Tag: Toulon

  • Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Forteresse imprenable la saison passée, Jean-Dauger, l’antre de l’Aviron Bayonnais, est beaucoup plus perméable cette année. Les Basques s’y sont déjà inclinés à trois reprises sur leurs quatre dernières réceptions, dont la dernière, il y a une semaine, corrigés par la Section Paloise (22-54). Peu en verve hors de ses bases (12e équipe du championnat, deux victoires), leur qualification historique pour les demi-finales du Top 14 semble désormais loin, au regard de leur 11e place.

    Presque logique pour leur manager, Laurent Travers, qui s’est exprimé cette semaine dans les colonnes de Sud Ouest : « Le club est ambitieux, mais ce n’est pas parce qu’on a réussi à être une fois dans les six en 40 ans qu’on va y être tous les ans. Il faut être lucide sur nos capacités. » Et s’il dit « ne pas croire au top 8 », il promet une réaction d’orgueil : « On est content d’aller à Mayol, on va faire ce qu’il faut. »

    Cette nouvelle fragilité à domicile a de quoi rappeler celle du RCT, défait lors de ses deux dernières réceptions en championnat. « Ce sont deux contextes complètement différents », réfute Pierre Mignoni, qui voit en l’adversaire du jour « une équipe blessée. On est passé par là, il n’y aura aucune surprise. Ce sera un match extrêmement difficile. » Il faudra donc être sur ses gardes et bien rentrer dans le match : « C’est une équipe qu’on connaît, qui va venir avec beaucoup de détermination. Dans les 20 premières minutes, notre comportement, notre jeu sans ballon, notre attitude au contact vont être très importants. »

  • Le Toulon Defense Event pour aligner la Défense et le marché du travail

    Le Toulon Defense Event pour aligner la Défense et le marché du travail

    Le Palais des Sports accueillait jeudi la 3e édition du Toulon defense event, un événement porté par France Travail et le Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa). Objectif : présenter les métiers de la défense à plusieurs milliers de visiteurs. « C’est une initiative qui remonte à quelques années et correspond aux besoins du Var sur les métiers de la défense », explique Pascal Blain, directeur régional de France Travail et référent national Défense. Parmi les plus de 5 000 offres d’emploi à pourvoir, des domaines variés, du civil au militaire. Certains « particulièrement importants pour nous, comme la cybersécurité, mais aussi d’autres auxquels on pense moins comme la restauration-hôtellerie-loisir », précise le général Pierre-Olivier Marchand pour illustrer « les centaines de métiers possibles dans les armées ».

    Un outil de souveraineté

    Comme prévu, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a fait le déplacement. Après un bain de foule pour visiter les différents stands, l’ancien patron de la SNCF a à nouveau annoncé le chiffre de 10 000 créations d’emplois dans le domaine de la défense, d’ici trois ans, dans un contexte où « les enjeux militaires sont entrés dans le quotidien. Les métiers militaires, civils, d’industrie, de sécurité intérieure sont essentiels et ce salon est là pour dire qu’ils recrutent ». Un message particulièrement adressé « aux jeunes, parfois un peu perdus. Voilà des métiers passionnants et très divers ».

    Encore faut-il, pour les attirer, créer « des ponts entre le monde de la défense et le marché du travail ». C’est pourquoi le ministre du Travail a nommé la générale Dominique Vitte pour diriger le nouveau pôle de recrutement de France Travail dédié à l’industrie de défense. Une organisation qu’il souhaite reproduire dans le domaine des énergies, dans une optique de souveraineté, dont « l’exemple de la guerre en Iran » démontre la nécessité. C’est sur cette notion que Jean-Pierre Farandou a conclu son discours, appelant à « résister » face à « deux superpuissances qui nous compriment, ne nous veulent pas du bien, les États-Unis et la Chine. Si on les laisse faire, ils vont détruire nos entreprises, nos emplois et saccager notre modèle social ».

