Tag: Toulon

  • La 5 000 000e voyageuse de la ligne Marseille-Nice-Toulon récompensée

    La 5 000 000e voyageuse de la ligne Marseille-Nice-Toulon récompensée

    Margaux, habitante de Toulon, a ainsi reçu des mains du président de la Région, Renaud Muselier, un « ticket or », qui lui permettra de voyager gratuitement sur le réseau ZOU ! pendant une année entière. Une belle surprise pour la jeune femme, qui emprunte le TER quotidiennement pour se rendre sur son lieu de travail.

  • Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    La loi pour un nouveau pacte ferroviaire, promulguée le 27 juin 2018, permet depuis le 3 décembre 2019 l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des lignes TER dans les régions, à travers des appels d’offres accessibles à des opérateurs autres que SNCF Voyageurs. La Région Sud a fait figure de pionnière en devenant, il y a un an, la première à déléguer l’exploitation d’une ligne ferroviaire, celle reliant Marseille à Nice via Toulon, à l’opérateur Transdev. Liaison plus directe que la ligne Marseille-Hyères, exploitée par SNCF Voyageurs, qui dessert de nombreuses gares intermédiaires.

    Ce premier anniversaire a été célébré mardi à travers – cela se conçoit – un voyage en train entre Marseille et Toulon. Y ont notamment participé le président (Ren) de Région, Renaud Muselier, accompagné de son vice-président délégué aux transports, Jean-Pierre Serrus, ainsi que le président-directeur général de Transdev, Thierry Mallet. Ils ont été accueillis par la maire (SE) de Toulon, Josée Massi, et le président (LR) du Département du Var, Jean-Louis Masson.

    Ce dernier n’a pas manqué de faire remarquer que « le train [était] arrivé avec quatre minutes d’avance, alors que la ligne était la lanterne rouge au niveau national il y a quelques années ». Une pique à peine voilée à l’égard de la SNCF, qui traduisait sa satisfaction : « Nous sommes le 2e Département le plus peuplé de la région et le premier département touristique de France. Nous avons besoin d’une offre de transport au meilleur niveau. Notre maillon faible était le réseau ferroviaire, ce n’est plus le cas. »

    Le billet augmente,

    les abonnements baissent

    Le bilan de cette première année est positif : 5 millions de voyageurs (+45%), une offre doublée avec 18 trains par jour desservant neuf gares, dont quatre dans le Var (Toulon, Carnoules, Les Arcs et Saint-Raphaël), une régularité passée de 96,4% en 2025 à 98,59% en 2026 et un taux de satisfaction estimé à 96%, alors que les premières semaines semblaient dire le contraire. Le tout via 16 trains neufs dotés du wifi et de 350 places assises par rame. Ce qui peut donner aux voyageurs de la ligne Marseille-Hyères, aux rames vieillissantes, l’impression d’un réseau à deux vitesses. « Toutes les rames seront changées ou rénovées », assure Jean-Pierre Serrus.

    Le prix du billet à l’unité, en hausse (16,60 euros pour un Marseille-Toulon, quel que soit l’opérateur), alors que l’ouverture à la concurrence laissait imaginer une dynamique inverse, apparaît néanmoins peu incitatif, malgré l’urgence de sobriété énergétique rappelée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui évoque une augmentation de 50% des besoins d’investissement dans le réseau ferroviaire (de 3 à 4,5 milliards d’euros) d’ici 2028 pour adapter le réseau au changement climatique. « On a baissé l’abonnement de 20% », justifie Jean-Pierre Serrus, évoquant le choix de miser sur « un report modal fort », plutôt que sur un usage occasionnel. Le vice-président aux transports souligne par ailleurs que des offres existent pour les bas revenus, jusqu’à -90% pour les quotients inférieurs à 600 euros.

    Le budget de cette ligne est de 50 millions d’euros par an pour la Région, avec des revenus estimés à « 41, 48 et 50 millions d’euros dans les trois prochaines années. Donc on va avoir, pour la première fois, un budget à l’équilibre », se félicite Renaud Muselier. Au détriment des salaires de cheminots qui, eux, ne sont pas à la hauteur.

