Tag: Rugby

  • Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Hand fauteuil, pararugby, volley assis… Ces trois sports adaptés aux personnes blessées ou en situation de handicap seront proposés ce samedi à Château-Arnoux, pour la deuxième édition du challenge Invictus Days, organisé par le club de handball, présidé par Matthias Autrique, également marin pompier. « Vu que j’ai cette affinité avec les armées, je me suis dit que ce serait bien de rassembler des militaires blessés, des civils blessés, des valides, parce que le hand-fauteuil n’est pas réservé qu’aux blessés, pour pouvoir se rendre compte que l’activité sportive, c’est pour tout le monde », explique-t-il. L’idée est également de mettre en avant la reconstruction par le sport et de « changer le regard sur le handicap », ajoute le président du club.

    Des militaires, des gendarmes et des marins-pompiers blessés de Marseille participeront notamment au challenge ce samedi. L’année dernière, pour la première édition, 150 personnes avaient participé. Pendant que les équipes tournent entre les trois sports dans le gymnase, un minichallenge sera proposé aux enfants au boulodrome adjacent de 10h à 12h. L’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) proposera également une exposition sur les militaires blessés et le sport. Jean-Louis Martinez, un écrivain qui écrit sur les blessés militaires, sera aussi sur place. Le club de volley de Sisteron, qui a une licenciée sélectionnée en équipe de France de volley assis, animera ce sport.

    « L’aboutissement, c’est de créer une équipe de hand fauteuil sur Château », lance Matthias Autrique.

  • Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Il est l’un des nouveaux visages de Provence Rugby et le stade Maurice-David va devoir apprendre à le connaître. Andrea Pontanier a débarqué à Aix, au cœur de l’été, et s’affirme déjà comme un maillon important de la rotation provençale. Transfuge de Valence Romans Drôme Rugby (VRDR), le pilier gauche retrouve déjà son ancien club à l’occasion de la 4e journée de Pro D2. Des retrouvailles express et des émotions à gérer au moment de revenir dans la Drôme.

    « Excité. Excité de montrer qu’aujourd’hui, j’appartiens à Provence, excité de rejouer, puisque c’est toujours sympa de retourner là-bas. C’est un club qui a beaucoup compté pour moi. Mais j’essaie de faire un peu abstraction de tout ça, il faut rester lucide, rester concentré sur son job », confie le joueur de 24 ans.

    Lui-même se méfie de son ancienne équipe, qui avait terminé à une surprenante 5e place, la saison dernière. Une formation bien structurée, qui semble sur le bon chemin. « J’ai essayé de donner quelques infos que je connais par rapport à cette équipe. Après ils ne sont pas bêtes, ils ont dû se douter de ça, donc ils ont dû s’adapter, changer quelques tactiques on va dire. C‘est un club qui est ambitieux, qui travaille bien, qui se structure bien, avec des présidents qui mettent tout en œuvre. »

    « Un vrai professionnel »

    Andrea Pontanier est connu pour être un bourreau de travail et poursuit sa progression pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Formé dans le Gard, aux Angles, le néo-Aixois ne se pose pas vraiment de limites et apprécie la forte concurrence sur son poste. « C’est ce que je recherchais, j’ai un peu quitté Valence, parce que, moi, mon rêve est de jouer en Top 14, donc pour moi, Provence était le projet le plus structuré, le meilleur projet pour atteindre cet objectif et monter avec eux, explique Pontanier. Je me demande même si, en Top 14, certains clubs sont aussi bien structurés que Provence. »

    Rémy Ladauge a appris à connaître son pilier gauche depuis son arrivée il y a deux mois. L’entraîneur de la défense évoque « un garçon plein d’énergie, un taiseux, qui ne parle pas pour rien dire ». Jamais dans la demi-mesure, l’ex-joueur du VRDR est donc quelqu’un sur qui on peut compter dans une équipe, avec un projet ambitieux. Sa place paraît toute trouvée à Provence Rugby. « C’est un vrai professionnel. Il bosse dur, on est content de l’avoir, de pouvoir compter sur lui et sur son énergie », poursuit Rémy Ladauge. Ce vendredi, face à une vieille connaissance, Andrea Pontanier ne compte pas faire de sentiments.