  • À Toulon, mobilisation générale de la CGT contre la militarisation des esprits

    À Toulon, mobilisation générale de la CGT contre la militarisation des esprits

    À quelques centaines de mètres seulement du salon feutré du Palais des Sports, où l’on vend à la jeunesse une fiction fondée sur l’idée d’une guerre propre et des métiers qui s’y rattachent (lire ci-dessous), la CGT proposait, jeudi matin sur la place d’Armes, une solide grille de lecture pour décrypter la réalité.

    Et, pour commencer, mettait en lumière la militarisation des esprits, qui touche toutes les couches de la société. En particulier les élèves et les personnes privées d’emploi : aux premiers, on présente un avenir soi-disant porteur de sens (lequel ?) ; aux secondes, une alternative présentée comme presque incontournable. Des cibles parfaitement assumées par les pouvoirs publics.

    En témoigne la conférence programmée au mois de mars dans un collège de Saint-Maximin, destinée aux élèves de 3e dans le cadre des « classes défense » et animée par David Harari, ingénieur franco-israélien surnommé « le père des drones ». Un choix explosif dans le contexte géopolitique actuel, souligne Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale de la CGT du Var. Il rappelle que « les drones militaires sont au cœur de conflits, notamment à Gaza, où des dizaines de milliers de civils – dont plus de 21 000 enfants – ont été tués depuis le 7 octobre 2023 ». Un problème qui ne semble pas avoir préoccupé l’Académie qui, alertée, a décidé de maintenir la séance.

    Elodie Hernandez, de la CGT Educ’action, a insisté sur le fait que « les élèves de 14 ans ne disposent pas des outils critiques nécessaires pour appréhender le droit international, les frappes à distance, l’automatisation des décisions létales, la responsabilité juridique et les enjeux géopolitiques ». Et que « la mission de l’École est de former des citoyens éclairés, pas d’exposer des adolescents à des discours susceptibles de banaliser des outils de guerre ».

    Le combat pour la paix

    Pour Gérard Ré, membre du bureau confédéral de la CGT, « le contexte est inquiétant, avec les rapports qui soulignent qu’en 2024, 230 000 personnes sont mortes dans le monde par la guerre et qu’une personne sur dix est touchée par des conflits de toute nature ». En parallèle, on est face à « un état de conflictualisation généralisée du monde qui fait l’intérêt des entreprises de l’armement ». Il rappelle qu’« en 5 ans, les profits ont augmenté pour elles de 285% ».

    Un cynisme assumé, selon le responsable syndical, à travers des opportunités d’exportation encouragées par le pouvoir politique français, alors que des vies humaines sont en jeu.

    L’occasion de rappeler que « le 1er-Mai est aussi une journée de lutte pour la paix et la solidarité internationale des travailleurs. ça prend tout son sens dans le contexte actuel. Ce n’est pas pour rien qu’il est attaqué par le gouvernement et par l’extrême droite ».

    Le responsable confédéral rappelle que la CGT a toujours mené cette bataille « parce qu’il ne peut pas y avoir de progrès social s’il n’y a pas de paix ». Puisque les augmentations des budgets de l’armée se font au détriment de ceux, par exemple, de l’éducation et des hôpitaux.

    à ses côtés, Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca, précise : « Pour autant, on n’est pas contre la défense, mais une défense souveraine, avec des entreprises qui reviennent dans le giron de l’État, qui échappent à la spéculation guerrière, parce qu’aujourd’hui, ce ne sont que des entreprises privées qui se font du fric sur la mort des gens. » Il poursuit : « Qu’un pays soit souverain et assure sa défense, ça nous semble logique. Sauf qu’aujourd’hui, on vient expliquer à nos enfants, aux élèves de la région, qu’ils ont des opportunités professionnelles en s’engageant, y compris militairement, pour aller risquer leur vie sur des champs de bataille à l’étranger. » Pas vraiment l’avenir que l’on souhaite pour la jeunesse, insiste-t-il, alors qu’« elle a besoin d’un avenir de fraternité et de coopération ».

