Tag: Toulon

  • [Recette] La daube du canonnier de Toulon

    [Recette] La daube du canonnier de Toulon

    Il vous faudra :

    – 2 kg de viande de bœuf type paleron avec du gras

    – 4 grosses carottes

    – Un oignon

    – 6 gousses d’ail frais

    – De l’huile d’olive

    – Du sel et du poivre

    – Une boîte d’anchois

    – Une bouteille de vin rosé de Provence

    – De la farine ou Maïzena

    – Des herbes de Provence

    – Des pommes de terre ou de la polenta

    Un plat estival semblable à une daube provençale classique qui remplace cependant le vin rouge par du vin rosé et à laquelle on intègre des anchois pour une recette terre, mer traditionnelle mais dont on ne se lasse pas.

    Une cuisson lente

    Dans l’idéal la préparation de votre daube du canonnier doit commencer la veille en faisant mariner la viande, les carottes coupées en tronçon, l’oignon émincé, les gousses d’ail, les herbes de Provence et un peu de sel dans le rosé toute la nuit. Si cela n’est pas possible, faites mariner le jour même pendant environ 6 heures.

    Une fois marinée, séparée la viande et les légumes du vin que vous gardez de côté. Faites revenir sur le feu vos bouts de viande en ajoutant un beau filet d’huile d’olive. Une fois qu’elle est bien revenue, vous pouvez la singer, c’est-à-dire ajouter deux cuillères de farine pour rendre votre sauce un peu plus sirupeuse. Mélangez bien et mouillez le tout avec le vin rosé que vous avez gardé précédemment. Salez un peu et ajoutez du poivre concassé. Mélangez et couvrez.

    Débutez à feu fort et dès que la marinade commence à bouillonner, feu doux. Faites cuire pendant quatre heures. Si vous avez une cocotte-minute, la cuisson sera d’une heure et demie.

    Un plat terre, mer

    Dès que c’est cuit, mettez une grosse poignée d’anchois dans la préparation. Liez la sauce avec l’anchois en le laissant fondre à feu doux pendant une dizaine de minutes. Une fois que c’est prêt, vous avez la possibilité d’y ajouter des olives noires, à votre convenance.

    Pour le dressage, mettez dans l’assiette deux belles louches de daube et servez avec de la polenta, de la purée ou même des pommes de terre bouillies. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Grandes Gueules, le fait maison

    Une cheffe autodidacte, des produits locaux et de saison, une cuisine faite maison et surtout, une belle histoire d’amitié. Chez Chrystel et Sophie on ne plaisante pas avec le plaisir. Simplicité et authenticité sont les maîtres mots des Grandes Gueules qui à coup sûr, vous donneront envie d’y retourner !

    A.Lh.

    21, rue du Dr Escat 13006 Marseille

  • [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    Une bataille fratricide. Corentin Mézou, deuxième ligne du Rugby Club Toulonnais depuis l’été 2024, défiera une nouvelle fois son grand frère Timothé, ce samedi, à l’occasion de la quatrième journée de Top 14 face à Vannes. Le Varois avait notamment affronté son aîné lors de sa deuxième titularisation chez les Rouge et Noir en septembre 2024. « On ne s’est pas “mis de pièce“, mais entre nous c’est toujours essayer de savoir qui va manger l’herbe », a lancé Timothé à nos confrères du Midi Olympique. « Maman ne veut pas regarder le match et papa doit être comme un dingue », a poursuivi le Vannetais. Les frères Mézou ont débuté le rugby au sein du même club, l’Union rugbystique de Landerneau, en Bretagne. Une région chère à Corentin, qui a par ailleurs réalisé une partie de sa formation au RC Vannes, entre 2020 et 2023.

    Deuxième titularisation de suite

    Touché à l’épaule lors du match de préparation face à Clermont, le deuxième ligne toulonnais a retrouvé sa place dans le quinze lors du déplacement à Castres le week-end dernier. Il sera de nouveau titulaire face aux Hermines, aux côtés de l’international anglais David Ribbans. « Solide en défense, performant en touche et très impliqué dans le combat », comme l’a souligné Laurent Emmanuelli, directeur sportif du RC Toulon, Corentin a prolongé cet été son contrat dans la rade jusqu’en juin 2029.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.

  • Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Messieurs les chirurgiens, il faut stopper l’hémorragie. Après un enchaînement de trois défaites sur les trois premières journées de Top 14, le Rugby Club Toulonnais court désespérément après un premier succès.

    Le club varois n’avait pas connu un tel début de saison depuis l’exercice 2005-2006, où les Rouge et Noir venaient de retrouver le chemin de la première division. Ils avaient dû patienter jusqu’à la septième journée pour connaître leur première victoire. Un point à Bayonne (27-26), un autre contre La Rochelle (20-21), puis deux à Castres (29-27) : les protégés de Franck Azéma se sont toujours battus pour décrocher le bonus défensif à chacune de leur apparition. Mais l’heure est venue d’ouvrir leur compteur de victoires, et sortir de la zone rouge, face au RC Vannes, dernier du championnat avec zéro pointé.

    « Bien sûr qu’il y a beaucoup de déception, de frustration et de colère aussi, mais il n’y a pas le feu », lance Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu à pied du RCT. L’ancien demi d’ouverture estime que son équipe « ne doit pas être à trois points aujourd’hui ». Mais « il y a eu pas mal de changements dans notre fonctionnement, dans notre système de jeu, il faut du temps pour que ça se rode », poursuit le membre de l’encadrement du XV de France.

    Vannes, pas une blague

    Si « des axes d’amélioration » ont été visibles contre Castres le week-end passé, notamment sur « les zones de ruck », Toulon va devoir se méfier de leurs adversaires du jour. Eux aussi ont également besoin à tout prix d’une victoire pour, enfin, lancer leur saison. « C’est une équipe qui produit un beau rugby, qui aime tenir le ballon et solide en conquête », souligne Petitjean. « On ne peut pas parler de Vannes comme une petite équipe », ajoute-t-il, en ayant à l’esprit leur dernier match assez serré face au Stade Toulousain (défaite
    23-29). Les Bretons avaient déjà tenu tête aux Varois à Mayol, il y a deux ans, où le match s’était décanté à partir de la 63e minute. Le retour a été plus salé pour les Toulonnais, défaits en encaissant 29 points et un bonus offensif. « On a très bien préparé ce match. Maintenant, à nous de mettre les choses en place le jour J si on veut faire un gros match et l’emporter », conclut Maxime Petitjean, persuadé qu’il y a « un peu de pression ».

    REPÈRES

    Slimani blessé

    Le pilier droit Rabah Slimani, arrivé sur la Rade cet été en provenance du Leinster, s’est blessé lors de la courte défaite à Castres (29-27), le week-end dernier. L’international français est victime d’unefracture du pouce. Il sera donc éloigné des terrains plusieurs semaines. Son absence s’ajoute à celle d’un autre pilier droit, le Géorgien Beka Gigashvili.

    Match à la Mosson

    Confirmé par L’Équipe, Montpellier devrait recevoir Toulon au stade de la Mosson, le dimanche 4 octobre à 21h05,à l’occasion de la cinquième journée de Top 14.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • À Toulon, le PS veut promouvoir le Pacte du pouvoir de vivre pour répondre aux attentes des habitants

    À Toulon, le PS veut promouvoir le Pacte du pouvoir de vivre pour répondre aux attentes des habitants

    À sept mois de l’élection présidentielle, les militants socialistes souhaitent « replacer au centre des débats la place de l’économie sociale et solidaires et des associations, car nous sommes convaincus que c’est un terroir fabuleux d’élan social et de progrès », pose Jacques Blandin, secrétaire de section du PS Toulon. C’est ce que promeut le Pacte du pouvoir de vivre, qui a fait l’objet d’un « Atelier de la rose », organisé par le parti jeudi à Toulon.

    Des « propositions fortes »

    Ce collectif apartisan de 67 associations, né des Gilets jaunes, promeut « un travail commun sur les préoccupations que sont les fins de mois et l’environnement », résume Yann Fradin, membre du bureau d’Emmaüs France. Un combat porté par « des acteurs de terrain, mutualistes, associations, syndicats », décrit Isabelle Godefroy, coordinatrice PACA du Pacte et membre du PS toulonnais.

