Tag: Rugby

  • Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Ils se nomment Adrien Lapègue, Manuel Vareiro, Léo Drouet, Setareki Bituniyata et Mathias Colombet. Tous ont récemment enchaîné les titularisations sur les lignes arrières, qui plus est avec brio. Ce quintette mêlant puissance, vitesse et agilité s’est avéré être un grand fournisseur d’essais pour Provence Rugby, ce printemps. Pas plus tard que samedi dernier, face à Brive, l’incertitude et la justesse de leurs mouvements ont piégé les Corréziens. Peu de pertes de balles, de nombreuses passes après contact et plusieurs ballons posés en terre promise. Ce vendredi soir, seul Mathias Colombet sera absent, touché au genou contre le CAB.

    « C’était bien la semaine dernière, mais ce que j’attends, c’est que ce soit encore mieux vendredi. Je le vois plus dans une dynamique collective. Il faut qu’on puisse défendre très longtemps, sur des longues séquences. Il faut qu’on puisse défendre longtemps en restant un bloc et en étant discipliné, car ils vont beaucoup plus jouer sur les extérieurs », détaillait Saint-André, jeudi, en conférence de presse.

    Des repositionnements décisifs

    Pierre Lucas, centre de son état, évoquait également la polyvalence de chacun. Entre 11 et 15, chaque joueur s’est au minimum testé sur les différents postes. « On travaille bien, quand bien même il y a des permutations entre les joueurs, aux entraînements, tout le monde passe à tous les postes, on joue, on s’entraîne… Donc on a tous des repères, et c’est, je pense, une force. »

    Deux changements ont aussi permis à Provence Rugby de franchir un cap. Le premier est le replacement de l’ailier Setareki Bituniyata au centre. Le surpuissant fidjien a apporté une densité nouvelle et une nouvelle possibilité de briser les lignes défensives adverses. Ensuite, Caleb Muntz a délaissé son rôle de buteur pour le laisser à Manuel Vareiro. L’arrière portugais s’est montré très juste dans cet exercice, ce qui a indirectement libéré son homologue du Pacifique. Muntz a su développer un jeu direct, à l’image de ce qu’il réalisait en Super Rugby.

    À Colomiers, les ballons vont être nombreux pour les arrières, à eux d’être pragmatique dans la zone de marque.

  • Provence Rugby face à son destin

    Provence Rugby face à son destin

    Nous y sommes. Le travail harassant effectué tout au long de la saison régulière doit se concrétiser au moment où cela compte le plus. C’est-à-dire maintenant. Provence Rugby est en déplacement, ce vendredi soir (21h), sur la pelouse de Colomiers. À la clé, si jamais les Aixois s’imposent, une place en finale de Pro D2 pour la première fois de leur histoire. Les hommes de Philippe Saint-André se sont préparés au mieux pour ce rendez-vous, seulement 6 jours après leur succès en barrages, contre Brive (39-21).

    La mêlée, clé de la partie ?

    Le manager général a appuyé sur la récupération avant ce choc. « On a axé sur une journée supplémentaire de récupération. Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir l’énergie qu’il faut pour demain soir [ce soir]. On a beaucoup fait tourner nos joueurs pour qu’on soit en forme sur cette fin de saison. On vient de gagner six matchs d’affilée, il faut encore en gagner deux. » Les joueurs n’ont pas spécialement évoqué la portée historique de cette rencontre. Bien sûr, en cas de victoire, ils entreraient tous dans le grand livre d’or du club avec cette finale. Mais leurs pensées se tournent essentiellement sur ce qu’ils ont à réaliser pour l’emporter. « Honnêtement, on n’y pense pas. Personne n’en parle dans le vestiaire, on n’en parle pas entre nous, parce que chaque saison est différente. Évidemment, quand on se pose la question, on se dit que ça peut être exceptionnel, ça peut être incroyable pour le club, pour la ville, mais en soi, c’est chaque chose en son temps », détaille Pierre Lucas, sur le point de terminer sa première saison à Provence Rugby.

