Tag: Théâtre

  • Les arènes de Nîmes rallument le rêve de Rome

    Les arènes de Nîmes rallument le rêve de Rome

    Le sable est encore chaud, le combat vient de s’achever. Un gladiateur tombe, suspendu entre la vie et la mort. Dans son dernier souffle, Rome refuse pourtant de disparaître. Depuis le 6 août, Le Rêve du Gladiateur a repris possession des arènes de Nîmes pour trois nuits où l’amphithéâtre a basculé dans un songe démesuré, comme un dernier réveil de l’antique Nemausus.

    Après une première édition en 2025, Arthur Cadre revient avec une fresque retravaillée. Loin de la reconstitution historique, le spectacle imagine un Empire romain qui ne se serait jamais effondré. Rubén Molina, danseur de flamenco, incarne le combattant perdu dans les limbes, guidé par Somnambula, figure mystique portée par la soprano Odile Heimburger. L’empereur déchu de Philibert Hébert-Filion glisse le grotesque dans la tragédie. Autour d’eux, danseurs, cascadeurs et cavaliers donnent corps à cet univers où le mythe antique rencontre le présent. Jusqu’à 10 000 spectateurs par soir sont attendus pour se laisser happer par ce vertige.

    Deux mille ans en mouvement

    Danse, théâtre, cirque, arts équestres et performances motorisées s’entremêlent dans une vingtaine de tableaux. Chevaux et motos se défient sur la piste, des acrobates s’élèvent au-dessus des gradins, tandis que flammes et vidéo-mapping redessinent les arches. Plus de 200 artistes et figurants portent cette machinerie, dont près de 150 bénévoles de Spiritus Nemausus. Dans les gradins, les derniers réglages affinent lumières et effets pyrotechniques.

    Imaginée initialement avec Dragone, référence mondiale du spectacle vivant, la création cherche moins à raconter Rome qu’à la faire ressentir. Durant une heure trente, les arènes deviennent un personnage, entre mémoire antique et imaginaire contemporain. Le spectacle sera retransmis par France Télévisions à l’automne.

    * Les 6, 7 et 8 août à 21h30.

    Ouverture à 20h.
    Tarifs de 6
     à 46 euros.

  • [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    Cinq quartiers pour un seul festival. C’est ce que propose le centre social de Sainte-Marthe-La Paternelle avec son Festival de l’Été. Il se tient jusqu’au vendredi 7 août entre la Visitation, la Simiane, Vieux Moulin Saint-Joseph, la Paternelle et Vieux Moulin Arnavaux.

    Organisé sur cinq jours, l’objectif est clairement affiché : dynamiser le quartier de Sainte-Marthe. Houssam Zguep, directeur du centre social Sainte-Marthe-La Paternelle, explique : « On choisit toujours les mêmes dates, début août, lorsqu’il n’y a plus trop d’activités à faire, pour que les gens retiennent le rendez-vous et que le festival s’installe sur le long terme ».

    Le fondateur revient sur les origines du festival : « Ici, il y a huit quartiers différents et les gens ne bougeaient pas d’un quartier à l’autre. Alors, on a eu l’idée de venir directement à eux en changeant de quartier chaque jour avec des activités différentes pour les motiver à se déplacer ». Pour l’organisation, le centre social s’appuie sur des collectifs qu’il a créés dans les quartiers éloignés du centre social. « La Visitation, par exemple, est à 4 km de notre centre, forcément c’est compliqué pour les gens de venir. Alors on organise les animations devant notre local qu’on a là-bas », explique Houssam Zguep.

    Le rituel est bien rodé : « On commence par tourner dans le quartier avec la batucada, un petit orchestre de musique brésilienne, pour réveiller les gens et les faire venir. Alors les enfants se mettent à suivre le cortège. Dans les premières éditions, ça ne marchait pas, mais désormais ils reconnaissent le son », détaille le directeur du centre social.