    Et il en ressort des « propositions fortes » : faire respecter la loi SRU à travers la Fondation pour le logement – parti du pacte -, notamment à Toulon « qui n’affiche que 17 % de logements sociaux », et eu égard aux « 240 000 foyers français sans logement pérenne » ; multiplier les « territoires zéro non-recours » où sont déployés des référents pour apporter des aides pratiques et juridiques, mais aussi les « territoires zéro chômeur longue-durée », expérimentés dans 85 quartiers prioritaires de la ville, qui visent des retours à l’emploi pérennes et pour lesquels « on espère que le projet de loi visant à les étendre, adopté en juin au sénat, passera en seconde lecture à l’assemblée d’ici décembre », précise Michele Monte, représentante locale d’ATD Quart Monde, mouvement qui a créé ce dispositif en 2011.

  • Le Las, une histoire toulonnaise à redécouvrir de la source à la mer

    Le Las, une histoire toulonnaise à redécouvrir de la source à la mer

    Comme son plus proche voisin l’Eygouthier – la rivière des amoureux, pour les Toulonnais –, le Las est bel et bien un fleuve côtier indissociable de l’histoire de la ville et comme lui détourné de son embouchure naturelle en raison de ses apports trop riches en limon lors de ses crues. Pour remédier à ces envasements et permettre le développement d’un port militaire de Toulon, Vauban va ordonner le détournement de son cours au XVIIe siècle et qu’il se déverse plus à l’ouest, aujourd’hui dans la base navale.

    Cette branche artificielle qui part du Jonquet et continue sous la voie rapide pour ressortir au bord du cimetière de Lagoubran prend alors le nom de Rivière neuve.

    Plus que familier puisqu’il a donné son nom à un quartier de la ville et plus précisément à l’édifice qui permettait de l’enjamber (le Pont du Las), ses méandres et l’histoire qu’il raconte tout au long de sa descente vers la mer sont encore trop largement méconnus. Trois jours d’animations, de balades, de rencontres et de découvertes lui sont donc consacrés pour lui redonner toute sa place, dans le cadre du Contrat de Baie de la Rade de Toulon et des Îles d’Or.

    Et cela commence dès ce vendredi soir, tout naturellement au Revest où le fleuve prend sa source. Avec pour commencer, de 18h à 20h à la Maison des Comoni, la projection du film Le Las, une Rivière dans la Ville, de Philippe Maurel. Pour mémoire L’hydrologue et documentariste, qui sera présent pour répondre aux questions de la salle, a su par ses coups de gueule et son engagement associatif attirer l’attention des politiques et du grand public sur les richesses naturelles de ce milieu naturel et sur l’urgence qu’il y avait à le protéger.

    Un combat de 20 ans

    L’occasion de rappeler par exemple le combat mené pendant vingt ans pour que soit mis en place – il le sera en 2019, à peine – un débit réservé qui contraint le barrage en amont qui fournit, avec le lac de Carcès, les besoins en eau potable de la ville, de maintenir suffisamment d’eau pour assurer la permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces. Il a été établi pour le Las à 45 litres par seconde. Des conditions bien sûr qu’il était loin de bénéficier auparavant et ceux alors qu’il abrite des espèces protégées.

    Plusieurs randonnées sont programmées tout au long du week-end pour découvrir les « 1 000 visages » du fleuve et de ses rives qui ont été des sources d’inspiration pour George Sand et Vincent Courdouan. La traversée de la vallée des moulins étant l’occasion de revenir sur son rôle dans l’économie locale lorsque son courant transformé en force motrice permettait d’entraîner les lourdes meules de pierre pour moudre les grains de blé et fournir en farine la cité.

    Cette fête entend également rappeler que le Las demeure un cours d’eau vivant, avec ses chevesnes, anguilles, barbeaux méridionaux, ses libellules, ses grenouilles, ses oiseaux… Bref, toute une biodiversité souvent insoupçonnée par les citadins qui y vivent à quelques pas. Avec au programme des ateliers les pieds dans l’eau pour petits et grands, découverte des poissons du lac de Dardennes, exploration de la rivière souterraine de la Baume ou encore balade contée. De quoi au final mieux connaître son environnement.

