Tag: Region SUD PACA

  • Pétanque : le Smuc tombe avec les honneurs

    Pétanque : le Smuc tombe avec les honneurs

    Dans ce derby marseillais, le suspense n’aura pas été ménagé, après les individuels. Les « Universitaires » comptent deux victoires de retard, ce sont Michèle Vinel et Rado Rasoanaivo vainqueurs respectivement d’Axelle Bernard et Mario Augugliaro qui vont les maintenir à flot…

    En binômes, Grégory Innocenti et Augugliaro vont batailler ferme, avant que ce dernier ne prenne sa revanche sur celui qui l’avait mis en échec en individuel, accompagné pour la circonstance de Samir Boustani. Dans le mixte, alors que les deux formations sont roue dans roue, et au moment où Vinel semble connaître un sérieux passage à vide, le coach Michel Durbano effectue un changement qui va s’avérer salutaire. Dès lors, avec cette victoire, la donne change quelque peu. Les visiteurs doivent épingler deux succès pour se qualifier, alors que bien sûr un seul suffit aux joueurs du coach Patrick Fara. Finalement, s’ils vont avoir quelques difficultés dans le mixte, et au moment où le coach envisage d’apporter un peu de sang neuf dans sa triplette, le trio Augugliaro, Innocenti, Riffi plombe le suspense en s’imposant 13 à 5, face à une équipe du Smuc qui tombe en faisant belle impression et, on peut le dire, avec les honneurs.

    Fiche technique

    Arbitre : Michel Borghino

    Cercle St Barnabé : Axelle Bernard – Sabine Fara – Gregory Innocenti – Kamel Riffi – Christian Lopez – Bernard Susini – Mario Augugliaro – Georges Saïd El Dine – Capitaine : Patrick Fara

    Smuc : Magali Crosson – Michelle Vinel – Jean-Marc Rigaud – Pascal Burgos – Hervé Bansept – Samir Boustani – Yves Ramalason – Rado Rasoanaivo Capitaine : Michel Durbano

    Individuels : Bernard – Vinel 12 -13 // Augugliaro – Rasoanaivo 7 -13 // Saad El Dine – Rigaud 13 -8 // Riffi – Burgos 13 – 4 Innocenti – Boustani 13 // Lopez – Bansept 13 -10

    Doublettes : Vinel (puis Crosson)-Rasoanaivo battent Fara – Lopez 13 à 9

    Riffi – Susini contre Bansept -Rigaud Arrêté

    Innocenti – Augugliaro battent Ramalason – Boustani 13 à 8

    Triplettes : Fara – Bernard – Lopez contre Crosson – Rasoanaivo – Ramalason Arrêté

    Augugliaro -Innocenti -Riffi. battent Rigaud – Bonsept – Burgos 13 à 5

    Au programme

    Pour l’heure sont connues les dates de deux rencontres

    3 avril à 18h30 : Cassis – Brets Barjaquets Rognac

    4 avril à 10h : Leï Pétouliers – B. Saintoise Saintes Maries

    Aux Amis de St Julien doit se jouer une primaire. Les vainqueurs se rendront mi-avril à l’AB Jules-Lenoir La Ciotat

  • Pétanqie : Atzeni, Antigo et Baptiste champions !

    Pétanqie : Atzeni, Antigo et Baptiste champions !

    Ils étaient 1 083 au départ ce samedi matin, répartis sur quatre sites. Soit 361 triplettes, avec pour les 4 meilleures de ces lieux une compétition qui allait se poursuivre le lendemain au boulodrome des Canourgues. Un complexe heureusement couvert, ce qui a bien protégé les joueurs de la pluie, mais hélas pas du froid hivernal qui a sévi tout au long de ce dimanche.

    Là, sous la direction de la déléguée principale, Alexandra Chantelauze, et du délégué adjoint Anthony Llinares et sous le contrôle de l’arbitre Michel Allari, les 16 trios vont aborder l’emballage final par une nouvelle phase de poules désignées par tirage au sort.

    C’est l’équipe des Amis boulistes de Sénas emmenée par Kendji Renard qui sera la première à sortir des poules, poussant les locaux conduits par Olivier Atzeni à passer par la partie de barrage, qu’ils vont négocier à leur avantage.

