Tag: Toulon

  • [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    L’itinéraire : au départ du port de Saint-Mandrier, le sentier longe la côte en passant par le secteur de Pin Rolland, la plage de la Coudoulière et les anses successives, avant de revenir par les hauteurs boisées.

    La boucle, d’environ 10 km, est facile mais peut être écourtée ; certains secteurs militaires (Cap Cépet) restent fermés au public. La randonnée elle-même permet de découvrir la côte Sud et les beaux panoramas de la presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer.

  • La FSU dénonce un manque de moyens préjudiciable à la réussite des élèves

    La FSU dénonce un manque de moyens préjudiciable à la réussite des élèves

    Après avoir ironisé sur les neuf ministres de l’Éducation en dix ans de règne d’Emmanuel Macron, le secrétaire général dans le Var de la FSU, Alain Tournay, a constaté que depuis la nomination du dernier en octobre 2025, « il ne s’est pas passé grand-chose, à part la baisse conséquente du budget de l’Éducation nationale, puisqu’on est en économie de guerre ». Et de déplorer encore « un an de perdu pour l’institution, avec aucune remise en question des nombreuses réformes faites, puis abandonnées ».

    Le responsable syndical annonce donc une rentrée 2026 particulièrement tendue du fait, entre autres, du manque d’enseignants et de personnels spécialisés, avec des classes encore surchargées. Et des conditions de travail très dégradées.

    « La baisse démographique aurait dû permettre de réduire significativement les effectifs par classe, on a fait tout le contraire », dénonce-t-il.

    Dans le Var, la moyenne annoncée pour la rentrée 2026 est de 22,04 élèves par classe dans le 1er degré, contre 21 au niveau national et environ 19 selon les standards européens.

    Le Var très mauvais élève

    « Cette moyenne masque des situations beaucoup plus difficiles, avec certaines classes pouvant atteindre 27 à 30 élèves, y compris en maternelle », dénonce la FSU.

    « Est-ce que c’est comme ça qu’on peut envisager qu’une rentrée se fasse sereinement avec tous les profils différents d’élèves que nous avons dans les classes aujourd’hui ? », interroge Aurélie Sanchez (SNUipp). Et de poursuivre : « Est-ce qu’on peut sérieusement envisager qu’on va permettre à chaque élève de réussir, d’avoir un parcours scolaire émancipateur ? » La réponse est bien évidemment, non.

    Mais pour faire passer les effectifs sous le seuil de 25 élèves par classe, le syndicat estime 40 ouvertures de classes supplémentaires seraient nécessaires. Et il manque encore 250 enseignants pour sortir des dernières places du classement par rapport au taux d’encadrement par élève, et remplacer les professeurs absents. « On sait déjà que plus de la moitié des collèges du Var vont avoir au moins un niveau dans lequel il y aura 29 à 30 élèves par classe », précise Bruno Combette (Snes). Et pour les lycées au moins 1/3 des établissements auront un niveau à 35, 36 élèves. « On n’est pas dans une amélioration des conditions d’apprentissage des élèves », insiste-t-il lui aussi.

    Geneviève Clerc (Snes) a insisté pour sa part sur « l’indigence de la médecine scolaire et des services sociaux », qui ne permet pas de répondre aux problèmes. Christian Petit dénonce, lui, le mépris qui continue d’être affiché en direction des élèves et des professeurs des lycées professionnels. Les conditions sont en tout cas réunies pour une mobilisation d’ampleur le 29 septembre.

    Thierry Turpin

    PAROLES DE SYNDICALISTES DE LA RÉGION

    Gweltaz Broudic – Cosecrétaire de la FSU 04

    « Dans le second degré, on a des classes très chargées dans plusieurs collèges, d’autant plus qu’il y a eu quatre fermetures de classe pour la rentrée. Sur le premier degré, on a eu une carte scolaire a minima, ce qui a pour effet de ne pas rétablir d’équité entre un certain nombre d’écoles. On a des gros écarts de moyenne par classe. Et on a depuis des années des problèmes de remplacement dans le département. »

    L.D.

