Tag: Toulon

  • Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Face à une montée impétueuse du Rassemblement national, qui risque de s’emparer des plus grandes villes de notre département, il y a urgence à s’unir à gauche pour offrir une alternative à ce parti d’extrême droite, mais aussi à une droite qui est en perte de vitesse et accrochée par un certain nombre de procès et de condamnations pour des prises illégales d’intérêt notamment. » Pour Laurent Gilbert (L’Après), comme pour tous les membres des forces politiques rassemblées (Génération.s, Les Écologistes, L’Après et Le Var Debout), ce lundi matin sur le port de Toulon, pas question de se satisfaire du statu quo.

    Faire front contre l’extrême droite

    Tous dénoncent « les intérêts partisans qui s’imposent, notamment à Toulon et La Seyne ». Avec « des listes concurrentes montées au détriment du peuple de gauche ». Une situation qui risque, il est vrai, d’en démobiliser certains, avec les risques évoqués plus haut. Ils appellent donc à un ressaisissement collectif, en pointant les exemples réussis d’union, comme à Fréjus et Draguignan, où le rassemblement va du PS jusqu’à LFI.

    « C’est que nous avons réussi à faire au Pradet également », intervient Chantal Moutet (Les écologistes), qui met en garde sur la future composition du conseil métropolitain : « Quand on voit la porosité entre la droite actuelle et l’extrême droite, on ne peut pas imaginer leur abandonner l’hémicycle. » Elle insiste sur la nécessité absolue de renforcer la présence d’élus de gauche.

    « Si nous retrouvons nos quatre mouvements ensemble, dans cette initiative, c’est aussi le résultat du lancement au niveau national du Front populaire pour 2027 », explique Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes). Pour le responsable politique, l’un des enjeux majeurs de ces municipales est aussi de créer un rapport de force pour les prochaines échéances électorales, dont la présidentielle. Et de prévenir : « S’il n’y a pas une candidature unique à gauche, c’est la porte ouverte au RN. »

    Daniel Bombert (Le Var Debout) veut mettre en avant que, pour autant, la gauche est loin d’être éparpillée, même si certains ont décidé de faire cavalier seul (principalement les partisans de Jean-Luc Mélenchon), comme en témoigne le travail effectué par Toulon en Commun dans la ville préfecture. « Le machisme et les arrangements népotiques ne sont pas une fatalité dans le Var, et c’est un axe de travail qu’on est les seuls à vraiment pouvoir bien développer », ajoute-t-il. « Je pense que c’est de notre responsabilité, à gauche, de faire front contre ce qui risque d’arriver », affirme à son tour Jézabel Aded (Le Var Debout).

    Guy Calmes (L’Après) fait partie de ces militants seynois qui ont refusé la stratégie de division de LFI pour se reconstruire ailleurs et travailler à faire gagner le camp des progressistes. « Nous n’avons jamais cessé d’appeler à l’union et nous le faisons encore, même si, parfois, on peut désespérer de la situation », avoue-t-il. Il poursuit : « On est dans une ville qui a un passé ouvrier et où un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. » Et il est évident que ce n’est ni la droite ni l’extrême droite qui leur apportera du mieux-vivre. D’où la nécessité de construire un bloc fort.

    « J’ai peur que ça nous fasse perdre »

    Christian Bernezet (G.s) veut décrire, lui aussi, la réalité du terrain : « À Hyères, en 2020, il y avait deux listes. On s’est débrouillés pour que tout le monde se mette autour de la table pour discuter. Aujourd’hui, pratiquement tout le monde est sur une seule liste, à part le PS, mais on l’aura bientôt. » David Lapendry (G.s) poursuit : « à Toulon, la situation m’a surpris et m’attriste beaucoup, parce que j’étais souvent en contact avec LFI. J’ai peur que ça nous fasse perdre ! »

    Tout le monde est donc rappelé à ses responsabilités et devra en répondre devant le peuple de gauche.

  • Les rugbymen du RCT de retour au cœur des quartiers

    Les rugbymen du RCT de retour au cœur des quartiers

    À Toulon, le football
    reste ancré dans les mœurs, l’Olympique de Marseille suppléant allègrement l’absence -décriée- du Sporting Toulon au plus haut niveau depuis de trop longues années. C’est particulièrement le cas dans les quartiers populaires, où le rugby, religion séculaire du territoire, peine, à l’inverse, à faire des adeptes. Car historiquement, l’ovalie demeure un univers gentrifié malgré lui. Alors, pour y donner un accès plus large, le RC Toulon met en place, depuis neuf ans, l’opération « RCT au cœur des quartiers ».

