Tag: Rugby

  • Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Défaits lors de ses trois premiers matches en prenant à chaque fois le bonus défensif, le RC Toulon devait enfin lancer sa saison ce samedi à Mayol face au promu vannetais qui, de son côté, n’avait pas encore pris le moindre point.

    Approximatifs, auteurs de nombreuses fautes de main et réduits à 14 dès la 10e minute suite au carton jaune reçu par leur capitaine Lewis Ludlam, les Toulonnais ont eu toutes les peines du monde à se mettre dans l’avancée dans le premier acte. Et se sont mis à subir face à des Bretons plus précis et entreprenants, qui ont logiquement trouvé l’ouverture grâce à Hulleu, trouvé en bout de ligne par Kuruvoli (0-7, 22e).

    Alors que Vannes confortait son avantage sur une pénalité de Cotamanac’h (0-10, 30e), pour sanctionner son indiscipline (7 pénalités concédées en première mi-temps, 13 sur l’ensemble du match), le RCT reprenait enfin le momentum. Après un essai refusé à Ametlla pour avoir aplati avant la ligne (27e), Albornoz, sur un coup de pied de 50 mètres, concluait en solitaire pour remettre les siens dans la partie (7-10, 34e).

    Ribbans et Fickou pour la libération, Kpoku pour le bonus

    Toujours handicapé par son déchet et ses trop nombreuses fautes, le RCT démarrait tout de même mieux le second acte. Et finissait par prendre les devants pour la première fois de la rencontre, grâce à David Ribbans, en force, en sortie de maul (14-10, 53e).

    À défaut d’être à leur meilleur niveau ballon en main, les hommes du tandem Mignoni-Azéma se montraient dominants territorialement. Les entrants faisaient du bien, et c’est l’un d’eux, Gaël Fickou, qui, trouvé sur un ballon sauté, donnait un peu d’air à Mayol, grâce à son premier essai en rouge et noir (21-10, 65e), avant que Kpoku ne profite de la fatigue bretonne pour inscrire l’essai du bonus (28-10, 76e).

    Loin de démériter et parfois très intéressant dans le jeu combiné, Vannes n’abdiquait pas, mais ne parvenait plus à faire sauter le verrou toulonnais, à l’image de deux longues séquences de pilonnage infructueuses de la ligne d’en-but dans le dernier quart d’heure, et cela jusqu’après la sirène.

    Résistant sans être pleinement convaincant, le RC Toulon est parvenu à sauver l’essentiel, et à s’offrir cinq point vitaux pour se rassurer, et ne pas plonger dans la crise.

    TOULON 28 – 10 VANNES (MT : 7-10)

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    Points Toulon : 4E Albornoz (33e), Ribbans (53e), Fickou (65e), Kpoku (76e) ; 4T Jaminet (33e, 53e, 65e), Albornoz (76e)

    Points Vannes : 1E Hulleu (22e) ; 1T Cotamanac’h (22e) ; 1P Cotamanac’h

    Cartons jaunes : Ludlam (10e) pour Toulon

    TOULON : Ametlla (Gros, 47e), Baubigny (Damond, 47e), Sinckler (Sorhaindo, 47e) – Mezou (Rebbadj, 54e), Ribbans (Ollivon, 54e) – Abadie, Kpoku, Ludlam (cap.) – White (Serin, 54e), Albornoz – Ferté, Brex, Jones (Fickou, 52e), Cowie – Jaminet (Kaletaona, 67e). Entraîneurs : Pierre Mignoni et Franck Azéma

    VANNES : Beria (Djehi, 52e), Sanerivi (El Bibouji, 52e), Bourgeois (Schonert, 56e) – Marks (Kalamafoni, 64e), Desjeux (Mézou, 52e) – Blanc-Mappaz (cap.), Pedemonte (Augry, 52e), Ishagashvili – Kuruvoli (Le Bail, 48e), Cotarmanac’h – Hulleu, Tabuavou, Stevenson, Surano – Jonas (Benmegal, 69e). Entraîneur : Jean-Noël Spitzer

  • [Rugby] Montpellier et sa bande d’ex-Toulousains

    [Rugby] Montpellier et sa bande d’ex-Toulousains

    Ni indifférence, ni défiance. Le stade toulousain et Montpellier rugby ne vivent pas tout à fait sur la même planète même s’ils se sont croisés au sommet du rugby français le 27 juin lors d’une finale (28-20) moins inégale qu’imaginée. Et se retrouvent dimanche 27 septembre sur les bords de la Garonne.

