Tag: Region SUD PACA

  • Déjà essayé

    Déjà essayé

    L’enquête collective réalisée par La Marseillaise, le collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Le Poing et l’Arlésienne avec le soutien financier du Fonds pour une presse libre est d’utilité publique.

    Elle permet d’objectiver le bilan de 10 municipalités dirigées par l’extrême droite dans le sud de la France en matière de relations avec le mouvement associatif.

    Ses résultats sont éclairants : derrière le ripolinage de l’extrême droite, les choix politiques restent constants. Parmi les situations constatées : des coupes qui visent la culture, la solidarité, les centres sociaux, la lutte contre le racisme et les discriminations, mais aussi une forme de clientélisme voire de prise de contrôle des structures associatives.

    Derrière les vidéos TikTok

    Un état de fait qui ne surprendra pas les opposants de l’extrême droite mais qui mérite d’être connu par tous les citoyens. D’autant qu’au-delà de cette attitude vis-à-vis du mouvement associatif, plusieurs maires d’extrême droite du sud de la France ont été, dans la dernière période, aux prises avec la justice, comme Marine Le Pen l’est au plan national.

    Voilà la réalité de l’extrême droite dans notre région. Derrière les députés encravatés et les vidéos TikTok de Jordan Bardella, il y a des pratiques et un projet politique clair.

    À celles et ceux qui pensent qu’« on ne les a jamais essayés », La Marseillaise, journal fondé dans la Résistance témoigne du contraire.

    L’extrême droite a déjà été essayée dans l’histoire. Dans le présent aussi, et ce n’est pas reluisant.

  • [Entretien] « La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser »

    [Entretien] « La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser »

    Bernard Astruc en est convaincu : l’agro-biologie est la seule alternative, dans un contexte agricole tendu. Il prône la recherche, avant toute chose, de la souveraineté alimentaire durable.

    La Marseillaise : Comment expliquez-vous un tel soulèvement contre la loi Duplomb, qui prévoit la réintroduction, sous conditions, de certains pesticides interdits ?

    Bernard Astruc : Monsieur Duplomb a réussi à faire se mobiliser plus de 2 millions de personnes en désaccord avec son projet de loi, ce qui est une performance exceptionnelle. Il a fallu de mauvaises raisons pour que, d’un seul coup, il y ait une vraie mobilisation citoyenne. Cette loi, c’est du rétropédalage, comme si on était déjà tellement en avance sur les mesures agro-environnementales qu’on pouvait se le permettre. Là, on a vu que les citoyens-consommateurs n’étaient pas prêts à accepter ça, parce qu’ils savent que ces molécules de pesticides empoisonnent la terre, l’eau, les nappes phréatiques, l’air et, pire, nos aliments.

    Qu’avez vous à dire sur la politique agricole gouvernementale ?

    B.A. : Elle est complètement hors-sol pour la simple raison qu’on refuse d’analyser les causes profondes. En ce moment, on fait croire qu’on fait du changement, mais pas du tout, alors qu’il est devenu absolument nécessaire et urgent. Le gouvernement continue à être dans une fuite en avant, sous la pression des syndicats dominants, et va céder sur le plan agro-environnemental et sur les mesures budgétaires, ainsi que d’autres facilités qui sont contre nature, comme les méga-bassines, pour accélérer, pour faciliter. Ce sont des mesures qui vont à l’encontre de l’obligation d’introduire l’agro-écologie dans l’agriculture.

    Quelle importance représente la souveraineté alimentaire ?

    B.A. : La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser, parce que derrière, il y’a la sécurité alimentaire et la qualité alimentaire. De la qualité dépend notre santé. De la sécurité, notre certitude de pouvoir manger tous les jours. Toute cette nourriture que nous voyons dans la grande distribution laisse croire qu’il y a une abondance de nourriture, mais est en réalité à flux tendu, approvisionnée par des camions, tous les jours. Ce n’est pas du tout produit ici. Nous avons au dessus de nos têtes une épée de Damoclès qui peut s’abattre à tout moment à cause d’une crise énergétique. Avec la situation géopolitique mondiale, ça peut arriver demain matin.

    Dans notre région, qu’en est-il de la part de cette souveraineté ?

    B.A. : Les Alpes-Maritimes c’est la catastrophe, c’est moins de 1%. Le Var est aux alentours de 2,5%. Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, c’est un peu plus, ça tourne autour de 4 ou 5%. Ça veut dire qu’on a au maximum 15 à 30 jours d’autonomie.

