Tag: Paris

  • [Passerelle interculturelle] CMG dévoile le thème et le logo du Gala de la Fête du Printemps

    [Passerelle interculturelle] CMG dévoile le thème et le logo du Gala de la Fête du Printemps

    Placée sous le signe de l’Année du Cheval, cette édition adopte pour thème « Des coursiers au galop, en marche sans entrave », promettant un spectacle culturel à la fois dynamique et ambitieux.

    Le concept central du thème, « Qi Ji », que l’on peut traduire par « coursier », est un terme ancien et élégant de la culture chinoise, désignant le légendaire « cheval capable de parcourir mille lis », symbole de vitesse, d’excellence et de puissance. Cette image forte incarne l’esprit intrinsèque de la nation chinoise : l’audace d’innover, la persévérance dans l’effort et l’élan constant vers l’avant.

    Plus encore, « Qi Ji » présente une proximité phonétique avec le mot chinois signifiant « miracle ». Cette double résonance exprime une détermination affirmée à créer de nouveaux prodiges et une confiance inébranlable dans la réalisation des objectifs nationaux. Le thème s’inscrit ainsi dans une vision pleine d’espoir pour une nouvelle ère et un nouveau parcours, en résonance avec l’ouverture de la période du 15e Plan quinquennal (2026-2030).

    Sur le plan artistique, l’inspiration du thème trouve ses racines dans le célèbre poème antique « Li Sao », issu du recueil classique « Chants de Chu » (Chu Ci), qui évoque la chevauchée d’un noble destrier, métaphore du courage de prendre les devants et d’ouvrir la voie pour les autres.

    Le logo du Gala de la Fête du Printemps 2026 constitue une abstraction visuelle riche, inspirée de ce thème. Son design intègre harmonieusement des motifs décoratifs traditionnels chinois, tels que les motifs de nuages (« yunwen ») et les motifs de tonnerre (« leiwen »), pour esquisser la silhouette de quatre coursiers avançant côte à côte. Pensé comme une forme infiniment extensible, transformable et cyclique, le logo compose une image vivante de dizaines de milliers de chevaux lancés dans une course irrésistible.

    Cette création met en valeur le charme de l’esthétique traditionnelle tout en transmettant l’énergie impétueuse et ascendante d’une époque en plein essor. Ensemble, le thème et le logo instaurent une atmosphère festive et porteuse de bon augure, destinée à rassembler les communautés chinoises du monde entier autour d’un grand festin culturel à l’occasion du réveillon du Nouvel An chinois.

    La Fête du Printemps, ou Nouvel An chinois, est l’une des célébrations traditionnelles les plus importantes de la culture chinoise. Le Gala annuel de la Fête du Printemps demeure une tradition profondément ancrée et chérie par les familles chinoises à travers le monde, jouant un rôle fédérateur majeur. Depuis sa première diffusion en 1983, l’émission est reconnue par le Guinness World Records comme le programme télévisé le plus regardé au monde.

  • Le projet de loi olympique vers une adoption à l’Assemblée nationale

    Le projet de loi olympique vers une adoption à l’Assemblée nationale

    Nouvelle phase importante pour les Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Le projet de loi est débattu, cette semaine, à l’Assemblée nationale. La première séance publique s’est tenue ce lundi, à partir de 21h30. La ministre des Sports et ex-députée (Les Démocrates) de Savoie, Marina Ferrari, a d’abord détaillé le contenu de la loi et ses 46 articles. Elle a pu expliquer que certains points qui ont fonctionné pour Paris 2024 sont reconduits pour 2030. Le texte prévoit aussi la contribution de l’état à l’organisation des Jeux, soit 362 millions d’euros, dans un budget plafond fixé à 2,132 milliards d’euros.

    324 amendements ont déjà été déposés. à l’heure nous écrivons ces lignes, seul un a été adopté. Celui de la députée (Les Démocrates) de Mayenne, Géraldine Bannier, rectifiant le Code du sport pour inscrire les divers emblèmes paralympiques, visiblement oubliés à l’origine.

    Une motion de rejet du projet de loi JOP 2030 a immédiatement été déposée par Mathilde Panot (LFI). Après quelques discussions, 129 élus ont pris part au vote. Cette motion a été largement recalée avec 99 voix contre et 30 pour. Seule une partie de la gauche s’est positionnée contre. Adopté en juin par le Sénat, le texte doit être voté ce jeudi par l’Assemblée. Interrogé, ce mercredi, lors des Trophées du Sud, le président de la région Renaud Muselier (Ren.) était heureux de cette nouvelle étape : « Je pense qu’il sera adopté. Il a déjà été voté au Sénat, il n’y a pas de difficultés. On pourra sortir les Jeux 2030 parce qu’on a la même loi que Paris 2024. Donc c’est du bon sens, en fait. »

  • [Passerelle interculturelle] Rencontre avec Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine

    [Passerelle interculturelle] Rencontre avec Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

    Dans un monde où tout change très vite, le patrimoine nous rappelle ce qui demeure. Il nous relie à ceux qui nous ont précédés et ouvre un chemin pour ceux qui viendront après nous. Dans ce dialogue silencieux entre les siècles, la Chine et la France partagent une même conviction : protéger les traces du passé, c’est préserver la lumière de l’avenir.

    C’est dans cet esprit que nous avons rencontré Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine (INP). Le directeur nous a parlé de ses voyages en Chine et des liens tissés depuis longtemps entre les conservateurs et restaurateurs français et chinois.

    « Par exemple, moi j’ai été très impressionné, en Chine, de voir la qualité du suivi scientifique des œuvres. C’est-à-dire la qualité des moyens mis en œuvre, et puis des personnes qui travaillent sur ces questions, pour préserver le patrimoine et faire attention que les conditions de chaleur, d’humidité, que les éventuels dommages des œuvres soient suivis le plus précisément possible. » présente-t-il. Le directeur souligne combien la Chine a investi dans ses laboratoires, ses universités et ses institutions culturelles pour renforcer la protection des œuvres.

    Expérience de travail ensemble

    Parmi les coopérations emblématiques, le temple de Gongshutang, dans la province du Shanxi, est devenu un symbole fort de l’amitié professionnelle entre les deux pays.

    « Également, nous avons des échanges professionnels avec nos collègues chinois sur un certain nombre de matériaux. Nous avons mené à deux reprises une très belle opération, assez unique, sur un monument emblématique du patrimoine chinois, puisqu’il est inscrit au patrimoine national de la Chine, qui est le temple de Gangshutang, près de Xi’an. Et sur ce temple, les Français, élèves et professeurs, et les experts chinois ont partagé leurs connaissances du bois, des peintures qui sont particulières, parce qu’elles sont entre la laque et la peinture. Et donc, cet échange a permis d’avancer vers un constat d’État partagé sur ce monument et la manière, à terme, de le restaurer », explique-t-il.

    Une coopération qui s’inscrit dans le temps

    Cette coopération n’est pas un hasard, mais le fruit d’une longue histoire d’estime mutuelle. « Le patrimoine est l’un des sujets sur lesquels la France et la Chine coopèrent le mieux, du fait de l’immense richesse du patrimoine des deux pays, du fait aussi d’une tradition de connaissances réciproques, dans notre institut qui n’est pas très ancien, mais depuis le début, il y a eu des liens avec la Chine, du fait aussi de l’attention qui est portée au plus haut niveau politique à ces questions du patrimoine et du patrimoine dans les relations franco-chinoises. Et donc aujourd’hui, effectivement, à travers la coopération entre les musées, à travers la coopération que nous menons dans le domaine de la formation et de l’expertise, à travers la coopération dans le domaine des archives également, on peut dire que l’actualité de nos différentes coopérations est très vivace. »

    Du mausolée de Qin Shi Huang et de ses guerriers de terre cuite à Notre-Dame de Paris, les deux pays portent une responsabilité commune envers les trésors de l’humanité. La Chine et la France, riches de traditions qui se répondent, ont tout à gagner à multiplier les échanges dans le domaine du patrimoine. Que ce dialogue culturel permette à nos deux grandes civilisations de mieux se comprendre et de se rapprocher encore.

  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »

  • Rugby – Top 14 : Toulon pris en étau à Paris

    Rugby – Top 14 : Toulon pris en étau à Paris

    Dans un match de la dixième journée du championnat où les Varois espéraient rester dans le sillage des leaders, Toulouse et Pau.

    Les Rouge et Noir ont tenu le coup durant une demi-heure, avant de progressivement être débordés par la vista parisienne. En seconde période un essai de Leo Ametlla remettait les Toulonnais dans le match. Mais l’ancien varois Louis Carbonel redonnait de l’air au Stade Français qui s’impose finalement 51-24.

  • Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Les rencontres contre Paris sont toujours très disputées car il y a toujours cette petite étoile de Christophe qui pèse sur les deux clubs. » L’émotion est palpable lorsque Pierre Mignoni évoque son ancien coéquipier au RCT (saison 1996/1997) et en équipe de France. Disparu en 2020 à l’âge de 48 ans, Christophe Dominici reste dans les mémoires. Si bien que depuis cinq ans, ses deux clubs de toujours se disputent un trophée à son nom, décerné au vainqueur de la confrontation aller-retour. « On veut gagner ce trophée en sa mémoire. C’est un match particulier et ce le sera toujours. On n’oublie pas Christophe, il est de chez nous. »

    Jusqu’ici, le trophée est toujours resté dans la rade. Pour poursuivre la série, il faudra venir à bout d’une équipe à la relance après une saison catastrophique, qui ne sera quant à elle privée que de cinq joueurs, et qui pourrait doubler le RCT en cas de victoire bonifiée. « On connaît leur pack massif. On l’aborde avec beaucoup de confiance. On sait à quoi s’attendre, les conditions promettent un match engagé », annonce Mateo Garcia. « Ce sera un match très dur dans des conditions difficiles. Il fait froid à Toulon, ça nous prépare, même si ce sera pire à Paris », confirme Pierre Mignoni, « heureux » de voir Louis Carbonel, enfant du RCT désormais parisien « revenir à son meilleur niveau. Mais il n’est pas du bon côté (sourire) ». En espérant que le Toulonnais de naissance ne joue pas de mauvais tour à son club de cœur.

  • Réunion au sommet contre le narcotrafic marseillais

    Réunion au sommet contre le narcotrafic marseillais

    Le drame de trop ? La réaction viendra-t-elle du sommet de l’État après l’assassinat de Mehdi Kessaci, le jeune frère du militant écologiste, Amine Kessaci. Toujours est-il que le président de la République a pris l’initiative d’une réunion portant sur la lutte contre le narcotrafic.

    Les ministres Gérald Darmanin (Justice), Laurent Nuñez (Intérieur), Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Amélie de Montchalin (Comptes publics), ainsi que le procureur de Marseille Nicolas Bessonne seront autour de la table, a fait savoir l’Élysée, confirmant une information de franceinfo.

    Le directeur général de la police nationale, de la police judiciaire, ainsi que le préfet des Bouches-du-Rhône seront également présents.

    Lors de la réunion, « un point à l’ordre de jour sera spécifiquement consacré à la situation à Marseille », a déclaré l’Élysée.

    Jeudi, le frère d’un militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcobanditisme, Amine Kessaci, a été abattu par balles à Marseille. Le procureur Nicolas Bessone n’a pas exclu un assassinat d’avertissement. Un autre frère d’Amine Kessaci avait été tué en 2020 (lire ci-dessous). À Grenoble, un jeune adolescent a par ailleurs été touché dans la nuit de samedi à dimanche par trois balles près d’un point de vente de drogue, et était toujours dans le coma lundi.

    Cette réunion au sommet doit porter selon l’Élysée sur la « mise en œuvre » et « la montée en puissance » de la loi narcotrafic, qui a été promulguée en juin.

    Celle-ci prévoit entre autres « l’installation du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) qui sera officiellement créé le 1er janvier prochain », précise l’Élysée.

    Ce nouveau parquet sera compétent sur les dossiers les plus graves et complexes en matière de crime organisé, sur le modèle du parquet national antiterroriste (Pnat) et du parquet national financier (PNF).

    « Le chef de l’État suit ce sujet de très près et s’était notamment rendu en mai dernier à l’état-major de lutte contre le crime organisé à Nanterre », a précisé l’Élysée.

    Reste à savoir quels seront les délais pour cette installation et les moyens alloués, au-delà des effets d’annonce.

  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.

  • Un rapport pour faire bouger la France et augmenter la performance

    Un rapport pour faire bouger la France et augmenter la performance

    Faire de la France une nation active et sportive et mettre la science au service de la performance et de l’activité sportive. Ce sont les deux axes mis en avant par le rapport « Science et sport », réalisé par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Cette étude de 219 pages a été portée par le sénateur de l’Essonne, David Ros (PS). Devant la presse, il a détaillé le contenu de ce compte-rendu lors d’un monologue de 40 minutes.

    « Après les Jeux olympiques de Paris, il y avait une volonté de faire ce rapport, qui a finalement été lancé en mars. Plus de 100 personnes ont été interviewées et une cinquantaine de fédérations nationales sont concernées », explique celui qui est au Sénat depuis deux ans. Ces JO 2024 ont également été une étape importante pour que la France revoit la place des sciences et de la technologie dans le sport. Au total, 11 projets de recherche ont été lancés en compagnie de 21 fédérations.

    L’étude « Science et sport » évoque notamment l’impact sur la pratique des sciences et technologies à travers différents sujets. Par exemple, les matériaux, la détection des potentiels chez les jeunes (âge biologique, capacités physiologiques) ou encore la préparation des athlètes ou la lutte contre le dopage. David Ros, rapporteur du projet, pointe du doigt le manque d’activité des Français. Un chiffre est révélateur : « Seulement 11% des hommes et 10% des femmes sont actifs et non-sédentaires. Les personnes dites actives ont une espérance de vie en bonne santé qui s’allonge de 7 à 10 ans, ce qui est considérable. »

    Dix recommandations pour progresser

    En conclusion, l’OPECST formule dix recommandations à travers les deux axes évoqués. Six concernent la pratique du haut niveau : renforcer l’expertise des fédérations et les moyens de l’Insep et de l’Agence national du sport, réglementer la préparation mentale dans le sport, charger l’ANS de représenter les fédérations dans les relations avec les fournisseurs de données. Quatre autres sont « grand public », avec notamment l’envie de redonner sens à l’activité physique au quotidien et à tout âge. Ces différents sujets devraient maintenant passer de ministère en ministère, pour mettre en place des mesures concrètes en faveur de la santé des Français et des athlètes de haut niveau aux six coins de l’Hexagone.