Tag: Rugby

  • Montpellier rugby en bleu pâle

    Montpellier rugby en bleu pâle

    Tout le monde guettait la liste. Tout le monde guettait mercredi 21 octobre le choix du sélectionneur de l’équipe de France Fabien Galthié à l’orée de la seconde moitié du Championnat des nations et à l’aube d’une saison international qui mène à la Coupe du monde en Australie (1er octobre – 13 novembre). L’objectif d’une génération, pour conquérir le titre suprême qui manque au rugby français.

    Le patron des Bleus, qui vit aux abords du Pic Saint-Loup depuis son passage à Montpellier (2010-14), amorce ce premier chapitre de la saison sans de multiples éléments majeurs comme l’arrière Thomas Ramos, le talonneur Julien Marchand, les secondes lignes Emmanuel Meafou ou Thibaud Flament, ou encore l’ouvreur Matthieu Jalibert, blessés.

    Montpellier, vice-champion de France, attendait également avec une relative impatience de découvrir la liste de joueurs appelés à affronter les Fidji (7 novembre), l’Afrique du Sud (13 novembre) et l’Argentine (21 novembre) avant un quatrième match de classement.

    Le pilier gauche : Reda Wardi (31 ans, 20 sélections) et le seconde ligne massif Tyler Duguid (26 ans, 1 sélection), deux éléments d’un pack dominateur, figurent parmi les sélectionnés qui rejoindront Marcoussis, le centre national du rugby dimanche 25 octobre, à l’issue de la 7e journée de Top 14. Le premier, présent cet été pour les trois matchs face à la Nouvelle-Zélande, à l’Australie et au Japon, était attendu au côté du Toulonnais Jean-Philippe Gros ou du revenant bordelais Jefferson Poirot. Le second n’était plus apparu chez les Bleus depuis l’été 2025 et une tournée à marée basse en Nouvelle-Zélande.

    Les ennuis physiques

    s’enchaînent

    La surprise, ou plutôt la double surprise, provient des absents. Des deux absences de deux autres gros bras du pack du MHR : le 3e ligne aile Lenni Nouchi (22 ans, 8 sélections) et le seconde ligne Florian Verhaeghe (29 ans, 5 sélections). Pour l’un et l’autre, blessés, c’est un coup dur et surtout une opportunité gâchée de se faire une place au sein d’une équipe de France très convoitée.

    Les autres absents ne sont autres que le centre Auguste Cadot (25 ans), sur le chemin du retour à la compétition après une blessure à un genou, ou Baptiste Erdocio (26 ans, 3 sélections), indisponible trois mois après une opération au biceps.

    Nouchi enchaîne les ennuis physiques. Samedi, le troisième ligne et capitaine de Montpellier s’est blessé à une cuisse lors de la première rencontre en Champions Cup remportée face à Bath (14-32), où il a occupé le poste de numéro 8 avant d’être remplacé par Billy Vunipola.

    Le jeune international était titulaire pour la première fois de la saison quinze jours après avoir effectué son bref retour à la compétition face à Toulon (28-0). Quatre minutes après son entrée en jeu, il avait écopé d’un carton orange et subi une commotion cérébrale à la suite d’un plaquage dangereux sur Swan Rebbadj.

    Le nouvel emblème du MHR avait manqué le début de saison en raison d’une grave entorse à la cheville gauche contractée avec l’équipe de France face au Japon le 18 juillet, pour le troisième et ultime match estival du championnat des nations.

    Verhaeghe, pour sa part, souffre d’une douleur au psoas. Une blessure qui freine son excellent début de saison et son rendement depuis plus d’un à Montpellier. L’ancien Toulousain, homme et joueur de l’ombre, est même transfiguré. Cet échalas (2,04), maître de la touche, apprivoise la lumière qui escorte son omniprésence au sein du pack de Montpellier et son retour remarqué en équipe de France au cours de l’été, avec deux titularisations convaincantes face à l’Australie et le Japon.