    Quelle est la solution ?

    B.A. : La solution, on la connait déjà : parce que ce n’est qu’un choix politique. Il faut qu’il soit courageux, mais quand on veut prioritairement conserver son poste de député, de maire, de ministre, par rapport à l’intérêt collectif, on ne fait pas une politique courageuse. C’est ce qu’il va falloir faire, parce que non seulement il n’y a pas d’autres alternatives, mais cette alternative de l’agro-biologie, on a la chance qu’elle soit crédible. En France, il y a 62 000 agriculteurs qui cultivent 2,8 millions d’hectares dans toutes les filières agricoles, sans intrants chimiques, sans pesticides. C’est la preuve que c’est possible, pas marginal.

    «Non c’est Non, Monsieur Duplomb !» : Nouvelle pétition du 2 février 2026 contre la loi Duplomb.

  • De Menton à Marseille contre le cancer par le GR51

    De Menton à Marseille contre le cancer par le GR51

    Son arrivée est prévue le 14 février, à la plage de la Pointe Rouge. Adrien s’est lancé le défi de parcourir les 439 kilomètres de ce parcours mythique en moins de 4 jours et 6 heures (record actuel avec assistance) tout en collectant des fonds pour le comité 06 de la Ligue contre le cancer. Ce projet « courir pour la vie », est un hommage à son père décédé d’un cancer du cerveau et une « preuve que la résilience peut se transformer en action concrète », pour soi et pour les autres.

  • Mobilisés pour briser le silence et lutter contre l’excision

    Mobilisés pour briser le silence et lutter contre l’excision

    « On doit tous se sentir concernés », avertit Jennifer Salles, conseillère régionale et avocate, lors de la 19e Journée mondiale de lutte contre l’excision, vendredi dernier. Dans la seule région Paca, 3 000 femmes victimes de mutilations sexuelles ont été recensées.

    Une réalité sous silence. « J’ai rencontré des femmes qui avaient vécu ça en France. On pense que ça se passe dans le pays d’origine mais c’est encore perpétué sous silence ici », témoigne la psychologue clinique Kawiyat Mohamed. Cette pratique d’ablation de l’appareil génital externe, touche majoritairement les femmes de culture africaine, depuis des générations. Condamné par la loi française et 18 pays d’Afrique, cet acte social ancré par les traditions reste pourtant toujours pratiqué.

    L’association Gams SUD s’engage dans la lutte contre l’excision, avec des actions qui se définissent en 3 mots :
    « Prévenir, protéger et reconstruire ». Les onze Maisons régionales des femmes font le relais pour la prise en charge de ces femmes. Ces institutions, unies contre les violences faites aux femmes, sont soutenues à hauteur de 10 millions d’euros par la Région Paca.

    Sensibilisation et prise en charge des victimes

    Méconnue par la population, le milieu médical et institutionnel, l’association Gams SUD s’engage à sensibiliser sur l’excision dès le plus jeune âge. Les bénévoles interviennent dans les lycées de Provence pour informer sur ces mutilations sexuelles féminines, comme au lycée Monnet de Vitrolles. Mais aussi auprès des parents et famille : le programme « Les vacances, c’est fait pour s’amuser, pas pour être mutilée » est mis en place pour repérer les signes précurseurs du risque d’excision pour une fille. Départ au pays, mention de « l’attachement aux traditions » : ces détails doivent alerter l’entourage. « Il faut sensibiliser auprès des familles », rappelle une participante, victime d’excision. « Une fois l’excision faite, on peut réparer mais il y a quelque chose de brisé. »

    La gynécologue Emmanuelle Cohen-Solal détaille la prise en charge de ces femmes, prévue par la Maison des femmes 13 :
    « Psychologique, sexologique, sociale, parfois juridique, et lorsque c’est nécessaire, je m’occupe de la réparation chirurgicale », précise-t-elle. Et d’affirmer qu’il faut améliorer les « actions de prévention dès le plus jeune âge, et renforcer la formation des personnels de santé ».

  • Élections municipales : une jeunesse à rebours des idées reçues

    Élections municipales : une jeunesse à rebours des idées reçues

    Des jeunes avec des idées, prêts à aller aux urnes pour peu qu’on s’intéresse à eux. Selon les conclusions de l’enquête lancée par Aix-Marseille Université (AMU) avec le concours de la Fondation Jean-Jaurès et de l’Ifop, présentées mardi 10 février, 67% des étudiants se déclarent engagés, mais seulement 44% ont l’intention d’aller voter pour les élections municipales.

