Tag: Sports

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».

  • GP du Printemps à Saint-Barnabé : la jeunesse en point d’orgue !

    GP du Printemps à Saint-Barnabé : la jeunesse en point d’orgue !

    La direction du groupe avait plafonné la participation à 52 triplettes et, en quelques jours, la barre a été atteinte. Ce dimanche 1er mars, les 156 joueuses sont arrivées pour rapidement entrer en action à l’occasion de ce GP du Printemps.

    Les formalités accomplies, auprès du trésorier Stéphane Marco, du graphiqueur Jauffrey Capasso et du chef d’orchestre Patrick Fara, toutes ces joueuses vont aborder le concours sous la direction de l’arbitre Michel Borghino.

    En ouverture, on constate que l’IA, du tirage au sort comme il va en être question tout au long de la journée, va nous offrir quelques chocs à sensation, des oppositions de hautes voltiges. Une entame avec deux poules ou cohabitent des joueuses comme Canavéro une des championnes de l’Île de Beauté, Lysiane Bernard une championne locale que l’on ne présente plus, Marine Rocchietta et Manon Sauzer dont on reparlera plus tard… Très tard même ! Voilà pour la P 9

    Dans la P 11 nous retrouvons Marina Rubio, Amandine Blanche et Axelle Bernard -ces deux dernières sont au palmarès du GP féminin- Derichebourg à l’époque La Marseillaise- et les Varoises emmenées par Audrey Théron. Après cette phase, les Monégasques Christelle Silve, Laura Vierjon et Christel Paille sortent des rangs.

    Nouveau choc lors du cadrage offert par l’IA, avec cette opposition entre Fara et Axelle Bernard. Il semblerait que le combat de la veille pour ses partenaires Vercellotti et Roche, ait laissé quelques traces sur les organismes. La défaite est trop sévère pour être proche de la réalité. On remarque que leur excellent parcours jusqu’alors pour Pizzella, Cortes et Imbert prend fin à ce stade.

    Une arrivée remarquée celle de Maryan Barthelemy, l’occasion pour le « new boss » du Mondial La Marseillaise de s’entretenir avec des joueuses et de leur faire part de projets retenus pour le futur rendez-vous prévu début juillet à Borély.

    En attendant, sur la route des quarts, on note alors qu’il lui faut croiser blanche, que Fara et ses équipières doivent encore franchir une embûche. Elles vont y parvenir en dominant Blanche. Dans le même temps, Hautemayou prend dur face à Sandrine Tur, et sort de route.

    On remarque que sans faire de bruit, à part celui des carreaux les Manon Sauzer et Mahé avec l’artilleuse Mélissa Marsille avancent et inexorablement débordent les Vertes de Michelle Ivaldi puis de Florence Bazin. Elles vont donc se retrouver en finale face aux locales qui ont plombé les Pélicans dans la fraîcheur de la nuit. Là pour un GP de printemps, la température donne plus à penser que nous sommes en hiver, nous allons pouvoir suivre une partie vraiment passionnante, avec de la qualité, même si l’on doit comprendre que le froid a une influence sur les organismes, et surtout une forte dose de suspense pour réchauffer l’atmosphère. Finalement c’est au terme de la 12e mène que la jeune Mélissa Marsille et les Manon Sauzer et Mahé vont inscrire leur nom au palmarès de cette belle épreuve.

    Cadrage : 1) Fara bat Axelle Bernard – Séverine Roche – Dolores Vercellotti à 3

    2) Ivaldi bat Agnès Stagliano – Julie Shelly-Nathalie Fillonneau à 9

    3) Hautemayou bat Corinne Mattei – Marjorie Ferrer – Virginie Castor à 4

    4) Blanche bat Marie Louise Pizzella – Marlene Cortes – Colette Imbert à 11

    5) Tur bat Mireille Carles – Agnes Tramier- Metyl Chrissokerakis à 8

    Quarts de finale : 1) Bazin bat Laëtitia Canavero – Lola Bensussan – Nadia Djabri à 7 2) Sauzer bat Michelle Ivaldi – Cathy Lopez – Bernadette Castiglione à 4

