Tag: Toulon

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • À Toulon pas d’accord entre préfecture et Solidaires, la manifestation reste interdite

    À Toulon pas d’accord entre préfecture et Solidaires, la manifestation reste interdite

    « À la suite de l’interdiction par arrêté préfectoral des manifestations, cortèges, défilés et rassemblements dans le centre-ville de Toulon, une demande de manifestation a été déposée à la préfecture du Var par l’union syndicale Solidaires. Bien que cette demande soit parvenue hors délai, la préfecture a accepté d’engager une discussion pour un défilé en dehors du centre-ville, en proposant notamment deux parcours », écrit la préfecture du Var.

    « En dépit de nombreux échanges, aucun accord n’a pu être trouvé. La préfecture rappelle donc que toute manifestation reste interdite ce samedi 24 octobre à Toulon, soit en raison de l’interdiction en vigueur pour le centre-ville, soit en raison de l’absence de manifestation déclarée hors du centre-ville », poursuit le communiqué.

    Le syndicat a néanmoins déposé un référé-liberté qui sera examiné ce samedi matin dans l’espoir de faire annuler la décision du préfet par le tribunal administratif et de pouvoir manifester au départ de la place de la gare à 14h.

  • La manifestation finalement autorisée à Toulon samedi

    La manifestation finalement autorisée à Toulon samedi

    Il sera finalement possible de manifester légalement ce samedi à Toulon. Alors qu’il a interdit toute manifestation dans le centre-ville de Toulon, le préfet du Var a finalement autorisé un rassemblement ce samedi, à 14h, devant la gare de Toulon. Si le parcours reste encore à confirmer, celui-ci ne devrait pas prendre la direction du centre-ville, suite à un premier refus du préfet concernant le parcours initial déposé par l’Union syndicale Solidaires du Var et le Collectif « Résistance Handi Droits ». Un trajet alternatif, évitant le centre-ville, a depuis été négocié. Il devrait passer, entre autres, devant le Palais de Justice, l’ancienne corderie et par l’avenue de la République.

  • Le droit de manifester bafoué dans l’Hérault

    Le droit de manifester bafoué dans l’Hérault

    Le couperet est tombé jeudi en toute fin de journée. Au prétexte des violences du 17 octobre, la préfète de l’Hérault a décidé d’interdire les manifestations prévues samedi 24 octobre à Montpellier. Une annonce qui semble coordonnée au plus haut de l’État puisque c’est à la même heure que le préfet des Bouches-du-Rhône a communiqué lui aussi, annonçant une interdiction de manifester, cette fois-ci à Marseille. Idem dans le Var.

    Le chef de l’État avait donné le ton un peu plus tôt, jeudi, à l’issue d’un conseil de sécurité en affirmant que « la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir ». Les demandes formulées par « des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela » seront refusées, a-t-il prévenu. « Ce n’est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme. » Celles venant d’organisations syndicales se verront proposer des circuits alternatifs pour protéger « nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments », a indiqué Emmanuel Macron, qui devait par ailleurs effectuer un déplacement vendredi auprès des forces de l’ordre. Le chef de l’État avait convoqué l’ensemble des services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre. Emmanuel Macron a réclamé « la plus grande dureté » contre les « actes de délinquance », ainsi que contre les groupes « d’ultragauche » ayant cherché, selon lui, à « faire tomber la République ». Rien de moins.

    Une manière d’ouvrir un peu plus le parapluie en kevlar après le fiasco du maintien de l’ordre de samedi dernier où les pillages, en marge des grandes manifestations pacifiques, n’ont pas été stoppés pendant des heures. Le gouvernement et le chef de l’État ont choisi la réponse ultra-sécuritaire. Le très décrié ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a annoncé lors des questions au gouvernement, mardi, qu’il déploiera « évidemment » les forces Sentinelle de l’armée. Elles auront pour objectif d’être « en substitution des forces de sécurité intérieure principalement sur des missions de sécurisation statique » afin de « dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l’ordre ». À côté de ces militaires, il y aura aussi la BRI, le GIGN, et le Raid. Les nouveaux blindés Centaure de la gendarmerie, des hélicos et les engins lanceurs d’eau pourront être mobilisés pour l’Acte II des manifestations contre la vie chère ce samedi. Les préfets sont donc au diapason.

