Tag: Toulon

  • Dans le Sud, le troupeau des « brebis galeuses » du RN

    Dans le Sud, le troupeau des « brebis galeuses » du RN

    Les « brebis galeuses », le terme est surexploité par le Rassemblement national dès qu’il est question de justifier les prises de paroles, écrits de ses partisans et cadres à caractère raciste, antisémite, de haine envers les musulmans, la communauté LGBT+, l’IVG… et la liste est longue. Dans ce domaine, la Provence se distingue par son lot de personnages particulièrement haineux qui pourraient former à eux seuls un troupeau.

    Ainsi, Frédéric Boccaletti, pourrait en faire partie. Ancien membre d’Égalité et Réconciliation, mouvement d’Alain Soral, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Maurras le désormais maire de Six-Fours a tenu dans les années 90 une librairie nommée Anthinéa à Toulon, ville voisine. Commerce dans lequel l’élu d’extrême droite vendait des ouvrages négationnistes et antisémites. Dans sa course victorieuse à la mairie, il a emporté Alain Trillat, compagnon de longue date. Désormais conseiller municipal, délégué aux cérémonies patriotiques, aux anciens combattants et correspondant défense, ce dernier avait été épinglé par Libération pour avoir republié sur Facebook des contenus à la gloire du maréchal Pétain.

    En mars dernier, La Marseillaise révélait que Lucas Conill, l’un des colistiers du candidat RN déchu à la mairie de Gardanne Bruno Priouret, s’affichait bras suffisamment tendu pour que l’on détecte un salut fasciste sur une photo publiée sur son propre compte Facebook. À Gap, la parole se joint aux gestes lorsque Yannick Magnier, candidat sur la liste lepéniste portée par Raphaël Leroux chante, dans une vidéo exhumée par Le Media et l’association Rec (Résistons ensemble contre la cyber-haine) : « la balade des sales rebeus », « les chambres à gaz c’était le bon temps » mais surtout « je suis un nazi », « heil Hitler ». Le parquet de Gap a ouvert une enquête à son encontre pour « provocation à la haine raciale », « injure publique en raison de l’origine » et « apologie de crime contre l’Humanité ».

    Que dire de l’élue d’opposition RN à la mairie d’Avignon Anne-Sophie Rigault, épinglée par le collectif No Pasaran pour avoir mené campagne avec des proches du groupuscule antisémite Amitié et Action française, scission du mouvement royaliste.

  • À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    C’est un élément peu connu des habitants, et pourtant obligatoire dans toutes les communes de plus de 80 000 habitants depuis 2002. Instance consultatives et participatives, ni organes exécutifs, ni réunions d’information, les conseils de secteur ont été conçus à Porto Alegre, au Brésil, dès 1989, pour favoriser la justice sociale. Exportés au début des années 2000 en Europe et en France, ils ont vocation à créer du dialogue entre élus et citoyens. Ils offrent à ces derniers la possibilité de s’impliquer dans leur vie de quartier, en proposant et débattant des projets. « De la même façon que nous demandons aux enfants de rêver leur cour de récréation, nous invitons les Toulonnais à imaginer leur quartier », illustre la maire de Toulon Josée Massi.

    Cette dernière a désiré repenser intégralement la constitution de cet outil. Dès avril, elle a chargé son adjointe à la démocratie de proximité, Corinne Jouve, de tabler là-dessus. Premier changement : un redécoupage des secteurs, passés de dix à cinq (nord-ouest, nord-est, ouest, centre et sud), avec des quartiers « regroupés par cohérence de projets mais aussi par rapport aux besoins spécifiques des habitants », détaille la maire de Toulon.

    Un budget de « plusieurs millions d’euros »

    Un appel citoyen a ensuite été lancé. 807 habitants, associations et commerçants y ont répondu. Les conseils ont ensuite été déterminés par tirage au sort, chacun d’eux étant dirigé par un adjoint de secteur, avec, en leur sein, un élu (y compris d’opposition), un habitant, un membre d’un comité d’intérêt local (CIL) et un représentant associatif ou commerçant.

