Tag: Sports

  • [C’est l’été] Des centaines de minots en stage « sports été » à Gardanne

    [C’est l’été] Des centaines de minots en stage « sports été » à Gardanne

    Les couloirs du complexe sportif grouillent de vie, les minots entre 3 et 14 ans, gourdes à la main, se pressent jusqu’à la prochaine salle où animateurs et activités les attendent. Sourire et sport sont au programme pour les plus de 160 enfants en stage, au gymnase COSEC du Pesquier à Gardanne.

    Accueillis de 9h à 18h, les inscrits s’adonnent à toutes sortes d’activités. « On essaie de proposer des sports différents de ceux qu’ils pratiquent toute l’année. Si on les écoutait, on ferait du foot tout le temps », révèle Océane Portmann, directrice adjointe du CLES. Effectivement, entre le roller, le baseball, l’ultimate ou le double dutch, qui consiste à sauter entre deux cordes qui tournent en alternance, les enfants ont de quoi être déboussolés.

    « Au total, pour les semaines les plus chargées, on emploie 24 animateurs », rapporte Océane Portmann. Avec un prix entre 25 et 35 euros la semaine, selon le revenu du foyer, le « Sport été » souffre de son succès : « On a dû refuser beaucoup de monde, on n’a pas assez d’animateurs », avoue Sihem Belardi, directrice du Club de loisirs.

    C’est la 51e année que le stage accessible à tous est proposé en été, mais « c’est la première fois que les enfants sont pris en charge la journée complète », détaille la directrice. Un changement qui permet de soulager les parents pour la journée entière. « Tellement apprécié », confie-t-elle, que « cette année, on a eu des enfants qui viennent de Marignane ou de Plan-de-Cuques, même si la majorité sont des Gardannais ou des villages adjacents ».

    « Il fait chaud et l’eau du gymnase est non potable »

    Dans l’enceinte du gymnase vieillissant, la mauvaise isolation de l’infrastructure de la ville se fait sentir en plein mois d’août. Pour pallier cela, les sorties piscine sont assez fréquentes, comme des sorties dans la fraîcheur des calanques. Mais un problème important persiste : « L’eau du robinet est jaune, elle sort chaude, avec des traces de rouille, donc les enfants se plaignent logiquement de maux de ventre », déplore Océane Portmann. La ville, alertée du problème, a cependant déclaré l’eau potable. « On ne laisse pas boire les enfants, alors on a dû dépenser 700 euros, pour une fontaine et 900 litres d’eau », affirme la directrice. Pas de quoi dissuader les centaines d’enfants de passer d’excellentes vacances au centre de loisirs.

  • Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Si tu ne viens pas à la montagne, la montagne viendra à toi !

    Le sujet de thèse de doctorat de Marie Nivet et Josep Rebull, sous la direction de David Ben Dahan (Aix-Marseille université), Thomas Rupp (Université de Savoie-Mont Blanc) et Grégoire Millet (université de Lausanne) propose une alternative active pour accompagner les séniors au-delà de 65 ans.

    « L’espérance de vie augmente, et l’idée est d’accompagner ce fait en proposant des activités sportives adaptées, dans un cadre qui permet de retarder au maximum le recours aux médicaments » indique Marie Nivet. Étudiante au Bourget du Lac, elle s’est lancée dans une thèse dont le sujet est cet accompagnement. Thèse sur laquelle elle travaille depuis plusieurs années avec Josep Rebull, et qui implique deux sites universitaires français.

    « Des études ont montré que l’air des montagnes, en lui-même, avait déjà des vertus thérapeutiques. En y associant une pratique sportive adaptée à l’âge, il y a la possibilité de prolonger l’espérance de vie en bonne santé » poursuit-elle.

    Appel à candidats

    Les deux doctorants se sont donc lancés dans une étude clinique de longue haleine. Ils ont été les premiers à se lancer dans cette thématique, dont le but « est de comprendre comment la pratique sportive en altitude agit sur les muscles, notamment le cœur, et le corps » détaille Marie Nivet.

    Conscients qu’il n’est pas possible à tous les séniors de venir pratiquer régulièrement une activité physique en montagne, avec le concours de leurs directeurs de recherches et l’hôpital de La Timone, ils ont pu mettre en place une unité qui recrée les conditions d’une pratique en altitude.

    « Les exercices viennent au plus près des gens. Nous avons déjà effectué un suivi sur 20 personnes, et les résultats sont encourageants » poursuit la doctorante. Elle lance un appel afin que d’autres personnes rejoignent le programme. « Il y a peu de contrainte. L’étude se fait en trois séances d’une heure et demie. Les gens doivent avoir 65 ans et plus, sans limite haute ».

