Tag: Rugby

  • Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Un titre donnerait une tout autre dimension à cette saison. Écartés de la course à la Ligue des champions dès la deuxième phase de groupes, les joueurs du Cercle des nageurs de Marseille ont désormais l’occasion de sauver leur exercice. Ce samedi (18h), ils disputeront la manche aller de la finale de l’Euro Cup face aux Croates du Jadran Split. « Les fins de saison comme ça, c’est magique », savoure Ugo Crousillat.

    Le capitaine marseillais, vainqueur de la Ligue des champions avec le club hongrois de Szolnok en 2017, rêve cette fois d’un sacre européen avec son club de cœur. Pour rappel, l’international français ne faisait pas partie de l’effectif phocéen lors du titre en Euro Cup décroché en 2019. « J’ai eu la chance, dans ma carrière, de gagner beaucoup de trophées. Mais remporter une Coupe d’Europe avec son club, ça aurait une saveur différente sur le plan émotionnel », confie l’ailier tricolore, vice-champion du monde en 2013. Pour transformer ce rêve en réalité, le capitaine marseillais et ses coéquipiers devront venir à bout d’une équipe face à laquelle le CNM est invaincu depuis leur première confrontation. « C’est une formation très compétitive, qui aime jouer ce genre de rendez-vous », souligne l’entraîneur Milos Scepanovic, six fois victorieux face à Jadran Split, comme gardien puis comme coach depuis 2017.

    Un adversaire à la hauteur

    « Ils ont quatre ou cinq joueurs capables de faire basculer un match, qui ont brillé ces dernières années avec la sélection croate. C’est surtout une équipe très expérimentée. Il faudra réussir à imposer notre rythme, car nous avons aussi des arguments à faire valoir. Mais, dans ce type de rencontre, beaucoup de choses se jouent sur les duels individuels », poursuit le technicien monténégrin, qui gardait déjà les cages marseillaises lors du sacre européen de 2019. « Pour moi, c’est le meilleur moment de ma carrière », insiste le double demi-finaliste olympique, conscient que le CNM n’évoluait pas dans la même dimension à l’époque.

    « Aujourd’hui, tout le monde s’attend à ce qu’on gagne. Les gens sont très excités à l’idée de disputer cette finale et de pouvoir ramener le trophée. Mais chaque équipe qui arrive à ce stade n’est pas là par hasard. La gestion des émotions fera souvent la différence », ajoute Scepanovic. Avec un effectif jugé supérieur sur le papier et un historique des confrontations favorable, les poloïstes marseillais abordent logiquement cette finale avec le statut de favoris. Une lecture que les principaux intéressés refusent toutefois d’endosser.

    « C’est une finale, il n’y a plus d’histoire. Et encore une fois, c’est Split. C’est une équipe de niveau Ligue des champions qui n’a pas gagné de Coupe d’Europe depuis longtemps. Ils seront eux aussi très motivés », prévient Crousillat, convaincu que les Croates auront déjà la tête à une grande fête pour le match retour, prévu le 6 juin.

    Les Marseillais espèrent en tout cas s’appuyer sur l’élan du public, déjà déterminant lors de la demi-finale retour face à Radnicki Kragujevac. « Quand il y a un but, un bloc défensif ou un arrêt du gardien, le public pousse. Franchement, tu sens cette vague de bruit derrière toi », raconte le joueur de 37 ans.

    Il reste fidèle à son image : spontané et authentique. « Je suis à la fois confiant, parce qu’on a de vraies forces, et très prudent, parce que dès qu’on nous explique qu’on a fait le plus dur en éliminant la meilleure équipe de la compétition, je balaie immédiatement ce discours », martèle l’enfant du Cercle.

    Une première réponse sera apportée, ce samedi au bassin Pierre-Garsau, théâtre qui leur a jusqu’ici particulièrement réussi.

  • Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    San Mamès, surnommée la Cathédrale du football, accueille deux chocs du rugby européen.