    Patrick Charlier – Coresponsable CGT Éduc’action 05

    « On redoute aussi l’annonce de la création d’une direction de la politique territoriale de l’école. Nous, dans le 05, nous faisons déjà partie des territoires ruraux qui font l’objet d’une expérimentation visant à calculer les moyens qui pourraient être «optimisés» pour l’école. C’est le terme expert pour désigner la fermeture de petits collèges pour rapatrier leurs effectifs vers des grandes cités scolaires… »

    A.F.

    Olivier Montel – Secrétaire Unsa Éducation Vaucluse

    « Il y a de gros problèmes d’affectation. Des profs des écoles ont eu leur poste le 24 juillet. Certains ont fait des recours et sont sans retour… On redoute aussi un problème sur les remplaçants qui ne sont pas assez nombreux. Pire, une réforme départementalise le remplaçant alors qu’il dépendait d’une petite circonscription. Il y a la peur de partir à l’autre bout de Vaucluse, certains ont arrêté. »

    F.C.

    Lola Gourieux – Coresponsable CGT éduc’action 13

    « On prépare une rentrée difficile dans le premier degré [maternelle et primaire] parce que l’on manque de moyen humain. Il y a la réforme des remplaçants, qui auront des zones beaucoup plus larges à couvrir. Les enfants seront donc accueillis dans les autres classes, avec en ressource des fiches pour les élèves. Cela existait déjà, mais c’était un accueil dégradé qui, avec cette réforme, va sûrement devenir la norme. »

    E.J.

  • Rentrée universitaire : le constat alarmant des syndicats

    Rentrée universitaire : le constat alarmant des syndicats

    « La dynamique est celle d’une baisse drastique des dotations », Xavier Luciani co-secrétaire du Snesup-FSU Toulon

    « La situation est assez catastrophique », se désole Xavier Luciani, cosecrétaire du Snesup-FSU, syndicat national de l’enseignement du supérieur, à Toulon. Au centre des inquiétudes : « la baisse drastique des financements des universités ». « On constate une baisse très importante des dotations de l’État, un vrai désengagement qui se traduit par des demandes locales d’économie », poursuit-il. Concrètement, dans le cas de l’université de Toulon par exemple, cela se matérialise par « une coupe de 20% des heures d’enseignements de certains diplômes ».

    « L’autre problème est celui de la gestion locale des budgets. Ce n’est plus l’université qui remonte ses besoins et le ministère qui répond en ajustant sa dotation. C’est le président qui gère le budget qui lui est alloué, détaille l’enseignant-chercheur. Ce sont les besoins qui s’adaptent aux moyens et pas l’inverse. Donc vous allez chercher de l’argent à droite à gauche, et dans le cas de Toulon, le tissu industriel local, c’est la Marine nationale. L’université va se tourner vers ce secteur pour trouver des financements et orienter sa stratégie de recherche, mais également d’enseignement au travers des diplômes. Une stratégie complètement assumée par l’université de Toulon ». Et d’ajouter : « Localement, nous appelons à une rentrée musclée, avec une reprise en main par la base des travailleurs du mouvement social, pas noyautée par les centrales syndicales parisiennes ».

    « Le logement est au cœur de nos préoccupations », Louis Marjollet membre de l’Union étudiante Avignon

    En tête des préoccupations en cette rentrée universitaire pour Louis Marjollet, étudiant à Avignon Université et membre de l’Union étudiante : le logement. « D’abord nous sommes mobilisés sur la question des aides personnelles au logement (APL), qui ont déjà été retirées aux étudiants étrangers hors Union européenne qui ne touchent pas la bourse [depuis le 1er juillet, ndlr], et qui pourraient être indexées sur les revenus des parents bientôt, ce qui constituerait un danger pour les étudiants. » (Notre édition du 24 août). Mais la question du logement, « prégnante depuis un bon moment », dépasse la problématique des aides : « nous continuons de revendiquer la construction de logements Crous ». À ceci s’ajoute l’accès au parc privé, duquel les étudiants avignonnais sont « presque systématiquement exclus en période estivale », les propriétaires cherchant à louer « à des prix absolument exorbitants » pendant le Festival d’Avignon. « Quand on n’est pas du coin on doit avoir une solution de repli, ce qui peut s’avérer compliqué pour les personnes en rupture familiale ou les personnes étrangères ». L’Union étudiante se dresse aussi contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne, multipliée par 15 par rapport à ceux des étudiants français. « Et un nouveau rapport du ministère suggère d’élargir l’augmentation des frais d’inscription à l’ensemble des étudiants, ça nous inquiète beaucoup ».

