Tag: Sports

  • Handball : Plan-de-Cuques reçoit Chambray avec l’intention de mettre fin à sa série noire

    Handball : Plan-de-Cuques reçoit Chambray avec l’intention de mettre fin à sa série noire

    Impériales en début de saison, les handballeuses de Plan-de-Cuques ont perdu leur rythme de croisière. Alors qu’elles comptaient six victoires et une seule défaite après les sept premières journées, les Guerrières, 7e du championnat désormais avec quatre points sur Saint-Amand (4e), possèdent un bilan à l’équilibre (7V – 7D), avant de se pencher sur la 15e journée de Ligue Butagaz Energie face à Chambray-Touraine, présent sur le podium avec cinq points d’avance sur leurs adversaires du jour.

    En dehors des leaders brestois, invaincus depuis le début de la saison en championnat, la formation tourangeoise a le mérite d’être l’équipe la plus en forme du moment, en débarquant au gymnase des Ambrosis avec une série de quatre victoires de suite. Les protégées d’Angélique Spincer, emportées dans une spirale négative en championnat, se sont toutefois imposées entre-temps en Coupe de France face à Toulon (32-33) et sont, ainsi, revenues à deux points de Nice.

    Confrontations serrées

    Après Dijon (27-30) il y a deux semaines, Plan-de-Cuques s’apprêter à se frotter à une autre équipe du calibre européen. Malgré cette différence de statut, leurs dernières confrontations ont toujours été très serrées sur le parquet provençal. En 2023, les Guerrières s’étaient imposées sur le fil (28-27), avant de terminer les rencontres de 2024 (27-27) et 2025 (26-26) sur un score de parité. Elles auront également à cœur de renouer avec le succès afin de rendre hommage à leur ancienne coéquipière Jemima Kabeya, décédée le 10 février 2025.

  • L’AVC Aix Provence Dole mise toujours sur la jeunesse

    L’AVC Aix Provence Dole mise toujours sur la jeunesse

    Auteur d’un excellent début de saison, avec deux récompenses remportées lors de la 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille La Marseillaise – Jack Brough comme meilleur grimpeur et Joseph Brookes pour le prix du plus combatif -, l’AVC Aix Provence Dole commence à s’affirmer chez les plus grands. Le club aixois, dirigé par Jean-Daniel Beurnier et managé par Jean-Michel Bourgouin, compte sur de jeunes coureurs de qualité pour créer la surprise lors de cette deuxième année avec le statut d’équipe « Continentale Fédérale ».

    Sous la supervision de Sébastien Cottier, successeur d’Evaldas Siskevicius – parti rejoindre l’équipe professionnelle de Cofidis -, la formation verte et noire a ciblé entre 25 et 30 courses à étape. « C’est une nouvelle aventure, avec un nouvel effectif et un nouveau calendrier inédit à mes yeux. On voit que la mayonnaise prend sur ce début de saison », souligne l’ex-directeur sportif de l’UC Nantes, conscient de l’enjeu « formation » à l’AVC Aix Provence Dole, dont la moyenne d’âge est de 20 ans seulement.

    Porta et Nilsson-Julien en porte-étendard

    Selon Olivier Presse, l’un des responsables du recrutement, le club aixois recevrait plus d’une centaine de CV chaque année. Ce qui crée forcément « beaucoup de concurrence », comme l’a reconnu Jean-Michel Bourgouin, qui connaît chacun de ses poulains sur le bout des doigts. Parmi ses 33 coureurs, les noms d’Elise Porta et d’Oscar Nilsson-Julien ne cessent de gagner en popularité. Vice-championne du monde et championne de France Enduro en 2026, la jeune aixoise de 18 ans va passer un cap, cette année, en se frottant aux Élites.

    Quant au prodige franco-britannique âgé de 24 ans, qui a quitté l’équipe continentale Groupama-FDJ il y a quelques mois, il tentera de continuer à faire forte impression. Avec l’espoir d’être sélectionné pour les JO de Los Angeles en 2028.

