Tag: Toulon

  • Piste cyclable à Toulon : qui cherche à faire dérailler l’intérêt général?

    Piste cyclable à Toulon : qui cherche à faire dérailler l’intérêt général?

    « Après plus de vingt ans, nous avons enfin obtenu ce que nous réclamions : une traversée cyclable sécurisée du centre-ville sur l’avenue de la République », explique très enthousiaste le président de Toulon Var Déplacement (TVD) Daan Wynen, en notant que « Toulon vit actuellement un moment particulier et positif ». Un avis partagé par l’ensemble du monde associatif qui milite pour une diminution de la part de l’automobile dans la ville, donc de la pollution et des embouteillages.

    Une immense satisfaction quelque peu ternie par ce qui ressemble à une véritable campagne de dénigrement visant à faire capoter le projet en phase de test cet été. À voir le nombre de commentaires sur les réseaux sociaux on peut en effet s’interroger sur qui est à la manœuvre pour attiser les mécontentements et jouer la carte de la division. Pour les observateurs éclairés, il va sans dire que l’attaque semble être menée en sous-marin par l’opposition municipale RN.

    Éperdument climatosceptique, l’extrême droite n’a en effet que mépris pour la transition écologique comme le démontrent ses élus dans leurs interventions en séances publiques. Ainsi la création de cette voie réservée très attendue a largement été décriée prétextant que ce n’était pas le bon endroit, pas le bon moment. Bref, que le mieux était de tout laisser en l’état. C’est-à-dire sans véritable solution.

    Pour le président de TVD, les réactions des internautes sont complètement « déconnectées de la réalité et souvent inacceptables dans leur tonalité ».

    Stop au vélo bashing

    Parmi ces milliers de commentaires, poursuit-il, se retrouvent mêlés mauvaise foi, hostilité pure et simple envers les cyclistes, mensonges et idées reçues. Mais aucun des arguments ne résiste à un examen approfondi, souligne le représentant associatif qui reste persuadé que c’est en créant les conditions du changement qu’il peut advenir. Ainsi, permettre une pratique sécurisée du vélo en milieu urbain permet non seulement de répondre aux droits des usagers actuels, mais aussi d’attirer de nouveaux adeptes de ce mode de déplacement vertueux, bon pour la planète, la santé et l’intérêt général.

    D’autant que c’est aussi une façon de lutter contre les embouteillages avec un meilleur report modal.

    Qu’en est-il justement des bouchons déplorés sur l’avenue de la République ? La circulation devient en effet difficile aux heures d’embarquement des ferries. Mais il faut avoir la mémoire courte pour ne pas se souvenir qu’il en était de même l’été dernier, comme les précédents. Compliqué donc d’en rendre responsable la perte d’une voie de circulation au profit d’une piste cyclable bidirectionnelle.

    Tout cela pour souligner le courage politique de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Courage qui a tant manqué à son prédécesseur Hubert Falco, abandonnant le projet tramway après l’avoir fait voter à l’unanimité par crainte d’être vilipendé.

  • [Grand entretien] Erik Truffaz : « Le flamenco, c’est une sorte de blues »

    [Grand entretien] Erik Truffaz : « Le flamenco, c’est une sorte de blues »

    Erik Truffaz : Je l’ai écouté pour la première fois lorsque j’étais adolescent. (l’album est sorti en 1960, année de naissance d’Erik Truffaz, Ndlr). Ce qui m’avait frappé, étonné et séduit, c’est que c’est la première fois que j’entendais une réunion entre la musique classique folklorique et le jazz. Et tout cela, avec le son de Miles Davis.

    Outre la beauté de la rencontre entre

    la musique folklorique espagnole et le jazz, est-ce que le principal mérite de cet album est qu’il plaise au-delà des amateurs du genre ?

    E.T. : Cet album, c’est des ponts entre

    les musiques, entre le classique et le jazz. Dans Sketches of Spain, le pont est créé par l’arrangeur, Gil Evans, et par l’interprétation de Miles Davis. Ils avaient d’ailleurs déjà travaillé avant sur un album du même style, Birth of the Cool.

    établir des ponts entre

    différents styles est-il une des caractéristiques du jazz selon vous ?