    Ils démarreront leur mission dès janvier, et ce jusqu’à la fin du mandat municipal en cours, et se réuniront a minima deux fois par an, en janvier et en juin. Leur fonctionnement sera régi par une charte. « Chaque membre s’engage à œuvrer pour et dans l’intérêt général de la ville, du quartier et de ses habitants. Il doit faire preuve de civisme, d’exemplarité et d’assiduité », explique Corinne Jouve. Les conseils de secteur disposeront d’un budget global de « plusieurs millions d’euros » sur la durée du mandat, afin « de réaliser des projets proposés et débattus au cours des séances de travail annuelles après études de faisabilité technique, juridique et financière », ajoute l’adjointe à la démocratie de proximité.

  • À Toulon, les manifestants irrités par la hausse du budget de la Défense au détriment des services publics

    À Toulon, les manifestants irrités par la hausse du budget de la Défense au détriment des services publics

    « Ce n’est pas possible que des milliards d’euros partent dans les poches d’entreprises qui font la guerre, et non pas dans celles des agents. De l’argent, il y en a. Ça suffit de payer pour les autres. » Reçue par le préfet du Var, mardi matin, en compagnie d’une délégation intersyndicale, Francisca Martinez, secrétaire départementale de la CGT finances publiques, brandit un symbole devant le cortège de manifestants, qui a achevé son parcours devant la préfecture : celui du budget de la Défense, rehaussé de 6,7 milliards d’euros en 2026, dans le cadre de l’augmentation de la loi de programmation militaire 2024-2030 (+36 milliards d’euros, pour atteindre 76,3 milliards d’ici 2030).

    « On a d’abord besoin d’un service public de qualité »

    Car, dans le premier port militaire d’Europe, ce sujet résonne plus qu’ailleurs. « Quand on voit des crédits impôts recherche distribués à de grosses entreprises, à savoir 211 milliards d’euros sans surveillance, sans contrepartie, on sait les bidouillages qu’il peut y avoir. Surtout qu’on parle de Défense, mais on est le deuxième exportateur mondial d’armes. Ça montre qu’on ne produit pas pour nous », dénonce Colette Moulun, elle aussi membre de la CGT finances publiques, qui rappelle que la Direction générale des finances publiques a perdu un quart de ses postes (plus de 30 000) en 15 ans.

    Il en va de même dans l’éducation, qui déplore, au niveau national, 4 500 postes d’enseignants supprimés. « Nous sommes 36 élèves par classe », illustre Donia, élève en terminale au lycée Dumont-d’Urville, à Toulon, présente mardi matin, comme plusieurs dizaines de lycéens varois, parmi les 1 600 manifestants mobilisés selon la police, 7 500 selon les organisations. D’autres métiers sont concernés, comme celui de « psychologue scolaire, par exemple », pointe Cédric Turco (SNUIPP – FSU), avec, en conséquence, « de moins en moins de places dans le circuit spécialisé et des élèves qui se retrouvent dans le général sans qu’on ait les moyens de les y inclure ». Une situation dont les élèves ont eux-mêmes conscience. « Il y a un manque d’accompagnants pour les élèves en situations de handicap », constate Donia.

    La situation est comparable chez les pompiers, qui ont vu 30% des centres d’incendie nationaux fermer depuis 2000. Il n’en reste plus que 6 100, dont six sur dix fonctionnent grâce aux volontaires. Mais il y a aussi « le matériel, avec des véhicules vieillissants et régulièrement en panne », rapporte David Vaubien, adjudant-chef à La Seyne, au sortir d’un été qui a mis en lumière ces manques, à l’instar de la vétusté du bâti scolaire.

