Tag: Rugby

  • Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Ils ont condamné leurs espoirs de rejoindre le top 6 qualificatif pour les phases finales du championnat. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont été défaits par le Racing 92 (43-28), samedi à Paris La Défense Arena, lors de la 24e journée de Top 14. « Il y avait d’infimes chances avant ce match mais on avait à cœur de se livrer, de gagner, de les embêter le plus possible », lance Baptiste Serin, conscient que le scénario produit à la capitale n’était pas celui escompté : les Rouge et Noir ont encaissé pas moins de six essais, dont quatre en première période.

    « Mais c’est un peu à l’image de notre saison, très bien par moments et très très brouillon dans d’autres. Je pense qu’on est à la place que l’on mérite même si ça fait de la peine de le dire. Il faut bien finir la saison car il y a quelque chose à aller chercher pour la Coupe d’Europe. Il faut rester animé par cela. Mais oui, c’est dur », confie le demi-de-mêlée varois, entré en jeu à la 52e minute à la place de l’international écossais Ben White, auteur d’une prestation inquiétante.

    Tout comme le deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, globalement dominé sur tous les impacts par les avants du Racing 92. « Même constat que les semaines précédentes : on ne met pas la main sur la balle, on ne sort pas de chez nous, encore des touches perdues, quand on est chez eux on fait des fautes de mains. On tente, il y a des intentions mais il faut qu’on garde ce putain de ballon. On ne fait que défendre et c’est tout le temps pareil tous les week-ends », déplore le troisième ligne tricolore Esteban Abadie, persuadé que son équipe va devoir être moins indisciplinée et approximative si elle veut se qualifier pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Quere-Karaba touché, Jaminet leader mitigé

    Neuvième à deux journées du terme de la saison, le RCT n’aura pas le droit à l’erreur et devra, en plus, compter a minima sur un faux pas du Stade Rochelais pour leur subtiliser cette huitième place tant importante. Tout cela sans une grande partie de leurs cadres. « Nous avons beaucoup de blessés donc on en paye les pots cassés mais on voulait jouer à fond cette Champions Cup donc il n’y a pas de regret par rapport à cela. Le club a une histoire avec cette compétition, même nous, les joueurs et le staff, on voulait offrir quelque chose de beau à nos supporters mais pas de regret par rapport à cela. Ce qui est dur c’est cet enchaînement de fin de saison avec la défaite en demi-finale puis en Top 14 c’est dur car il y a de gros matches. On a trop d’absents, même si ce n’est pas une excuse, c’est dur car on puise dans l’énergie », souligne Baptiste Serin. Ce dernier a par ailleurs été témoin de la sortie sur blessure de Joe Quere-Karaba. Le troisième ligne toulonnais faisait son grand retour à la compétition après avoir été touché pendant plusieurs mois au genou. Entré en jeu au cours de la seconde période, il a inscrit l’un des quatre essais varois du match. Selon les informations des Causeries de la Rade, il n’y aurait rien de grave pour Quere-Karaba. Plus de peur que de mal finalement.

    Parmi les marqueurs rouge et noir, l’arrière Melvyn Jaminet s’est montré comme à son habitude très précieux grâce à son sens de l’interception et sa maîtrise au pied. Il a d’ailleurs ouvert le score très rapidement face aux Franciliens, avant d’assurer un sans-faute entre les perches.

    Mais à l’image des prestations de ses coéquipiers, son jeu a basculé dans l’irrégularité à cause d’un trop grand nombre de ballons perdus. Des petits détails qui ont trop souvent coûté des victoires tout au long de la saison. Et plus particulièrement ces dernières semaines où le RCT n’a remporté que deux de ses neuf derniers matches de Top 14. Un bilan catastrophique pour une équipe qui visait encore le Top 6 il y a quelques semaines.

  • Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Après son élimination d’une courte tête par le Leinster en demi-finale de Champions Cup il y a deux semaines, et l’envol de ses derniers espoirs de top 6 avec sa défaite face à Toulouse samedi dernier (27-51), on peut définitivement écarter ce cru 2025/2026 du RC Toulon de la catégorie des millésimes. « Ils ont été meilleurs que nous, il n’y a pas vraiment photo là-dessus », analyse Jean-Baptiste Gros. « Ça nous fait progresser, on a un groupe qui a besoin d’apprendre, on n’a pas leur expérience. »

    Pour lui éviter un goût de bouchon, il est encore temps de sauver ce qui peut l’être : une place dans le top 8, et un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions internationales. « Si on ne la joue pas l’an prochain, ce sera dur sportivement, au-delà du financier », alertait Pierre Mignoni après la défaite face aux champions de France.