    « Il y a une surcharge de travail et un manque de personnel », Sylviane Jacquet membre du Snasub-FSU Toulon

    « L’université affronte un manque total de personnel et une surcharge abominable de travail », s’indigne d’entrée Sylvianne Jacquet, membre de la Snasub-FSU à Toulon, syndicat des personnels administratifs et techniques de l’enseignement supérieur. « Aucun service ne va bien, poursuit-elle. Le surplus de travail pousse beaucoup de gens vers la dépression, et les départs à la retraite des fonctionnaires sont remplacés par des contractuels [agents recrutés par contrat, en CDD ou CDI, sans qu’ils ne possèdent le statut de fonctionnaire, ndlr]. Certains d’entre eux signent pour une fiche de poste sans savoir qu’ils réalisent les tâches auparavant partagées entre deux personnes ». Mais c’est aussi le statut précaire de ces employés qui inquiète le Snasub-Fsu. « Les contractuels ne sont pas à l’abri de perdre leur emploi. Ils n’ont pas la possibilité d’être titularisés, n’ont pas les primes que nous avons nous, en tant que fonctionnaires, ni la possibilité de passer des concours en interne, comme c’est le cas pour nous, insiste Sylvianne Jacquet. C’est aussi compliqué pour se mobiliser, car ils ont peur que leur poste ne soit pas renouvelé ensuite. Je les comprends. Ils n’ont pas la même sécurité que nous : ils peuvent être virés pour rien. » Et d’ajouter : « Ces embauches peuvent également être dévalorisantes pour certains fonctionnaires qui sont au cœur de leur métier et qui ont passé des concours pour occuper un poste ».

  • Dans le Var, une plateforme pour la transparence des subventions

    Dans le Var, une plateforme pour la transparence des subventions

    Rendre visible l’action de l’État. C’est l’ambition de la nouvelle plateforme Suivi subvention lancée par l’État dans le département du Var. Présenté ce mardi lors d’une conférence de presse, le site cherche à rendre plus lisibles les financements étatiques. Il permet aussi de mettre en valeur les projets très concrets que l’État permet de financer.

    Sur le site suivi-subvention.fr, il est donc possible pour n’importe qui de chercher les projets varois subventionnés. La recherche peut s’effectuer par commune, année, dispositif de financement ou encore type de projet. Pour la préfecture « l’objectif est de passer d’une information administrative parfois complexe à une information directement compréhensible », explique-t-elle dans un communiqué de presse.

    La plateforme intègre également l’intelligence artificielle dans son assistant de recherche, afin de ne pas avoir besoin de maîtriser tout le vocabulaire administratif pour retrouver le projet souhaité. Une manière de faciliter l’accès à ces informations pour les administrés.

    « C’est un outil qui permet une meilleure transparence sur les finances publiques et il permet aussi aux élus ruraux d’avoir accès à toutes les aides qui sont à notre disposition », explique Marjorie Viort, maire du Thoronet et présidente de l’association des maires ruraux du Var. Disponible uniquement dans le Var la plateforme pourra être développée par d’autres préfets départementaux.

  • Une rentrée universitaire toute politique

    Une rentrée universitaire toute politique

    Ce mercredi 26 août France Universités a rassemblé une cinquantaine de présidents d’établissement à l’occasion de son assemblée générale de rentrée sur le campus de la Porte d’Italie.

    L’occasion de mettre en avant les grands défis auxquels doit répondre l’enseignement supérieur français, mais aussi les investissements insuffisamment à la hauteur des enjeux pour y parvenir. Et de se projeter sur les mois à venir, avec notamment l’échéance de l’élection présidentielle.