    « De la naissance à la mort, ils ont un projet, nous aussi, et vous vous doutez que c’est pas le même », scande à la tribune Richard Roméo-Giberti, qui rappelle les 413 milliards d’euros de la Loi de programmation militaire et les 800 milliards du plan européen pour réarmer l’UE. « Un milliard en billet de 100 euros, c’est une pile de 1 km. Ils ont le trajet Cherbourg-Toulon en billet de 100 euros à se partager. » Une manne qui, souligne-t-il, n’est évidemment pas destinée à être réduite par celles et ceux qui en bénéficient, pas plus qu’elle ne sera redirigée vers le progrès social.

  • À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    Rendre les villes plus vertes, un effort auquel chacun peut participer, des collectivités aux habitants en passant par les associations et les commerçants : c’est l’objectif des 48h de l’agriculture urbaine, qui font étape à Toulon et dans cinq communes du département (La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val, Le Castellet) de vendredi à dimanche.

    Festival organisé depuis 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP), il se veut « l’événement vitrine de l’agriculture urbaine en France et en Europe ». Il défend trois objectifs : promouvoir l’agriculture urbaine et sa diversité auprès du grand public, encourager la création d’espaces cultivés en milieu urbain, et créer du lien social et favoriser les rencontres pour faire émerger de nouvelles initiatives. L’an dernier, 35 villes françaises y ont participé, avec plus de 1 000 activités participatives gratuites (ateliers, visites, projections-débats, conférences et tables rondes, banquets populaires, concerts…) pour débutants et passionnés.

    Marché des producteurs, atelier séchoir solaire…

    À Toulon, c’est au Collectif varois pour l’agriculture urbaine (CVAU) que l’on doit l’organisation de l’événement, avec un programme qui fait la part belle aux acteurs locaux du domaine. Les réjouissances débuteront vendredi, avec un premier atelier, place Vincent Raspail, qui consistera à fabriquer des jardinières à partir de palettes récupérées auprès des halles de Toulon. Celles-ci seront ensuite remplies à partir de compost, puis disposées sur les terrasses des halles. Une activité préliminaire à la soirée d’ouverture qui se tiendra dès 18h30 au Domaine d’Orves, à La Valette-du-Var, et sera le théâtre d’une conférence dédiée aux jardins nourriciers.

    Les animations se poursuivront samedi et dimanche. Des dizaines de producteurs locaux proposeront un marché de saison samedi, dès 8h, rue Paul Lendrin. Vous pourrez aussi découvrir l’agroécologie au jardin du Chemin ver.s.t, au Castellet, vous essayer à la fabrication d’un séchoir solaire au domaine de la Pierre Blanche, dans la même commune, ou pour les débutants, apprendre les bases du jardinage au jardin partagé de la Florane, à Toulon.

    Programme complet à retrouver sur les48h.com

  • La CGT défend la paix et s’oppose à la militarisation manifeste des esprits

    La CGT défend la paix et s’oppose à la militarisation manifeste des esprits

    Dans un contexte de hausse continue des budgets militaires, de banalisation de l’armement et de multiplication des dispositifs orientant jeunes et demandeurs d’emploi vers ces secteurs, la CGT profite de l’ouverture du Salon Toulon Défense Event pour alerter sur une dérive : celle d’une société qui s’habitue progressivement à la guerre et à ses logiques.

