Tag: Paris

  • Douze ans de prison pour le recruteur d’un ado tueur

    Douze ans de prison pour le recruteur d’un ado tueur

    Le jeune homme de 24 ans représente « une dangerosité » en raison de « l’extrême gravité des faits », a détaillé la présidente, qui a déploré son « absence de prise de conscience » et de « culpabilité ». D’abord évoqués, ses « liens avec la DZ mafia ne (sont) pas avérés », a-t-elle précisé.

    Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui s’était plus tôt inquiété d’une personnalité marquée « par un défaut total d’empathie ».

    L’un de ses complices, Blaise M., a été déclaré coupable « d’association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée ». Il a été condamné à une peine de 6 ans d’emprisonnement et son maintien en détention. Lola D., 23 ans, accusée d’avoir acheminé une Kalachnikov auprès de l’adolescent tueur, est condamnée à cinq ans de prison, mais n’effectuera qu’un an sous bracelet électronique en raison de sa détention provisoire. Le tribunal a pris en compte la réinsertion de cette secrétaire médicale depuis sa sortie de prison.

    Abattre une « cible »

    L’adolescent de 17 ans, contacté via Snapchat par Hacène Larbi depuis sa cellule de la prison de Réau (Seine-et-Marne) pour abattre une « cible », doit lui être jugé en juin par le tribunal pour enfants.

    Surpris dans une impasse des quartiers nord par un passant qu’il a blessé à l’arme blanche, l’adolescent avait fui avant d’être dénoncé dans un appel anonyme aux policiers, passé depuis le téléphone qu’utilisait Hacène Larbi en détention.

    La présidente relève que le lycéen des Yvelines recruté avait tenté trois fois de se suicider. « Madame, c’est son problème », rétorque Hacène Larbi. « Au moment des faits, il était parfaitement conscient de ce qu’il voulait faire » et on ne « lui a pas mis le couteau sous la gorge ». Une violence « plus seulement organisée, mais ubérisée », selon la procureure : « Il s’agit de faire tuer sans se salir les mains » avec de « jeunes précaires influençables » qui cherchent à recréer dans le réel « les codes de la violence ».

    L’affaire fait écho à un autre dossier dans lequel Hacène Larbi est mis en examen : le meurtre, le 4 octobre 2024, d’un chauffeur de VTC marseillais sans lien avec la criminalité, par un mineur de 15 ans.

    « Je sais au fond de moi que je ne suis pas une mauvaise personne », a déclaré le « H », condamné à 19 reprises, dans ses dernières paroles à la barre. « On m’a toujours dénigré, rabaissé, toujours vu comme un enfant de la Ddass. »

    Lundi, Hacène Larbi avait brièvement retracé une jeunesse fracassée, dénuée de toute affection : placé bébé en foyer puis en familles d’accueil, séparé de son jumeau à douze ans, il est incarcéré dans un quartier pour mineurs dès 2017, première d’une longue série de détentions dans une vie ancrée dans la délinquance et la violence.

    « Perte totale de repères »

    Lors d’une rare période de liberté, il est victime en 2022 d’une séquestration accompagnée d’actes de torture, sur laquelle il ne s’étend pas.

    « Le cheminement de ma naissance jusqu’à présent » s’est fait « dans un environnement de violence », a-t-il expliqué dans ses dernières déclarations, affirmant avoir « un travail à faire. »

    En octobre 2024, le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessonne avait pointé « une perte totale de repères » chez « des jeunes garçons (qui) vont répondre à des annonces (…) pour aller ôter la vie d’autrui sans aucun remords, sans aucune réflexion ». Il s’était questionné sur le « rôle des réseaux sociaux » dans cette évolution.

  • Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Ordre du jour chargé pour la direction communiste ce week-end : débat sur la situation politique, célébration des 90 ans du Front populaire, définition de déroulement du congrès qui aura lieu à Lille du 3 au 5 juillet, processus de choix pour la présidentielle, vote d’un cahier thématique sur la paix et adoption du budget du parti.

    Après l’adoption d’une résolution « Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ! » (90 pour, 2 contre et 6 abstentions), c’est la préparation du congrès et de l’échéance présidentielle qui a le plus animé les débats.