    La capitale du Pays basque espagnol a été choisie pour être la ville hôte des finales de coupes d’Europe. Samedi, ce sera celle des Champions, qui verra Bordeaux-Bègles tenter de défendre sa couronne face aux Irlandais du Leinster. Mais avant cela, il y aura la mise en bouche, avec un autre club français ambitieux.

    Pour le Challenge européen, le duel verra Montpellier opposé à l’Ulster, le comté d’Irlande du nord. Un choc entre deux des équipes les plus efficaces de la saison dans cette compétition. Montpellier détient en effet le record d’essais marqués (36), alors qu’avec respectivement 239 points pour l’Ulster et 235 pour le MHR, ce sera une confrontation entre la deuxième et la troisième meilleure attaque.

    Passe de trois ?

    Néanmoins, dans une finale, il ne peut y avoir qu’un vainqueur. Et Montpellier, qui a déjà conquis à deux reprises le Challenge, en 2016 et 2021, tentera la passe de trois. Depuis le sacre de Toulon au stade Vélodrome, en 2023, deux clubs anglais ont conquis le titre, Gloucester puis Bath, qui la saison dernière avait dominé Lyon (37-12). Alors que l’Ulster visera une première couronne européenne.

    Pour cette finale, l’habituelle charnière Alexis Bernadet – Alexander Masibaka, titulaire dans les matches européens, cède sa place au tandem du Top 14 Domingo Miotti – Ali Price. Alors que Billy Vunipola retrouve sa place au centre de la troisième ligne, récupérant par la même occasion le brassard. Ce groupe aura pour mission de prendre Challenge, et vaincre le signe indien de trois défaites en trois confrontations face à l’Ulster. Un adversaire qui va, lui, aligner son quinze type.

    Finale du Challenge européen

    Stade San Mamès de Bilbao.

    21h (France TV).

    Arbitre : Matthew Carley (ANG).

    MONTPELLIER : Banks – N’Gandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti ( o ), Price (m) – Vunipola, Becognée, Nouchi – Verhaeghe, DuGuid – Haouas, Uélése, Forletta.

    ULSTER : Lowry – Baloucoune, Hume, Postlethwaite, Ward – Murphy ( o ), Doak (m) – Augustus, Timoney, McCann – Sheridan, Izuchukwu – O’Toole, Stewaer, Bell.

  • La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.

    Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.

    Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».

    L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.

    Des joueurs

    au collège de Garéoult

    Dans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».

    Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.

  • Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Ils ont condamné leurs espoirs de rejoindre le top 6 qualificatif pour les phases finales du championnat. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont été défaits par le Racing 92 (43-28), samedi à Paris La Défense Arena, lors de la 24e journée de Top 14. « Il y avait d’infimes chances avant ce match mais on avait à cœur de se livrer, de gagner, de les embêter le plus possible », lance Baptiste Serin, conscient que le scénario produit à la capitale n’était pas celui escompté : les Rouge et Noir ont encaissé pas moins de six essais, dont quatre en première période.

    « Mais c’est un peu à l’image de notre saison, très bien par moments et très très brouillon dans d’autres. Je pense qu’on est à la place que l’on mérite même si ça fait de la peine de le dire. Il faut bien finir la saison car il y a quelque chose à aller chercher pour la Coupe d’Europe. Il faut rester animé par cela. Mais oui, c’est dur », confie le demi-de-mêlée varois, entré en jeu à la 52e minute à la place de l’international écossais Ben White, auteur d’une prestation inquiétante.