    « Présenter l’industrie de Défense comme une opportunité professionnelle ordinaire, sans interroger ses finalités, revient à occulter des enjeux fondamentaux de paix, de souveraineté et de responsabilité collective », commence le secrétaire général de l’UD CGT 83, Richard Roméo-Giberti. Le responsable syndical fait remarquer que « pendant que des moyens considérables sont consacrés à l’armement, les besoins sociaux restent immenses dans l’éducation, la santé et les services publics ». Ce choix politique n’est pas neutre et doit nous interroger. Alertée par ses syndicats, la CGT veut démontrer qu’« il y a un effet de fond, dans la société, pour promouvoir la guerre et la militarisation ». Y compris à l’école. Pour Élodie Hernandez, de la CGT Éduc’action, certaines évolutions de l’Éducation nationale posent question. Elle cite notamment un guide publié en novembre, intitulé Acculturer les jeunes à la Défense. « Un glissement est en train de s’opérer », alerte-t-elle. Le document encourage en effet à « multiplier très tôt les partenariats à l’école et les classes de Défense ». « Ça pose vraiment un problème, parce qu’on n’est plus dans les missions de l’école qui sont d’éduquer, former, de douter, se justifier, argumenter, questionner le monde. Mais dans la transmission d’une culture basée sur l’obéissance. ».

    Responsabilité collective

    Richard Roméo-Giberti rappelle également l’alerte lancée par la CGT à la suite de l’annonce d’une conférence sur les drones militaires programmée en mars dans un collège de Saint-Maximin : « On a essayé d’interpeller le rectorat pour leur demander si c’était nécessaire dans le moment qu’on était en train de vivre. » Vaine tentative.

    Du côté de France Travail, on met également le paquet, dénonce le délégué CGT Olivier Moreau : « L’an passé, on a eu l’annonce par notre ministre du Travail de la création d’une cellule de recrutements spécifique à l’intérieur de France Travail, avec à sa tête un général d’armée, pour recruter dans ces secteurs-là, de façon spécifique. » Et d’insister sur la « forte pression exercée » sur les demandeurs d’emploi pour les inciter à se rendre au Toulon Défense Event. « On veut rappeler à tout le monde que la guerre n’est pas un jeu vidéo, c’est des morts, des déplacés, des viols, des drames, insiste Richard Roméo-Giberti. Mais on est aussi capable de dire, à la CGT, qu’il nous faut une industrie de Défense et une armée pour soutenir la population. »

    Rendez-vous est donné ce jeudi, dès 10h30, place d’Armes, à toutes celles et ceux qui souhaitent armer leur conscience plutôt que marcher au pas.

    ILS SE MOBILISENT

    Richard Roméo-Giberti, secrétaire de l’UD CGT Var

    « Aujourd’hui, 65% de l’armement qu’on produit en France est vendu à l’étranger à des états qui ne sont pas des démocraties. Et donc, qui tuent. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une condition favorable à la paix, que ce soit en France ou ailleurs. »

    Élodie Hernandez, CGT Éduc’action

    « L’affiche du Toulon Défense Event reprend le code graphique des jeux vidéo et des films d’animation.

    Ça rend la guerre à la fois lointaine et abstraite. Et on observe qu’elle s’immisce de plus en plus dans notre univers et que ça la banalise. »

    Olivier Moreau, CGT France Travail

    « On utilise France Travail comme un outil de coercition sur tous les privés d’emploi, avec les précaires, pour justement les amener vers des métiers dit aujourd’hui en tension, qui sont les métiers de l’industrie de la guerre, de l’industrie de la Défense, notamment. »

    Cyril Agostino, CGT IAI de Cuers

    « Ils veulent des militaires et équiper les industries françaises, comme Dassault, qui vend à tire-larigot des Rafales et des canons César. Ils veulent recruter du monde pour pouvoir les produire et les vendre à l’extérieur. Pas pour ouvrir des postes dont on manque. »

    Patrice Moulun, UL CGT de Toulon

    « Ce qu’on voit dans les images télé, quand on nous montre, par exemple, les Américains frappant l’Iran, se réduit à une image de jeu vidéo. On voit une explosion, une grande lumière, mais pas les dégâts ni les morts provoqués en dessous. »

