Tag: Region SUD PACA

  • Des ombres sur les JO après le fiasco de Nice

    Des ombres sur les JO après le fiasco de Nice

    « L’histoire retiendra que si nous avons mis 5 ans à construire ce dossier, Monsieur Ciotti l’a détruit en un mois », cingle encore le président (Ren.) de la Région Sud, ce lundi matin, face à la presse. Après l’annonce, vendredi, de l’abandon de l’installation à Nice du pôle glace des Jeux olympiques d’hiver 2030 au profit de Lyon, « les regrets sont immenses », reconnaît Renaud Muselier. Ce dernier avait offert sur un plateau à la deuxième ville de la région le plus gros morceau des Jeux, des épreuves de patinage aux matches de hockey, soit 60% de la billetterie.

    Mais, après le choc, reste à éclaircir les zones d’ombre qui persistent sur ses conséquences. D’abord sur le coût. « L’abandon de Nice signifie l’arrêt de procédures qui étaient arrivées à maturité », déplore le directeur général de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), Damien Robert. Un marché global de performance était sur le point d’être finalisé pour la construction de la patinoire des Jeux à Nice, mais surtout, la construction de son village olympique avec 400 logements à la clé avait déjà été confiée à un groupement emmené par la Sogeprom. « Sur ces deux consultations, il va falloir indemniser les opérateurs », reconnaît Damien Robert. Les montants restent confidentiels. « Ce qui ne peut pas être indemnisé, c’est tout le temps passé en ingénierie interne, qui a été très intense », précise le directeur général de la Solideo.

    Cérémonie à Marseille ?

    Il faut aussi déterminer si la Région Sud, qui ne conserve finalement qu’un seul (Briançon) des quatre pôles olympiques prévus, peut maintenir le même engagement financier, à hauteur de 100 millions d’euros. « La Région soutient les Jeux, je ne me désengage pas par rapport au Nord [la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Ndlr], insiste Renaud Muselier. Mais, maintenant, il y a une clé de répartition qui a changé et il faut que l’on voie cela de façon sérieuse. »

    Dans le partage initial entre les deux régions, il espérait aussi « un spectacle exceptionnel » pour la cérémonie de clôture des Jeux, face à la baie des Anges, à Nice. « à partir du moment où vous perdez Nice, je ne vois pas très bien comment vous pouvez mettre la soirée de clôture à Nice », estime Renaud Muselier. Lui espère encore conserver un événement suivi par plus de 600 millions de téléspectateurs dans le monde, « ou bien à Marseille au Vélodrome, ou bien autour du lac de Serre-Ponçon ». Mais il craint la réticence des instances olympiques, tandis que l’adjoint marseillais aux sports, Eric Méry (Madmars), indique ne pas avoir été informé d’une telle hypothèse.

    Surtout s’ajoutent des craintes pour le financement de la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur. Pour accueillir les Jeux, la Région avait obtenu des arbitrages très favorables de l’état, notamment pour la création d’une nouvelle gare proche de l’aéroport de Nice. « Nous continuerons à nous battre pour la Ligne nouvelle, mais il y a des difficultés », reconnaît le président de Région.

    Retombées perdues

    De quoi comprendre le bras de fer épistolaire mené dans le week-end avec le maire d’extrême droite de Nice, éric Ciotti, auquel il reproche d’avoir fait couler l’implantation olympique sur la Côte d’Azur en refusant la transformation temporaire du stade de l’OGC Nice, l’Allianz Riviera, en patinoire le temps de « 3 à 9 matches ». « Au total, le retrait du pôle glace pourrait ainsi priver Nice et la Région Sud d’un impact global compris entre 800 millions et 1,1 milliard d’euros », comptabilisait, samedi, le président de Région. Des chiffres « extravagants », répliquait le maire niçois (UDR), satisfait de sabrer dans 100 millions d’euros d’investissements pour la municipalité.

    « Même sans Nice, l’aventure continue », répète donc ce lundi Renaud Muselier, en remontant le fil de la vingtaine de réunions techniques qui, depuis le 1er avril, ont essayé de trouver une voie de sortie pour répondre aux exigences des fédérations internationales, à commencer par celle de hockey, qui refusait de séparer épreuves masculines et féminines. En vain. « C’est le Comité international olympique qui décide, pas la Région, pas l’état », insiste le président du comité régional olympique Hervé Liberman, élu à la Région, alors que même le président du RN, Jordan Bardella, relayait les accusations ciottistes de « sanction politique ». « éric Ciotti perd les Jeux, qu’il ait le courage de l’assumer », tacle Renaud Muselier, qui balaie encore les craintes environnementales et répète que « le retour de la flamme olympique en France, c’est grâce à nous ».