    Pour mettre en œuvre les décisions qui seront prises lors du congrès national, qui se tiendra à Lille du 3 au 5 juillet, le conseil national a décidé que les délégués se réuniraient en conférence nationale, à son issue, afin de définir le bulletin de vote qui sera soumis aux adhérents pour qu’ils tranchent le positionnement du PCF pour la présidentielle, lors d’un vote organisé du 3 au 6 septembre.

    « Le projet doit nous guider plus que le casting »

    Un calendrier approuvé par 63 voix pour, 9 contre, 8 abstentions, critiqué par plusieurs membres du conseil national. « C’est speedy-gonzales, c’est un passage en force », considère ainsi Jean-Noël Aqua (Paris). « Le calendrier est trop court pour que la majorité des communistes prenne la décision », pour Émilie Lecroq (Seine-Saint-Denis). « Le congrès ne doit pas ressembler à celui de Marseille qui était un grand meeting », ajoute Denis Öztorun (Val-de-Marne). Frédéric Boccara défend l’idée d’une conférence nationale « à l’automne ».

    Sur le fond, Saliha Boussedra (Gard) juge qu’une candidature communiste serait « incompréhensible au lieu de travailler à la constitution d’un bloc de gauche », en soulignant le risque d’une victoire de l’extrême droite.

    D’autres, au contraire, relèvent le niveau très bas de la gauche qui se situe autour des 30% dans le pays et la nécessité de candidatures qui mobilisent et contestent à l’extrême droite son hégémonie dans les catégories populaires. Bora Yilmaz (Meurthe-et-Moselle) appelle à « faire reculer l’extrême droite avec une candidature communiste » et alerte sur l’importance du calendrier pour éviter un choix par défaut « comme en 2017 ». Esteban Evrard (Pas-de-Calais) estime que « les communistes veulent partir à la bataille ». Pour Clara Gimenez (Hérault), la présidentielle est un moment-clé pour « faire découvrir notre projet de société », quant à Nicolas Cossange (Hérault), il insiste : « Il n’y a que Fabien Roussel qui puisse être notre candidat et donc notre porte-parole. »

    Avant eux, le secrétaire national du PCF s’est exprimé : « J’ai lu les trois textes alternatifs qui viendront certainement enrichir la base commune et nos débats. N’en ayons pas peur, le débat est salutaire, utile », a-t-il affirmé, appelant à projeter le PCF dans les « 15 à 20 prochaines années, pour qu’il soit une force politique forte, révolutionnaire, solide, unie ».

    Il s’est déclaré « disponible » pour porter le projet communiste devant les Français lors de l’élection présidentielle. « Je suis prêt, si les communistes en décident, à y mettre toute mon énergie », a-t-il indiqué. Pour lui, « le pire serait de ne pas choisir » et « le projet doit nous guider plus que le casting ».

    CALENDRIER

    6 et 7 juin : vote des adhérents pour choisir la base commune de discussion du congrès.

    13 et 14 juin : congrès de section.

    20 et 21 juin : congrès départementaux.

    3, 4 et 5 juillet : congrès national à Lille avec réunion en conférence nationale le 5 afin de définir les différentes options soumises aux communistes pour la présidentielle.

    3 au 6 septembre : vote des adhérents sur le choix pour la présidentielle.

  • Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena, société majoritairement détenue par la Ville de Paris, met en avant son expérience des grands événements sportifs et son implication dans Paris 2024. Cette initiative intervient dans un contexte d’incertitude autour du pôle de glace de Nice, fragilisé par l’arrivée du nouveau maire (UDR), Éric Ciotti, et son refus de certains aménagements prévus. Et trois semaines après la proposition du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’accueillir des compétitions de glace au cas où Nice serait écartée des sites olympiques.

    Mais dans un communiqué jeudi soir, la Région Paca a indiqué que « les études menées démontrent la faisabilité technique du projet » dit « des Arboras », du nom du stade privilégié par Eric Ciotti pour accueillir le hockey masculin. « Il convient désormais de poursuivre le travail sur sa faisabilité calendaire et financière » avec une nouvelle réunion prévue lundi, poursuit la Région.