    Ce vendredi soir, à Colomiers, il ne faut pas s’attendre à voir autre chose qu’un match équilibré, serré. Deux équipes habiles, appréciant jouer à la main, avec des phases longues. Le plus créatif et le plus efficace sera-t-il le gagnant ? Sans doute. « Après, c’est une équipe qui est quand même beaucoup pénalisée aussi. Ils sont énormément pénalisés en mêlée. Nous, c’est l’un de nos points forts. Déjà, je pense qu’ils vont vouloir attaquer pied au plancher. Il va falloir faire un début de match bien meilleur que ce qu’on avait fait, ici, à domicile. Je ne vais pas vous le dire, mais on a une stratégie, on a un plan. Les joueurs sont déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Même loin de leurs bases, les Provençaux ont l’opportunité de frapper un grand coup. L’exploit est à leur portée, 80 minutes décideront de leur sort.

    Demi-finale de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Pierre Bru

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, De Bivar – Delpy, Danglot – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Granouillet – Simutoga, Dimcheff, Etchebehere

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

  • Le Vaucluse récompense ses sportifs

    Le Vaucluse récompense ses sportifs

    « L’objectif était
    de récompenser l’engagement de tous ceux qui œuvrent au développement de la pratique sportive et de ses valeurs positives
     », indique
    la collectivité, qui avait confié la co-animation à Éric Di Meco, ex-footballeur international
    et vauclusien. Au total, 74 lauréats dans 6 catégories, dont 59 bénévoles, ont été récompensés. Les premiers prix ont été remis à Arnaud Gamaleri, tir sportif pistolet, club de tir de Pertuis, meilleur sportif ; Union sportive Valréas (rugby), meilleure équipe ; Union treiziste rugby XIII U19, Union Treiziste Vauclusienne, à Avignon et Carpentras, meilleur espoir ; Sylvain Giannotti (haltérophilie) à EEAR Haltérophilie Monteux, meilleur entraîneur ; Cloé Corbin (200 mètres et saut en longueur) au Club Handisport Comtat Venaissin, à Carpentras, parasport.

  • Bordeaux-Bègles réalise le doublé en Champions Cup

    Bordeaux-Bègles réalise le doublé en Champions Cup

    Létale, surpuissante, acharnée, l’Union Bordeaux-Bègles a remporté samedi à Bilbao sa deuxième Champions Cup de rugby d’affilée en écrasant les Irlandais du Leinster (41-19), pourtant des mastodontes de l’épreuve. Malgré un premier essai Irlandais, les joueurs de l’UBB ont balayé leurs adversaires avec déjà cinq essais à la pause (35-7), tuant tout le suspense ensuite. L’UBB est la sixième équipe à gagner deux titres en suivant dans cette compétition, la troisième française après Toulon, seule à avoir réalisé le triplé entre 2013 et 2015, et La Rochelle en 2022 et 2023.

    Long parcours sans-faute

    Les rois de l’Europe du rugby sont en Gironde et cela ne souffre d’aucune contestation : après une phase de groupes parfaite (20 points sur 20), en balayant notamment les Anglais de Northampton (50-28), finaliste en 2025, l’UBB a écarté en élimination directe le champion de France Toulouse (30-15), celui d’Angleterre Bath (38-26) et enfin en finale les Irlandais, derniers vainqueurs de l’URC. Le tout avec le plus grand nombre d’essais inscrits dans une édition (48).

    Contre les Irlandais, invaincus lors de la compétition et meilleure défense avant cette finale, les Bordelais ont infligé, dans une « cathédrale » de San Mamés à Bilbao bien vite acquise à leur cause, une fessée qui a longtemps ressemblé à celle qu’ils avaient reçue en 2024, en finale de Top 14 contre Toulouse (59-3). Sauf qu’ils ont baissé le pied en seconde période. L’UBB laisse en route le record de points inscrits dans une finale de Champions Cup et le plus gros écart, propriété du Leinster depuis 2012.

  • Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    L’entame du barrage opposant Provence rugby à Brive, samedi, a rappelé ceux de l’UBB et Montpellier.

    Comme les Girondins et les Héraultais, les Aixois ont rapidement concédé le premier essai du match. Et, comme dans les finales de la Coupe des Champions et du Challenge européen, les mouches ont rapidement changé d’âne. Et comme les deux clubs français du Top 14, les hommes de Philippe Saint-André n’ont pas tremblé et ont culbuté un adversaire dépassé par les événements.