    En visite ce jeudi à Toulon dans le Var, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a appelé les salariés et les jeunes à ne pas tomber dans le panneau de la provocation tendu par le gouvernement. « Ce qu’on veut, c’est qu’on parle de nos vies, qu’on parle de nos conditions de travail, de nos salaires, de nos retraites, de nos services publics », a-t-elle insisté. « On ne répond pas à une mobilisation sociale par de la répression. » a-t-elle affirmé. Sophie Binet condamne les dégradations survenues lors de précédentes manifestations, mais dénonce leur utilisation pour justifier les interdictions.

    Reçue mercredi à Matignon avec les autres responsables syndicaux, la responsable de la CGT est cinglante : « Le Premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications », a déclaré Sophie Binet, à l’issue d’une réunion d’environ 2 heures et demie.

    Elle a estimé que « l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais » à partir du 5 novembre à l’occasion d’une nouvelle journée annoncée début octobre par l’intersyndicale.

  • Sophie Binet appelle à une grève massive partout le 5 novembre

    Sophie Binet appelle à une grève massive partout le 5 novembre

    On ne peut pas être le même nombre d’infirmières que lorsqu’on avait 40 patients par jour, il y a cinq ans. Aujourd’hui, on en a 80, voire 90. Ce n’est pas possible ! », explique une infirmière du service oncologie en grève à la secrétaire générale de la CGT qui est venue apporter son soutien au mouvement, jeudi après-midi devant l’entrée de l’hôpital Sainte-Musse. Cette dernière appelle la direction de l’établissement à ouvrir immédiatement des négociations avec la CGT et à répondre aux revendications des soignantes « 100% légitimes ».

    Une situation qui illustre une crise plus profonde de l’hôpital public, rappelle Sophie Binet. « Ça tient grâce au dévouement des professionnels, mais au bout d’un moment, ça craque », prévient-elle. Et de poursuivre : « Elles ne vont pas pouvoir continuer à sauver la vie de toute la terre au détriment de leur santé à elles ».

    Et de dénoncer un système qui repose trop largement sur le sens du devoir des personnels hospitaliers avec des conditions de travail toujours plus dégradées. Mais aussi les conséquences possibles sur les patients, notamment en oncologie, où les retards de dépistage et de prise en charge peuvent peser sur les chances de guérison.

    Au-delà de l’hôpital et des services publics malmenés, c’est sur l’urgence sociale que Sophie Binet a été abondamment interrogée à l’avant-veille d’une nouvelle mobilisation contre la vie chère.

    Et à la question « Comment répond-on au brûlot social ? », la patronne de la CGT résume : « Il faut augmenter les salaires. C’est pas très compliqué ».

    L’occasion de rappeler que la CGT demande une hausse du Smic, l’indexation des salaires sur les prix et le blocage des prix des produits de première nécessité. Sophie Binet a également appelé à mieux répartir les richesses créées par le travail, fustigeant les entreprises qui privilégient les dividendes et la rémunération des actionnaires au détriment des salariés.

    Ne pas tomber dans le panneau de la provocation

    « Ce qu’on veut, c’est qu’on parle de nos vies, qu’on parle de nos conditions de travail, de nos salaires, de nos retraites, de nos services publics », a-t-elle insisté.

    La question des mobilisations immédiates s’est aussi invitée dans les échanges, alors que dans le Var la manifestation vient d’être interdite par le préfet. Une liberté fondamentale quelque peu bafouée.

    « On ne répond pas à une mobilisation sociale par de la répression », a-t-elle affirmé, en appelant les jeunes et les salariés à ne pas tomber dans le panneau de la provocation tendu par le gouvernement. La secrétaire générale condamnant sans détour les dégradations survenues lors de précédentes manifestations, mais dénonçant leur utilisation pour justifier des interdictions plus larges.