    « C’est aussi pour les universités l’occasion de réfléchir, de débattre de manière à pouvoir rencontrer les futurs candidats [à l’élection présidentielle, ndlr]. Et de voir comment ils se saisissent des propositions qu’on fera dans les prochaines semaines, dans les prochains mois », précise Lamri Adoui, le président de France Universités. Une démarche d’importance lorsqu’on sait qu’à l’extrême droite on en est encore à s’interroger sur le rôle de ces établissements supérieurs « bastions de la démocratie », et à les attaquer.

    Et de poursuivre : « L’été a démontré combien on avait besoin finalement de sciences et quelque part d’université, que ce soit en recherche ou en formation ». Les phénomènes extrêmes auxquels on a assisté, comme les épisodes de canicule et les méga-feux ne pouvant que nous inciter à travailler sur les enjeux de ressources en eau et de transition écologique, explique-t-il. Et il en va de même en matière de cybersécurité, de souveraineté nationale ou de compétitivité économique.

    « Il n’y a pas de puissance fondamentale telle que la France sans une recherche qui soit une recherche forte », insiste-t-il.

    Des sujets éminemment politiques qui doivent faire vivre le débat et aider à déterminer les orientations de demain.

    Quant à la question cruciale du financement ou plutôt du sous-investissement chronique des universités, le constat est clair : « la situation est préoccupante de façon générale et alarmante pour un certain nombre d’établissements », a rappelé le président de France Universités.

    « Un choix de société »

    Certes, les subventions augmentent – un tout petit peu – tous les ans, mais les transferts de charges supplémentaires sont tels qu’en réalité, les budgets sont à la baisse. Et de prévenir : « Si rien n’évolue dans les prochaines années, il est très clair que toutes les universités seront déficitaires à l’horizon 2030 ».

    Et comme personne ne sait aujourd’hui de quoi sera faite la représentation nationale, et quel budget sera voté en 2027, ni dans quelles conditions il sera voté, mieux vaut continuer de marteler le message, poursuit Lamri Adoui, de manière à ce personne n’ignore les enjeux.

    Parce que la seule solution, lorsqu’il n’y a plus de financements suffisants, « c’est de réduire les activités de formation et de recherche », prévient à son tour le président de l’université de Toulon Xavier Leroux. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la société que l’on veut construire. Et de préciser : « A Toulon nous ne sommes pas déficitaires, mais on a dû politiquement, stratégiquement faire des choix en interne que j’aurais voulu ne pas avoir à faire, mais il fallait les faire pour pouvoir continuer d’avancer ».

    À travers le sort réservé à l’université, ce pilier de la démocratie, et à son 1,8 million d’étudiants, « c’est un choix de société » qui est en train de se dessiner.

    France Universités qui prévoit de consacrer une partie de ses échanges de ce jeudi à l’élection présidentielle, indique que le 15 octobre prochain un grand colloque va porter sur la place de l’université dans la société. Et comment on pense son rôle dans le paysage de demain. « Ça sera pour nous l’occasion de faire connaître un certain nombre de nos propositions », conclut le président de l’association. De quoi nourrir la réflexion de cette rentrée étudiante et politique.

  • Deux bébés caracals, la fierté du zoo de Toulon

    Deux bébés caracals, la fierté du zoo de Toulon

    Une naissance extrêmement rare. Depuis ils grandissent auprès de leurs parents et sont choyés par les soigneurs. Tout duveteux et espiègle, le duo de chatons est rapidement devenu l’attraction du zoo. Mais bientôt, faute d’espace suffisant pour leur épanouissement, ils devront quitter leurs parents pour être transférés dans un autre zoo aux Pays-Bas.

  • Plus que deux jours pour imaginer l’avenir du Faron

    Plus que deux jours pour imaginer l’avenir du Faron

    Lancée par le maire (SE) Jossé Massi le 23 juin dernier, la consultation « Toulon et vous, le mont Faron de 2030 » invite les Toulonnais et les visiteurs à partager leurs idées et leurs attentes. L’objectif étant de concilier la préservation de la biodiversité avec un usage et un développement touristique raisonnés.

    Pour participer à cette vision du futur, cinq minutes suffisent en répondant à un questionnaire en ligne sur le site de la Ville ou sur un bulletin papier, disponible dans les mairies de quartiers, à la Maison de la mobilité ou encore au Mémorial du Faron. Il porte sur 10 points physiques : téléphérique, Mémorial du Débarquement et de la Libération en Provence, l’hôtel de ville, les mairies d’Honneur et de quartier, les comités d’intérêt locaux (CIL). Le recueil des habitudes, des idées et suggestions se fait autour de 5 grandes thématiques : « le Faron et vous », « votre accès au Mont-Faron », « préserver la nature et protéger le Faron du risque incendie », « l’accueil et les services sur le Mont-Faron » ainsi que « activités et patrimoine ».

    Les résultats de cette première grande consultation seront connus au début de l’automne et feront l’objet d’une concertation avec « les acteurs du lieu : les associations, les personnes qui y travaillent, les experts du site », a précisé Julien Orlandini, premier adjoint au maire. Les premières mesures verront le jour au printemps 2027.

  • Le Secours populaire fait briller les yeux des enfants

    Le Secours populaire fait briller les yeux des enfants

    Il est à peine huit heures sur la place d’Espagne dans le quartier populaire du Pont du Las mais beaucoup de minots sont déjà là, attendant, impatients, avec leurs parents, les deux cars affrétés par le Secours populaire, dont le départ n’est prévu qu’à 9h. La Journée des oubliés des vacances les amène cette année au parc d’attractions Acqualand Fréjus.

    Un petit peu intimidée au départ, Aminata confie que c’est pour elle « l’événement de l’année », qui permet aussi de se rencontrer et d’échanger entre parents. « On part ensemble. C’est pour nous une vraie journée de vacances ! Et ça fait plaisir de voir nos enfants en profiter. Vraiment ! », confie-t-elle.

    Mohamed, 11 ans, qui l’écoute bouche bée, acquiesce avec un grand sourire et confirme : « Moi, je suis trop content ! »

    Un sentiment partagé par Fall, une grande sœur de 20 ans qui participe également à l’initiative tout en donnant un coup de main. « Partir un peu, ça fait du bien », lâche-t-elle.

    « Ça les change un peu d’ambiance », reconnaît avec pudeur ce papa ravi lui aussi de pouvoir offrir à ses petits une parenthèse dans leur quotidien dans le quartier.

    « Moi, je suis couturière et bénévole au Secours populaire depuis 10 ans », déclare avec fierté Afaf qui a elle-même été accompagnée. « J’aime bien aider les autres », ajoute-t-elle, bien en phase avec le principe du Secours qui veut que tout le monde devienne acteur de la solidarité. Et c’est ce qu’elle fait 3 jours, ou 4 jours par semaine. Aujourd’hui, elle accompagne deux de ses enfants à la sortie.

    Les vacances sont un droit

    « Cette journée, pour moi, ça représente plutôt une aventure. Et je me sens bien. Oui, je rencontre des gens sympas, c’est chaleureux, c’est même extraordinaire. C’est une chose qu’on ne peut pas manquer dans une vie », déclare avec enthousiasme Arthur, 13 ans.

    Au niveau du département, c’est une grosse Journée des oubliés des vacances (JOV) , avec quelque 380 inscrits, contre en moyenne 250 il y a encore quelques années, précise Olivier Masini. « Ça en dit long sur les attentes et la situation socio-économique », analyse le secrétaire départemental de la fédération varoise de l’association humanitaire.

    En tout, plus de 7 bus, venus de tout le département vont converger vers le parc aquatique.

    « Après le 15 août, un gamin qui n’est pas parti en vacances, ne partira plus avant la rentrée, et donc cette journée, elle est véritablement pour eux », rappelle le responsable du SPF en expliquant pourquoi l’initiative est programmée chaque année à la même période.

    Et de poursuivre : « On voit bien aujourd’hui, c’est ce que montrait le sondage Ipsos- Secours populaire du mois de mai réalisé dans le cadre des 90 ans des congés payés, qu’un quart des Français prévoyait de ne pas partir en vacances. Un pourcentage au final que l’on va malheureusement constater à la hausse à cause notamment de l’augmentation des prix des carburants ».