    Menée du 24 novembre au 22 décembre par le biais d’un questionnaire envoyé par courriel ou un QR code mis à disposition, sur un échantillon de 5 190 étudiants répartis sur dix villes, cette étude, « issue d’une démarche scientifique », insiste Éric Berton, président d’AMU, s’est intéressée à « la manière dont ils vivent leur vie d’étudiants et leur état d’esprit actuel ». « On considère qu’il y a une sorte d’invisibilité de la jeunesse, étudiante en particulier, et on voulait qu’elle soit vue et entendue, en particulier dans le cadre des élections municipales, car il nous semble qu’elles sont à une échelle concrète, qu’elles ont une réelle incidence sur la vie des étudiants dans la ville », explique-t-il.

    Le président d’AMU assumant dans nos colonnes, le 3 février, que le rôle de l’université était de « redonner le goût du vote ». En ressort le portrait d’une jeunesse « dynamique, mais aussi en colère », qui a « du mal à aller voter, mais s’il y a une offre politique correspondant à ses aspirations, elle n’est pas loin » de retourner aux urnes, résume Éric Berton. Une génération « confinée » qui a
    vécu « une succession de crises majeures », ajoute Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès.

    Un fort sentiment de solitude

    Un jeune de 22 ans aujourd’hui a connu la crise de l’euro à 8 ans, celle des attentats à 11 ans, le Covid à 16 ans, la guerre en Ukraine à 18 ans, détaille-t-il. De quoi expliquer la priorité donnée à la santé quand 85% des étudiants jugent la thématique prioritaire pour les politiques publiques. Il y a aussi « le sentiment de solitude » : 66% de l’échantillon disant l’éprouver, « soit 20 points de plus que l’ensemble de la population », note Gilles Finchelstein, ainsi qu’un écart marqué entre « bonheur personnel et pessimisme collectif ». Pas moins de 79% des jeunes se disent heureux, 86% sont optimistes pour eux-mêmes, mais seulement 21% le sont pour l’avenir de la France, 18% pour celui du monde. Où une vie réussie, selon eux, c’est d’abord « avoir une famille heureuse » pour 58% des sondés, à égalité avec « avoir du temps libre pour profiter de la vie » suivi par « avoir de vrais amis » (51%).

    Les étudiants n’en n’oublient pas pour autant les autres : 79% d’entre eux ont apporté une aide financière directe à une personne dans le besoin, 61% ont fait un don à une association ou une fondation, 57% ont fait du bénévolat, 50% ont déjà créé ou rejoint une association. Leurs préoccupations sont diverses : droits des femmes et lutte contre le sexisme (97%), droits de l’homme (96%), environnement (95%), ou encore lutte contre le racisme (94%).

    Intéressés par l’élection présidentielle

    S’ils se sentent concernés par la chose politique, c’est au niveau national, 84% se disant intéressés par l’élection présidentielle contre 46% par les municipales. Seulement 40% des participants à l’enquête savent qu’il faut se rendre aux urnes en mars, 25% disent ne pas être inscrits sur les listes municipales, 28% envisagent l’abstention. Ce qui pourrait motiver les troupes : « Une offre politique qui correspond à [leurs] attentes » pour plus de 70% des étudiants. Au-delà de la santé qui arrive en première position, les thématiques de politiques publiques devraient porter sur la sécurité (69%), à égalité avec la lutte contre la pollution. La lutte contre le dérèglement climatique arrive en troisième position.

    Le timing pourrait aussi jouer. L’enquête ayant été réalisée en novembre et décembre dernier, « au fur et à mesure que les semaines vont passer, que la campagne va se lancer, ils vont s’y intégrer », estime Gilles Finchelstein. « Ce n’est pas une jeunesse perdue pour le vote », veut croire Éric Berton : « Aux politiques de prendre la responsabilité de faire des propositions. »

    Après cette enquête, un débat est organisé avec des représentants des candidats marseillais, mercredi 11 février, en présence d’une centaine d’étudiants.

    En chiffres

    67%

    des jeunes ayant répondu à l’enquête lancée par AMU se déclarent engagés pour une cause. Un chiffre qui monte à 70% chez les 22-24 ans, 72 chez les plus de 25 ans. Les causes défendues : l’urgence climatique, la lutte contre le sexisme ou la défense des droits humains.