    Un dispositif qui vise à initier 72 enfants de 8 à 12 ans en provenance de six associations du territoire à la pratique du rugby et à ses valeurs. « C’est un sport auquel ils ne sont pas forcément acculturés. On leur apprend les rudiments, mais on a aussi un contenu éducatif grâce aux joueurs espoirs et professionnels du RCT qui nous accompagnent à travers de petits ateliers. Par exemple, on essaie de les faire jouer sans arbitre pour qu’ils comprennent l’importance d’en avoir un, le respect de l’autorité », explique Melvin Vial, responsable du fonds de dotation du RCT, en charge de l’opération. Car à travers le rugby, ce sont surtout « des valeurs citoyennes, qu’on retrouve dans le sport collectif en général, qu’on essaie de véhiculer : la mixité, l’acceptation de celui qui va moins vite, moins haut, de celui qui est fatigué ou qui veut en faire plus… » Mercredi dernier, au stade de la Ferme des Romarins, entre Toulon et Ollioules, c’est avec un enthousiasme non dissimulé que ces enfants originaires de plusieurs quartiers populaires varois ont participé aux premiers ateliers de la saison, animés par quatre joueurs espoirs du RCT, et par les pros Rayan Rebbadj et Matthias Halagahu. « On est passé par là, les jeunes sont heureux d’être encadrés par des joueurs professionnels », se souviennent les deux hommes, dont l’objectif est avant tout « que les enfants prennent du plaisir. Ils s’intéressent moins à ce sport au plus jeune âge, on vient leur apprendre ce que c’est, leur donner envie et leur inculquer le partage et le sens de la communauté rugby, mais aussi le respect des éducateurs. Ça peut leur permettre de se canaliser pour être sérieux à l’école car c’est le plus important. »

    Au sein des associations partenaires, on se réjouit d’ouvrir ces enfants à « la mixité sociale, au partage, au respect et aux règles et valeurs du rugby », explique Najette Larbi, animatrice référente du dispositif Mêlées Crampons, porté par le club de l’US Seynoise, qui accompagne les enfants de la cité Berthe via l’aide aux devoirs, l’accès à de la culture, avec le rugby comme école du respect, de la solidarité et du dépassement de soi. « Ce sont des valeurs valables dans l’ovalie comme dans la vraie vie », qui plus est vectrices « d’inclusion sociale. Les enfants attendent chaque année ces actions », se réjouit l’éducatrice, à tel point « que deux jeunes se sont inscrits au rugby ». Parmi eux, Eya, une jeune rugbywoman qui a participé pour la première fois à l’opération l’année dernière : « Je regarde presque tous les matches du RCT. J’aimerais bien jouer dans l’équipe féminine et peut-être en équipe de France », rêve la jeune fille.

    Un dispositif qui dépasse le cadre du terrain : « On les emmène à chaque fois dans un quartier différent, en fonction de la présence des associations. On leur présente un peu les métiers du sport. On leur fait découvrir le Campus RCT, Mayol, où on avait fait un atelier l’année dernière, ce qu’on va essayer de refaire. Ils n’ont pas toujours les moyens d’aller voir des matches, donc on les invite. Ça crée des souvenirs et de l’affect », conclut Melvin Vial, avant le prochain atelier qui aura lieu le 17 décembre au stade Saurin, à Toulon.

  • Toulon est de retour sur le podium du Top 14

    Toulon est de retour sur le podium du Top 14

    Ils n’ont pas eu de pitié face aux promus. Les rugbymen toulonnais se sont imposés avec l’art et la matière contre Montauban (54-28), samedi après-midi au stade Mayol, à l’occasion de la 11e journée de Top 14. Grâce à ce succès, acquis avec l’obtention du bonus offensif, ils sont assurés de retrouver leur place sur le podium du championnat.