    3) Fara bat Amandine Blanche – Élisabeth Ruiz – Sophie Roubaud à 2 ; 4) Tur bat Morgan Hautemayou – Christelle Carel – Adeline Ménard à 8

    Demi-finales ; 1) Sauzer bat Florence Bazin – Émilienne Del Socorro – Isabelle Audry à 5 ; 2) Fara bat à Sandrine Tur – Mélanie Meyer – Stéphanie Codron à 1

    Finale : Manon Sauzer – Manon Mahé – Mélissa Marsille battent Sabine Fara – Stéphanie Fournier – Claire Gaudilliere 13 à 11

    Une absence de marque

    Au cercle de Saint-Barnabé, pour cette manifestation tous les bénévoles étaient sur le pont. À l’image de « Dédé » Clément qui peaufine les aires de jeux, afin que les joueuses puissent disposer de surfaces pas trop traîtres. Un seul absent, le président Claude Siboun. Des raisons de santé l’ont, pour l’heure, fait prendre ses distances avec l’association. En pleine convalescence, nous ne pouvons que lui souhaiter un rapide rétablissement,

    Voilà qui ne l’a pas empêché de suivre le déroulement de l’épreuve, de féliciter les vainqueurs et d’adresser un petit mot aux finalistes, qui défendent les couleurs du Cercle Saint-Barnabé.

    À bientôt Claude !

  • GP féminin à Septèmes : Roche et Vercellotti, les plus brillantes

    GP féminin à Septèmes : Roche et Vercellotti, les plus brillantes

    Une nouvelle fois cette épreuve, œuvre de l’Étoile Bouliste Septèmoise a connu un véritable succès. Une organisation sans faille avec tous les bénévoles du groupe réunis autour de la présidente Nadège Castaldi et Nicolas Lavaly. Même la doyenne Danielle Lavaly est venue apporter son soutien. Il est vrai que pour accueillir dans les meilleures dispositions, les 152 participantes il faut assurer l’intendance, par conséquent la présence de toutes les forces vives est appréciable et souhaitée.

    Sur le plan sportif, quand Jean-Luc Ballester, l’arbitre officiel lance les hostilités, notre attention se porte sur une certaine poule 6. Belle œuvre de l’IA qui a regroupé les binômes de Lysiane Bernard, Élisabeth Ruiz et Séverine Roche mais aussi Corinne Serra. Un peu plus loin, encore une partie phare entre Raymonde Dran et Lucette Espinas.

    Si elles sont sorties des poules, Yvette Macery et Katia Mora vont ensuite basculer dans le concours B comme bien d’autres à l’image des joueuses du Smuc Magali Crosson et Michele Vinel-Poulton. Le cadrage va être fatal au terme d’un épique mano à mano à Sabine Fara et Claire Gaudillière.

    Lucette Espinas et Corinne Mattei, Manon Mahe et Lysie Lavaly, Laurence Guasco et Mégane Cacciatore Marine Rochietta et Anaïs Barghamian vont manquer de prendre le chemin des quarts, tout en défendant leur chance avec force et volonté.

    À l’approche de la nuit, le dernier carré même s’il semble bouillant de par la qualité, il sera loin d’inverser la fraîcheur de la température ambiante. Inéluctablement, l’érosion a fait des victimes…

    Les deux binômes qui vont s’en extraire, vont devoir en découdre par une température bien plus agréable pour les ours polaires… Mais avec ces dames, on ne fait pas la moitié du chemin, on va jusqu’au bout, on se rend coup pour coup -au sens figuré bien sûr- Séverine Roche et Dolorès Vercellotti vont se montrer les plus brillantes et s’imposer au terme de la 14e mène.

    Cadrage : Mahé bat Sabine Fara – Claire Gaudillière à 10 ; Hovaguimian bat Mélissa Mordenti – Véronique Piazzolla à 7 ; Ruiz bat Isabelle Rivière – Yasmina Manessour à 7

    Huitièmes de finale : 1) Ruiz bat Lucette Espinas – Corinne Mattei à 6 ; 2) Dran bat Manon Mahé – Lydie Lavaly à 5 ;
    3) Canavero bat Pauline Vandenbroucke- Cécile Barini à 1 ; 4) Roche bat Laurence Guasco – Mégane Cacciatore à 9 ;
    5) Brondino bat Nathalie Cerrato – Nadége Castaldi à 11 ; 6) Ginier Maurel bat Pietra Ambrosio – Colette Imbert à 9 ; 7) Rolland bat Marine Rocchietta – Anaïs Barghamian à 7

