Tag: Toulon

  • Toulon renverse Glasgow et poursuit son rêve européen

    Toulon renverse Glasgow et poursuit son rêve européen

    Capables du moindre exploit, même quand leur saison en Top 14 est plus qu’insuffisante. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont héroïquement qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup, après avoir battu les Écossais des Glasgow Warriors (19-22), samedi, dans leur antre. « On est très, très heureux. On savait que ça allait être un match très costaud et difficile. On les avait battus la saison dernière dans un autre contexte », rappelle Pierre Mignoni, le manager varois, fier de ses joueurs. « On a beaucoup souffert ces dernières semaines. La semaine dernière on a retrouvé notre équipe. Il y a beaucoup de gens qui ne croient pas en nous, mais ce qui est important c’est de croire en nous, croire en chacun, à notre solidarité. On a retrouvé notre groupe, ça fait plaisir », poursuit-il, conscient que la saison en cours est loin d’être une partie de plaisir, surtout en championnat, compte tenu des nombreux blessés de longue durée auxquels il a dû faire face ces derniers mois. « C’est énorme parce qu’on arrive de très loin, on s’est battus comme des diables », lance Baptiste Serin, l’un des grands revenants du groupe toulonnais. « Maintenant, il faut qu’on garde la tête froide. Il y a deux semaines, on était les plus grosses pipes du championnat et maintenant on va vouloir nous encenser. On va continuer à travailler et rester humbles. Il y a des choses à travailler mais ce qui est énorme c’est la solidarité. On était dans une phase compliquée et la victoire de la semaine dernière nous a remis sur le bon chemin. On est contents, on fait mieux que l’année dernière donc c’est très positif mais le chemin est encore long », souligne le demi-de-mêlée âgé de 31 ans.

    Exploits personnels

    Grâce à une défense de fer et des offensives rondement menées, avec des exploits personnels à l’instar des essais de Gaël Dréan (14e, 37e), Jean-Baptiste Gros (29e) et Ignacio Brex (60e). « On a fait une bonne entame de match même si on a été très indisciplinés en première mi-temps, moi le premier », reconnaît Charles Ollivon. « Ensuite on a réussi à prendre la mesure de ce match et de l’adversaire. On y a cru à 200%. En jouant avec la possession on a su scorer, c’est ce qui nous a réussi aujourd’hui, on a tenu le ballon. La qualification, c’est super franchement c’est que du plaisir et ça récompense à la fois nos efforts et les moments difficiles qu’on a eus dans la saison », ajoute l’international français. Les Rouge et Noir disputeront leur demi-finale sur la pelouse des Irlandais du Leinster, le week-end du 1er mai.

  • Toulon maintient à nouveau ses taux d’imposition comme en 2001

    Toulon maintient à nouveau ses taux d’imposition comme en 2001

    Malgré un ordre du jour peu fourni, les échanges ont donné à voir une nouvelle majorité droite dans ses bottes pour poursuivre le cap face à une extrême droite revancharde et pinailleuse, derrière les sourires, reprochant le moindre denier accordé aux classes populaires et faisant de l’allègement fiscal son principal cheval de bataille. Rien de nouveau sous le soleil, hélas. C’est à ce moment-là que l’absence de la gauche dans cette nouvelle assemblée est la plus douloureuse.

    Après les différents votes afin de désigner les représentants de la ville dans les différents conseils d’administration et de surveillance, le premier adjoint Julien Orlandini a pris la parole pour proposer de reconduire à l’identique les taux d’imposition pour l’année 2026.

    Le RN proprement corrigé

    L’occasion de préciser donc que pour la 26e année, il n’y aura pas d’augmentation des taux des impôts directs, à l’exception des bases qui évoluent, elles, selon l’indice des prix à la consommation de 0,80%. Ainsi avec un taux appliqué aux fonciers bâtis de 39,9% « Toulon se positionne au 7e rang des taux les plus bas parmi les 22 villes-centres de métropoles ». Un taux qui demeure également inférieur à la moyenne de la strate qui est 41,51%.

    Prévisible, le conseiller d’opposition RN Amaury Navarranne est donc monté aux créneaux pour dénoncer « l’augmentation prise dans la poche des propriétaires toulonnais » par le biais de la hausse mécanique des bases, qu’il estime à 1,7 million d’euros au total, et 44 euros par contribuable concerné.

    Un calcul au doigt mouillé très vite rectifié par le premier adjoint qui fait état, lui, de 1 million d’euros de recettes supplémentaires seulement pour compenser l’ inflation. La maire sans étiquette de Toulon, et ancienne prof de maths, Josée Massi poursuit la correction en précisant que cela correspondait non pas à 44 mais 25 euros par propriétaire. L’élève Navarranne renvoyé à ses calculs.

    Pour l’extrême droite la seule solution aurait été non pas de maintenir les taux mais de les baisser, en faisant fi de la santé financière de la commune, de ses capacités d’investissement et d’accompagnement du tissu associatif auquel il n’a que très peu d’égard (lire ci-dessous) surtout si cela concerne les quartiers populaires.

