Tag: Rugby

  • Bordeaux-Bègles réalise le doublé en Champions Cup

    Bordeaux-Bègles réalise le doublé en Champions Cup

    Létale, surpuissante, acharnée, l’Union Bordeaux-Bègles a remporté samedi à Bilbao sa deuxième Champions Cup de rugby d’affilée en écrasant les Irlandais du Leinster (41-19), pourtant des mastodontes de l’épreuve. Malgré un premier essai Irlandais, les joueurs de l’UBB ont balayé leurs adversaires avec déjà cinq essais à la pause (35-7), tuant tout le suspense ensuite. L’UBB est la sixième équipe à gagner deux titres en suivant dans cette compétition, la troisième française après Toulon, seule à avoir réalisé le triplé entre 2013 et 2015, et La Rochelle en 2022 et 2023.

    Long parcours sans-faute

    Les rois de l’Europe du rugby sont en Gironde et cela ne souffre d’aucune contestation : après une phase de groupes parfaite (20 points sur 20), en balayant notamment les Anglais de Northampton (50-28), finaliste en 2025, l’UBB a écarté en élimination directe le champion de France Toulouse (30-15), celui d’Angleterre Bath (38-26) et enfin en finale les Irlandais, derniers vainqueurs de l’URC. Le tout avec le plus grand nombre d’essais inscrits dans une édition (48).

    Contre les Irlandais, invaincus lors de la compétition et meilleure défense avant cette finale, les Bordelais ont infligé, dans une « cathédrale » de San Mamés à Bilbao bien vite acquise à leur cause, une fessée qui a longtemps ressemblé à celle qu’ils avaient reçue en 2024, en finale de Top 14 contre Toulouse (59-3). Sauf qu’ils ont baissé le pied en seconde période. L’UBB laisse en route le record de points inscrits dans une finale de Champions Cup et le plus gros écart, propriété du Leinster depuis 2012.

  • Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    L’entame du barrage opposant Provence rugby à Brive, samedi, a rappelé ceux de l’UBB et Montpellier.

    Comme les Girondins et les Héraultais, les Aixois ont rapidement concédé le premier essai du match. Et, comme dans les finales de la Coupe des Champions et du Challenge européen, les mouches ont rapidement changé d’âne. Et comme les deux clubs français du Top 14, les hommes de Philippe Saint-André n’ont pas tremblé et ont culbuté un adversaire dépassé par les événements.

    Néanmoins, la copie provençale a été loin d’être sans faute. « Je ne suis pas très heureux de la performance et je ne peux pas accepter que nous soyons aussi indisciplinés » a soupiré le manager de Provence rugby. Il n’a pas du tout apprécié les quatre cartons jaunes, qui heureusement n’ont pas eu d’incidence. Ni la manière dont son équipe est entrée dans le match.

    « Nous avons fait le contraire de ce que nous avons préparé tout au long de la semaine. Heureusement, nous avons su marquer les essais ! » Venus trois fois dans la zone de vérité briviste, ses aixois ont terminé trois fois en terre promise. Une quatrième fois même, si l’on prend en compte le premier essai refusé à Adrien Lapègue, pour une faute initiale de Setareki Bituniyata.

    Retrouver la discipline

    « Si nous voulons aller plus loin, il est impératif de retrouver la discipline qui nous a manqué contre Brive », prévient Philippe Saint-André. Il revient sur « les pénalités gratuites et placages sans ballons. Des erreurs à ne pas faire en phase finale ». Heureusement pour ses protégés, les Corréziens ont manqué de suite dans les idées pour exploiter les trop nombreux ballons que les Aixois leur ont rendus.

    « Il y a eu trop de pénaltouches. Il faut savoir prendre les points, même si je reconnais que c’est tentant pour mes joueurs de privilégier le jeu », a regretté Pierre-Henry Broncan. L’entraîneur de Brive est donc, comme Philippe Saint-André, resté sur sa faim. Car il sentait que ce barrage pouvait sourire à son équipe, revenue des morts après un début de saison cauchemardesque.

    Mais c’est Provence rugby qui va donc poursuivre l’aventure. Avec une troisième demi-finale consécutive d’accession au Top 14. Surfant sur la dynamique de ses derniers matches de la phase régulière, où ils ont battu Vannes, le leader, et Valence-Romans, l’autre barragiste malheureux, le club va se préparer avec sérieux pour retrouver Colomiers.

