Tag: Paris

  • [Entretien] Fabien Roussel: «Nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites»

    [Entretien] Fabien Roussel: «Nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites»

    La Marseillaise : Qu’avez-vous dit ce mercredi matin à Sébastien Lecornu ?

    Fabien Roussel : Nous lui avons réaffirmé, pour la troisième fois, que si nous étions là, c’est parce que nous voulons trouver des solutions pour le pays, sortir de la crise économique, sociale, mais aussi politique. Dans cet état d’esprit, nous sommes ouverts au dialogue. Mais surtout, nous lui avons redit que nous voulons un changement politique. Et nous avons réaffirmé deux points qui nous semblent essentiels : nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites et nous voulons un Premier ministre de gauche. Mais bien sûr, nous sommes prêts à travailler à des compromis, à des majorités, en laissant le Parlement travailler sans utiliser le 49.3.

    Quelle réponse vous a-t-il adressée ?

    F.R. : Il prend note et il dira ce soir [mercredi, Ndlr.] au président de la République s’il y a matière à construire une coalition, ou s’il faut dissoudre l’Assemblée nationale en l’absence de compromis possible ou d’accord de non-censure possible. La question de la censure se pose non pas à nous, qui sommes prêts à faire des compromis, mais plutôt aux députés Renaissance qui eux, depuis Gabriel Attal, ont toujours dit qu’ils censureraient a priori un gouvernement de gauche. Je demande aux députés Renaissance : quel prix sont-ils prêts à payer pour ne pas avoir de dissolution ? Sont-ils prêts à accepter l’abandon de la réforme des retraites qu’ils ont défendue pour donner de la stabilité au pays ? C’est à eux que je pose la question.

    À quels compromis êtes-vous prêts ?

    F.R. : À partir du moment où il n’y a pas de 49.3, il faut accepter qu’il y ait des débats à l’Assemblée nationale. Chaque camp doit accepter qu’il gagnera des débats, mais qu’il en perdra aussi. Chaque groupe doit accepter qu’il ne pourra pas mettre en œuvre tout son programme et rien que son programme, à moins d’avoir une majorité absolue. Le Parlement sert à cela, à construire des majorités sur des textes. Les députés de gauche et écologistes se battront tous ensemble contre le doublement des franchises médicales, et nous verront bien comment les députés de droite et d’extrême droite se positionneront. De la même manière, si l’abrogation de la réforme des retraites est soumise au vote, nous verrons bien qui la vote ou pas. Nous, nous disons qu’il y a une majorité à l’Assemblée nationale pour la voter. Et enfin, quand il y aura le débat sur la taxation du capital, via l’ISF, taxe Zucman, ou autre forme de fiscalité, en l’absence de 49.3, il y aura forcément un vote majoritaire. La gauche défendra ces mesures de justice, mais que voteront les députés du Rassemblement national, eux qui ont toujours été les alliés du capital ? L’absence de 49.3 sur tous ces sujets est quelque chose d’important qu’il faut défendre, c’est un acquis. Mais nous disons que cela ne suffit pas si nous ne pouvons pas débattre de l’abrogation de la réforme des retraites, donc nous l’avons demandé au Premier ministre Lecornu. L’abandon du 49.3 peut nous permettre tous les débats, mais pas de débattre de l’abrogation de la réforme des retraites, il n’y a que le gouvernement qui peut décider de déposer un projet de loi dessus.

    Quelles sont vos lignes rouges ?

    F.R. : S’il n’y a aucune possibilité de revenir sur la réforme des retraites, nous n’allons pas servir de caution à un gouvernement ultralibéral qui met en place des mesures d’austérité. Si nous n’avons aucune victoire à arracher pour le peuple, le monde du travail, nous n’avons aucun intérêt de permettre à un gouvernement de mettre en place ces mauvais coups. Nous censurerons.

    Quel gouvernement de gauche est possible ?