  • Les Assises du droit de la nature, grande première à l’université

    Les Assises du droit de la nature, grande première à l’université

    La canicule n’est pas qu’un avertissement de plus sur lesconséquences du changement climatique. Elle est, au même titre que les atteintes à la biodiversité, un appel à interroger notre capacité juridique à protéger le vivant. C’est autour de cette réflexion que sont organisées les premières Assises du droit de la nature à l’université de Toulon, de mercredi à vendredi. Un événement en deux temps. D’abord, les 1er et 2 juillet, les 3es Rencontres de l’Association internationale des procureurs et poursuivants francophones (AIPPF) inviteront magistrats, procureurs et universitaires à échanger sur des cas concrets d’atteintes à l’environnement.

    Vendredi, place à l’Assemblée de la Terre – France, avec citoyens et personnalités qualifiées, et lancée à Toulon en juillet 2025 dans la lignée du programme onusien « Harmony with Nature ». Sa fondatrice, Maria Mercedes Sanchez, sera présente. Seront présentés les travaux de la première année sur le thème de la nature, visant à réécrire les Objectifs de développement durable de 2015 en vue du Sommet de la Terre 2030.

  • Un espace protégé… par le combat de l’ADPF

    Un espace protégé… par le combat de l’ADPF

    Depuis le classement du site en 1991 fruit d’une bataille acharnée de l’Association de protection et de défense du Faron, les mauvais coups n’ont pas pour autant cessé de pleuvoir sur le mont toulonnais. Avec pour commencer, les grands propriétaires qui ont tenté de faire annuler cette mesure de protection. Puis cela a continué avec les constructions illégales. Avec en fond de toile une administration qui se fait parfois tirer l’oreille pour intervenir et verbaliser au titre du code de l’environnement. Et là encore c’est l’Association de protection et de défense du Faron (ADPF) qui lève le lièvre, monte les dossiers, les bénévoles interpellant les autorités souvent pendant de longues années.

    Certaines infractions constatées prennent des années de procédure. Comme celle de docteur Philippe Viard. Pour mémoire cet ex-adjoint au maire Front national de Toulon achète dans les années 90, 29 hectares dans le quartier de la haute Bosquette, en plein site classé et transforme la ruine en bâtisse. Et l’habite. Condamné par le TGI de Toulon en 1997 et par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence en 1998, l’ex-élu d’extrême droite démolit ses premiers aménagements… Pour les reconstruire en 2002. Malheureusement le procès-verbal d’infraction aux dispositions de Code de l’Urbanisme n’est dressé qu’en 2008. Mais le délit bénéficie de prescription au bout de 3 ans. Résultat : M. Viard va continuer comme ça à aménager les lieux sans aucun permis ni déclaration de travaux et à y habiter pendant longtemps en toute impunité.

    Autant dire que pour que la « montagne » de Toulon reste un espace de liberté et un lieu de découvertes accessible à tous, la mobilisation est toujours de mise.

    « Le Faron est un bien commun. Nous en sommes les gardiens bénévoles et travaillons c’est pour les Toulonnais d’aujourd’hui et de demain », a rappelé Jean-Pierre Calistri, son nouveau président lors de l’assemblée générale.

  • En été, à Toulon, les maraudes restent plus que nécessaires

    En été, à Toulon, les maraudes restent plus que nécessaires

    Les fortes chaleurs ne sont pas plus ou moins supportables que le froid glacial de l’hiver. La mobilisation reste donc primordiale pour les acteurs associatifs qui viennent en aide aux personnes précaires et sans domicile, à l’image d’Un peu de toit, qui mène, chaque mardi, une maraude dans les rues de Toulon.

    « On aimerait bien faire plus, mais il n’est pas évident de mobiliser les bénévoles plus d’un soir par semaine, d’autant plus avec les départs en vacances », s’excuse presque Cathy Revest, présidente de l’association. Si elle n’a pas constaté plus de demandeurs qu’à l’accoutumée sur la dernière maraude, elle s’attend à en avoir davantage dans les semaines à venir, « comme chaque été. Les personnes dont nous nous occupons ne dorment pas forcément dans la rue. Certaines en situation de précarité viennent aussi demander », indique-t-elle.