    « j’ai retrouvé du plaisir à jouer. Sur le terrain, ce n’est pas juste de la douleur. Ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé. Mais je sens bien qu’il y a encore plein de leviers de progression. Et le style de jeu a évolué à Montpellier, où l’ambiance est bonne » avouait-il récemment. Ni Nouchi, ni Verhaeghe n’ont tiré un trait sur cette séquence automnale. Wardi, qui a repris depuis quinze jours après une blessure au mollet, aura son mot à dire malgré la concurrence de Poirot et Gros.

    «On a vu que c’était un joueur international. Je suis très content de l’avoir dans mon équipe parce qu’il ressemble à ce qu’on veut mettre en place » relevait le manager Joan Caudullo après le succès à Bath. Solide en mêlée, présent dans le jeu, l’ancien Rochelais a rassuré. Et s’est rassuré. Au bon moment.

  • Provence Rugby en quête d’un grand huit

    Provence Rugby en quête d’un grand huit

    Nouvelle semaine, nouvel adversaire pour Provence Rugby. Toujours invaincus en Pro D2, les Aixois accueillent un mal classé du championnat, Béziers (14e), dans son antre de Maurice-David. Une confrontation déséquilibrée sur le papier, face à des Héraultais en mal de victoires, cette saison. Seulement deux sont à mettre à leur compteur alors qu’ils viennent de perdre d’une unité contre Aurillac après avoir encaissé 47 points à Valence-Romans. Les Biterrois semblent déjà condamnés à jouer le maintien.

    Une question se pose avant cette partie : quel visage pour les Provençaux à domicile ? Malmené depuis le début de l’année, même face aux équipes de bas de tableau, Provence a souvent dû s’employer et serrer tout ce qu’il était possible de serrer. Le score a toujours tenu, quels que soient les joueurs sur le terrain, ce qui est déjà une progression par rapport à la saison dernière.

    Des prolongations

    dans les tuyaux

    Dans les coulisses, Philippe Saint-André et son staff s’activent sur les prolongations de contrats. Nous sommes dans la période où les clubs se penchent sur ce type de problème, alors que de nombreux transferts sont déjà bouclés pour l’année suivante. D’après les informations de Rugbyrama, le talonneur Romain Latterrade aurait choisi de poursuivre jusqu’en 2029. Dans les prochaines semaines, les dossiers Andres Zafra, Adrien Lapègue et Charly Gambini vont forcément être mis sur la table. Avant cela, les Provençaux ont une longue série de victoires à conserver, ce vendredi soir.

    PROVENCE – BÉZIERS

    8e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Benjamin Assie

    PROVENCE : Bogado – Cellio, Masiwini, Lenoir, Finau – Salles, Noble – Jalagonia, Gambini, Harrison – Tuisue, Zafra – Yemsi, Giudiccelli, Pontanier

    BÉZIERS : Mechentel – Courtaud, Poulet, Fekitoa, Freret – Kretchmann, Verdu – Martin, Canaleta, Ancely – Kitwanga, Dufour, Rasamoelina, Lockwood, Goginava

  • [RCT] Jaminet a répondu de la meilleure manière

    [RCT] Jaminet a répondu de la meilleure manière

    Il a inscrit 22 des 27 points toulonnais, vendredi soir à Édimbourg, lors de la première journée de Challenge Cup. Avec deux essais, deux pénalités et trois transformations, Melvyn Jaminet a été impérial et guidé les Varois vers un deuxième succès consécutif, toutes compétitions confondues. Cette prestation, lors du premier succès de l’histoire du RCT sur le terrain d’Édimbourg – leader actuel de l’United Rugby Championship – lui permet d’effacer partiellement ses contre-performances sur le début de saison en Top 14.

    Piqué au vif

    D’ailleurs, Franck Azéma s’était passé de ses services lors de la dernière journée de championnat avec la réception du Racing 92, samedi dernier, où il n’était pas présent sur la feuille de match. « Il n’est pas au rendez-vous », avait lancé l’entraîneur des Rouge et Noir. Sa « pique » a finalement agi comme un électrochoc pour l’arrière international français, dont la réussite face aux perches était bien en deçà de ses standards.