    Pour autant, la CGT du Var ne lance pas d’appel à participer à la mobilisation de samedi. Le responsable de l’Union départementale varois Richard Roméo-Giberti précisant : « Nous informons nos militants de la situation et cherchons à garantir leur sécurité ». Et de poursuivre : « Ça fait 10 ans que l’État, à travers différentes réformes, de la loi travail jusqu’aux retraites, méprise les corps intermédiaires, et là, il faudrait qu’on vienne à la rescousse… »

    Sophie Binet, elle, sera samedi à Orléans pour un meeting et une manifestation contre le danger de l’extrême droite. Elle appelle les jeunes et les travailleurs à ne pas se laisser détourner de leurs revendications par les tensions et les provocations. « Depuis une semaine, on n’entend plus que ça. Et on n’entend plus parler des revendications sur la vie chère et des revendications des jeunes », a-t-elle déploré, appelant à remettre les questions sociales au centre du débat.

    « L’objectif c’est vraiment de prendre le relais »

    Après les mobilisations de la jeunesse et les rassemblements contre la vie chère, la CGT veut faire converger les colères et installer le mouvement dans la durée avec un temps fort le 5 novembre. « L’objectif, vraiment, c’est de prendre le relais », a expliqué Sophie Binet, qui appelle à une mobilisation massive dans les entreprises comme dans les services publics.

    Ce qui nécessite de se réunir partout sur les lieux de travail en assemblées générales afin de définir les revendications et d’organiser la grève, le 5 novembre et au-delà.

    Pour la CGT, l’enjeu est de transformer la colère en rapport de force durable, plutôt que de s’en tenir à des mobilisations ponctuelles. Sophie Binet souligne d’ailleurs une hausse importante des demandes d’adhésion syndicale depuis le début du mouvement.

    La secrétaire générale a également mis en avant l’importance des élections professionnelles et du vote pour la CGT. Et de conclure : « Il faut que tous les travailleurs et les travailleuses se syndiquent. Il y en a ras le bol que les salariés et les fonctionnaires soient humiliés, piétinés, méprisés ».

    ET AUSSI

    Le PCF du Var qualifie l’interdiction de manifester de « sidérante »

    Dans un communiqué, ce jeudi, la fédération PCF du Var estime que « la décision du préfet du Var d’interdire tout rassemblement de nature revendicative est sidérante. […] Cet arrêté s’inscrit dans la logique du pouvoir de ne pas répondre aux difficultés que rencontrent nos concitoyennes et concitoyens et à leurs exigences légitimes ». Les communistes varois ajoutent : « Empêcher la contestation sociale traduit une dérive sécuritaire, celle-ci n’éteindra pas la colère, au contraire, elle ne fera qu’accroître la frustration. […] L’urgence, ce n’est pas d’étouffer la contestation, l’urgence c’est de répondre aux revendications légitimes. Le PCF soutien les mobilisations sociales et demande à ses adhérentes et adhérents d’agir pour faire grandir les mobilisations décidées par les organisations syndicales et de jeunesse […]. »

    Le PCF 13 s’associe au référé liberté des organisations syndicales

    « L’État a organisé le chaos en refusant d’assurer la sécurité des manifestant.es et entend désormais les faire taire », commente le PCF des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons-nous résoudre à cette décision autoritaire et dangereuse, c’est la raison pour laquelle nous nous associons au dépôt d’un référé liberté aux côtés d’organisations syndicales. »

    Aix-Marseille : la CCI recommande de fermer les commerces samedi

    Dans un communiqué publié jeudi soir, CCI d’Aix-Marseille Provence recommande aux commerçants « de maintenir exceptionnellement leurs commerces fermés ce samedi 24 octobre (…) afin de préserver la sécurité des commerces, de leurs salariés, de leurs clients et de faciliter l’action des forces de l’ordre mobilisées sur le terrain ».