    Les questions plus contemporaines de prévention des inondations et de préservation de l’eau seront également abordées samedi. Le week-end fera enfin une place importante à la mémoire et aux regards portés sur le Las. Une exposition photographique, Le Las, un fleuve et des hommes, rappellera les liens tissés entre le cours d’eau et les populations qui vivent sur ses rives.

    Programme complet ici :

  • La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    Jean-Louis Masson, le président (LR) du conseil départemental du Var, le revendique en toute occasion : les normes l’irritent, qu’elles soient nationales ou européennes. « On applique aux pêcheurs varois les mêmes normes que celles qu’on applique aux pêcheurs de haute mer en Bretagne ou en Normandie. On ne peut pas tout prévoir à Bruxelles, pas plus à Paris d’ailleurs, car c’est souvent l’État qui surtranspose les normes européennes », précise-t-il. Pour autant, l’Europe « est un financeur sur des sujets majeurs, comme les fonds sociaux européens, qui nous ont apporté autour de 10 millions d’euros en 2026 », admet-il. « Et il faut aller chercher ces fonds, ce serait dommage de s’en priver. »

    Pour cela, il faut être au fait des réglementations et des opportunités. C’est la mission de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE), qui vise à faire davantage connaître l’Europe aux collectivités, à travers, notamment, ses universités annuelles, dont la 12e édition a lieu à Toulon ces jeudi et vendredi.

    « Maintenir la décentralisation »

    Rôle des collectivités dans le budget européen, jumelages, réseaux de coopération… Autant d’enjeux discutés durant deux jours par près de 200 participants élus, agents territoriaux et partenaires institutionnels venus de toute l’Europe. Car dans une UE sur laquelle la commission pèse fortement, et dans le contexte de la baisse de 4,9 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement des collectivités locales – suite à un amendement porté par le RN dans le projet de loi de finance 2026 -, l’apport des fonds européens demeure primordial. À cet égard, « il est important de maintenir la décentralisation, pour avoir une réponse au plus près des besoins des territoires, au niveau des départements mais aussi des communes, qui peuvent bénéficier de fonds sur de nombreux projets. », affirme Mélanie Lepoultier, présidente déléguée de l’AFCCRE, présidente de la délégation française au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, et maire de Sommervieu (Calvados).

    Dans le Var, Collobrières, et sa maire Christine Amrane, également présidente de la commission Europe du département, sont de bons élèves en la matière : « À chaque fois que je peux, je vais chercher des fonds », abonde cette dernière, pour qui « on méconnaît ce que l’Europe peut apporter aux territoires. » Ces deux jours sont ainsi l’occasion de « faire remonter les problématiques locales aux institutions », pour influer sur les politiques européennes, notamment en matière « de changement climatique. Il faut construire des projets communs sur la protection de demain », milite-t-elle.

  • L’UD CGT du Var lance sa campagne pour les élections professionnelles de la fonction publique

    L’UD CGT du Var lance sa campagne pour les élections professionnelles de la fonction publique

    « Ce n’est plus un eldorado d’être dans la fonction publique. » Le constat établi par Richard Roméo-Giberti, secrétaire générale de l’UD CGT du Var, est presque unanimement partagé au sein des différentes branches du secteur à l’aube d’élections professionnelles qui se tiendront du 3 au 10 décembre. Pour lancer sa campagne, le syndicat avait réuni les responsables syndicaux de la fonction publique du département, pour balayer un paysage dont les perspectives ne cessent de s’obscurcir. « Notre rôle est de montrer ce que devrait être la norme et à quel point on en est éloigné sur tous les points, du statut aux conditions de travail. Depuis 25 ans, on a trop pris l’habitude que les choses se dégradent », pointe Olivier Gérard, secrétaire général CGT Éduc’action du Var.