  • Toulon au centre de la stratégie de Défense

    Toulon au centre de la stratégie de Défense

    Premier port militaire d’Europe, Toulon s’impose depuis des décennies comme l’un des piliers de l’appareil de Défense nationale. Dans le Var, la filière revendique quelque 30 000 emplois directs, 13 000 emplois induits et près de 2 500 entreprises liées à la Défense. Toulon constitue un enjeu stratégique majeur pour le secteur à l’échelle nationale. Un territoire appelé à jouer un rôle central dans la montée en puissance affichée par le gouvernement. Car cette dynamique locale s’inscrit dans un cadre national et international précis.

    Les effectifs sont appelés à être encore renforcés dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030. Votée en 2023, celle-ci prévoyait déjà 413 milliards d’euros de dépenses sur six ans. Mais dans la lignée des engagements pris par la France lors du sommet de l’Otan à La Haye, en juin 2025, et au regard d’un contexte international explosif, marqué par le bellicisme de plusieurs gouvernements d’extrême droite (États‑Unis, Israël et Russie en tête), Emmanuel Macron a annoncé, en juillet, que l’effort de Défense serait porté à 2,5% du Produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030, soit environ 76,3 milliards d’euros. Conséquence directe : une augmentation du budget de la Défense de 6,7 milliards d’euros en 2026, pour atteindre 57,1 milliards. Ce budget est soumis depuis mardi à l’examen de la commission Défense de l’Assemblée nationale, avant d’être débattu en séance plénière dès le 4 mai.

    Une logique politique

    Pour traduire cette orientation sur le plan industriel, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, s’est rendu dans le bassin toulonnais le 17 janvier, sur deux sites liés à la Défense, Naval Group et Acti. Il y a annoncé la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail », « sous les ordres du ministère de la Défense », pour « aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin ».

    Une semaine plus tard, la ministre de la Défense, Catherine Vautrin, s’est à son tour déplacée dans le département, en visitant la Direction générale de l’armement (DGA) à Toulon. Elle y a notamment suivi l’évolution du projet Drone de surface autonome naval à capacité d’armement embarqué (Danae), destiné à la protection des ports et à l’escorte de navires militaires. La ministre y a également affirmé la nécessité d’être « plus européen dans notre stratégie industrielle, avec des équipements capables d’agir de concert », appelant à une Europe de la défense « pour mieux peser sur l’Otan ». Catherine Vautrin a insisté sur le renforcement de la Base industrielle et technologique de défense (BITD), présenté comme « une condition de survie industrielle et un outil de puissance. Car là ou nos équipements sont déployés, notre influence stratégique s’enracine », avait-elle déclaré, rappelant que la France était le deuxième exportateur d’armes au monde, au terme d’une année 2025 au cours de laquelle les conflits armés ont fait des centaines de milliers de victimes.

    Ces positions complémentaires trouvent écho dans le Toulon Défense Event, où Jean-Pierre Farandou sera présent, ce jeudi. L’événement, porté par France Travail et le Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa), présentera, à travers 80 exposants, plus de 200 métiers liés à la Défense.

    De nombreuses animations 
    -échanges avec des professionnels, simulateurs de vol et d’aérocombat, démonstrations de drones, dispositifs des forces navales- seront proposées pour permettre aux visiteurs de découvrir métiers et équipements, « mais aussi de se projeter » et « susciter des vocations ». Car l’objectif principal de la journée sera de promouvoir plus de 5 000 offres d’emploi à pourvoir dans le secteur, l’augmentation des capacités défensives ne pouvant se faire sans main-d’œuvre.

    Pragmatique ? Nécessaire ? L’opération, éminemment politique, s’inscrit en tout cas pleinement dans les orientations budgétaires du gouvernement. Et induit des coupes budgétaires dans des domaines essentiels précarisés, de la santé à l’éducation, en passant par la culture.