  • À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’invitation du président Emmanuel Macron, près de 500 maires ont été réunis jeudi à l’Élysée. Parmi eux, six élus gardois : Vincent Bouget (PCF, Nîmes), Christophe Rivenq (LR, Alès), Sylvie Arnal (DVG, Le Vigan), mais aussi Pascale Eugène (DVG, La Grand-Combe), Julie Mercier (SE, Le Garn) et Théo Guigue (SE, Sauzet). Un « casting » arrêté par la préfecture, censé refléter la diversité des communes et des sensibilités.

    Derrière la mise en scène républicaine, une réalité : les maires gardois sont venus chercher ce que l’État retire au quotidien – des moyens, des effectifs, du respect. La journée s’est ouverte par des ateliers avec des membres du gouvernement, autour de plusieurs thèmes annoncés : sécurité, climat, services publics, relations État-collectivités.

    Vincent Bouget, une parole offensive venue de Nîmes

    Fraîchement élu maire et désormais président de l’Agglomération, Vincent Bouget s’est saisi de cette tribune pour porter un message clair : « J’ai accepté cette invitation dans un seul but : décrire à Paris la situation de Nîmes », a-t-il affirmé, évoquant « un engagement impératif pour renouer avec la sécurité dans tous les quartiers, donner les moyens de l’émancipation par l’école et défendre le pouvoir d’achat des habitants ».

    À Alès, Christophe Rivenq résume l’ambiance d’une phrase : « Une grand-messe » utile pour le réseau. Vincent Bouget a lui insisté sur la nécessité d’actes concrets. Derrière les mots, des dossiers locaux précis : sécurité dans les quartiers populaires, avenir de l’école publique, ou encore la base de sécurité civile de Garons. Dans un département marqué par de fortes inégalités, sa prise de parole s’inscrit dans une ligne politique assumée : faire remonter les besoins du terrain et rappeler que les collectivités ne peuvent être les variables d’ajustement des politiques nationales.

  • Le coureur Clément Braz-Afonso ne « s’interdit rien »

    Le coureur Clément Braz-Afonso ne « s’interdit rien »

    Son équipe est en pleine préparation du Giro. Et pour s’attaquer aux routes piégeuses de l’Italie, les pâtes sont un allié précieux.

    « Les pâtes, c’est ce que je préfère. » Celui qui entame une nouvelle saison dans l’équipe basée à Villepinte a toujours été sensibilisé à son alimentation. « Je pratique le cyclisme depuis une dizaine d’années. Et, dans mon quotidien de coureur, j’ai compris qu’il était important de bien manger. Et que les féculents et les glucides sont notre carburant. »

    Dans cette équipe, il a retrouvé Lucas Papillon, « que je connais de longue date. Il m’a permis de me recentrer sur ma nutrition, dans laquelle je ne m’interdis rien et a trouvé mon profil de forme ». Quand on lui demande s’il n’y a pas de monotonie à manger des pâtes pratiquement au quotidien, il réfute le qualificatif : « C’est ce que préfère. Et puis, il y a des formes et des textures différentes qui font que tu ne te lasses pas. »

    Quant à ses préférées ? « J’aime les grosses pâtes. Les rigattoni, avec juste un peu d’huile d’olive, d’ail et poivre. »

  • Groupama FDJ-United à la table de la performance

    Groupama FDJ-United à la table de la performance

    C’est une des équipes phares du cyclisme français et international, présente notamment sur le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise et au départ des grands tours. Alors qu’elle file vers ses 20 ans, l’équipe cycliste Groupama-FDJ United continue d’être à la pointe de la technologie, aussi bien en matière de vélos que d’équipements portés par ses coureurs.

    Chaque membre dispose de quatre machines de route et trois de contre-la-montre. « Elles sont le fruit d’une réflexion commune, menée avec le constructeur et nos techniciens. Pour exemple, nous avons pu gagner 4% d’aérodynamique en redessinant les bidons. Sur l’étape la plus dure du Tour de France, cela peut faire gagner 14 secondes », indique Philippe Maudui, directeur de course.

