Jean-Louis Flores réunit tous ces critères et il a traversé les décennies avec toujours la même passion « j’ai commencé à 17 ans, aujourd’hui j’en ai 65 ».
Près d’un demi-siècle à arborer les terrains de boules avec des victoires de prestige (champion de France en 2006 (Blasco/Valdés), Martigues, Pertuis, Volx, Mouans-Sartoux, finaliste du Midi Libre et bien d’autres, mais aussi des grosses déceptions comme ces deux finales du Provençal perdues consécutivement (1992/1993) au Palais des Sports (toujours Blasco/Valdes). « La première contre Mussi, Calvez, Bonifay nous sommes passés à côté de notre finale, mais la seconde face à Cortes, Benoît Gonin, Massoni il y avait la place de gagner. Malheureusement nous n’avons pas saisi notre chance (11-13). »
Des souvenirs plein la tête pour le Pertuisien fidèle à son club de cœur : « Depuis ma jeunesse je suis licencié à Pertuis. J’ai juste fait une pause il y a deux ans en signant à Mouans-Sartoux. »
Dimanche à Saint-Martin-de-Crau Jean Louis a démontré combien il est encore compétitif en atteignant le dernier carré avec Sébastien Floret.
Quand on lui pose la question sur le secret de sa longévité et surtout cette régularité au poste de tireur, il répond immédiatement « il faut toujours avoir cette flamme. Si un jour elle s’éteint il vaut mieux ranger les boules. Tiré c’est un plaisir, j’ai pratiquement toujours fait le tireur de tête sauf avec Alain Valdés notamment lors de notre titre de champion de France en 2006. Avouez qu’il y a pire. Et puis le jeu Provençal est un plaisir (comme la pétanque) autant le partager avec des personnes que l’on apprécie. J’ai toujours privilégié la fidélité (Blasco, Valdés, Poujol, Floret, Carbo). L’homogénéité est un facteur prépondérant.
Ma devise est simple : Il faut tout faire pour gagner mais pas n’importe quoi. »
Ancien grand footballeur (il a joué à Martigues en D2) Jean-Louis Flores a toujours allié talent, sportivité, science du jeu que ce soit dans les deux disciplines. C’est le sceau de la classe d’un gentleman.

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