    « Pour l’équipe, le club et les supporters, cette troisième demi-finale consécutive est la preuve que Provence rugby grandit », estime Philippe Saint-André. Il lui reste maintenant à briser le plafond de verre des échecs précédents. Par deux fois, les Aixois ont échoué face à Grenoble. Pour la troisième chance, c’est à Colomiers que va se jouer l’avenir des Provençaux.

    « Nous allons retrouver une grosse équipe, bien structurées. Ce sera dur, mais, sur un match, tout est possible », commente Adrien Lapègue. Le héros du barrage, avec deux essais qui lui ont permis d’atteindre la barre des 50 réalisations sous le maillot noir, a déjà la tête du côté de la Haute-Garonne. « Il ne faut surtout pas nous enflammer », souligne celui qui a connu le double échec face à Grenoble. Selon lui, « c’est l’équipe qui gérera le mieux la pression qui passera. Et peut-être que les Columérins, qui seront chez eux, en auront un peu plus que nous, car ils auront plus à perdre que nous ».

    Clin d’œil du destin, la demi-finale aixoise se jouera à quelques kilomètres du stade Ernest Wallon. Le fief du Stade Toulousain sera le cadre de la finale de Pro D2. Les Provençaux humeront en avant-première le parfum. À eux de mettre les ingrédients pour qu’il y ait du concret derrière.

    Rendez-vous vendredi à 21 heures pour cela, sur la pelouse du Sélery où Provence rugby a rendez-vous avec l’histoire.

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Et de deux pour l’UBB. Un an après avoir maîtrisé les Anglais de Northampton, les Girondins enchaînent sur un nouveau sacre, dans une finale de Coupe des Champions qu’ils ont maîtrisé de bout en bout.

    Malgré l’ouverture du score de leur adversaire irlandais, les coéquipiers de Maxime Lucu ont gardé leur sang froid et se sont appliqué dans le déroulé de leur jeu. A la pause, la messe était dite. Avec une avance de 28 points, rien ne pouvait s’opposer à ce qu’une seconde étoile soit brodée sur le maillot bordelais la saison prochaine.

    Les hommes de Yannick Bru ont assuré dans une seconde période où la chaleur de Bilbao a commencé à peser sur les épaules. Le Leinster a tenté de revenir, mais l’UBB était trop forte. Même en infériorité numérique, lorsque Maxime Lucu puis Ugo Boniface ont vu jaune, les Irlandais ont continué à s’user. Et avec cinq essais à leur actifs, les Girondins ont montré qu’ils étaient bien l’équipe la plus offensive d’Europe.

    Après Montpellier la veille face à l’Ulster, l’UBB conclut en beauté le week-end français au Pays basque, avec deux nouvelles couronnes européennes dans le giron français.

  • Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Il n’y a pas eu de suspense, vendredi, dans la nuit basque. Montpellier a fini en beauté son magnifique printemps. Les Héraultais ont dominé l’Ulster, dans un match à sens unique. Même si les Irlandais ont inscrit le premier essai par Nick Timoney dès la deuxième minute, la réplique du MHR a été immédiate.

    Venus quatre fois en terre promise en moins d’une demi-heure, les Montpelliérains avaient fait le gros du travail à la pause (26 – 12). Avant de le terminer après les citrons. La meilleure attaque du Challenge inscrivait cinq nouveaux essais. Au final, le MHR s’impose 59 – 26 et fait coup double. Un premier succès face à l’Ulster, après trois défaites. Mais aussi un troisième Challenge européen placé dans l’armoire à trophées du club.

  • Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Américains diraient : « Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion. » Club centenaire, le CA Brive est un géant du rugby français. Vainqueurs de la Coupe d’Europe 1997, les Corréziens ont derrière eux une riche histoire, avec bien des succès. Une entité emblématique s’apprête à débarquer, ce samedi (18h30), au stade Maurice-David. Si Provence Rugby est bel et bien favori de ce quart de finale de Pro D2, Brive est loin d’être un simple outsider. « C’est le plus gros budget du championnat », rappelait à plusieurs reprises Philippe Saint-André, lors de la conférence de presse, ce jeudi.