    Mais, au-delà de son matériel de pointe, le staff technique de l’équipe World Tour française apporte une attention toute particulière à la nutrition de ses coureurs. « Nous avons mis en place un programme personnalisé qui est très apprécié », souligne Lucas Papillon.

    Des pâtes à tous les repas

    Les menus que le nutritionniste et son équipe concoctent tournent essentiellement autour d’un aliment clé : les pâtes. « Nous en proposons pratiquement à tous les repas et même parfois au petit-déjeuner », confesse-t-il. Afin d’être autonome dans ses choix, l’équipe a même ouvert ses portes à un nouveau partenaire, français, spécialisé dans cet aliment, Panzani. « Un repas de cycliste de haut niveau, c’est en moyenne 80% de pâtes. Nous avons des formes différentes, afin de garder le plaisir d’un repas partagé. Chaque coureur va choisir en fonction de ses besoins », détaille Lucas Papillon.

    Il note aussi que « le régime n’est pas le même sur une course d’un jour, par rapport à une épreuve par étapes. Il faut gérer les apports de glucides et de lipides. Sur un grand tour de trois semaines, il y a une demande énergétique croissante ». Dans ce domaine, la Groupama-FDJ United est autonome. Avec un food-truck et une cuisine ambulante qui suit l’équipe sur les courses.

    Marc Madiot, figure emblématique de la formation, reconnaît : « Je mangeais déjà des pâtes, mais désormais, la nutrition est mieux éduquée et les coureurs sont mieux informés. »

    CHIFFRES

    1,6

    Panzani, nouveau partenaire de l’équipe, fournit 1,6 tonne de pâtes chaque saison, afin d’assurer le ravitaillement de l’ensemble des coureurs. Les pâtes sont préparées à la demande. Sur le Giro, 80 kg seront consommés.

    80%

    C’est la part que représentent les pâtes dans l’alimentation d’un coureur. « Les pâtes sont proposées à chaque repas, y compris au petit-déjeuner. Chacun est libre d’en consommer ou non », indique Lucas Papillon.

    197

    Chaque année, l’équipe fait assembler 197 vélos. Chaque coureur reçoit quatre machines de courses et trois machines de contre-la-montre. L’équipe utilise également 15 000 bidons et 3 à 4 paires de roue par jour de course.

  • Un congrès pour un « communisme de conquêtes »

    Un congrès pour un « communisme de conquêtes »

    Le XLe du PCF est lancé. Après une phase d’élaboration par la commission élue à cet effet, le texte « Un communisme de conquêtes » a été présenté au conseil national samedi avant d’être adopté ce dimanche à 77% des suffrages exprimés (74 pour, 22 contre, 9 abstensions).

    Dans un monde déchiré par les guerres et dans une France en crise aussi bien politique qu’économique, le texte prend le parti de la paix, des coopérations internationales, d’une République refondée et du travail. Il prolonge le travail du « Plan climat empreinte 2050 » présenté par le PCF pour répondre à l’urgence climatique et à l’effondrement du vivant tout en créant les conditions d’une nouvelle industrialisation. Il propose également de relever le « défi du socialisme au XXIe siècle », en défendant un « socialisme aux couleurs de la France » vu comme un « processus » vers une « visée révolutionnaire, le communisme ».

    «  Avec le peuple et pour le peuple »

    Considérant par ailleurs, qu’il n’y a « pas de fatalité », à la victoire de l’extrême droite en 2027, le projet de base commune affirme que « les communistes veulent consacrer toute leur énergie à permettre une autre issue : des jours heureux pour la France ». « Le PCF veut incarner cet espoir, avec sincérité, avec honnêteté, avec un projet construit avec les citoyens, avec le monde du travail, avec la jeunesse. Il veut le faire avec le peuple et pour le peuple », détaille le projet de base commune.

    Un moment important pour présenter la perspective d’ « une société des biens communs, de l’émancipation et du développement des capacités humaines ».

