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  • Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Le week-end était chargé pour les boulistes, plus particulièrement adeptes de la longue distance, avec une épreuve du super challenge à St-Martin-de-Crau (voir page précédente) et ce Challenge du maire qui se déroulait au Rove.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’épreuve au caractère régional n’aura pas fait d’ombre au concours qui s’est déroulé au pays de la brousse.

    Le temps d’enregistrer les 82 doublettes inscrites, un laps de temps durant lequel va souffler un vent de panique. Faute à un problème informatique, surtout un dysfonctionnement dans le système mis en place, peut sembler récurrent et qui pose quelques tracasseries au graphiqueur. Force est de constater que ce programme mis en place par la haute instance, connaît et traverse des zones qui ne sont pas appropriées !

    Après la journée de samedi, au cours de laquelle, 74 des engagés sont restés sur le bord de la route, ou se sont relancés dans la consolante, huit de ces binômes se sont retrouvés le lendemain pour aborder la phase active. Entrer dans l’emballage final. On note que sur la route des quarts les formations des Trenca, Mouka, Anginoni et le toujours performant Michel Santi vont rester sur le bord de la route.

    Les demi-finales vont nous permettre de suivre deux explications bien passionnantes et attractives avec un suspense qui ne sera point ménagé. À l’image de cette mène qui sera en fait la dernière. Alors que son équipe est en retard de deux points, on pourrait penser même à trois, car la famille Gazelle est maître de la situation. Il faut un « Exploit » avec un grand « E » de Karim Bentahar, lequel dans un trou de souris va frapper la boule adverse pour porter quatre points à son actif et se hisser en finale. Battue sur le fil, la famille Gazelle n’a toutefois pas démérité…

    Dans l’autre demi-finale, les joueurs de l’Étoile Septèmoise vont prendre un départ chaotique, avant de prendre le meilleur. Beaucoup d’application dans les deux formations. Olivier Domenge possède un avantage au score (10-9) quand sur un tir victorieux il porte trois points à son actif.

    Dans la foulée, le dernier acte sera de moindre qualité, Karim Bentahar et Georges Ventre, les sociétaires de la Boule Dorée, vont perdre de leur superbe se montrer moins brillant, et ainsi laisseront leurs adversaires cueillir les lauriers d’un succès mérité. Toutefois leur statut de joueurs groupés leur permet de remporter le magnifique trophée remis par le maire du Rove Paul Sabatino.

    Fiche Technique

    Quarts de finale

    1) Bentahar bat Patrick Trenca- Noël Blanc à 6

    2) Domenge bat Nadir Moka-Hubert Mallet à 8

    3) Gazelle bat Franck Anginoni-Pascal Petrini à 4

    4) Groubon bat Michel Santi-Thierry Hassini à 7

    Demi-finales

    Bentahar bat Francis et Nicolas Gazelle

    Evol. Score : 0-4 / 2-4 / 5-4 / 6-4 / 6-7 / 6-8 / 9-8 / 9-9 / 9-11 / 13-11

    Domenge bat Gaëtan Groubon – Daniel Jamarkozian

    Evol. Score : 2-0 / 4-0 / 4-3 / N / 4-5 / 4-7 / 7-7 / 10-7 / 10-9 / 13-9

    Finale

    Olivier Domenge – Soeng Yuthi battent Karim Bentahar – Georges Ventre 13 à 4

    Evol. du Score : 0-5 // 0-7 // 4-7 // 4-8 // 4 -12 // 4-13

  • [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    Jean-Louis Flores réunit tous ces critères et il a traversé les décennies avec toujours la même passion « j’ai commencé à 17 ans, aujourd’hui j’en ai 65 ».

    Près d’un demi-siècle à arborer les terrains de boules avec des victoires de prestige (champion de France en 2006 (Blasco/Valdés), Martigues, Pertuis, Volx, Mouans-Sartoux, finaliste du Midi Libre et bien d’autres, mais aussi des grosses déceptions comme ces deux finales du Provençal perdues consécutivement (1992/1993) au Palais des Sports (toujours Blasco/Valdes). « La première contre Mussi, Calvez, Bonifay nous sommes passés à côté de notre finale, mais la seconde face à Cortes, Benoît Gonin, Massoni il y avait la place de gagner. Malheureusement nous n’avons pas saisi notre chance (11-13). »

    Des souvenirs plein la tête pour le Pertuisien fidèle à son club de cœur : « Depuis ma jeunesse je suis licencié à Pertuis. J’ai juste fait une pause il y a deux ans en signant à Mouans-Sartoux. »

    Dimanche à Saint-Martin-de-Crau Jean Louis a démontré combien il est encore compétitif en atteignant le dernier carré avec Sébastien Floret.