    Après une visite médicale d’aptitude, les séances se font sous encadrement. Au-delà d’une démarche de développement du sport santé, « cette recherche a pour objectif de mieux comprendre certains mécanismes du vieillissement afin de contribuer au développement de stratégies favorisant le bien vieillir », précise Marie Nivet.

    marie.nivet @univ-smb.fr

    josep.rebull-barrera@etu-univ-amu.fr

  • [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    « Ce que j’aime au centre de loisir c’est que c’est un travail d’équipe, on est jamais seuls. Si tu es triste, dans ton coin, quelqu’un vient te voir. » Raquette de badminton en main, encore essoufflé de ses efforts, Gabin, 8 ans, savoure son été. Ce jeudi après-midi, le gymnase du parc des sports de Briançon résonne des cris d’une petite centaine d’enfants venus des différents centres de loisirs pour participer à des olympiades intercentres.

    « Chaque jour de la semaine, on leur fait découvrir un nouveau sport, explique Hervé Michaux, coordinateur enfance au centre social. Des activités proposées tous les jours sur l’ensemble des centres de loisirs. Au Monêtier on a un groupe qui est en bivouac cette nuit à la montagne et qui a participé à une animation astronomie hier soir. » Les activités sont proposées sur les centres sociaux et de loisirs de Briançon, Villar-Saint-Pancrace, Val-des-Prés, Monêtier les bains et Villar-d’Arrêne. Au total, un peu plus de 200 places sont ouvertes pour tous les centres cumulés. C’est la communauté de Communes qui s’est vue attribuer cette compétence suite à la fermeture de la MJC de Briançon en 2023 pour raisons budgétaires. « On met notamment des tarifs communs entre les communes, un projet pédagogique commun. Ça permet d’éviter les inégalités entre les communes et de mutualiser les compétences des équipes », affirme Marie Chouissa, directrice du centre intercommunal.

    Encourager les familles

    à travers les enfants

    Le prix des activités dépend de l’âge et du quotient familial des ménages. Pour les centres de Briançon par exemple, les tarifs vont de 5,24 euros la journée à 13,60 euros selon le revenu familial. « Notre mission c’est de proposer des activités à destination des familles, des enfants, des adolescents, pour que ce beau territoire soit accessible à tous. Chaque semaine, on essaye de mettre en place une activité payante qui donne l’opportunité aux enfants de pratiquer, de découvrir des choses qu’ils ne pourraient pas forcément faire dans leur famille. Par exemple, cet été on a beaucoup développé le rafting », détaille Marie Chouissa. « Le rafting, en dehors du centre, c’est 45 euros par personne et il faut compter papa, maman… Ça fait tout de suite une grosse sortie. Moi, par exemple, je n’y vais pas avec mes enfants, complète Mathéo Posada, directeur d’un des centres de loisir de l’intercommunalité. Mais ils peuvent y aller avec le centre, et aussi faire de l’escalade, du cheval, des choses qu’on peut se permettre de faire avec la structure. »

    Comme à Marseille où certains enfants ne vont que très rarement à la mer, vivre dans un environnement exceptionnel ne suffit pas toujours à s’en emparer, faute de moyens, de temps, de renseignements… Le but du centre est aussi qu’à travers les enfants, les familles osent plus s’approprier et découvrir le territoire exceptionnel du Briançonnais. « Il y a des gens dans le Briançonnais qui n’osent pas, même si c’est gratuit et que c’est à côté. Il faut amener quelque chose de nouveau par notre savoir-faire, rappelle Hervé Richaux. Faire pétiller les yeux des enfants, qu’ils découvrent et que les familles se disent ah tiens, ils ont fait ça, c’est où ? On pourrait y aller ! »