    Le format des phases finales amène également une grosse incertitude. La victoire ou les vacances, le choix est binaire. Le manager provençal sait pertinemment qu’il faut se méfier de cet adversaire, 6e après les 30 matches de saison régulière. 6e, c’était la position de Montauban l’an passé, avant d’être finalement promu en Top 14. « Je ne vais pas vous dire comment on va jouer Brive, parce que je pense qu’ils vont lire la conférence de presse. Après, on a su les gagner, ici, à domicile, alors qu’ils avaient la grosse équipe. Ils sont durs dans le un contre un. Ils ont un plus gros budget, donc ils ont un effectif pléthorique avec de très grands joueurs. On s’attend à un match dur, âpre et avec beaucoup d’intensité. »

    Le staff aixois n’a pas voulu chambouler sa préparation avant ce match couperet, mais le travail s’est avéré encore plus minutieux, cette semaine. « Pour être honnête, dans mon management, le rituel, je le change pour les finales. La seule chose, c’est que c’est la première fois qu’on va jouer un samedi. Le lundi, on a axé la journée sur la récupération et on a travaillé au niveau de la vidéo. Parce que dans ces matches-là, le travail individuel, pour être le plus précis possible, pour connaître son vis-à-vis, pour connaître les lancements brivistes, est primordial », détaillait Philippe Saint-André, ravi d’avoir récupéré ses leaders pour une rencontre si importante.

    Fortes chaleurs attendues

    Toutes les jauges sont boostées au maximum dans le camp provençal. Le CAB va se déplacer dans une chaude ambiance, au sens propre comme au figuré. Un brasier de 8 500 personnes attend les Corréziens, avec près de 30 degrés annoncés au thermomètre. Surtout que la pelouse synthétique de Maurice-David va inévitablement faire stagner cette chaleur. Les corps seront mis à rude épreuve : « On est peut-être un peu plus habitués à la chaleur qu’eux. C’est sûr qu’il faut qu’on fasse un travail individuel, pour bien récupérer, boire beaucoup pour être les plus performants possible samedi », décrivait Andres Zafra.

    Quarts de finale de Pro D2

    Stade Maurice-David (18h30)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

    BRIVE : Olding – Lefranc, Krone, Shvelidze, Tuivuaka – Shillcock, Galthié – Venter, Lawes, Marais – Ricard, Coletta – Affane, Da Silva, Chauvac

  • Bordeaux-Bègles vise une double couronne européenne

    Bordeaux-Bègles vise une double couronne européenne

    L’heure de vérité approche pour l’UBB. Le tenant de la coupe des Champions va défendre le trophée glané il y a un an.

    Comme pour leur premier sacre continental, c’est un monument qui va tenter de leur barrer la route. En 2025, les Girondins avaient dominé les Anglais de Northampton
    (28-20). Cette fois, ce sont les Irlandais du Leinster, et leurs cinq couronnes, qui vont leur faire face. Un Leinster qui aura aussi à cœur de prendre sa revanche sur les équipes françaises, qui ont pris, ces dernières années, un malin plaisir à les battre lors de leurs trois dernières finales.

    Les Irlandais courent après la victoire depuis 2018, date de leur dernière coupe conquise aux dépens du Racing (15-12). Depuis, ils en ont perdu quatre. Ils comptent bien stopper cette série négative à l’occasion de cette cinquième levée.

    Finale inédite

    Côté français, l’UBB se prépare à sa seconde finale. Avec comme ambition de faire aussi bien que La Rochelle, qui avait battu le Leinster au Vélodrome de Marseille pour son premier sacre. Avant de doubler la mise la saison suivante, cette fois à Lansdowne road, le fief des Dublinois.

    Ce face-à-face aura pour cadre le stade de San Mamès, à Bilbao. Les deux équipes se sont croisées très rarement en coupes d’Europe. Leur seul duel remonte à l’édition 1998-99. L’UBB s’était imposée au stade André-Moga (31-10) et les Irlandais leur avaient rendu la pareille à Lansdowne road (9-3) en phase de groupes.