    Tout comme le deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, globalement dominé sur tous les impacts par les avants du Racing 92. « Même constat que les semaines précédentes : on ne met pas la main sur la balle, on ne sort pas de chez nous, encore des touches perdues, quand on est chez eux on fait des fautes de mains. On tente, il y a des intentions mais il faut qu’on garde ce putain de ballon. On ne fait que défendre et c’est tout le temps pareil tous les week-ends », déplore le troisième ligne tricolore Esteban Abadie, persuadé que son équipe va devoir être moins indisciplinée et approximative si elle veut se qualifier pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Quere-Karaba touché, Jaminet leader mitigé

    Neuvième à deux journées du terme de la saison, le RCT n’aura pas le droit à l’erreur et devra, en plus, compter a minima sur un faux pas du Stade Rochelais pour leur subtiliser cette huitième place tant importante. Tout cela sans une grande partie de leurs cadres. « Nous avons beaucoup de blessés donc on en paye les pots cassés mais on voulait jouer à fond cette Champions Cup donc il n’y a pas de regret par rapport à cela. Le club a une histoire avec cette compétition, même nous, les joueurs et le staff, on voulait offrir quelque chose de beau à nos supporters mais pas de regret par rapport à cela. Ce qui est dur c’est cet enchaînement de fin de saison avec la défaite en demi-finale puis en Top 14 c’est dur car il y a de gros matches. On a trop d’absents, même si ce n’est pas une excuse, c’est dur car on puise dans l’énergie », souligne Baptiste Serin. Ce dernier a par ailleurs été témoin de la sortie sur blessure de Joe Quere-Karaba. Le troisième ligne toulonnais faisait son grand retour à la compétition après avoir été touché pendant plusieurs mois au genou. Entré en jeu au cours de la seconde période, il a inscrit l’un des quatre essais varois du match. Selon les informations des Causeries de la Rade, il n’y aurait rien de grave pour Quere-Karaba. Plus de peur que de mal finalement.

    Parmi les marqueurs rouge et noir, l’arrière Melvyn Jaminet s’est montré comme à son habitude très précieux grâce à son sens de l’interception et sa maîtrise au pied. Il a d’ailleurs ouvert le score très rapidement face aux Franciliens, avant d’assurer un sans-faute entre les perches.

    Mais à l’image des prestations de ses coéquipiers, son jeu a basculé dans l’irrégularité à cause d’un trop grand nombre de ballons perdus. Des petits détails qui ont trop souvent coûté des victoires tout au long de la saison. Et plus particulièrement ces dernières semaines où le RCT n’a remporté que deux de ses neuf derniers matches de Top 14. Un bilan catastrophique pour une équipe qui visait encore le Top 6 il y a quelques semaines.

  • Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Après son élimination d’une courte tête par le Leinster en demi-finale de Champions Cup il y a deux semaines, et l’envol de ses derniers espoirs de top 6 avec sa défaite face à Toulouse samedi dernier (27-51), on peut définitivement écarter ce cru 2025/2026 du RC Toulon de la catégorie des millésimes. « Ils ont été meilleurs que nous, il n’y a pas vraiment photo là-dessus », analyse Jean-Baptiste Gros. « Ça nous fait progresser, on a un groupe qui a besoin d’apprendre, on n’a pas leur expérience. »

    Pour lui éviter un goût de bouchon, il est encore temps de sauver ce qui peut l’être : une place dans le top 8, et un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions internationales. « Si on ne la joue pas l’an prochain, ce sera dur sportivement, au-delà du financier », alertait Pierre Mignoni après la défaite face aux champions de France.

    Au vu de l’énergie mise pour accéder au dernier carré de Champions Cup, ses hommes n’ont-ils pas laissé trop de forces dans la bataille, au risque de galvauder le championnat ? « C’est aussi la raison pour laquelle on en est là », acquiesce Baptiste Serin. « On se bat depuis un moment pour être dans les six et jouer sur les deux tableaux. Donc tu fais moins tourner, et quand tu demandes toujours plus à certains, ça pète.  » Son entraîneur, lui, ne regrette rien : « Je ne crois pas qu’il fallait faire l’impasse sur la Champions Cup. La preuve, on a fait les demi-finales. On est à Toulon, on se doit de jouer les deux tableaux, on veut être un grand club. »

    « Voir si on est compétiteurs »