    Une variété d’animations

    Chaque soir, un quartier différent s’anime de 17h à 21h entre musiques, restauration, animations et performances artistiques. Le lundi était consacré à un spectacle de magie, le mardi à une pièce de danse contemporaine et le mercredi à un groupe de musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne. Ce jeudi, vous pourrez, dès 18h, à la Paternelle, écouter un concert théâtralisé de l’artiste Kimsar avec l’association Kalabazi. Le festival se conclura ce vendredi sur une soirée-concert avec la venue de trois rappeurs locaux au Vieux Moulin Arnavaux : Thabiti, Hiiitch et Le Bigs.

  • [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    Dans sa mission d’amener la culture au plus près des habitants dans tous les quartiers de la ville, l’élue Stéphanie Slimani, dramaturge, metteuse en scène, marionnettiste, auteure et professeure de théâtre, peut s’appuyer sur son expérience et son goût pour la solidarité et le partage.

    La Marseillaise : Quelle est l’ambition de la municipalité à travers ce projet ?

    Stéphanie Slimani : La revitalisation des quartiers, par la culture notamment, et le soutien aux artistes du territoire. Ce projet-là va permettre quasiment de lier ces deux ambitions.

    L’idée c’est de faire venir des artistes dans les quartiers et de faire de la culture pas seulement pour les habitants, mais surtout avec eux. De leur permettre de redécouvrir parfois des histoires de gens qui vivent là et dont ils ne connaissaient pas le parcours de vie, l’architecture de leur quartier, de revisiter des espaces, la mémoire des lieux… Tout cela en faisant participer aussi le milieu associatif, les écoles, les médiathèques et les commerçants, afin que tout le monde se sente concerné. C’est une manière de faire de la culture avec les gens qu’on souhaite développer à travers ma délégation qui est nouvelle.

    L’objectif est de renforcer
    la cohésion sociale
     ?

    St.S. : Évidemment, de toute façon la culture fait société. C’est donc pour faire société, pour se rencontrer, pour partager. Certains n’aiment pas dire socioculturel, mais pour moi ces deux termes sont intriqués : la culture c’est social ! Donc bien sûr que l’ambition c’est de créer du lien, du plaisir et de la joie dans le quartier. De faire que les habitants soient fiers aussi de raconter ce qui s’y fait. De pouvoir dire : « Moi, j’ai fait du théâtre, j’ai pu participer à un spectacle de danse, on a fait de la peinture… » Ça permet aussi de faire changer le regard extérieur porté sur le quartier, en mettant juste en valeur ce qui existe déjà. Parce que je le répète, dans les quartiers il y a déjà de la culture, il y a déjà des gens formidables. Mais on peut aussi s’y sentir parfois délaissé, c’est légitime.

    C’est une manière aussi
    de rétablir un peu d’égalité des chances dans
    les quartiers populaires…

    St.S. : Absolument, tous ces mots ont énormément de sens pour moi. Parce que malgré tous les efforts développés pour rendre la culture accessible à tous, il reste encore une barrière qui fait que selon d’où on vient on s’interdit d’y aller, on se dit que ce n’est pas pour soi, qu’on ne va pas comprendre, que peut-être même c’est un peu trop bizarre parfois. C’est pour ça qu’il faut absolument créer des passerelles plutôt que des forteresses. Moi j’aime le mot populaire, je trouve ça noble, la culture populaire, le théâtre populaire, le spectacle populaire. Ça veut dire que cela nous concerne tous, que personne doit s’en sentir exclu. Je défends et revendique donc de faire une culture populaire. Ce n’est pas quelque chose de moins bien, ou de plus facile, simplement je crée des liens pour que chacun se rende compte qu’elle lui appartient aussi.

    J’ai beaucoup travaillé dans les quartiers et en milieu rural sur des projets participatifs, donc je sais que c’est vertueux, je sais que ça fonctionne. Mais il faut avoir en même temps beaucoup d’humilité, et ne pas partir avec l’idée qu’on va tout révolutionner, qu’on va tout changer, et ce n’est pas le but. Il faut venir rencontrer tranquillement ses habitants, les écouter, et puis après commencer à développer des projets participatifs avec eux. Il faut aller doucement. C’est pour ça que le projet du Pont du Las, s’étale sur deux années, qui se renouvelleront après. Il faut du temps.