    Une réalité qui rappelle que près d’un Toulonnais sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre 15% au niveau national et 18 dans la région Sud, tel que l’a annoncé le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Toulon dans un rapport paru en début de semaine. Cathy Revest espère que ces chiffres alarmants mèneront à des actions concrètes : « Nous avons eu une réunion avec le CCAS et les associations il y a un mois, pour évaluer la situation. Un lien est en train de se créer, alors qu’on avait toujours eu la sensation d’être méprisés. » Une autre réunion s’est tenue vendredi, durant laquelle la bénévole a demandé l’ouverture d’hébergements durant la canicule.

    En attendant, les maraudes vont se poursuivre. « L’objectif est de fournir au moins une bouteille d’eau par personne. On distribue aussi des gourdes. On a également laissé tomber les plats chauds au profit des salades, du chocolat froid et des fruits », détaille Cathy Revest, qui appelle aux dons de chacun, particulièrement de bouteilles d’eau.

  • Faron : votre point de vue pour prendre de la hauteur

    Faron : votre point de vue pour prendre de la hauteur

    Comme pour préfigurer l’application Toulon & Vous prochainement disponible, qui doit permettre de recueillir les propositions des habitants et les associer davantage aux réflexions qui façonnent en amont les grands projets qui vont forger l’avenir de la ville, la maire (SE) de Toulon Josée Massi vient de lancer une grande consultation citoyenne consacrée au Mont Faron, le patrimoine naturel des Toulonnais. Un thème qui ne devrait pas manquer de les inspirer. L’occasion de leur rappeler sinon que c’est justement grâce aux combats d’une poignée de défenseurs de la nature regroupés en association que le site a été soustrait aux appétits des promoteurs et des élus corrompus. Ce qui prouve l’intérêt de prendre la parole lorsqu’on nous en donne comme ici la possibilité de défendre le bien commun.

    « Quand on arrive à Toulon, il y a deux choses que l’on remarque immédiatement : notre rade et notre Faron », explique la 1ère magistrate, en précisant que « son avenir comme son potentiel sont de vrais enjeux et leviers ».

    Il s’agit donc d’imaginer collectivement comment jouir plus encore de ce poumon vert stratégique qui veille sur le Port du Levant tout en continuant à préserver cet espace protégé qui abrite une riche biodiversité. Un lieu d’évasion très prisé des Toulonnais qui participe aussi à faire vivre le devoir de mémoire en abritant un musée du Débarquement et de la Libération de Provence.

    Une aventure collective pour le bien commun

    Pour s’impliquer donc sur son devenir, un questionnaire est en ligne sur le site Internet de la Ville depuis mercredi dernier et va y rester jusqu’au 15 août. Il est également disponible sous format papier au sein des Comités d’intérêts locaux (CIL), des mairies annexes, offices du tourisme, ou directement au pied du Faron à la gare du téléphérique.

    « Préparé par les services de la Ville, il a vocation à nourrir la feuille de route du mandat en recueillant idées, attentes et propositions autour de cinq grands thèmes », est-il précisé.

    L’occasion d’interroger et préciser le rapport que l’on entretient avec le site, son attachement, la façon que l’on a d’y grimper, à pied, en voiture ou en téléphérique. Mais aussi comment mieux le défendre, du feu entre autres. Et de dire si l’on est satisfait de l’accueil et des services proposés. Ou encore quelles activités on voudrait voir s’y développer, ou pas. Et surtout comment mettre davantage en avant ce patrimoine naturel.

    À travers cet espace de contribution collective chacun est invité à s’exprimer « afin d’imaginer et construire ensemble, une vision partagée du Faron de demain ».

    Libre à tous de prendre un peu hauteur et d’apporter sa pierre à l’aventure collective. Pour inviter à prendre soin de sa biodiversité, améliorer les accès et les mobilités, ou encore envisager qu’y prennent racine des événements culturels ou scientifiques. L’invitation à de quoi séduire.

    L’occasion aussi de porter la réflexion autour de l’avenir du zoo, et ses futures missions d’éducation, de conservation et pourquoi pas de recherche.

    « C’est le point de départ d’une vie politique inclusive, dans laquelle tous les habitants peuvent s’inscrire », conclut Josée Massi.