    Au vu de l’énergie mise pour accéder au dernier carré de Champions Cup, ses hommes n’ont-ils pas laissé trop de forces dans la bataille, au risque de galvauder le championnat ? « C’est aussi la raison pour laquelle on en est là », acquiesce Baptiste Serin. « On se bat depuis un moment pour être dans les six et jouer sur les deux tableaux. Donc tu fais moins tourner, et quand tu demandes toujours plus à certains, ça pète.  » Son entraîneur, lui, ne regrette rien : « Je ne crois pas qu’il fallait faire l’impasse sur la Champions Cup. La preuve, on a fait les demi-finales. On est à Toulon, on se doit de jouer les deux tableaux, on veut être un grand club. »

    « Voir si on est compétiteurs »

    C’est plutôt par les tournants manqués et l’inconstance de son équipe que Pierre Mignoni explique la situation toulonnaise : « On s’est loupé deux fois à la maison, ça a été cruel et décisif. Mais on n’a pas été consistant à l’extérieur non plus, alors que l’an dernier on y prenait souvent des points. Si on avait pris des points plus réguliers, on aurait sûrement pu combler nos deux erreurs à domicile. »

    Il faudra pourtant gommer ces défaillances sur le terrain du Racing 92. Car une défaite sonnerait d’ores et déjà comme un coup de bambou, qui pourrait même s’avérer presque fatal en cas de victoire de La Rochelle face au Stade Toulousain. « Le challenge est là. Ce n’est pas gagné au vu de nos prestations tout au long de la saison. Tu peux aussi lancer une super dynamique pour la saison prochaine avec cet objectif à court terme. C’est plus excitant qu’autre chose. Mais c’est aux joueurs de se dire “on y va, on se jette dans la bataille” », insiste Pierre Mignoni. « C’est là que tu vois si t’es compétiteur ou pas », pose Baptiste Serin. « On aurait aimé être dans les six et se battre pour notre position. On n’y est pas, il faut redoubler d’efforts pour cette place en Champions Cup. »

    Racing 92 – RC Toulon

    24e journée de Top 14. Samedi 16 mai, 21h. Paris Défense Arena, Nanterre. Arbitre : Jérémy Rozier

    Racing 92 : Kolingar, Escobar, Bamba ; Hill, Taofifenua (C) ; Baudonne, Diallo, Tagitagivalu ; Carbonneau, Prisciantelli ; Spring, Tuisova, Habosi, Hulleu ; James. Coach : Patrice Collazo.

    RC Toulon : Gros, Damond, Sinckler ; Mézou, Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; White (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Tuicuvu, Dréan ; Jaminet. Coach : Pierre Mignoni.

  • Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Gâcher la fête d’anniversaire de Valence-Romans, tel était l’objectif de Provence Rugby, ce vendredi soir. La mission est accomplie pour les joueurs de Philippe Saint-André avec un match plein pour cette dernière journée de championnat. Pour ses 10 ans, le VRDR s’est fait croquer tout cru par des Provençaux affamés et plein d’énergie. 34-21 est le score final, mais le top 2 n’est pas validé. Pour cela, Colomiers devait s’incliner à Grenoble mais les Isérois n’ont pas fait le poids. 3e de Pro D2, Provence Rugby jouera les quarts de finale de la phase finale face à Brive. Ce sera samedi prochain à 18h45, au stade Maurice-David.

    Asphyxiés. Les locaux ont grandement souffert lors du premier quart d’heure de cette partie. Les Provençaux ont mis une certaine pression dès le coup d’envoi et se sont mis à camper dans le camp du VRDR. Cette domination ne s’est pas reflétée au tableau d’affichage avec seulement 3 points inscrits par Manuel Vareiro. Les fautes de main se sont multipliées lors de cette première période. Un grand nombre de mêlées se sont tenues à cause d’erreurs des uns et des autres.

    Les coéquipiers d’Andres Zafra ont sérieusement accéléré après un carton jaune reçu par Valence-Romans. Latterrade puis Jalagonia sont allés à l’essai pour agrandir l’écart. Trois minutes après la sirène, Léo Drouet a, lui aussi, marqué pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance (24-7). Les avants ont réalisé un gros travail pour faire reculer la défense des Damiers dans ces derniers instants. La distribution rapide d’Arthur Coville a également permis de jouer les coups au maximum.