    Deuxième formation à s’extraire de sa poule, celle des Boul. Ciotadens avec la famille Paterniani et Dessiaume. Le groupe de John Darrigo, qui prend la route des quarts avec deux fers au feu, puisqu’un peu plus tard c’est le trio conduit par Renault qui entre à son tour sur la voie royale. Hélas pour les maritimes, trop sinueuse sera cette route des quarts, les deux formations vont prendre la voie de garage. La famille Pateriani et Dessiaume battus sèchement suite à deux tirs victorieux labellisés « Carreau » de Cyrille Blanche.

    Un peu plus tard, la B. Carnussienne avec Arsonneau, Hoareau et Naddéo, chère au président Anthony Dabat, rentre à son tour en quart. Ils vont réaliser un beau parcours ne s’inclinant qu’en finale, synonyme d’une qualification directe pour le France à Saint-Yrieix les 22 et 23 août.

    Parvenant à s’extraire d’une poule difficile et après avoir laissé sur le carreau les sociétaires du Cercle Saint-Barnabé Palazzo, Lopez et Saad El Dine, la formation de Joyeuse Raphèle composée de Philippe Brahy, Stéphane Grosmaire et Michel Chanaud s’inclinera face aux futurs champions, mais trouvera un lot de consolation en s’imposant pour l’obtention de la 3e place qualificative au championnat régional.

    Dans le dernier carré, comme en entame de cette phase qualificative, Atzeni et Renard se retrouvent, les locaux vont prendre leur revanche et seront les premiers à avoir un visa pour le « France » à Saint-Yrieix.

    Un peu plus tard, c’est la formation du capitaine Patrice Arsonneau qui empêche la deuxième formation locale de se hisser en finale. Un dernier acte pour lequel le président Rocca Monserrat lancera le but. Quarante minutes plus tard et en sept mènes les Atzeni, Antigo et Baptiste seront sacrés champions des Bouches-du-Rhône.

    Pour conclure, mettons en évidence la parfaite maîtrise des dirigeants de la Boule des Canourgues lesquels ont parfaitement assuré pour accueillir au mieux les participants à ce final départemental.

    Fiche technique

    Poule 1 : Philippe Brahy – Stéphane Grosmaire – Michel Chabaud

    Laurent Palazzo – Georges Saad El Dine – Christian Lopez Claude et Christopher Lieballe – Anthony Niel Thierry Drauge – Cyrille Blanche – Mickaël Lichtifouse

    Poule 2 : Nicolas Jaine – Kevin Vu – Antoine Sinibaldi Patrice Arsonneau – Nicolas Hoareau – Florian Naddéo

    Vincent Paterniani – Lucas Paterniani – Jérémy Dessiaume Sébastien Santiago – Philippe Jodar – Bogart Pignocco

    Poule 3 : Amar Lemouchi – Sylvain Fontanieu – Morade Bouyahiou

    Franck Yager – Michel Martinez – Christophe Mas Abdelkader Abdelkrim – Frédéric Renault – Abe Ben Maamar Zinel

    David Ferrigno – Emmanuel Fernandez – André Contreras

    Poule 4 : Steven Reyes – Patchai Reyes – Patchai Reyes Olivier Atzeni – Téodorico Antigo – Charles Baptiste

    Henri Morand – David Lopez – Cyril Poitevin Kendji Renard – Davy Leduc – Noël Renard

    Quarts de finale : Arsonneau bat Abdelkrim – Renault -, Ben Naamar Zinel (B. Ciotadens) 13 – 5 Atzeni bat Brahy – Grosmaire – Chabaud (B Joyeuse Raphèle) 13 à 8 Renard bat Lemouchi – Fontanieu – Benyahioui (A.B. du Vallon) 13 à 8 Drauge bat Vincent et Lucas Paterniani – Dessiaume (B. Ciotadens) 13 à 2

    Demi-finales : Arsonneau bat Drauge – blanche – Lichtfousse 13 à 8

    Atzeni bat Kendji Renard -Davy Leduc – Noël Renard 13 à 2

    Finale : Olivier Atzeni – Téodorico Antigo – Charles Baptiste battent Patrice Arsonneau – Nicolas Hoareau – Florian Naddéo 13 à 5

    Evol. Score : 3-0 // 3-1 // 3-5// 6-5 // 8-5 // 10- 5 // 13-5

    Meilleurs des quarts : Abdelkader bat Vincent et Lucas Paterniani -Dessiaume 13 à 7 Brahy bat Lemouchi – Fontanieu – Bouyahioui 13 à 4

    3e place qualificative à la Ligue

    Philippe Brahy – Stéphane Grosmaire – Michell Chabaud battent Abdelkrim Abdelkader – Frédéric Renault -Abe Ben Maamar Zine 13 à 7

  • Hatchadourian favori logique

    Hatchadourian favori logique

    Place à l’effort solitaire ce week-end avec un marathon pour parvenir au titre départemental. 389 joueurs sont sur la ligne de départ. Samedi, différents sites accueilleront les joueurs (Boule Berroise, Boule diplomate Saint-Victoret, Boule de Vitrolles, Boule Batarelloise). De ces affrontements (poules au départ) sortiront 32 joueurs qui se disputeront le titre le lendemain dimanche à Berre.

    Au regard du palmarès et du talent, un joueur sort du lot : Michel Hatchadourian. L’Aixois a été champion de France tête à tête en 2019 avec le Case de Nice. Il y aura une forte concurrence notamment du côté de la Boule Aixoise avec Jérémy Fernandez, Gino Deslys ou encore vers les expérimentés Philippe Roux, Michel Adam, William Francone (Modérée). À Septèmes aussi, on vise le titre avec Accetta, comme à Biver Emmanuel Viola. La liste est exhaustive.

    Mais méfi ! L’an dernier, la jeunesse avait pris le pouvoir avec la victoire de Quentin Cholvy (Boule Milloise) qui défendra son titre. Il avait battu
    en finale Bryan Renard (Eyguières). Alors confirmation de la nouvelle génération avec de plus en plus de jeunes talents aux dents longues ou retour des hommes d’expérience ? Réponse dimanche soir.

    Le vainqueur et le finaliste sont qualifiés pour le championnat de France les 25 et 26 juin à Bergerac. Trois qualifiés pour la région le 25 mai au Pontet.

  • Le « manque de concertation » sur les JO devant la justice

    Le « manque de concertation » sur les JO devant la justice

    La décision est attendue dans les prochains jours. Le Conseil d’État a examiné mercredi après-midi le pourvoi en cassation de la Solideo concernant la demande du tribunal administratif de Marseille, saisi par les opposants aux Jeux des Alpes françaises 2030, de mieux informer le public sur la réalisation des ouvrages et infrastructures des Jeux d’hiver. Dans son ordonnance du 27 mai 2025, le juge des référés avait enjoint à l’établissement public « d’assurer la publicité prévue par le paragraphe II de l’article R. 121-2 du Code de l’environnement, en mentionnant les objectifs et caractéristiques essentielles des ouvrages et en indiquant sa décision de saisir ou de ne pas saisir la Commission nationale du débat public, relativement à la décision de réaliser ces ouvrages ».

    La société Solideo a contesté cette décision devant le Conseil d’État et décidé de « se pourvoir en cassation ». L’établissement public s’est dit « pleinement engagé dans une démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages olympiques, à l’instar des réunions publiques qui se sont déjà tenues en 2025 à La Plagne, Saint-Jean-de-Sixt et Nice ». Un processus qui devrait s’intensifier « ces prochains mois, en lien avec le Cojop et les territoires hôtes, afin que l’information et la participation du public soient mises en œuvre », précise le communiqué.

    À l’Assemblée nationale

    Parmi les requérants, aux côtés de l’association Mountain Wilderness, le Collectif JOP 2026 a rappelé : « Ce projet a un impact financier et environnemental démesuré puisque le coût s’élèvera à plus de 4 Md dont 2,5 Md de financements publics et 804 000 tonnes de CO² émises, il ne peut pas être envisagé qu’un débat public ne puisse pas être organisé au plus vite. » C’est aussi son caractère « écocide, coûteux et fondamentalement antidémocratique » que les députés LFI Jean-François Coulomme et Elisa Martin ont pointé lors de l’examen du projet de loi sur l’organisation des Jeux. Saluant « la justice administrative vient porter un coup sérieux à l’argumentaire des porteurs de ce projet ».

  • [Cinéma] Une histoire nigériane sous haute tension

    [Cinéma] Une histoire nigériane sous haute tension

    Un père et ses fils traversent Lagos le jour de l’élection présidentielle, brutalement annulée par l’armée. Dans cette métropole grouillante aux tensions palpables, des liens se créent entre la figure paternelle souvent absente (Fola) et les garçons de 8 et 11 ans restés au village (Aki et Remi).

    Cela commence comme une lettre d’amour d’un fils à son père. Un film d’emblée poétique qui mêle plusieurs temporalités. Tandis que les enfants se chamaillent sur le perron d’une maison, s’insèrent des plans rapprochés d’images aussi disparates qu’incongrues (une gouttière rouillée, des oiseaux dans le ciel, des végétaux malmenés par le vent…). Un assemblage subtil qui illustre la mécanique de la mémoire, qui nous désarçonne et nous séduit.

    Mon père ce héros

    S’ensuit une sorte de road-movie : Fola part à Lagos chercher la paye qu’on lui doit depuis des mois. Aki et Remi l’accompagnent. Intimidés par ce père fantasmé, on découvre à travers leur regard étonné, un homme affectueux, animé d’un vrai sens des responsabilités. Une scène en bord de mer capte la beauté solaire et fragile d’un échange entre le père et l’aîné. Une discussion qui aidera la fratrie à mieux grandir. Le jeu naturel des deux frères à l’écran comme dans la vie est impressionnant. Et le comédien britannique d’ascendance nigériane Sope Dirisu est irrésistible en père tendu, nerveux, vulnérable et doux qui souffre de saignements de nez inexpliqués et espère travail et justice sociale.

    Des liens complices se tissent tandis que les enfants, tout en silence, observent les amis du père qu’ils surnomment Kapo. Aurait-il échappé miraculeusement à la rafle sanglante de Bonny Camp ? On ne le saura pas. Usé par le chômage et les emplois à court terme, Fola croit au changement et attend la victoire écrasante de l’homme d’affaires Abiola. Mais la menace militaire, postée à chaque coin de rue est omniprésente. Des camions sillonnent la ville, des soldats à l’arrière au regard frontal. Un homme vilipende les passants de propos pentecôtistes. L’annulation du scrutin entraînera la colère populaire.

    Premier film nigérian à être sélectionné à Cannes, voir une œuvre tournée au Nigeria est plutôt inédit et mérite d’être vu. Le cinéaste quadragénaire opte pour des allers-retours entre mémoire fantasmée, images d’archives et extraits télévisés, inscrivant son histoire intime dans une histoire plus large du pays. Tournées en 16mm, la texture, les transitions de lumière et les variations de couleurs enrichissent les nuances émotionnelles des personnages et des situations. Tout comme la bande sonore de Duval et CJ Mirra qui agit comme caisse de résonance tout évitant les musiques afro habituelles.

    Sortie le 25 mars (1h33).

  • Le monde économique se mobilise pour les JO 2030

    Le monde économique se mobilise pour les JO 2030

    « L’aventure des Jeux olympiques commence maintenant. » Damien Robert, le directeur général exécutif de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), sonne « la mobilisation générale des entreprises du territoire », ce mercredi devant des centaines d’acteurs économiques réunis au Palais de la Bourse à Marseille.

    Une réunion pas anodine puisqu’elle marque le début du branle-bas de combat autour des marchés publics et autres appels d’offres et à manifestation d’intérêts en vue de la livraison des différents sites. « C’est quelque chose qu’on ne voit pas vraiment mais c’est très important : faire en sorte que tout ce qui est programmé, financé, voté, puisse servir à l’ensemble de la région, faire du travail pour nos entreprises, de la plus petite à la plus grande », résume Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud. Avec une « quarantaine d’ouvrages pour une vingtaine de maîtres d’ouvrage, répartis sur quatre sites », le tout à « réaliser dans un temps réduit », autant dire que les enjeux sont grands. Et certains risquent d’être ardus comme l’exploitation du Fort de Briançon, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, en vue de devenir un village olympique.