    Entre Toulouse et Montpellier, les deux pôles de l’Occitanie, les ponts ne sont pas coupés. L’un, centenaire aux 25 titres, et l’autre, qui fête son 40e anniversaire avec un seul Brennus sous le bras, ne vivent toutefois pas sur la même rive. Le Stade est une institution dans la ville de Nougaro, le MHR tente de construire son histoire dans une période fertile, avec le manager Joan Caudullo comme nouveau guide.

    Dans un passé récent, Montpellier a cherché à s’inspirer du modèle toulousain, qui concilie style attractif et palmarès hors-norme, mais la greffe n’a jamais pris. Entre 2019 et janvier 2021, le manager Xavier Garbajosa, biberonné par l’ex-gourou Guy Novès, a vainement cherché à importer l’ADN toulousain au côté de Jean-Baptiste Elissalde.

    Caudullo y puise certains principes, comme la confiance au long cours, mais ne veut en rien imiter le jeu de mains toulousain. « Depuis quarante ans, le jeu de Montpellier a toujours été comme ça. Avec des avants forts et costauds qui doivent dominer l’adversaire pour pouvoir gagner. Le MHR a un ADN, on veut y rester fidèle. Si on y reste fidèle, si on préserve le même état d’esprit, on réalisera une bonne saison » répète-t-il. Mantra du Languedoc.

    Cela n’empêche pas Montpellier de recycler d’anciens toulousains en rupture de ban, de confiance ou de jeu. Au cours de l’été deux anciens joueurs du Stade toulousain ont rejoint l’Hérault. Le trois-quarts Dimitri Delibes, confronté à une concurrence féroce, et Sébastien Bézy, demi de mêlée qui a transité pendant plusieurs saisons à Clermont.

    « Ce n’est jamais facile de faire sortir des joueurs de ce club-là » remarque Caudullo, qui a réussi à convaincre Delibes malgré les convoitises de Toulon et Bayonne.

    Ces deux joueurs de la ligne arrière gonflent la diaspora toulousaine. Ils rejoignent quatre avants qui ont défriché la passerelle entre Ernest-Wallon et le complexe Du Manoir. L’ancien international Yacouba Camara (17 sélections), originaire de la banlieue parisienne, a été le premier à franchir le pas. Ensuite, Bastien Chalureau, en quête de rédemption après une affaire judiciaire, Florian Verhaeghe et Christopher Tolofua, passé par les Saracens et Toulon, possèdent en eux une graine toulousaine.

    Verhaeghe (29 ans), rappelé en équipe de France au cours de l’été, incarne le savoir-faire des avants du champion de France. Le seconde ligne international (5 sélections) malaxe féroce goût du combat et habileté dans le jeu. Entre ombre et lumière qu’il fuit quelque peu.

    Le discret grand échalas (2,04m), qui plane sur la touche, est aujourd’hui une valeur sûre du pack montpelliérain, mis en avant par son manager Joan Caudullo. « Florian est dans une continuité des performances qui l’ont amené à être en équipe de France cet été. Il a un objectif et on a un objectif pour lui : les tests de novembre. Il ne fait pas partie de cette fameuse liste de 33, mais en tout cas on va mettre en place les choses pour qu’il soit performant chez nous et en forme en novembre parce que je reste persuadé qu’il y sera s’il continue à être aussi performant qu’il l’est sur les deux premiers matchs », apprécie le manager.

    Ces quatre joueurs se sont fondus dans le moule montpelliérain. Trois d’entre eux, avec le pilier Mohamed Haouas, le 3e ligne Alex Bécognée et le centre Arthur Vincent, tissent le fil conducteur d’un MHR, champion en 2022, finaliste en 2026.

