Laure Lavalette (RN) qui entend se présenter aux municipales à Toulon en mars vient de porter plainte contre un de nos confrères de Var Matin. Le journaliste a-t-il rappelé dans son article la position antiavortement d’antan de l’élue du parti à la flamme ? Non. A-t-il rappelé les propos racistes, antisémites et homophobes de son attaché de cabinet aujourd’hui licencié ? Non. A-t-il écrit qu’elle a dirigé, dans les années 1990 un groupuscule étudiant violent affilié au Front national, à Bordeaux ? Pas plus. C’est uniquement pour avoir précisé le nom de la commune où elle réside, et qui n’est pas Toulon – gênant quand on prêtant diriger cette ville – que Laure Lavalette a porté plainte. Cette révélation mettrait sa vie en danger ainsi que celle de sa famille. Le préfet est alerté. Le directeur des rédactions du groupe Nice-Matin, Denis Carreaux aussi. Il s’excuse et exige de ses équipes la modification de l’article. Un renoncement qui ne passe pas. Ce qui est certain en revanche c’est que cette atteinte au droit d’informer, typique de l’extrême droite, provoque une grande colère au sein la rédaction toulonnaise. La Société des journalistes du groupe apporte son entier soutien au collègue pris à partie. « Si sa convocation par un service d’enquête de police se confirmait, la SDJ manifestera concrètement sa présence à ses côtés jusque devant la PJ », prévient-elle. Et d conclure : « Nous ne devons pas fléchir. Non, le contenu de nos articles ne dépend pas d’influences extérieures. Nous ne devons pas donner raison à celles et ceux qui veulent restreindre la liberté de porter, dans la sphère publique, des informations d’intérêt général. » La Marseillaise apporte également tout son soutien à ce confrère.
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À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN
« Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.
Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.
Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.
« Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.
« Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.
Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).
« Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »
« La sécurité, c’est nous ! »La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.
Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.
« Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.
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Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon
Favoriser l’éloquence des jeunes grâce à l’écologie : c’est le principe de la Fédération l’Air et Moi, programme pédagogique créé en 2009 et qui se targue d’avoir sensibilisé plus d’un million d’enfants à la question de la qualité de l’air. « On est parti du constat qu’on respire 15 000 litres d’air par jour et que la pollution de l’air provoque 9 millions de décès par an », pointe Victor Hugo Espinosa, concepteur et pilote du projet.
Lundi, 90 élèves de terminale commerce, vente et STMG du lycée Marie-France de Toulon (qui avait déjà participé à AirLoquence en 2021) ont pu en bénéficier. à travers des échanges autour de l’éco-anxiété et de la qualité de l’air, encadrés par M. Espinosa, en s’appuyant notamment sur une exposition mobile, les élèves se sont entraînés à prendre la parole en public.
Pour ce faire, ce dernier utilise « l’humour. On décale les choses par le rire. Ça a permis à certains de réussir à parler en public. Tous seront confrontés à des stages, à l’emploi, et ça peut leur porter préjudice. Tout le monde a appris de petites choses ». Une méthode qui porte ses fruits, si bien « qu’elle est reprise par d’autres structures. Les ressources sont disponibles sur notre site et notre exposition sera affichée dans d’autres établissements », se félicite le porteur du projet.
Pourquoi lier éloquence et éco-anxiété ? « Car un jeune qui parle à d’autres aura plus d’impact qu’un adulte », affirme M. Espinosa. Mais aussi car le simple fait de parler soulage : « Avec le Covid, beaucoup de jeunes ont subi un choc. Il faut trouver un sens à sa vie et la transmission peut en être un. » En particulier à une époque dans laquelle l’enjeu climatique est clé : « On repart avec des idées sur ce qu’on peut faire au quotidien », avance Julie, une des élèves.
Une vidéo pour la COP 30Pour Aurore Arnal, professeure de SVT à l’origine de la venue du projet, « les exercices ouvrent les consciences. L’air n’est pas au programme, mais ça permet de faire le lien avec la préservation des énergies ». « C’est bien de sortir de la salle de classe, de ne pas rester sur un secteur et de faire comprendre l’interdépendance des personnes avec leur environnement », complète le proviseur, Yann Deniau.