    « Plus d’un milliard en marchés publics »

    « On entre dans une phase de planification qui doit déterminer qui fait quoi et à quel moment. Pour ça, on pose la première pierre avec la stratégie économique aujourd’hui », abonde Edgar Grospiron, le président du Comité d’organisation des Jeux (Cojop).

    Concrètement, cela passe, par exemple, par le lancement d’une plateforme commune entre les deux structures, Cojop et Solideo, « Marchés 2030 » qui « centralisera l’ensemble des marchés publics liés aux Jeux ». L’objectif est clair « faciliter l’accès à des entreprises aux opportunités économiques » en donnant des informations clés : calendrier, visibilité… Une réponse à la législation autour des marchés publics qui ne permet évidemment pas de « préférence régionale ». Il faut aussi compter sur une « cartographie des achats du Cojop » et une flopée de dispositifs de soutien aux entreprises locales. Avec un gros magot à se partager : 1,4 milliard d’euros d’achat pour le Cojop, 1,4 milliard d’euros d’investissement pour la Solideo dont 800 millions d’argent public… On parle donc de « plus d’un milliard en marchés publics directs ». Et le Cojop espère faire en sorte que les TPE/PME locales raflent 50% des marchés.

    L’épine niçoise

    Reste qu’au-delà des considérations techniques, les organisateurs font face à plusieurs écueils très concrets. Outre les errances largement documentées à la direction du Cojop, c’est l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à Nice, qui doit accueillir les épreuves de glace avec une nouvelle patinoire et un village olympique, qui pose maintenant problème, d’autant qu’il n’est pas vraiment en odeur de sainteté auprès de Renaud Muselier. Le premier a affirmé que « le projet actuel est trop cher et mal pensé », quand le deuxième menace d’un « plan B », en réaction aux atermoiements niçois. Sur son fameux plan B, le président de Région n’a pas donné de précisions. Mais explique : « J’ai eu monsieur Ciotti lundi au téléphone […] nous avons la nécessité de prendre une décision définitive avant fin avril. »

    En passant, Renaud Muselier en profite pour tacler le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou qui s’était ému, la veille, que la plateforme mise en place par l’organisation patronale pour Paris 2024 ne soit pas reprise pour les Alpes 2030. Et qui avait loué l’élection d’Éric Ciotti (lire notre article du 25/03). « C’est pas lui qui nous pilote ! Il explique être content des résultats des élections municipales dans les métropoles de la Région mais il a oublié que l’un des élus est catégorisé comme extrême droite par la préfecture [Éric Ciotti, Ndlr]. Depuis le départ, on a quelques difficultés avec monsieur Benhamou », critique Renaud Muselier. Ambiance.

  • Région Sud : pas de percée et peu d’implantation insoumise

    Région Sud : pas de percée et peu d’implantation insoumise

    Si les insoumis remportent quelques mairies au niveau national, comme Saint-Denis et Roubaix, et réalisent des scores parfois importants comme à Lille ou Toulouse, le constat et tout autre dans la région Sud. Pas de prise de ville d’importance, ni de ville tout court, et des scores relativement faibles dans la plupart des départements où la stratégie des listes autonomes et des fusions tardives n’a pas porté ses fruits.

    L’exemple avignonnais est particulièrement parlant. Les scores montrent que la stratégie de la fusion avec la liste PS à l’entre-deux-tours n’a pas fonctionné : la ville n’est plus à gauche alors que l’ex-maire socialiste, Cécile Helle, avait su l’emporter largement dans une quadrangulaire en 2020 avec 45,72% des suffrages exprimés. L’alliance de 2026 entre Mathilde Louvain (LFI) et David Fournier (PS) n’arrive qu’à 38,01%. Elle améliore pourtant son nombre de voix cumulées entre le premier et le second tour. Le 15 mars, la liste PS comptait 5 431 votes et LFI comptait 5 197 votes, pour un total de 10 628 voix. Une semaine après elle en totalise 11 077. Des chiffres à mettre au regard de la hausse de la participation entre les deux tours : de 47,66% à 51,25%.