    VALENCE – PROVENCE

    4e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (19h30)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    VALENCE : Roziere – Marsan, Dupont, Guillomot, Randle – Meret, Rodor – Real, Spanderashvili, Bruchet – Fabregue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Trauth

    PROVENCE : Vareiro – Tui, Bituniyata, Finau, Drouet – Trouilloud, Coville – Jalagonia, Gambini, Youyoutte – Rodda, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

  • L’ombre de Loïk Le Priol sur les hauteurs du Mont Faron

    L’ombre de Loïk Le Priol sur les hauteurs du Mont Faron

    Les échos de l’assassinat de l’ex-international argentin de rugby Federico Martín Aramburú, dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, résonnent jusqu’au Var. C’est dans les oliveraies du domaine familial de l’Octopus, à Draguignan, que l’auteur des coups de feu mortels, Loïk Le Priol, s’était reconverti après son passage par l’armée, avant de rejoindre l’entreprise de retape de Jeeps anciennes de son père.

    C’est dans une annexe de cette même propriété familiale qu’il s’était immédiatement réfugié après la mort du rugbyman, là même où la police a retrouvé un véritable arsenal. Au milieu de la trajectoire du militant identitaire, cet héritage familial s’est invité aux assises de Paris, ce vendredi, au cinquième jour du procès de l’assassinat de Federico Martín Aramburú.

    « Tout ça à cause d’un putain de match de rugby, défendait le père de l’assassin présumé, Denis Le Priol, 63 ans. C’est une connerie ! Une connerie d’ivrognes à 6 heures du matin ! » Ancien para, l’entrepreneur varois qui témoignait à la barre était déjà une personnalité connue. Passionné de véhicules anciens et particulièrement des jeeps états-uniennes, qui ont « chassé le nazisme », il avait participé à deux saisons de l’émission Vintage mecanic, sur RMC. Une passion transmise, avec le même goût des armes, à son fils qui apparaît en 2022 dans un clip du rappeur Ninho au volant d’un véhicule militaire loué à son père. La nuit du 18 au 19 mars 2022, c’est à bord d’une Jeep que Loïk Le Priol rattrape Federico Martín Aramburú.

    Pour son père, l’amour des vieux véhicules militaires, qui défilent dans les différentes reconstitutions historiques dans toute la France à l’occasion des cérémonies de commémoration, est très lucratif. Son ancienne société de surplus américain, dont il a quitté la présidence en 2022, réalisait l’année précédente un résultat net de 624 000 euros. De quoi lui permettre de racheter, en novembre 2024, l’emblématique fort du Grand Saint-Antoine, sur les hauteurs du Mont Faron, pour 990 000 euros, dix ans après une première cession par le ministère des Armées. « Le Grand Saint-Antoine est l’un des seuls forts français, si ce n’est le seul, à avoir été libéré par des Résistants », racontait-il dans les colonnes de Var Matin, le 2 mai dernier, avant une première réouverture au public des lieux où il envisage d’aménager un musée dédié à ces véhicules militaires qu’il collectionne, ainsi qu’aux différents casques. Il parlait alors de solliciter la municipalité.

    Il a pourtant évolué loin des valeurs de la Résistance. Selon Libération, l’ex-para a frayé avec la Fédération d’action nationale et européenne, groupuscule néonazi qui avait scissionné d’Occident en 1966, avant d’être dissous par décret en 1980.

    « Loïk, raciste ? »

    à la barre ce vendredi, Denis Le Priol se présente simplement comme « chrétien ». Mais il prend la défense de son fils, ancien commando de marine au « parcours militaire fabuleux » et dont il conteste tout passif gudard. « Loïk, raciste ? ça m’étonnerait ! On est partis en Afrique forer des puits. Il a toujours été ouvert aux autres », assurait-il. Selon son témoignage, le père, qui pratique encore le tir sportif, n’a jamais vu son fils équipé d’armes au quotidien, mais s’était alarmé de son évolution au retour du Sahel : « J’avais l’impression de voir un chien de gardiennage, toujours aux aguets. » Lui qui présentait les excuses de sa famille à celle du rugbyman assassiné, se défendant de prendre la défense de son fils, n’en assurait pas moins : « S’il ne s’était pas défendu, c’est peut-être lui qui y serait passé. » Selon l’autopsie, deux des balles mortelles ont été tirées dans le dos.