  • La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    Un terrain de foot à cinq, du beach-volley, du tennis, du rugby, des tables de ping-pong, des agrès de fitness… Il y en a pour tous les goûts et tous les publics sur la plaine des sports du Mourillon. Et de toute évidence, chacun s’en donne à cœur joie. À l’arrière, des seniors en plein cours de gymnastique ; devant, les minots sur le skatepark ; et ailleurs, les adeptes des sports collectifs.

    « Toulon est une ville de sport et de sportifs », a déclaré la maire de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de ce nouvel équipement public, ouvert à tous et en libre accès, se félicitant du nombre de Toulonnaises et de Toulonnais qui ont déjà investi cet espace de 6 000 m2, ouvert depuis le 4 avril. Une très bonne nouvelle puisque l’ambition est d’en faire « un lieu qui regroupe, un lieu qui rassemble et qui relie ». à l’image d’ailleurs des plages du Mourillon, rappelle la première magistrate.

    Un investissement de 1,285 million d’euros d’autant plus salutaire que le projet vise également à « promouvoir une société plus inclusive, plus éducative ». « Car le sport, en plus d’être bon pour la santé, éduque, j’en suis persuadée », insiste Josée Massi.

    Et de citer, « un célèbre joueur de football, Pelé », qui « disait que le sport est un langage universel ». « En voyant ici tellement de visages différents, jeunes, seniors, Toulonnais, visiteurs… Comment ne pas être d’accord ? », interroge-t-elle.

    La diversité des pratiques comme celle des publics donne envie, c’est certain, de venir bouger, partager l’espace et transmettre les valeurs du sport.

    Et d’ici quelques semaines, un parcours ninja sera construit et ouvert aux seniors comme aux plus jeunes, afin de travailler l’agilité, la force, l’équilibre et l’endurance. Il n’y a plus qu’à s’y mettre.

  • L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    Quand on aime la nature, plus que quiconque, on tient à la préserver. Surfrider, association fondée en 1990 par des surfeurs amoureux de l’océan, en a fait son credo. Engagée dans la lutte contre la pollution par les déchets (particulièrement plastiques), la préservation des écosystèmes aquatiques, et la gestion des risques côtiers face au changement climatique, elle s’emploie à travers différents moyens d’action (science participative, lobbying, art, éducation, etc.), mais aussi la participation citoyenne.

    Projet Retrace ! : une collecte à but scientifique

    C’est à ce titre que Surfrider a lancé le projet « Retrace ! », qui vise à fédérer des acteurs locaux (associations, structures éducatives, citoyens, etc.) autour de campagnes de ramassage de déchets. Derrière l’objectif de dépollution d’espaces naturels, celui de retracer la provenance des déchets, analysés et catégorisés puis intégrés dans une base de données, les transformant ainsi en informations stratégiques pour comprendre les mécanismes des pollutions et les localiser. Cela, pour pouvoir « alimenter nos plaidoyers politiques et exiger des actions concrètes pour préserver nos océans », soutient l’association.

    Samedi, environ 120 personnes ont ainsi participé à deux collectes organisées au mont Faron (en partenariat avec l’association des Chercheurs en herbe) et à la plage de la Gorguette à Sanary. Des dizaines de kilos de déchets ont été ramassés. Certains (mégots, canettes, bouchons) seront par ailleurs recyclés et revalorisés par des associations partenaires. De nouvelles actions se tiendront bientôt dans le département, notamment le 2 mai à la Seyne et le 30 mai près de l’Eygoutier, dans le quartier de la Rode à Toulon.

  • Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Lancée en 2025, l’initiative solidaire de l’UD CGT Var en faveur du Secours populaire du Var, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, a été reconduite cette année. Le principe : récolter des produits d’hygiène féminine et maternels (protections menstruelles, couches-culottes, lait infantile…) à l’intention des familles monoparentales, et notamment des femmes isolées, « qui représentent un bénéficiaire sur cinq, même s’il n’y a plus de public type », précise Olivier Masini, secrétaire départemental du Secours populaire du Var.