    C’est pourtant la circonscription du député insoumis Raphaël Arnault, sous la bannière du NFP, qui avait reçu 18 863 votes lors des législatives de 2024. Au final, LFI n’a que deux places au conseil municipal d’Avignon… sur tout le département. Il faut dire que la gauche en général n’a pas brillé par ses hauts faits sur la zone. À Marseille, les ambitions insoumises étaient grandes puisque Jean-Luc Mélenchon y arrivait en tête au premier tour des présidentielles de 2022 et 2017. Mais elles ont été douchées suite au retrait du député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône et tête de liste LFI, Sébastien Delogu.

    Pas de miracle marseillais

    Ses moins de 12%, 33 808 voix, au 1er tour et l’absence de fusion ont condamné les chances d’une représentation au conseil municipal. Mais le maintien dans plusieurs secteurs permet une implantation locale. Le mouvement devrait totaliser, au mieux, une quinzaine d’élus dans ces hémicycles. Sur les quatre secteurs où LFI s’est maintenue au 2nd tour, le mouvement est systématiquement arrivé derrière le Printemps marseillais. Et même derrière le RN, sauf dans les 2e et 3e arrondissements. Y compris sur le périmètre géographique de la circonscription de Sébastien Delogu. Laquelle englobe les 15e et 16e arrondissements et où la liste LFI ne totalise que 4 594 voix au second tour… À titre de comparaison, le député en récoltait 6 904 lors du premier tour des législatives de 2024.

    Échec dans les villes moyennes

    Le constat est encore plus accablant lorsqu’on se penche sur les scores dans des villes dites moyennes des Bouches-du-Rhône. La plupart des listes LFI n’étaient même pas qualifiées pour le second tour. À Martigues, ville communiste où Mélenchon arrivait 2e avec 24,65% à la présidentielle de 2022, la liste soutenue par LFI n’arrive même pas à 8%. Même principe à Aubagne où la liste insoumise, contre celle d’union de gauche qui a pris la ville à la droite, ne dépasse pas les 5% (791 voix). Bien loin des 13,03% (2 188 voix) de la liste de Manon Aubry aux européennes de 2024. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, si les insoumis soutenaient des listes citoyennes comme celle de Demain Sisteron, ils n’implantent pas d’élus dans les conseils municipaux. Dans les Hautes-Alpes, LFI n’avait investi que Jacques Patron à Gap, éliminé dès le premier tour (2,90%). Dans le Var, là encore, on constate que la stratégie autonomiste n’a pas fonctionné : à La Seyne comme à Toulon, les listes soutenues par LFI ne pouvaient pas passer le 1er tour, à la différence des listes d’union de gauche. Pourtant, les insoumis recueillaient 5 200 voix aux européennes sur la première ville du Var, quand ils n’en comptaient plus que 2 242, le 15 mars.

  • Faire face aux mairies d’extrême droite

    Faire face aux mairies d’extrême droite

    Souvenons-nous. En mars 2024, un conseiller municipal d’extrême droite RN de Toulon justifiait le refus de son parti de voter pour la construction de logements sociaux, en ces termes : « Nous voterons contre cette délibération, non pas que nous soyons contre la construction de logements sociaux, mais contre les gens qu’on y met dedans. » Fort heureusement, deux ans plus tard, la candidate d’extrême droite à la mairie a été sèchement battue, dimanche, par la maire de Toulon Josée Massi. Mais le RN s’est emparé de nombreuses communes, petites ou moyennes, notamment dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse. Le parti à la flamme entend y mettre en œuvre sa politique de « préférence nationale », cette euphémisation de la ségrégation et du racisme. Comment y faire face ? En premier lieu en ne laissant pas tomber les habitants et en mettant à jour l’impasse que représentent les politiques d’extrême droite. Cette résistance doit aussi prendre le contre-pied du discours de division propre au RN.

    Ne pas banaliser

    Il est en effet essentiel de ne pas banaliser l’arrivée de l’extrême droite à la tête de mairies, au prétexte que le suffrage universel a parlé. Les taux d’abstention, hélas désormais structurels, démontrent que c’est l’électorat le plus motivé qui se mobilise et que la démocratie et l’exercice de la citoyenneté doivent être approfondis.