    Lorsqu’on sait à quoi on a échappé avec les projets fous du début des années 1980, du gigantesque parc de loisirs avec hôtellerie et restauration appelé « Le Faron, an 2000 »; ou encore « Le Faron d’Eole », jusqu’à l’érection d’une « Vierge noire » façon Christ rédempteur, mieux vaut rester aux aguets.

    Ou mieux encore faire entendre sa voix en participant à la consultation.

  • À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    Comme dans tout ou partie des 124 magasins de l’enseigne, les employés de Brico Dépôt Toulon ont fait part de leur colère vendredi. « Nous sommes tous en grève, le magasin tourne avec des intérimaires », indique Christophe Laurent, vendeur et secrétaire CSE. En cause, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et l’augmentation du SMIC de 2,41 % réalisée en juin. « Le SMIC a rattrapé les salaires les plus bas. Il n’y a plus de différence entre un nouvel arrivant et certains qui ont cinq à dix ans d’expérience et qui sont encore sur de bas coefficients bas », dénonce-t-il.

    Négociations nationales en cours

    Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt, avec de nouveaux plannings « très aléatoires, gérés par un logiciel, qui suivent la fréquentation. Avant, on avait des équipes du matin et de fermeture, là on peut faire un matin, une journée, une fermeture dans la même semaine. Même les congés sont gérés par un logiciel, ça nuit à la liaison vie privée-vie professionnelle », souligne Nicolas Thibault, responsable CGT Brico Dépôt.

    Mis en cause également le manque de personnel, les démissions se succédant, et la charge de travail augmentant inexorablement, faute de remplacement. « Ça commence à faire beaucoup dans la même année. C’est pour ça que ça mobilise quasiment tout le monde », appuie Nicolas Thibault.

    En conséquence, plusieurs demandes ont été faites au niveau national par les syndicats : une revalorisation de 5%, une prime d’intéressement annuelle de 1 000 euros, une prime carburant et des embauches immédiates. Si les négociations, qui doivent être finalisées d’ici la semaine prochaine, n’aboutissaient pas, le mouvement pourrait être reconduit.

  • Toulon avance dans la concorde pour servir l’intérêt général

    Toulon avance dans la concorde pour servir l’intérêt général

    Avant d’entamer l’ordre du jour, la maire (SE) de Toulon Josée Massi a rendu hommage au brigadier-chef de la police municipale qui s’est ôté la vie il y a quelques jours. Une tragédie ignominieusement récupérée par l’extrême droite, bien sûr. L’ancien parachutiste, amateur des sports extrêmes et du tir sportif, avait fait une grave chute d’escalade le 28 septembre 2025 qui lui avait laissé d’importantes séquelles, a-t-elle expliqué, avant de demander une minute de silence et le respect dans cette période de deuil.

    Place ensuite à la présentation du compte financier unique. « Ce que ce document démontre, c’est la solidité financière de la Ville, à la fois héritage d’une bonne gestion passée et gage de notre capacité à continuer à investir pour l’avenir », résume la première magistrate.

    L’occasion de souligner que « derrière chaque euro investi, il y a des femmes, il y a des hommes, nos agents municipaux, mais aussi nos différents partenaires, en particulier nos associations qui font vivre Toulon au quotidien ». Et de poursuivre : « Toulon avance dans la concorde parce que nous avons à cœur de servir l’intérêt général. » La Ville pouvant s’enorgueillir entre autres, malgré des taux de fiscalité inchangés depuis 25 ans, de dégager un solde positif de 34,3 millions d’euros.

    « Ce résultat est notre filet de sécurité. Il nous permet d’absorber les chocs conjoncturels sans trop alourdir la dette », ajoute-t-elle.

    Autre sujet de satisfaction : l’épargne brute qui est de 32,2 millions, ce qui correspond à un taux d’épargne de 14%, supérieur au seuil de 12% considéré déjà comme très bon. Mais aussi la dette par habitant qui est seulement de 303 euros, contre 1 154 euros en moyenne pour les villes comparables. Ainsi que des frais financiers, de 5 euros par habitant « grâce à une dette maîtrisée et des emprunts négociés à des taux compétitifs ».