    Néanmoins, la copie provençale a été loin d’être sans faute. « Je ne suis pas très heureux de la performance et je ne peux pas accepter que nous soyons aussi indisciplinés » a soupiré le manager de Provence rugby. Il n’a pas du tout apprécié les quatre cartons jaunes, qui heureusement n’ont pas eu d’incidence. Ni la manière dont son équipe est entrée dans le match.

    « Nous avons fait le contraire de ce que nous avons préparé tout au long de la semaine. Heureusement, nous avons su marquer les essais ! » Venus trois fois dans la zone de vérité briviste, ses aixois ont terminé trois fois en terre promise. Une quatrième fois même, si l’on prend en compte le premier essai refusé à Adrien Lapègue, pour une faute initiale de Setareki Bituniyata.

    Retrouver la discipline

    « Si nous voulons aller plus loin, il est impératif de retrouver la discipline qui nous a manqué contre Brive », prévient Philippe Saint-André. Il revient sur « les pénalités gratuites et placages sans ballons. Des erreurs à ne pas faire en phase finale ». Heureusement pour ses protégés, les Corréziens ont manqué de suite dans les idées pour exploiter les trop nombreux ballons que les Aixois leur ont rendus.

    « Il y a eu trop de pénaltouches. Il faut savoir prendre les points, même si je reconnais que c’est tentant pour mes joueurs de privilégier le jeu », a regretté Pierre-Henry Broncan. L’entraîneur de Brive est donc, comme Philippe Saint-André, resté sur sa faim. Car il sentait que ce barrage pouvait sourire à son équipe, revenue des morts après un début de saison cauchemardesque.

    Mais c’est Provence rugby qui va donc poursuivre l’aventure. Avec une troisième demi-finale consécutive d’accession au Top 14. Surfant sur la dynamique de ses derniers matches de la phase régulière, où ils ont battu Vannes, le leader, et Valence-Romans, l’autre barragiste malheureux, le club va se préparer avec sérieux pour retrouver Colomiers.

    « Pour l’équipe, le club et les supporters, cette troisième demi-finale consécutive est la preuve que Provence rugby grandit », estime Philippe Saint-André. Il lui reste maintenant à briser le plafond de verre des échecs précédents. Par deux fois, les Aixois ont échoué face à Grenoble. Pour la troisième chance, c’est à Colomiers que va se jouer l’avenir des Provençaux.

    « Nous allons retrouver une grosse équipe, bien structurées. Ce sera dur, mais, sur un match, tout est possible », commente Adrien Lapègue. Le héros du barrage, avec deux essais qui lui ont permis d’atteindre la barre des 50 réalisations sous le maillot noir, a déjà la tête du côté de la Haute-Garonne. « Il ne faut surtout pas nous enflammer », souligne celui qui a connu le double échec face à Grenoble. Selon lui, « c’est l’équipe qui gérera le mieux la pression qui passera. Et peut-être que les Columérins, qui seront chez eux, en auront un peu plus que nous, car ils auront plus à perdre que nous ».

    Clin d’œil du destin, la demi-finale aixoise se jouera à quelques kilomètres du stade Ernest Wallon. Le fief du Stade Toulousain sera le cadre de la finale de Pro D2. Les Provençaux humeront en avant-première le parfum. À eux de mettre les ingrédients pour qu’il y ait du concret derrière.

    Rendez-vous vendredi à 21 heures pour cela, sur la pelouse du Sélery où Provence rugby a rendez-vous avec l’histoire.

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Et de deux pour l’UBB. Un an après avoir maîtrisé les Anglais de Northampton, les Girondins enchaînent sur un nouveau sacre, dans une finale de Coupe des Champions qu’ils ont maîtrisé de bout en bout.

    Malgré l’ouverture du score de leur adversaire irlandais, les coéquipiers de Maxime Lucu ont gardé leur sang froid et se sont appliqué dans le déroulé de leur jeu. A la pause, la messe était dite. Avec une avance de 28 points, rien ne pouvait s’opposer à ce qu’une seconde étoile soit brodée sur le maillot bordelais la saison prochaine.