    « Nos écoles sont des passoires thermiques. On travaille dans des locaux amiantés. C’est une honte pour les salariés et pour les élèves », s’indigne Cédric Turco, élu communiste à La Seyne, qui conclut sur le non-sens de cette impétueuse militarisation : « La paix ne se gagne pas par la guerre. En France, on a d’abord besoin d’avoir des services publics de qualité. »

  • [Entretien exclusif] Michel Le Bot, « Aucune sélection n’a été annoncée et aucune exclusion n’a été prononcée »

    [Entretien exclusif] Michel Le Bot, « Aucune sélection n’a été annoncée et aucune exclusion n’a été prononcée »

    La Marseillaise : Suite à « l’affaire des paris truqués », Dylan Rocher, Henri Lacroix et Jean Feltain ne sont pas apparus de l’été sous le maillot de l’équipe de France. Il se dit qu’ils ont été écartés du collectif ?

    Michel Le Bot : Il y a les interprétations, et il y a les faits. Ces trois personnes du collectif France ont été déférées devant le tribunal correctionnel de Toulon. Elles ont toujours été considérées comme des sportifs de haut niveau, mais j’ai préféré ne pas les mettre sous les feux des projecteurs, dans un souci de protection de mes joueurs et de préservation des intérêts de ma fédération. Dans le cadre de la procédure, j’ai récemment eu accès à certains éléments probants. J’ai donc soumis au comité directeur vendredi, à Marseille, de remettre Dylan Rocher, Henri Lacroix et Jean Feltain à la disposition du sélectionneur jusqu’au mois de juin. à l’issue du mois de juin, on verra ce qu’il se passera.

    À moins de deux mois des championnats du monde masculins (du 20 au 25 novembre à Khon Kaen, en Thaïlande), votre annonce rebat les cartes de la future sélection, sachant que Mickaël Bonetto, Ludovic Montoro, Christophe Sarrio et Yohan Cousin étaient pressentis…

    M.L.B. : À l’heure actuelle, aucune sélection n’a été annoncée et aucune exclusion n’a été prononcée. La décision relève du sélectionneur et des personnes chargées du processus de sélection et sera communiquée dans les prochains jours. Il y a beaucoup de spéculations, je m’en tiens aux faits. Je ne connais pas beaucoup de présidents de Fédération qui ont vécu cette situation inédite.

    Concernant l’équipe féminine, le communiqué du directeur sportif, Philippe Quintais, qui relate des divergences au sein du collectif, a provoqué un séisme (lire notre édition du 22 septembre). On sent ces derniers mois un réel dysfonctionnement. Vous partagez ?

    M.L.B. : Je parlerais moins de dysfonctionnement que d’une différence de vision. Il y a, d’un côté, une personne qui porte une certaine conception du sport et, de l’autre, des personnes qui ont leur propre vision de la pétanque. La question est donc de savoir comment trouver un terrain d’entente pour que la dimension sportive et les exigences de la haute performance soient pleinement intégrées à la pratique de la pétanque.

    Quel est votre sentiment au regard de tous les problèmes qu’a connus ce collectif France féminin ?

    M.L.B. : C’est une déception, car la dynamique collective est essentielle. Ce n’est pas la première fois que le président de la Fédération exprime sa déception face à certains comportements qui ne correspondent pas à sa conception du sport. Quel que soit le talent d’un athlète, sans travail, il ne peut y avoir de résultats durables. Aujourd’hui, je pense qu’un travail de fond reste nécessaire pour faire évoluer les mentalités et faire comprendre que la performance sportive ne repose pas uniquement sur le talent. Lorsqu’on évolue dans une discipline reconnue et encadrée par le ministère, la recherche de la haute performance ne peut pas être une simple vue de l’esprit : elle exige de l’engagement.