    À la suite de la présentation du texte, des voix critiques se sont élevées pour déplorer un travail insuffisant sur le concept de socialisme, une prise en compte trop anecdotique des luttes féminismes, du monde de la création ou encore de l’enjeu climatique. Des membres de la commission économique du PCF ont aussi pointé des « manques » dans le texte à propos de l’analyse de la situation et des propositions économiques.

    Après une nuit passée à incorporer des amendements, la commission présidée par Léon Deffontaines a présenté une version corrigée et enrichie qui a permis de réunir une large majorité des suffrages exprimés.

    Plusieurs intervenants ont néanmoins regretté que des « textes alternatifs » circulent avant même l’adoption du projet de base commune par le conseil national, en contradiction avec l’esprit des règles de vie commune du PCF.

  • Les communistes tirent les enseignements des municipales

    Les communistes tirent les enseignements des municipales

    Une semaine après le second tour des élections municipales, les membres du conseil national du PCF étaient réunis sous la coupole de la place du colonel Fabien pour faire l’analyse des résultats et adopter le projet de base commune de discussion en vue du congrès qui aura lieu à Lille en juillet (lire ci-dessous).

    Réélu dès le premier tour maire de Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel, a ouvert la session en remerciant et en félicitant les militants communistes : « Vous avez su convaincre, animer, rassembler. C’est à vous que nous devons nos victoires ! Ce sont désormais des centaines de maires et des milliers d’élu·es communistes et apparentés qui vont pouvoir agir au service des Français·es, des services publics, de la démocratie locale, de la justice sociale et climatique. »

    Dans son rapport, Pierre Lacaze, responsable national en charge des élections, souligne que « le PCF s’en tire bien selon ceux qui avaient préparé leurs analyses ou graphiques sur sa disparition. Au lieu de cela, plus de la moitié des maires communistes ont été élus ou réélus au premier tour ».

    Il se félicite notamment des victoires importantes obtenues dans le sud de la France : « À Nîmes, nous gagnons une ville de 150 000 habitants, ce n’était pas arrivé depuis 25 ans. Après la formidable victoire de Vincent Bouget, il va également gouverner la Métropole. Nous regagnons aussi Aubagne, ville de 47 000 habitants avec un apparenté, Jean-Pierre Squillari. » Le dirigeant communiste se réjouit également de la victoire à Amiens d’une équipe d’union de la gauche qui devrait permettre à Léon Deffontaines, porte-parole du PCF, de devenir président délégué de la Métropole.

    Le PCF demeure la deuxième force de gauche du pays par son implantation municipale.

    Néanmoins, pour Pierre Lacaze, « ces victoires ne masquent pas l’avancée du RN ». Par ailleurs, pour lui, « les plus lourdes difficultés à gauche sont liées à la perte de grandes villes et de métropoles par les écologistes ou le PS ».

    Il relève une situation contrastée s’agissant de la FI qui « ne gagne de communes que sur la gauche, 3 sur les communistes 4 sur les socialistes et perd les 3 villes qu’elle avait gagnées en 2020 ».

    Pour Fabien Roussel, la situation à Vénissieux où une liste insoumise bat de 25 voix la municipalité communiste sortante, est choquante. « Des députés LFI, élus avec notre soutien dans le cadre du Nouveau front populaire, attaquent nos mairies ensuite, c’est inadmissible, il y a un minimum de code d’honneur en politique », s’indigne-t-il.

    Bilan positif

    En revanche, les nouvelles sont réjouissantes pour les communistes dans les Bouches-du-Rhône. Jérémy Bacchi, sénateur et secrétaire départemental, dresse un bilan positif de la séquence : maintien des municipalités en place, gain d’Aubagne, place renforcée dans les majorités de gauche comme à Marseille. « Nous augmentons de 25% le nombre des élus communistes et apparentés dans le département », annonce-t-il sous les applaudissements de ses camarades.

    À l’issue des débats, le conseil national a adopté à l’unanimité la représentation de chaque fédération pour le congrès qui se tiendra à Lille début juillet : 3 délégués par fédération plus 1 par tranche de 100 cotisants entamée et a élu la commission des candidatures et la délégation du PCF au congrès du Parti de la gauche européenne organisé à Bruxelles mi-avril.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Quelle sera la physionomie du paysage politique français à l’issue du second tour du scrutin municipal ? Si au premier tour, le 15 mars, plus de neuf communes sur dix ont élu leur équipe municipale, le scrutin de dimanche concerne encore quelque 1 500 villes dont les plus grandes en nombre d’électeurs. Les stratégies d’union, notamment à gauche, seront-elles ou pas gagnantes ? Y aura-t-il un regain de participation alors que l’abstention a atteint un record de 57,2% ? Ce sont autant d’enjeux à moins d’un an de l’élection présidentielle. Selon le décompte de Maire info, le quotidien d’information des élus locaux, il y a dimanche 551 duels, 815 triangulaires, 166 quadrangulaires et 16 quinquangulaires. Tour d’horizon de villes clés. (Pour les enjeux à Marseille, lire nos informations pages 2 et 3 et sur lamarseillaise.fr).

    Paris

    La municipalité d’union de la gauche et des écologistes est menacée par la droite LR et affairiste de Rachida Dati au bénéfice de laquelle la candidate d’extrême droite de Reconquête !, Sarah Knafo (10,40% au premier tour), s’est retirée. Si le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Emmanuel Grégoire est arrivé en tête au premier tour (37,98%) loin devant Rachida Dati (25,46%), la fusion de la liste de cette dernière avec celle de Pierre-Yves Bourbazel (Horizons, 11,34%) et le maintien de l’insoumise Sophia Chikirou (11, 72%) pourrait coûter la capitale aux progressistes au terme de cette triangulaire. Cette stratégie préfigure-t-elle la bataille à gauche en vue de la présidentielle de 2027 ? Le résultat parisien sera éclairant.

    Lyon

    Le maire écologiste de la cité des Gaules, Grégory Doucet, a déjoué les pronostics sondagiers. À la tête d’une union de la gauche il est arrivé en tête le 15 mars (37,36%) d’une courte tête devant le candidat divers droite Jean-Michel Aulas (36,78%). Le maire sortant a fusionné sa liste avec celle de la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%). Suffisant pour permettre aux progressistes de conserver la troisième ville de France ? Vendredi, Lyon Mag a publié un sondage donnant Aulas et Doucet à 50/50 avec une marge d’erreur de 4 points.

    Lille

    Grande ville de tradition socialiste, Lille va vivre une quadrangulaire. Arrivé en tête du premier tour, le socialiste Arnaud Deslandes (26,26%) a fusionné sa liste avec celle de l’écologiste Stéphane Baly (17,75%) au grand dam de la liste insoumise de Lahouaria Addouche (23,36%). C’est le véritable duel du second tour où les deux autres candidats, Violette Spillebout (Renaissance, 11,14%au premier tour) et la liste d’extrême droite RN de Matthieu Valet (10,92%) sont distancés.

    Bordeaux

    Les écologistes vont-ils conserver la cité de Montaigne ? Le maire Pierre Hurmic, à la tête d’une liste d’union de la gauche est arrivé en tête avec 27,68%mais il est talonné par la liste du socle commun de Thomas Cazenave (Renaissance) à 25,58%. Surtout le centriste Philippe Dessertine (20,20%) s’est retiré et offre une réserve de voix à Cazenave tandis que la liste de LFI de Nordine Raymond, non qualifiée, a réalisé 9,36%. Les électeurs vont-ils sanctionner l’ancien ministre macroniste Cazenave et renouveler leur confiance à la gauche ? C’est l’enjeu de ce second tour dans une ville qui fut un fief de droite historique.

    Grenoble

    L’ancien maire et repris de justice Alain Carignon, 77 ans, est arrivé en tête le 15 mars, avec 27,04%. L’homme de droite a devancé la candidate de la gauche unie, l’écologiste Laurence Ruffin (26,33%) qui est soutenu par le maire écologiste sortant Eric Piole. La liste insoumise d’Allan Brunon s’est retirée et lui a apporté son soutien. Ses 14,59% pèseront au second tour pour éviter le retour de la droite LR à la mairie.