    Effectif jeunes : Nathan Barez, Melvin Crommelink, Gauthier Deltrieu, Gabriel Layrac, Luc Marsan, Robbe Schut, Peer Van Den Aker, Axel Vuillier, Valentin Beck.

    Effectif N1 : Maxime Ayral, Paul Boichis, Sofiane Corniglion, Maxime Luzi, Timeo Olive, Dorian Martino, Sevane Matossian.

    Effectif Continental : Ciro Alvarez Perez, Joseph Brookes, Mathis Guay, Julien Marin, Raphaël Pottier, Pierre Saint-Martin, Maël Soranzo, Alix André-Gallis, Jack Brough, Lucas Grieco, Mark Lightfoot, Oscar Nilsson-Julien, Jérôme Raus, Adam Smith.

  • S’initier aux sports d’hiver au village sportif de l’hôtel du Département

    S’initier aux sports d’hiver au village sportif de l’hôtel du Département

    Les chutes étaient nombreuses. Les jeunes collégiens des Bouches-du-Rhône ont pu tester le ski et différentes disciplines des sports d’hiver à l’occasion de la tournée « Provence Terre de Sports ». Le village sportif, hébergé à l’Hôtel du département, se tient jusqu’à vendredi.

    Bobsleigh, patinoire, curling, biathlon…

    « Un clin d’œil aux Jeux olympiques » de Milano-Cortina, décrit Martine Vassal, la présidente (DVD) du département et candidate à la mairie de Marseille. Dans le grand hall de l’Hôtel du département, chaque stand abrite un sport. Les animateurs accompagnent les jeunes dans ces activités organisées, pour certaines avec des simulateurs.

    Snowboard, bobsleigh, patinoire, curling, biathlon, handisport, e-sport et réalité virtuelle, ou encore « le ski, le hockey sur glace », testés par cette famille d’Isère en vacances. Les enfants ont leur préféré « la luge ! ». Pour la première fois, ils ont pu tester ces sports. « Une super initiative », estime leur mère Julie. « Nous on vient d’Isère, là où il y a les stations de ski, mais on n’a pas ça. Donc on se dit que ce serait bien d’en organiser dans notre département », lance-t-elle, avant de se diriger vers la patinoire à la demande de sa fille « Maman, je veux faire du patin à glace ! ».

    L’édition d’hiver « est inédite pour le département », rappelle les organisateurs de l’événement, et c’est aussi l’occasion de « réunir les générations à travers le sport ». Enfants, parents, personnes âgées, ces animations se destinent à tous. Cette semaine, 500 personnes sont attendues chaque jour. Un lieu convoité par les collèges et centres de loisir, mêlant activités sportives et éducation. L’objectif premier est de « faire connaître », insiste Martine Vassal, « et de permettre aux jeunes de découvrir des sports qui ne connaissent pas particulièrement et des disciplines qui n’auraient pas l’habitude de pratiquer ».

    À visée pédagogique

    Un objectif partagé par Adrien, éducateur familial au sein de SOS Villages d’Enfants, bénévole au stand de la Fédération française de Hockey sur glace. Ayant un enfant au club de hockey des Spartiates, il trouve le projet « génial ». Le bénévole appelle à la participation des écoles primaires, car « pour le hockey, c’est mieux de débuter étant petit ». Adrien perçoit ce village comme une réelle opportunité d’attirer les jeunes vers une carrière sportive. Les visiteurs pourront rencontrer les joueurs de hockey sur glace des Spartiates de Marseille ce vendredi 13 février à 14h30. La semaine prochaine, la tournée « Provence Terre de Sports » poursuivra son chemin dans le département. La présidente des Bouches-du-Rhônes détaille : « Ce village de sport va sillonner les communes qui le souhaitent pour faire connaître les épreuves olympiques. »

  • Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Lapeira, Costiou, Decomble, Izquierdo, Kubis… Si des favoris se détachaient avant ce contre-la-montre final, il était des plus difficiles de parier qui allait sortir vainqueur de l’étape et du classement général. Finalement, un jeune homme de 23 ans a fait coup double. Sous un temps digne de sa ville natale, Brest, Ewen Costiou a complètement renversé l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard 2026. Encore 10e du général dimanche matin, le Breton a délivré une prestation remarquable en s’imposant sur le chrono. Très légèrement en retard au pied de la montée de l’Ermitage, le coureur de la Groupama – FDJ United a rattrapé tout son retard pour devancer son coéquipier Maxime Decomble de 5 secondes.

    L’Etoile est à lui pour deux petites secondes par rapport à Paul Lapeira, 3e du contre-la-montre (+6’’). C’est de ce dernier que l’ancien cycliste d’Arkea avait le plus peur avant la dernière étape. « Je me méfiais beaucoup de Lapeira sur un chrono comme ça. Sa bonification de la veille [à Vauvert, Ndlr.] l’a mis dans une bonne position et s’il avait gagné ça aurait été compliqué pour nous », détaille le vainqueur de la 56e édition.

    Pas récompensée de leurs efforts durant les quatre premiers jours de course, la Groupama – FDJ United n’a pas baissé les bras. Les attaques sur les routes de Domessargues, Bessèges et Vauvert n’ont pas payé, malgré un travail d’équipe structuré. « On a tout de même bien réussi à gérer la semaine, ensemble, donc c’est cool. » Surtout que ce classement général obtenu, dimanche, à Alès, correspond à la première victoire du jeune coureur avec sa nouvelle équipe. Une belle manière de débuter l’aventure en bleu et rouge : « Quand on change d’équipe, on a forcément envie de gagner rapidement. Là, ça s’est très bien passé, je savais que j’étais dans une très bonne spirale avant de commencer la saison. Il fallait juste assumer le statut », disait Costiou en rejoignant d’un pas décidé le bus de sa formation.

    Calendrier chargé

    En s’imposant à l’issue de cette Etoile de Bessèges, le Brestois remporte un 2e classement général dans sa jeune carrière, quelques mois après celui du Tour du Limousin. Un programme dense l’attend ce printemps, où il fera face au gratin mondial de la discipline. Après Paris-Nice dans un mois, Ewen Costiou sera aligné sur les mythiques Ardennaises, c’est-à-dire l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un calendrier pour se jauger pour de bon et « pour se découvrir » face à l’élite du cyclisme.

    Le palmarès

    Ewen Costiou, maillot Corail

    Il était l’un des favoris pour la victoire finale. 11e (à 20’’) avant de prendre le départ de la dernière étape, le natif de Brest s’est imposé pour deux secondes sur le contre-la-montre de l’Ermitage devant son coéquipier de la Groupama – FDJ Suez, Maxime Decomble. La deuxième victoire professionnelle sur une course à étape de l’espoir français de 23 ans, après son sacre sur le Tour du Limousin l’année dernière, et une belle promesse pour le reste de la saison.

    Maxime Decomble, maillot Blanc

    Coup double pour la Groupama – FDJ United, qui récupère un deuxième maillot distinctif avec Maxime Decomble. 2e à Alès et 3e au général, le Ciotaden, professionnel depuis 2024, qui sort d’une belle saison (vice-champion d’Europe espoirs sur route, 3e des championnats du Monde de contre-la-montre espoirs), confirme sa belle progression et a tout pour devenir un nom qui compte dans le peloton français pour les années à venir.

    Lukas Kubis, maillot Jaune

    Il restera le grand perdant de la dernière étape. 2e sur les quatre premières, leader du classement général, le double champion de Slovaquie en titre n’a pu faire mieux qu’une 15e place sur le contre-la-montre final et perd le maillot corail pour 15 secondes. Il se console malgré tout avec le maillot jaune du classement par points, et aura, quoi qu’il en soit, fait étalage de son profil très complet, qui lui permettra sans doute de lever les bras dans un futur proche.

    Victor Papon, maillot Bleu

    Le coureur de Nice Métropole – Côte d’Azur avait déjà sécurisé son maillot de meilleur grimpeur à la veille de la dernière étape, grâce à ses 28 points pris lors de la 3e étape, à Bessèges, où il était passé en tête de quatre des six difficultés répertoriées du jour. Un joli coup pour le puncheur de 24 ans et son équipe continentale, qui s’offre également une honorable 22e place au classement général, après avoir achevé le contre-la-montre final en 25e position.

  • Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Match considéré « à très haut niveau de risques » selon les autorités, les supporters de l’Olympique de Marseille n’ont, comme d’habitude, pas pu faire le déplacement au Parc des Princes pour assister au Classique. « On oublie même ce qui fait l’essence d’un grand match », estime Younes, fidèle supporter du PSG qui déplore l’absence forcée des ultras marseillais, réputés pour faire monter l’ambiance d’un cran. Mais depuis plusieurs années maintenant, la préfecture de police de Paris opte pour cette solution jugée trop drastique par les spectateurs de l’antre parisien. « On sait qu’il y a eu de nombreux débordements entre les deux camps », reconnaît Brice, ancien membre des Boulogne Boys. « Mais c’est du passé aujourd’hui. Il n’y a plus autant de tensions qu’auparavant », ajoute-t-il, conscient malgré tout qu’un simple chant peut rapidement allumer la mèche. Celui « des rats » notamment, dont les paroles sont clairement à caractère raciste. D’ailleurs, le derby parisien du 4 janvier avait été interrompu quand le virage Auteuil a entonné ce chant.

    Menace « en carton » du tapis vert

    En amont du Classique, l’institution francilienne a prévenu ses supporters au travers d’une campagne de sensibilisation qu’en cas d’insultes, de propos haineux ou de comportements discriminatoires, « la rencontre peut être interrompue et même déclarée perdue sur tapis vert ». Le speaker du club a également rappelé le message juste avant d’annoncer les compositions de deux équipes. Ce qui n’a pas empêché les ultras parisiens de commettre le délit à plusieurs reprises sans conséquences.

  • [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    Une fusée belge peut en cacher une autre. Décidément, dès que la pente s’élève brusquement, les coureurs du plat pays répondent présents. Tom Crabbe, 20 ans, a été l’attraction du début d’Étoile en s’imposant, mercredi, à Bellegarde. Les surprises se succèdent, puisque samedi, à Vauvert, Joppe Heremans a déjoué les pronostics. Ce dernier a battu tous les favoris dans la raide montée finale pour sécuriser une victoire de prestige. Il a devancé Lukas Kubis, une énième fois 2e d’une étape dans le Gard.

    Paul Lapeira termine 3e, un 3e blasé et en colère après l’arrivée. Le cycliste de Decathlon – CMA CGM n’était pas content de se faire bloquer la route, d’après lui. « Je devais passer mille fois, il y avait un espace sur la droite quand je me suis lancé mais le gars de Roubaix a serré sur la droite. Je suis déçu car j’avais vraiment les jambes pour gagner, je pense que j’étais le plus rapide sur cette arrivée, mais c’est comme ça. » Les tuniques roses de Van Rysel Roubaix ont bien été mises en avant dans Vauvert avec la 5e place de Louis Hardouin. Enfermé mais bien placé dans ce final.

    Une dernière montée explosive

    Cette 4e et avant-dernière étape s’est courue en deux temps. Après 10 kilomètres, trois hommes se sont extirpés du peloton. Nous pouvions croire qu’ils allaient prendre large, mais le peloton n’a jamais donné le moindre air. Deux minutes grand maximum, mais pendant la moitié de la journée, l’écart s’est stabilisé sous la minute. Un étouffement et un contrôle parfaits pour être sûr de se battre pour la couronne dans les étroites rues de Vauvert. Cette chasse a affolé les chronos et l’étape a terminé bien plus tôt que prévu. 46 km/h de moyenne, un train d’enfer sur ce tracé roulant.

    Les équipes de favoris ont su gérer les échappées au sein du court circuit autour de la ville-arrivée. Valentin Retailleau (Total Energies) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) ont toujours gardé leur flamme et ont tout tenté pour arriver en tête dans les derniers hectomètres. En vain. Les deux Français ont été repris à moins de deux kilomètres de la ligne, après avoir bataillé toute l’après-midi. Les fuyards ont, globalement, eu leurs chances chaque jour sur cette édition de l’Étoile de Bessèges. Mais le peloton n’a rien laissé passer et aucun baroudeur n’a levé les bras, que ce soit à Vauvert, Domessargues ou Bellegarde.

    La dernière montée était courte, pas plus de 500 mètres à 5,5%, loin d’être un supplice pour les coureurs mais tout de même. Une rue peu large où trouver le placement idoine donnait un avantage certain. Les maillots de Decathlon CMA CGM ont dans un premier temps été aperçus. Andrea Mifsud a déclenché le premier et la course s’est affolée. Joppe Heremans a aussi lancé de loin, mais le Belge n’a pas pêché sous le brûlant soleil du Gard. En se plaçant à l’intérieur, Paul Lapeira n’avait plus aucun espace pour le doubler et le Belge s’est offert la victoire devant le leader du classement général.

    Toujours pas de succès pour Lukas Kubis, mais, avant le contre-la-montre final, ce dimanche, c’est bien le Slovaque qui avait l’avantage avec 13 secondes de marge sur Henri Uhlig.

  • [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    On craignait de la voir disparaître, après une édition 2025 marquée par la fronde de huit équipes (parmi elles, seules Unibet Rose – Rockets et Décathlon – CMA CGM étaient présentes cette année), effarouchées par des incidents de sécurité bien indépendants de la responsabilité de l’organisation. Bien malgré elle, l’Étoile de Bessèges s’était retrouvée sous le feu d’un opprobre qu’elle ne méritait pas. Mais elle ne s’est pas éteinte, portée par une équipe dévouée, dirigée avec résilience par Claudine Fangille-Allègre, animée par son devoir de mémoire envers son père, Roland, géniteur de la course. Une histoire de famille qui se perpétue aussi à travers Tiffany et Romain Le Roux, fille et gendre de la présidente, amenés à reprendre le flambeau à l’avenir.

    Si la sécurité avait été grandement renforcée, au détriment du nombre d’équipes (16, contre 21 l’an dernier, 111 coureurs contre 146), pour garder l’équilibre budgétaire, certaines choses, elles, n’ont pas changé. Les conditions climatiques, dantesques en 2025, l’ont aussi été sur les deux premières étapes, courues sous une pluie battante. Et après une accalmie de deux jours, elle a repris de plus belle sur le contre-la-montre final, pour apporter un peu plus de dramaturgie au dénouement.

    Car l’indécision s’érige, elle aussi, en constante. Comme on s’y attendait, les écarts sont restés minimes jusqu’au bout. Malgré les nombreuses tentatives et le panache de coureurs déterminés à se montrer, aucune échappée ou attaque n’a pu être menée à bien. Les quatre premières journées se sont jouées au sprint, si bien qu’à l’orée de la cinquième et dernière, les 35 premiers du général se tenaient en 1 minute, et les 19 en 30 secondes.

    L’Ermitage, faiseur de roi

    Tout s’est donc joué dimanche, au sommet de l’Ermitage. Chacun y allait de son favori, avec une seule et même question : le champion de Slovaquie Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), leader du général depuis le troisième jour, et 2e de chacune de quatre premières étapes, allait-il garder son maillot corail, à la faveur de ses quelques secondes d’avance sur ses poursuivants ?

    Rien n’était moins sûr, car de sérieux prétendants rêvaient de détrôner celui qui, en dépit de son titre de champion national du contre-la-montre en 2024, n’apparaissait pas comme favori face à cette arrivée en pente, propice à déchoir ou à couronner. Et à l’arrivée, le dénouement fut cruel pour le coureur le plus régulier de l’épreuve, 15e de l’étape, et 4e à l’arrivée. La place du con. Le nouveau roi s’appelle Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), 11e au départ, et vainqueur pour 2’’ devant son coéquipier Maxime Decomble, et avec 5’’ d’avance sur Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM). L’Ermitage a encore parlé. Et on a déjà hâte d’entendre ce qu’il aura à nous raconter en 2027.

  • Plongée dans le chantier de rénovation de la piscine Reyne à Avignon

    Plongée dans le chantier de rénovation de la piscine Reyne à Avignon

    Ce n’est pas tout à fait les ultimes longueurs mais disons que la Ville a achevé 90% d’une course de longue haleine démarrée en septembre 2021 par le lancement du plan Avignon ambition piscines, d’un montant de près de 20 millions d’euros. Une opération visant à rénover puis entretenir les quatre piscines dites de proximité de la Ville. Et ce en dehors du stade nautique, vaisseau amiral des activités aquatiques rouvert en 2019 après 10 ans d’abandon.

    Ainsi, après Jean-Clément à Montfavet à l’été 2023, Chevalier-de-Folard à Nord Rocade au printemps dernier et un lifting à Stuart-Mill à Saint-Jean, la municipalité s’attelle à rénover Peirre-Reyne dans l’intra-muros. Mitoyen de la cité scolaire Mistral, l’équipement a été fermé en avril dernier. Il doit être livré cet été pour une réouverture au public et aux scolaires à la rentrée de septembre. Une visite de chantier y était organisée, ce jeudi. Entre les palettes remplies de matériaux isolants ou les bruits de perceuse, difficile encore d’imaginer qu’une petite extension verra le jour à l’entrée de la piscine, qui se fera désormais en rez-de-chaussée et non plus par un escalier extérieur.

    Un héritage piscine désormais à faire tourner

    « Pour ceux qui connaissent, ce sera la transformation la plus visible », observe la maire Cécile Helle (PS), aux côtés de son adjointe aux sports, Zinèbe Haddaoui. Au rez-de-chaussée, des vestiaires seront aménagés ainsi qu’une nouvelle salle de sport. « Le bassin est en train d’être reconsolidé », expose Nicolas Chicouras, directeur de l’agence Girard, qui supervise le chantier. Renforcement du plafond extérieur avec isolation de la charpente, quelques reprises structurelles des murs, des brise-soleil sur les vitres mais aussi et surtout de lourds travaux sur les installations (chaudière, filtration, pompe à chaleur, ventilation) sont au menu. La rénovation permettra de diviser par quatre les volumes d’eaux consommés et de diminuer de 35% les besoins en chaleur.

    « À la différence des autres piscines, il a fallu dialoguer et négocier avec l’architecte des bâtiments de France car nous sommes en zone classée, d’où les couleurs neutres, blanc cassé et beige, qui rappellent la pierre présente », fait valoir Cécile Helle. Ouverte en 1968, elle avait été partiellement rénovée en 2002, ce qui n’empêche pas la facture de grimper à 2,5 millions d’euros, dont plus de la moitié financée par des subventions du Grand Avignon, du Département et de la Région. Une fois livrée, « nous aurons quatre piscines performantes de proximité et un stade nautique, loin de la situation que nous avons trouvée en 2014 avec des équipements en bout de vie et un stade nautique fermé », dresse, en guise de bilan, Cécile Helle. Et d’adresser un message à « l’équipe qui arrivera, qui j’espère sera dans la même gestion que nous, même si cela nécessitera un haut fonctionnement soutenable ».

  • [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    La Marseillaise : Que ressentez-vous à l’idée de représenter la France, en hockey sur glace, pour ces JO ?

    Enzo Cantagallo : C’est beaucoup de fierté. Je suis très fier de représenter notre pays sur la plus grande des scènes. Mes collègues des Spartiates étaient contents pour moi et m’ont félicité ! Il y a de la pression, c’est une très grosse compétition avec de gros adversaires, mais la fierté de représenter mon pays dans le sport que je fais depuis tout petit passe devant. On a tous fait beaucoup de chemin dans l’équipe pour en arriver là.

    Comment se déroule votre arrivée au village olympique ?

    E.C. : On est arrivé sur place, à Milan, lundi en fin de journée, au village olympique. On prend nos marques, c’est bien qu’on y soit un peu avant le début. Il y a l’effervescence des Jeux, on en prend un peu plein la vue, entre le village, les autres athlètes, les installations et la patinoire. On a eu une semaine pour se mettre dans le bain et s’acclimater. Tout le monde avance dans la même direction dans l’équipe, j’ai vraiment hâte du début. Pour l’instant, on a commencé les premiers entraînements.

    Ces entraînements justement, sont-ils particulièrement intenses ?

    E.C. : On s’est entraîné le matin, ces derniers jours. Après un bon échauffement, on monte sur la glace pendant une heure, puis on retourne au village pour des meetings techniques avec le staff et des séances en salle de musculation. Ils nous donnent aussi un peu temps pour visiter le village et profiter ! Le hockey sur glace, c’est très intense. En match, on reste sur la glace 45 secondes avant chaque changement et on tourne sur trois périodes de 20 minutes. Pas plus de 45 secondes parce qu’après on est trop fatigué. Il faut de la force pour exister dans les duels. C’est pour ça qu’on travaille particulièrement nos adducteurs, hanches et épaules pour les contacts.

    Votre premier match est programmé mercredi, contre la Suisse. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous et les suivants ?

    E.C. : Les trois équipes qu’on va jouer, Suisse, République tchèque et Canada, sont vraiment de très grosses nations. La Suisse et la République tchèque se sont rencontrées en finale des championnats du monde récemment. Le Canada, c’est l’une, si ce n’est la meilleure nation du monde, avec quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Il y aura beaucoup d’adversité, ça va être quelque chose !

    Ces JO sont-ils aussi un moyen de mettre davantage en lumière votre sport ?

    E.C. : On a un rôle à jouer pour médiatiser le hockey sur glace en France. Le sport est en plein développement et on voit de plus en plus de monde dans les patinoires. D’ailleurs, c’est la première fois que l’équipe de France féminine est présente, et nous, les hommes, notre dernière participation remonte à 2002. C’est à nous de se servir de cet événement pour bien représenter le hockey français et amener de la médiatisation en France par nos performances notamment. On est sur une bonne lancée parce qu’il y a aussi, en 2028, les championnats du monde puis les JO 2030 organisés en France.

  • Quatre années pour se projeter

    Quatre années pour se projeter

    Alors que l’Italie inaugure les Jeux de Milan-Cortina, l’Hexagone se tourne déjà vers une échéance majeure : les Jeux olympiques d’hiver 2030, confiés aux Alpes françaises par le Comité international olympique (CIO) en juillet 2024. Cette échéance, la quatrième organisation française après Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992), dépasse la seule ambition sportive : elle interroge le devenir de nos montagnes à l’heure du changement climatique et de la redéfinition des modèles touristiques.

    Vision d’avenir

    Les défis sont nombreux. D’abord, tenir le cap de la préparation. La loi olympique a été adoptée, ce jeudi. Une « boîte à outils » présentée comme essentielle, accordant des dérogations en matière d’urbanisme, de sécurité ou de logement. Reste que les débats sur l’environnement, l’artificialisation des sols ou la gouvernance demeurent vifs.

    Le projet Alpes 2030 pâtit d’une crise ouverte au sein de son comité d’organisation (Cojop), après les démissions, en deux mois, de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations.

    Avec un budget de 3,4 milliards d’euros, la France espère démontrer que des Jeux d’hiver peuvent être maîtrisés et adaptés aux enjeux d’aménagement contemporains. En misant sur des infrastructures existantes et une organisation répartie sur divers sites. Un nouvel esprit olympique doit s’inventer dans les Alpes françaises : celui d’un événement qui conjugue spectacle, responsabilité et vision d’avenir. Il reste quatre ans pour se projeter. D’ici-là, laissons les athlètes briller.