    8) Mokrani bat Marie -France Coulange – Annie Korchia à 3

    Quarts de finale : 1) Ginier Maurel bat Sophie Garcia – Madeïs Gleyze à 11

    2) Brondino bat Véronique Rolland – Saveth Phan à 8 ; 3) Roche bat Hélène Mokrani – Valérie Mallet à 6 ; 4) Ruiz bat Raymonde Dran – Virginie Onorrus à 8

    Demi-finales : 1) Brondino bat Sandrine Ginier Maurel – Cathy Roux à 6 ; 2) Roche bat Amandine Blanche – Elisabeth Ruiz à 7

    Finale : Séverine Roche – Dolores Vercellotti battent Cathy Brondino – Christine Kfourn 13 à 6

  • Finale Passion pétanque française : un plateau de rêve

    Finale Passion pétanque française : un plateau de rêve

    D’abord rappelons le principe de cette épreuve. Les joueurs ayant accumulé le plus de points sur les concours nationaux de l’année précédente gagnent le droit de décrocher une place, soit 48 joueurs (16 équipes).

    Les équipes présentes peuvent vous donner le tournis et il est difficile de dégager un favori. Même si la triplette Stéphane Robineau, Dylan Rocher (recordman des victoires avec Lacroix) et Diego Rizzi peuvent revendiquer ce statut.

    Derrière eux, une meute de prétendants aux dents longues veulent marquer de leur empreinte cette édition 2026

    Nous aurons un œil particulier sur le jeune Dawson Herleman associé à Mickaël Bonetto et Ludovic Montoro. Pour sa première, à seulement 15 ans, son coup d’essai pourrait être un coup de maître tant son talent est immense.

    Il faudra suivre attentivement le représentant Marseillais Marc Tierno et Frédéric Bauer récent finalistes du Régional de Sainte-Tulle. Ils pourront compter sur Antoine Cano. Les Malgaches, vainqueurs du Mondial La Marseillaise seront à suivre attentivement avec leur jeu d’attaque et leur réputation grandissante. Jean-Michel Puccinelli sera le chef de file d’une triplette où évolue le pensionnaire de l’équipe de France, Yohan Cousin et le Corse Nonce Murati

    On ne peut pas occulter les deux phénomènes Henri Lacroix et Philippe Suchaud, capables de gagner n’importe où. Éric Petit-Jean sera le troisième larron.

    Le champion du monde Béninois Marcel Gbetable avec ma famille Molinas, ça pourrait faire des étincelles. Pour la petite histoire aucun des tenants du titre Marc Cognard, Jean-Christophe Gimenez, Élie Winterstein ne seront présents dans le Nord.

    Chez les dames, huit équipes se disputent le titre. Sandrine Poinsot, Anna Maillard, Cindy Peyrot voudront conserver leur trophée mais elles auront fort à faire notamment avec Charlotte Darodes, Toréador Tairio et Nelly Peyré. Raymonde Dran, Virginie Onorruq, Catherine Jenroy voudront faire briller leur étoile, tout comme Lydie Lavaly, Lysiane Bernard et Manon Mahe. La Corsoise Marie- Angèle Germain sera la cheffe de file d’une équipe assez homogène complétée par Sandrine Ginier Maurel et Nadège Baussian-Protat.

  • Pétanque : Gino Deslys, le retour de l’enfant prodige

    Pétanque : Gino Deslys, le retour de l’enfant prodige

    Ils sont venus, ils sont tous là. Sainte-Tulle était la capitale de la pétanque samedi dernier avec une pléiade de champions. Cette épreuve régionale, organisée de main de maître par la Boule Tullésaine et son président Rudy Lafleur, a attiré tout le gratin de la pétanque. Henri Lacroix, Laurent Matraglia, Mickaël Bonetto, Michel Hatchadourian, Jérémy Fernandez, Emmanuel Viola, Laurent Nguyen Van, David Riviera, Marcel Gbetable, Frédéric Bauer. Un régional à l’odeur de National sur le magnifique boulodrome Henri-Lafleur