    Pour préparer l’avenir

    Et de conclure : « Comme vous le voyez, la gestion de la ville est vertueuse. Tout en cela en maintenant un service public exigeant. Ces bons résultats résultent de choix de gestion à la fois précautionneux et ambitieux qui nous permettent d’envisager l’avenir avec sérénité. »

    Revenant plus en détail sur les chiffres du document comptable, le 1er adjoint Julien Orlandini a précisé que les dépenses de fonctionnement en augmentation de 3,6% progressent néanmoins moins vite que les recettes qui grimpent, elles, de 3,9%. Des dépenses gonflées par l’augmentation des prix, en particulier celui du gaz, mais également des contrats de maintenance, explique-t-il.

    Et de poursuivre : « Ce qui ressort aussi de ce CFU 2025, c’est le choix d’augmentation du soutien aux associations de 9%, avec 6,3 millions d’euros de subventions versées. »

    Concernant les investissements, ils ont bénéficié eux aussi d’une évolution significative, avec plus de 66% par rapport à 2024, à hauteur de 45,4 millions d’euros pour la partie équipement. Notamment sur les enjeux de rénovation des bâtiments scolaires, pour la jeunesse et la petite enfance.

    Arrivé en retard, le conseiller municipal RN Amaury Navarranne a pris la parole pour en faire peser la responsabilité à la nouvelle piste cyclable en construction sur l’avenue de la République. Éperdument climatosceptique, c’est vrai que l’extrême droite n’a que mépris pour la transition écologique et les investissements d’avenir.

  • La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    Avant d’entamer l’examen du compte financier, un nouveau pacte de gouvernance à élaborer entre la collectivité et les communes qui la composent était à l’ordre du jour. La présidente de TPM, Josée Massi, proposant une méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la décision, donnant ainsi une place pleine et entière aux vice-présidents, maires et élus de la collectivité.

    Les maires RN qui n’ont toujours pas digéré d’avoir été écartés des vice-présidences ont affirmé leur souhait justement que soient respectées les particularités et les aspirations de toutes les communes « C’est tout à fait ce que je vous propose de faire », leur a-t-elle répondu.

    Sur la partie finances ensuite, la patronne de la Métropole a décrypté le document compatible, qui reflète « une situation saine et maîtrisée ». Avec des recettes de fonctionnement en progression qui permettent de couvrir les dépenses, elles aussi, sous contrôle. Et ce malgré un contexte encore marqué par des tensions sur les prix.

    L’épargne de 59 millions d’euros dégagée, poursuit-elle, permet de financer les investissements tout en maintenant un recours raisonnable à l’emprunt. « Notre capacité d’endettement est autour de six années, et ça reste largement en dessous des seuils d’alerte. Surtout, nous continuons à investir massivement », précise Josée Massi.

    L’occasion de mettre en avant les 216 millions d’euros d’investissement au service de la mobilité, l’aménagement, la transition écologique et le cadre de vie. « Ces résultats ne doivent rien au hasard. Ils sont au prix de gestion rigoureuse, de pilotage attentif, et d’une stratégie financière cohérente depuis plusieurs années », ajoute-t-elle.

    Une situation saine

    et maîtrisée

    Mais le satisfecit s’arrête là. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une lecture uniquement positive, car derrière ces résultats apparaissent des signaux de fragilité structurelle », tempère la présidente de TPM. Les dépenses progressant plus vite que les recettes. « Si cette tendance se prolonge ça aura pour conséquence mécanique, l’érosion massive de notre épargne », pointe-t-elle.

    En cause, entre autres, la baisse des dotations et un environnement inflationniste.

    Et de prévenir : « Si nous ne faisons rien, cette situation entraînera une dégradation progressive de nos capacités d’action. Moins d’épargne, en effet, c’est moins de capacité à financer nos investissements. C’est plus de retours à l’emprunt et à terme une tension sur la solvabilité. »

    Rien de tel dans l’immédiat, rassure la présidente de Toulon Provence Méditerranée. Mais tout faire pour éviter cet écueil doit être « un enjeu stratégique pour les années à venir ». « Il faut anticiper plutôt que subir », insiste-t-elle.