    C’est plutôt par les tournants manqués et l’inconstance de son équipe que Pierre Mignoni explique la situation toulonnaise : « On s’est loupé deux fois à la maison, ça a été cruel et décisif. Mais on n’a pas été consistant à l’extérieur non plus, alors que l’an dernier on y prenait souvent des points. Si on avait pris des points plus réguliers, on aurait sûrement pu combler nos deux erreurs à domicile. »

    Il faudra pourtant gommer ces défaillances sur le terrain du Racing 92. Car une défaite sonnerait d’ores et déjà comme un coup de bambou, qui pourrait même s’avérer presque fatal en cas de victoire de La Rochelle face au Stade Toulousain. « Le challenge est là. Ce n’est pas gagné au vu de nos prestations tout au long de la saison. Tu peux aussi lancer une super dynamique pour la saison prochaine avec cet objectif à court terme. C’est plus excitant qu’autre chose. Mais c’est aux joueurs de se dire “on y va, on se jette dans la bataille” », insiste Pierre Mignoni. « C’est là que tu vois si t’es compétiteur ou pas », pose Baptiste Serin. « On aurait aimé être dans les six et se battre pour notre position. On n’y est pas, il faut redoubler d’efforts pour cette place en Champions Cup. »

    Racing 92 – RC Toulon

    24e journée de Top 14. Samedi 16 mai, 21h. Paris Défense Arena, Nanterre. Arbitre : Jérémy Rozier

    Racing 92 : Kolingar, Escobar, Bamba ; Hill, Taofifenua (C) ; Baudonne, Diallo, Tagitagivalu ; Carbonneau, Prisciantelli ; Spring, Tuisova, Habosi, Hulleu ; James. Coach : Patrice Collazo.

    RC Toulon : Gros, Damond, Sinckler ; Mézou, Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; White (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Tuicuvu, Dréan ; Jaminet. Coach : Pierre Mignoni.

  • Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Gâcher la fête d’anniversaire de Valence-Romans, tel était l’objectif de Provence Rugby, ce vendredi soir. La mission est accomplie pour les joueurs de Philippe Saint-André avec un match plein pour cette dernière journée de championnat. Pour ses 10 ans, le VRDR s’est fait croquer tout cru par des Provençaux affamés et plein d’énergie. 34-21 est le score final, mais le top 2 n’est pas validé. Pour cela, Colomiers devait s’incliner à Grenoble mais les Isérois n’ont pas fait le poids. 3e de Pro D2, Provence Rugby jouera les quarts de finale de la phase finale face à Brive. Ce sera samedi prochain à 18h45, au stade Maurice-David.

    Asphyxiés. Les locaux ont grandement souffert lors du premier quart d’heure de cette partie. Les Provençaux ont mis une certaine pression dès le coup d’envoi et se sont mis à camper dans le camp du VRDR. Cette domination ne s’est pas reflétée au tableau d’affichage avec seulement 3 points inscrits par Manuel Vareiro. Les fautes de main se sont multipliées lors de cette première période. Un grand nombre de mêlées se sont tenues à cause d’erreurs des uns et des autres.

    Les coéquipiers d’Andres Zafra ont sérieusement accéléré après un carton jaune reçu par Valence-Romans. Latterrade puis Jalagonia sont allés à l’essai pour agrandir l’écart. Trois minutes après la sirène, Léo Drouet a, lui aussi, marqué pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance (24-7). Les avants ont réalisé un gros travail pour faire reculer la défense des Damiers dans ces derniers instants. La distribution rapide d’Arthur Coville a également permis de jouer les coups au maximum.

    Provence continue de mettre la pression

    Les Drômois étaient toujours autant bousculés après la pause. Toujours des actions loin d’être abouties, toujours des fautes de main, l’asphyxie s’est finalement poursuivie. Les 9 500 spectateurs du stade Georges-Pompidou se sont tus assez rapidement lorsque Romain Latterrade s’est offert un doublé. Les visiteurs se sont donnés presque quatre essais de marge avant même l’heure de jeu. L’impact, la vivacité et la justesse du jeu des hommes de Saint-André ont complètement fait déjouer le VRDR.