  • Neoness lance son développement régional

    Neoness lance son développement régional

    Dans les espaces, du matériel flambant neuf. Sur les murs, des néons colorés renforcent l’esthétique résolument moderne du lieu et en fond, une playlist électro inonde les différents espaces. Dans la salle Neoness qui a ouvert ses portes en juin, avenue du Club Hippique, des sportifs de tous les âges passent le portique électronique, usent des rameurs et vélos et dans les zones de cross-training ou s’entraînent sur les sacs de frappe. Le flux d’abonnés se poursuit dans ce premier club Neoness de la région. Tout comme Métabolik et Keecool, elle est une marque du groupe ICM Wellness, dont le siège est installé aux portes d’Aix, à Ventabren, et cherche à se développer sur la région. Proposant une surface sportive de 1 000m², l’enseigne a pris la place d’une salle Métabolik. « Nous appartenons au même groupe, il n’y a donc pas eu de changement si ce n’est des améliorations au club. En termes de praticité, ça n’a pas changé quoi que ce soit pour les clients », précise Lucille Fermaud, responsable de la salle aixoise. Une particularité, pourtant, dans cette nouvelle salle et la marque Neoness en général : « C’est un club social, puisqu’ici, l’on donne pas mal de cours. Les gens se connaissent beaucoup, il y a d’autant plus cette ambiance familiale, déroule Lucille Fermaud. On est aussi plus axés sur la performance, il y a un côté plus challenge, plus poussé, sur les cours, tout particulièrement (…) Dans tous les Neoness, les cours sont donnés par des coachs, il y a aussi un aspect personnalisé dans la pratique, un accompagnement, c’est ce qui plaît. » D’autant plus qu’un « engouement particulier » autour des salles de sport est à noter, selon cette coach professionnelle. « La salle s’est beaucoup démocratisée, les gens se rendent compte que ce n’est pas réservé à certaines personnes, estime Lucille Fermaud. Surtout, ça a des bénéfices très intéressants. C’est important de faire du sport au quotidien. » Autre avantage du lieu, sa praticité, avec des horaires longue durée, notamment de 6h à 22h en semaine, et un parking gratuit en souterrain : « Ça s’insère donc facilement dans un planning quotidien », résume la coach.

  • La Légion d’honneur pour plusieurs personnalités

    La Légion d’honneur pour plusieurs personnalités

    Dans les Bouches-du-Rhône, le maire communiste de Septèmes-les-Vallons, André Molino, décroche les insignes de chevalier au titre du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Élu dès le premier tour des dernières élections municipales et à la tête de sa commune depuis 1999, il voit ainsi salué un long engagement au service de la vie locale.

    Du Préfet Witkowski

    à Franck Leboeuf

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis, ancien président de France Télévisions, est quant à lui promu commandeur, tout comme Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Autre personnalité majeure du territoire distinguée cette année, Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université depuis 2020, est promu au grade d’officier.

    Professeur de physiologie et ancien vice-président de l’établissement, il dirige aujourd’hui la plus grande université francophone du monde. Cette distinction vient reconnaître un parcours consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche.

    La promotion fait également la part belle à plusieurs élus et responsables publics de la région. À Aix-en-Provence, Marie-Pierre Sicard-Desnuelle, ancienne praticienne hospitalière et aujourd’hui conseillère municipale déléguée à la santé et aux relations avec les hôpitaux, est nommée chevalier.

    Dans le Vaucluse, Laetitia Dosne, adjointe au maire d’Avignon chargée de l’action sociale, des seniors, de l’emploi et de l’insertion, reçoit la même distinction pour son engagement dans les domaines sanitaire et social.

    Dans les Hautes-Alpes, Pierre Chamagne, ancien maire de Pelvoux et président d’une association d’aide à la personne, rejoint lui aussi le rang des chevaliers.

    Le Var compte également plusieurs récipiendaires avec Liliane Boyer, ancienne maire du Muy, et Martine Bouvard, ancienne responsable de l’Éducation nationale devenue adjointe au maire de Roquebrune. À leurs côtés figure Sébastien Forest, directeur de la Dreal Paca, nommé chevalier.

    Cette promotion met aussi en lumière des personnalités déjà connues du grand public. L’ancien capitaine des Bleus Marius Trésor et l’ex-défenseur de l’OM, Frank Leboeuf accèdent au grade d’officier.

  • [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    [C’est l’été] La plage de Ferrières au centre-ville de Martigues

    Plusieurs paillotes proposent également buvette et restauration en journée et soirée. La nouveauté de cette année est l’installation d’un village sportif « les pieds dans l’eau » animé par la Ville de Martigues et proposant des activités sportives gratuites de 11h30 à 14h30 jusqu’au 13 août. Des éducateurs diplômés proposeront paddle, water-polo, ou encore du kayak, précédés de 9h à 10h30 de l’aquagym et du Pilates.

  • La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    Après la mairie RN de Carpentras, qui supprime les subventions du Planning familial, c’est au tour de la municipalité de Monteux, également passée RN en mars dernier, de réduire de 90 % celle accordée à la Maison des Jeunes et de la Culture de sa ville.