    Dans ce méli-mélo de chocs, nous avons encore admiré le talent de Jérémy Fernandez, équipier de Foyot et Cantarel, lors du prochain Mondial La Marseillaise, qui a étouffé dans l’œuf toutes les velléités de son ex-coéquipier Mickaël Bonetto grâce à un tir dévastateur dans un 8e de finale au sommet. On a pu encore admirer la persévérance des champions de France Henri Lacroix et Laurent Matraglia, certes battus en demi-finale, par un Deslys très costaud, mais proche d’une remontada (2-12, 9-12). Puis 9-13.

    Dans ce jeu essentiellement d’envoi, il y a des hommes qui excellent comme Manu Viola, associé au phénomène Michel Hatchadourian, avouez que le binôme a de la gueule. Tombeur de Fernandez en quart de finale, les deux hommes ont pourtant buté sur un Marc Tierno très performant à l’appoint. Le finaliste du Mondial La Marseillaise 2024 et son partenaire l’imperturbable Frédéric Bauer, vainqueur lui du Mondial en 2014, ont gagné le droit de disputer cette finale.

    Disputée tardivement, elle a tourné à l’avantage de Deslys et Rakotoariniaina. Au début indécis succède un écart conséquent pour Deslys (11-7). Bauer-Tierno se font plus présents, reviennent au score après une belle mène de trois points. Mais Gino très en verve au tir tout au long de l’épreuve conclut magnifiquement cette finale par un carreau dont il a le secret. C’est la confirmation de l’enfant prodige qui fut, il y a maintenant 10 ans, champion départemental doublette mixte et tête à tête dans les Bouches-du-Rhône à l’âge de 15 ans… Depuis il a confirmé avec quelques coups d’éclat (Martigues. Nice, Fayence, plusieurs champions de Haute-Garonne, doublette triplette, Corse doublette). « J’ai trouvé mon équilibre avec la famille et le travail. Aujourd’hui, j’ai 25 ans et je veux gommer les erreurs d’un passé. La pétanque à un haut niveau demande du sérieux, j’avoue que j’en ai manqué. J’ai perdu 15 kg et je me sens beaucoup mieux physiquement. »

    Le nouveau Gino est arrivé. Il devrait continuer son association avec Jimmy Rakotoariniaina (notamment lors de La Marseillaise) qui lui apporte son talent, Son calme, son expérience et son efficacité.

  • [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    La Marseillaise : Pourquoi ce projet de boulodrome couvert à Marseille où il fait toujours soleil ?

    Benoît Payan : Marseille est la capitale de la pétanque. C’est un pays où on joue à la longue, où dès qu’on est petit, on connaît, on aime et on joue aux boules, et puis on a le plus grand concours de pétanque au monde : le Mondial La Marseillaise. Il y a deux sports très identifiés à Marseille, le foot et la pétanque, et il me paraissait donc logique au regard de la manière dont on vit ça, qu’on ait un boulodrome couvert. Après, bien sûr qu’il fait très souvent beau à Marseille, mais on a aussi des périodes pendant l’hiver où ça joue moins en raison du temps. Il nous faut des jeux de pétanque couverts et cet équipement permet de jouer en intérieur, et extérieur, avec des dizaines et des dizaines de pistes.

    Le projet prévoit aussi l’installation d’un musée ?

    B. P. : Oui, il y aura un musée de la pétanque qui permettra de montrer, avec une très belle muséographie, toute l’histoire des boules, comment tout a commencé. Je ne vais pas partir de la boule avec les clous, du pourquoi et du comment… mais peu de gens savent, par exemple, que les boules ont été amenées par les marins partout dans le monde. Ils débarquaient dans les ports avec leurs boules et jouaient sur les quais…

    Ce boulodrome couvert est un serpent des mers à Marseille. En quoi n’est-ce pas une promesse de campagne ?