Cette journée donnera lieu à une vidéo – complétée par une future intervention dans un lycée avignonnais – qui sera diffusée au pavillon Francophonie lors de la COP 30 au Brésil, en 2026. « Chaque année, je fais une vidéo lycée et une vidéo enfants. Il n’y a pas de COP sans action locale. Ce qu’on fait, c’est une petite bouteille à la mer », conclut Victor Hugo Espinosa.
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Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne
Apaiser les douleurs liées à la maladie et aux soins, une problématique importante pour les patients, qui peut être traitée par des moyens auxiliaires à la médecine classique. C’est ce que proposait, lundi, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la douleur, à travers 16 stands de découverte. « L’idée est de faire savoir aux patients que ça existe », explique Stéphanie Fassié, présidente du CLUD et médecin algologue, qui met à l’inverse en garde contre « les opioïdes, que les gens se font passer entre eux sans avis médical ». Par exemple, « le meopa, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote, qui s’inhale pour lutter contre la douleur liée aux soins, l’activité physique adaptée, neurostimulation, l’art-thérapie… ».
Parmi les aficionados de cette méthode, Catherine Gonget, patiente experte en art-thérapie, atteinte de migraines et de fibromyalgie, y voit « un moyen de stabiliser les émotions liées à la douleur, de les exprimer et identifier pour dialoguer avec son corps et se projeter de façon positive via ses propres supports artistiques (collages, dessins…). » De son côté, Thierry, atteint d’une tumeur au poumon, a découvert les vertus du fauteuil relaxant et de la réalité virtuelle. Le premier lui a permis « de réguler (sa) respiration, car celle-ci se calque sur le balancement du fauteuil. » La seconde « de s’évader dans un cadre apaisant, stimulant. » Deux expériences que le patient souhaite reproduire, notamment celle du fauteuil, qui lui sera ainsi proposée plusieurs fois par semaine.
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Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard
La lettre ouverte envoyée par la section du PCF de Toulon au député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble), vise à éclairer en retour les électeurs de gauche sur le positionnement politique de celui pour lequel ils se sont, comme un seul homme, massivement reportés, en 2024, afin de faire barrage à l’extrême droite et empêcher le RN de réaliser un carton plein dans le Var.
Les communistes proposent au parlementaire de s’exprimer sur les déclarations graves de sens du chef du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, entre les deux tours de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne opposant un candidat d’extrême droite à celui du Parti socialiste. Il appelait alors à ne donner « pas une voix pour la gauche ». Le candidat soutenu par le RN l’a emporté…
Le PCF dénonce donc un honteux front antirépublicain unissant LR et le parti à la flamme créé entre autres, par d’anciens Waffen SS. Le PCF demande donc au député élu, lui, grâce au front républicain, de se déterminer, étant donné qu’il soutient aux municipales le candidat LR Michel Bonnus, un proche de Retailleau.
La section communiste toulonnaise prévient que, s’il partage les positions du chef des Républicains, il « trahit la confiance des électeurs de gauche comme de droite ». Et dans le cas contraire, elle ajoute : « Nous nous demandons comment vous pouvez soutenir aux élections municipales un candidat qui est le délégué toulonnais du parti de M.Retailleau ? »
Des contradictions auxquelles le député ne sera pas le seul à devoir répondre.
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Premier zéro pointé pour les Toulonnais
Ce déplacement à Clermont, lors de la 6e journée de Top 14, figure parmi les matches à oublier pour les Rouge et Noir. Ces derniers, pourtant rodés sur ce début de saison après avoir pris 14 points sur les quatre premières rencontres du championnat, sont complètement passés à côté de leur match, samedi soir, et ont encaissé leur deuxième défaite de la saison (27-10). Mais c’est bien la première fois qu’ils repartent sans le moindre point, après l’obtention du bonus défensif à Bayonne (35-32, le 28 septembre). « Il faut déjà féliciter Clermont pour son match », souligne sportivement Pierre Mignoni, manager du RCT, conscient que ses hommes ont été bousculés en conquête lors du premier acte. Ils sont repartis au vestiaire en ayant subi trois essais et en accusant 24 points d’écart (27-3).