    Les hommes de Yannick Bru ont assuré dans une seconde période où la chaleur de Bilbao a commencé à peser sur les épaules. Le Leinster a tenté de revenir, mais l’UBB était trop forte. Même en infériorité numérique, lorsque Maxime Lucu puis Ugo Boniface ont vu jaune, les Irlandais ont continué à s’user. Et avec cinq essais à leur actifs, les Girondins ont montré qu’ils étaient bien l’équipe la plus offensive d’Europe.

    Après Montpellier la veille face à l’Ulster, l’UBB conclut en beauté le week-end français au Pays basque, avec deux nouvelles couronnes européennes dans le giron français.

  • Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Il n’y a pas eu de suspense, vendredi, dans la nuit basque. Montpellier a fini en beauté son magnifique printemps. Les Héraultais ont dominé l’Ulster, dans un match à sens unique. Même si les Irlandais ont inscrit le premier essai par Nick Timoney dès la deuxième minute, la réplique du MHR a été immédiate.

    Venus quatre fois en terre promise en moins d’une demi-heure, les Montpelliérains avaient fait le gros du travail à la pause (26 – 12). Avant de le terminer après les citrons. La meilleure attaque du Challenge inscrivait cinq nouveaux essais. Au final, le MHR s’impose 59 – 26 et fait coup double. Un premier succès face à l’Ulster, après trois défaites. Mais aussi un troisième Challenge européen placé dans l’armoire à trophées du club.

  • Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Américains diraient : « Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion. » Club centenaire, le CA Brive est un géant du rugby français. Vainqueurs de la Coupe d’Europe 1997, les Corréziens ont derrière eux une riche histoire, avec bien des succès. Une entité emblématique s’apprête à débarquer, ce samedi (18h30), au stade Maurice-David. Si Provence Rugby est bel et bien favori de ce quart de finale de Pro D2, Brive est loin d’être un simple outsider. « C’est le plus gros budget du championnat », rappelait à plusieurs reprises Philippe Saint-André, lors de la conférence de presse, ce jeudi.

    Le format des phases finales amène également une grosse incertitude. La victoire ou les vacances, le choix est binaire. Le manager provençal sait pertinemment qu’il faut se méfier de cet adversaire, 6e après les 30 matches de saison régulière. 6e, c’était la position de Montauban l’an passé, avant d’être finalement promu en Top 14. « Je ne vais pas vous dire comment on va jouer Brive, parce que je pense qu’ils vont lire la conférence de presse. Après, on a su les gagner, ici, à domicile, alors qu’ils avaient la grosse équipe. Ils sont durs dans le un contre un. Ils ont un plus gros budget, donc ils ont un effectif pléthorique avec de très grands joueurs. On s’attend à un match dur, âpre et avec beaucoup d’intensité. »

    Le staff aixois n’a pas voulu chambouler sa préparation avant ce match couperet, mais le travail s’est avéré encore plus minutieux, cette semaine. « Pour être honnête, dans mon management, le rituel, je le change pour les finales. La seule chose, c’est que c’est la première fois qu’on va jouer un samedi. Le lundi, on a axé la journée sur la récupération et on a travaillé au niveau de la vidéo. Parce que dans ces matches-là, le travail individuel, pour être le plus précis possible, pour connaître son vis-à-vis, pour connaître les lancements brivistes, est primordial », détaillait Philippe Saint-André, ravi d’avoir récupéré ses leaders pour une rencontre si importante.

    Fortes chaleurs attendues

    Toutes les jauges sont boostées au maximum dans le camp provençal. Le CAB va se déplacer dans une chaude ambiance, au sens propre comme au figuré. Un brasier de 8 500 personnes attend les Corréziens, avec près de 30 degrés annoncés au thermomètre. Surtout que la pelouse synthétique de Maurice-David va inévitablement faire stagner cette chaleur. Les corps seront mis à rude épreuve : « On est peut-être un peu plus habitués à la chaleur qu’eux. C’est sûr qu’il faut qu’on fasse un travail individuel, pour bien récupérer, boire beaucoup pour être les plus performants possible samedi », décrivait Andres Zafra.