    B. P. : D’abord, c’est finançable, ça ne coûte pas très cher en réalité. Et ce qu’on veut en faire, comme on a pu le faire avec le stade nautique Florence-Arthaud avec des stages pour les écoles, c’est un lieu qui vive, où on apprend à des générations à jouer et faire connaissance avec les boules. C’est un sport qui a cette identité marseillaise très forte. Ce grand boulodrome couvert manquait vraiment à la ville, pour les petits et les grands. En 2020, on n’a pas fait de promesses irréalisables et on n’en fait toujours pas. On est sur un objet monde que la ville et les Marseillais méritent. La pétanque comme la longue, est un art de vivre, c’est dans notre ADN. Je veux juste qu’on puisse jouer toute l’année. Et puis surtout, ça va permettre l’organisation d’un grand concours l’hiver. On a le Mondial La Marseillaise l’été, on peut avoir une grande compétition internationale l‘hiver.

    Vous aviez été à l’initiative de l’expo Pétanque ! au Musée d’Histoire de Marseille. Quel est votre lien avec la pétanque ?

    B. P. : Le jour où j’ai annoncé à mes équipes que je voulais faire une exposition dans un musée autour de la pétanque, les gens m’ont regardé comme un Ovni. Or, elle a vraiment bien fonctionné parce que beaucoup de gens ont une histoire avec la pétanque. Les gens étaient heureux de voir cette expo, ces photos et le rapport que la ville entretient à la pétanque. Moi, j’ai un grand-père qui était licencié, un père qui est toujours licencié et petit, il m’a traîné sur tous les terrains et tous les concours qui existent. Quand il n’y en avait pas, j’allais tous les dimanches après-midi à Caujolle regarder jouer. Et donc, quand tu es petit, tu commences à t’y habituer, tu prends une boule dans la main, tu joues. Moi, j’ai un rapport familial à la pétanque, mais il y a des gens qui n’ont pas cette chance et qui vont pouvoir, avec un équipement public vraiment structuré, jouer quand ils ont envie.

    Quelle sera la place des clubs ?

    B. P. : Beaucoup de clubs ont des lieux déjà dédiés, mais on peut imaginer qu’ils puissent venir s’inscrire et puissent, comme pour un stade en fait, prendre des créneaux. Après, si tu as 45 pistes à l’intérieur, un club n’a pas forcément besoin de 45 pistes, mais tu peux organiser ton tournoi l’hiver safe en disant, moi j’ai besoin de 10 pistes…. On est vraiment sur un équipement à vocation locale qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales.

  • [Exclusif] À Marseille, un écrin bouliste en mode capitale

    [Exclusif] À Marseille, un écrin bouliste en mode capitale

    Sa toiture en forme de vague n’est pas sans évoquer la couverture du stade Vélodrome. « C’est un clin d’œil, glisse Benoît Payan, il est beau, il s’intègre au paysage, dans la continuité de cette architecture de vagues », symbole du côté maritime et vallonné de la ville. Le maire (DVG) de Marseille a les yeux qui pétillent au moment de présenter ce projet inscrit au programme du Printemps marseillais en 2026. C’est qu’il lui tient particulièrement à cœur. « Ça va plaire aux gens et c’est un équipement dont le rapport utilisation – satisfaction – financement – entretien, est optimal », poursuit-il.

    Avec 3 500 m2 indoor annoncés, pour plus d’une quarantaine de jeux couverts, des gradins configurés pour accueillir a minima plus d’un millier de spectateurs, des terrains extérieurs, un espace muséal et des zones de loisirs et détente, le futur boulodrome couvert de Marseille a, en tout cas, fière allure sur le papier.

    Un site à Saint-Marcel

    Depuis plus de quarante ans, ce serpent des mers est apparu et réapparu aux quatre coins de la ville. À Sainte-Marthe (14e), aux Trois-Lucs (12e), à la Batarelle (13e)… Dans le milieu bouliste local, berceau de la pétanque, plus personne n’ose y croire. Le dernier projet annoncé avait pris forme sous l’ultime mandature de Jean-Claude Gaudin, en 2019. À un an des municipales, le maire des 6e et 8e arrondissements l’annonçait du côté de l’avenue de Hambourg à Bonneveine (8e) en lieu et place d’un ancien gymnase municipal. « J’ai proposé ce site qui existait à la mairie et à la Métropole et ils ont accepté. Il appartient à la Ville, donc il n’y a pas de problématiques de foncier », expliquait alors Yves Moraine (LR). Un an après, rien n’était lancé. Le projet tombait une nouvelle fois aux oubliettes.