  • Le RC Toulon craque une nouvelle fois sur le fil

    Le RC Toulon craque une nouvelle fois sur le fil

    Ce n’était clairement pas le début de saison escompté par les Toulonnais. Défaits d’un point à Bayonne la semaine passée, les hommes de Franck Azéma se sont une nouvelle fois inclinés d’un petit point seulement, mais cette fois-ci à domicile, face à La Rochelle (20-21), samedi. « On est bien évidemment tous très déçus. Ce n’est pas ce qu’on aurait voulu », a réagi le directeur du rugby Pierre Mignoni, en saluant la prestation de leurs adversaires du soir. « C’était une rencontre très intense. Ce que l’on peut regretter, c’est que dès qu’on a mis des points, et ils étaient difficiles à marquer, on en a repris à zéro passe derrière notamment sur les renvois. On n’a pas été dans le confort de ressortir. On est restés sous pression. On a fait des erreurs, des ballons rendus. C’est dommage, car il y a eu des mouvements intéressants », poursuit-il. Les Maritimes se sont montrés plus combatifs et réalistes sur le carré vert, malgré le long bras de fer qui s’est produit entre les deux formations jusqu’à l’heure de jeu.

    Dominés au sol

    Même si le score s’avère très serré, la différence s’est faite sur le jeu au sol. « Ils nous ont mis de la pression. On les connaît et on le savait que La Rochelle serait présente dans ce secteur. C’est une défense qui t’enferme, qui te met la pression. Si tu ne gagnes pas la ligne, tu t’isoles. Ils ont été solides sur les contests. On l’a payé cash », reconnaît Mignoni, conscient que ce défaut a déjà été révélé au grand jour lors du dernier match à Bayonne. Mais contrairement au week-end dernier, les Rouge et Noir n’ont pas pu compter sur l’efficacité au pied de Melvyn Jaminet. L’arrière tricolore a laissé échapper deux transformations et une pénalité, soit sept points, face aux perches, samedi à Mayol. Cette première à domicile a été également compliquée pour le capitaine Gaël Fickou. L’international français, formé à Toulon, n’a pas réussi à peser dans les débats. « C’est un leader, c’est évident. Je suis heureux qu’il puisse jouer chez lui, dans sa ville de naissance. C’est un grand leader, on aurait aimé lui donner un peu plus de ballons qualitatifs. Il en a aussi trié, et heureusement. C’est une première, malheureusement, qui n’est pas aboutie avec ce résultat », souligne le directeur du rugby, déjà focalisé sur la troisième journée de Top 14.

    Les Toulonnais se déplaceront samedi 19 septembre (à 14h30) sur la pelouse du Castres Olympique avec « 23 joueurs qui ont faim ». « Il faut y aller avec de l’envie, et rien ne sera facile. Encore moins à Castres, mais on doit s’accrocher », ajoute Pierre Mignoni, déçu mais loin d’être abattu.

  • Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Pour Toulon, l’ouverture à Bayonne s’est jouée à peu de chose. Alors qu’ils ont bousculé les Basques tout au long de l’après-midi, les rouge et noir n’ont été récompensés que par le bonus défensif. Avec à la clef une défaite, certes honorable (26-27), mais qui est loin de les satisfaire. D’autant qu’ils semblaient avoir la maîtrise de leur sujet face à un Aviron montrant certaines lacunes.

    « Nous n’avons pas su tenir le ballon et mettre sous pression Bayonne », analysait après coup Franck Azéma. L’entraîneur principal du RCT regrettant que ses hommes « se soient débarrassés trop vite du ballon, que nous ne portions pas. En deuxième période, sur les deux premiers rucks, nous le perdons systématiquement, donc nous n’avons pas pu nous exprimer ».

    Toulon est donc revenu avec le point de la frustration. Tout le contraire de ce qu’a vécu son premier adversaire de la nouvelle saison à Mayol, ce samedi. Car, si le RCT n’est pas allé au bout de son jeu, La Rochelle a frappé fort. Grâce à une pénalité d’Antoine Hastoy, sur la sirène, les Maritimes se sont offert une victoire surprise aux dépens de Toulouse (30-27). S’il est trop tôt pour en mesurer la portée, dans les têtes charentaises, ce succès initial a permis de confirmer les belles choses montrées lors des rencontres de préparation.