    Plan de Campagne : rappel de la demande d’un commissariat

    Soulignant que « l’amalgame » entre les lycéens aux revendications légitimes « avec les casseurs est intolérable », la section du PCF de Septèmes/Les Pennes/Cabriès souligne dans un communiqué publié jeudi qu’« empêcher les casseurs de nuire, doit être l’objectif prioritaire des forces de l’ordre ». Face aux pillages qui se sont déroulés le week-end dernier sur divers sites dont celui de la zone de Plan de Campagne, ils pointent « l’évidence » du manque de moyens de la police et rappellent qu’ils réclament aux côtés de la population et depuis plusieurs années un Commissariat de plein exercice sur cette zone.

  • La région placée sous une chape de plomb

    La région placée sous une chape de plomb

    La décision du préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, est tombée telle un couperet en fin d’après-midi, ce jeudi 22 octobre : les manifestations sont temporairement interdites ce samedi, dans le département, pour « prévenir des troubles à l’ordre public ». Au regard des « événements survenus le week-end dernier à Marseille », marqués par « de nombreux pillages, dégradations et actes de vandalisme », justifie le représentant de l’État, et « pour des raisons de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieures », cette mesure s’applique à toutes les manifestations déclarées ou non, « y compris celles portant sur d’autres sujets que le pouvoir d’achat ».

    Quand le chef de l’État, Emmanuel Macron, annonçait dans la matinée l’interdiction des mobilisations non organisée par des syndicats. La veille, le préfet du Var avait pris une décision similaire pour Toulon, tout en maintenant concert et match de rugby.

    Le couvre-feu pris pour certaines zones de Marseille, le centre-ville et des zones commerciales de Grand Littoral ou de la Valentine, Plan-de-Campagne à Cabries et la zone des Paluds à Aubagne, est élargi pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi aux majeurs, dès samedi 23h.

    Pas de transports

    Les horaires sont modifiés : le couvre-feu démarrera une heure plus tard pour être effectif de 23h à 5h. À Marseille, le périmètre est étendu aux bâtiments publics et institutionnels. Métro, tramway, bus… Tous les transports en commun sont interrompus de samedi 5h à dimanche 5h sur toute l’agglomération marseillaise, en direction des zones commerciales de Plan-de-Campagne, Vitrolles, Aubagne, Miramas, mais aussi entre Aix-en-Provence et Marseille, entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence et entre Marseille et Salon-de-Provence.

    Pour les commerçants, des « mesures de sécurité passives » ont été définies en lien avec la Chambre de commerce et d’industrie et la Ville de Marseille, sans que ces dernières soient détaillées. Les agents municipaux ayant aidé depuis le 17 octobre à poser des panneaux de bois pour protéger les ouvertures des magasins dont les vitrines ont été détruites. Des arrêtés interdisent aussi « le port d’équipements de protection individuelle » de type casques, gants ou lunettes. Le transport de carburant est prohibé comme la vente, le port et le transport d’armes par destination.

    En mettant sous l’éteignoir tout un territoire, l’État a franchi un cap dont d’aucuns pointent déjà l’inconstitutionnalité. Pire, à jouer les pompiers pyromanes, il prend le risque d’attiser une colère déjà enracinée…

  • Aveu de faiblesse

    Aveu de faiblesse

    Interdiction de manifester dans les Bouches-du-Rhône, à Toulon et Avignon, couvre-feux étendus aux majeurs ce week-end, interruption des transports en commun… Dans quelle société vit-on ? La question mérite d’être posée tant le glissement en cours est grave depuis le 17 octobre.

    Le procureur Nicolas Bessone estimait, hier, qu’entre « 1 800 et 3 000 personnes » ont saccagé Marseille ce jour-là. La République est-elle prête à capituler devant cela ? Il serait donc impossible de garantir la sécurité et la sérénité des cortèges de lycéens mobilisés et de manifestants contre la vie chère ?

    En plus de les nier dans leurs revendications, le gouvernement entend donc les priver de leur capacité d’exprimer leur colère.