    La production réalisée par les Rhône-Alpins s’est légèrement améliorée avec plusieurs incursions tranchantes dans le camp adverse. Ce n’est pas pour autant que le score s’est resserré et les Aixois ont foncé vers la victoire. Une cinquième de suite en Pro D2 et 100% de confiance avant d’aborder de nouvelles phases finales pour le club. Les matches couperets arrivent désormais.

    30e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (9 500 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Pontanier (37e), Idoumi (61e), Marsan (80e) pour Valence ; Latterrade (28e, 48e), Jalagonia (32e), Drouet (40e) pour Provence

    Carton jaune : McCauley (27e) pour Valence

    VALENCE : Moura – Marsan, Idrissi, Marrou, Roziere – Meret, Rodor – Vachon, Bholi, Suaud – Fabregue, McCauley – Goze, Marco Pena, Pontanier

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Vareiro – Bouhedjeur, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André

  • Les rugbymen aixois peuvent encore rêver d’une place dans le dernier carré

    Les rugbymen aixois peuvent encore rêver d’une place dans le dernier carré

    Avec six longueurs d’avance sur Oyonnax, cinquième, les rugbymen aixois ont validé la semaine passée, lors de leur exploit monumental face aux leaders vannetais, le droit de recevoir à domicile le barrage d’accession en Top 14. Mais les protégés de Philippe Saint-André pourraient obtenir un bonus inédit lors de cette dernière journée de saison régulière, ce vendredi (21h), à Valence-Romans : en cas de succès, puis surtout en cas de défaite de Colomiers, deuxième, en déplacement à Grenoble, Provence Rugby serait directement qualifié pour les demi-finales d’accession.

    En dehors de l’échéance sportive, le club aixois en a profité pour faire un premier point sur les départs et les futures recrues. Si dix-sept pensionnaires vont faire leurs valises dans quelques semaines, huit joueurs sont susceptibles d’arriver dans la cité du Roi René. Pour le moment, seule l’arrivée de Raphaël Portat, deuxième ligne prêté par le Stade Toulousain, a été officialisée.

    30e journée de Pro D2

    À 21h, au stade Georges-Pompidou, à Valence

    Arbitre : Ludovic Cayre

    VALENCE-ROMANS : (compo probable) : Rozière – Lane, Idrissi, Neiceru, Marsan – Méret, Lhuséro – Réal, Bholi, Roux (cap) – Goumat, Suaud – Vial, Marco-Pena, Aléo.

    Manager : Fabien Fortassin

    AIX-EN-PROVENCE (compo probable) : Vareiro – Lapègue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre (cap.), Taofifenua.

    Manager : Philippe Saint-André

  • Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Le top 6, c’est terminé. » Au sortir de la défaite (27-51) face au Stade Toulousain, samedi, le fatalisme de Pierre Mignoni rimait avec pragmatisme. Relégué à 9 unités des places qualificatives pour la phase finale à trois journées de la fin de la saison, le RCT a dit adieu à ses dernières illusions.

    Du pragmatisme teinté de colère. Car, si la supériorité des champions de France – qui ont battu les Varois pour la cinquième fois de rang – ne souffre d’aucune contestation, le manager toulonnais pointait l’inconstance de ses joueurs : « En première période, on n’a pas eu la possession. On a perdu trop de ballons. Malgré ça, on a créé des turnovers. Mais il fallait le faire durant 80 minutes. Le bon exemple est l’essai de Gaël Dréan. On l’a fait pas mal de fois, il fallait s’accrocher, mais on a lâché. Sur les doubles efforts, sur la défense à l’intérieur du jeu. »