    Les duels opposant Toulon et La Rochelle réservent toujours de belles surprises. La saison dernière, les Varois avaient dominé les Rochelais à Mayol (39-14). Avant de couler à pic lors de la revanche à Marcel-Deflandre (0-66).

    Duel de caractères

    Les Toulonnais auront à cœur d’effacer cette déroute en offrant à Franck Azéma et à Mayol une belle revanche. Un match dont il attend plus car le voyage à Bayonne l’a laissé sur sa faim : « Il y a tout de même de la frustration, même si en termes d’état d’esprit, nous avons été là de bout en bout. Le comportement a été bon. »

    Mais à la maison, c’est à un festin qu’il aimerait offrir à ses supporters. Pour montrer que cette sortie chez les Basques n’était pas sans lendemain. Et que ses joueurs ont à cœur de rendre la monnaie de leur pièce aux Rochelais, après l’humiliation du 4 janvier dernier.

    Pour y parvenir, le manager varois devra se passer de Charles Ollivon. Victime d’une commotion à Jean-Dauger la semaine dernière, le capitaine des rouge et noir est au repos. Beka Gigashvili a été opéré avec succès et entame désormais sa rééducation. Autres nouvelles de l’infirmerie : Gabin Villière, Marius Domon, Gaël Dréan, Matthias Halagahu et Dany Priso poursuivent leur processus de rétablissement. Alors que Corentin Mézou et David Ribbans ont, eux, repris le travail, mais sont encore dans une phase de stabilisation.

    Côté rochelais, les Charentais se rendent à Mayol privés de Tolu Latu. Le talonneur a reçu un carton rouge lors de la journée d’ouverture et se retrouve suspendu pour quatre semaines, coupable d’un déblayage dangereux qui a heurté le visage de Matthis Lebel en fin de rencontre. Il ne sera pas le seul absent du déplacement dans le Var. L’infirmerie rochelaise est copieusement garnie, avec dix joueurs en soin.

    TOULON – LA ROCHELLE

    2e journée de Top 14

    Stade Mayol

    Samedi, 21h

    Arbitre : J. Rozier.

    TOULON : Jaminet – R. Rebbadj, Jones, Fickou, Ferté – Garcia ( o ), Serin ( m ) – Abadie, Mercer, Ludlam – Candoriet, S. Rebbadj – Sinckler, Baubigny, Amettla.

    LA ROCHELLE: Leyds – Nowell, Seuteni, Daunivucu, Bollengier – Hastoy ( o ), Bouju ( m ) – Boudehent, Haddad, Botia – Adélaïde, Kanté-Samba – Sorin, Bourgarit, Kaddour.

    2e journée

    Clermont – Stade Français 16h35

    Pau – Bayonne 16h35

    Perpignan – Castres 16h35

    Racing 92 – Lyon 16h35

    Vannes – Montpellier 16h35

    Toulon – La Rochelle 21h00

    Dimanche

    Toulouse – UBB 21h05

  • Provence Rugby vise un troisième succès de rang

    Provence Rugby vise un troisième succès de rang

    Le club aixois caracole déjà en tête du championnat et cette dynamique positive pourrait bien se confirmer. Ce vendredi à 19h30, le Racing Club Narbonnais débarque à Aix pour une affiche qui s’annonce déséquilibrée. Lorsqu’un promu se déplace sur la pelouse du dernier finaliste, les espoirs de victoire sont souvent minces. D’autant plus que les Aixois sont déjà leaders de Pro D2, avec 9 points pris sur 10 possibles.

    Le succès obtenu la semaine dernière à Colomiers a lancé l’effectif dans un élan favorable. À 14 puis 13 contre 15, l’avance des Provençaux était incertaine, mais ils ont fini par s’imposer 18-13. « Content de la victoire, content de l’état d’esprit, cette victoire va amener énormément de confiance », confiait simplement Philippe Saint-André. Le manager poursuivait : « Pour la suite, on devra plus maîtriser. Ce n’est pas possible de prendre un carton rouge puis un carton jaune et finir à 13 ». En effet, Hugo Ndiaye a été rapidement expulsé pour une charge à la tête, avant que Caleb Muntz ne laisse ses coéquipiers à deux de moins. PSA a promis que ses joueurs allaient travailler les plaquages bas durant la semaine, ce qu’ils ont fait avec rigueur.