    73%

    des abstentionnistes du panel de l’enquête menée par AMU déclarent qu’une offre politique correspondant à leurs attentes pourrait les faire changer d’avis.

    87%

    des étudiants de l’enquête se disent prêts à renoncer à la livraison de fast-fashion au nom d’une « conscience écologique », transformant la consommation « en levier d’action civique », estime AMU dans son analyse.

  • Renaud Muselier, soutien pragmatique de Martine Vassal

    Renaud Muselier, soutien pragmatique de Martine Vassal

    Aucun doute là-dessus, à Marseille, Renaud Muselier n’est « pas candidat » aux municipales, a-t-il tenu à rappeler lors de ses vœux à la presse, ce jeudi 29 janvier, et il soutient Martine Vassal (DVD). « Je pense que c’est de loin la meilleure » pose-t-il, vantant son « expérience » et sa « compétence ». À ceux qui l’interrogent sur les difficultés de la candidate de la droite et du centre dans les sondages et sur le terrain, il oppose son vécu de président élu quand on prédisait le contraire. « Les sondages ne correspondent pas à la réalité, ils donnent une ambiance », estime Renaud Muselier, pour qui la campagne des municipales n’a pas encore démarré : « Cela va s’accélérer en février. »

    Il préfère fracasser le bilan du maire DVG sortant, Benoît Payan. Un maire qui « n’a jamais été élu », a « changé je ne sais pas combien de fois de DGS (directeur général des services) », les Verts « qu’il a noyautés » et n’ont pas pu se présenter, aujourd’hui victimes d’un « syndrome de Stockholm ». Il enchaîne avec « Kessaci, pour qui j’ai beaucoup de respect, qui est là… » Et ose : « Enfin, c’est pendant le mandat du maire que ses deux frères ont été assassinés. On ne peut pas dire que c’est un mec bien quand même ! » Orange qui s’en va de Saint-Mauront, les Galeries Lafayette fermées en centre-ville, les écoles non réalisées, tout y passe… Renaud Muselier parlant de « diagnostic » et de « projet ».

    Un « pacte de raison »

    Face à la menace RN à laquelle il refuse de croire, tout en déplorant que l’extrême droite sème le « chaos » au niveau national, il prône son « mode d’emploi ». La clé : faire comme à la Région, « un pacte de raison », s’entendre au premier tour, respecter ses partenaires. Ce qu’il avait essayé de faire à l’époque, à Marseille, estime-t-il avec « Bruno [Gilles], avec Renaissance, ils ont tous voulu se [présenter], on a perdu la ville ». Convenant que pour les législatives « la droite, le centre, les socialistes on a été rincés », il reste confiant : « Ce n’est pas [pour ça] qu’on va perdre les municipales. Au contraire, la méthode que nous avons mise en place est applicable. »

    Il étrille Franck Allisio, candidat RN et conseiller régional, dont il n’oublie pas qu’il fait l’objet d’un « article 40 car il s’est servi de la Région pour faire sa campagne ». « On est susceptible de voter pour quelqu’un qui n’est même pas considéré comme bon candidat », estime-t-il. Sur sa position en cas de triangulaires, Renaud Muselier reste évasif. « Pourquoi vous ne me parlez pas de quadrangulaires ? » interroge-t-il, estimant visiblement que ce sera le cas à Marseille. Et de réclamer de la « hauteur avec de vrais débats ».

  • [Série 1/3] Santé, repenser son rapport à l’alcool : « Ce défi est l’occasion de faire un point sur sa consommation »

    [Série 1/3] Santé, repenser son rapport à l’alcool : « Ce défi est l’occasion de faire un point sur sa consommation »

    Dans ce cadre, « La Marseillaise », en association avec l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille – centre de lutte contre le cancer – vous propose, chaque semaine, d’en apprendre davantage sur l’impact de l’alcool sur la santé. Cette semaine, le rapport à l’alcool dans la société.

    En 2025, une équipe de liaison et de soin en addictologie (Elsa), portée par le docteur Louis Stoffaes, a été mise en place à l’Institut Paoli-Calmettes. C’est en ce sens que Salomé Bregeon a rejoint les équipes de l’IPC en juin de l’année dernière.

    Infirmière spécialisée en addictologie et tabacologie, elle a, entre autres, pour mission de repérer et accompagner les personnes qui ont des addictions pendant leur hospitalisation. « Le Dry January, ou défi de janvier, c’est quelque chose de positif, parce que ça peut être l’occasion pour les participants de faire évoluer durablement leur comportement face à l’alcool », souligne l’infirmière.

    Repenser son rapport à l’alcool

    « C’est un défi qui s’adresse principalement aux personnes qui peuvent avoir une consommation excessive, mais pas quotidienne. »

    Ancré dans la culture française comme un vecteur de convivialité notamment pendant les repas ou moment festifs, une diminution de la consommation a tout de même été enregistrée en France, depuis 2017. « Des études ont montré qu’aujourd’hui, 1 adolescent sur 5 n’a jamais bu un verre d’alcool à 16 ans contre 1 sur 10 dans les années 2000, ce qui montre une évolution positive du rapport à l’alcool », ajoute Salomé Bregeon. « Sans compter que de plus en plus de campagnes de santé publique mettent en avant l’impact de l’alcool sur celle-ci. »

    Limiter les risques sur la santé

    Popularisé en France par la société civile en 2019, le Dry January a vu le jour au Royaume-Uni, en 2013. Il affiche l’objectif, pour les participants, de passer un mois sans consommer d’alcool « pour voir comment on se sent, sans pression, ni jugement ». « C’est un défi collectif qui n’est pas une obligation, mais qui est intéressant pour faire un point sur sa consommation personnelle tout en incitant la population à repenser son rapport à l’alcool. Janvier étant le mois idéal puisqu’il arrive juste après les fêtes », explique la spécialiste. « D’ailleurs, l’étude Janover réalisée par Le Vinatier (Psychiatrie universitaire Lyon Métropole avec le soutien de l’Institut national du cancer et d’autres partenaires) en 2024 a montré que, sur un échantillon de 5 000 Français interrogés et participant au Dry January, 57% n’ont pas touché un verre d’alcool en janvier, 58% boient moins huit mois après le défi, 54% ont mentionné une amélioration de leur bien-être mental et 42% de leur bien-être physique. Tandis que 31% ont déclaré mieux dormir et 58% se sont sentis plus confiants pour refuser un verre d’alcool dans des contextes sociaux. »

    De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise quelques recommandations afin de limiter les risques qui peuvent être liés à la consommation : ne pas boire plus de deux verres standards par jour, faire une pause au moins deux jours dans la semaine, mais aussi ne jamais dépasser les dix verres hebdomadaires.

  • Le hérisson d’Europe crucial mais en déclin

    Le hérisson d’Europe crucial mais en déclin

    Le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus), petite boule de pics bien connue dans les paysages ruraux comme dans les jardins, joue un rôle important dans les milieux naturels. Malgré cette fonction écologique majeure, l’espèce est confrontée à de nombreuses menaces qui compromettent sa survie.

    En région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), le hérisson d’Europe fréquente des milieux variés : zones boisées, haies, jardins privés… C’est un allié précieux des jardiniers, car il se nourrit d’insectes, de limaces et d’autres invertébrés parfois considérés comme nuisibles lorsqu’ils pullulent. Sa présence témoigne de la bonne qualité des espaces naturels.

    Les populations d’Europe diminuent

    Malgré son rôle essentiel, ce mammifère nocturne connaît une forte régression. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a récemment révisé son statut, le faisant passer de « préoccupation mineure » à « quasi menacé » dans sa liste rouge. Cette liste permet d’évaluer l’ampleur des efforts nécessaires pour préserver la biodiversité à différentes échelles.

    Les populations de hérissons d’Europe diminuent dans plus de la moitié des pays où l’espèce est présente : Royaume-Uni, Norvège, Suède, Danemark, Allemagne, Autriche. En France, leur nombre a baissé de 16% à 33%, selon les régions au cours de la dernière décennie.

    Plusieurs facteurs expliquent cette régression. L’urbanisation croissante réduit les zones de refuge et expose davantage les animaux aux dangers de la route. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), « chaque année, 700 000 hérissons meurent écrasés ».

    Des centres de sauvegarde essentiels

    Par ailleurs, l’intensification agricole et l’usage de pesticides constituent une autre menace majeure : ces substances diminuent leurs ressources alimentaires et peuvent entraîner des intoxications. Enfin, le changement climatique perturbe leur hibernation et accroît leur mortalité.

    La protection du hérisson d’Europe repose aussi sur la mobilisation citoyenne : protéger cet animal, c’est protéger l’environnement. Des centres de sauvegarde de la faune sauvage existent dans la région, comme celui de Buoux, qui prend en charge les hérissons blessés ou malades afin de les soigner et de les réhabiliter dans leur milieu naturel. À l’échelle individuelle, préserver cette espèce menacée passe par l’abandon des pesticides au profit d’un jardinage plus respectueux de l’environnement, ou encore par le soutien financier aux centres de sauvegarde, comme Buoux.