    « L’objectif comptable est atteint. Après, il y a des choses qui me dérangent », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Il y a eu des efforts de faits, des choses ont été très intéressantes dans le jeu. Par contre, prendre 28 points ça me dérange même si j’ai trouvé Montauban bien mieux que la semaine dernière chez eux contre Toulouse. Comme je l’ai dit aux joueurs : une grande équipe, ça ne prend pas 28 points comme ça et ça me dérange », lance le technicien varois. Ce dernier estime que ses joueurs se sont trop relâchés lorsqu’ils ont pris quarante points d’avance sur leurs adversaires du soir à la cinquantième minute. Et même si l’entrée en jeu des remplaçants n’a pas été suffisante à son goût, ses protégés repartent quand même avec la septième victoire de la saison.

    « Il faut rester positif car les joueurs ont fait des efforts et nous avons été très peu pénalisés en première mi-temps. Deux fautes seulement. On a eu la main sur le match et il n’y a rien à dire, mais prendre 28 points ça me dérange. On ne peut pas se satisfaire de cela. On ne va pas dire que c’est une catastrophique mais pour être une grande équipe, il faut être discipliné dans son jeu, dans ses fautes et la défense. On a encore du travail et là il faut aller vite car la semaine prochaine, ça va aller très vite », ajoute Mignoni.

    Garcia et Ferté plébiscités

    Une belle opération avant de débuter leur campagne européenne, le 7 décembre (à 18h30) à Édimbourg en Écosse. « Maintenant nous sommes excités à l’idée de jouer la Champions Cup. C’est une compétition que j’adore car il y a du rythme, du jeu, de l’engagement. On va se mesurer face à des équipes européennes et on en a besoin en ce mois de décembre », se frotte les mains le demi d’ouverture Mateo Garcia, fier d’avoir retrouvé le chemin du but à Mayol. « C’est toujours un plaisir de buter, c’est quelque chose qui m’excite et qui me fait entrer dans mon match. Il y a de nombreux joueurs de qualité pour cet exercice. Je continue de m’entraîner toutes les semaines pour répondre présent quand on me sollicite », assure l’ancien pensionnaire de l’Union Bordeaux Bègles.

    Il n’est d’ailleurs pas le seul à avoir tapé dans l’œil du public face à Montauban. Mathis Ferté, qui a débuté le match au poste de 15 pour le terminer à la mêlée, a inscrit un doublé pour le plus grand plaisir de son entraîneur. « J’ai rarement vu un joueur aussi talentueux que Mathis dans sa compréhension du rugby. Tu peux le mettre de partout, même en 10 il sera bon et il ne tremble pas quand tu lui demandes de changer de poste. Il connaît son rôle et il se trompe rarement. Pour moi, il sera en équipe de France dans peu de temps, mais ce n’est que mon avis et ce n’est pas moi qui décide. Il arrive de Pro D2 [Brive] et c’est un gros talent. Il joue partout, il pue le rugby, il a un mental. Et il n’a que 21 ans. C’est quelqu’un qui va encore grandir et gagner en maturité. J’entends que c’est un petit gabarit, mais il se bat sur tous les ballons et il comprend le rugby. Il sait ce qu’il faut faire. C’est mérité qu’il soit mis en avant », insiste Pierre Mignoni, conscient qu’il avait juste besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver son meilleur niveau. « Je lui mettais des pièces en début de saison pour lui demander de se réveiller », raconte Mateo Garcia, très content pour lui. « On ne le découvre pas. Ce sont des qualités qu’il montrait déjà les années passées. » Et que l’on attend encore à l’avenir.

  • Écoles délabrées : les candidats sommés de s’engager publiquement

    Écoles délabrées : les candidats sommés de s’engager publiquement

    Le collectif « Élémentaire Verne et Maternelle Mabily », né en 2017 de l’engagement commun des parents d’élèves des deux écoles et des organisations syndicales FSU, CGT et Unsa, dresse à nouveau un constat alarmant concernant les conditions de travail des élèves de ces deux écoles ainsi que des personnels de l’Éducation nationale et municipaux.

    Des établissements qui, grâce au rapport de force installé, devaient renaître de leurs cendres avec la construction d’un nouveau groupe scolaire avec restauration. Le projet avait été acté et budgété par la municipalité précédente, de gauche celle-là. Avec une entrée des élèves prévue pour septembre 2021. Mais c’était sans compter l’arrivée de la droite aux manettes. Annulé, retoqué, déplacé… Entre promesses non tenues et abandons successifs, le dossier est allé depuis de rebondissements dans la presse en démentis. Selon le dernier projet, le groupe devait être érigé sur l’emplacement de l’ancien CCAS. Ce sera au final un parking de 15 places.