    Sept années plus tard, le boulodrome couvert ressort donc, du côté de Saint-Marcel cette fois, dans le 11e arrondissement, quelque part entre la bretelle d’autoroute de la Valentine et l’échangeur Florian. Le site de l’ancienne usine Rivoire et Carret a été évoqué, mais n’est pas confirmé. L’endroit exact ne peut être précisé pour le moment, mais « il aura un accès facilité malgré l’absence de transports en commun, avec la possibilité d’un parking, note Benoît Payan. On est sur un secteur qui compte beaucoup de boulistes et de clubs. Saint-Marcel, Saint-Loup, le 9e arrondissement… Les boules, c’est surtout le Nord et l’Est de la ville, dans le centre-ville, on joue un peu moins. Et puis avec la L2, on arrive vite par ici ».

    Le projet, qui est en réflexion depuis l’inauguration en 2022 d’un terrain de pétanque sur le Vieux-Port à l’occasion des festivités de l’Été marseillais, n’est pas chiffré au centime d’euros près, reconnaît le maire, sans en dévoiler le montant, « mais objectivement, ce n’est pas un équipement qui est d’une complexité effarante. On n’est pas dans un stade indoor avec des équipements ultra-spécifiques. Il faut des pistes en terre délimitées et une armature la plus simple et la plus écologique possible. » Sur le visuel présenté, la surface du toit recouvert de panneaux solaires doit permettre à l’enceinte d’être autosuffisante d’un point de vue énergétique en matière « d’éclairage, de chauffage, de climatisation et de maintien de son hygrométrie ».

    La gestion de ce boulodrome municipal sera confiée à « des gens qui savent faire : les boules et la pétanque, c’est un métier », résume Benoît Payan, évitant au passage l’épineuse question du club résident. La ville de Marseille en compte pas moins de 65…

    À Sin-le-Noble, dans le département du Nord, où le plus grand boulodrome d’Europe, (8 000 m2) a vu le jour en 2022, elle avait été confié à l’un deux seuls clubs du secteur. L’équipement, qui a coûté 9,5 millions et compte 64 jeux couverts, vient d’accueillir en quelques mois les championnats du monde féminins de pétanque, le Grand huit de la Coupe de France, la finale du PPF, et attend les championnats de France triplette et la Coupe d’Europe des clubs.

    Compétitions internationales

    Son mode de gestion a depuis évolué en délégation de service public. Et les comités boulistes départementaux et régionaux qui y avaient été adossés en ont été éloignés. « Tout peut être envisagé. À côté des pistes, il y aura le Musée de la pétanque qui est très important et il peut y avoir des bureaux pour les assos, les comités. C’est un lieu qui est bien desservi et accessible », poursuit le maire, quand même chagriné lorsqu’on lui fait remarquer que l’enceinte marseillaise ne dépassera pas en taille le boulodrome du Douaisis.

    Les boulistes marseillais qui l’attendent depuis des décennies sauront sans doute s’en accommoder. « Ce sera le plus grand stade de boules couvert, on peut l’appeler ainsi, du Sud de la France, admet Benoît Payan, ça m’énerve un peu, mais mon problème est technique. On n’arrive pas à rentrer 64 pistes… pas encore ». Ce chiffre magique permettrait d’accueillir dans des conditions optimales un championnat de France de pétanque ou de Jeu Provençal à 128 équipes. Pour l’heure, une quarantaine de pistes couvertes sont annoncées. Les règlements fédéraux prévoient des terrains de 15 mètres par 4 pour la pétanque et 24 par 4 pour du jeu provençal.

    Le maire de Marseille se donne trois ou quatre ans pour y voir jouer une première partie, évoque des stages pour les plus jeunes, l’accueil de scolaires et bien évidemment la tenue de grands rendez-vous internationaux, en plus de ceux inscrits à l’agenda du territoire. « On est vraiment sur un équipement local qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales en hiver », conclut Benoît Payan.

    3 500

    C’est en mètres carrés la superficie intérieure envisagée pour la construction du boulodrome couvert de Marseille. L’équipement dans la phase actuelle pourrait accueillir une quarantaine de pistes de jeu intéreures et des gradins pour un millier de spectateurs.