  • Ils manifestent aujourd’hui pour la fonction publique

    Ils manifestent aujourd’hui pour la fonction publique

    Manon Magagnosc, hospitalière
    CGT Toulon

    « C’est 20 ans de gel du point d’indice. Quand on nous annonce un budget avec 54 milliards d’économie… Responsable de l’UD CGT Var, je travaille à l’hôpital de Sainte-Musse. On nous demande encore de faire plus avec moins. Les gens ne font pas le lien avec l’austérité alors que les effets sont concrets, comme la fermeture des urgences. L’été quand ça brûle ou quand il y a le Covid, là on se rappelle qu’on a des fonctionnaires. Le mépris, il n’y a rien de pire. À la CGT, on dit qu’il faut un appel massif à la grève, qu’on mesure ce que c’est un jour sans eux. »

    Sophien Abid, technicien territorial FO
    Marseille

    « Le point d’indice est gelé depuis bien trop longtemps. Tout a augmenté de façon exponentielle mais pas notre salaire. Le 10 du mois, beaucoup de mes collègues fonctionnaires sont à zéro sur le compte. On subit aussi le manque de moyens humains : des départs à la retraite ne sont pas remplacés, les recrutements ne sont pas réalisés… On charge toujours plus les personnels mais sans mettre les bras avec. Ça vaut aussi pour les moyens techniques : on a un service espace vert qui n’a plus de tronçonneuse pour couper des arbres ! On en est là ! On n’a plus les moyens d’assurer nos missions comme il le faudrait. »

    Mélanie Saïsse, professeure des écoles
    CGT Educ’action Vaucluse

    « Jeudi dernier, notre syndicat a tenu son assemblée générale. Le bilan dressé confirme la nécessité de la mobilisation de ce mardi. Elle doit permettre de faire entendre une exigence simple : l’école publique ne peut plus reposer sur la capacité des personnels à compenser indéfiniment le manque de moyens alors que les besoins augmentent et que les personnels se sentent abandonnés par leur hiérarchie. Des élèves sans accompagnement, des enseignants qui travaillent dans des salles à 40 °C, des postes non pourvus, des personnels en souffrance, des établissements qui bricolent pour tenir. Une école qui tient uniquement parce que ses personnels la tiennent à bout de bras, ce n’est pas une école qui fonctionne. »

    Christelle Brotons, agent du Sdis
    Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels
    Digne

    « Nous sommes des fonctionnaires mais un peu différents. Au Sdis 04 [Service départemental d’incendie et de secours], je fais partie des personnels administratifs, techniques et spécialisés (Pats), on a le même rythme de travail que les autres, mais s’il y a une grosse intervention, on nous rappelle. Sans Pats pas de pompiers et inversement. Nous demandons des moyens matériels et humains parce qu’il y a les incendies mais aussi le secours à la personne. Si l’État ne revoit pas sa copie sur le financement des Sdis… On continuera. »

    Philippe Angelleli, agent territorial CFTC
    Marseille

    « Cela fait des années que le point d’indice n’a pas été revu, et on se rend bien compte de l’augmentation du coût de la vie, au point que les gens ne peuvent plus s’alimenter correctement sans compter les prix à la pompe, le prêt immobilier quand ils ont pu acheter. La plupart des territoriaux de Marseille sont des agents de catégorie C, au Smic. Face à des administrés en demande, dans les écoles, les crèches, les bureaux de proximité, on manque de postes. Les dossiers prennent plus de temps. Même si les agents assurent leur mission. On est en survie administrative. Il s’agit de l’avenir du service public. »

    Cécile Braca, enseignante d’anglais Snes-FSU
    Miramas

    « La principale revendication, c’est la revalorisation du point d’indice, indexé sur l’inflation. On en a marre que nos salaires soient bloqués. Ça a été le cas pendant dix ans. Ils l’ont un peu débloqué pour finalement le geler de nouveau dans le budget 2027. Le métier n’est plus attractif. C’est pas un métier facile, si en plus l’Éducation nationale paye mal les enseignants en début de carrière alors qu’ils ont fait un bac+5, ça n’aide pas. Pour compenser, et parce qu’il y a des matières où c’est vraiment la pénurie, comme les maths, le français ou les lettres modernes, leur solution consiste à recruter un peu plus tôt ou à embaucher des contractuels, qui sont encore moins payés que les autres. Ce n’est pas non plus optimal pour les élèves. »

  • S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    Les poings rageurs et les sourires ne trompaient pas samedi, en fin d’après-midi, sur la pelouse de Mayol. Longtemps en difficulté face au promu vannetais, le RCT a, malgré tout, enfin enclenché la première, s’offrant un shot de soulagement qui lui évite une crise qui pointait le bout de son nez à la mi-temps.