    Dimitri Delibes est un cas à part. Le solide trois-quarts (1,90m, 85 kg), promis à jouer à l’aile plus qu’au centre, est une pièce rapportée de la magie toulousaine. La première de l’histoire. Celle d’un jeu où l’on peut relancer du bout du terrain selon l’inspiration de Dupont, Ntamack, Ramos, Capuozzo, Gourgues ou Menoncello…

    Delibes (27 ans) peut tout à la fois asseoir la légitimité de Montpellier et donner des ailes à un jeu circonscrit pour l’heure à la force première de ses avants. Son doublé devant Perpignan peut tout à la fois élargir le champ d’action de la bande à Caudullo et inciter d’autres joueurs de son profil à rebondir de Toulouse à Montpellier. Pour le moins, il lance sa saison à l’heure de retourner dimanche à Toulouse. Loin de toute indifférence.

  • [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    [RCT] Corentin Mézou retrouve son grand frère

    Une bataille fratricide. Corentin Mézou, deuxième ligne du Rugby Club Toulonnais depuis l’été 2024, défiera une nouvelle fois son grand frère Timothé, ce samedi, à l’occasion de la quatrième journée de Top 14 face à Vannes. Le Varois avait notamment affronté son aîné lors de sa deuxième titularisation chez les Rouge et Noir en septembre 2024. « On ne s’est pas “mis de pièce“, mais entre nous c’est toujours essayer de savoir qui va manger l’herbe », a lancé Timothé à nos confrères du Midi Olympique. « Maman ne veut pas regarder le match et papa doit être comme un dingue », a poursuivi le Vannetais. Les frères Mézou ont débuté le rugby au sein du même club, l’Union rugbystique de Landerneau, en Bretagne. Une région chère à Corentin, qui a par ailleurs réalisé une partie de sa formation au RC Vannes, entre 2020 et 2023.

    Deuxième titularisation de suite

    Touché à l’épaule lors du match de préparation face à Clermont, le deuxième ligne toulonnais a retrouvé sa place dans le quinze lors du déplacement à Castres le week-end dernier. Il sera de nouveau titulaire face aux Hermines, aux côtés de l’international anglais David Ribbans. « Solide en défense, performant en touche et très impliqué dans le combat », comme l’a souligné Laurent Emmanuelli, directeur sportif du RC Toulon, Corentin a prolongé cet été son contrat dans la rade jusqu’en juin 2029.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Provence Rugby était à la recherche du match parfait et ce n’était pas encore pour ce vendredi soir. Loin de là. Dans un duel déséquilibré seulement sur le papier, entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2, les Aixois ont failli chuter à domicile, face à Aurillac (24-20). Une victoire arrachée dans les dernières minutes pour rester invaincu avant les deux semaines de repos.

    Les balbutiements ont été trop nombreux, pour des Aixois globalement méconnaissables lors du premier acte. Dès l’entrée de partie, Aurillac a mis la pression aux locaux. Un essai refusé à la 2e minute puis un autre, cette fois bien valable, dans les secondes qui ont suivi. Le score est rapidement monté à 10-0, tant les hommes du Cantal ont malmené la ligne provençale.

    Il a fallu patienter jusqu’à la 26e minute pour voir les premiers points des Noirs. À la suite d’un long ballon porté, le talonneur Romain Latterrade a aplati sur le côté gauche du terrain. Un essai, une pénalité et c’était tout à la pause, tant Provence a réalisé des fautes de main au moment de passer devant (10-10).

    Deux constantes durant ce match : le Stade Aurillacois a le plus grand mal à défendre les mauls et les en-avant dans la zone de marque se sont multipliés pour les Provençaux. À force de manquer des opportunités, les hommes de Philippe Saint-André ont été punis. Avant l’heure de jeu, l’ailier Ronald Pieters est venu ajouter 7 points au compteur des visiteurs.

    Des entrées décisives

    Le banc a heureusement été impactant pour Provence Rugby. La rentrée d’une nouvelle première ligne a apporté du sang neuf et les arrières ont usé la ligne d’Aurillac. Au point de voir les Rouges accumuler les fautes devant leur en-but. Un carton jaune plus tard, Aix-en-Provence a trouvé la faille au près par Pontanier, son 1er essai au club, puis par l’autre pilier remplaçant, Eliott Nyemsi. La fatigue a eu raison des Auvergnats, d’une grande bravoure toute la partie, comme les Narbonnais il y a de ça deux semaines. Arthur Coville et ses coéquipiers réalisent le 5 sur 5 sur ce bloc, sans briller continuellement.