    Quand on lui pose la question sur le secret de sa longévité et surtout cette régularité au poste de tireur, il répond immédiatement « il faut toujours avoir cette flamme. Si un jour elle s’éteint il vaut mieux ranger les boules. Tiré c’est un plaisir, j’ai pratiquement toujours fait le tireur de tête sauf avec Alain Valdés notamment lors de notre titre de champion de France en 2006. Avouez qu’il y a pire. Et puis le jeu Provençal est un plaisir (comme la pétanque) autant le partager avec des personnes que l’on apprécie. J’ai toujours privilégié la fidélité (Blasco, Valdés, Poujol, Floret, Carbo). L’homogénéité est un facteur prépondérant.

    Ma devise est simple : Il faut tout faire pour gagner mais pas n’importe quoi. »

    Ancien grand footballeur (il a joué à Martigues en D2) Jean-Louis Flores a toujours allié talent, sportivité, science du jeu que ce soit dans les deux disciplines. C’est le sceau de la classe d’un gentleman.

  • Ces Provençaux racontent leurs Jeux olympiques d’hiver

    Ces Provençaux racontent leurs Jeux olympiques d’hiver

    Camille Cerutti (27 ans), ski alpin, Marseille

    « Je l’ai vécu une fois dans ma vie »

    Camille Cerutti a réalisé l’un des meilleurs résultats provençaux de ces Jeux. La skieuse de Marseille, licenciée à Risoul (Hautes-Alpes), a pris la 8e place du super-G olympique, à Cortina d’Ampezzo. À une demi-seconde du podium, elle a vu sa coéquipière Romane Miradoli s’emparer de la médaille d’argent. « Cette 8e place, elle concrétise beaucoup de choses, mais c’est surtout que ça confirme un peu aussi tout ce que j’ai vécu depuis le début de la saison. Ça me fait un deuxième top 10. »

    La cérémonie d’ouverture a été un moment fort pour la skieuse de 27 ans. Une première pour elle, après des JO de Pékin passés sous masques et tests Covid. « On ne pouvait pas être présent sur Milan et j’avais un peu peur au fond de moi que ça ne me fasse pas le même effet qu’une vraie cérémonie d’ouverture. En étant dedans, c’était tout comme et j’avais ma famille sur le bord. C’était sympa de me dire que mes grands-parents ont pu voir ça à la télé et je l’ai vécu une fois dans ma vie, donc c’était vraiment sympa. » Juste après la fin de ses Jeux, Cerutti a sauté dans un avion direction Andorre pour deux jours d’entraînements. Des courses doivent se disputer dans la Principauté cette semaine. « J’ai trois courses ce week-end et trois autres le week-end d’après, donc ce sera deux semaines assez chargées », décrit-elle. Pour boucler correctement ce qui est déjà la meilleure saison de sa carrière.

    Marie Duaux (21 ans), ski de bosses, La Seyne-sur-Mer

    « J’ai tellement hâte de voir ces Jeux en France »

    Les JO étaient une grande découverte pour Marie Duaux. La spécialiste du ski de bosses, née à La Seyne-sur-Mer en 2004, vivait sa première expérience olympique sur la piste de Livigno. « Super contente et soulagée » à l’annonce de sa sélection, elle a vécu sans réserve son aventure. À commencer par une cérémonie d’ouverture en petit comité. « C’était bien parce qu’on était avec tout le groupe français, mais en soi, ce n’était pas non plus oufissime, parce qu’on n’a pas non plus vu tout le show en amont, comme on était à Livigno. Le highlight de ma soirée, à ce moment-là, c’était juste, entre guillemets, défiler, et c’était 20 mètres dans la neige. »