    « Il ne faut pas galvauder l’adversité », appuyait Franck Azéma après la rencontre. « Vannes a été fidèle à ses trois premiers matches, on s’attendait à cette résistance. » Si celle-ci fut plus que vive dans un premier acte au cours duquel ses joueurs ont subi la domination bretonne, les trop nombreuses approximations, fautes de main et pénalités concédées (7) expliquent aussi, toutes ensemble, le fait que Toulon soit rentré au vestiaire avec trois points de retard. « On est tombé dans leur faux rythme. On a eu du déchet, on a dû défendre dans notre camp donc on a eu moins d’énergie », analyse Corentin Mézou. « On doit passer par ce déchet, mais on n’a pas le temps. Il faut aller plus vite dans l’apprentissage et les repères », avertit son entraîneur.

    « Un prisme différent

    pour le prochain match »

    Ce dernier se veut malgré tout positif : « Ce n’est pas un problème de concentration, il faut trouver le bon timing, les automatismes, faire les passes devant. On a fait tomber quatre ou cinq ballons sur des opportunités, mais ça va finir par aller mieux ». Du mieux, il y en a eu en deuxième mi-temps. Même si tout fut loin d’être parfait, et qu’un certain nombre d’erreurs techniques ont persisté, le ballon a changé de mains, et le score s’est inversé.

    D’abord grâce à Ribbans, dont le retour à la compétition va faire le plus grand bien aux Rouge et Noir. Puis grâce aux entrants, entre un Serin qui a apporté du dynamisme, un Ollivon percutant dans les rucks défensifs comme offensifs, et un Fickou qui a inscrit son premier essai sous le maillot de son club formateur. « Le coaching de Toulon nous fait très mal », déplore Jean-Noël Spitzer, l’entraîneur vannetais. « Ce sont des garçons de qualité, internationaux. Ils nous ont boosté, notamment dans la capacité à gagner les contacts qui nous mettent dans l’avancée », salue Franck Azéma. Ils ont contribué à la résistance du bloc varois dans une fin de match au cours de laquelle ce fameux bonus aurait aussi pu tomber dans l’escarcelle du promu. « J’ai aimé la qualité défensive près de la ligne, à résister, faire des turnovers, c’est ce qui permet d’aller chercher ce bonus. » Acquis grâce à Kpoku, servi par Serin, suite à « un choix couillu (sic) », dixit Azéma, de Thomas Albornoz, de jouer une pénalité à la main, alors que les visiteurs pilonnaient l’en-but toulonnais depuis de longues minutes. L’Argentin, auteur d’un essai solitaire de classe en première mi-temps, a bien mérité son titre d’homme du match. « Tommy est magique. C’est un facteur x », lâche, admiratif, Juan Ignacio Brex. « Il amène cette énergie, cette confiance autour de lui », abonde Franck Azéma. Une confiance nécessaire pour progresser, et une victoire qui permet, selon le coach du RCT, en plus de quitter la zone rouge, « d’avoir un prisme différent pour préparer le prochain match ». « Il y aura plus de sourires et d’énergie à l’entraînement, ces cinq points font du bien », appuie Corentin Mézou. Il faut désormais travailler à les confirmer.

    « Le coaching de Toulon nous a fait très mal »

  • Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Défaits lors de ses trois premiers matches en prenant à chaque fois le bonus défensif, le RC Toulon devait enfin lancer sa saison ce samedi à Mayol face au promu vannetais qui, de son côté, n’avait pas encore pris le moindre point.