    Ce qui suppose reprend Josée Massi de « maîtriser durablement les dépenses », sans rogner sur les services publics. Mais aussi en sécurisant les recettes, « en envisageant tous les leviers et priorisant les investissements pour concentrer les moyens sur les projets structurants du territoire ».

    Et de conclure : « Ce travail, nous l’avons engagé et nous le poursuivrons. C’est précisément en ces moments où la situation est encore favorable que les décisions les plus utiles doivent être prises. »

    Pour continuer à avancer.

    EN BREF

    Ligne Nouvelle, à quand le RER métropolitain ?

    Après le compte rendu de la situation d e la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’année 2025 dont le conseil métropolitain a pris acte, l’élu d’opposition RN Amaury Navarranne a déploré « l’entêtement initial à ne faire que de la grande vitesse », avec le projet LGV. « Le résultat aujourd’hui, c’est que les phases 1 et 2, qui sont très positives pour notre territoire métropolitain, sont encore très poussives », insiste-t-il.

    Et de poursuivre : « Si on n’avait pas perdu autant de temps avec des majorités régionales, départementales et locales arc-boutées, initialement, que sur la grande vitesse, peut-être qu’on aurait pu réaliser plus tôt ce train du quotidien nécessaire et attendu. »

    Josée Massi lui répondra : « Nous avons besoin de ce fameux RER métropolitain cadensé tous les quart d’heure. Et donc, je n’imagine pas qu’on n’arrive pas à trouver un accord pour l’intérêt général. »

    Contrat local de solidarité 2026/2027

    Dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée par la Première Ministre en septembre 2023, des contrats locaux de solidarité ont été signés entre des collectivités et les préfets.

    Le conseil métropolitain a voté jeudi matin la délibération ayant pour objet d’autoriser la signature de l’avenant n°2 au Contrat Local des Solidarités 2024-2027 afin de fixer le soutien financier de l’Etat à hauteur de 465 500 euros.

    Ce contrat signé initialement le 11 juin 2024 prévoit en effet une dotation annuelle de l’Etat pour le territoire métropolitain de 465 500 euros maximum par an sur 4 ans. Et selon 4 axes :

    – prévenir la pauvreté et lutter contre les inégalités dès l’enfance ;

    – amplifier la politique d’accès à l’emploi pour tous ;

    – accès aux droits essentiels ;

    -transition écologique solidaire.

  • Des militants varois réclament une primaire pour l’union de la gauche

    Des militants varois réclament une primaire pour l’union de la gauche

    Réunis au Grand café de la Rade mercredi, les représentants de Génération.s, Les Écologistes 83, L’Après 83, et Le Var Debout ! ne s’avouent pas vaincus. Pourtant, à moins d’un an de l’élection présidentielle, le temps est compté dans l’optique de l’organisation d’une primaire visant à désigner un candidat unique à gauche. D’autant plus qu’elle se ferait sans LFI, ni le PCF, et potentiellement sans le PS, au sein duquel la question fait débat.

    Ouverture à une autre méthode que la primaire

    « Les universités d’été et les congrès des partis peuvent porter conseil », espère encore Daniel Bombart (Var Debout !). Car, souligne Christophe Godard (l’Après 83), « 82% des militants de gauche veulent une primaire ». Un chiffre qui traduit l’inquiétude face « au risque de voir le RN arriver au pouvoir », appuie Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes), qui rappelle que « depuis cent ans, les avancées sociales ont été faites grâce à l’union de la gauche ». « Le programme du NFP s’est construit en quelques jours, en 1936, Blum et Thorez se détestaient. On a connu les mêmes situations, pourquoi n’y arriverait-on pas aujourd’hui ? », demande Christophe Godard.

    Bien conscients, cependant, que l’organisation de la primaire, prévue pour le 11 octobre, reste hypothétique, les militants se veulent pragmatiques : « Si une autre méthode fait émerger un candidat, on emboîtera le pas », affirme Laurent Gilbert (L’Après). Un soutien à Jean-Luc Mélenchon, annoncé en tête à gauche, serait-il par ailleurs envisageable ? « On lui reproche de faire cavalier seul. Pourquoi ne pas rentrer dans la primaire ? S’il arrive au second tour, il sera battu sans accord et sans le soutien de toute la gauche », prévient-il.