« Nous, on prend trop de cartons jaunes (trois), c’est compliqué quand vous jouez à 13. On n’entre pas dans une bonne dynamique dans ce match, ils nous attendaient devant et ils ont répondu présent. Ce n’est pas trop dans nos habitudes, on est vexés ce soir (samedi soir), mais c’est comme ça… Clermont a fait le job, il n’y a rien à dire », poursuit-il, persuadé que ce revers agit comme « un coup d’arrêt, une remise à l’heure, une remise en question ».
Ses protégés sont ainsi retombés à la dixième place au classement, mais ont toujours un match en retard à jouer suite à l’annulation de la rencontre entre le RCT et le Stade Rochelais. « Ce n’est pas la fin du monde mais il va vite falloir repartir de l’avant car des défaites à zéro point, on n’aime pas trop ça. Les rotations, ce n’est pas une excuse. L’indiscipline et les fautes de main nous ont empêchés d’avoir le momentum, surtout qu’ils ont une grosse conquête. Encore une fois, bravo aux Clermontois », ajoute le technicien varois. Il espère retrouver le chemin de la victoire dimanche, à domicile (21h05), avec la réception du Racing 92.
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Un repas partagé pour soutenir le monde associatif
Depuis quelques années, les associations sont malmenées et subissent une baisse régulière des subventions, alors qu’elles sont appelées à pallier toujours plus les défaillances de l’État », lance Roland Biache, le président de la section Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’homme, adhérente du Mouvement associatif qui est à l’appel de cette journée d’action nationale. à Toulon, c’est sur la place d’Armes, dès midi, que le rassemblement revendicatif prendra forme avec au programme un pique-nique partagé.
« Le statut du bénévolat avance vraiment pas à pas et n’est vraiment pas à la mesure de l’engagement demandé aux gens », reprend le défenseur des droits humains. Pourtant, rappelle-t-il, les associations occupent une place centrale dans la société. Et de poursuivre : « Elles facilitent l’accès aux soins, à l’éducation, au sport, à la culture et aux droits, soutiennent la lutte contre la précarité et l’isolement, encouragent le départ en vacances pour le plus grand nombre et défendent l’environnement. »
Autant dire qu’elles se retrouvent au premier plan pour faire face à l’urgence sociale. Le sous-investissement chronique dont elles pâtissent et qui risque de conduire certaines à la disparition n’est donc pas sans conséquence pour la cohésion sociale. Et va affecter encore plus durement les publics précaires.
Sans compter, s’indigne Roland Biache, les entraves à la liberté associative introduites par une lecture parfois un peu trop zélée, par l’administration ou les politiques, de la loi Darmanin sur les principes et valeurs de la laïcité. Ou encore les retours de bâton d’élus vindicatifs ayant été épinglées par l’une d’elles. « Ça peut se traduire par des suppressions de subventions, ou par des refus d’accès à des salles municipales », insiste le président de la LDH de Toulon-La Seyne. Autant de raisons de rejoindre et soutenir les bénévoles, ce samedi, sur la place d’Armes.
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« La droite trahit ses électeurs et le gaullisme »
Pendant que nous rassemblons la gauche et tous les humanistes, la droite toulonnaise se déchire », commence le conseiller municipal André De Ubeda (PCF), en pointant le soutien d’Hubert Falco, condamné pour détournement de fonds publics, au candidat LR, Michel Bonnus. Mais aussi l’accueil par ce dernier, sur sa liste, d’une grande partie de la majorité actuelle. Il ajoute : « Voter Bonnus, c’est voter Falco. C’est ce qu’ils ont dit. Moi, je rajoute, voter Bonnus, c’est voter Retailleau, voter Macron, et c’est voter pour la politique qui a mis la France dans cet état. »
Selon l’élu d’opposition, « les deux hommes se sont mal comportés avec Josée Massi [maire sortante sans étiquette de Toulon, Ndlr.]. La traiter de cette manière montre le peu de morale qu’il y a à droite. » Il constate aussi « le virage à droite » de l’ancien patron du Département du Var, qui avait justement quitté LR pour son positionnement trop proche de l’extrême droite, et qui soutient aujourd’hui un candidat investi par Les Républicains, « dont le premier geste a été d’inviter Bruno Retailleau ».