    Approximatifs, auteurs de nombreuses fautes de main et réduits à 14 dès la 10e minute suite au carton jaune reçu par leur capitaine Lewis Ludlam, les Toulonnais ont eu toutes les peines du monde à se mettre dans l’avancée dans le premier acte. Et se sont mis à subir face à des Bretons plus précis et entreprenants, qui ont logiquement trouvé l’ouverture grâce à Hulleu, trouvé en bout de ligne par Kuruvoli (0-7, 22e).

    Alors que Vannes confortait son avantage sur une pénalité de Cotamanac’h (0-10, 30e), pour sanctionner son indiscipline (7 pénalités concédées en première mi-temps, 13 sur l’ensemble du match), le RCT reprenait enfin le momentum. Après un essai refusé à Ametlla pour avoir aplati avant la ligne (27e), Albornoz, sur un coup de pied de 50 mètres, concluait en solitaire pour remettre les siens dans la partie (7-10, 34e).

    Ribbans et Fickou pour la libération, Kpoku pour le bonus

    Toujours handicapé par son déchet et ses trop nombreuses fautes, le RCT démarrait tout de même mieux le second acte. Et finissait par prendre les devants pour la première fois de la rencontre, grâce à David Ribbans, en force, en sortie de maul (14-10, 53e).

    À défaut d’être à leur meilleur niveau ballon en main, les hommes du tandem Mignoni-Azéma se montraient dominants territorialement. Les entrants faisaient du bien, et c’est l’un d’eux, Gaël Fickou, qui, trouvé sur un ballon sauté, donnait un peu d’air à Mayol, grâce à son premier essai en rouge et noir (21-10, 65e), avant que Kpoku ne profite de la fatigue bretonne pour inscrire l’essai du bonus (28-10, 76e).

    Loin de démériter et parfois très intéressant dans le jeu combiné, Vannes n’abdiquait pas, mais ne parvenait plus à faire sauter le verrou toulonnais, à l’image de deux longues séquences de pilonnage infructueuses de la ligne d’en-but dans le dernier quart d’heure, et cela jusqu’après la sirène.

    Résistant sans être pleinement convaincant, le RC Toulon est parvenu à sauver l’essentiel, et à s’offrir cinq point vitaux pour se rassurer, et ne pas plonger dans la crise.

    TOULON 28 – 10 VANNES (MT : 7-10)

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    Points Toulon : 4E Albornoz (33e), Ribbans (53e), Fickou (65e), Kpoku (76e) ; 4T Jaminet (33e, 53e, 65e), Albornoz (76e)

    Points Vannes : 1E Hulleu (22e) ; 1T Cotamanac’h (22e) ; 1P Cotamanac’h

    Cartons jaunes : Ludlam (10e) pour Toulon

    TOULON : Ametlla (Gros, 47e), Baubigny (Damond, 47e), Sinckler (Sorhaindo, 47e) – Mezou (Rebbadj, 54e), Ribbans (Ollivon, 54e) – Abadie, Kpoku, Ludlam (cap.) – White (Serin, 54e), Albornoz – Ferté, Brex, Jones (Fickou, 52e), Cowie – Jaminet (Kaletaona, 67e). Entraîneurs : Pierre Mignoni et Franck Azéma

    VANNES : Beria (Djehi, 52e), Sanerivi (El Bibouji, 52e), Bourgeois (Schonert, 56e) – Marks (Kalamafoni, 64e), Desjeux (Mézou, 52e) – Blanc-Mappaz (cap.), Pedemonte (Augry, 52e), Ishagashvili – Kuruvoli (Le Bail, 48e), Cotarmanac’h – Hulleu, Tabuavou, Stevenson, Surano – Jonas (Benmegal, 69e). Entraîneur : Jean-Noël Spitzer

  • [Recette] La daube du canonnier de Toulon

    [Recette] La daube du canonnier de Toulon

    Il vous faudra :

    – 2 kg de viande de bœuf type paleron avec du gras

    – 4 grosses carottes

    – Un oignon

    – 6 gousses d’ail frais

    – De l’huile d’olive

    – Du sel et du poivre

    – Une boîte d’anchois

    – Une bouteille de vin rosé de Provence

    – De la farine ou Maïzena

    – Des herbes de Provence

    – Des pommes de terre ou de la polenta

    Un plat estival semblable à une daube provençale classique qui remplace cependant le vin rouge par du vin rosé et à laquelle on intègre des anchois pour une recette terre, mer traditionnelle mais dont on ne se lasse pas.