    Provence continue de mettre la pression

    Les Drômois étaient toujours autant bousculés après la pause. Toujours des actions loin d’être abouties, toujours des fautes de main, l’asphyxie s’est finalement poursuivie. Les 9 500 spectateurs du stade Georges-Pompidou se sont tus assez rapidement lorsque Romain Latterrade s’est offert un doublé. Les visiteurs se sont donnés presque quatre essais de marge avant même l’heure de jeu. L’impact, la vivacité et la justesse du jeu des hommes de Saint-André ont complètement fait déjouer le VRDR.

    La production réalisée par les Rhône-Alpins s’est légèrement améliorée avec plusieurs incursions tranchantes dans le camp adverse. Ce n’est pas pour autant que le score s’est resserré et les Aixois ont foncé vers la victoire. Une cinquième de suite en Pro D2 et 100% de confiance avant d’aborder de nouvelles phases finales pour le club. Les matches couperets arrivent désormais.

    30e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (9 500 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Pontanier (37e), Idoumi (61e), Marsan (80e) pour Valence ; Latterrade (28e, 48e), Jalagonia (32e), Drouet (40e) pour Provence

    Carton jaune : McCauley (27e) pour Valence

    VALENCE : Moura – Marsan, Idrissi, Marrou, Roziere – Meret, Rodor – Vachon, Bholi, Suaud – Fabregue, McCauley – Goze, Marco Pena, Pontanier

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Vareiro – Bouhedjeur, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André

  • Les rugbymen aixois peuvent encore rêver d’une place dans le dernier carré

    Les rugbymen aixois peuvent encore rêver d’une place dans le dernier carré

    Avec six longueurs d’avance sur Oyonnax, cinquième, les rugbymen aixois ont validé la semaine passée, lors de leur exploit monumental face aux leaders vannetais, le droit de recevoir à domicile le barrage d’accession en Top 14. Mais les protégés de Philippe Saint-André pourraient obtenir un bonus inédit lors de cette dernière journée de saison régulière, ce vendredi (21h), à Valence-Romans : en cas de succès, puis surtout en cas de défaite de Colomiers, deuxième, en déplacement à Grenoble, Provence Rugby serait directement qualifié pour les demi-finales d’accession.

    En dehors de l’échéance sportive, le club aixois en a profité pour faire un premier point sur les départs et les futures recrues. Si dix-sept pensionnaires vont faire leurs valises dans quelques semaines, huit joueurs sont susceptibles d’arriver dans la cité du Roi René. Pour le moment, seule l’arrivée de Raphaël Portat, deuxième ligne prêté par le Stade Toulousain, a été officialisée.

    30e journée de Pro D2

    À 21h, au stade Georges-Pompidou, à Valence

    Arbitre : Ludovic Cayre

    VALENCE-ROMANS : (compo probable) : Rozière – Lane, Idrissi, Neiceru, Marsan – Méret, Lhuséro – Réal, Bholi, Roux (cap) – Goumat, Suaud – Vial, Marco-Pena, Aléo.

    Manager : Fabien Fortassin

    AIX-EN-PROVENCE (compo probable) : Vareiro – Lapègue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre (cap.), Taofifenua.

    Manager : Philippe Saint-André

  • Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Le top 6, c’est terminé. » Au sortir de la défaite (27-51) face au Stade Toulousain, samedi, le fatalisme de Pierre Mignoni rimait avec pragmatisme. Relégué à 9 unités des places qualificatives pour la phase finale à trois journées de la fin de la saison, le RCT a dit adieu à ses dernières illusions.

    Du pragmatisme teinté de colère. Car, si la supériorité des champions de France – qui ont battu les Varois pour la cinquième fois de rang – ne souffre d’aucune contestation, le manager toulonnais pointait l’inconstance de ses joueurs : « En première période, on n’a pas eu la possession. On a perdu trop de ballons. Malgré ça, on a créé des turnovers. Mais il fallait le faire durant 80 minutes. Le bon exemple est l’essai de Gaël Dréan. On l’a fait pas mal de fois, il fallait s’accrocher, mais on a lâché. Sur les doubles efforts, sur la défense à l’intérieur du jeu. »