    E.T. : On peut le dire car c’est une musique qui est née d’un pont entre la polka, qui venait des blancs, et du blues, qui venait des noirs. Le jazz, c’est donc une musique hybride. Et au fil de son évolution, elle a pu ensuite se mélanger avec beaucoup d’autres musiques comme la musique cubaine, brésilienne et bien d’autres. Mais bon, après, si on regarde bien, Beethoven aussi. Quand il fait une symphonie, il peut par exemple reprendre des chants folkloriques.

    Et le « New Sketches of Spain » que vous présentez le 7 août à Toulon, il est né de votre rencontre avec le saxophoniste et chanteur flamenco Antonio Lizana ?

    E.T. : On s’est rencontré à Katmandou.

    Quand j’ai vu Antonio, j’ai adoré la façon dont il chantait et jouait du flamenco. J’adore faire des ponts entre les musiques, justement. Je l’ai déjà fait avec des musiques indiennes, avec un chanteur tunisien et certainement un chanteur égyptien dans mon prochain album. J’ai parlé à Antonio et je lui ai dit que je voulais qu’on travaille ensemble. Après, François Lacharme, qui dirige une salle à Paris, a dit : « si Truffaz rencontre Lisana, il devrait refaire Sketches of Spain ». Une formidable idée car on peut le refaire, mais pas comme Miles Davis. Mais plutôt dans une identité encore plus flamenco et plus espagnole.

    Une danseuse vous accompagne

    également sur scène…

    E.T. : Au début, ça me gênait un peu car je n’aime pas tellement quand on ajoute un élément esthétique à la musique, ça porte l’attention ailleurs. Mais dans ce cas, ça apporte énormément car cette danseuse est une percussionniste de fait. Quand elle danse, elle fait de sacrés rythmes avec les pieds, c’est ça le flamenco. Elle s’appelle Sarah Sanchez et c’est une sorte d’Elvin Jones du flamenco (parmi les batteurs de jazz les plus influents du XXe siècle).

    à l’origine, le flamenco est la plainte

    du peuple andalou. Qu’est-ce que ça symbolise à vos yeux ?

    E.T. : Je suis allé en 1986 à Grenade et j’avais adoré le quartier de l’Albaicin où les Gitans jouaient et chantaient le flamenco. Pour moi, le flamenco, c’est une sorte de blues. On y trouve même des accents blues.

    Le flamenco est une culture libre et

    indomptable. Rien d’étonnant à ce qu’il ait pu inspirer Miles Davis…

    E.T. : D’ailleurs, il n’y a pas que Miles Davis dans le jazz qui a été inspiré par le flamenco. Un disque fantastique de Charles Mingus, le premier que j’ai acheté, s’appelle Tijuana Moods, et il y a pas mal de flamenco.

    2026 marque le centenaire de la

    naissance de Miles Davis. En plus de son génie musical, est-ce que son côté politique vous a aussi séduit au moment de rencontrer son œuvre ? Il a fait partie des rares artistes à avoir refusé de jouer à Sun City pour montrer son opposition au régime d’Apartheid en Afrique du Sud. Du boycott culturel avant l’heure, non ?

    E.T. : Il fait partie d’un groupe de gens qui ont défendu des idées. Il est la continuité de la libération des noirs par rapport à l’emprise des blancs. Il a vécu le racisme aux États-Unis. De fait, il était secoué. Il était une star totale, mais il y a quand même des mecs qui lui ont cassé la gueule. Il existe un bouquin où on demande à des jazzmen de formuler un souhait. Il a répondu : « être blanc ». Ça m’interpelle car tout son art tient aussi d’où il provient. Miles Davis a exacerbé et mis en avant la fierté des noirs. Après, lui venait d’une famille riche, il n’a pas autant souffert que Billie Holiday par exemple. Mais bon, ce n’est pas un sujet qui me préoccupe plus que cela.

    Vous retenez uniquement sa musique ?

    E.T. : Ses idées politiques ne sont pas mises en avant tout au long de sa vie. Son fer de lance, c’est son parcours artistique. Je ne me compare pas du tout, mais moi, par exemple, mon fer de lance, ce n’est pas mes idées politiques, même si je participe à des soirées de soutien pour le peuple iranien ou que je suis engagé contre quelconque génocide.

    établir des ponts entre les cultures et musiques, c’est aussi un peu politique…

    E.T. : J’ai tendance à dire que mon identité politique passe au travers de mon identité artistique et des projets que je propose. C’est sûr que je ne suis pas un miroir du Front National en faisant deux albums avec un chanteur tunisien ou en collaborant avec le Cri du Caire, composé d’un Égyptien, d’un Allemand et d’un Anglais. De toute façon, le jazz est une musique plurielle, qui vient de peuples différents.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Végétalisation, nouvelles places de stationnement et pistes cyclables : à Toulon, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny se refait une beauté. Les travaux engagés par la métropole Toulon Provence Méditerranée et la Ville de Toulon ont débuté au mois de juin. Un chantier d’envergure, qui s’étend du boulevard Bazeilles jusqu’au stade Mayol. Objectif : transformer « cet axe très routier en un axe tourné vers les mobilités douces », explique la mairie sur son site internet. L’opération devrait coûter aux collectivités 7 millions d’euros.

    Pour conjuguer « déplacements et végétalisation », la métropole et la ville veulent planter une centaine d’arbres : jacarandas, ficus australiens ou savonniers, afin de créer des îlots de fraîcheur. Autre point clé de cette transformation, l’ancienne station-service, au niveau du rond-point Bonaparte, devrait disparaître, remplacée par un « espace partagé ». Au programme : des places de stationnement et un lieu arboré.

    Si de nombreux travaux sont nécessaires pour cela, Josée Massi, maire (DVD) de Toulon et présidente de la Métropole l’assure : « Notre volonté est que cette requalification entraîne le moins possible de perturbations sur la circulation ». Les travaux doivent en revanche permettre de délimiter les « zones réservées à la voiture de celles octroyées aux piétons », argumente la mairie.

    Vers les mobilités douces

    Passant de quatre à trois voies, « un abaissement naturel de la vitesse » devrait être constaté, selon Josée Massi, permettant « l’accueil d’autres modes de déplacement, à savoir les bus et les vélos », précise-t-elle.

    « Longtemps perçue comme un simple couloir de transit automobile entre le Mourillon et le port, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny accusait un déficit de continuité pour les piétons et les cyclistes », affirme la mairie, qui souhaite « s’attaquer à cette rupture ». Une fois la partie sud de l’avenue terminée, ce sera au tour de la partie nord d’être transformée, pour une fin des travaux prévus fin 2027.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards à La Rode, Toulon

    [C’est l’été] Les petits débrouillards à La Rode, Toulon

    Les Petits Débrouillards installent souvent leurs expériences au pied des immeubles, sur une place ou dans un parc. La rue devient un véritable laboratoire à ciel ouvert, où chacun peut s’arrêter, observer et participer.

    Cette présence au cœur des quartiers permet d’aller vers les habitants, y compris ceux qui ne fréquentent pas les structures culturelles ou éducatives. La science sort de ses murs et devient un bien commun, accessible à tous.

    Dans le quartier de La Rode à Toulon, Les Petits Débrouillards ont donc transformé le parc en laboratoire à ciel ouvert ! Cette semaine d’expériences sur l’alimentation a non seulement réuni tous les âges, mais a aussi favorisé la rencontre entre habitants et associations partenaires pour écouter les besoins du quartier et construire ensemble les prochaines animations. Ici, l’atelier était animé par Amélie.

  • [C’est l’été] Gracieux et gracile, le jazz trouve sa place à Toulon

    [C’est l’été] Gracieux et gracile, le jazz trouve sa place à Toulon

    Après son ouverture le 26 juillet avec la venue du Spanish Harlem Orchestra, le festival Jazz à Toulon poursuit sa route mélodieuse sur les « sonorités du monde. Une odyssée sonore où les frontières s’effacent au profit de l’émotion pure », indique-t-on du côté de la municipalité.

    Au total, une vingtaine de concerts, le prochain coïncidant avec la venue du quartet suisse Mohs, jeudi sur la place Bouzigues à 21h30. Mohs, comme le nom d’un géologue du XVIIIe siècle, connu pour avoir classé les minéraux selon leur dureté, à l’image des multiples textures sonores dont le groupe fait montre.

    Le lendemain, changement d’ambiance avec le concert d’Alfredo Rodriguez sur la place Raspail. Cette figure pianistique de la scène contemporaine cubaine aura l’occasion de présenter Take cover, album qui revisite des tubes tels que The pink panther ou Hotel California en mode afro-cubain.

    Sons en fusion

    Samedi 1er août, le public de la place de l’Équerre pourra quant à lui se régler au rythme de Solaxis. Porté par la saxophoniste Lisa Cat-Berro, un quintet de cuivres explorant « toutes les possibilités sonores » offertes par cet instrument. Autant de concerts qui « transforment Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert », résume la Ville, qui programmera également Fabiola Mendez, le lundi 3 août, place Martin-Bidouré. Une joueuse portoricaine de cuatro, cette petite guitare très répandue en Amérique latine, qui ne lésine pas sur la musique folk. Des sons en fusion, dont l’organiste new-yorkais Cory Henry et le trompettiste suisse Erik Truffaz se sont aussi fait l’apanage, eux qui se produiront respectivement les 6 et 7 août sur les plages du Mourillon.

  • Deux incendiaires présumés face aux juges à Toulon

    Deux incendiaires présumés face aux juges à Toulon

    Dans le premier dossier, les gendarmes de la communauté de brigades de Pierrefeu-du-Var ont placé en garde à vue, samedi, un mineur de 15 ans. L’adolescent est soupçonné d’être à l’origine de deux incendies déclenchés les 10 et 11 juillet, « près de son domicile dans la forêt de Valcros, à Cuers », indique Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, dans un communiqué. Au total, près de 600 m² de végétation avaient été détruits, nécessitant l’intervention de deux hélicoptères bombardiers d’eau.

    Selon les éléments communiqués par le parquet, le jeune homme a affirmé aux gendarmes avoir « provoqué accidentellement l’incendie du 10 juillet avec une cigarette mal éteinte, puis déclenché celui du 11 juillet en mettant le feu à des épines de pins à l’aide d’un briquet ». Doté « d’une personnalité fragile », il a été présenté à un juge des enfants le 27 juillet et sera jugé par le tribunal pour enfants de Toulon le 22 octobre prochain. D’ici là, il fera l’objet d’un suivi par la Protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire incluant une obligation de soins.

    La seconde affaire concerne un homme de 39 ans placé en garde à vue le 25 juillet à Ollioules. Selon le procureur, il venait de « mettre le feu à de la végétation située en bord de route, à proximité du supermarché Lidl d’Ollioules, d’où il venait d’être refoulé par un vigile en raison de son état d’ivresse ». Le parquet indique que le mis en cause a affirmé que cette mise à feu, avec son briquet, était « accidentelle », le briquet s’étant « bloqué » au moment où il allumait une cigarette. L’incendie, vite circonscrit par l’action des policiers et de deux camions de pompiers, n’avait provoqué qu’une « destruction de 40 m² de végétation et la dégradation d’un câble EDF ».

    Déjà condamné à trois reprises « pour des faits d’une autre nature et atteint d’aucune altération de son discernement selon le psychiatre qui l’a examiné », il sera jugé en comparution immédiate le 29 juillet du chef de destruction volontaire par incendie. Dans l’attente, le juge des libertés et de la détention l’a placé en détention provisoire.

  • [Week-end] Le Jazz s’invite à Toulon dès samedi

    [Week-end] Le Jazz s’invite à Toulon dès samedi

    Les grandes places du centre-ville et les quartiers s’animeront au rythme des performances de stars mondiales et de jeunes musiciens locaux en pleine ascension pour faire vibrer le public. Cette année, Jazz à Toulon vous donne à découvrir 20 groupes et artistes, 10 concerts nocturnes et 10 concerts OFF, qui sont des spectacles proposés à 19h, pour une 36e édition qui reste fidèle à l’ADN de l’événement.

    Ouvert à tous, le jazz qui descend dans la rue, au plus près des habitants et chaque soir les plus belles places de Toulon et de ses quartiers se transformeront en scènes à ciel ouvert. Le tout avec une programmation riche qui verra passer Alfredo Rodriguez, Fabiola mendez, Cory Henry ou encore Christiano Nascimento & WIM WELKER Group.

    Dimanche, le premier rendez-vous est donné sur la place de la Liberté dès 21h30 avec le Spanish Harlem Orchestra. Un collectif riche de ses trois Grammy Awards et composé de treize musiciens virtuoses qui s’est imposé comme l’ambassadeur le plus fidèle de la « salsa dura », une tradition née dans le quartier de Spanish Harlem à New York.

  • La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    Loi SRU : la Ville sur

    la bonne voie

    Dans le cadre du contrat de mixité sociale conclu entre Toulon et la préfecture (en attente de renouvellement pour 2026-2028), visant à mettre davantage de foncier bâti à disposition des bailleurs sociaux pour créer des logements, la mairie poursuit ses efforts. Le conseil municipal a voté (le RN s’est abstenu) une participation de la Ville d’un montant total de 650 000 euros dans la création de 49 nouveaux logements sociaux : 11 via l’office public Toulon Habitat, 28 via Var Habitat et 10 par l’établissement social d’habitat Unicil. « Nous sommes passés de 2,9 à 1,6 million d’euros de pénalités SRU, nous avons espoir de sortir de la carence d’ici la fin de l’année », a déclaré la maire (SE), Josée Massi.

    Convention logement pour les saisonniers

    Une nouvelle convention, couvrant la période 2026-2029, a été votée pour favoriser le logement des saisonniers. Elle prévoit la mise à disposition de 30 logements, en vertu du bilan de la précédente convention signée en 2021. Des discussions sont en cours avec le Crous pour y ajouter des logements étudiants vacants pendant l’été.

    Le projet de maison

    de santé débattu

    Le conseil a voté un mandat à la centrale d’achats Centralis, dans le cadre de l’installation d’un bâtiment modulaire pour la maison de santé prévue dans le quartier Claret. Le coût prévisionnel s’élève à 900 000 euros. Le RN, bien que favorable au projet, s’est abstenu, trouvant le projet « un peu faible par rapport à l’ambition », considérant par la voix d’Amaury Navarranne que « l’enveloppe [allait] être dépassée ». « Il s’agit d’un coût prévisionnel, a rappelé Josée Massi. Pour un bâtiment en dur, il faudrait des années : 18 mois pour un marché, plus le temps des travaux. On a choisi cette formule pour l’urgence. »

    Josée Massi défend

    son bilan sur les crèches

    Face aux soupçons du RN liés aux conditions d’attribution des places en crèche, Josée Massi en a rappelé les modalités (âge, date d’entrée, temps d’accueil, situation sociale, regroupement des fratries, quotas militaires…). Attaquée sur la destruction de la crèche Saint-Jacques en 2023, la maire a rappelé que les propositions formulées pour la sauver avaient été refusées par la direction et que, depuis, 173 nouvelles places avaient été, ou allaient être créées, et qu’il restait « des places disponibles dans toutes les crèches de la ville ».

    Le conseil a voté une demande de soutien de 1,786 million d’euros à la CAF pour la création de la crèche de la Barre.

  • Une convention entre Action Logement et l’État pour loger les futurs salariés de l’industrie de Défense

    Une convention entre Action Logement et l’État pour loger les futurs salariés de l’industrie de Défense

    Signée il y a deux semaines par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et la ministre de la Défense Catherine Vautrin, la feuille de route André Jubelin a vocation à mettre en place 35 mesures pour le développement de la filière de l’industrie de Défense, dans le cadre de l’augmentation de la loi de programmation militaire (36 milliards d’euros investis entre 2024 et 2030). Celle-ci prévoit, entre autres, le recrutement de 10 000 personnes à horizon 2030. De futurs salariés qu’il faudra loger, dans un département qui connaît une crise importante en la matière.

    Un quota de logements sociaux pour ces salariés

    C’est dans cette optique que le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, le préfet du Var Simon Babre, la maire de Toulon Josée Massi et Action Logement ont signé une convention, jeudi. Son principe : accorder, dans la Métropole toulonnaise, un quota de logements sociaux aux salariés recrutés par les entreprises de Défense (pris en partie sur le quota des salariés d’État, abaissé de 30 à 25 %, sans toucher aux 25 % dédiés aux publics prioritaires), ainsi qu’une priorité de candidature de cinq jours sur les logements sociaux et intermédiaires.

    Si les estimations de demandes ne sont pas fixées, le nombre de logements disponibles dans le parc social du territoire (4 700 attributions annuelles pour 45 000 demandes, soit plus de dix demandes par logement) est encore largement insuffisant. « La situation deviendrait encore plus critique si on laissait arriver 10 000 salariés sans avoir anticipé », justifie Vincent Jeanbrun, qui prévoit, pour satisfaire les besoins, « de produire du logement, de construire du neuf ou de réhabiliter, comme dans cette copropriété dégradée de plus de 250 logements que l’on a visités jeudi matin ». « On souhaite faire de l’habitat diffus. On a retravaillé le prochain contrat de mixité sociale, abonde Josée Massi. On a pris une délibération où chaque construction doit intégrer 30 % de logements d’intérêt général. On en a déjà produit 1 000 en trois ans. » Autrement dit, des logements sociaux et intermédiaires.

    Pour y accéder, les salariés devront toutefois remplir les conditions sociales d’attribution, alors que d’autres accompagnements (accès social à la propriété, logement privé classique) sont en réflexion.

  • Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Après une saison décevante en championnat, la direction du Rugby Club Toulonnais a choisi de remanier son staff sportif. Pierre Mignoni, omniprésent dans l’encadrement la saison dernière, prend désormais du recul en endossant le rôle de directeur du rugby. De son côté, Franck Azéma retrouve le banc toulonnais, qu’il avait déjà occupé pendant deux saisons, entre 2021 et 2023.

    Le technicien haut-savoyard de 55 ans sera épaulé par deux « nouveaux » visages. L’Anglais Alex Codling succède à Sergio Parisse au poste d’entraîneur des avants, tandis que Cédric Beal, responsable du centre de formation, intègre le staff en tant qu’intervenant sur la touche et le secteur du jeu d’avants.

    « Je suis très heureux de retrouver le groupe. C’est rassurant, car je connais des gens. Je sais où je mets les pieds », confie Franck Azéma. « Il y a aussi des nouveaux que je dois apprendre à connaître. Il y a de l’excitation. Je connaissais des gens du staff. Il y a un mélange intéressant. Et puis, vous savez, je n’avais que de bons souvenirs de Toulon. Avec Pierre (Mignoni), nous avions toujours gardé des contacts. Ce n’est pas des retrouvailles, car on s’appelait souvent pour parler de rugby et pour prendre des nouvelles de la famille. Maintenant, on retrouve le quotidien. Pour moi, je dois retrouver des repères dans ce rôle. Je dois aider le plus possible. Je dois retrouver ce projet. Depuis mon départ, il a continué de grandir, avec l’ensemble du club. Je suis vraiment là pour aider le club », poursuit celui qui a entamé des discussions avec l’équipe nationale des Fidji durant l’intersaison.

    Mais le projet présenté par le président Lemaître l’a visiblement convaincu. « Je veux que l’équipe fonctionne, être au service de l’équipe. Vous savez, ça fait quelques années que j’entraîne. Ce qui m’intéresse, ça reste le terrain, le collectif, l’état d’esprit. Oui, les rôles ont un peu changé, mais c’est aussi parce que le projet a grossi. Pierre a mené ça, et je n’ai aucun souci avec cela. Les standards ont aussi grimpé, avec un bâtiment de plus au Campus. C’est vraiment un outil formidable. Maintenant, avec l’exigence du Top 14, nous devons être alignés, au service de l’équipe. (…) La pression est partout, encore plus à Toulon. On veut vivre les moments de la fin de saison. Pour l’instant, il ne faut pas trop se projeter. Il y a un temps pour tout. On doit construire une nouvelle saison et partager les bonnes choses. Il y aura aussi des moments difficiles, et il faudra, alors, être costaud et compact », prévient le nouveau manager principal du RCT.

    Identité à faire évoluer

    « On veut essayer de poser des soucis à l’adversaire, le mettre sous pression avec et sans le ballon », explique Franck Azéma, reprenant les principes défendus par son adjoint Alex Codling. « Bien évidemment, il faut dominer l’engagement pour produire. Par rapport à l’effectif que l’on a, on doit avoir de l’alternance dans les formes de jeu avec pour but de toucher les espaces. C’est le rugby, c’est simple sur le papier, mais ce n’est pas le plus facile à proposer. Ça demande beaucoup plus de lecture. On va beaucoup insister sur la lecture de jeu et sur l’intensité que l’on va mettre. (…) Bien évidemment, on ne pourra pas être à contre-courant de l’ADN du club. Toulon, ça reste du rugby rugueux, de combat, avec du jeu d’avants. Maintenant : comment trouver l’équilibre et surprendre ? Il faut un mélange. On croit en ça, c’est même un passage obligé pour réussir. À Toulon, pour du jeu direct, on n’aura pas besoin de forcer le trait. Ça plaît, et il faut respecter ça et l’état d’esprit que l’on veut. Quand je parle d’état d’esprit, ça fait partie de comment se comporter à la maison et à l’extérieur », ajoute l’ancien entraîneur de Perpignan, encore « en colère » et frustré après cette aventure compliquée chez les Sang et Or. De quoi le rebooster pour cette nouvelle saison.