    PROVENCE 24 (10)

    AURILLAC 20 (10)

    5e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Environ 8 000 spectateurs

    Essais : Latterrade (26e), Pontanier (69e), Nyemsi (73e) pour Provence ; Pelesasa (3e), Pieters (54e) pour Aurillac

    PROVENCE : Vareiro – Cellio, Bituniyata, Lenoir, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    AURILLAC : Staniforth – Pieters, Bastard, Vergnaud, Yabaki – Abzhandadze, Labarbe – Pelesasa, Coustalat, Huurman – Rolland, Ganiashvili – Burduli, Khonelidze, Mtchedlidze

    Entraîneur : Roméo Gontineac

  • Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Le RC Toulon doit arrêter les frais

    Messieurs les chirurgiens, il faut stopper l’hémorragie. Après un enchaînement de trois défaites sur les trois premières journées de Top 14, le Rugby Club Toulonnais court désespérément après un premier succès.

    Le club varois n’avait pas connu un tel début de saison depuis l’exercice 2005-2006, où les Rouge et Noir venaient de retrouver le chemin de la première division. Ils avaient dû patienter jusqu’à la septième journée pour connaître leur première victoire. Un point à Bayonne (27-26), un autre contre La Rochelle (20-21), puis deux à Castres (29-27) : les protégés de Franck Azéma se sont toujours battus pour décrocher le bonus défensif à chacune de leur apparition. Mais l’heure est venue d’ouvrir leur compteur de victoires, et sortir de la zone rouge, face au RC Vannes, dernier du championnat avec zéro pointé.

    « Bien sûr qu’il y a beaucoup de déception, de frustration et de colère aussi, mais il n’y a pas le feu », lance Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu à pied du RCT. L’ancien demi d’ouverture estime que son équipe « ne doit pas être à trois points aujourd’hui ». Mais « il y a eu pas mal de changements dans notre fonctionnement, dans notre système de jeu, il faut du temps pour que ça se rode », poursuit le membre de l’encadrement du XV de France.

    Vannes, pas une blague

    Si « des axes d’amélioration » ont été visibles contre Castres le week-end passé, notamment sur « les zones de ruck », Toulon va devoir se méfier de leurs adversaires du jour. Eux aussi ont également besoin à tout prix d’une victoire pour, enfin, lancer leur saison. « C’est une équipe qui produit un beau rugby, qui aime tenir le ballon et solide en conquête », souligne Petitjean. « On ne peut pas parler de Vannes comme une petite équipe », ajoute-t-il, en ayant à l’esprit leur dernier match assez serré face au Stade Toulousain (défaite
    23-29). Les Bretons avaient déjà tenu tête aux Varois à Mayol, il y a deux ans, où le match s’était décanté à partir de la 63e minute. Le retour a été plus salé pour les Toulonnais, défaits en encaissant 29 points et un bonus offensif. « On a très bien préparé ce match. Maintenant, à nous de mettre les choses en place le jour J si on veut faire un gros match et l’emporter », conclut Maxime Petitjean, persuadé qu’il y a « un peu de pression ».

    REPÈRES

    Slimani blessé

    Le pilier droit Rabah Slimani, arrivé sur la Rade cet été en provenance du Leinster, s’est blessé lors de la courte défaite à Castres (29-27), le week-end dernier. L’international français est victime d’unefracture du pouce. Il sera donc éloigné des terrains plusieurs semaines. Son absence s’ajoute à celle d’un autre pilier droit, le Géorgien Beka Gigashvili.

    Match à la Mosson

    Confirmé par L’Équipe, Montpellier devrait recevoir Toulon au stade de la Mosson, le dimanche 4 octobre à 21h05,à l’occasion de la cinquième journée de Top 14.

    TOULON – VANNES

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    TOULON : Jaminet – Cowie, Jones, Brex, Tuicuvu – Albornoz, White – Ludlam (cap), Kpoku, Abadie – Ribbans, Mezou -Sinckler, Baubigny, Ametlla.

    VANNES : Jonas – Surano, Stevenson, Tabuavou, Hulleu -Cotarmanac’h, Kuruvoli -Iashagashvili, Pedemonte, Blanc-Mappaz (cap) – Desjeux, Marks – Bourgeois, Sanerivi, Beria.

  • Avec Tyler Ardron, l’érable se fixe en Provence

    Avec Tyler Ardron, l’érable se fixe en Provence

    Un grand gaillard d’un mètre 93 pour 110 kg a débarqué pour la première fois dans l’espace médias situé derrière le stade Maurice-David. Transfuge de Castres, le troisième ligne canadien Tyler Ardron est arrivé, cet été, pour apporter sa riche expérience à un effectif très ambitieux. À l’issue d’un entraînement du capitaine disputé sous une forte chaleur, le joueur de 35 ans s’est présenté pieds nus devant la presse. Sans chaussure, mais avec un grand sourire, il a détaillé ses premières semaines sous le maillot noir.

    « Je pense que c’était assez facile de s’intégrer parce qu’il y a des bons mecs, un bon groupe, un bon staff. C’était facile aussi parce qu’il n’y a que 4 heures de route entre Castres et ici, je n’ai pas changé de pays. » Même si on peut le qualifier de vétéran, Tyler Ardron n’est pas là pour profiter de la région et terminer en douceur une carrière commencée 15 ans en arrière. Comme les autres nouveaux éléments de Provence Rugby, il a été séduit par le projet présenté. « Mon cauchemar, c’était de faire la saison de trop. Je voulais bien finir, garder la tête haute jusqu’au bout. J’ai parlé avec Philippe Saint-André et le président Denis Philippon et le projet qu’ils ont ici m’a beaucoup attiré », explique le natif de l’Ontario, région où se trouve la ville de Toronto.

    Globe-trotteur expérimenté

    Descendre d’une division n’a pas dérangé l’international canadien. Au contraire, il signale que les infrastructures sont exceptionnelles – « je peux dire que c’est même mieux qu’à Castres » –, mettant en avant le campus, le stade et les terrains d’entraînement.

    Heureux d’être là où il est, surtout après avoir parcouru le monde pour jouer au rugby. Après avoir débuté avec les Ontario Blues, dans son pays, le numéro 8 a débarqué aux Ospreys, une province galloise, avant de se rendre en Nouvelle-Zélande pour jouer avec les Chiefs. Depuis 2020, le troisième ligne était donc à Castres où il a pu découvrir ce qu’il se fait de mieux avec le Top 14. « Déjà, je pense que ça a beaucoup changé en 15 ans. À l’époque, quand il y avait le Pro 14 au Pays de Galles, c’était une très bonne compétition. Aux Ospreys, on avait sept mecs qui allaient faire la tournée avec les Lions britanniques, donc c’était du très haut niveau, rappelle-t-il avec son fort accent anglais. Même quand je regarde le Super Rugby [le championnat majeur de l’hémisphère sud] actuellement, c’est moins bien sans les Sud-Africains, donc où il faut être c’est en France. »

    Depuis son arrivée à Aix, Tyler Ardron a joué trois rencontres sur quatre, dont celle à Colomiers, où il était titulaire. La concurrence ne lui fait pas peur et se montre en accord avec la volonté de rotation de l’encadrement aixois. La meilleure recette pour gagner, d’après lui. « Quand je regarde le Top 14, Toulouse est toujours le favori. Ils font beaucoup tourner, ce n’est pas juste les trois meilleures troisième ligne qui jouent, mais tout un groupe de troisième ligne. Je pense qu’ici, on peut faire la même chose », dit simplement celui qui est également diplômé en psychologie.

    Aurillac avant le repos

    Dernier match du premier bloc de la saison pour Provence Rugby, ce vendredi, face à Aurillac. Une rencontre aux antipodes entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2. Le 2e accueille le 13e dans ce qui s’apparente à un choc déséquilibré, mais les Aixois ont toujours en tête leur prestation irrégulière contre Narbonne (47-42). Il y aura l’envie de faire mieux et réaliser le 5 sur 5.

    P.G.

  • RCT : la mauvaise dynamique se poursuit à Toulon

    RCT : la mauvaise dynamique se poursuit à Toulon

    Jamais deux sans trois. L’expression s’emploie cette fois-ci dans le mauvais sens pour les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais. Ils se sont inclinés samedi après-midi sur la pelouse du Castres Olympique à l’occasion de la troisième journée de Top 14
    (29-27).

    « C’est dur, tu mènes 80% du match. C’est dommage de mourir encore à deux points », livre Baptiste Serin, frustré après cette troisième défaite consécutive en championnat. Ils n’ont toujours pas remporté le moindre match sur ce début de saison. « C’est dur mais il faut être clinique dans certains moments comme à la fin où on doit être plus en place pour avoir une pénalité plutôt que de tenter le drop », poursuit le demi-de-mêlée varois, conscient que son coéquipier Tomas Albornoz avait pourtant le ballon de victoire au bout du pied. L’international argentin a pris ses responsabilités dans les derniers instants de la partie en tentant un drop difficile. « C’est un geste qui est très compliqué. Personne n’en veut à Tomas Albornoz. C’est dommage car ça fait trois matches et ça fait trois défaites », martèle Serin, persuadé que son coéquipier fautif aurait été glorifié du titre « king du match » en cas de scénario inverse. Battus de deux points seulement à Pierre-Fabre, les Rouge et Noir n’ont pas caché leur incompréhension suite au deuxième essai des Bleus et Blancs inscrit par Adam Vargas.

    Ce dernier semble être passé en touche avant d’aplatir. L’arbitre Tual Trainini n’a pas sollicité la vidéo et les cinq points ont été accordés. « Les images sont là et doivent être là, comme c’est promis, sur tous les matchs. Si elles ne sont pas là, c’est qu’il y a un problème. Mais elles parlent d’elles-mêmes donc je ne vais pas parler. Mais je ne vais pas faire un aveu de faiblesse non plus », prévient Pierre Mignoni, le directeur du rugby au RCT, conscient que l’essai des Castrais leur a permis de recoller au tableau d’affichage (15-15, 40’).

    Troisième défaite serrée

    Après avoir craqué sur le fil à Bayonne (27-26), puis le week-end dernier lors de la réception de La Rochelle à Mayol (20-21), cette nouvelle désillusion à Castres apporte une troisième défaite serrée aux Toulonnais. Bien qu’ils ont à chaque fois récupéré le bonus défensif, les Varois ne décollent pas au classement du Top 14. Ils pointent ainsi à la treizième place du championnat, avec deux points d’avance seulement sur Vannes, leur futur adversaire samedi (16h45) à domicile. De quoi agacer les supporters rouges et noirs, de plus en plus critiques sur les réseaux sociaux.

    Certains décrient les choix effectués sur le terrain, quand d’autres ont pris pour cible Pierre Mignoni. Quelques-uns parviennent tout de même à rester optimistes, estimant que le jeu du RCT s’est nettement amélioré lors de cette troisième journée à Castres. Les recrues de l’intersaison, à l’image de Huw Jones, doivent encore trouver leurs marques au sein du collectif toulonnais. Mais le plus tôt sera le mieux pour tout le monde. Et pourquoi pas dès samedi contre Vannes ?

  • [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    Il n’y a pas le feu à la rade. C’est en substance le propos que l’on entend dans les couloirs de Mayol, où les hommes de Pierre Mignoni se sont entraînés, jeudi matin, comme pour se rassurer et se réapproprier leur antre, autrefois imprenable, et dans laquelle ils ont déjà chuté, samedi dernier, pour leur premier match à domicile de la saison face au Stade Rochelais (20-21). Un deuxième revers d’un point en autant de matches, après celui concédé en ouverture de la saison, à Bayonne (27-26), qui vient déjà mettre en branle les objectifs de solidité à la maison annoncés avant le début du championnat.

    « Ce n’est pas le départ qu’on voulait faire. Seul le résultat compte, j’aurais préféré gagner ce match, mais ce n’est pas la fin du monde, on va se reprendre le plus vite possible », tempère le directeur du rugby toulonnais, qui ne veut pas céder au catastrophisme : « Il ne faut pas faire l’erreur de tout dramatiser, de tout vouloir révolutionner après deux matches. On n’a perdu que d’un point. Peut-être que si on avait eu le ballon à la dernière touche, on aurait levé les bras à la fin. Il en manque sur des secteurs précis, mais on n’est pas à 10 km, sur des défaites qui font mal. On prend à chaque fois un point qui va compter. » Cela, face à « l’équipe qui est, pour moi, la plus en forme du moment ».

    Le constat sera-t-il différent si le RCT (2 points au classement) venait à enchaîner un troisième revers, ce samedi, à Castres (4 points) ? Peut-être, d’autant que les Toulonnais ne sont plus imposés à Pierre-Fabre depuis 2019. « Ce n’est pas un club qui nous réussit ces dernières saisons. C’est une équipe dure à jouer, très complète. On sera attendu, eux aussi ont besoin de se racheter. Ce sera un match très disputé, comme d’habitude », prévoit Pierre Mignoni.

    Albornoz de retour

    Pour répondre à ce défi, Franck Azéma et Pierre Mignoni vont opérer plusieurs changements dans le quinze de départ, confirme ce dernier : « Certains étaient prévus car des garçons méritent de jouer, d’autres car on n’était pas contents des prestations. Avec ces changements, on doit continuer à s’accrocher, même encore plus fort, pour rivaliser avec Castres. »

    L’un d’entre eux est très attendu : le retour de Tomas Albornoz, suspendu lors des deux premiers matches pour un comportement intimidant envers l’arbitre d’Argentine-Angleterre, cet été. « J’en ai parlé avec lui. C’est un garçon calme à l’intérieur, mais c’est un gros compétiteur. Il a mal réagi, ça nous arrive à tous », le défend son entraîneur, avant tout heureux de retrouver un joueur qui « dynamise l’équipe, accélère le jeu. On essaie de jouer pareil avec ou sans lui, mais on est content de le récupérer. Il a beaucoup d’excitation. Il a eu une semaine de plus pour travailler et se régénérer, il est en forme ». Une éclaircie dans un ciel toulonnais quelque peu nuageux.

    Ludlam capitaine

    En l’absence de David Ribbans, toujours trop juste, et de Gaël Fickou, laissé au repos, Lewis Ludlam sera le capitaine toulonnais, ce samedi. « C’est important d’officialiser ce capitanat, car il est très légitime. Il parle français, il est très bien intégré. Après cinq mois sans jouer, il a joué 70 minutes contre La Rochelle, sans préparation, c’est remarquable. Il va amener beaucoup d’énergie. Quand il est là, il est écouté et suivi. Quand il n’est pas là, il impacte les autres », ne tarit pas d’éloges Pierre Mignoni. « Le plus important, c’est la performance sur le terrain. En tant que capitaine, il ne faut pas juste parler, il faut faire », a rappelé le principal intéressé.

  • Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le car des Bleues en escale au stade Maurice-David

    Le rugby international revient au stade Maurice-David avec un sacré duel opposant les Bleues à leurs homologues australiennes (lire en page 25).

    Outre du beau jeu, entre deux nations fortes de l’Ovalie féminine, les spectateurs pourront admirer, en amont du match, le car qui transporte les Bleues.

    « Il y aura pour amener les joueuses un des deux cars officiels aux couleurs de l’équipe de France, que la RATP met à disposition depuis 2005 », explique Michaël Rabbia. Il est l’un des quatre conducteurs (trois hommes et une femme) attachée à la conduite du véhicule.

    « Nous sommes à la disposition des joueuses et du staff 24 heures sur 24. Nous les accompagnons dans chaque déplacement et dormons dans les mêmes hôtels précise-t-il. Tout en restant le plus discret possible, car il est capital que la bulle de tranquillité reste la plus hermétique possible. »

    Les bus sont partagés par les XV de France hommes et femmes. « Le véhicule est configuré en fonction des besoins de chaque sélection, pour répondre à la morphologie des joueurs et joueuses. Leur garantir un véritable havre de paix », insiste-t-il.

    Cette bulle de sérénité fait partie intégrante d’un match. « Joueuses et staff y sont dans un cocon, car le voyage, de la gare à l’hôtel puis de l’hôtel au stade, sont des étapes importantes dans la préparation d’une rencontre », poursuit-il.

    Michaël Rabbia est au volant depuis quatre ans. Son souvenir le plus marquant ? « La première fois que je suis arrivé à Twickenham est une expérience unique où le car devait fendre une foule compacte ». À Aix-en-Provence, il y aura moins de stress. Mais tout autant d’émotions et de discrétion.