    Et encore c’est sans commune mesure avec la réalité des publics accueillis par le Secours populaire qui considèrent les vacances comme un luxe. Comme 39% des personnes interrogées dans l’enquête, s’alarme Olivier Masini. D’autant qu’ils sont 67% à dire que c’est une chance et non un droit.

    « Ça montre qu’on est en train de perdre du terrain là-dessus. Parce qu’on se bat depuis toujours pour dire que les vacances sont un droit », déplore-t-il, en rappelant qu’à la sortie de la guerre, la première action du Secours populaire a été d’amener les enfants de victimes du nazisme en vacances.

    Après la photo de groupe, les minots sont maintenant prêts à embarquer.

    « C’est important pour eux de pouvoir sortir des tracasseries du quotidien, de leurs problèmes », conclut le secrétaire départemental en les voyant grimper avec le sourire.

  • Quand Toulon inspire d’autres collectivités

    Quand Toulon inspire d’autres collectivités

    Une réalisation qui s’inscrit dans la stratégie globale d’adapter progressivement le patrimoine scolaire aux évolutions climatiques. Une fierté pour les élus toulonnais d’avoir pu échanger et faire découvrir cette solution, qui s’inscrit pleinement dans les réponses aux enjeux des défis de demain.

  • Gare à l’air vicié à l’intérieur des voitures

    Gare à l’air vicié à l’intérieur des voitures

    « Lorsque l’on est en voiture, on est soumis à la fois à la pollution extérieure de l’air mais aussi à l’augmentation du taux de gaz carbonique qui est exhalé par les occupants », explique le président de l’association varoise ACTEnergies* Michel Pierre. L’ingénieur chimiste a fait les mesures à l’aide de l’appareil modulaire d’AtmoSud et les concentrations révélées sont sans appel. Ainsi avec la position mal nommée « recyclage d’air » actionnée, 2 personnes à bord du véhicule suffisent pour atteindre en 8 minutes seulement 2 000 ppm (parties par million) alors que le seuil d’alerte dans une salle de classe est fixé à 800. « Et il faut savoir qu’au-dessus de 2 000, cela peut provoquer des maux de tête, une baisse des performances cognitives et de la somnolence », met en garde le scientifique. Avec tous les risques que cela peut engendrer sur la route notamment en ce moment avec le ballet des vacanciers qui passent plusieurs heures au volant. L’association indique qu’elle va prendre contact avec les stations de radio autoroute pour faire passer le message de prévention.

    Plus mortifère que

    la pollution aux particules

    « C’est un petit empoisonnement », insiste Philippe Chesneau pour Toulon Var Déplacements, une des associations adhérentes d’ACTEnergies. Un phénomène qui s’amplifie encore en période de grosses chaleurs, ajoute-t-il, où l’on retarde le moment d’ouvrir les vitres et de faire entrer l’air brûlant dans l’habitacle. Et de poursuivre : « Les automobilistes ne sont pas forcément conscients de cette problématique-là ».

    Pour mémoire la fonction recyclage d’air, qui s’enclenche automatiquement sur certains véhicules récents, est destinée à protéger les passagers de la pollution aux particules fines provenant de l’extérieur. Le problème c’est que le circuit fonctionne alors en vase clos. Et que le confinement peut s’avérer plus toxique encore. Il faut donc l’utiliser sur une période de courte durée lorsque cela est vraiment nécessaire, par exemple lors de la traversée d’un tunnel. Pour l’ingénieur chimiste, l’arbitrage doit se faire en faveur du maintien du taux de dioxyde d’azote à des valeurs acceptables. D’autant que seules les grosses particules sont filtrées. Pas les plus dangereuses pour l’organisme qui sont inférieures à 6 microns. Michel Pierre conclut : « Il faut être conscient que la fonction recyclage d’air en voiture, qui est souvent activée pour améliorer l’efficacité de la climatisation, augmente le risque d’accident ». Le message d’alerte vise donc à sensibiliser conducteurs et passagers de l’effet du gaz carbonique (CO2) invisible mais qui peut avoir des effets délétères sur l’attention au volant.

    *60 Rue Pablo Picasso, 83 500, La Seyne-sur-Mer. Tel : 06.70.21.80.10