    « Vous avez bien fait aussi de signaler que le contexte international incitait aussi à la prudence sur les finances de la collectivité », a ajouté Julien Orlandini.

    La députée Laure Lavalette aurait pu expliquer aussi à son collègue Navarranne que le Rassemblement national, leur propre parti, a obtenu le 14 janvier l’adoption à l’Assemblée nationale d’un amendement réduisant de 4,9 milliards d’euros la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée aux collectivités territoriales. C’est le genre de chose qu’il faut avoir en mémoire lorsqu’on prétend défendre Toulon et les Toulonnais. C’est certainement ce que lui aurait rappelé l’ancien conseiller municipal d’opposition de Toulon en Commun André de Ubeda (PCF) pour parfaire l’analyse politique.

  • Cap au Nord pour Toulon

    Cap au Nord pour Toulon

    Le cap fatidique des quarts de finale. C’est à ce stade de la compétition que les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais avaient été sortis de Champions Cup, la saison passée, au terme d’une pénalité inscrite au dernier moment par le célèbre arrière toulousain Thomas Ramos. Un an plus tard, quasiment jour pour jour, les Varois ont parcouru le même chemin. Mais au lieu de recevoir un voisin à Mayol, ils se rendent à Glasgow, ce samedi, avec l’espoir de se qualifier pour le dernier carré de la plus prestigieuse compétition européenne. « On va en quelque sorte affronter l’Écosse », lance le manager du RCT, Pierre Mignoni, conscient que la grande majorité du XV des Warriors est composée d’internationaux du Chardon. Il s’inspire d’ailleurs de leur dernière confrontation face à l’équipe de France, le 7 mars, lors du Tournoi des Six Nations. « Ça va être un peu le même style de match. Les conditions seront forcément différentes, mais c’est une équipe favorite qui ressemble à son équipe nationale, actuellement première en Rugby Championship avec la meilleure attaque d’Europe », estime le technicien toulonnais.

    Jouer sans regrets

    En se qualifiant pour les quarts de finale, les Rouge et Noir ont atteint l’objectif fixé par le président Lemaitre en début de saison. « Je suis content d’y être parvenu, surtout quand on voit à quel point cette saison a été difficile pour nous », lâche Mignoni, jamais épargné par les longues blessures de ses protégés tout au long d’un lourd calendrier. « Il faut jouer avec un peu plus de légèreté, tout en apportant de l’énergie et de la détermination. Parce que si tu gagnes, tu fais une demi-finale », rappelle le manager de 49 ans, qui ne veut surtout pas connaître les mêmes regrets qu’il a connus à la suite de la défaite, l’année passée, face au Stade Toulousain. Et pour cela, il compte sur une stratégie « claire et comprise de tous ». Absent des 23 convoqués la semaine dernière face aux Sud-Africains des Stormers, Melvyn Jaminet sera un élément clé de la tactique varoise au poste d’arrière. Les retours tant attendus d’Esteban Abadie et Baptiste Serin vont également être déterminants pour que Toulon puisse repartir avec un succès inespéré. En cas de succès des Rouge et Noir, ces derniers disputeront leur demi-finale (le week-end du 1er mai) soit à Bordeaux, soit au Leinster, en fonction du résultat du club irlandais face aux Anglais de Sale.

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • Le service de psychiatrie de La Seyne-sur-Mer demande des renforts

    Le service de psychiatrie de La Seyne-sur-Mer demande des renforts

    Un poste sur quatre vacant dans 40% des hôpitaux publics, un patient sur deux soumis à des délais d’attente trop longs, et des demandes qui, en parallèle, augmentent (32% pour la pathologie, 25% pour les addictions) : la situation dans les services de psychiatrie se dégrade et les moyens n’augmentent pas, selon des chiffres de la Fédération hospitalière de France datés de 2024. Celle du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne (CHITS) en est un exemple concret. Avec trois psychiatres sur le départ (mutation, retraite…), l’inquiétude grandit au sein du service qui ne compte à l’heure actuelle que quatre, deux stagiaires et un médecin généraliste pour trois unités d’hospitalisation (dont une sous contrainte) et sept unités ambulatoires.

    En 2025, le service, basé à l’hôpital George-Sand de la Seyne, revendique 16 000 journées d’hospitalisation, un taux d’occupation de 90%, 1 100 patients suivis en extra hospitalier dont 349 à domicile, pour près de 5 000 consultations. Et si aucun recrutement n’était effectué, cela mettrait « en péril la prise en charge » ainsi que « la continuité et la sécurité des soins » dénonce l’intersyndicale CGT – CFDT – SUD.

    Aucune mesure annoncée par la direction

    « Malgré plusieurs réunions avec la Direction aucune mesure concrète n’est annoncée », dénonce cette dernière. Une situation qui « laisse planer un doute inquiétant sur l’avenir de ces services », d’autant plus « incompréhensible » que « le gouvernement déclare pour une deuxième année la santé mentale comme Grande Cause Nationale. » L’intersyndicale demande ainsi « des recrutements en urgence » pour que « l’établissement devienne une référence, un lieu où les psychiatres ont envie de venir et rester. »

    Le service a reçu le soutien de patients, regroupés au sein du collectif « Patients en Danger », et qui se sont mobilisés mardi devant l’établissement. Mais aussi celui du groupe d’opposition municipale « Alternative progressiste », pour qui « la psychiatrie publique ne peut être la variable d’ajustement des politiques hospitalières. Défendre ce service, c’est défendre une conception humaine, solidaire et ambitieuse de la santé. »

  • La CGT de Toulon et son secrétaire menacés de mort

    La CGT de Toulon et son secrétaire menacés de mort

    « Une situation d’une gravité exceptionnelle, un nouveau cap qui vient d’être franchi. » C’est en ces termes que l’Union Départementale CGT du Var qualifie les menaces de mort dont ont été victimes l’UL CGT de Toulon et son secrétaire général, Patrice Moulun. Des appels « à la guillotine » de la CGT et de son représentant, « d’une violence inouïe », affichées sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, mercredi dernier, près du pont de la Gare.

    Ces faits s’inscrivent « dans un climat délétère où la parole haineuse se libère et où certains pensent pouvoir intimider celles et ceux qui défendent les droits des travailleurs, dans un contexte marqué par une progression inquiétante des idées d’extrême droite dans le département, que nous combattons sans relâche à travers nos tracts et nos mobilisations, en lien avec les orientations portées par la CGT au niveau national », décrit l’Union Départementale. « C’est certainement en lien avec nos prises de position entre les deux tours des élections municipales. La concomitance des temps est étrange », appuie Richard Roméo-Giberti, secrétaire départemental CGT 83.

    Le syndicat ajoute qu’il ne « tolérera jamais qu’un camarade et que l’organisation soient menacés pour son engagement syndical. S’attaquer à un militant CGT, c’est s’attaquer à l’ensemble de l’organisation, à ses valeurs de solidarité, de justice sociale et de démocratie. »

    Deux plaintes pour menaces de mort

    « Cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas reçu de telles menaces », affirme Richard Roméo-Giberti, qui dit ne pas avoir de soupçons précis quant à leur provenance. En conséquence, deux plaintes ont été déposées par le secrétaire général de l’UL CGT Toulon, et par la CGT, pour « menaces de mort ». Toutefois, cette dernière n’a pas l’intention de se laisser intimider, « bien au contraire. Nous continuerons à porter la voix des salariés, à dénoncer les politiques antisociales et à combattre sans concession les idéologies de haine, de division et de repli », en réaffirmant la « responsabilité des forces démocratiques, syndicales et associatives de se lever contre la banalisation de l’extrême droite et de défendre les libertés fondamentales. La CGT appelle à la solidarité la plus large et réaffirme sa détermination à poursuivre le combat pour l’émancipation des travailleurs. »

    D’autres actions pourraient être entreprises par l’Union départementale CGT, indique Richard Roméo-Giberti, qui précise que l’organisation réfléchit actuellement à un plan global de riposte.

  • David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    Dix-sept courses ballon en main, 100% de réussite au plaquage et une présence physique qui a épuisé la défense adverse. Le deuxième ligne international anglais, David Ribbans (30 ans), était l’homme de la situation, samedi au stade Mayol, au moment d’affronter son club formateur des Stormers du Cap, en Afrique du Sud. « C’est le leader de notre équipe, notre capitaine avec Charles Ollivon. Il a été énorme aujourd’hui. Que ce soit sur toutes les tâches obscures ou quand il a porté le ballon, on a eu un très grand David », a lancé le centre varois, Antoine Frisch. « C’est un joueur exemplaire. Il a emmené l’équipe. Son match d’aujourd’hui est probablement l’un de ses meilleurs depuis longtemps », a surenchéri le jeune deuxième ligne anglais, Junion Kpoku, conscient que Ribbans était moins performant ces dernières semaines, à l’image des performances de l’équipe toulonnaise.

    « David, ce n’a jamais été faute de vouloir. Il a eu des pépins, qui ne lui ont pas toujours permis de faire de belles performances. Maintenant, après les examens, il est rassuré. C’était important pour lui, et pour l’équipe », a confié Pierre Mignoni, le manager du RCT, persuadé que son capitaine tire l’ensemble du groupe vers le haut.

    « C’est une chance de l’avoir. Il fait avancer l’équipe, montre l’exemple. Il laisse tout sur le terrain pour le collectif. C’est un vrai leader, qui ne parle pas beaucoup », a souligné le deuxième ligne Corentin Mézou, qui prend énormément exemple sur son partenaire de jeu, dans un effectif où le grand blond compte déjà plus de 1 250 minutes de temps de jeu cette saison.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.