  • Ski alpinisme : Samuel Equy et Axelle Gachet-Mollaret sacrés au Dévoluy

    Ski alpinisme : Samuel Equy et Axelle Gachet-Mollaret sacrés au Dévoluy

    Une semaine après les Jeux Olympiques d’hiver de Milan Cortina, le Team Hautes-Alpes, en partenariat avec les acteurs locaux du Dévoluy, et 60 bénévoles ont accueilli dimanche 334 engagés sur les trois parcours de la Grande Trace, support des championnats de France individuels de ski alpinisme.

    Du côté des hommes, les trois premiers, qui cumulent un beau palmarès de plusieurs titres de champions du monde, ont livré une belle bataille. C’est l’Isérois Samuel Equy, multiple champion du monde militaire, qui l’emporte en 1h34’32, juste devant le Beaufortain Xavier Gachet (1h34’58), treize fois champion de France. Le podium est complété par un autre membre du club multisports d’Arêches Beaufort (CMSAB), William Bon Mardion (1h37’31).

    Chez les femmes, la supersonique Axelle Gachet-Mollaret (CMSAB), considérée comme l’une des meilleures skieuses françaises, passe seule la ligne d’arrivée en 1h58’18. Elle confirme son excellent début de saison, qui a commencé par un triomphe en verticale femmes lors de la Coupe du monde de ski alpin au mois de janvier. On retrouve sur la seconde marche du podium Léna Bonel, une autre membre de l’équipe de France (2h03’06) et Perrine Gindre, du Team Isère Montagne, en 2h05’12.

    Prochain rendez-vous au mois d’août

    Olivier Mansiot, directeur des compétitions de ski-alpinisme pour la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME), a apprécié « un très beau championnat de France sur un parcours exigeant, avec des parties montagnes comme les athlètes endurance l’apprécient ».

    « Axelle Gachet-Mollaret gagne sans surprise chez les femmes. Après un combat au coude-à-coude tout au long de la compétition chez les hommes, Samuel Equy l’emporte devant Xavier Gachet, ça s’est vraiment joué dans l’ultime descente. Ce fut un très très beau spectacle ! Le massif du Dévoluy était excellemment enneigé, félicitations à l’équipe d’organisation de la part de FFME », a poursuivi Olivier Mansiot.

    Rendez-vous avec la Team Hautes-Alpes sur la Serre-Che Glacier en 2027 et dans Le Dévoluy, à l’occasion de la 8e édition de l’Alpitrail de La Grande Trace, les 29 et 30 août prochains.

    Première édition des Sommets du Sport à Dévoluy

    Depuis lundi et jusqu’au vendredi 6 mars, le Comité départemental olympique et sportif des Hautes-Alpes (CDOS 05) organise à Superdévoluy, en collaboration avec la commune du Dévoluy et l’Office de Tourisme du Dévoluy, la première édition des Sommets du Sport, un événement inédit associant sport, jeunesse, culture de montagne et transition environnementale.

  • Cyclisme : Matossian fait briller l’AVC Aix sur les routes varoises

    Cyclisme : Matossian fait briller l’AVC Aix sur les routes varoises

    Onzième du Grand Prix du Gard, à Manduel au début du mois de février, le prodige passé par le Vélo Club de La Pomme – Marseille signe son premier titre à ce niveau depuis sa dernière victoire en junior sur la classique des Bourbons (Saône-et-Loire) en 2024. Raphaël Philippe (19 ans) l’accompagne sur le podium varois, son deuxième personnel après sa deuxième place à Manduel, en se hissant à la troisième place du Grand Prix varois.

  • Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Arts martiaux mixtes : Dos Reis a enflammé l’Arena d’Aix

    Le combat fut expéditif : le Brésilien a mis KO son adversaire au bout de dix secondes grâce à un coup de genou spectaculaire. Lors du co-main event, Davy Gallon (22-10-2) s’est imposé (par décision partagée) face à Mathias Poiron dans le cadre des quarts de finale du tournoi 100K dans la catégorie des moins de 70 kg. Et le vétéran marseillais Araik Margarian a remporté son combat contre Valentino Riva par soumission au deuxième round.