    Dans un message posté sur ses réseaux sociaux, la structure, qui accueille un peu plus de 500 personnes à travers des activités sportives et des événements divers, explique que cette aide passe de 45 000 euros à 5 000. Elle ajoute que les subventions de fonctionnement et celle du festival des cultures urbaines des vacances d’automne, respectivement de 1 350 et 1 500 euros, sont, elles, supprimées. Et explique prendre acte de cette décision et que le conseil d’administration va se réunir en cette fin de semaine « pour mesurer l’impact sur la vie de l’association ».

    Répartition

    Le maire d’extrême droite, Patrice de Camaret, a justifié, lors du conseil municipal, cette décision en s’appuyant sur les comptes de l’association. Ceux-ci étant, d’après lui, assez fournis. « La collectivité doit soutenir en priorité les associations qui en ont réellement besoin, et non celles qui disposent d’une trésorerie solide », stipule la collectivité. Et assure que cette « décision ne remet pas en cause l’utilité de la MJC ni son travail auprès des Montiliens », mais « traduit une volonté de justice dans la répartition de l’argent public, au bénéfice d’associations qui, elles, ont un besoin réel et immédiat de soutien ».

    Les élus d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. « Il le vend comme une nécessité économique, mais pour moi, c’est idéologique », glisse Michel Mus (DVG). Car, dans le même temps, les subventions aux associations sportives augmentent de 8 %.

  • Douze célébrités débarquent au Mondial

    Douze célébrités débarquent au Mondial

    Une grande nouveauté. Pour sa 65e édition, le Mondial La Marseillaise lance son tournoi des célébrités. Douze stars seront sur le carré d’honneur du parc Borély ce samedi soir à 20h30. Parmi eux, le nageur et champion olympique Florent Manaudou, l’acteur et humoriste marseillais Patrick Bosso, les influenceurs Bengous et Paga ou encore le rappeur d’IAM, Freeman.

    Quatre triplettes seront opposées dans une compétition plus que jamais immersive. Les joueurs seront équipés de micros et pourront réagir en direct avec le public. Ils seront également épaulés par des champions de pétanque : Tanguy Penin, David Le Dantec, Axelle Bernard et Aimé Courtois.

    « Cela apporte une belle visibilité, c’est une belle vitrine », se réjouit Tanguy Penin, nommé sélectionneur de la Roumanie en janvier dernier. « C’est un sport disponible pour tous. Il y a beaucoup de Marseillais, des gars qui savent jouer aux boules, donc le niveau sera présent. On peut s’attendre à de jolis coups. »

    « On ne verrait pas ça dans d’autres sports »

    L’influenceur et freestyler aveyronnais, aux 950 millions de vidéos vues sur ses réseaux (480 000 abonnés), anticipe une pression du côté des joueurs. Il tentera de les rassurer quand ils en auront besoin : « On ne va pas leur apprendre des coups mais plutôt des stratégies de jeu, savoir quand pointer, quand tirer. Et surtout de la confiance quand il y aura de la tension. »

    La pression, Axelle Bernard la connaît bien. Vainqueure du Grand Prix féminin Paprec en 2020, elle saura insuffler son esprit de compétition. « Je vais les aider sur cet aspect-là. Nous avons de sacrées personnalités, il y aura de la hargne. Je m’attends à ce qu’ils se mettent un peu à plat ventre pour gagner les parties », assure la joueuse tricolore. « Pratiquer la pétanque avec beaucoup de public, c’est une certaine pression. Il faut qu’ils arrivent à faire le vide. Ça va être drôle et très sérieux à la fois. Je suis persuadée que ça va plaire aux gens. »

    Il faudra du sérieux pour espérer remporter ce tournoi, surtout avec un sportif de haut niveau dans le casting. « Ils sont adroits et ont cette gagne en eux », estime David Le Dantec, double champion du monde en triplette et ancien sélectionneur de l’équipe de France. « À travers le rire, notre rôle sera de les guider, prendre du plaisir, ne pas les brider et obtenir des résultats. On ne va pas les coacher comme des joueurs professionnels. »

    Avec une tactique claire : refaire jouer tout de suite l’adversaire. « Faire tomber les boules de ses concurrents le plus tôt possible », conseille Le Dantec. Dans un esprit propre au Mondial et à la pétanque : « Proposer un moment de convivialité de la sorte, on ne verrait pas ça dans d’autres sports. » L’entrée sera gratuite pour tous. La compétition sera également commentée sur les antennes numériques de France Télévisions par Guillaume Claret et le tennisman professionnel Benoît Paire. Le Mondial La Marseillaise débutera dimanche à 9h.