    Ce déni de démocratie est particulièrement inquiétant. Il témoigne d’un exécutif à la dérive, minoritaire à l’Assemblée nationale, refusant toute inflexion de sa politique.

    Une interdiction contestée en justice par un référé liberté

    En prenant ces mesures, le gouvernement croit faire une démonstration de force.

    Il fait en réalité un terrible aveu de faiblesse. Faiblesse face aux casseurs, aux pillards. Incapacité à garantir la liberté de manifester. Incapacité à assurer la sécurité et la tranquillité républicaines.

    Plusieurs organisations syndicales ou politiques ont annoncé leur intention de contester cette interdiction de manifester par un référé liberté.

    Puisse la justice, elle, ne pas être faible.

  • Toulon-La Seyne : élection des représentants des locataires THM

    Toulon-La Seyne : élection des représentants des locataires THM

    Par ordre d’enregistrement ont donc été déclarées recevables celles conduites par l’association de consommateurs Indecosa suivie d’Afoc, « Que choisir ensemble » et Aval. Aux habitants de faire leur choix pour ceux qu’ils estiment les mieux à même de défendre leurs intérêts dans les instances dans lesquelles sont votées le budget, les loyers, les travaux et l’entretien.

  • Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    En prévision des mobilisations de samedi, le préfet du Var, Simon Babre, en concertation avec les représentants des pouvoirs publics locaux, a annoncé, mercredi, la mise en place d’un « dispositif pour empêcher ce qu’il s’est passé le 17 octobre de se reproduire ».

    À commencer par plusieurs arrêtés préfectoraux, actant un couvre-feu « pour les mineurs non accompagnés d’un adulte dans certains secteurs du centre-ville de Toulon et des centres commerciaux Grand Var et Avenue 83 », de samedi 18h à dimanche 6h. Ou encore l’interdiction de manifester samedi, de 11h à 23h59, que le préfet justifie par « l’absence de manifestation déclarée à trois jours de la date ». Enfin, la détention de feux d’artifice, d’objets destinés à dissimuler ou protéger le visage, ainsi que de tout objet pouvant constituer une arme, sera interdite. Dans la même optique, les conteneurs poubelle seront évacués et les terrasses du centre-ville réduites de 50% pour éviter l’usage du mobilier comme projectile.

    Bus à l’arrêt, maintien du match du RCT, commerces protégés…

    Le dispositif policier sera renforcé, notamment avec une meilleure coordination entre nationaux et municipaux, dans le but d’être « plus mobiles, car on a parfois été trop lents samedi dernier », précise Jérôme Martin, contrôleur général de la police nationale du Var, qui compte doubler les effectifs d’opérateurs de police justice, samedi, « afin de traiter davantage d’opérations ».

    Pour protéger les commerçants, que le préfet et une délégation de représentants des collectivités ont rencontrés mercredi, cinquante vigiles seront positionnés près des commerces vandalisés, qui « resteront ouverts car il ne faut pas céder et envoyer un mauvais message », appuie Basile Gertis, président de la CCI du Var. Des aides rapides telles que des prêts à taux zéro, des facilités de paiement des cotisations et impôts, ou encore la prise en charge de l’activité partielle sont prévues. La Région apportera quant à elle une aide de 5 millions d’euros et financera des dispositifs de vidéosurveillance dans le cadre du plan « Région sûre ».

    La maire de Toulon et présidente de la Métropole, Josée Massi, annonce par ailleurs qu’aucun bus du réseau Mistral ne circulera dans la Métropole, samedi. « L’intérêt public passe avant tout », insiste-t-elle. Le match du RC Toulon et le concert de Vanessa Paradis, prévus samedi soir malgré leurs incidences sur l’espace public, sont maintenus.

  • Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Un peu plus de six mois après l’installation de sa nouvelle équipe municipale, Josée Massi a dressé, mercredi matin, un deuxième bilan de son début de mandature. Une conférence de presse qui a permis à la maire (sans étiquette) de détailler les actions engagées autour de ses trois priorités : la sécurité, la proximité et l’attractivité. Sur les 110 engagements et 20 priorités de sa feuille de route, elle revendique un taux de réalisation de 87%. « Écouter, concerter et décider », résume-t-elle pour rappeler sa méthode.