    Pour « la titularisation

    des contractuels »

    Principal écueil : celui de la précarité. « Notre secteur est celui qui recueille le plus de fonctionnaires en catégorie C », note Laurence Bazzucchi, animatrice départementale CGT de la fonction publique territoriale. « Ils entrent en dessous du Smic, avec une allocation différentielle pour l’atteindre et être dans la légalité. Ils sont rémunérés sur une partie salariale et sur une partie primes, qui dépend des collectivités. Et toutes n’en versent pas. Le point d’indice est gelé depuis 2010. Il faut 18 ans pour dépasser le Smic. »

    Le nombre de titularisations se veut, qui plus est, toujours plus faible. « On crée de nouveaux établissements, mais sans créer d’emplois, uniquement sur la base du redéploiement, en transférant du personnel. En complément, on prend des contractuels », dénonce Eric Moretti, responsable Var CGT conseiller régional. Et cela, même pour remplacer des titulaires, « ce qui est illégal, un poste de titulaire ne pouvant être remplacé par un poste de contractuel sur le long terme », rappelle Laurence Bazzuchi.

    Un procédé dont les directions des Ehpads publics, « dans lesquels nous devrions tous être fonctionnaires », soutient Eric Roque, cosecrétaire général de l’union syndicale santé action sociale du Var, abusent « avec l’accord de l’ARS. On a en moyenne 50% de contractuels. L’ARS prétend que la bientraitance est son objectif, avec du personnel dont on ne sait pas combien de temps il va rester. Ça nuit à la continuité du soin ». Dans les hôpitaux publics, le manque de personnel conduit à des situations indignes : « Les ASH font les toilettes des patients alors que c’est illégal, les aides-soignants donnent des médicaments sans être formés… Cela les met eux-mêmes en danger vis-à-vis de la loi. »

    « On est sur du nivellement par le bas. Nous revendiquons la titularisation des contractuels », clame Olivier Gérard. « Et des équipes mobiles de titulaires remplaçants pour compléter », ajoute Eric Moretti. « La CGT veut changer ça. Notre plus grande force, c’est qu’on discute entre secteurs, on fait les mêmes constats, c’est pourquoi il faut voter pour nous », conclut Richard Roméo-Giberti, qui a par ailleurs annoncé la venue de Sophie Binet dans le département les 14 et 15 octobre.

  • [Prix des carburants] « Se déplacer est un droit essentiel », selon les syndicats

    [Prix des carburants] « Se déplacer est un droit essentiel », selon les syndicats

    « Il faut bloquer les prix des carburants tout de suite, mais aussi créer les conditions pour que ces guerres s’arrêtent, sans quoi ce sera sans fin », prévient Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’Union départementale CGT. « Augmenter les salaires n’est plus non plus une option », insiste-t-il. Et de poursuivre : « On ne peut pas continuer. Les gens n’arrivent plus à se loger, à se nourrir, à se vêtir. Et maintenant, avec le prix de l’essence, ils doivent payer pour aller travailler. »

    Même son de cloche pour Alain Tournay (FSU) qui souligne que la hausse du prix des carburants vient se lier au gel du point d’indice. « Pendant que les agents des services publics s’appauvrissent, les prix continuent de monter », dénonce-t-il, en constatant que « tout augmente, sauf nos salaires ». Et de préciser : « Nous sommes bien évidemment pour le blocage des prix des carburants, et taxer les super profits, pour pouvoir récupérer l’argent là où il est. » Mais aussi, tout aussi clairement, pour l’augmentation des salaires.

    Le responsable syndical rappelant que 860 000 agents de la fonction publique aujourd’hui sont sous le seuil de pauvreté. La communauté éducative n’étant pas épargnée par l’hécatombe, en particulier, insiste-t-il, « les AESH qui démarre à 900 euros et qui terminent, au bout de 30 ans de carrière, à 1 100 euros ». Des personnels amenés à accompagner des élèves dans plusieurs établissements étant plus que concernées par l’explosion des prix. « Se déplacer est un besoin essentiel, comme se nourrir et se loger », conclut-il.

    Blocage des prix

    « Ce que l’on demande, renchérit Zoé Desmoulins (Solidaires), c’est une augmentation des salaires avec une indexation de ces salaires sur l’inflation, et un blocage des prix du carburant. » La militante insistant sur l’urgence qu’il y a à sortir les prix de l’énergie du marché spéculatif.

    Sur les moyens dont dispose le gouvernement, la syndicaliste rappelle entre autres que Total, sur le premier trimestre 2026 a réalisé 5 milliards de bénéfices. Pas question donc de laisser les actionnaires s’enrichir sur le dos de la population.