    Pour atteindre la finale, dont l’affiche est inédite, les deux protagonistes ont réalisé un sans-faute. Le Leinster est notamment venu à bout de La Rochelle et Bayonne lors de la première phase de la coupe des Champions. Et après avoir éliminé les Anglais de Sale en quart de finale, ils sont venus à bout, difficilement, de Toulon en demi-finale (29-25).

    Côté UBB, les Girondins ont également facilement dominé leur première partie de la compétition. Avec notamment trois gros scores réussis à Chaban-Delmas face aux Scarlets gallois (50-21) aux Anglais de Northampton (50-28) et de Leicester (64-14).

    En quart de finale, ils ont retrouvé Toulouse, la saison dernière, en demi-finale européenne et en finale du Top 14, les Girondins se sont imposés sans trop forcer (30-15). Avant de réaliser une démonstration de force face aux Anglais de Bath en demi-finale (38-26), grâce notamment aux deux essais de Maxime Lucu.

    Mais c’est surtout sur la vitesse et l’inspiration de Louis Bielle-Biarrey que l’UBB comptera. L’international français a déjà inscrit huit essais et contribué, avec son coéquipier Salesi Rayasi (sept essais), à faire de l’attaque de l’UBB la plus efficace en Europe (305 points, moyenne de 43,6 points par match). Maxime Lucu, le capitaine bordelais, résume ce qu’il faudra réussir pour dominer le Leinster. « Il faudra aussi aller chercher dans nos retranchements, dans nos tripes pendant les temps durs, quand le Leinster multipliera les temps de jeu. » Et tenir compte de la chaleur, qui s’annonce intense dans la cuvette de San Mamès.

    Finale de la Coupe des Champions de rugby

    Stade San Mamès, samedi, 15h45.

    Arbitre : Karl Dickson (ANG).

    LEINSTER : Keenan – O’Brien, Ringrose, Henshaw, Ioane – Byrne (o), Gibson-Park ( m ) – Doris, Conan, van der Flier – McCarthy, Ryan – Clarkson, Sheehan, Porter.

    UBB : Rayasi – Uberti, Penaud, œefana, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Lucu (m) – Gazzotti, Bochaton, Woki – Palu, Coleman – Sadie, Lamothe, Poirot.

  • Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Le rêve européen du Cercle des nageurs de Marseille à portée de main

    Un titre donnerait une tout autre dimension à cette saison. Écartés de la course à la Ligue des champions dès la deuxième phase de groupes, les joueurs du Cercle des nageurs de Marseille ont désormais l’occasion de sauver leur exercice. Ce samedi (18h), ils disputeront la manche aller de la finale de l’Euro Cup face aux Croates du Jadran Split. « Les fins de saison comme ça, c’est magique », savoure Ugo Crousillat.

    Le capitaine marseillais, vainqueur de la Ligue des champions avec le club hongrois de Szolnok en 2017, rêve cette fois d’un sacre européen avec son club de cœur. Pour rappel, l’international français ne faisait pas partie de l’effectif phocéen lors du titre en Euro Cup décroché en 2019. « J’ai eu la chance, dans ma carrière, de gagner beaucoup de trophées. Mais remporter une Coupe d’Europe avec son club, ça aurait une saveur différente sur le plan émotionnel », confie l’ailier tricolore, vice-champion du monde en 2013. Pour transformer ce rêve en réalité, le capitaine marseillais et ses coéquipiers devront venir à bout d’une équipe face à laquelle le CNM est invaincu depuis leur première confrontation. « C’est une formation très compétitive, qui aime jouer ce genre de rendez-vous », souligne l’entraîneur Milos Scepanovic, six fois victorieux face à Jadran Split, comme gardien puis comme coach depuis 2017.

    Un adversaire à la hauteur

    « Ils ont quatre ou cinq joueurs capables de faire basculer un match, qui ont brillé ces dernières années avec la sélection croate. C’est surtout une équipe très expérimentée. Il faudra réussir à imposer notre rythme, car nous avons aussi des arguments à faire valoir. Mais, dans ce type de rencontre, beaucoup de choses se jouent sur les duels individuels », poursuit le technicien monténégrin, qui gardait déjà les cages marseillaises lors du sacre européen de 2019. « Pour moi, c’est le meilleur moment de ma carrière », insiste le double demi-finaliste olympique, conscient que le CNM n’évoluait pas dans la même dimension à l’époque.