    Sur le terrain politique

    La bataille se poursuit donc aujourd’hui sur le terrain politique. Les candidats aux élections municipales de 2026 étant sommés de prendre position sur ce dossier et des engagements. C’est ce qu’est est venu expliquer le collectif vendredi devant l’école Verne.

    Dressant une liste à la Prévert, malheureusement non exhaustive, les syndicalistes pointent pour la maternelle Mabily des locaux partagés avec une autre école, des salles de classe trop petites, pas assez de sanitaires, ou encore une cour et une bibliothèque inadaptées. Sans compter l’absence de salle des maîtres.

    Pour Verne c’est encore pire, insiste Cédric Turco (FSU), avec « la présence d’amiante du sol au plafond », des salles trop exiguës, un bâtiment délabré, une isolation défaillante. Sans compter l’absence de salle de motricité et de salle informatique. « Ils ont fait quelques travaux de peinture dans l’école Verne mais les conditions sont loin d’être réunies pour permettre aux élèves de travailler dans les meilleures conditions », ajoute le syndicaliste.

    « Les salles n’ont pas été agrandies. Quand il pleut, il y a toujours des fuites. Et ne parlons pas des fenêtres. C’est une véritable passoire thermique », ajoute Sophie Grimaud Chiantaretto (Unsa)

    Michèle Lherminier (CGT Éduc’action) dénonce plus globalement « un manque d’investissement de la Ville dans la restauration des écoles qui sont restées majoritairement délabrées, mal entretenues ». Avec une absence de planification et des interventions en urgence.

    Une question claire est donc posée aux postulants : « Si vous êtes élu, quelles suites comptez-vous donner au projet de construction, sur un même site des deux écoles Verne-Mabily avec restauration scolaire ? »

    Le collectif assure qu’il publiera sans changer une virgule toutes les réponses écrites qui lui seront parvenues à l’adresse suivante : ecolesvernemabily.laseyne@gmail.com

    Et de conclure : « On a rencontré les parents de Verne et de Mabily pour les informer d’une nouvelle pétition et on ne s’interdit aucun moyen d’action, de l’occupation d’école au rassemblement devant la mairie, tant qu’on n’aura pas ce nouveau groupe scolaire, on restera mobilisés déterminés et ensemble. »

    La balle est aujourd’hui dans le camp des politiques ? Que ce soit ceux déjà en responsabilité ou ceux qui le seront.

  • Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Ils ont infligé une sévère correction aux promus. Les pensionnaires du RC Toulon ont largement triomphé de Montauban (54-28), samedi 29 novembre au stade Mayol, pour le compte de la 11e journée de Top 14.

    Cette 7e victoire de la saison permet aux protégés de Pierre Mignoni de remonter provisoirement à la 2e place du championnat, avant le résultat de la Section Paloise et du Stade Rochelais, ce dimanche (à 21h05).

  • Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Le voyage. Une passion pour certains, un cauchemar trop fréquent pour des Toulonnais certes privés d’une vingtaine de joueurs, mais qui ont complètement coulé en fin de match face au Stade Français, dimanche dernier (51-24), laissant même aux Franciliens le luxe d’aller chercher un bonus qui leur permet de désormais devancer les Varois au classement. Même si Pierre Mignoni voulait voir le positif en soulignant que ses joueurs avaient « tenté des choses », l’opération demeure négative pour un RCT bouté hors du top 2 espéré, et qui sait qu’il devra cravacher pour retrouver sa place dans un Top 14 resserré, plus que jamais disputé à couteaux tirés.

    à froid, l’entraîneur toulonnais livre une autre analyse, reconnaissant une certaine contrariété vis-à-vis de cette erreur de parcours : « On était agacé, pas que moi, les joueurs aussi j’espère. C’est le premier vrai faux pas de la saison, je ne vais pas en reparler. » Le rebond apparaît donc comme nécessaire, pour ne pas laisser place au doute : « Le mot d’ordre de cette semaine était se concentrer sur nous. On s’est donné des objectifs et on repart. On n’est pas devenu nuls comme ça, on n’a pas fait ce qu’il fallait, on le sait. On a une analyse assez objective de notre performance, on sait ce qu’il faut pour ce samedi. » Pour cette mission rachat, le technicien varois pourra compter sur le retour de certains internationaux (Dréan, Serin, Tuicuvu) et de cadres comme Nonu et Priso, ménagés à Paris.