    Un état de fait symptomatique de l’écart avec l’adversaire du jour, dans lequel les individualités ont leur part de responsabilité : « On n’a pas lâché le match, mais sur le très haut niveau, on n’est pas où on doit être. Il faut se jeter dans la bataille, physiquement et mentalement. Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent. C’est la vérité. » « Je ne suis pas d’accord », rétorquait Esteban Abadie. « On ne peut pas gagner avec 20 ou 30% de possession contre Toulouse. Quand tu défends 70% du temps, tu laisses du gaz. C’est une équipe un cran au-dessus de nous. Depuis mon arrivée, on les a battus une fois ici et accroché une fois à Mayol, sinon on en prend 50 à chaque fois. »

    Le top 8, nouvel objectif

    L’essai d’Antoine Dupont juste avant la mi-temps, permettant à Toulouse de repasser devant, dont semble ne s’être jamais remis le RCT, questionne aussi sur ses ressources mentales : « Il a fait mal », regrettait Pierre Mignoni. « J’ai l’impression de me répéter, et on ne progresse pas. On a pris une pénalité juste avant, ils ont repris la possession. On l’a déjà fait au Leinster, et là rebelote. » « On ne s’est pas dit que c’était mort. On y croyait », affirme pourtant son troisième ligne.

    Dans ce contexte, face à une équipe supérieure, une autre interrogation revient : jouer ce match dans un Vélodrome qui penchait assez clairement côté Toulouse n’est-il pas encore plus pénalisant ? « Ça fait depuis 2009 qu’on joue ici. Si à chaque fois qu’on perd, on remet tout en question… », balayait l’entraîneur rouge et noir, passablement énervé par cette question. « Économiquement, c’est intéressant. Sportivement, depuis trois ans, ça l’est moins. Mais, si on joue comme ça à Mayol, on ne gagne pas ! »

    Si cette 11e défaite en Top 14 sonne le glas des ambitions toulonnaises, la saison, elle, n’est pas terminée. « On a un top 8 à aller chercher, il faut trois victoires pour jouer la Champions Cup l’année prochaine », avançait Esteban Abadie. Et cette fois au moins, l’analyse était partagée par son entraîneur.

    Baubigny centurion

    Arrivé sur la Rade en 2022,le talonneur international français (3 sélections) Teddy Baubigny (27 ans) a fêté, samedi, sa 100e apparition en rouge et noir.

    Un Vélodrome plein

    Ce match au Stade Vélodrome constitue la meilleure affluence de son histoire en championnat, avec 66 831 spectateurs présents en tribunes. Ce qui promet pour des demi-finales qui auront lieu dans cette même enceinte au mois de juin.

    Halagahu blessé

    Opéré à un orteil en octobre dernier, le deuxième ligne varois Mathias Halagahu boitait à l’issue du match.

  • Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Pour sa première apparition dans un choc Toulon-Toulouse délocalisé au stade Vélodrome, Antoine Dupont a brillé de mille feux. Auteur d’un essai décisif en toute fin de première période, pour permettre aux Rouge et Noir occitans de prendre l’avantage au tableau d’affichage, puis de deux passes décisives sur les finitions de Romain Ntamack (5e) et Santiago Chocobares (45e), le plus célèbre international tricolore a démontré qu’il fallait toujours compter sur lui dans les grands rendez-vous. À défaut des nombreuses critiques dont il est la cible depuis son retour de blessure en début d’année.

    « On a retrouvé Antoine Dupont aujourd’hui sur la qualité technique et les bons choix qu’il a faits, c’est une bonne chose, maintenant, il ne faut pas lâcher. On ne le ménage pas beaucoup, on essaye de le mettre dans des conditions de fatigue pour lui faire vivre des situations dures physiquement mais on pense qu’il a besoin de vivre ça », souligne Virgile Lacombe, l’adjoint d’Ugo Mola dans le staff toulousain, conscient que son joueur vedette a réalisé pas moins de 84 passes dans ce choc au Vélodrome. Soit 25 de plus que ses homologues toulonnais Baptiste Serin et Ben White réunis. Le capitaine du XV de France ne portait pas le brassard toulousain, au profit de Jack Willis. « C’était pour qu’Antoine se concentre davantage sur son jeu », ajoute l’ancien talonneur. Un choix qui s’est finalement avéré payant.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola