Tag: Region SUD PACA

  • L’Unicef met en lumière les droits des enfants

    L’Unicef met en lumière les droits des enfants

    « On fait comprendre aux enfants qu’ils ont des droits et une véritable valeur », explique Stéphane, bénévole à l’antenne de Gap de l’Unicef. Formé par l’organisation, il intervient dans les écoles pour informer les élèves sur leurs droits. « Il y a toujours à faire, même en France, bien que la situation soit moins grave que dans d’autres pays », ajoute-t-il. Brigitte Pinel Pedro, bénévole dans les Hautes-Alpes, précise : « Les enfants sont les premières victimes des guerres. Ils ne peuvent pas se débrouiller seuls dans ce monde, c’est pour ça que la Convention des droits de l’enfant est aussi importante. » Mais alors, quels sont ces droits ? Il en existe quatre principaux, explique Bruno Enjolras : « La non-discrimination, chaque enfant, peu importe d’où il vient, a les mêmes droits. Le droit pour les enfants de donner leur avis. Aussi, l’intérêt supérieur de l’enfant, car toutes les décisions prises par les adultes doivent s’y inscrire. Enfin leur prise en compte dans les politiques publiques. » Le secrétaire général revient sur la situation en France : « Le suicide est la première cause de mortalité chez les adolescents. Un enfant meurt sous les coups d’un proche tous les cinq jours. » Après la diffusion d’un court-métrage sur la santé mentale, il insiste : « Les enfants doivent avoir conscience de leurs droits, cela peut les pousser à parler, se confier et éviter le pire. »

    Former aux droits des enfants

    Maeva, jeune ambassadrice de l’Unicef, revient sur l’organisation des Gap Good Game, un événement autour du jeu et du numérique : « Nous avons présenté une exposition en réalité virtuelle pour sensibiliser aux droits à l’éducation et à l’importance de l’eau. » Le président détaille sa volonté, cette année, de développer les partenariats « écoles amies » qui ont pour objectif de former les acteurs éducatifs aux droits des enfants, et ainsi les diffuser plus largement dans les départements de la région Paca. Bruno Enjolras rappelle que les élections municipales représentent un enjeu important : « Si les valeurs de l’Unicef ne sont pas intégrées par les mairies, le travail peut devenir difficile. » La journée s’est terminée par une table ronde animée notamment par la pédopsychiatre Pascale Louarn et la sophrologue Marie-Lyne Rozanes autour de la santé mentale des enfants et des adolescents. « Une thématique devenue centrale depuis la crise du Covid-19, qui a accentué le mal-être des jeunes », rappelle Morgane, également bénévole.

  • Kem One : une grève comme signal d’alarme pour la CGT

    Kem One : une grève comme signal d’alarme pour la CGT

    Après les alertes, la CGT de Kem One contre-attaque. L’organisation syndicale, largement majoritaire sur le site de Fos-sur-Mer, appelle à la grève pour ce mardi 31 mars pour tous les sites français du groupe plasturgiste.

    Un mouvement pas anodin pour l’un des principaux producteurs de PVC au niveau européen. « Le but de la grève est d’alerter les pouvoirs publics, les politiques, le gouvernement et les salariés. L’entreprise va très mal, pas seulement le site de Fos mais l’ensemble du groupe », expose Yann Beauné, secrétaire général de la CGT Kem One Fos. Il faut dire que son organisation syndicale a des arguments pour justifier son inquiétude : « En 2021, on était endettés à hauteur de 10 millions d’euros, aujourd’hui, on l’est à hauteur de 700 millions. L’actionnaire principal, Apollo, n’a mis aucune bille, et s’enrichit sur le dos des salariés via des montages financiers complexes. »

    Les quelques données disponibles publiquement sur la santé financière du groupe en disent long : son résultat net a fondu, passant de 184 millions d’euros en 2021 au négatif de
    -89 millions en 2024, tout comme sa trésorerie : de 185 millions à 15,5 millions. Mais pas ses dettes financières : de 14,3 millions à… 362 millions. Ajoutez à cela des mouvements anormaux en Bourse de plusieurs fonds d’investissement. « On a mis notre nez dans les montages financiers et c’est inquiétant. Certains actionnaires et partenaires d’Apollo [fonds d’investissement états-unien, actionnaire principal et repreneur de Kem One en 2021, Ndlr] parient à court terme contre Kem One et gagnent de l’argent sur notre perte », relate Yann Beauné.

    Des sites en danger direct

    La coordination syndicale CGT du groupe résume la situation : « Kem One est devenu le terrain de jeu préféré des spéculateurs de la finance mondiale. L’actionnaire Apollo a choisi de livrer les clés de l’entreprise à des fonds spéculatifs vautours. » D’où la montée au créneau à venir et d’où une lettre ouverte en direction d’Emmanuel Macron, président de la République, en date du 16 mars. Laquelle alerte notamment sur « l’entreprise stratégique » qu’est Kem One pour la France qui fût un temps aux mains d’Arkema. « On est un groupe stratégique au niveau du PVC en France, ce n’est pas une production anodine. Et on consomme de l’éthylène [matière première pour le PVC] produit par LyondellBasel et de Naphtachimie sur le bassin de Fos », développe Yann Beauné. Lequel insiste : « Si on tombe, d’autres acteurs tombent en amont de la chaîne mais aussi en aval, avec les usines qui font des billes de PVC, tous les acteurs qui achètent du PVC… ».

    Entre les 1 300 salariés du groupe selon les décomptes syndicaux, les emplois induits directs et indirects, l’impact sur l’écosystème de la chimie française pourrait être dévastateur : « Il y aura un effet domino énorme et l’on n’est que trois à produire du PVC en France. » D’autant que plusieurs sites sont déjà quasiment à l’abandon au niveau investissement : « Les outils de productions souffrent dans tous les sites. Certains équipements vitaux sont à bout de souffle », alerte la coordination syndicale CGT du groupe. Pour le site de Château-Arnoux-Saint-Auban, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le syndicat dépeint un décor qui a de quoi faire froid dans le dos : « Bâtiment qui s’écroule, économies sur la sécurité, non-remplacement de personnels… ». Constats tout aussi inquiétants pour le site à Lavéra : « Trois bacs de stockage de soude sur cinq sont hors service dus à la corrosion. » De quoi décrire les effets concrets de la stratégie d’Apollo sur les conditions de travail.

    Pour y voir plus clair, la CGT compte sur un comité social économique extraordinaire, qui se déroule ce mercredi 25 mars. « Selon les réponses, on déclenchera peut-être un droit d’alerte social et économique », prévient Yann Beauné.

  • Le second tour en un clin d’œil : des résultats contrastés selon les départements

    Le second tour en un clin d’œil : des résultats contrastés selon les départements

    BOUCHES-DU-RHONE

    La victoire confortable du maire DVG Benoît Payan à Marseille, la deuxième ville du pays, met du baume au cœur des électeurs de gauche de tout le pays. La capitale des Bouches-du-Rhône s’est mobilisée et a résisté malgré l’inquiétude provoquée par la progression de l’extrême droite qui revendique la victoire dans des mairies d’arrondissement. Les communistes conservent leurs bastions : Gaby Charroux rempile pour un quatrième mandat à Martigues (44,14%), qui s’ajoute aux communes maintenues dès le premier tour, Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc et le Rove. Les progressistes se maintiennent à Noves, Vitrolles et récupèrent Aubagne des mains de la droite avec le succès de Jean-Pierre Squillari (36,28%). L’extrême droite remporte Fos-sur-Mer, Tarascon et garde Rognac. Malgré des échecs, la droite conserve ses bastions acquis dès le premier tour (Gémenos, la Ciotat, Cassis etc.), auxquels elle ajoute son fief d’Aix-en-Provence en reconduisant la dynastie Joissains (47,35%) et pour la première fois la fille Sophie à la mairie. Patrick de Carolis (Horizons) repart pour un deuxième mandat à Arles.

    VAR

    Le camp brun continue s’étendre sa mainmise sur le département du Var. Une quadrangulaire aura fini d’enfoncer la Seyne-sur-Mer dans les bras des lepénistes qui ciblaient la deuxième commune varoise comme une de ses priorités. La victoire du RN Dorian Munoz (46.31%) confirme les dynamiques des dernières élections nationales, D’une courte tête (50,06%), le député RN Frédéric Boccaletti est élu maire de Six-Fours, malgré son passé de libraire aux ouvrages fascistes et antisémites. À 21 voix près, il fait tomber le maire de droite Jean-Sébastien Vialatte qui dirigeait la ville depuis 1995. Ce dernier a annoncé déposer un recours. La Valette-du-Var et Salernes s’ajoutent dimanche aux villes d’extrême droite remportées dès le premier tour : Puget-sur-Argens et Fréjus, dirigée par David Rachline depuis 2014. Cette année-là marquait la bascule de Cogolin. Cette gestion prend fin ce dimanche grâce à la candidate DVD Isabelle Farnet-Risso qui l’emporte devant la liste d’union UD-RN de Pierre-Yves Tierce.

    Le front républicain constitué autour de la maire sortante sans étiquette Josée Massi pour empêcher la lepéniste Laure Lavalette de ravir Toulon est victorieux. La capitale du département est préservée. Hyères reste à droite, comme La Crau, Carqueiranne, Ollioules, Saint-Mandrier et Le Revest, où les édiles ont été réélus dès le premier tour.

    VAUCLUSE

    Dans le Vaucluse, c’est la grande désillusion pour les progressistes. La cité des Papes sera désormais dirigée par la droite après la victoire d’Olivier Galzi (41,62%). La fusion des deux listes de gauche durant l’entre-deux tours et les 400 voix gagnées n’auront pas suffi. À Carpentras, c’est la désunion de la gauche qui fait les affaires du RN mené par Hervé de Lépinau. Pour la première fois de son histoire, une alliance de trois listes d’extrême droite remporte la ville avec 50,78% des voix face à la liste du maire sortant Serge Andrieu (DVG) et de son prédécesseur Francis Adolphe (DVG) qui recueillent respectivement 24,52% et 24,70% des suffrages. La bascule vers l’extrême droite est enclenchée à Bédarrides, Monteux mais pas Cavaillon. Le camp brun change de visage à Orange mais pas d’idées. C’est la fin de la dynastie Bompard, qui, après 30 ans de règne est « grand remplacée » par l’un des siens, Jean-Dominique Artaud, choisit par le RN.

    ALPES

    À Gap le maire sortant Roger Didier (DVD) a été réélu, de très peu (47,51%) face à la fusion de la gauche, qui a récolté 46,86 % des voix exprimées. Malgré la fusion des deux listes de gauche au second tour, la mairie, gouvernée par la droite depuis 1971 reste dans son giron. À Briançon, le maire sortant, Arnaud Murgia (DVD) est lui largement réélu face à la liste d’union de la gauche.

    Pas de regain progressiste dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec les trois grandes villes du département qui demeurent aux mains de la droite. Manosque, Forcalquier et Oraison réélisent toutes leur maire sortant Camille Galtier (DVD), David Gehant (DVD) et Benoît Gauvan (DVC), obtenant 67,91 %, 60,69 % et 50,16% des suffrages dans leur commune respective. Frédéric Puech et René Villard, maires des Mées et de Château-Arnoux-Saint-Auban, les deux derniers bastions communistes du département, cèdent de leur côté la place au centre. Perdant à 4 voix près, René Villard a déposé un recours au tribunal administratif de Marseille, pointant des « irrégularités » et espérant organiser un nouveau scrutin. Peyruis se compte parmi les rares communes qui donnent la gauche gagnante : Lisa Desjardins (DVG) est élue avec 50,72% des voix.

  • [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    Veuillez patienter quelques secondes… Le direct va s’afficher !

  • Non à la justice expéditive, non aux procès criminels en un jour

    Non à la justice expéditive, non aux procès criminels en un jour

    Le Syndicat des Avocat.e.s de France dénonce avec la plus grande fermeté les consignes récemment diffusées par la Chancellerie aux procureu.re.s et aux président.e.s de tribunaux, leur demandant d’audiencer, sur une journée, les affaires jugées devant les Cours Criminelles Départementales (CCD) dans le cadre d’un « plan national de soutien à l’audiencement criminel ».

    Ce document, daté du 27 février et révélé par l’Humanité, s’inscrit dans une logique purement gestionnaire : « recalibrer l’audiencement criminel » dans un contexte d’« engorgement persistant », en limitant la citation de témoins et d’experts aux seules dépositions jugées « strictement nécessaires » et en visant, « chaque fois que le cas d’espèce le permet », une unique journée d’audience, y compris pour les cours criminelles départementales qui jugent massivement des affaires de viol.

    Le SAF, rappelle que seul le temps du débat judiciaire permet de débattre contradictoirement et oralement des preuves apportées par l’accusation. Il s’agit là de la garantie essentielle d’une justice rendue dignement qui permette la défense des droits des accusé.es et la réparation des victimes.

    Le viol n’est pas un sous-crime qui peut se juger en une audience calibrée à la journée.

    Faire croire qu’on répond à l’attente des victimes et à l’engorgement des juridictions par des audiences TGV visant à supprimer la citation des experts et témoins au procès c’est masquer l’absence d’une véritable politique de moyens et préparer, dans le même mouvement, d’autres régressions comme l’extension de la justice négociée en matière criminelle.

    Le SAF exige l’abandon immédiat de cette consigne et la fin des politiques de casse du service public de la justice.

    À défaut, le SAF appellera à toutes les mobilisations nécessaires, aux côtés de celles et ceux qui refusent de voir les procès criminels transformés en justice expéditive au mépris des droits fondamentaux et de la dignité des personnes.

    Par le SAF

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  • [Entretien] Christèle Lagier : « Le RN s’enracine sur la base d’électeurs de droite »

    [Entretien] Christèle Lagier : « Le RN s’enracine sur la base d’électeurs de droite »

    La Marseillaise : Le score du RN lors de ces municipales acte l’enracinement du parti dans la région ?

    Christèle Lagier : Il traduit l’implantation de longue date de ce parti sur un certain nombre de territoires du sud-est. Ce n’est pas si surprenant concernant Marseille quand on regarde les résultats des dernières législatives, le territoire était partagé. Ce qui s’est accentué sur ces élections, c’est une forme de recomposition politique actée au local qui a commencé en 2017, avec la non-qualification du candidat de droite lors de l’élection présidentielle. Le RN consolide aussi son enracinement sur la base d’électeurs de droite.

    L’extrême droite a, ici, remplacé la droite républicaine ?

    C.L. : C’est très net sur les territoires du Vaucluse sur lesquels je travaille. Je l’avais observé sur Avignon lors des départementales de 2011, où on avait une baisse significative des scores de la droite républicaine et une croissance des scores FN. Ça s’était confirmé sur les municipales de 2014. Quand on réalise des entretiens avec des électeurs du RN et de la droite, on voit très bien comment se discute collectivement dans les groupes, les familles, les socialisations immédiates, le fait de voter pour la droite ou l’extrême droite. Ces électorats font des allers-retours depuis des années selon les élections. Là, il y a un effet de renforcement très net qui vient évidemment des recompositions qu’on peut observer au national et se traduisent localement.

    À Marseille, Martine Vassal a-t-elle été sanctionnée pour ses positionnements droitiers ?

    C.L. : Les municipales sont des élections intermédiaires dans lesquelles les électeurs sanctionnent aussi le pouvoir national. Martine Vassal paye la confusion de son positionnement. Elle n’est ni vraiment chez les Républicains, pas tout à fait chez les macronistes et en même temps, elle envoie des signaux à l’extrême droite. Le manque de clarté dans ses positions et les quelques sorties qu’elle a pu faire qui la rapprochent de l’extrême droite ne sont pas des maladresses mais des signaux envoyés à ces électeurs. C’est un jeu très difficile à jouer et une place très difficile à tenir. C’est d’autant plus hasardeux quand on a une offre politique qui est clairement identifiée à l’extrême droite comme c’est le cas à Marseille.

    Les électeurs RN votent-ils par rejet des partis traditionnels ou par adhésion ?

    C.L. : Quand on travaille sur les préférences électorales, on constate que les décisions ne se prennent pas toujours sur des considérations programmatiques. Pour avoir fait des entretiens avec des électeurs du RN, ils ne connaissent pas le programme, à part quelques idéologues. Ce parti s’appuie sur un racisme très largement diffus dans notre société française qui est structurellement raciste et s’est construite sur une histoire coloniale qui produit encore aujourd’hui un certain nombre d’effets. Le RN active ses ressorts racistes qu’il vient associer à des thématiques sociales et sécuritaires, ce qui fonctionne très bien. Il ne fait pas reculer durablement l’abstention mais progresse sur des clientèles électorales qui votaient autrefois pour d’autres partis et se sont repositionnées faute de mieux. J’ai entendu plusieurs fois « on a tout essayé, pourquoi pas eux ? ». On n’est pas sur une adhésion positive à un projet de société. La question que je pose, c’est après le RN, qu’est-ce qui se passe ? On a un champ politique fracturé et une partie des électorats qui, soit se positionnent dans l’abstention intermittente, c’est-à-dire qu’ils ne votent pas tout le temps parce qu’ils sont très défiants à l’égard de la politique, soit des électorats qui étaient plutôt situés à droite de l’échiquier politique et qui trouvent dans le RN un vote de contestation.

    Comment s’expliquent les votes en faveur de ce qu’on appelle les « brebis galeuses », comme Frédéric Boccaletti à Six-Fours ou Laure Lavalette à Toulon ?

    C.L. : Ces gens-là, sont cadres du RN, ils sont installés et font partie des figures de référence. Ce ne sont pas des brebis galeuses, c’est l’ADN même de ce parti. Si on regarde son personnel, les conditions de sa formation historiquement, les groupuscules avec lesquels il a des liens, il est clairement situé à l’extrême droite, il a un programme fasciste. Cela ne freine pas les gens pour la bonne et simple raison que ce parti bénéficie depuis de nombreuses années d’un accompagnement médiatique contribuant à expliquer que finalement, c’est un parti comme les autres. Au même moment, des tas de responsables dans le reste du champ politique s’autorisent aussi à faire de la surenchère : je pense aux propos d’Aurore Berger sur l’anti-France ou les propos du ministre de l’Intérieur sur l’État de droit. On a un personnel politique, un champ médiatique et économique qui valide idéologiquement ce parti, cela doit nous inquiéter.

    Le « front antifasciste » est la bonne position à adopter ?

    C.L. : Si on est d’accord sur le fait que le RN est un parti structurellement raciste et dangereux alors oui je pense que le créneau antifasciste est celui qu’il faut adopter. C’est là-dessus que la gauche va pouvoir rassembler mais ça ne suffit pas. Elle doit arrêter de se préoccuper seulement des questions sociétales et revenir sur des questions de fond, qui sont sociales, d’augmentation des salaires, de défense des conditions de travail, et qu’elle défende des catégories qui votaient pour elle autrefois. C’est celles qui se sont détournées parce qu’elles ont eu le sentiment qu’on avait une gauche de gouvernement qui s’alignait sur des politiques de droite. Quand la gauche est unie et que l’offre politique est claire ça marche, on l’a vu sur les législatives de 2024.

  • Une pléiade de beaux champions

    Une pléiade de beaux champions

    Le temps ayant revêtu un costume printanier, qui plus est, accueillis dans des conditions idéales par la direction de la Boule de Vitrolles à la tête de laquelle son président Farid Djoghal, les jeunes s’en sont donné à cœur joie lors du championnat départemental en doublette à la mêlée ! Tout le staff de la commission Jeunes est sur le pont avec le « boss » Patrick Fara et au graphique Jauffrey Capasso. Tout au long de la compétition, c’est le tandem Yasmina Manessour et Michel Borghino, qui œuvre a l’arbitrage.

    La particularité de cette épreuve, vient du fait que dans ce concept, en général les participants n’évoluent pas avec leurs partenaires habituels. Une cohabitation dont il faut s’adapter pour faire de l’avant.

    Les participants, ils sont 12 benjamins, 25 minimes, 38 cadets et 24 juniors, doivent faire trois parties avec des partenaires choisis par le sort.

    Au terme de ces trois parties, un classement est établi. Sont retenus les 16 premiers. 4 binômes sont alors désignés par le sort. Lesquels vont rester unis pour aborder la phase finale avec quarts, demi-finales et finale.

    Bravo à tous ces jeunes joueurs qui ont évolué avec passion et dans un excellent état d’esprit, un mental de sportifs qui en fait de beaux champions.

    Le palmarès

    Benjamins

    Jules Coudene et Eyden Baudino
    (La Boule de Pélissanne)

    Minimes

    Meysson Herlemann (Boule Barquaise) et Enzo Milito (Pieds Tanqués Miramas)

    Cadets

    Antonio Albert (Batarelle) et Loni Szczotkowski (Boule Aixoise)

    Juniors

    Dawson Herlemann et Leonel Rodrigues-Pinto (Boule Barquaise)

  • Angelina Bruguiere et Enzo Azalay font parler leur force de frappe

    Angelina Bruguiere et Enzo Azalay font parler leur force de frappe

    Ce championnat s’est déroulé sous la direction des responsables de la commission des jeunes Regis Monjo et Anthony Linares, l’arbitrage de Yasmine Manessour et Michel Borghino et de dirigeants des différentes écoles de boules et en présence du président Patrick Fara.

    Une trentaine est passée au pas de tirs

    Une compétition qui a vu la participation d’un petit nombre de joueuses, avec toutefois une participation plus conséquente chez les joueurs.

    Dans les deux catégories, l’objectif est double, avec un titre départemental qui ouvre la voie vers le championnat de ligue le lundi 25 mai dans le Vaucluse à Sorgues précisément.

    Moins nombreuses, le verdict chez les jeunes filles a été connu en avant-première, avec à l’arrivée une championne dont on peut dire qu’elle est sortie de l’ombre l’an dernier, une jeune joueuse qui nous avait fait grosse impression lors d’une rencontre de championnat des clubs à Puyricard. Une impression qu’elle confirmait cette année quand, à domicile, la Boule Modérée affrontait la Boule Doria. À l’arrivée, Angelina Bruguiere devançait sa partenaire de club Louna Bellagamba.

    C’est « la Barquaise » Louanne Bannuls qui a déjà de nombreux titres à son jeune palmarès qui complète le podium.

    Après les jeunes filles, c’est un peu plus tard dans la soirée qu’est tombé le verdict chez les juniors masculin avec la participation d’une vingtaine de candidats…

    Si chez les féminines l’arrivée peut être un peu surprenante, chez les garçons nous voyons poindre un jumelé de favoris. Deux joueurs pétris de qualité, deux garçons qui ont de nombreux fleurons à leurs très riches palmarès.

    Ainsi, ce n’est pas une découverte pour la Marseillaise, que de retrouver Enzo Azalay et Gianni Seignouret, les deux sociétaires de la Boule Barquaise de terminer dans cet ordre. On se souvient que Gianni a débuté lui à l’Étoile Bouliste Septèmoise.

    Les demi-finalistes sont le Marseillais du Smuc Corentin Sarrazin et le « Barquais » Adam Lacroix.

  • Pétanque : Aubriot, Lacroix et Clodic lauréats

    Pétanque : Aubriot, Lacroix et Clodic lauréats

    La 5e édition de ce magnifique National a été grandement perturbée par la pluie. Du coup, les organisateurs ont dû décaler les premières parties de samedi à 13h30. Quelques forfaits dus à ce climat détestable n’ont pas empêché le niveau de jeu d’être exceptionnel.

    Après les défaites prématurées de nos Provençaux Raymonde Dran, Jean-Michel Puccinelli et Marc Cognard, les regards se sont tournés vers les parrains de l’événement Marine et Mickaël Bonetto, associés à Pierre Lucchesi. Après une belle empoignade en 8e de finale contre Magnani. On les retrouve face aux tenants du titre Jeanroy, Chiapello. Rizzi sortis miraculeusement vainqueurs de leur 16e de finale face à Perez, Monros, Laïlle grâce à un Rizzo stratosphérique sur la fin.

    Encore une fois, les transalpins s’imposent dans ce duel au sommet et se dirigent tout droit vers un doublé.

    Mais une équipe ne l’entend pas de cette oreille et ne veut pas que cette édition 2026 garde l’accent italien.

    Malgré un lourd retard à l’allumage, les Fanja Aubriot, Jean Lacroix et Jordan Clodic parviennent à remonter leur handicap et s’imposer après deux heures trente de jeu 13 à 11.

    Tout proche du doublé Jeanroy, Chiapello, Rizzi et échouent d’un cheveu malgré un Rizzi haut de gamme..

  • Faire gagner les intérêts populaires

    Faire gagner les intérêts populaires

    C’est un fait ancien dans notre Ve République à bout de souffle : d’élection en élection l’abstention s’accroît. D’ordinaire, les municipales étaient l’occasion d’un regain de participation, signe que les Français reconnaissaient dans l’échelon communal, un lieu décisif pour changer leur quotidien.

    Dimanche, il a pourtant manqué beaucoup de monde dans les bureaux de vote de notre région.

    Beaucoup plus qu’en 2014, puisque l’année 2020, marquée par la pandémie de Covid, n’est pas un point de repère pertinent.

    Pourquoi ? Il n’y a probablement pas d’explication unique mais plusieurs hypothèses sont permises. D’abord, une montée générale du dégoût de la chose publique causée par la crise politique nationale dans un pays dirigé par un gouvernement minoritaire.

    Mobiliser

    Ensuite, cette abstention est probablement aussi le résultat des attaques subies par l’échelon communal au fil des années. Baisse des dotations de l’État, suppression de la taxe professionnelle, intercommunalités imposées, qui ont abîmé la capacité des maires à agir. Et donc, l’enjeu des municipales.

    Enfin, un affaiblissement des organisations politiques et de leur capacité de mobilisation électorale dans une société de plus en plus individualiste.

    Qui votent le moins ? Les chiffres sont clairs : les quartiers populaires et le monde du travail. Pourtant, malgré les difficultés, les municipalités peuvent faire beaucoup. Dimanche, il faut éliminer le risque de l’extrême droite et élire le maximum de listes progressistes. C’est la condition pour faire gagner les intérêts populaires.