    « Faire en fonction

    des temps de jeu »

    Une quinzaine de joueurs manqueront tout de même à l’appel, parmi lesquels Gros, Brex, White et Garbisi, laissés au repos, et une longue liste de blessés à laquelle se sont ajoutés Ollivon, sorti sur commotion face à l’Australie avec les Bleus, et Gigasvhili, blessé au mollet avec la sélection géorgienne.

    Des aléas malvenus au moment de débuter un bloc de dix semaines, jusqu’au 31 janvier. « On y est habitué chaque année. J’essaie de ne pas mettre tout le monde en vacances au même moment, car ça fait un doublon de plus, et de faire en fonction des temps de jeu. Les internationaux ont besoin de se régénérer. D’autres, comme Gaël (Dréan) et Baptiste (Serin), de jouer, car ils n’ont pas joué depuis La Rochelle. J’essaie de faire au mieux en discutant avec les joueurs, en fonction des besoins de l’équipe aussi », explique Pierre Mignoni.

    D’autant que le RCT a bénéficié d’une semaine de coupure en moins par rapport à ses adversaires : « Je ne cherche pas d’excuse par rapport à Paris. Mais si tu as une semaine de reprise avant, c’est plus confortable, oui. Les joueurs ont bien travaillé, ont fait ce qu’ils ont pu, pour préparer Paris, même si ça ne s’est pas vu, mais aussi Montauban et la Coupe d’Europe », se projette déjà le technicien.

    RCT – Montauban

    11e journée de Top 14

    Samedi 29 novembre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    RC Toulon : Ametlla, Baubigny, Priso ; Ribbans (c), Javakhia ; Ludlam, Abadie, Mercer ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Ferté.

    US Montauban : Aouf, Greyling, Pomponio ; Bitz, Ma’afu ; Lezana, Fifita, Wilkins ; Powell, Fortunel ; Vallee, Mathy, Espeut (c), Vici ; Mouchous.

    Repères

    Fainga’anuku en visite au Campus

    Mercredi, l’ancien centre néo-zélandais du RCT (2023-2025), Leicester Fainga’anuku, a profité de la tournée européenne des Blacks pour rendre visite à ses anciens coéquipiers. « Tout le monde était content de le voir. Ça nous touche, ça montre que ses deux années passées ici l’ont marqué. Son enfant y est né, il adore les joueurs. Peut-être qu’il reviendra un jour », glisse Pierre Mignoni.

    Lucchesi de retour face à Bath

    Gianmarco Lucchesi, qui n’a plus joué depuis avril, devrait faire son retour face à Bath, le 14 décembre, pour la 2e journée de Champion’s cup.

  • Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Si le titre de champion de Pro D2 de l’US Montauban en a surpris plus d’un, ses difficultés du début de saison, beaucoup moins. Pire défense du championnat (455 points encaissés, dont un 84-31 face à l’ASM, record du Top 14), l’équipe de l’ancien toulonnais Sébastien Tillous-Borde, qui « a marqué l’histoire du club » et qui sera « accueilli comme il se doit, sauf pendant 80 minutes », dixit Pierre Mignoni, a tout de même su remporter le match couperet face à Perpignan (29-22), et accrocher Montpellier (22-22). Suffisant pour se fixer à une place de barragiste, qui semble être l’objectif maximal, le LOU, 12e, étant déjà à 15 points.

    Un match pour faire le plein de confiance ? « C’est normal que vous pensiez ça, car ils sont en difficulté à l’extérieur. Mais, si tu ne prends pas le match par le bon bout, ça va être compliqué. Ils ne ferment jamais le jeu, ils prennent beaucoup d’essais, mais en marquent aussi beaucoup », décrit l’entraîneur varois, pour qui « ce n’est pas un match piège, mais où on doit montrer notre maturité ».