    Quelle va être la chronologie ?

    St.S. : On lance un appel à projets au mois d’octobre ouvert à tous les artistes professionnels, et le jury se décidera au début d’année 2027. L’ouverture, elle, est prévue au printemps. Le collectif d’artistes viendra s’installer dans un local, avec un budget et un cahier des charges très précis de projets participatifs, d’ateliers et pratiques artistiques gratuits.

    Et avant cela, en fin d’année 2026, on va mettre en place cinq projets, avec notamment de la danse au Pont du Las, où une chorégraphe va travailler dans l’espace public avec une association de femmes, et à Pontcarral, c’est autour de la récolte de la mémoire et du son qu’une compagnie de théâtre va mettre la population à contribution.

    Des actions qui donnent
    de l’espoir, en tout cas…

    St.S. : Toulon est une ville qui a souffert à travers plusieurs époques, qui a su s’épanouir. Où il y a une forme de résilience. Les gens savent vivre ensemble. On a beau essayer de nous désunir, de nous diviser, ça ne marche pas. Et les Toulonnais l’ont montré aussi au mois de mars. Le centre-ville a été réhabilité, c’est magnifique. On a envie d’y aller. Et quand on reçoit des gens, on a envie de le leur faire visiter. Eh bien, on va faire la même chose dans les quartiers.

    On a entendu les habitants des quartiers, on sait qu’il y a du travail, on va le faire. Et la culture à Toulon on va la faire tous ensemble.

  • [C’est l’été] Cluedo au musée de Bormes-les-Mimosas

    [C’est l’été] Cluedo au musée de Bormes-les-Mimosas

    À l’occasion du centenaire du musée d’histoire et d’art, plongez dans une expérience immersive inédite mêlant patrimoine, théâtre et enquête grandeur nature !

    Au fil des salles, partez à leur rencontre et tentez de reconstituer la mémoire du musée… À vivre dès 7 ans.

    Lundi 3 août de 19h30 à 22h.
    10 à 15
     euros

  • [C’est l’été] La fête de la Véraison s’empare de Châteauneuf-du-Pape

    [C’est l’été] La fête de la Véraison s’empare de Châteauneuf-du-Pape

    Pendant trois jours Châteauneuf-du-Pape se transforme en cité médiévale avec marché, démonstrations d’armes d’époque, combats, animations et défilés à l’occasion de la 41e édition de la Fête de la Véraison qui débute ce vendredi à partir de 11h.

    Un village entouré

    de vignes

    C’est une immersion au cœur du XIVe siècle, à l’époque même où le Pape Clément VI séjournait dans sa résidence estivale à Châteauneuf, ce village perché sur les hauteurs, entouré de vignes et baigné de soleil.

    C’est le pape Jean XXII, deuxième souverain pontife d’Avignon, qui fait bâtir la forteresse qui domine encore aujourd’hui le paysage. Il encourage aussi la culture de la vigne et la production de vin, faisant de Châteauneuf-du-Pape un terroir d’exception. Ces vins, autrefois appelés « Vins du Pape », jouissent rapidement d’une grande renommée, toujours d’actualité pour ces cépages d’exception.

    Au programme, c’est un défilé du Pape Clément VI et de sa cour pontificale qui ouvrira les festivités. Concerts, danses et animations pour les enfants viendront ponctuer les journées lors de cette fête qui mêle traditions, héritages viticoles et arts vivants pour tous les âges.

    Les ruelles s’animent ainsi au rythme des troubadours, des chevaliers ou encore des cracheurs de feu le tout accompagné de déambulations costumées et scènes théâtrales plus vraies que nature. D’ailleurs, les visiteurs sont eux aussi invités à vêtir leurs plus beaux costumes médiévaux pour s’imprégner de l’ambiance d’époque. Pour rappel, Le mot « véraison » et la fête célébrée depuis 1985 désignent le moment où le raisin passe du vert au pourpre et commence à révéler les arômes complexes qui font la renommée des vins du village.

    Dès 11h. À partir de 5 euros

    et gratuit pour les – 18 ans.

  • [C’est l’été] Spectacle à Manosque

    [C’est l’été] Spectacle à Manosque

    Ce jeudi, découvrez les circassiens de la compagnie Morpose avec leur spectacle « Carbonescences »

    De 20h30 à 21h30.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    Destinée à l’origine à de petits ensembles musicaux, la musique de chambre charme les amateurs de musique classique depuis la période baroque, au XVIIe siècle. Un genre encore cultivé par de nombreuses formations comme l’illustre la 34e édition du Festival international de musique de chambre de Salon-de-Provence dont les trois coups sonnent samedi 1er août à midi à l’Abbaye de Sainte Croix par une performance de Frank Braley. Ce pianiste y présentera un programme conçu façon « cabinet de curiosités ». Un voyage surfant sur les touches noires et blanches si chères à son cœur, des Préludes de Debussy (1913) jusqu’au Ghost Rags de William Bolcom, en passant par des standards jazz de Gershwin, époque comédie musicales de Broadway, comme The Man I Love. La journée d’ouverture de cette manifestation, 34e du nom, fera aussi escale à 21h au Château de l’Empéri. Au menu, un plateau de musiciens chevronnés montrant les multiples facettes de la musique de chambre. Leur répertoire piochera aussi bien du côté de compositeurs tels que Nino Rota ou Aram Khatchatourian, qui rappellent à quel point le style « peut être théâtral et cinématographique », situent les organisateurs, que dans L’art de la fugue de Bach, dont « les lignes, rigoureuses et implacables » voient leur rythme « respirer autrement » sous la maestria du trio Belli (trombone), Fischer (percussions) Rimmer (piano). « Trois siècles plus tard, la mécanique du contrepoint continue d’avancer avec une étrange énergie », indique le programme du festival qui va jusqu’à comparer : « Presque du groove. »

    Corée du Sud à l’honneur

    « La musique de chambre est si vaste qu’elle va de la musique baroque qu’on jouait dans une église au sein d’une petite formation jusqu’à la musique contemporaine avec de l’électronique. La musique de chambre, c’est tout ce qu’il y a entre l’orchestre et le soliste », aime à rappeler Eric Le Sage, parmi les fondateurs du festival salonais. Jalonnant le programme de son doigté contagieux, ce pianiste chevronné sera d’ailleurs, entre autres, à l’affiche du 2 août, pour un programme autour de Leonard Bernstein et des Symphonic Dances de West Side Story, « condensé orchestral de la comédie musicale ».

    Signe de l’ouverture d’une musique victime de procès en désuétude, le festival international de musique de chambre de Salon invitera aussi le 5 août au Château de l’Empéri Lambert Wilson. Acteur reconnu, le voilà transformé en baryton « espiègle » piochant du côté de Poulenc comme de Stravinsky. La clarinettiste Yebin Seo et la violoncelliste Danbin Lee seront également de la partie, tous deux « membres de l’Arko Ensemble, placé sous la direction artistique de Jae-Yeon Won. Le fruit d’un investissement remarquable de la Corée du Sud dans la formation de ses musiciens classiques depuis 20 ans. Les Coréens considèrent Salon comme le foyer de l’École française de musique de chambre ».

    www.festival-salon.fr

  • « Avant le soir » une édition théâtrale et familiale à Marseille

    « Avant le soir » une édition théâtrale et familiale à Marseille

    Lancé depuis le début du mois de juillet, le festival « Avant le soir » est de retour jusqu’au 28 août dans les parcs et jardins des 1er et 7e arrondissements de Marseille. La programmation, confiée à l’association Didascalies & Co. est cette année consacrée entièrement aux pièces de théâtre et ce pour tous les âges.

    Et, parmi les nouveautés, des pièces sont prévues au jardin Saint-Nicolas. Ce lundi, c’est du théâtre jeunesse qui vous est proposé aux jardins Benedetti (7e) avec la pièce Jack et le haricot magique proposée par la compagnie Les Sauces.