    D’abord déçue de son épreuve individuelle, la skieuse de Megève (Haute-Savoie) s’est rassurée sur celle en duel. Une bonne prestation et beaucoup d’expérience prise lors de sa compétition. « Je suis encore jeune et j’ai tellement hâte de voir ces Jeux en France. Déjà à Livigno c’était très bien, je me dis qu’en France avec toute l’équipe, les amis, les supporters, ça va être encore mieux. » Marie Duaux a également pu expérimenter les Jeux en tant que spectatrice, « pour voir [s]on amie Kim Dumont Zanella en big air », mais aussi suivre les compétitions hommes de ski de bosses et le snowbardcross. Désormais, pour elle, place à la fin de la Coupe d’Europe puis la dernière étape de la Coupe du monde qui aura lieu en Azerbaïdjan. Avant de penser plus fort à 2030.

    Enzo Cantagallo (27 ans), hockey sur glace, Marseille

    « Un peu comme des enfants »

    Si l’équipe de France de hockey sur glace n’a pas brillé lors du tournoi olympique, le Spartiate Enzo Cantagallo a pu découvrir le plus haut niveau mondial. La glace étant basée à Milan, les hockeyeurs ont assisté à la cérémonie d’ouverture, dans l’antre de San Siro. Pour leur plus grand bonheur. « C’était vraiment impressionnant, tout le monde était excité par l’événement dans un stade mythique comme celui-ci. On a pu voir la deuxième partie du spectacle de l’intérieur, après avoir fait le défilé des athlètes, donc c’était génial », rapporte-t-il.

    Finalement, les Bleus ont pu vivre l’expérience olympique pleinement, puisqu’ils faisaient partie des premiers à débarquer en Lombardie. « On était un peu comme des enfants au début. On est arrivés 10 jours avant le début de la compétition donc on a eu le temps de s’acclimater, découvrir un peu les différents endroits du village et vraiment profiter au maximum. » Sans victoire lors du tournoi, la France a beaucoup appris de leurs adversaires. Avec des matches d’une intensité hors normes pour le groupe français. Enzo Cantagallo raconte : « Toutes les équipes contre lesquelles on a joué avaient des stars NHL [la ligue nord-américaine de hockey, Ndlr]. Ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude de faire tous les jours, donc c’était vraiment une super expérience. » Et le Marseillais est déjà de retour avec les Spartiates, pour le sprint final de la saison.

  • Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Après l’attribution de la 116e et dernière médaille d’or aux hockeyeurs américains dans l’après-midi, la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina a démarré dimanche soir dans le cadre antique des Arènes de Vérone, mettant à l’honneur la « beauté en action » dans un hommage aux arts italiens et à la beauté du geste sportif.

    La Norvège a terminé les JO en tête du classement des nations avec 41 médailles. La France, qui a largement dépassé son précédent record (15 médailles), termine au 6e rang, avec 23 podiums.

    Clôture à Vérone

    Place à l’art ! Le sport a laissé la place à l’art et au spectacle, à Vérone, connue du monde entier comme le lieu du drame de Roméo et Juliette, pour terminer en beauté la quinzaine olympique italienne, avec notamment la traditionnelle parade des athlètes. La biathlète Lou Jeanmonnot, qui a remporté quatre médailles, dont deux en or, portait le drapeau « bleu, blanc, rouge » avec le fondeur Mathis Desloges, qui repart des Jeux avec trois médailles d’argent.

    Comme de tradition, la soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans, du 1er au 17 février 2030, dans les Alpes françaises.

    Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a donc officiellement été remis aux Alpes françaises, avant l’extinction des vasques olympiques. Une cérémonie qui constitue une petite parenthèse enchantée pour le Comité organisateur des Jeux (Cojop), présidé par Edgar Grospiron et empêtré dans une crise de gouvernance. Dans tous les cas, « c’est un grand moment, un grand moment d’émotion parce que nous ramenons les Jeux olympiques à la France et dans les Alpes françaises ! », nous a confiés Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud. « Les Jeux reviennent à la maison ! », s’est exclamée samedi Marina Ferrari, la ministre des Sports avant même la transmission du flambeau. « Les sites éclatés nous inspirent pour offrir aux Alpes françaises 2030 des infrastructures et une expérience athlète exemplaires », appuie-t-elle. Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France lundi à Albertville (Savoie) lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence annoncée des médaillés des Jeux italiens.