    Une combativité

    à préserver

    Le bon début de saison des hommes en noir repose sur trois critères : solidarité, état d’esprit, physique. On l’a vu après la sirène à Colomiers, les congratulations ont été nombreuses et sur le terrain, la combativité a été mise au premier plan pour permettre d’obtenir un résultat. Mais ces trois notions ne sont pas dissociables, car physiquement, les joueurs ont tenu. Même en infériorité numérique, l’intensité était la bonne, assurant un niveau de jeu élevé. « Les recrues ont commencé la préparation une à deux semaines avant les autres. Tout le monde est au point », soulignait Saint-André.

    Face à Narbonne, il faudra poursuivre sur cette voie avec, en face, un manager connaissant parfaitement Provence Rugby, puisque Jacques Delmas a fait partie de l’aventure de 2022 à 2025, quand Mauricio Reggiardo était aux rênes de l’équipe. À sept jours du déplacement à Valence, les Aixois procèdent à un turnover avec les premières des deux Fidjiens Etonia Waqa et Sireli Masiwini. Le 3e ligne Tornike Jalagonia sera le capitaine du soir.

    3e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Arbitre : Remi Aiguebonne

    PROVENCE : Drouet – Lapegue, Lenoir, Masiwini, Tui – Trouilloud, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Waqa – Rodda, Youyoutte – Cotet, Latterrade, Julien

    NARBONNE : Clavieres – Pipy, Navizet, Gomez, Hannoun – Chauvet, Biscay – Lavergne, Richer, Belzons – Huchet, Maga – Pomponio, Jooste, Vernet

  • Affaire Aramburu : deux anciens du GUD à la barre

    Affaire Aramburu : deux anciens du GUD à la barre

    Federico Martin Aramburu, 42 ans, était monté à Paris pour le match France-Angleterre du Tournoi des Six Nations. L’ancien international argentin n’est jamais rentré au Pays basque. Dans la nuit du 19 mars 2022, il tombait sous les balles de Loïk Le Priol, jugé à partir de lundi devant la cour d’assises de Paris pour assassinat. À ses côtés comparaîtra Romain Bouvier pour tentative d’assassinat. Tous deux encourent la réclusion criminelle à perpétuité. L’ex-compagne de Le Priol est jugée pour complicité de tentative d’assassinat, tandis qu’un proche de la mouvance d’extrême droite comparaîtra notamment pour avoir aidé Bouvier dans sa fuite et dissimulé certains éléments.

    L’affaire constitue l’épilogue d’une algarade alcoolisée survenue à l’aube dans une brasserie du boulevard Saint-Germain. Aramburu et Shaun Hegarty, ancien équipier à Biarritz, s’y étaient attablés avant de regagner leur hôtel. À une autre table se trouvaient Le Priol, Bouvier et la compagne du premier. Les échanges, d’abord détendus, se tendent progressivement. Peu après 6h, Aramburu agrippe Le Priol par la capuche et le met au sol. Une bagarre éclate. Des témoins rapportent alors les menaces de Le Priol : « Je vais le tuer », « On va les trouver. » Quelques minutes plus tard, une Jeep s’arrête à hauteur des deux rugbymen. Armé, Bouvier tire plusieurs fois. Blessé, Aramburu se relève encore lorsque Le Priol accourt et ouvre le feu à six reprises. Cette fois, l’Argentin s’effondre. « Je vais mourir », dit-il avant d’expirer.

    Le procès examinera le passé des accusés, anciens membres de la galaxie du GUD, et l’état de stress post-traumatique invoqué par Le Priol, et les divergences entre experts sur ses éventuelles conséquences sur son discernement.

  • Toulon tombe dans le piège bayonnais

    Toulon tombe dans le piège bayonnais

    Le redoutable stade Jean-Dauger a finalement eu raison d’eux. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont manqué leur entrée en matière, samedi soir, sur la pelouse de l’Aviron Bayonnais (27-26).

    Pourtant, les Rouge et Noir avaient livré une première période encourageante. Rayan Rebbadj a rapidement inscrit le premier essai de la rencontre (3-5, 11e), avant que Melvyn Jaminet ne prenne le relais au pied. L’arrière toulonnais a enchaîné quatre pénalités consécutives entre les perches, permettant au RCT de conserver les commandes au score (17-19, 53e).

    Mais, dans la dernière demi-heure, les Varois ont progressivement disparu des radars offensivement. Incapables de trouver la faille et de mettre les Bayonnais sous pression, ils ont laissé les Basques reprendre le contrôle de la rencontre. Ces derniers en ont profité pour inscrire un troisième essai et prendre une option sérieuse sur la victoire.

    Heureusement pour le RCT, Rayan Rebbadj veillait au grain. Le troisième ligne international français, également champion olympique de rugby à sept, a profité d’un contre pour inscrire son deuxième essai de la soirée et ramener les siens à une petite longueur au tableau d’affichage. Un précieux bonus défensif au bout du suspense.

    Toulon repart donc de Bayonne avec un point dans ses bagages. Un moindre mal au regard du scénario de la rencontre, mais aussi un premier avertissement pour les Rouge et Noir, qui devront rapidement rectifier le tir. Le RCT tentera de décrocher sa première victoire de la saison samedi prochain (21h), à Mayol, face à La Rochelle.

    BAYONNE : 15. Orabé ; 14. Leveque, 13. Maqala, 12. Mori, 11. Tambwe ; 10. du Preez, 9. Coly ; 8. Bruni, 7. Uhila, 6. Fischer ; 5. Paulos, 4. Geraci ; 3. Setiano, 2. Martin, 1. Bordelai.

    TOULON : 15. Jaminet ; 14. R. Rebbadj, 13. Smaïli, 12. Fickou, 11.Ferté ; 10. Garcia, 9. Serin ; 8. Mercer, 7. Ollivon, 6. E.Abadie ; 5.Cancoriet, 4. S. Rebbadj ; 3. Sinckler, 2. Baubigny, 1. Ametlla.

  • Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Les joueurs du Rugby Club Toulonnais ont fait leur cartable et s’apprêtent à réaliser leur rentrée des classes. Quoi de mieux qu’un déplacement dans l’un des chaudrons du Top 14 pour se jauger sur cette entame de saison. Ce samedi à 19h05, le top départ du championnat offre à Toulon un déplacement à Jean-Dauger, à Bayonne. Un choc XXL pour commencer, devant une « peña » toujours bouillante.

    L’intersaison a été mouvementée du côté du stade Mayol avec une poignée d’arrivées emballantes sur le papier et l’intronisation de Franck Azéma en tant qu’entraîneur principal. Slimani, Albornoz, Cancoriet et bien sûr Gaël Fickou ont débarqué dans le Var. Enfant de La Seyne-sur-Mer, ce dernier va jouer le tout premier match de sa carrière avec le RCT. Il a même été immédiatement promu capitaine. Fort de ses 98 sélections avec le XV de France, Fickou souhaite directement embarquer les Toulonnais dans la bonne direction. « On a bien bossé durant toute la préparation et on a qu’une hâte : être sur le terrain. Cette année est hyper importante pour nous et on a cœur de bien débuter. »

    « Le championnat sera spectaculaire »

    Franck Azéma a aussi donné son avis sur l’attitude de son groupe : « Ils sont impatients. La présaison, pour les joueurs, c’est une période de souffrance. Maintenant, c’est derrière eux et il y a l’envie de savoir où chacun en est, sur la façon de jouer, de défendre. » L’ancien coach de Perpignan évoque aussi l’objectif d’avoir « un maximum de maîtrise » et d’être « clair dans ce que l’on a préparé ».

    Surtout que se déplacer à Bayonne dès la 1ère journée n’est pas une mince affaire, même si Gaël Fickou pointe que « pour moi, il n’y a pas de lieu idéal pour commencer la saison puisque toutes les équipes sont redoutables. Le championnat sera spectaculaire et très serré ». Après une décevante 9e place l’an passé, Toulon veut plus et cela passe déjà par une bonne prestation dans le Pays basque.