    Attention, également, à ne pas se comparer aux équipes ayant jusqu’ici largement battu le promu : « C’est l’erreur à ne pas faire. Il faut se regarder nous, faire ce qu’il faut faire, avoir de bons process pour le match. Si tu en as, comme face à La Rochelle, tu seras récompensé. Si tu penses déjà au bonus offensif, tu vas mal commencer le match », prévient le technicien. « Ce n’est pas quelque chose auquel on pense », rassure Jules Coulon. « Il ne faut surtout pas l’aborder comme ça. Il faut faire les choses qu’on a mises en place, et on verra à la fin. »

  • La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    Engagée à améliorer la qualité de son service, la Caisse d’allocations familiales du Var a présenté vendredi après-midi ses nouveaux locaux fonctionnels de 8 300 mètres carrés de bureau dans le quartier de la Loubière, à Toulon. Un bâtiment, dont « l’architecture est à la hauteur des enjeux actuels », qui regroupe, depuis mars 2025, 480 salariés sur un effectif total de 550 à l’échelle du département. L’objectif étant, a rappelé son directeur Julien Orlandini, de permettre à l’organisme d’assurer sa mission de service public dans les meilleures conditions.

    La protection sociale unanimement saluée

    Et de poursuivre : « Ce déménagement survient l’année des 80 ans de la Sécurité sociale, l’occasion d’affirmer nos valeurs et notre raison d’être tournée vers la protection. » L’occasion de rappeler que depuis 1945, les allocations familiales accompagnent et soutiennent les populations. « Cette histoire longue nous engage », ajoute Julien Orlandini. La maire de Toulon Josée Massi (SE) a remercié dans son intervention l’ensemble des décideurs d’avoir choisi de venir s’installer ici, à la Loubière, « un quartier que Toulon a entrepris depuis plusieurs années de redynamiser afin d’en faire un centre d’activité tertiaire et de formation ».

    L’occasion aussi de mettre en avant le magnifique parc de la Loubière, qui commence au pied de la bâtisse, et ses 16 000 m² de verdure qui a vu le jour en septembre 2022, en lieu et place d’une ancienne fiche industrielle. La première magistrate a salué ensuite le « rôle fondamental que joue la CAF dans la dimension sociale de notre engagement républicain ».

    Ça fait du bien de voir les mérites de la République sociale unanimement reconnus.

  • Les habitants de la Beaucaire, à Toulon, veulent du chauffage à tous les étages

    Les habitants de la Beaucaire, à Toulon, veulent du chauffage à tous les étages

    À la Beaucaire, 4 300 habitants répartis dans 1 761 logements, la question du chauffage revient chaque hiver. Mobilisés en 2023 contre la hausse de 40% des factures d’eau chaude et de chauffage, ce ne sont pas les prix -qui n’ont pas baissé- qui suscitent la colère des habitants cette fois, mais la température des logements. « Beaucoup de résidents ont froid. La situation est inégale selon les bâtiments, étages et appartements. Souvent, la régulation du chauffage collectif à 20°C (18 la nuit) ne permet pas d’atteindre 19°C », dénonce le Groupement d’action des locataires de la Beaucaire (Galb), qui a réuni trente personnes mercredi au pied de la tour 80. Alors que l’hiver s’installe, « dans les tours 78,79 et 80, le chauffage est hors-service dans les salles de bains depuis des années, provoquant des moisissures alors que les locataires payent. Dans les tours 81 et 82, des salles de bains sont sans chauffage malgré les travaux de 2023 », déplore le collectif. « Le radiateur de ma salle de bains, installé en 2012, ne fonctionne que depuis deux jours, grâce à de nouveaux travaux », note sa présidente, Sara Rozas Millan, 71 ans, locataire de la tour 81 depuis 27 ans.

    Ateliers de concertation

    Celle-ci dénonce une situation qui ne peut plus durer : « On a vécu ici avec beaucoup de problèmes, l’ascenseur notamment. On paye le chauffage au m² alors qu’on a des pièces non chauffées. On a de gros problèmes d’isolation. On veut un chauffage égal et constant pour tout le monde », lance cette ancienne aide-soignante à la retraite depuis deux ans. Mais aussi « pouvoir monter au-dessus de 19 degrés dans certaines pièces, et que les salles de bains soient enlevées des charges de chauffage pour les tours 78/79/80 », exige le groupement.