    Un état de fait symptomatique de l’écart avec l’adversaire du jour, dans lequel les individualités ont leur part de responsabilité : « On n’a pas lâché le match, mais sur le très haut niveau, on n’est pas où on doit être. Il faut se jeter dans la bataille, physiquement et mentalement. Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent. C’est la vérité. » « Je ne suis pas d’accord », rétorquait Esteban Abadie. « On ne peut pas gagner avec 20 ou 30% de possession contre Toulouse. Quand tu défends 70% du temps, tu laisses du gaz. C’est une équipe un cran au-dessus de nous. Depuis mon arrivée, on les a battus une fois ici et accroché une fois à Mayol, sinon on en prend 50 à chaque fois. »

    Le top 8, nouvel objectif

    L’essai d’Antoine Dupont juste avant la mi-temps, permettant à Toulouse de repasser devant, dont semble ne s’être jamais remis le RCT, questionne aussi sur ses ressources mentales : « Il a fait mal », regrettait Pierre Mignoni. « J’ai l’impression de me répéter, et on ne progresse pas. On a pris une pénalité juste avant, ils ont repris la possession. On l’a déjà fait au Leinster, et là rebelote. » « On ne s’est pas dit que c’était mort. On y croyait », affirme pourtant son troisième ligne.

    Dans ce contexte, face à une équipe supérieure, une autre interrogation revient : jouer ce match dans un Vélodrome qui penchait assez clairement côté Toulouse n’est-il pas encore plus pénalisant ? « Ça fait depuis 2009 qu’on joue ici. Si à chaque fois qu’on perd, on remet tout en question… », balayait l’entraîneur rouge et noir, passablement énervé par cette question. « Économiquement, c’est intéressant. Sportivement, depuis trois ans, ça l’est moins. Mais, si on joue comme ça à Mayol, on ne gagne pas ! »

    Si cette 11e défaite en Top 14 sonne le glas des ambitions toulonnaises, la saison, elle, n’est pas terminée. « On a un top 8 à aller chercher, il faut trois victoires pour jouer la Champions Cup l’année prochaine », avançait Esteban Abadie. Et cette fois au moins, l’analyse était partagée par son entraîneur.

    Baubigny centurion

    Arrivé sur la Rade en 2022,le talonneur international français (3 sélections) Teddy Baubigny (27 ans) a fêté, samedi, sa 100e apparition en rouge et noir.

    Un Vélodrome plein

    Ce match au Stade Vélodrome constitue la meilleure affluence de son histoire en championnat, avec 66 831 spectateurs présents en tribunes. Ce qui promet pour des demi-finales qui auront lieu dans cette même enceinte au mois de juin.

    Halagahu blessé

    Opéré à un orteil en octobre dernier, le deuxième ligne varois Mathias Halagahu boitait à l’issue du match.

  • Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Pour sa première apparition dans un choc Toulon-Toulouse délocalisé au stade Vélodrome, Antoine Dupont a brillé de mille feux. Auteur d’un essai décisif en toute fin de première période, pour permettre aux Rouge et Noir occitans de prendre l’avantage au tableau d’affichage, puis de deux passes décisives sur les finitions de Romain Ntamack (5e) et Santiago Chocobares (45e), le plus célèbre international tricolore a démontré qu’il fallait toujours compter sur lui dans les grands rendez-vous. À défaut des nombreuses critiques dont il est la cible depuis son retour de blessure en début d’année.

    « On a retrouvé Antoine Dupont aujourd’hui sur la qualité technique et les bons choix qu’il a faits, c’est une bonne chose, maintenant, il ne faut pas lâcher. On ne le ménage pas beaucoup, on essaye de le mettre dans des conditions de fatigue pour lui faire vivre des situations dures physiquement mais on pense qu’il a besoin de vivre ça », souligne Virgile Lacombe, l’adjoint d’Ugo Mola dans le staff toulousain, conscient que son joueur vedette a réalisé pas moins de 84 passes dans ce choc au Vélodrome. Soit 25 de plus que ses homologues toulonnais Baptiste Serin et Ben White réunis. Le capitaine du XV de France ne portait pas le brassard toulousain, au profit de Jack Willis. « C’était pour qu’Antoine se concentre davantage sur son jeu », ajoute l’ancien talonneur. Un choix qui s’est finalement avéré payant.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola

  • Toulon diminué face à Toulouse

    Toulon diminué face à Toulouse

    Une montagne se dresse face au Rugby Club Toulonnais. Ce samedi soir, au stade Vélodrome, les Varois accueillent, dans l’enceinte marseillaise, le Stade Toulousain. Toujours un rendez-vous marquant pour le Top 14, une fête du rugby qui rassemble les fans des deux formations. La saison passée, les joueurs du bord de la Garonne n’avaient pas fait dans la dentelle en disposant du RCT sur le score de 50 à 16.