    « Depuis 25 ans, les fonctionnaires ont perdu 30% de pouvoir d’achat », insiste Marc Dalmasso, le secrétaire départemental de la CFDT. « Donc, au-delà des conditions de travail, du sous-effectif chronique, et des politiques publiques hostiles aux fonctions publiques qui les stigmatisent, on a un véritable problème de pouvoir d’achat », tempête-t-il.

    Pas question pour autant de nier les contraintes budgétaires, assure le syndicaliste. Et d’ajouter : « On ne peut pas se satisfaire d’une dette publique à 120% du PIB, qui va monter à 122% en 2027. Par contre, de l’argent, il y en a, alors il faut arrêter de taper toujours sur les mêmes. »

    L’occasion aussi de mettre en avant l’obligation parfois pour se loger décemment, pénurie oblige, de s’éloigner de 20, 30, voire 50 km de son lieu de travail. Une double peine depuis l’explosion des prix à la pompe.

    « Les fonctionnaires ne doivent pas travailler pour survivre. Ils doivent travailler pour vivre », dénonce Sophie Dégeilh, secrétaire générale adjointe de l’UD FO du Var. « À présent ça suffit de taper toujours sur les fonctionnaires, sur les salariés, les retraités, les jeunes et les chômeurs », conclut-elle en appelant à une mobilisation massive le 29 septembre.

    Un refus qui va s’exprimer mardi prochain dans l’unité.

  • Toulon 4e ville française où il est le plus agréable de circuler à vélo

    Toulon 4e ville française où il est le plus agréable de circuler à vélo

    De quoi remettre en lumière l’expérimentation de la piste cyclable de l’avenue de la République à Toulon, défendue par la municipalité et les associations écologistes, mais vivement critiquée par l’opposition RN, qui lui reproche ses supposés effets négatifs sur le trafic automobile.

    À l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité (du 16 au 22 septembre), l’ENTPE, école d’ingénieurs placée sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, et son laboratoire Énergie et Mobilité (EMob-Lab) ont dévoilé le premier classement des 28 plus grandes villes françaises en fonction de leur facilité de circulation à vélo. Et le Port du Levant se classe à la 4e place, derrière Nîmes, Reims et Paris.

    « Une belle surprise qui met en avant le travail réalisé avec Madame la maire, se félicite Albert Tanguy, adjoint aux mobilités douces à la mairie de Toulon. Cela va dans le sens des premiers retours concernant la piste cyclable depuis la rentrée, avec 500 cyclistes par heure le matin, montrant que cela répond à un besoin. »

    Piste cyclable pérennisée

    Réalisée par le chercheur Tristan Lemoalle, doctorant à l’ENTPE, cette étude revendique une cartographie complète et reproductible de la sécurité et du confort des infrastructures cyclables en milieu urbain, en France, autrement dit de leur « cyclabilité ». L’indicateur repose sur un croisement de données ouvertes, d’enquêtes de terrain et de sondages. À partir de ces éléments, Tristan Lemoalle a développé un programme capable d’attribuer à chaque tronçon cyclable une note sur cinq. « Cette méthode se distingue par sa précision. Elle permet d’évaluer la cyclabilité à l’échelle de chaque rue et apporte ainsi un éclairage différent, mais complémentaire, au Baromètre des villes cyclables, qui mesure la satisfaction des usagers au niveau des villes », détaille le doctorant.

    Cette note se base sur plusieurs critères : le type de piste (séparée, partagée, bande cyclable…), le degré de pente, l’exposition au trafic motorisé, ainsi que l’environnement urbain autour des pistes cyclables (végétation, éclairage…). « L’idée n’est pas de pointer du doigt certaines villes », affirme le doctorant, mais d’offrir aux collectivités un outil facile d’accès pour identifier les points à améliorer sur leurs infrastructures. Celui-ci pourrait être utile à Toulon pour dresser, fin octobre, le bilan de l’expérimentation de la piste cyclable, qui sera « quoi qu’il en soit pérennisée, qu’elle soit maintenue en l’état ou de l’autre côté de l’avenue », affirme Albert Tanguy.