    Quarts de finale de Pro D2

    Stade Maurice-David (18h30)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

    BRIVE : Olding – Lefranc, Krone, Shvelidze, Tuivuaka – Shillcock, Galthié – Venter, Lawes, Marais – Ricard, Coletta – Affane, Da Silva, Chauvac

  • Bordeaux-Bègles vise une double couronne européenne

    Bordeaux-Bègles vise une double couronne européenne

    L’heure de vérité approche pour l’UBB. Le tenant de la coupe des Champions va défendre le trophée glané il y a un an.

    Comme pour leur premier sacre continental, c’est un monument qui va tenter de leur barrer la route. En 2025, les Girondins avaient dominé les Anglais de Northampton
    (28-20). Cette fois, ce sont les Irlandais du Leinster, et leurs cinq couronnes, qui vont leur faire face. Un Leinster qui aura aussi à cœur de prendre sa revanche sur les équipes françaises, qui ont pris, ces dernières années, un malin plaisir à les battre lors de leurs trois dernières finales.

    Les Irlandais courent après la victoire depuis 2018, date de leur dernière coupe conquise aux dépens du Racing (15-12). Depuis, ils en ont perdu quatre. Ils comptent bien stopper cette série négative à l’occasion de cette cinquième levée.

    Finale inédite

    Côté français, l’UBB se prépare à sa seconde finale. Avec comme ambition de faire aussi bien que La Rochelle, qui avait battu le Leinster au Vélodrome de Marseille pour son premier sacre. Avant de doubler la mise la saison suivante, cette fois à Lansdowne road, le fief des Dublinois.

    Ce face-à-face aura pour cadre le stade de San Mamès, à Bilbao. Les deux équipes se sont croisées très rarement en coupes d’Europe. Leur seul duel remonte à l’édition 1998-99. L’UBB s’était imposée au stade André-Moga (31-10) et les Irlandais leur avaient rendu la pareille à Lansdowne road (9-3) en phase de groupes.

    Pour atteindre la finale, dont l’affiche est inédite, les deux protagonistes ont réalisé un sans-faute. Le Leinster est notamment venu à bout de La Rochelle et Bayonne lors de la première phase de la coupe des Champions. Et après avoir éliminé les Anglais de Sale en quart de finale, ils sont venus à bout, difficilement, de Toulon en demi-finale (29-25).

    Côté UBB, les Girondins ont également facilement dominé leur première partie de la compétition. Avec notamment trois gros scores réussis à Chaban-Delmas face aux Scarlets gallois (50-21) aux Anglais de Northampton (50-28) et de Leicester (64-14).

    En quart de finale, ils ont retrouvé Toulouse, la saison dernière, en demi-finale européenne et en finale du Top 14, les Girondins se sont imposés sans trop forcer (30-15). Avant de réaliser une démonstration de force face aux Anglais de Bath en demi-finale (38-26), grâce notamment aux deux essais de Maxime Lucu.

    Mais c’est surtout sur la vitesse et l’inspiration de Louis Bielle-Biarrey que l’UBB comptera. L’international français a déjà inscrit huit essais et contribué, avec son coéquipier Salesi Rayasi (sept essais), à faire de l’attaque de l’UBB la plus efficace en Europe (305 points, moyenne de 43,6 points par match). Maxime Lucu, le capitaine bordelais, résume ce qu’il faudra réussir pour dominer le Leinster. « Il faudra aussi aller chercher dans nos retranchements, dans nos tripes pendant les temps durs, quand le Leinster multipliera les temps de jeu. » Et tenir compte de la chaleur, qui s’annonce intense dans la cuvette de San Mamès.

    Finale de la Coupe des Champions de rugby

    Stade San Mamès, samedi, 15h45.

    Arbitre : Karl Dickson (ANG).

    LEINSTER : Keenan – O’Brien, Ringrose, Henshaw, Ioane – Byrne (o), Gibson-Park ( m ) – Doris, Conan, van der Flier – McCarthy, Ryan – Clarkson, Sheehan, Porter.

    UBB : Rayasi – Uberti, Penaud, œefana, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Lucu (m) – Gazzotti, Bochaton, Woki – Palu, Coleman – Sadie, Lamothe, Poirot.