    Le bailleur social Toulon Habitat Méditerranée (THM), que le Galb doit à nouveau rencontrer le 9 décembre, indique, via son directeur de la gestion urbaine Julien Amoruso, que « la sonde extérieure, qui sert à réguler, déclenche le chauffage selon la température mais celui-ci ne se ressent pas de suite. J’ai demandé aux services techniques d’anticiper, il y travaille. »

    Selon lui, les travaux entrepris ne sont pas vains : « Des relevés dans des logements indiquent entre 19,5°C et 22,7°C. Les désordres sont localisés. L’amélioration des courbes de température gérées par le prestataire a permis de réchauffer. » Quant à l’isolation, « les DPE sont classés C à 70%, le reste D. On ne peut signaler une mauvaise isolation. Néanmoins, le ressenti ne se règle pas techniquement mais en écoutant les besoins. On peut ajuster la température selon les heures passées à domicile. C’est ce qu’on veut proposer via des ateliers de concertation. En réhabilitation, on planche sur un plan stratégique du patrimoine pour redéfinir les besoins au regard de la vétusté des bâtiments. La Beaucaire sera sûrement prioritaire », conclut Julien Amoruso.

  • Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    « Le 2 décembre s’inscrit dans une course à étapes au cœur de l’automne puis de l’hiver, avec un gouvernement au bord du précipice, qui n’a jamais été aussi faible politiquement et qui a décidé, depuis l’été dernier, d’imprimer une séquence budgétaire d’austérité plus que conséquente, qui va frapper tous les pans de la société, des services publics, de l’école aux finances publiques, jusqu’à la santé », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Un appel à la grève et à la manifestation, avec trois rendez-vous prévus dans le Var. À Toulon, place Liberté, à 10h30. À Saint-Raphaël, au rond-point Kennedy, à 10h30. Et à Draguignan, devant la sous-préfecture, à 10h, suivi d’une opération escargot jusqu’à la zone des Bréguières.

    « Toujours aussi déterminés »

    Les revendications restent inchangées : « On exige toujours un budget qui enterre définitivement la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage. Mais aussi, la justice sociale, fiscale et environnementale. »

    Même son de cloche pour le secrétaire de la FSU, Alain Tournay, qui a rappelé les deux journées de mobilisation précédentes, où l’intersyndicale était plus large. De « pseudo-négociations » ont en effet conduit d’autres syndicats à lever le pied, ce coup-ci.

    « Mais on est toujours aussi déterminés », assure-t-il. Pour donner la mesure de l’urgence sociale, il cite : « Dis-moi quel est ton budget, je te dirai quelle société tu construis. » Une phrase qui est lourde de sens, prévient le syndicaliste, « puisqu’aujourd’hui, on réduit tous les budgets de la fonction publique, ceux de la culture, la santé, l’éducation, mais aussi pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ». Avec, forcément, des conséquences délétères, notamment « l’augmentation des inégalités dans notre société et le renforcement de la précarité ». Et de poursuivre : « On a toutes les raisons d’essayer de convaincre le maximum de salariés, de personnes privées d’emploi et de retraités à se mobiliser. »

    L’objectif est donc de construire un rapport de force indispensable pour s’attaquer à « un budget qui n’est pas du tout en adéquation avec les besoins de notre société ». « Nous, ce n’est ni de la guerre, ni de prisons dont on a besoin, c’est d’un budget apte et digne pour les travailleurs et des travailleuses de ce pays et pour les usagers et les usagères de services publics », insiste Ola Hawryluk, pour Solidaires.

    Elle ajoute, remontée : « Nous nous battons pour que l’argent aille où il faut. » Elle rappelle qu’en cette période d’austérité, « les mêmes ont versé 211 milliards aux entreprises sans aucune transparence ». « Le CAC 40 réalise des bénéfices records, alors que nos salaires stagnent et que le point d’indice dans les fonctions publiques est toujours gelé », précise-t-elle.

    « Maintenir la pression »

    Julien Saint-Roman (FSU) insiste, lui aussi, sur l’utilité de « maintenir la pression face à un avenir très incertain et un président toujours plus guerrier, qui masque finalement ses faiblesses et oblitère l’avenir d’une jeunesse ».

    Et Richard Roméo-Giberti de conclure : « En ce qui nous concerne, on a toujours essayé de préserver l’unité. Les camarades l’ont dit. Ceux qui ne sont pas dans l’intersyndicale, aujourd’hui, voient des possibilités de micro-négociations. Moi, je ne connais pas de négociations qui se déroulent sans rapport de force, dans la rue, dans les établissements, dans les entreprises. Si la social-démocratie veut se réinventer, à un moment donné, elle rencontrera ceux qui travaillent, ceux qui souffrent et ceux qui s’organisent. » Tout est dit.