    De toute évidence, le rapport de force est également déséquilibré en ce mois de mai 2026. Après Gabin Villière, Mathis Domon et Lewis Ludlam, blessés de longue durée, deux nouveaux éléments ont rejoint l’infirmerie. Et pas des moindres. David Ribbans doit soigner son dos, il est d’ores et déjà forfait pour ce match. En plus de l’Anglais, un autre cadre pourrait manquer le choc face aux Toulousains. « Charles [Ollivon] est incertain. C’est un petit pépin musculaire, mais ce n’est rien de grave », a annoncé le manager varois Pierre Mignoni, jeudi, en conférence de presse.

    Retrouver la victoire

    après la défaite au Leinster

    Le RCT enchaîne un second grand match, moins d’une semaine après la cruelle défaite en demi-finale de la Coupe d’Europe, sur la pelouse du Leinster (25-29). Un nouvel affrontement majeur après avoir fait face au cador du rugby irlandais. L’occasion de passer rapidement à autre chose et de se concentrer sur une fin de saison intense, d’après Pierre Mignoni : « Ce n’est jamais facile de perdre un match comme ça, c’est même toujours très difficile. On a un grand match qui arrive, il faut vite basculer, on n’a pas le temps de se lamenter. »

    Même s’ils ne viennent qu’une fois par saison, les Toulonnais ont désormais des repères bien précis au Vélodrome. L’arène leur est familière et l’équipe espère voir l’engouement de Mayol à Marseille. « Jouer au stade Vélodrome, c’est toujours un plaisir. On joue dans un stade que l’on connaît maintenant, avec un public toulonnais, mais aussi plus régional. On a envie de garder cette ferveur toulonnaise, on ne veut pas perdre ça », appuyait Mignoni.

    Toulon peut encore aller accrocher les phases finales de Top 14, même si la tâche ne sera pas aisée. Quatre matches, quatre finales et, au bout, le RCT saura si sa saison s’achève plus tôt que prévu. « On fera le point après Toulouse, mais il faut tout donner. Comme on le fait depuis quelques semaines, il faut jouer avec beaucoup de solidarité, pour ne pas avoir de regrets. » Face à un autre géant français et européen, Paolo Garbisi et ses coéquipiers devront se sublimer pour l’emporter devant plus de 60 000 personnes.

    REPÈRES

    Double poste pour Azéma

    Le propriétaire du RCT, Bernard Lemaître, a assuré que Frank Azéma prendrait bien le poste de coach principal à partir de la saison prochaine. Ce dernier s’occupera également de l’attaque. Pierre Mignoni sera bien directeur du rugby, comme prévu.

    Maillots mis aux enchères

    Les maillots toulonnais de cette rencontre face à Toulouse seront mis à la vente. L’argent récolté sera reversé aux enfants malades de l’hôpital Sainte-Musse deToulon, dans le cadre de l’opération « Muguet de l’espoir ».

    TOULON – TOULOUSE

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex,Frisch, Ferté – Albornoz, Serin(cap) – Mercer, Kpoku, Abadie -Mézou, Halagahu – Gigashvili, Lucchesi, Gros.

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel -Ntamack, Dupont (cap) – Willis, Roumat, Cros – Flament, Meafou -Merkler, Mauvaka, Baille.

    Manager : Ugo Mola

  • Provence Rugby a mis du cœur face à Vannes

    Provence Rugby a mis du cœur face à Vannes

    Ce n’est plus un exploit, c’est un miracle. Les rugbymen aixois, troisièmes de Pro D2 avant cette 29e journée, ont héroïquement triomphé des Vannetais, leaders incontestés du championnat. « La victoire était primordiale », rappelle Philippe Saint-André, le manager de Provence Rugby, après le grand succès de ses protégés. Ces derniers, menés 24-0 à la mi-temps au terme d’une première période mal payée, ont trouvé les ingrédients pour faire basculer la rencontre en leur faveur.