    Le rugbyman hyérois n’avait plus inscrit autant de points depuis la rencontre face à l’USA Perpignan, le samedi 22 mars 2025 à domicile, où il avait inscrit 25 points. Logiquement élu homme du match sur les terres écossaises, Melvyn Jaminet va dorénavant devoir prouver qu’il est capable d’enchaîner les grandes performances. Surtout en Top 14, où Toulon pointe à la 10e place, avec deux victoires seulement après six journées. Le RC Toulon recevra la Section Paloise au stade Félix-Mayol, samedi prochain, avant d’accueillir les Géorgiens de Black Lion à l’occasion de la 2e journée de Challenge Cup.

  • [RUGBY – Pro D2] Provence de nouveau vainqueur à l’extérieur

    [RUGBY – Pro D2] Provence de nouveau vainqueur à l’extérieur

    La défaite reste encore un mot inconnu pour Provence Rugby, cette saison. Lors de cette 7e journée de Pro D2, les Blancs d’un soir ont dominé Nice de la tête et des épaules en menant toute la partie. Il a fallu attendre la fin du temps réglementaire pour les voir sécuriser un nouveau succès cette saison. +5, +4, +2 et, ce vendredi, +10 loin de leurs bases. Le Stade Niçois a résisté, mais sans jamais avoir mené du match. Score final 34-24 pour continuer de coller aux basques du leader Oyonnax, lui aussi invaincu depuis le début de l’exercice 2026-2027.

    Nice a dû se sentir frustré à la pause. Les Azuréens ont débuté tambour battant avec une inhabituelle possession de 5 minutes pour entamer la partie. La bonne défense provençale a permis aux visiteurs de ne pas encaisser et de se montrer dansgereux tout de suite. Premier effort offensif, premier essai par l’intermédiaire de Joris Cazenave, en coin. Dans la foulée, Inga Finau vient intercepter un ballon à 60 mètres de l’en-but et court jusqu’aux poteaux pour réaliser un break.

    Le Stade Niçois a fini par réagir avec une agression de la ligne aixoise autour de la 20e minute de jeu. Après plusieurs tentatives pour aplatir, Labadie a fini par marquer pour son équipe. Ensuite, Provence Rugby a intelligemment pris les points lorsque cela était possible. Deux pénalités rentrées, après les deux essais inauguraux, le score était de 20 à 5 au moment du retour aux vestiaires.

    Un match géré de bout

    en bout

    à la reprise, et cela durant 10 minutes, Provence a dû contenir les assauts locaux. En effet, Inga Finau a été sanctionné d’un carton jaune pour une faute grossière juste avant la pause. Le début de seconde période était donc périlleux à gérer et Nice est allé dans l’en-but par le talonneur Léo Chauvin, puis par l’ailier Clément Egiziano. Le Stade est revenu durant cette exclusion temporaire… avant d’en concéder une. Julien Farnoux a été aussi envoyé sur le banc, au moment où les Aixois ont fait entrer du sang neuf, avec une nouvelle première ligne. Le profit de cette supériorité numérique a été immédiat. Le Canadien Tyler Ardron est venu inscrire son premier essai, validé après visionnage de la vidéo. Un coussin d’avance important pour Thomas Salles et ses coéquipiers, à ce stade de la partie (28-19).

    Provence Rugby a toujours gagné à l’extérieur depuis le début de saison, non sans batailler jusqu’aux derniers moments de chaque match. Baptiste Lenoir a cru donner la victoire à quatre minutes de la fin, avec son essai, mais un en-avant au préalable de Tornike Jalagonia a repousser l’échéance. Les Aixois ont conservé leur sept points d’avance pour sécuriser la septième victoire sur sept possibles.