    Sur le volet sécurité, la municipalité met en avant le renforcement de la présence policière au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var. Depuis la mise en place des points d’appui, 519 patrouilles ont été effectuées dans le premier quartier et 249 dans le second. La Ville annonce également 387 doléances traitées et plus de 350 verbalisations ou interventions dans ces secteurs. Et le cap qui fixe le recrutement de dix policiers municipaux supplémentaires chaque année est maintenu au budget 2027.

    Autre annonce : un arrêté doit paraître aujourd’hui pour encadrer l’usage des trottinettes et autres engins motorisés dans l’hypercentre, avec une interdiction de circulation dans la zone piétonne ainsi que le port du casque et du gilet jaune qui devient obligatoire. Il rentrera réellement en vigueur dès lundi, le temps de laisser les usagers s’équiper, mais avec des verbalisations annoncées à partir de cette date.

    La maire entend également mieux coordonner les maraudes auprès des personnes sans domicile fixe, tout en demandant à l’État de renforcer les capacités d’hébergement d’urgence. « Chacun doit faire sa part », insiste-t-elle.

    Pour couper court définitivement aux rumeurs concernant la construction d’un nouveau stade alimentées par le président du RCT, Josée Massi a une nouvelle fois affirmé que « Mayol restera Mayol ! » En revanche, la Ville a lancé une étude globale sur son devenir, avec une assistance à maîtrise d’ouvrage, afin d’examiner plusieurs scénarios allant de la rénovation à la réhabilitation.

    « Mayol restera Mayol ! »

    « Mayol restera Mayol. Il n’y a pas de débat », martèle la maire à nouveau, en rappelant que le stade appartient à la Ville. Mais aussi que les investissements que Toulon consacre à l’infrastructure sont réguliers et conséquents. Après plus de cinq millions d’euros destinés à l’éclairage et à la sonorisation, une pelouse hybride a été installée cet été pour 850 000 euros. Sans compter que le club s’acquitte d’une redevance et d’un loyer tellement bas que la Chambre régionale des comptes avait estimé important de le souligner, considérant presque cela comme une anomalie.

    Le premier adjoint Julien Orlandini est revenu, lui, sur la consultation citoyenne consacrée au Faron qui constitue un autre enseignement majeur de ce bilan, avec près de 3 200 personnes qui se sont exprimées. « Pour 92,4% des répondants, la priorité est claire : préserver le site naturel avant d’y développer de nouveaux aménagements », se réjouit-il. Une grosse majorité demandant même la limitation de la circulation automobile.

    Ce qui ressort également c’est le désir que l’accueil et le balisage soient améliorés. « Nous allons à présent passer de la consultation à la concertation, en associant dès novembre les associations, les services métropolitains et les acteurs concernés », ajoute Julien Orlandini. Et un plan d’action est attendu d’ici au début du mois de mars. La réflexion porte aussi sur l’évolution du zoo. « On veut absolument faire évoluer la fauverie existante, puisque c’est essentiellement de ça dont il s’agit, en une ferme pédagogique mettant en valeur la fane et la flore méditerranéennes », explique Josée Massi.

    Concernant l’attractivité, la Ville travaille aussi à une harmonisation des périodes de gratuité dans les parkings souterrains concentrées sur des créneaux plus pertinents, notamment le mercredi après-midi ou le samedi, avec l’objectif de soutenir davantage les commerces du centre-ville.

    Parmi les dossiers prioritaires sur lesquels travaille la municipalité : la demande de dérogation pour pouvoir faire bénéficier des fonds de l’Anru au quartier de Sainte-Musse et de la Grande Plaine et, entre autres, faire passer dans l’habitat social la copropriété privée délabrée qui compose ce dernier afin de la réhabiliter.

    Bref, un début de mandature placé sous le signe des engagements tenus.