    « Aujourd’hui, tout le monde s’attend à ce qu’on gagne. Les gens sont très excités à l’idée de disputer cette finale et de pouvoir ramener le trophée. Mais chaque équipe qui arrive à ce stade n’est pas là par hasard. La gestion des émotions fera souvent la différence », ajoute Scepanovic. Avec un effectif jugé supérieur sur le papier et un historique des confrontations favorable, les poloïstes marseillais abordent logiquement cette finale avec le statut de favoris. Une lecture que les principaux intéressés refusent toutefois d’endosser.

    « C’est une finale, il n’y a plus d’histoire. Et encore une fois, c’est Split. C’est une équipe de niveau Ligue des champions qui n’a pas gagné de Coupe d’Europe depuis longtemps. Ils seront eux aussi très motivés », prévient Crousillat, convaincu que les Croates auront déjà la tête à une grande fête pour le match retour, prévu le 6 juin.

    Les Marseillais espèrent en tout cas s’appuyer sur l’élan du public, déjà déterminant lors de la demi-finale retour face à Radnicki Kragujevac. « Quand il y a un but, un bloc défensif ou un arrêt du gardien, le public pousse. Franchement, tu sens cette vague de bruit derrière toi », raconte le joueur de 37 ans.

    Il reste fidèle à son image : spontané et authentique. « Je suis à la fois confiant, parce qu’on a de vraies forces, et très prudent, parce que dès qu’on nous explique qu’on a fait le plus dur en éliminant la meilleure équipe de la compétition, je balaie immédiatement ce discours », martèle l’enfant du Cercle.

    Une première réponse sera apportée, ce samedi au bassin Pierre-Garsau, théâtre qui leur a jusqu’ici particulièrement réussi.

  • Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    San Mamès, surnommée la Cathédrale du football, accueille deux chocs du rugby européen.

    La capitale du Pays basque espagnol a été choisie pour être la ville hôte des finales de coupes d’Europe. Samedi, ce sera celle des Champions, qui verra Bordeaux-Bègles tenter de défendre sa couronne face aux Irlandais du Leinster. Mais avant cela, il y aura la mise en bouche, avec un autre club français ambitieux.

    Pour le Challenge européen, le duel verra Montpellier opposé à l’Ulster, le comté d’Irlande du nord. Un choc entre deux des équipes les plus efficaces de la saison dans cette compétition. Montpellier détient en effet le record d’essais marqués (36), alors qu’avec respectivement 239 points pour l’Ulster et 235 pour le MHR, ce sera une confrontation entre la deuxième et la troisième meilleure attaque.

    Passe de trois ?

    Néanmoins, dans une finale, il ne peut y avoir qu’un vainqueur. Et Montpellier, qui a déjà conquis à deux reprises le Challenge, en 2016 et 2021, tentera la passe de trois. Depuis le sacre de Toulon au stade Vélodrome, en 2023, deux clubs anglais ont conquis le titre, Gloucester puis Bath, qui la saison dernière avait dominé Lyon (37-12). Alors que l’Ulster visera une première couronne européenne.

    Pour cette finale, l’habituelle charnière Alexis Bernadet – Alexander Masibaka, titulaire dans les matches européens, cède sa place au tandem du Top 14 Domingo Miotti – Ali Price. Alors que Billy Vunipola retrouve sa place au centre de la troisième ligne, récupérant par la même occasion le brassard. Ce groupe aura pour mission de prendre Challenge, et vaincre le signe indien de trois défaites en trois confrontations face à l’Ulster. Un adversaire qui va, lui, aligner son quinze type.

    Finale du Challenge européen

    Stade San Mamès de Bilbao.

    21h (France TV).

    Arbitre : Matthew Carley (ANG).

    MONTPELLIER : Banks – N’Gandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti ( o ), Price (m) – Vunipola, Becognée, Nouchi – Verhaeghe, DuGuid – Haouas, Uélése, Forletta.

    ULSTER : Lowry – Baloucoune, Hume, Postlethwaite, Ward – Murphy ( o ), Doak (m) – Augustus, Timoney, McCann – Sheridan, Izuchukwu – O’Toole, Stewaer, Bell.

  • La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.

    Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.

    Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».

    L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.

    Des joueurs

    au collège de Garéoult

    Dans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».

    Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.