    7e journée de Pro D2

    Stade Marcel-Volot

    Essais : Labadie (23e), Chauvin (45e), Egiziano (48e), Olmstead (67e) pour Nice ; Cazenave (8e), Finau (14e), Ardron (52e) pour Provence

    Cartons jaunes : Farnoux (53e) pour Nice ; Finau (40e) pour Provence

    NICE : Farnoux – Egiziano, Saili, Septar, Kurukuruvakatini – Barraque, Idjellidaine – Vignolles, Sirgel, Labadie – Olmstead, Van der Merwe – Ciancio, Chauvin, Thompson

    Entraîneur : Gareth Baber

    PROVENCE : Drouet – Cellio, Lenoir, Finau, Bituniyata – Salles, Cazenave – Ardron, Waqa, Martel – Tuisue, Youyoutte – Ndiaye, Latterrade, Pontanier

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

  • Provence Rugby se déplace sur le terrain du promu niçois

    Provence Rugby se déplace sur le terrain du promu niçois

    L’heure du plus court déplacement de la saison pour Provence Rugby. Vendredi soir, les joueurs de Philippe Saint-André seront sur la Côte d’Azur pour affronter l’un des nouveaux venus en Pro D2 : le stade Niçois. Nissa n’a failli jamais connaître la montée, avec ses problèmes financiers et organisationnels profonds.

    Malgré ses soucis, le Stade est loin d’être largué au classement. Deux succès depuis l’entame et une place en dehors de la zone de relégation. Surtout que les Provençaux ont eu le plus grand mal à déployer leur jeu face à un autre promu, Narbonne. Le voyage est piégeux, mais à la clé une possible 7e victoire en sept rencontres.

    NICE – PROVENCE rugby

    7e journée de Pro D2

    Stade Marcel-Volot (19h30)

    Arbitre : Vivien Praderie

    NICE : Farnaoux – Egiziano, Saili, Septar, Kurukuruvakatini – Barraque, Idjellidaine – Vignolles, Sirgel, Labadie – Olmstead, Van der Merwe – Ciancio, Chauvin, Thompson

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Cellio, Lenoir, Finau, Bituniyata – Salles, Cazenave – Ardron, Waqa, Martel – Tuisue, Youyoutte – Ndiaye, Latterrade, Pontanier

  • [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    Il aura fallu attendre plus d’un an pour voir Patrick Tuifua débuter un match avec le RCT. Annoncé comme un grand espoir du rugby mondial à son arrivée à Toulon en 2025, le natif de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), chipé au nez et à la barbe de la franchise néo-zélandaise des Hurricanes et du Super Rugby alors qu’il évoluait en terre maorie depuis cinq ans (et que les All Blacks lui faisaient les yeux doux en dépit de ses sélections avec les U20 français) n’a, jusqu’ici, porté le maillot rouge et noir qu’à quatre reprises.

    La faute à une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains une grande partie de la saison dernière, au cours de laquelle il n’a disputé que deux matches. « Ça a été une période difficile, avec les gens qui parlaient sur les réseaux aussi », avoue le troisième ligne de 22 ans. « Heureusement, mes proches m’ont soutenu. » Entré en jeu face à La Rochelle et Castres, il sera titulaire ce vendredi, après avoir repris le rythme avec les espoirs la semaine dernière.

    « Un grand jour » pour lui, malgré « une petite appréhension » liée à son genou, après avoir reçu « un coup qui l’a fait gonfler il y a deux semaines ». « Mais je pense à ce que j’ai vécu pendant ma convalescence. Ça a été dur, alors maintenant je veux tout donner », explique-t-il. Dans une compétition que celui qui sera une des curiosités du jour pour les supporters a hâte de découvrir : « Mon père me parlait tout le temps de la coupe d’Europe. Ça va être spécial, surtout si on va au bout ».

  • À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    Il faudra sûrement du temps avant de retrouver des sourires francs et un RCT à la mesure de ses moyens. Mais le succès obtenu, samedi dernier, face au Racing 92 (29-15), offre quelques motifs de satisfaction, tant dans l’attitude que dans le contenu, plus que bienvenus en cette période difficile. « Cette victoire a fait du bien. Tout le monde a pris conscience des choses, c’était une semaine plus tranquille pour travailler », abonde Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied toulonnais.

    Des paroles qui ressemblent à s’y méprendre à celles prononcées par Franck Azéma après le succès face à Vannes, et qui n’avaient pas empêché de vivre un séisme quelques jours plus tard, avec la défaite à Montpellier suivie de la démission de Pierre Mignoni. Mais le contexte est différent en cette semaine de rentrée européenne.

    Car si Maxime Petitjean affirme que le RCT « va jouer la Challenge cup à fond », la situation est moins urgente qu’elle ne l’était en Top 14 et le turnover opéré au niveau de l’effectif laisse penser que la priorité reste, pour l’heure, le championnat. Et ce, même si celui qui rejoindra le staff du XV de France la semaine prochaine, pour préparer les matches de novembre, voit en cette rencontre face à Édimbourg l’opportunité « de valider ce qu’on a bien fait la semaine dernière », et considérerait au contraire une baisse de régime sur ces points-là comme « une grosse désillusion ».

    La paire Frisch-Sinzelle

    a des choses à prouver

    Cette rencontre sera aussi l’occasion « de donner du temps de jeu » à « certains joueurs frustrés de ne pas en avoir eu beaucoup », qui devront saisir l’opportunité « de passer devant et nous faire nous gratter la tête pour les week-ends suivants », appuie Maxime Petitjean. Parmi eux, des joueurs pas ou peu vus depuis plusieurs semaines (Garcia, Lucchesi, Tuifua [lire par ailleurs]), une recrue qui va connaître ses premières minutes en rouge et noir (Narogo), et une paire de centres (Frisch et Sinzelle), victime de problèmes de riches à ce poste, qui doit avoir des fourmis dans les jambes. Le premier, pas une seule fois dans le groupe depuis le début de saison, « s’est toujours très bien entraîné », assure l’adjoint de Franck Azéma, « mais s’est blessé au mollet au moment où on pensait à l’aligner. À lui de nous prouver qu’on peut compter sur lui ». Le second, qui dispute probablement la dernière saison de sa carrière et a déjà intégré l’encadrement du centre de formation, a néanmoins « aussi rongé son frein. Mais c’est une paire complémentaire et on espère qu’ils vont apporter leur expérience et leur dynamisme ».

    Pour un premier pas sur les traces du dernier cru toulonnais à avoir disputé et remporté la « petite coupe d’Europe », en 2023.

    ÉDIMBOURG– TOULON

    1re journée de Challenge cup

    Vendredi 16 octobre, 21h

    Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Breakspear (GAL)

    Édimbourg : Schoeman, Ashman, Blyth-Lafferty ; Hunter-Hill, Young ; Currie, Douglas, Bradbury (Cap.) ; Patterson, Grayson ; Satala, Tuipulotu, Currie, Graham ; O’Conor.

    Toulon : Gros, Lucchesi, Gigashvili ; S. Rebbadj, Mézou ; Mercer, Abadie, Tuifua ; White (Cap.), Garcia ; Narogo, Sinzelle, Frisch, Tuicuvu ; Jaminet.

    REPÈRES

    Édimbourg, mauvais souvenir

    Hasard du calendrier, le RCT avait également démarré son aventure européenne sur la pelouse d’Édimbourg l’an dernier. Après avoir bien démarré le match avec deux essais de leur international écossais Ben White, les Toulonnais s’étaient écroulés sous une pluie battante (33-20). « C’était un match compliqué qu’on a en mémoire », affirme Maxime Petitjan.« Les conditions météo seront différentes, mais Édimbourg n’a pas changé de philosophie. Ils aiment tenir le ballon. La priorité sera d’être en place, et jouer nos ballons de turnovers comme on sait le faire. » « C’était un match frustrant car on avait bien commencé, mais le momentum avait changé », se souvient Ben White.

  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.

  • Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour la première fois depuis septembre 2022 – à l’exception d’une rencontre la saison dernière sur le terrain du LOU, alors que l’ancien demi-de-mêlée du RCT avait été victime d’un burn-out -, Pierre Mignoni, qui a quitté ses fonctions de directeur du rugby du club toulonnais mardi, n’a pas pris place sur le banc, ni dans les tribunes de Mayol ce samedi après-midi face au Racing 92.

    Après une semaine de préparation difficile, et un début de saison raté, les hommes de Franck Azéma espéraient repartir de l’avant, mais montraient des signes de fébrilité dès le coup d’envoi. Albornoz envoyait inexplicablement le ballon en touche, permettant aux Franciliens d’obtenir une mêlée et de s’installer dans le camp toulonnais. S’ensuivait une succession de phases de jeu visiteuses, pour autant de fautes varoises, qui conduisaient à un carton jaune pour Kyle Sinckler (7e), symbole de la nervosité des siens.

    Une efficacité offensive retrouvée, le sans faute d’Albornoz au pied

    Mais après avoir résisté à l’orage, les Rouge et Noir reprenaient le jeu à leur compte. Avec une adresse retrouvée ballon en main, ils parvenaient, comme trop peu souvent depuis le début de saison, à mener des attaques rapides et étaient logiquement récompensés grâce à Gros, en force (7-0, 21e). Six minutes plus tard, Baubigny, sur un maul porté consécutif à une touche, concrétisait une deuxième fois la domination varoise (14-0, 28e). Mais piqué, le Racing réagissait dans la minute, grâce à Gibert, qui exploitait les largesses sur la droite de la défense toulonnaise pour aplatir sous les perches (14-7, 31e). Juste avant la pause, le Racing se voyait refuser un essai pour un en-avant du passeur Naituvi, et malgré dix dernières minutes plus difficiles, le RCT regagnait les vestiaires avec l’avantage au score.

    Dans un second acte plus cadenassé, le RCT s’en remettait au pied de Tomas Albornoz. L’ouvreur argentin (43e, 58e, 63e, 68e) profitait de l’indiscipline parisienne pour donner jusqu’à 16 points d’avance au RCT et faisait oublier les maladresses de Melvyn Jaminet dans ce secteur ces dernières semaines. Les hommes de Patrice Collazo réduisaient cet écart par Hughes, en force (26-15, 70e).

    Les dix dernières minutes s’avéraient une nouvelle fois compliquées pour les coéquipiers de Lewis Ludlam, en infériorité numérique après le carton jaune reçu par Quere-Karaba (74e). Mais Albornoz poursuivait son sans-faute et enquillait une nouvelle pénalité de 50 mètres (77e) pour entériner une victoire plus que bienvenue avant de se déplacer à Édimbourg, vendredi prochain, pour la première journée de Challenge Cup.

    RC Toulon – Racing 92 (MT : 14-7)
    6e journée de Top 14
    Samedi 10 octobre, 16h35
    Stade Félix-Mayol, Toulon
    13 225 spectateurs
    Arbitre : M. Marbot
    Points RCT : 2E Gros (20e), Baubigny (27e) ; 2T Albornoz (21e, 28e) ; 5P Albornoz (43e, 58e, 63e, 68e, 77e)
    Points Racing : 2E Gibert (30e), Hughes (70e) ; 1T Seunes (31e) ; 1P Seunes (55e)
    Cartons jaunes : Sinckler (7e), Quere-Karaba (75e) pour le RCT

    RCT : Gros (Ametlla, 59e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Gigashvili, 56e) ; Kpoku (Cancoriet, 51e), Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer (Quere-Karaba, 69e) ; Serin (White, 64e), Albornoz ; Ferté (Jones, 41e, Rebbadj 75e), Fickou, Brex, Tuicuvu (Gigashvili, 12e ; Tuicuvu, 17e) ; R. Rebbadj (Keletaona, 72e). Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke (Kharaishvili, 56e), Escobar (Basse, 76e), Bamba (Tupou, 56e) ; Lainault (Martins, 46e), Taofifenua (Joseph, 48e) ; Diallo (Hughes, 46e), Manyarara (Sanconnie, 69e), Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.) (Spring, 64e). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Le séisme provoqué par la démission de Pierre Mignoni mardi a fait trembler le sol du campus RCT toute la semaine durant. « Pour tout le monde, c’est dur. C’est une surprise, un choc », avoue David Ribbans, l’un des capitaines et hommes de base du désormais ex-homme fort du RCT, qui a « signé ici aussi pour lui » au moment de quitter Northampton en 2023. Et c’est visiblement ce qu’a tenté de provoquer l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avec ce départ que le président Bernard Lemaître, et le désormais seul entraîneur Franck Azéma, ont tenté d’empêcher, en vain. « Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais je peux comprendre ce qu’il veut faire », commente ce dernier. « Quand tu es chez toi, que tu as démarré le rugby ici, joué ton premier match en première à Mayol, entraîner ce club, c’est particulier. Plus qu’à l’équipe, tu as envie de donner à ta région, à ta ville. Je pense que c’est une façon pour Pierre de secouer tout le monde. J’espère que ça va avoir cet effet. »

    Malgré le presque prophétique burn-out de Mignoni en février dernier, cette décision était donc inattendue. Mais les joueurs, Baptiste Serin en tête, en assument la responsabilité, après la rouste reçue à Montpellier dimanche, épilogue d’un début de saison raté (4 défaites en 5 matches) et de huit derniers mois compliqués : « Je pense que ça nous pendait au nez. On n’a pas fait assez pour garder Pierre, mais c’est à la hauteur de la personne que c’est, il ne faut pas qu’on oublie qu’il se sacrifie pour nous. »

    « Se concentrer sur nous »

    S’il est trop tôt pour observer les effets de ce bouleversement, Franck Azéma voit déjà « des attitudes chez certains joueurs sur l’engagement, sur la prise de conscience. Mais ce sont les performances qui vont donner une indication sur ce qu’on est capable de réaliser. » Celle-ci arrive rapidement, avec la réception du Racing 92 ce samedi, que l’entraîneur toulonnais aborde avec l’objectif de revenir à l’essentiel : « En se concentrant sur nous, notre jeu, sur ce qu’on va être capable de maîtriser, les fondamentaux, la construction du match. En essayant d’avoir un socle solide pour bâtir dessus ». Car en face, le club francilien, qui se remet tout juste d’un début de saison guerre plus brillant que celui des Rouge et Noir, arrive avec l’envie de profiter de la situation : « C’est une belle équipe qui a beaucoup de qualités physiques. Dans leurs têtes, ils se disent certainement “ils ont un genou à terre, il faut les finir“. On en est conscients », analyse l’entraîneur varois. Un appel à faire preuve de fierté pour relever l’étendard. Car une chose est sûre : « On ne peut pas se satisfaire de voir Toulon comme il est en ce moment », appuie Baptiste Serin. Ses coéquipiers et lui ont les cartes en main.

    Décrié depuis le début de saison, notamment pour son manque d’efficacité au pied, encore visible face à Montpellier, Melvyn Jaminet, l’arrière du RCT, n’est pas dans le groupe convoqué par Franck Azéma ce samedi. Ce dernier s’en justifie : « Sur son début de saison, il n’est pas au rendez-vous. Il a besoin d’aller chercher au plus profond de lui pour trouver d’autres ressources. Il y a des choses qu’il peut mieux maîtriser. Il fait partie de ces garçons qui ont un niveau, un standard international. Il est largement capable d’aller chercher ce niveau-là. Encore faut-il qu’il fasse l’effort de le faire. Il y a la concurrence. Nous, on a besoin de performance le week-end. »

    RC Toulon –Racing 92 – 6e journée de Top 14

    Samedi 10 octobre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Marbot

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Kpoku, Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer ; Serin, Albornoz ; Ferté, Fickou, Brex, Tuicuvu ; R. Rebbadj.Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke, Escobar, Bamba ; Lainault, Taofifenua ; Diallo, Manyarara, Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.). Entraîneur : Patrice Collazo