Les discussions avec LFI vont continuerConcernant justement le très droitier secrétaire général des Républicains, il en profite pour rappeler son appel à voter contre la gauche dans un duel opposant un candidat socialiste à l’extrême droite au second tour d’une législative partielle, dans le Tarn-et-Garonne. Il poursuit : « Nous mesurons ce que ça veut dire pour la France et ici à Toulon. Le rempart contre le RN que soi-disant représentait Falco n’existe plus, puisqu’il soutient un des admirateurs de Retailleau. Et que dans le Var, des maires LR font des accords avec le Rassemblement national, comme c’est le cas à Saint-Raphaël. »
Le conseiller municipal de Toulon en Commun conclut, cinglant, à propos des élus qui ont suivi Michel Bonnus et Hubert Falco : « Ils ont tout trahi, les électeurs qui ne veulent pas du RN, la morale et le gaullisme. »
Sur les relations entre Toulon en commun et la France insoumise, le syndicaliste Didier Quattropani a rendu compte de la dernière réunion avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Il a demandé si l’Assemblée populaire donnait mandat aux représentants de TEC de poursuivre les discussions. Ce sera chose faite, même si des réticences ont été exprimées, compte tenu des exigences de LFI. Parmi les plus surprenantes, celle de limiter à 20 maximum les personnes non encartées sur la liste.
Toulon en Commun a précisé ses deux lignes rouges. Premièrement qu’il ne peut y avoir de partenariat entre TEC et LFI, mais bien une intégration individuelle à Toulon en Commun de tous ceux qui acceptent de signer la charte, comme tous les adhérents des autres forces politiques. Et qu’il n’est pas question que soit remise en cause la tête de liste, Magali Brunel (PS), désignée de manière unanime par l’Assemblée populaire souveraine. « Nous avons été clairs sur la volonté réelle de gagner cette élection municipale à Toulon en précisant que seule une liste gauche unique pourrait y arriver », a conclu Didier Quattropani.
Diplomate, Magali Brunel a dit comprendre les interrogations des participants, tout en rappelant que ce n’est pas la première fois que TEC est confronté à ce type de problématiques depuis 2010 : « Nous savons que c’est possible d’arriver quand même à cheminer avec des partenaires, même s’ils sont parfois très éloignés de nous. Même si l’expérience nous rend un peu circonspects, on ne peut pas s’afficher comme une liste d’union de la gauche et des progressistes si on n’a pas un discours d’union total. Nous avons suffisamment de cohésion interne pour accepter des différences si elles se jouent en toute sincérité. » La balle est dans le camp des insoumis.
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#DisMoiPourquoi : Qui a été le tout premier scientifique ?
Cette question demande qu’on définisse ce qu’est un ou une scientifique, avant de pouvoir répondre. Si c’est quelqu’un qui se pose des questions sur le monde, puis fait des expériences ou des hypothèses pour essayer de trouver des réponses, alors le premier scientifique était sans doute parmi les tout premiers humains. Mais tu voulais peut-être savoir qui est le premier à s’être appelé “scientifique” ; et là, c’est une autre question philosophique, qui touche à la mémoire et à la dénomination. À partir de l’Antiquité, après l’invention de l’écriture, on a gardé une trace des noms et des actions humaines ; il y avait alors des “savants”. Le mot “science” existe depuis longtemps comme synonyme de “savoir”. Toutefois, le terme “scientifique” n’est apparu que récemment, depuis 150 ans, pour désigner les personnes qui se consacrent à la recherche et à l’invention avec une méthode et dans une discipline précises : chimie, biologie, économie, géographie… »
Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU
au centre Gilles-Gaston-Grange