    « La précarité touche de plus en plus de travailleurs », alerte Manon Magagnosc, déléguée syndicale du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), l’une des porteuses de l’initiative. « L’an dernier, nous avions voulu organiser une collecte, et c’était sur ces produits-là que le Secours populaire avait le plus de besoins car les gens n’y pensent pas, et car c’est très cher. »

    C’est ainsi qu’au mois de mars, les militants CGT de l’ensemble du département ont mis en place une centaine de points de collectes sur leurs lieux de travail respectifs, dans le privé comme dans le public. « Ça permet de donner du sens à la solidarité, des points les plus reculés du département, jusqu’à Toulon, avec des dons n’émanant pas uniquement de personnes syndiquées. Ça montre que la solidarité n’a pas de frontières », salue Olivier Masini.

    Les dons ont été remis ce vendredi 17 avril dans les locaux du Secours populaire du Var, à Toulon. Un « volume important, équivalent à celui de l’année dernière », se réjouit le secrétaire départemental de l’association, trié et partagé dès ce lundi, avant d’être envoyé dans les dix centres de distribution que recense le département.

    Une collecte

    de fournitures scolaires

    Ce partenariat « naturel », tel que le souligne ce dernier, au vu « des valeurs de solidarité, du rôle d’éducation populaire » que partagent les deux organisations, sera renouvelé pour une troisième année consécutive. « Et il va dans les deux sens », assure-t-il, rappelant que « la proximité des valeurs date de la création du Secours populaire, à la fin de la seconde guerre mondiale. Lors des grandes grèves des mineurs de 1946, le Secours populaire était aux côtés des familles de grévistes, et pour porter la solidarité avec la CGT ».

    Et le syndicat compte poursuivre en ce sens, en organisant, en septembre, une deuxième collecte, de fournitures scolaires cette fois-ci, à destination des étudiants, en soutien à une campagne du Secours populaire. « Les mairies s’occupent généralement des fournitures pour les plus jeunes, c’est moins le cas pour les étudiants. On y pense moins, pourtant ça coûte de l’argent », lance Manon Magagnosc.

  • À Toulon, un système d’alarme conçu pour aider les urgences

    À Toulon, un système d’alarme conçu pour aider les urgences

    Aider à la prise de décision en établissement des priorités de prise en charge.

    C’est l’objectif du projet « Guardian » que présente le Docteur Quentin, anesthésiste-réanimateur, à l’Hôpital national d’instruction des armées à Sainte-Anne de Toulon. Sous forme de capteurs, cet outil permet d’avertir les médecins des urgences graves. L’IA intervient pour identifier les urgences sous forme de tableau. Les médecins connaîtront ensuite les patients prioritaires.

    Ces progrès scientifiques et informatiques révèlent un point. L’intelligence artificielle est une vraie révolution dans le secteur médical. « Elle pourrait avoir un réel impact dans la prise en charge », déclare le Dr Quentin, lors de son allocution. Dans des contextes de haute intensité où la communication est difficile, l’apport de l’IA est un véritable « plus ». L’intervention va bien au-delà de la gestion des urgences pour intervenir en dans des scénarios de crise sanitaire aiguë. Le gardian Opex a d’ailleurs été présenté par l’équipe de l’hôpital militaire lors du dernier Forum innovation défense, car il est tout indiqué pour « le triage des blessés » dans une zone de conflit.

    Situation de saturation

    Lors de ce débat, Marc Fournier, coordinateur médical du Samu 83, en charge de l’accès aux soins considère qu’« avoir un outil comme cette IA pour maintenir nos compétences, c’est assez important, c’est une chose qui est même excellente », assure-t-il. « On a monté le projet Guardian pour optimiser la prise en charge de patients graves, multiples et évolutifs dans un contexte de saturation », conclut le médecin militaire.