    Rendez-vous gratuit à 18h30.

  • [C’est l’été] Dans la jungle du Off, deux découvertes

    [C’est l’été] Dans la jungle du Off, deux découvertes

    Avec ses 1 800 spectacles, le Off est devenu une machine impitoyable où les grosses productions s’engraissent tandis que les petites compagnies peinent à faire découvrir leur travail. Les coûts explosent et la véritable sélection est désormais celle de l’argent. Jadis, on venait pour s’immerger dans un monde où le théâtre était roi ; aujourd’hui, on réserve pour les vedettes, laissant peu de place au hasard. « C’était mieux avant », ironise une affiche.

    Pourtant, à qui prend encore le risque de s’éloigner des têtes d’affiche, il arrive de faire de belles découvertes. Derrière les chiffres et les désillusions, subsistent des propositions audacieuses.

    Pièce en plastique

    Marius von Mayenburg est un écrivain de théâtre allemand très apprécié dans son pays, mais aussi outre Rhin : il est traduit dans plus de trente langues. Éditée en France il y a tout juste 10 ans, Pièce en plastique dégomme la bien-pensance avec une cruauté drolatique trempée dans une bassine d’humour noir.

    On rit beaucoup à la sauvagerie de ce couple modèle dézingué par l’arrivée d’une nouvelle bonne, par un fils aux ongles peints, par une artiste ravagée par ses créations obsessionnelles. On devine très vite que Mayenburg vitriole à la volée les codes absurdes de notre société occidentale. Tel Pasolini et son Théorème, l’intrusion de Jessica, la domestique, pulvérise les tocs de nos bourgeois sanglés dans leurs certitudes.

    La compagnie Luüm mêle sa propre folie à celle de l’auteur. Zoé de Barbarin n’a pas froid aux yeux. Sa mise en scène accélère le temps, amplifie les symboles, arrose d’eau et de sang les vêtements, se régale d’installer des flaques de saleté pour que l’artiste qu’elle interprète, puisse de repaître de l’image d’une domestique à quatre pattes munie d’une serpillière. Tous les acteurs acceptent les règles du jeu.

    Entre émotion, répulsion et fous rires le public applaudit ce théâtre ovni qui, on le suppose, passionne davantage un public jeune ouvert à toutes les propositions. Ici on ne triche pas. Et c’est tant mieux.

    Fureur

    Autre adaptation d’une pièce étrangère : Fureur, de Ferdinand von Schirach. Cet auteur allemand, criminaliste, restitue avec une précision documentaire le procès de Laura Koch, pilote de chasse, accusée d’avoir abattu un avion susceptible de s’écraser sur un stade peuplé de 70 000 spectateurs. Elle signait ainsi la mort des 164 passagers de l’avion détourné.

    La Compagnie Hercub a misé gros sur ce projet. Elle réunit sept comédiens et un régisseur engagés à reconstituer un procès inspiré de faits réels. S’agit-il vraiment d’une pièce de théâtre ? Nous entendons tour à tour juge, procureure, avocat de la défense et deux témoins. Si l’on accepte de ne pas se lasser des plaidoiries vertigineuses et fort bien construites, interprétées par des comédiens rompus à ce genre d’exercice, on s’investit confortablement dans ce combat d’idées, de décryptages contradictoires.

    Au théâtre, certains attendent davantage d’être surpris, d’être happés par un certain suspens comme dans la série télévisée Les grands Procès. Fureur choisit de favoriser la brillante rhétorique de nos magistrats. Une autre forme de plaisir.

  • [C’est l’été] Premier festival des Arts

    [C’est l’été] Premier festival des Arts

    Le Château de Berne lance son tout premier festival des Arts et investit l’amphithéâtre à ciel ouvert du domaine, entre vignes et oliviers, pour proposer une programmation éclectique mêlant expositions photographiques, théâtre en plein air, concerts et performances musicales. Nicolas Reyes vous y attend pour un concert.

    Infos sur le site du château