    Trois élus quittent la majorité régionale

    Dans la foulée de l’abandon du pôle glace des JO 2030 à Nice, Roger Roux, maire de Beaulieu, Bruno Bettati, maire de La Gaude, et Colette Fabron, maire de Saint-Etienne-de-Tinée, ont annoncé quitter immédiatement la majorité régionale où ils siégeaient, révèle ce samedi Nice Matin. Dans un courrier, ils dénoncent « une incapacité à entendre les avertissements et une tendance à privilégier les postures politiques au détriment de l’intérêt général ». « Ils sont achetés ou menacés par le maire de Nice, réplique Renaud Muselier. Je les ai appelés, ils m’ont dit : je n’ai rien contre toi, mais maintenant j’ai besoin de la Métropole. » Dirigée aujourd’hui par un certain Éric Ciotti (UDR).

  • Glissa Nissa

    Glissa Nissa

    Inimaginable. La deuxième ville de la région, Nice, qui devait être le cœur battant des Alpes du Sud à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2030, s’est auto-sabordée.

    Par entêtement, courte vue, inimitié politique, le nouveau maire d’extrême droite de Nice, Éric Ciotti, a pris la responsabilité de faire perdre à sa ville le pôle glace olympique. Une glissade qui emporte dans sa chute la cérémonie de clôture des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Un moment d’exposition mondiale pour Nice quand on sait que pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina, près de 3 milliards de téléspectateurs cumulés à travers le monde ont suivi la compétition et que la seule cérémonie de clôture représentant une audience mondiale estimée à 600 millions de téléspectateurs.

    Au-delà de la bérézina

    Un non-sens alors que tous les maires du monde envient une telle promotion de leur ville à l’international.

    Pire, la situation va engendrer une perte, selon les estimations, de 800 millions et 1,1 milliard d’euros pour Nice et la région, en investissements, en retombées touristiques, en héritage dans les infrastructures et les logements… Le choix du recroquevillement, de l’immobilisme, de l’isolationnisme chers à l’extrême droite équivaut à punir les habitants et le tissu économique de toute une partie de la région.

    Face à ce grand gâchis, la proposition de repositionner la cérémonie de clôture à Marseille ou sur le lac de Serre-Ponçon doit être étudiée collectivement pour transformer cette bérézina niçoise en réussite collective pour nos territoires.

  • Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    C’est sous des chaleurs estivales que 25 000 personnes ont participé à un grand nettoyage de printemps vendredi et samedi dans la région sud. Habitants, bénévoles, lycéens ou encore entreprises se sont relevé les manches pour participer à cette 4e édition de l’opération organisée par la Région.

    Munis de gants et de sac-poubelle le but est simple : ramasser sur une zone délimitée tous les détritus croisés. Centres-villes, bords de route, ports, plages ou encore espaces naturels, plus de 400 lieux ont été débarrassés de leurs déchets sur l’ensemble de la région. Une action qui a permis de débarrasser la Provence de plus de 100 tonnes de poubelles.

    Une action qui veut être la preuve pour la région de son engagement dans la protection de l’environnement et la lutte contre les déchets sauvages. Un moyen également de sensibiliser la population à l’écologie.

    « Voir des milliers d’habitants se mobiliser ensemble, est un signal extrêmement fort », se félicite la Région Sud.

  • Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    La Région Sud est le point culminant français en matière culturelle et artistique. Nous ne voyons pas la culture comme une dépense mais comme une identité, notre force », amorce Sophie Joissains. « Du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence à Marsatac, en passant par le Festival d’Avignon ou les Chorégies d’Orange », « la culture est un ferment d’espoir et un lien entre tous », estime la vice-présidente de la Région en charge de la culture lors d’une conférence de presse organisée vendredi 29 mai. En dépit d’une baisse de 4% de son budget alloué à la culture, 52,5 millions en 2026, et à l’approche de la saison des grandes manifestations de l’été, l’occasion est donnée de faire un point sur les gros festivals que la collectivité territoriale soutient.

    Primeur de la parole à Richard Galy, président de la Société publique locale (SPL) des Chorégies d’Orange, qui note d’emblée la « nécessité de passer à un autre statut plus adapté, l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), déjà voté par la Région, le Département et la Ville. Nous attendons l’arrêté qui nous permettra d’y associer l’État ». Directeur démissionnaire de la manifestation, Jean-Louis Grinda annonçait il y a quelques mois une « saison 2026 light », divaguant du 19 juin au 18 juillet de La Traviata de Verdi avec Jessica Pratt dans le rôle-titre, à un concert symphonique de Philippe Katerine. « Un nouveau directeur artistique des Chorégies sera nommé la semaine prochaine. Avec l’objectif de proposer ce qui fait l’ADN des Chorégies, le lyrique et la mise en scène », annonce avec soulagement Richard Galy.

    Successions et bougies

    Nommé à la suite de Pierre Audi, décédé il y a un peu plus d’un an, Ted Huffman, nouveau directeur du Festival d’Aix-en-Provence qui se tiendra du 2 au 22 juillet, réaffirme quant à lui que « l’opéra doit demeurer un art vivant. Il faut sortir de l’idée selon laquelle l’art lyrique est un musée. C’est le moment d’aller vers des choses inattendues », souligne le metteur en scène américain. Parmi les « 250 festivals et manifestations » soutenus par la Région sur le millier existant, certains sont présents comme Marsatac, dont la date du 13 juin réunissant Théodora et Disiz est « bientôt sold out », annonce sa directrice Béatrice Desgranges, Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon dont la 80e édition s’élance le 4 juillet, ou encore Michaël Dian, directeur artistique du Festival de Chaillol qui souffle ses 30 bougies dans les Hautes-Alpes dès le 17 juillet. Sans oublier la présence d’Hugo Lucchino, nommé l’été dernier à la tête de la Villa Noailles, à la suite de la mise à pied de Jean-Pierre Blanc par le ministère de la Culture. Avec une programmation articulée autour du festival international de la mode, de la photographie et d’accessoires d’Hyères ainsi que du festival Design Parade à Toulon et dans la région. Aurélie de Lanlay, directrice adjointe des Rencontres d’Arles, tenues du 6 juillet au 4 octobre, met l’accent, elle, sur les différents dispositifs dispensés aux élèves de tous âges autour de l’initiation à la lecture de l’image. « Pour donner des clefs pour permettre aux jeunes de décrypter les images qui les entourent. »

    Le 15e vice-président de la Région en charge de la jeunesse, des sports et de la vie étudiante, Ludovic Perney enchaîne et se félicite pour sa part des « 4 800 élèves » qui ont pu bénéficier de ces ateliers de « lecture de l’image à Arles », mais aussi des parcours initiés au Festival d’Aix ainsi que du nombre de « lycéens accompagnés au Festival d’Avignon ».

    « Mode de vie occidental »

    Si « l’État baisse non seulement ses budgets mais demande aussi aux collectivités un effort pour rembourser la dette nationale », rappelle Sophie Joissains, « il faut faire en sorte que les structures et festivals passent ce mauvais cap ». De son côté, Ludovic Perney voit aussi la culture comme un moyen de s’opposer « aux attaques contre le mode de vie occidental ». Une formule qui laisse pantois, mais que ce candidat à la présidence de la fédération LR des Bouches-du-Rhône « assume », avant de se vautrer dans des explications alambiquées pour tenter de déminer la polémique. « Quand on était à l’école, l’Occident était au milieu de la carte du monde avec l’Europe, et nous, au milieu. Et bien, aujourd’hui, l’axe du monde a changé. Il faut préserver ces valeurs qui sont fondamentales pour conserver la maîtrise de notre destin », dit celui qui aime à citer le moraliste nationaliste et controversé Ernest Renan. Avec tous ces festivals, l’été sera chaud. Mais gare aux coups de soleil idéologiques sur la nuque.

  • Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Chaque opération de nettoyage, organisée par la Région dans l’une des 300 communes dans le cadre de « Nettoyons le Sud », sera accompagnée d’un atelier. Une occasion de se mobiliser collectivement pour préserver l’environnement, tout en créant du lien social et en sensibilisant les habitants au développement durable. Un rendez-vous intergénérationnel qui vise aussi à rassembler tous les acteurs du territoire : citoyens, communes et associations sur les sentiers urbains, en montagne ou au bord de l’eau.

    Engagés pour l’environnement

    Des associations accompagnent les bénévoles-ramasseurs sur les parcours proposés, comme l’association d’éducation à l’environnement CPIE Atelier Bleu Côte Provençale à La Ciotat et l’association Planète Perles à Sausset-les-Pins. L’association Milvi, spécialisée dans le recyclage des déchets à travers des solutions éco-design, anime un pôle sensibilisation à Arles. À Barjols, une conférence sur la protection de l’eau est organisée après l’opération de nettoyage, une façon de rappeler la nécessaire gestion de l’eau dans un contexte de raréfaction des ressources. L’association Aimer Barjols, village d’avenir a invité pour l’occasion l’hydrogéologue Maurice Jean, qui détaillera les différentes ressources d’eau et systèmes géologiques des massifs alentours.
    « Notre association participe depuis trois ans à cet événement et cette année, nous avons tenu à sensibiliser les publics sur la ressource en eau, une thématique d’actualité sur notre territoire. Pas plus tard qu’hier, le préfet du Var alertait sur la baisse généralisée du débit des rivières », rappelle François Volpi, président de l’association. De l’eau douce à la mer, la protection de l’environnement passera ce samedi par cet élan collectif.

  • La région, plus touchée par les noyades

    La région, plus touchée par les noyades

    Quelque 1 418 noyades dont 409 mortelles ont été recensées en France entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, selon le rapport de Santé publique France. Une hausse respective de 14% et 16% par rapport à l’année précédente. Les sapeurs-pompiers de France alertent sur ces chiffres qui traduisent une réalité : la baisse de vigilance dans les moments du quotidien, notamment lors des baignades, des activités familiales ou des loisirs estivaux. La région Paca est la plus touchée par le nombre de noyades : 332 noyades dans l’été (51 suivies de décès).

    Cette augmentation générale est fortement corrélée aux périodes de canicule et à la surfréquentation qu’elles engendrent. Aurélien, capitaine de corvette du bataillon des marins-pompiers de Marseille, dresse la typologie des accidents : « Il y a une grosse proportion de surévaluation de ses capacités, il y a aussi la méconnaissance des phénomènes naturels comme les courants ou le mistral. Sur les enfants, c’est le manque de vigilance et de surveillance. » La différence à Marseille, ce sont les nombreux lieux de baignade non surveillés, difficiles d’accès et rocheux qui constituent de « véritables facteurs accidentogènes et une intervention parfois plus compliquée », prévient le marin-pompier. « Les gens sous-estiment toujours les risques, comme le jet de mégots dans la forêt », affirme le lieutenant-colonel Brocardi.

    En cause, le téléphone portable

    À Marseille, 80% des noyades ont lieu sur la voie publique, c’est-à-dire dans la mer et les cours d’eau, et 20% en piscines privées. Et plus de la moitié de ces interventions ont lieu pendant la seule période estivale.

    Les sapeurs-pompiers pointent du doigt le téléphone. « La prise de conscience doit être renforcée. Notre attention diminue notamment à cause de notre téléphone. On est dans une société de consommation, ça a un impact psychologique et sur les réflexes quotidiens », alerte le lieutenant-colonel Éric Brocardi des sapeurs-pompiers de France. Il poursuit : « La plupart des drames que j’ai pu voir en tant que pompier, c’est : “Je n’ai pas fait attention.” Les vies dépendent du regard. Des fois, ce n’est même pas une question de savoir nager. » La noyade reste un phénomène difficile à détecter. Silencieuse, elle peut survenir en quelques secondes seulement, sans signe évident de détresse. Face à ce risque, les secours appellent à la vigilance : ne jamais quitter des yeux un enfant, même brièvement, éviter de se baigner seul et tenir compte de son état de fatigue ou des conditions météo. Fréquenter des plages surveillées diminue fortement les risques mortels. « Dès qu’il s’agit de milieux éloignés sans surveillance, les délais d’intervention sont au minimum de 10 à 13 minutes. On sait que déjà au bout de trois minutes, il y a des séquelles irréversibles », rappelle le lieutenant Christophe Sola, des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône.

    Christophe Sola (Sdis 13) précise qu’il faut également faire un travail de prévention auprès des parents en bord de plages : « On interpelle : “Attention votre enfant a perdu le brassard, attention vous êtes allé un peu loin”, on leur dit de nager parallèle à la plage, pas aller au 300m parce que oui il y a des bouées mais elles sont très grosses et glissantes, etc. »

    La surveillance des plages, assurée par les communes avec l’appui de sauveteurs et de secouristes, reste un maillon clé de la prévention. À l’échelle nationale, le lieutenant-colonel Brocardi évoque un manque récurrent de surveillants. « Il n’y a que cette année où il y a eu beaucoup de demandes pour être sauveteurs, ici dans les Bouches-du-Rhône. On n’a pas pu prendre tout le monde, nos équipes sont complètes », rassure Christophe Sola. « Dans le département, 28 plages sont surveillées sur 15 communes », par environ 350 sauveteurs.

  • À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    « Toujours là, parce que c’est encore nécessaire. » Plus d’un demi-siècle après les émeutes de Stonewall aux États-Unis, qui ont lancé dans le monde les luttes pour les droits des homosexuels, bisexuelles et transgenres, le combat reste d’actualité. « Cela va l’être encore un moment car quand les idées d’extrême droite poussent et arrivent au pouvoir, les droits des minorités et des femmes sont attaqués en premier », constate Aurélie Créa, coordinatrice de la marche des fiertés pour le pôle LGBT de Vaucluse.

    Ce samedi 30 mai, la structure organise la 4e édition de la marche des fiertés à Avignon. « Elle est organisée à 100% par une quinzaine d’associations, cette année un gros travail a été mené sur les chars et tous les artistes sont nouveaux sur notre manifestation », synthétise la coordinatrice. Fini aussi les concerts dans l’espace public, direction le tiers-lieu la Scierie. Le démarrage est prévu à 15h avec les stands associatifs sur la place Pie avant la grande marche à 17h qui traversera les rues Carnot et Carreterie jusqu’à la place Saint-Lazare. Suivra donc la soirée, en entrée libre, à la Scierie jusqu’à 1h, où des stands seront également installés.

    Un moment festif et militant « pour diffuser le message à ceux qui n’ont pas conscience de l’impact de la poussée de l’extrême droite ». Tout dernièrement, suite à l’élection du RN ou de la droite extrême aux municipales à Faches-Thumesnil (Nord) et Elne (Pyrénées-Orientales), les maires ont fait enlever les drapeaux arc-en-ciel de l’Hôtel de ville, repeint en blanc un passage piéton arc-en-ciel, voire carrément annuler la marche des fiertés. « Cette levée des symboles pousse à légitimer ceux qui sont là pour casser du PD », déplore Aurélie Créa.

    À deux jours d’un procès attendu

    Les militants sont déterminés « à garder leurs droits » alors qu’en décembre le pôle LGBT avait une nouvelle fois été tagué sans, à ce stade, d’avancée d’enquête malgré un dépôt de plainte. Les associations suivront de près le procès aux assises d’Avignon, qui s’ouvre pour une semaine ce lundi 1er juin, de six individus soupçonnés d’avoir agressé des homosexuels dont l’un avait été tué, en mars 2023 à Sorgues. Mi-avril, deux frères avaient été condamnés à de la prison ferme à Avignon pour avoir organisé des guets-apens homophobes.

    LES RENDEZ-VOUS EN RÉGION

    Aix-en-Provence

    La marche des fiertés de l’association Aix Vanguard se déroulera samedi 6 juin. Le départ est prévu sur la place de l’Hôtel de Ville à 14h30.

    La Ciotat

    C’est à 19h que la marche organisée par l’association collégiale l’Éventail débutera. Départ prévu à la Chaudronnerie samedi 6 juin.

    Toulon

    La marche du collectif Fiertés Toulon se déroulera samedi 13 juin. Le départ est prévu pour 17h, à la place d’armes. L’itinéraire au cœur du centre-ville reste le même que l’année précédente. Le cortège comptera 3 chars dont deux avec DJ sets. Un arrêt avec un sitting et une minute de silence se fera devant la mairie en mémoire à toutes les victimes des LGBT phobies.

    Marseille

    Fierté Marseille Organisation prévoit, samedi 4 juillet, sa marche LGBTQIA+ intitulée « Aucune marche arrière ». Le circuit débutera à 16h30, Place Castellane, et se poursuivra sur la rue de Rome jusqu’à la Canebière. Le cortège continuera ensuite vers le Quai de la fraternité, puis sur le Quai du Port, pour enfin, se terminer devant l’Hôtel de Ville.

    Calypso Sadousty

  • La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    « On est reparti en légère hausse. » Ce jeudi, dans le siège régional de RTE (Réseau de transport d’électricité) à Marseille, Gilles Odone, délégué de RTE en Méditerranée, entend rester « factuel » lors de la présentation du bilan électrique de la région Sud pour l’année passée. « La consommation est de l’ordre de 39,3 TWh [térawattheure, Nldr.], c’est 1,4% de plus qu’en 2024 », campe-t-il. Une consommation à mettre au regard de la production régionale : 17,3 TWh. « On représente un peu moins de 10% de la consommation nationale mais on ne représente que 3,2% de la production nationale », résume Gilles Odone. Lequel rappelle les particularités locales : « La production hydraulique [via les barrages par exemple, Ndlr.] c’est le premier moyen de production de la région (…) environ 40% de l’électricité consommée vient d’en dehors de la région. »

    Un bilan qui amène l’acteur à assurer que « les conditions sont réunies pour accélérer l’électrification ». Comprenez par là, le passage au tout électrique et la décarbonation de l’industrie. Et c’est justement pour ses projections vers l’avenir que l’acteur est attendu au tournant, puisque porteur du projet de construction de ligne très haute tension (THT) de 400 000 volts entre Jonquières (Gard) et Fos-sur-Mer en vue de cette décarbonation. « La ligne THT est aujourd’hui en instruction », élude Gilles Odone, sans rentrer dans les détails. Concrètement, RTE avance un premier chiffre illustrant les exigences à venir : « Les besoins en électricité de l’ensemble de la région sont évalués à environ 4 000 MW [Megawatt, Nldr.] à l’horizon 2030. » Et un autre qui montre aussi l’ampleur des sollicitations : « On a reçu plus de 6 000 MW de demandes de raccordement, c’est l’équivalent de la consommation actuelle de la région. »

    « Même sans Carbon… »

    Cette demande exponentielle s’explique par deux facteurs : « Il y a des besoins diffus, liés à l’électrification du pays : raccordement de bornes électriques, des navires à quai dans les ports, installation de pompes à chaleur… Il y a aussi les industriels, par exemple sur la zone de Fos, qui vont se décarboner, car ils n’ont pas le choix. » Mais la décarbonation sur le pourtour de l’Étang de Berre reste au stade de la lettre d’intention pour l’heure. Et les projets structurants de son électrification sont en suspens, voire pire comme avec l’exemple de l’usine géante de panneaux solaires, Carbon, qui a été abandonnée. « Il n’y en a pas beaucoup qui ont des décisions d’investissements », reconnaît Gilles Odone. Mais pas d’inquiétude du gestionnaire du réseau : « Même sans Carbon, on est au-delà de 6 000 MW de demandes. Nos infrastructures doivent être robustes. » D’autant que géographiquement, c’est bien cette zone qui concentre les besoins à venir : « Sur les 6 000 MW de demandes de raccordement, les deux tiers concernent la zone de Fos-sur-Mer. » Et même dans le pire des scénarios, où l’électrification des industries se ferait a minima, RTE assure qu’un renforcement des infrastructures serait quand même nécessaire : « Il y aura des sujets à résoudre. » Il cite notamment la question de la production hydraulique au regard du changement climatique. Autre argument : Sur les 4 000 MW estimés, environ 20% vient des « besoins diffus » qui sont eux aussi grandissants. En bref : « La structure du réseau très haute tension du Sud-Est n’est plus adaptée à cette hausse des consommations. »

  • Une journée d’hommages à la Résistance

    Une journée d’hommages à la Résistance

    Cette journée a été instaurée en souvenir de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) du 27 mai 1943 à Paris, réunissant Jean Moulin, représentant du Général de Gaulle, les représentants des huit grands mouvements de résistance français et les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République. Une rencontre fondatrice, qui avait pour but d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même mouvement.

    Bouches-du-Rhône

    À Salon-de-Provence, à 9h30, au Mémorial Jean-Moulin, sur la route nationale 583.

    À Aix-en-Provence, à 11h30, au Wagon du Souvenir au camp des Milles, chemin des déportés.

    À Martigues, à 18h, au monument aux Morts sur la place du 8 mai 1945.

    À Aubagne, à 17h, au Parc Jean-Moulin.

    À La Ciotat, à 11h, au cimetière Sainte-Croix.

    Var

    À Toulon, à 10h, sur la place Gabriel-Péri.

    À Draguignan, à 18h30, au Monument de la Résistance, sur la place de la Paix.