    Vareiro en héros

    « On était pourtant dans le match, mais on encaisse deux essais trop rapidement. Alors qu’on a dû se les faire pour marquer », insiste l’ancien sélectionneur du XV de France, persuadé que son banc était capable de « renverser la banque ». « Ça montre qu’on a du caractère », lance Saint-André, très ému en conférence de presse d’après-match. La révolte aixoise a débuté avec quatre essais inscrits entre la 50e et la 71e minute, dont un doublé du talonneur tricolore Romain Latterrade. Mais le héros de la soirée se nomme Manuel Vareiro. Le demi d’ouverture portugais, impérial dans un premier temps sur les transformations, a délivré le public de Maurice-David en inscrivant deux pénalités décisives dans les deux dernières minutes du match.

    « C’était magnifique », lâche le Lisboète aux 13 sélections avec Les Loups. Son 100% au pied a permis à Provence Rugby de connaître son 18e succès de la saison. Le club provençal, qui perdra le futur retraité Jules Plisson à l’issue de la saison, tentera la semaine prochaine de sécuriser son barrage à domicile face à Valence-Romans (21h).

  • Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    C’est presque un air de Top 14 qui va souffler, ce jeudi soir, entre les travées du stade Maurice-David. Provence Rugby reçoit Vannes, leader incontesté du championnat, pour le compte de l’avant-dernière journée de Pro D2. Un défi XXL qui aura également des allures de phases finales, alors que ce rendez-vous va très vite arriver pour les deux formations. Les Aixois doivent encore assurer une 3e place, la meilleure position atteignable sur cette fin de saison. Julien Dupuy sait très bien que la tâche sera difficile pour vaincre l’ogre breton. « Vannes fait son championnat, on fait le nôtre. Ils vont venir avec l’équipe que le staff de Vannes pense être la meilleure. C’est surtout à nous de nous concentrer sur ce que l’on fait bien récemment. »

    L’entraîneur des arrières poursuit avec une phrase choc : « Vu leur calendrier, de les battre, ce serait un miracle. » Les Vannetais évoluent sur une autre planète depuis l’ouverture du championnat, fin août 2025. Assurés de la première place, ils comptent déjà 110 points et réalisent l’une des plus grosses saisons de l’histoire du championnat. Les 1 000 points marqués ont été dépassés (1 014), soit près de 200 unités de plus que Provence Rugby, 3e attaque sur 16.

    Thomas Sauveterre donne lui des raisons d’y croire avant cette rencontre. Le talonneur affirme qu’il n’y a pas spécialement de stress avant un tel match. « On a eu un exemple qui a été bien fait par Angoulême il y a quelques semaines [victoire 29-26 des Charentais, Ndlr]. On sait qu’il va falloir mettre une très grosse énergie, gagner les collisions, ne pas les laisser s’installer dans le match. Il ne faut pas qu’ils jouent dans un fauteuil. Pas de pression, on le prend surtout comme un test à cette période de l’année », appuie le massif première ligne provençal.

    Plus de fraîcheur à l’entame du sprint final

    Après deux semaines de trêve, le groupe veut prendre match par match et ne pense pas encore au déplacement à Valence, la semaine prochaine. Surtout que cette courte période sans jouer a permis de conserver une fraîcheur mentale et physique. Important pour ne pas arriver cramé lors de ces phases finales si importantes pour l’avenir du club.

    « Physiquement, je trouve qu’on est très bien. Certains qui ont beaucoup joué ont peut-être été un peu ménagés. On avait eu beaucoup de blessures la saison dernière et on est arrivé avec un groupe qui avait très peu tourné. Nous avions beaucoup de joueurs avec des blessures plus ou moins graves lors de ce match à Grenoble », se rappelle Thomas Sauveterre.

    La dynamique est donc inversée par rapport à la même période en 2025. Les blessés s’accumulaient à ce moment, alors que, ce mois de mai, plusieurs joueurs clés retrouvent aujourd’hui le groupe. Des retours qui vont forcément faire un bien fou aux Provençaux. Teimana Harrison, Charly Gambini, Andres Zafra, ils sont tous présents dans l’effectif pour affronter le leader vannetais. Leur énergie, leur puissance et leurs efforts ont pu parfois manquer lors de certains matches, ces deux derniers mois.

    La performance face à Vannes donnera une première indication sur ce que peut réaliser Provence Rugby lors de cette fin de saison. Il n’y a plus une seule rencontre abordable dans ce sprint final de Pro D2. Comme si les phases finales avaient déjà débuté dans les Bouches-du-Rhône.

    29e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre, Taofifenua

    VANNES : Bouthier – Surano, Roudil, Boudehent, Senga-Kouo – Debaes, Judd – Kalamafoni, Gorrissen, Augry – Desjeux, Marks – Medrano, Beziat, De Benedittis