  • [Pétanque] Plus fort avant ou maintenant : l’éternel débat

    [Pétanque] Plus fort avant ou maintenant : l’éternel débat

    Le jeu « Sport » de la pétanque a beaucoup évolué depuis des décennies avec des pointeurs aujourd’hui qui doivent jouer un rôle important au tir (plus qu’à une époque) et dont le statut a été minimisé à cause des tactiques préconisées où le jeu d’attaque est favorisé.

    Cet état de fait est dû essentiellement à des terrains qui s’y prêtent. Ils sont moins rocailleux, plus lisses pour justement faciliter le spectacle avec les médias de plus en plus tournés vers la pétanque.

    C’est surtout la comparaison des tireurs qui est mise sur le devant de la scène.

    Un débat controversé

    Maryan Barthelemy, le directeur des événements du groupe La Marseillaise, dont le Mondial la Marseillaise et qui fut un joueur de très haut niveau dans les années 1980, donne son ressenti.

    « Depuis que le règlement a changé sur l’envoi du bouchon [on a droit à l’envoyer qu’une fois s’il n’est pas bon -6 à 10 mètres-, l’adversaire le pose à la main, Ndlr], les tireurs ont des moyennes plus importantes car ils ne prennent pas de risques à l’envoi du bouchon et du coup on joue moins loin. Avant, on avait droit à trois essais et le bouchon était plus souvent entre 9 et 10 mètres ». Concernant, les lieux de jeu, « on jouait, à une époque, sur des terrains libres, accidentés. Il y avait des racines, des trous, c’était plus compliqué. Aujourd’hui les terrains sont rapportés avec du gravier, du sable, c’est plus facile pour les tireurs », complète Maryan Barthelemy.

    Mais le nouveau responsable de l’épreuve « n’aime pas comparer les époques. Je constate une seule chose c’est la longévité de Christian Fazzino et à un degré moindre Philippe Quintais. Deux joueurs au top depuis 40 ans mais au poste de milieu. C’est très difficile de durer comme tireur même si Philippe Suchaud est l’exception qui confirme la règle ».

    Dans ces avis, René Brocca très bon joueur de boules et fils de Pierre (le Grand fusil comme on le surnomme) a connu également une autre pétanque. Pour lui, il n’y a pas débat avant c’était plus fort. « Il y avait beaucoup plus de gros tireurs sur la place publique. Dans les concours départementaux c’était un festival. Pour vous donner un exemple précis lors de la victoire de sa première Marseillaise, mon père avait manqué trois boules durant tout le concours. Besse son équipier avait confié cette anecdote à Mario Garro ».

    Une autre anecdote lui revient à l’esprit: « Je me souviens également d’une finale à Montauban entre mon papa et Othello opposés à Laville le Toulousain et Simoes. Sur un terrain très difficile avec des bottes d’herbes, des cailloux, aucune boule n’a été manquée par les quatre protagonistes avec des carreaux sur 50% des tirs ».

    « Aujourd’hui, les gros joueurs sont protégés, sponsorisés, semi-professionnels. La comparaison est difficile. Je pense que les joueurs d’antan étaient plus solides avec une certaine pression adverse aujourd’hui disparue », analyse René Brocca.

    Les arguments ne manquent pas pour les avis diversifiés. Pour Aimé, patron des Coquillages Claude à Mazargues, passionné depuis quarante ans, il n’y a pas de différence. « Pour moi les joueurs sont forts sur tout terrain. Les champions d’aujourd’hui se seraient adaptés au jeu scabreux de l’époque. Il ne faut pas comparer, juste apprécier et vivre à son époque. »

  • Football : Megnan-Pavé, un talent en or à Montpellier

    Football : Megnan-Pavé, un talent en or à Montpellier

    Son nom bruisse dans les allées de Grammont, le centre d’entraînement, depuis plusieurs mois. La réputation d’un talent précoce escorte son émergence et dépasse désormais les murs du centre de formation de Montpellier. Les grands clubs européens (Barcelone, Arsenal…), aux aguets d’une nouvelle pépite, observent ce jeune attaquant surclassé et international U16.

    Laciné Megnan-Pavé porte pas mal d’espoir sur ses épaules. Des espoirs révélés au grand jour le 2 février, jour de la clôture du mercato d’hiver, avec la signature d’un premier contrat professionnel avant même ses 16 ans.