    Une cuisson lente

    Dans l’idéal la préparation de votre daube du canonnier doit commencer la veille en faisant mariner la viande, les carottes coupées en tronçon, l’oignon émincé, les gousses d’ail, les herbes de Provence et un peu de sel dans le rosé toute la nuit. Si cela n’est pas possible, faites mariner le jour même pendant environ 6 heures.

    Une fois marinée, séparée la viande et les légumes du vin que vous gardez de côté. Faites revenir sur le feu vos bouts de viande en ajoutant un beau filet d’huile d’olive. Une fois qu’elle est bien revenue, vous pouvez la singer, c’est-à-dire ajouter deux cuillères de farine pour rendre votre sauce un peu plus sirupeuse. Mélangez bien et mouillez le tout avec le vin rosé que vous avez gardé précédemment. Salez un peu et ajoutez du poivre concassé. Mélangez et couvrez.

    Débutez à feu fort et dès que la marinade commence à bouillonner, feu doux. Faites cuire pendant quatre heures. Si vous avez une cocotte-minute, la cuisson sera d’une heure et demie.

    Un plat terre, mer

    Dès que c’est cuit, mettez une grosse poignée d’anchois dans la préparation. Liez la sauce avec l’anchois en le laissant fondre à feu doux pendant une dizaine de minutes. Une fois que c’est prêt, vous avez la possibilité d’y ajouter des olives noires, à votre convenance.

    Pour le dressage, mettez dans l’assiette deux belles louches de daube et servez avec de la polenta, de la purée ou même des pommes de terre bouillies. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Grandes Gueules, le fait maison

    Une cheffe autodidacte, des produits locaux et de saison, une cuisine faite maison et surtout, une belle histoire d’amitié. Chez Chrystel et Sophie on ne plaisante pas avec le plaisir. Simplicité et authenticité sont les maîtres mots des Grandes Gueules qui à coup sûr, vous donneront envie d’y retourner !

    A.Lh.

    21, rue du Dr Escat 13006 Marseille

  • [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    Une bataille fratricide. Corentin Mézou, deuxième ligne du Rugby Club Toulonnais depuis l’été 2024, défiera une nouvelle fois son grand frère Timothé, ce samedi, à l’occasion de la quatrième journée de Top 14 face à Vannes. Le Varois avait notamment affronté son aîné lors de sa deuxième titularisation chez les Rouge et Noir en septembre 2024. « On ne s’est pas “mis de pièce“, mais entre nous c’est toujours essayer de savoir qui va manger l’herbe », a lancé Timothé à nos confrères du Midi Olympique. « Maman ne veut pas regarder le match et papa doit être comme un dingue », a poursuivi le Vannetais. Les frères Mézou ont débuté le rugby au sein du même club, l’Union rugbystique de Landerneau, en Bretagne. Une région chère à Corentin, qui a par ailleurs réalisé une partie de sa formation au RC Vannes, entre 2020 et 2023.

    Deuxième titularisation de suite

    Touché à l’épaule lors du match de préparation face à Clermont, le deuxième ligne toulonnais a retrouvé sa place dans le quinze lors du déplacement à Castres le week-end dernier. Il sera de nouveau titulaire face aux Hermines, aux côtés de l’international anglais David Ribbans. « Solide en défense, performant en touche et très impliqué dans le combat », comme l’a souligné Laurent Emmanuelli, directeur sportif du RC Toulon, Corentin a prolongé cet été son contrat dans la rade jusqu’en juin 2029.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.