  • Les bons gestes dès le plus jeune âge

    Les bons gestes dès le plus jeune âge

    Cette campagne de prévention, intensive pendant le mois de juin, s’est achevée avec la session des élèves de CM1/CM2 de l’école du Pont Neuf, sous les regards de Pierre Bonnefoy, adjoint aux sports et de Sébastien Borrel, conseiller jeunesse auprès du Directeur Académique des services de l’Éducation (DASEN), le tout encadré par des maîtres-nageurs à la piscine du Port marchand. Une initiative qui va de pair avec l’opération « savoir nager », menée auprès des élèves des classes élémentaires durant toute l’année.

  • L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    La Deutscher Pétanque Verband affiche une ambition : rivaliser avec les mastodontes de la discipline à l’échelle européenne et mondiale. Et les résultats de ces dernières années sont probants. Le fruit d’un travail de formation engagé dans les catégories jeunes qui commence à se traduire chez les adultes.

    Licencié en Bavière à Munich, Ulrich Moritz, un proche du président de la Fédération allemande, a suivi de près cette évolution : « J’ai commencé à jouer aux boules en 2002 dans le seul club de Munich. Aujourd’hui, il y en a 16 dans la région ». L’homme est habitué du Mondial où il a noué des liens forts avec l’ancienne présidente du comité bouliste des Bouches-du-Rhône. Au niveau national, cette évolution s’est traduite par une croissance du nombre de joueurs : « En 2000-2010, c’était 15 000 licenciés, en Allemagne. Aujourd’hui, on doit se situer autour de 25 000. La pétanque est de plus en plus connue ici ».

    La sélection juniors

    au Mondial des jeunes

    Au-delà du nombre d’adhérents, le pays enchaîne surtout les bons résultats. L’Allemagne est devenue la première nation étrangère à inscrire son nom au palmarès du GP féminin La Marseillaise en 2021. Les hommes, ont décroché en 2025, leur première étoile européenne, après avoir battu les champions du monde italien puis l’équipe de France de Bonetto, Montoro et Doerr, en finale. En jeunes, l’Allemagne est aussi championne du monde tir de précision.

    La récompense d’une politique volontariste ayant pour but de mieux préparer les joueurs aux grandes compétitions. Pour Moritz, cela doit passer par l’apprentissage et la compréhension des styles de jeu d’autres nations. Pour cela, l’Allemagne adopte depuis près de deux décennies une politique de stages et d’échanges à l’étranger. Cette année, la sélection nationale juniors, sacrée championne du monde en 2025 participera au Mondial des jeunes…

    L’objectif est d’habituer ses joueurs au très haut niveau. « Si on veut que nos équipes fassent des progrès, il faut les faire jouer en France, dans le Sud. Depuis quelques années, une fois par an, les Fédérations française et allemande organisent une semaine de stage pour les juniors des deux nations ».

    Âgé de 19 ans, Oskar Fitz fait partie de l’équipe nationale espoir, après avoir évolué en junior de 2021 à 2024. Licencié en Bavière, il fait les beaux jours du Boule club Mechenhard. Pour lui, la pétanque est avant tout une histoire de famille. Il a commencé à quatre ans, avec son père, son grand-père et son arrière-grand-père. Champion d’Allemagne junior et espoir, il évolue désormais en senior, où il a atteint les 16es de finale.

    Ambitieux, il souhaite s’installer au plus haut niveau et a déjà joué plusieurs championnats d’Europe et du monde en jeunes. Signe de l’espoir placé en lui, il est le seul Allemand parrainé par Obut. Pour lui, La Marseillaise est une étape obligée. « Là je dois passer mon bac mais j’espère venir l’an prochain » explique-t-il même si son histoire avec Le Mondial est pour l’heure un rendez-vous manqué. La première fois, son arrière-grand-mère est décédée. L’an dernier, il était inscrit sur le concours junior mais son vol a été annulé. « On est arrivé en retard pour la première partie, on l’a perdue sur tapis vert puis on s’est dépêchés pour jouer la deuxième mais on a perdu aussi… » sourit Oskar Fitz.

    Pour Claude Azéma, ancien président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal et de la Confédération mondiale des sports de boules, cet essor est aussi dû à la qualité des infrastructures qui améliorent la réceptivité à ce sport. Le but est d’intéresser un public curieux à la recherche d’un loisir, en plus du public plus connaisseur : « L’attrait principal des clubs est d’avoir un lieu clos pour accueillir des gens tous les jours. C’est ce qui aide au développement. Il est essentiel de toucher ceux qui font de la pratique loisir, en plus de ceux qui veulent faire de la compétition ».