    « C’est la première fois que nous signons un joueur aussi jeune. Quinze ans et demi, ça fait tôt. Ça peut surprendre certaines personnes. Laciné est chez nous depuis de nombreuses saisons ; il gravit les échelons lors de chacune d’entre elles et est surclassé chaque année. Nous avons senti que c’était le bon moment pour le faire passer pro. Il rentre déjà dans l’histoire du club en devenant le plus jeune joueur professionnel de l’histoire du MHSC », remarque le président de Montpellier Laurent Nicollin, désireux de sécuriser le contrat de Laciné.

    « Il faudra travailler dans la continuité »

    Depuis une dizaine de jours, Laciné Megnan-Pavé, qui aura 16 ans le 7 mars, s’entraîne aux côtés de Téji Savanier, Becir Omeragic, Julien Laporte…au sein de l’effectif professionnel de Zoumana Camara, quelque peu en galère en Ligue 2. « Il ne faudra pas se presser pour ne pas le brûler » prévient l’entraîneur montpelliérain, qui a eu sous la main pendant trois ans (2021-24) la fine fleur du Paris SG. « C’est un joueur d’avenir, qui performe chez les jeunes et aussi en équipe de France. Il signe logiquement un contrat pro parce qu’il a des qualités, qu’il a montré un énorme talent. Maintenant, il faudra travailler dans la continuité. »

    Laciné Megnan-Pavé (1,87 m, 77 kg) est en avance sur tout. Licencié au club depuis dix ans, le jeune joueur veut se faire une place à Montpellier, où il est né et auquel il est visiblement attaché. Avec son physique, sa mentalité et son sérieux, le jeune joueur, qui vit au centre de formation, se distingue et surtout performe. Surclassé de deux ou trois tranches d’âge, il empile les buts et les louanges. La saison passée, en U17, il a frappé les esprits en inscrivant quinze buts et réalisant douze passes décisives en 24 matches.

    Il récidive depuis le début de saison, avec notamment un but en Coupe Gambardella, compétition référente des centres de formation. « Il ne se repose pas sur son talent. Il met l’intensité qu’il faut, il démontre beaucoup d’efficacité grâce à son sens du but et sa vitesse dans les espaces », décrit un formateur montpelliérain. « Et, il a la chance d’être bien entouré. »

    Le jeune avant-centre coche pas mal de cases pour tracer sa route vers les sommets. « C’est un joueur qui a déjà les aptitudes pour le haut niveau par ses différentes qualités, son profil, athlétique ou mental. Tactiquement, c’est pas mal et techniquement, il a des bonnes bases. Bien sûr, il est très jeune, donc il y a encore du travail pour qu’il progresse, mais il a déjà ces aptitudes-là pour le haut niveau » résume Bertrand Reuzeau, responsable du centre de formation.

    Le joueur, capitaine de l’équipe de France U16, séduit, le jeune homme également. En classe de première, avec un an d’avance, il prépare un Bac en section STMG (sciences technologiques du management et de la gestion). Il mène de pair sa vie de footballeur et ses études.

    À l’heure, où Montpellier se cherche un nouveau modèle économique, sous l’effet de la crise des droits télé et de la relégation en Ligue 2, son émergence peut offrir à terme un bol d’air au président Laurent Nicollin.

    Son profil d’attaquant et sa précocité rappellent les premiers pas de l’ancien international Espoir Elye Wahi. L’actuel attaquant de Francfort, prêté à Nice, effectue ses débuts avec les pros en décembre 2020, peu avant ses 18 ans, sous l’autorité de Michel Der Zakarian. Après deux saisons en Ligue 1, le meilleur buteur de Montpellier (10 buts, puis 19 buts) est transféré à Lens pour un montant record de 30 ME.

    Le jeune défenseur central Maxime Estève (23 ans) suivra la trace quelques mois plus tard pour s’exiler à Burnley (Angleterre) pour un transfert évalué à 11ME.