    À Six-Fours, le collectif Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne organise à 10h, au rond-point Jean-Moulin, une cérémonie en réponse à la « cérémonie patriotique » programmée par la mairie d’extrême droite de Frédéric Boccaletti, afin de rappeler que les racines de son parti n’étaient pas du côté de la Résistance. Et de dénoncer : « Une entreprise de récupération et de falsification de l’Histoire, salissant la mémoire des résistantes », selon le collectif.

    Vaucluse

    À Avignon, à 10h, à l’angle du boulevard de la première DB et de l’avenue Pierre-Semard, une cérémonie commémorative se tiendra à l’occasion du 82e anniversaire des bombardements de la ville d’Avignon, et à 10h45, au Monument aux Morts, place
    1ère armée d’Afrique, se tiendra la cérémonie commémorative de la Journée nationale de la Résistance.

    À Carpentras, à 11h, au Monument aux Morts du cimetière.

    À Cavaillon, à 17h, sous le péristyle de l’hôtel de ville.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, à 18h, au Monument aux Morts, bd Élimir-Bourges, organisée par l’association Anacr.

  • Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une situation favorable mais pas question de se relâcher… À la Région, on se félicite de la situation hydrologique sur le territoire à l’occasion d’un bilan d’étape du plan « Or bleu » ce mardi 26 mai. « Cet hiver, nous avons eu des précipitations très contrastées avec des mois humides et des mois particulièrement secs mais le bilan des cumuls reste conforme à la norme », constate Zoé Mahé, directrice adjointe de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Paca. L’humidité des sols et les températures, deux indicateurs « importants », sont aussi rassurants et côté « hydraulicité des cours d’eau et nappes phréatiques », la situation est aussi « globalement normale », ajoute Zoé Mahé, avant de mettre en avant le savoir-faire local dans la gestion de la ressource.

    Une gestion basée sur un système ancien d’aménagement hydraulique de la Durance et du Verdon mais toujours performant. Même si les réserves stockées « ne sont pas inépuisables » prévient la directrice adjointe. Une étude portée par la Région, l’État et l’Agence de l’eau va être lancée cet automne pour en vérifier la durabilité d’ici 2100.

    « La meilleure ressource, c’est celle que l’on n’utilise pas », résume Benoît Moreau, directeur du développement de la Société du Canal de Provence (SCP), rappelant le travail engagé sur la sobriété. De quoi déjà réduire la consommation en eau de 50% en 40 ans dans le secteur agricole, avec 1 500 m3 par hectare et par an. Dans le secteur industriel, l’économie est de 25% en 10 ans entre 2012 et 2022.

    Des conflits d’usages

    à venir

    Confiant sur l’avenir, estimant que la réserve en eau du Verdon va être « plus sollicitée » sans être dépassée, « il ne faut pas être aveugle non plus » nuance Benoît Moreau, des « conflits d’usage, il y en aura ». Reste à « optimiser le système pour qu’ils ne soient pas trop violents ». Et de revenir sur l’épisode de sécheresse de 2022, où le niveau du lac de Serre Ponçon, vaste réserve de 1,2 milliard de m3, avait drastiquement baissé au grand dam des professionnels du tourisme. « En 2100, on prévoit des baisses de 3 mètres en moyenne, c’est ce qu’on a vécu en 2022 », indique-t-il, ajoutant que des pontons flottants ont été mis en place pour maintenir l’activité touristique.

    Une issue obtenue grâce à cette « culture du dialogue que nous avons sur la question de l’eau » ajoute Bénédicte Martin, vice-présidente (LR) en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et présidente de la SCP. Des projets de modernisation ont aussi été lancés. Un investissement de 751 millions d’euros jusqu’en 2038 porté par le Canal de Provence dont 128 millions ont été engagés. On y retrouve notamment la réouverture du tunnel du Rove, encore à l’état d’étude, pour dériver les rejets d’eau douce issus du turbinage de la centrale EDF de Saint-Chamas dans l’étang de Berre.

    Sur la réutilisation des eaux usées, un potentiel régional estimé à 50 millions de m3 par an, « nous sommes en progression », assure Zoé Mahé quand Benoît Moreau considère qu’il ne s’agit pas d’une priorité. « C’est une solution qu’on utilise quand on n’a plus le choix. Or dans notre région, on a un système de stockage moins cher en énergie et en fonctionnement », estime-t-il.