons à Toulon en Commun des victoires à confirmer »

    [Entretien] André De Ubeda : « Nous avons à Toulon en Commun des victoires à confirmer »

    La Marseillaise : Cette campagne s’est déroulée dans une drôle ambiance…

    André De Ubeda : Oui, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu une campagne aussi dure, aussi violente même, aussi délétère, avec des actions physiques, des agressions verbales. Il y a eu plusieurs plaintes qu’on a dû déposer pour se garantir une certaine sécurité. On a été clairement menacés, et donc c’est quelque chose qui empêche le débat de se dérouler de façon normale, et c’est l’objectif, bien entendu.

    C’est l’extrême droite qui pollue le débat ?

    A.D.U. : Oui, très clairement. On a des désaccords profonds avec les autres candidats, mais on ne rencontre nullement ailleurs un tel rouleau compresseur de violence, d’arrogance, de dureté qu’avec le Rassemblement national. Et c’est pour cacher la vacuité du programme de Mme Lavalette, qui a beau être rompue au débat télévisé, a montré son absence d’intérêt pour la ville de Toulon et pour les Toulonnais, et surtout pour les plus fragiles d’entre eux. Ça commence à se voir. Elle a d’ailleurs été mise en difficulté lors du dernier débat. Débat au cours duquel elle a menti sur l’Opéra de Toulon en prétendant avoir réglé le problème, c’est un mensonge absolu. Elle a dit, « j’ai tweeté à Rachida Dati », mon Dieu, mais quel niveau de faiblesse politique, voire intellectuelle. Rachida Dati n’a strictement rien fait. Contrairement à Toulon en commun, où nous avons fait une conférence de presse, et sommes intervenus deux fois au conseil municipal. Et Mme Massi a voté une subvention qui a sauvé momentanément le chœur. Mme Lavalette, c’est la mouche du coche.

    Il y a d’ailleurs des sujets complètement absents de son programme

    A.D.U. : Moins elle en dit, mieux elle se porte, parce que si elle dit ce qu’elle pense, ça va détruire une image faite de sourires et de selfies, il n’y a derrière aucune consistance programmatique, ni même intellectuelle. C’est terrible pour les gens qui ne votent pas pour elle, mais c’est aussi terrible pour les gens qui votent pour elle. Enfin, ils votent pour quoi ? C’est la porte-parole du parti le plus condamné de France. Et dans les débats, elle ne fait que ricaner. On pourrait y voir du Charlie Chaplin dans le Dictateur, c’est quand même assez terrible.

    C’est quoi alors, un vote de colère ?

    A.D.U. : Alors oui, dans le meilleur des cas. Parce qu’il y a quand même un matelas de personnes qui votent en pleine conscience, pour l’extrême droite et pour le racisme. Il suffit de voir le crime raciste de Puget-sur-Argens. Il y a aussi des gens qui ne sont pas racistes ou qui s’imaginent ne pas l’être, et qui sont dans le rejet de tout, y compris dans la volonté de chaos parfois, et dans l’individualisme. Le RN ne les amène pas à demander de vivre mieux mais que les autres vivent plus mal qu’eux. Ça, pour moi, c’est vraiment le degré zéro de l’humanité.

    En revanche tout le monde reconnaît que vous faites une belle campagne.

    A.D.U. : Je trouve en effet que c’est la campagne la plus dynamique depuis au moins les années 80 je pense, avec beaucoup de fond. On a une réflexion approfondie sur le plan politico-stratégique, mais aussi sur le plan programmatique.

    C’est le résultat d’un travail intense de 6 ans. Et on a environ 600 personnes qui ont participé à l’élaboration du programme par petits groupes, et actuellement plusieurs centaines qui participent à la campagne.

    Mais le succès d’estime ne fait pas le succès électoral, donc on est dans l’inconnu. Je pense que la situation est toutefois très ouverte. Si l’impact des sondages n’est pas trop fort, parce qu’ils sont faits un peu pour ça aussi, on peut espérer avoir un bon score et dépasser Michel Bonnus, qui lui est non seulement relativement discrédité et qu’on sent accablé par les circonstances, et notamment par le lâchage de Muselier et par le fait qu’il y en a certains de sa liste qui lui disent au revoir.

    Nous, nous avons des victoires à confirmer.

  • Stéphane Sacco peut transformer l’essai à La Seyne

    Stéphane Sacco peut transformer l’essai à La Seyne

    L’équipe de Stéphane Sacco, portée par une dynamique qui s’amplifie de rencontres en réunions publiques, compte bien ce soir faire craquer la Bourse du travail sous le poids des participants, plus encore que le 11 février, avec un nouveau grand meeting de campagne. Le dernier avant le premier tour.

    Il faut dire que dans cet ancien bastion des progressistes l’attente est immense de la part des habitants tant l’incurie dans la gestion de l’ex-Cité des Chantiers par la droite est grande. Un mandat au cours duquel la majorité s’est déchirée et qui a vu la maire LR Bicais contrainte à démissionner après avoir été déclarée inéligible suite à sa condamnation en première instance pour prise illégale d’intérêts. Résultat de tout cela, la deuxième ville du département est toujours privée des équipements les plus élémentaires, comme une piscine. Pour ce nouveau grand raout de la gauche réunie, des personnalités politiques feront le déplacement. Sont notamment attendus : Marie-Noëlle Lienemann (Gauche républicaine et socialiste) et Christian Picquet (Parti communiste français) qui viennent apporter leur soutien à Uni.e.s à gauche pour La Seyne. D’autres ont envoyé des capsules vidéos qui seront diffusées au cours de la soirée.

    Mieux vaut donc arriver de bonne heure pour ne pas avoir à rester debout. Le rendez-vous est fixé à 18h30.

    Pour le reste, comptons sur le capitaine Stéphane Sacco et son équipe pour mettre l’ambiance et appeler collectivement à transformer l’essai, en s’activant pour faire voter pour le rassemblement de la gauche après cette belle campagne.