    La réussite de ces gamins, issus du centre de formation, est la bouée de sauvetage de Montpellier, contraint de renoncer au nouveau stade, dépassé par le train de vie des clubs engagés en Europe ou soumis à la multipropriété. L’été dernier, plus ou moins par nécessité, il a été contraint de vendre l’attaquant Othmane Maamma (Watford), désigné meilleur joueur du Mondial U20, le défenseur Pladi N’Zinga Pambani (Marseille) et le milieu de terrain Abdoulaye Camara (Udinese). Laciné Megnan-Pavé, lui, veut prendre le temps de grandir dans son club formateur.

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).

  • JO : Desloges n’a pas délogé l’indétrônable Klaebo

    JO : Desloges n’a pas délogé l’indétrônable Klaebo

    Le fondeur norvégien Johannes Klaebo a égalé le record de huit médailles d’or aux Jeux olympiques d’hiver, tous sports confondus, en s’adjugeant un troisième titre lors des JO de Milan-Cortina, dans le 10 km individuel libre, où le Français Mathis Desloges a décroché l’argent pour la 2e fois. L’insatiable Klaebo rejoint donc au sommet de l’Olympe trois compatriotes : les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l’ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen. Il lui reste encore trois courses au programme dont deux par équipes pour tenter de battre ce record. Desloges, pour sa part, continue de surprendre. Avant lui, seul un fondeur français avait décroché une médaille d’argent individuelle lors des JO, Roddy Darragon, deuxième du sprint des Jeux de Turin il y a vingt ans.

    « C’est dingue, je n’en reviens pas. Je sais que je n’ai jamais skié aussi vite de ma vie. C’est le ski de fond français qui monte de jour en jour. Aujourd’hui on a montré qu’on était à la hauteur et qu’on faisait partie des meilleures nations du monde. On vous attend nombreux dimanche, car le relais on va y aller, et ça va faire médaille », a-t-il réagi au micro de France Télévisions. « Je savais que j’avais les jambes pour la médaille. Médaille d’argent, je reviendrai pour l’or, je vais m’entraîner dur pour être le meilleur », a poursuivi le jeune Français.

  • Yvan Sorel veut faire de Marseille « la capitale du MMA »

    Yvan Sorel veut faire de Marseille « la capitale du MMA »

    Homme d’action, Yvan Sorel peaufinait encore les derniers détails de son Spartan Fighting Championship 4 en démontant la cage de MMA qui trône dans sa mythique salle dans le 3e arrondissement. « On doit penser à tout », lance l’organisateur, fier de pouvoir mettre en avant ses petits protégés dans un tel gala. « Si je ne les aimais pas, si je ne pensais pas à leur évolution, je ne mettrais pas un euro dans des événements comme ça. Je ne mettrais pas autant d’énergie à me tuer », ajoute Sorel, qui dépense plus de 40 000 euros pour que le SFC puisse voir le jour à la Scène Méditerranée.

    L’événement permet, plus largement, de faire rayonner Marseille au-delà de ses frontières. « On est loin d’être pour le moment la capitale du MMA. Mais on va prouver, petit à petit, que le sud, Marseille, doit être la capitale du MMA français et européen. On peut y arriver », soutient celui qui estime pouvoir parvenir à cet objectif dans 24 mois, à condition d’être « épaulé par les collectivités territoriales ». D’ailleurs, la Ville de Marseille est le seul partenaire public de cette quatrième édition du Spartan Fighting Championship, où les combattants locaux auront à cœur de remercier, comme il se doit, leur senseï. Avec des victoires « nettes et franches » bien entendu.

  • MMA : gare à la guerrière Gharsalli

    MMA : gare à la guerrière Gharsalli

    Regard fuyant, petit sourire gêné, Sarah Gharsalli n’a pas l’habitude d’être sous la lumière des projecteurs.

    Elle va pourtant l’être, samedi soir, lorsqu’elle entrera dans la cage, à l’occasion de son premier combat professionnel MMA lors de la quatrième édition du Spartan Fighting Championship à la Scène Méditerranée (anciennement théâtre Toursky), si cher à Yvan Sorel, l’organisateur qui lui a fait découvrir ce sport. « J’étais un peu enrobée il y a quelques années et je voulais maigrir. Yvan [Sorel], qui a été mon patron, m’a proposé des cours de coaching privé où il utilisait des techniques de MMA pour me faire perdre du poids », raconte l’infirmière marseillaise de 39 ans. Elle avoue qu’elle ne savait « même pas mettre un coup » lorsqu’elle est entrée pour la première fois dans la salle de la Team Sorel (3e arrondissement).