    Le dégagisme est un poison qui entretient le ressentiment. Ainsi, la seule ambition du nouveau maire RN de Carpentras, dans le Vaucluse, était de dégager la gauche (dont la faute a été de se diviser). La veille citoyenne est nécessaire face aux mairies RN.

  • Nouveau souffle

    Nouveau souffle

    Ces élections municipales auront été l’occasion, dans de nombreuses communes, de faire entrer dans les assemblées communales de nouveaux élus progressistes.

    Qu’ils siègent dans la majorité ou dans l’opposition, ces femmes et ces hommes promettent de mettre toute leur énergie pour changer le quotidien des habitants et défendre les idées de justice sociale, de préservation de l’environnement,
    de lutte contre les discriminations…

    Ils sont les visages du renouveau progressiste dans une région qui a déjoué le scénario du raz-de-marée brun mais où le RN progresse et où la droite reste influente.

    Changer de société

    Aux côtés d’élus plus expérimentés, ils mèneront des politiques progressistes dans les villes gérées par la gauche et feront entendre leurs exigences et leurs contre-propositions partout ailleurs.

    Ils auront la lourde tâche d’être des points d’appui pour le monde
    du travail et des oreilles attentives aux préoccupations de la population.

    Dans la crise politique que nous connaissons, où le dégoût de la politique s’accroît et où le sens de l’engagement altruiste s’estompe, ces élus apportent de l’oxygène à la démocratie de proximité.

    Parmi eux, les communistes, en reversant leurs indemnités d’élus à leur parti, démontrent qu’il est possible de faire de la politique « autrement » : de manière désintéressée et sincère.

    Pour les gauches dans leur ensemble, ce réseau d’élus est précieux : il doit donner un nouveau souffle à la perspective de changement de société.

  • Le RN s’ancre davantage dans la région avec 16 mairies remportées

    Le RN s’ancre davantage dans la région avec 16 mairies remportées

    Trois communes conquises dans les Bouches-du-Rhône, cinq dans le Var et huit dans le Vaucluse : le Rassemblement national progresse dangereusement dans la région Sud, tout en pérennisant son implantation dans les localités déjà obtenues en 2020. Dans le Var d’abord, David Rachline (RN) rempile pour un troisième mandat consécutif à Fréjus, grâce à une victoire dès le premier tour. Il a obtenu 51,01% des suffrages, devançant largement sa principale concurrente Emmanuelle Bonnemain (DVC) qui a cumulé, loin derrière, 29,94% des voix.

    Dans le Vaucluse, les quatre villes qui avaient opté pour l’extrême droite au précédent scrutin municipal reconduisent toutes le RN dès le premier tour. À Morières-lès-Avignon (moins de 9 000 habitants), Grégoire Souque (RN) est réélu pour un second mandat avec 66,66% des voix face à la seule autre candidate, Annick Dubois (DVG). Au Pontet, où vivent près de 18 000 âmes, le maire sortant Joris Hebrard (RN) conserve la ville et entame son troisième mandat (60,79% des suffrages). Philippe de Beauregard (RN), qui déjà en 2020 avait réussi une inquiétante percée en rassemblant 70,22% des voix, conserve lui son fauteuil à Camaret-sur-Aigues. Il l’emporte de nouveau dès le premier tour totalisant un score de 72,99%. À Orange, le scrutin marque la fin de la dynastie Bompard. Jacques Bompard, maire de 1995 à 2021, avait cédé son fauteuil à son fils Yann après avoir été condamné pour prise illégale d’intérêts et frappé d’inéligibilité. Yann Bompard, à son tour condamné en janvier 2026 à cinq ans d’inéligibilité pour une affaire d’emploi fictif, a été démis de ses fonctions quelques jours avant les élections, l’empêchant de se représenter. L’inéligibilité de Jacques Bompard ayant été levée en février 2026, celui-ci s’est finalement présenté à la mairie. Mais au second tour, il est battu par le candidat du RN, Jean‑Dominique Artaud, qui arrive en tête avec 35,76% des suffrages. En cumulant les voix de Jacques Bompard et de Jean-Dominique Artaud, les deux candidats classés à l’extrême droite totalisent 68,23% des suffrages exprimés.