    Le 23 janvier, la LPO Paca lancera une opération de financement participatif destinée à soutenir le Centre de sauvegarde de Buoux.

  • Compte à rebours

    Compte à rebours

    Dans deux mois exactement, le premier tour des élections municipales aura lieu. Le compte à rebours est lancé pour une campagne qui se déroule dans un contexte inédit à bien des égards.

    Dans les différentes communes, la campagne ne fait que commencer. Écrasé par la crise politique nationale, la menace constante d’une dissolution et l’actualité internationale anxiogène, le débat démocratique local peine à se déployer.

    Et pourtant, les municipales sont un enjeu majeur pour le quotidien que nous allons vivre durant les six et peut-être les sept prochaines années car le grand nombre de scrutins à venir pourrait bien conduire à la prolongation du mandat des maires élus en 2026.

    Expériences positives

    Elles détermineront l’état des services publics, les politiques d’urbanisme et de logement, les actions de solidarité, de protection de la biodiversité et la manière d’associer ou non la population aux choix qui seront faits.

    Dans ce contexte, les gauches, à la peine au niveau national depuis le mandat de François Hollande, font face à un double défi. D’une part, convaincre à nouveau dans les grandes villes qu’elles dirigent malgré la poussée du RN et la stratégie solitaire de LFI, d’autre part reprendre pied dans les petites communes dans lesquelles son influence s’est réduite comme peau de chagrin.

    Pour y parvenir, elles doivent être unies, parler simple et vrai, renouer avec la relation de proximité et les préoccupations quotidiennes des habitants. C’est la condition pour contrer l’extrême droite.

    Dans notre région, où les rapports de forces sont très contrastés, elles ne partent pas de rien, les expériences municipales progressistes qui mettent au cœur de leur action les services publics, la justice sociale, la défense de l’environnement et la démocratie de proximité sont là pour en témoigner.

  • Cette année, le recensement concerne 400 000 logements dans la région

    Cette année, le recensement concerne 400 000 logements dans la région

    Ce jeudi s’ouvre le recensement de la population en région Paca. Une démarche conjointe réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et les communes. Depuis 2004, le recensement est cyclique. Chaque année, seule une partie des communes est recensée : 1/5e des communes de moins de 10 000 habitants et 8% de celles de plus de 10 000 habitants. Les éléments clés de cette campagne ont été présentés, ce mardi, par les responsables de l’Insee.

    Les personnes concernées, en 2026, doivent suivre une procédure simple. « Un agent recenseur, mandaté par le maire et muni de sa carte officielle, vient remettre en main propre un code d’accès au questionnaire en ligne, au domicile des personnes ciblées par l’étude. Un questionnaire papier est toujours possible sur demande. Si les habitants sont absents, le recenseur dépose la fiche dans la boîte aux lettres. Le questionnaire se remplit en 15 minutes sur le site le-recensement-et-moi.fr », détaille Virginie Besson, responsable de la division recensement au sein de l’Insee Paca.

    L’étude se clôturera le 14 février pour les communes de moins de 10 000 habitants et le 21 février pour celles de plus de 10 000 habitants. En France, 5 millions de logements sont recensés, cette année, dont 400 000 en Paca et 38 400 à Marseille.

    à quoi sert le recensement ? « Les données relevées, c’est-à-dire le décompte de toutes les personnes qui habitent sur le territoire français, permettent notamment aux décideurs politiques de mieux connaître la population et répondre au mieux à ses besoins sur un territoire donné. Par ailleurs, elles sont le point de départ d’autres enquêtes statistiques », répond Virginie Besson.

    Logements chauffés

    au fioul en Paca

    Par exemple, une nouvelle étude de l’Insee est parue, ce mardi, sur les logements chauffés au fioul en Paca, sur la base des données du recensement 2023. L’enquête est majeure, notamment sur le plan environnemental, dans une région de 5 219 000 habitants dont le rythme de croissance accélère (+0,6% en moyenne entre 2017 et 2023). En effet, le fioul est le combustible de chauffage le plus polluant. Aujourd’hui, dans la région, 7,5% des résidences principales sont chauffées par ce combustible (182 000 logements).

    Ce mercredi, l’Insee organise une rencontre auprès de la population au World trade Center, à Marseille