    « Ce qui m’a plu, c’est le fait d’allier plusieurs disciplines. J’aime beaucoup la difficulté, même si ça ne veut pas dire que j’y fais face tout le temps. Les mélis-mélos, passer du sol au pied poing, savoir les stratégies de combat, tout ça m’oblige à me concentrer sur un sport. à la base, quand je fais du sport, j’accomplis des techniques et je n’y pense pas. Mais là, il faut réfléchir sur les stratégies de combat et c’est ça que j’aime », souligne celle qui a, depuis, participé à huit combats amateurs (trois victoires, cinq défaites) face à des combattantes très expérimentées, à l’image de Delphine Benouiach ou Océane Samson, championne du monde amateur de MMA.

    Ordinaire à extraordinaire

    À la suite de ces différents combats amateurs, la FFMAF lui a octroyé, avec l’approbation de son coach, son statut professionnel. Sa première aventure aura lieu ce samedi, face à l’Argentine Camila Curutchet. « C’est une personne qui est très expérimentée. Elle est assez à l’aise dans la cage. Donc, c’est un challenge pour moi, comme je l’ai dit. J’en suis capable. Je vais tout faire pour. Mon envie, c’est d’aller dans la cage et de montrer ce que je sais faire de mieux. Et il n’y a que ce combat qui est dans ma tête », lance Sarah Gharsalli, qui va découvrir un duel augmenté de deux minutes avec des gants plus légers que d’habitude.

    Si elle s’est « améliorée au niveau la technique », la Marseillaise va pousser pour un affrontement « un peu plus structuré », sous les précieux conseils d’Audrey Kerouche. La championne du monde en titre au SFC, qui a justement triomphé de cette même combattante argentine lors de la dernière édition, n’est nulle autre que la sparring-partner et coach mentale-physique de sa consœur. Un modèle à ses yeux. « Le fait de voir qu’elle peut avoir un tel niveau avec une vie assez compliquée, infirmière, maman, ça m’a donné envie de me dire que j’en suis capable. Parce qu’au début, j’avais un petit frein, c’était l’âge. Je me dis que si elle est arrivée, pourquoi pas moi aussi ? Pas en longévité, mais du mieux que je peux », soutient celle qui combattra sous les couleurs « de la France, de l’Algérie et de Marseille », comme aime à le clamer Yvan Sorel.

    « C’est une acharnée, c’est une passionnée, une mercenaire », s’enflamme le pionnier du MMA dans la cité phocéenne. « Comme toutes les personnes qui sont chez nous, elle ne dort pas. On n’attend pas le sommeil pour pouvoir avoir des objectifs », ajoute-t-il, persuadé qu’elle est passée « d’une personne ordinaire à une femme extraordinaire » grâce aux enseignements de celui qui se décrit comme « un tortionnaire » et « un dictateur martial ». « Elle prouve à tout le monde qu’une fille d’immigré peut être ce qu’elle est maintenant dans cette société. Une sportive de haut niveau. Une infirmière libérale. Et une femme dotée d’un charisme et d’une énergie sans relâche. C’est le plus grand des honneurs », martèle Maître Sorel.

    Programme du SFC 4, samedi

    (- 65,8 kg) B. Esposito vs Ventolini

    (- 84 kg) A. Bettini vs J. Tavares

    (- 61,2 kg) S. Zenasni vs A. Taillieu

    (- 74,8 kg) M. Bauer vs Y. Bouzana

    (- 70 kg) E. Shabi vs K. Hadji

    (- 74,8 kg) A. Mirabile vs A. Yehiizarian

    (- 93 kg) A. Olarte vs Z. Bouzid-Daho

    (- 83,9 kg) A. Steis vs K. Khelloufi

    (- 65,8 kg) B. Chamelot vs N. Rais Chaabane

    (- 79,4 kg) I. Belmehadji vs C. Arezzo

    (- 74,8 kg) M. Mraihi vs A. Souaid

    (-56,7 kg, Pro) C. Curuchet vs S. Gharsalli

    (- 52 kg, Pro) K. Perez vs A. Michalkiewicz

    (- 77,1 kg, Pro) B. Samake vs B. Kodjo