    1ère journée de Top 14

    Stade Jean-Dauger (19h05)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    BAYONNE : Orabe – Leveque, Maqala, Mori, Tambwe – Du Preez, Coly – Bruni, Uhila, Fischer – Paulos, Geraci – Setiano, Martin, Bordelai

    TOULON : Jaminet – Rebbadj, Smaili, Fickou, Ferté – Garcia, Serin – Mercer, Ollivon, Abadie – Cancoriet, Rebbadj – Sinckler, Baubignt, Ametlla

  • Retrouvailles avec Colomiers pour Provence Rugby

    Retrouvailles avec Colomiers pour Provence Rugby

    Deux vieux ennemis se retrouvent et l’affiche est immanquable. Provence Rugby se déplace, ce jeudi (21h), sur la nouvelle pelouse synthétique de Colomiers, une terre d’exploit quelques mois en arrière. En effet, les Aixois reviennent au stade Michel-Bendichou un peu plus de trois mois après cette victoire
    (36-28) qui leur a ouvert les portes d’une première finale de Pro D2. Un match référence, avant le crève-cœur d’une montée manquée, la semaine suivante, face à Vannes.

    Un été est passé et les deux formations ont évolué, avec de nombreuses recrues de part et d’autre. Provence Rugby s’est renforcé et a brillé pour son entrée en lice contre Agen (44-10). Les Haut-Garonnais sont eux tombés sur le terrain d’Angoulême, sur le score de 38 à 26. Justement, la prestation face aux Agenais a été satisfaisante pour le staff. Un seul point à corriger : faire en sorte de conserver plus longtemps le ballon. « La seule chose, c’est qu’on a trop laissé la possession à Agen, qui a eu quand même beaucoup la balle. Ils ont mis du rythme. Après, on a été très valeureux puisque trois fois, ils vont dans l’en-but, mais on a très bien défendu. Il va falloir garder cet état d’esprit, mais on est quand même plus à l’aise quand on a le ballon, quand on a la possession », détaillait Philippe Saint-André.

    Déjà mieux que l’an passé

    Deuxième de Pro D2, l’an passé, juste devant les Provençaux, Colomiers a les armes pour répéter pareille performance. Ce jeudi, le club jouera pour la première fois de la saison devant son public, Andres Zafra et ses coéquipiers devront être plus qu’attentifs. « C’est une équipe qui veut mettre beaucoup de vitesse, bien organisée défensivement, qui est redoutable sur les turnovers, sur les ballons de récupération, énumère le manager. À nous d’être sérieux dans notre jeu, d’être solides sur les fondamentaux. La saison dernière, on les avait mis en difficulté en conquête. Je pense que là, il y aura un vrai test. »

    Le début de saison de Provence Rugby est déjà meilleur que le précédent. 5 points en un seul match, c’est déjà trois de plus qu’après deux rencontres, en 2025. Aussi parce que l’équipe a mieux assimilé les consignes et que les recrues sont entrées dans le moule plus vite que prévu. Philippe Saint-André justifie : « Les nouveaux joueurs se sont bien adaptés et les joueurs de la saison dernière connaissent mieux le système. Ils récupèrent mieux, ils encaissent mieux les charges de travail. La saison dernière, on manquait un petit peu de jus, mais parce que les joueurs avaient eu du mal à encaisser la préparation. Là, ils ont de bonnes habitudes, leur corps réagit bien mieux. »

    Meilleur marqueur de l’histoire du club avec ses 51 essais en 98 matches, Adrien Lapègue avait eu un double sentiment lors de la victoire en demi-finale. Un carton rouge en fin de partie l’avait privé de la finale. Aujourd’hui, il évoque « un mauvais souvenir individuel, mais, après, collectivement, on gagne une demie ». « Forcément, ça va être un gros match », poursuit l’ailier.

    2e journée de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    COLOMIERS : Bento – Fine, Dulon, Serrano, Molina – Debaes, Danglot – Hardwick, Bazin, Plataret – Lavinini, Cummins – Ulutuipalelei, Lachaud, Mstoian

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Colombet – Muntz, Cazenave – Ardron, Martel, Harrison – Rodda, Zafra – Ndiaye, Latterrade, Nostadt