    F.R. : D’abord, il faut la nomination d’un Premier ministre issu des forces de gauche qui se sont réunies ce mardi, et qui ont toutes exprimé ce choix. Les socialistes, les écologistes, les communistes, l’Après, Génération.s, GRS : nous étions tous ensemble hier [mardi, Ndlr.] pour appeler le président de la République à nommer un Premier ministre issu de nos rangs.

  • [Entretien] Fabien Roussel: «Nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites»

    [Entretien] Fabien Roussel: «Nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites»

    La Marseillaise : Qu’avez-vous dit ce mercredi matin à Sébastien Lecornu ?

    Fabien Roussel : Nous lui avons réaffirmé, pour la troisième fois, que si nous étions là, c’est parce que nous voulons trouver des solutions pour le pays, sortir de la crise économique, sociale, mais aussi politique. Dans cet état d’esprit, nous sommes ouvert au dialogue. Mais surtout, nous lui avons redit que nous voulons un changement politique. Et nous avons réaffirmé deux points qui nous semblent essentiels : nous voulons l’abrogation de la réforme des retraites et nous voulons un Premier ministre de gauche. Mais bien sûr, nous sommes prêts à travailler à des compromis, à des majorités, en laissant le Parlement travailler sans utiliser le 49.3.

    Quelle réponse vous a-t-il adressée ?

    F. R. : Il prend note et il dira ce soir [mercredi, ndlr] au président de la République s’il y a matière à construire une coalition, ou s’il faut dissoudre l’Assemblée nationale en l’absence de compromis possible ou d’accord de non-censure possible. La question de la censure se pose non pas à nous, qui sommes prêts à faire des compromis, mais plutôt aux députés Renaissance qui eux, depuis Gabriel Attal, ont toujours dit qu’ils censureraient a priori un gouvernement de gauche. Je demande aux députés Renaissance : quel prix sont-ils prêts à payer pour ne pas avoir de dissolution ? Sont-ils prêts à accepter l’abandon de la réforme des retraites qu’ils ont défendue pour donner de la stabilité au pays ? C’est à eux que je pose la question.

    A quels compromis êtes-vous prêts ?

    F. R. : A partir du moment où il n’y a pas de 49.3, il faut accepter qu’il y ait des débats à l’Assemblée nationale. Chaque camp doit accepter qu’il gagnera des débats, mais qu’il en perdra aussi. Chaque groupe doit accepter qu’il ne pourra pas mettre en oeuvre tout son programme et rien que son programme, à moins d’avoir une majorité absolue. Le Parlement sert à cela, à construire des majorités sur des textes. Les députés de gauche et écologistes se battront tous ensemble contre le doublement des franchises médicales, et nous verront bien comment les députés de droite et d’extrême droite se positionneront. De la même manière, si l’abrogation de la réforme des retraites est soumise au vote, nous verrons bien qui la vote ou pas. Nous, nous disons qu’il y a une majorité à l’Assemblée nationale pour la voter. Et enfin, quand il y aura le débat sur la taxation du capital, via l’ISF, taxe Zucman, ou autre forme de fiscalité, en l’absence de 49.3, il y aura forcément une vote majoritaire. La gauche défendra ces mesures de justice, mais que voteront les députés du Rassemblement national, eux qui ont toujours été les alliés du capital ? L’absence de 49.3 sur tous ces sujets est quelque chose d’important qu’il faut défendre, c’est un acquis. Mais nous disons que cela ne suffit pas si nous ne pouvons pas débattre de l’abrogation de la réforme des retraites, donc nous l’avons demandé au Premier ministre Lecornu. L’abandon du 49.3 peut nous permettre tous les débats, mais pas de débattre de l’abrogation de la réforme des retraites, il n’y a que le gouvernement qui peut décider de déposer un projet de loi dessus.

    Quelles sont vos lignes rouges ?

    F. R. : S’il n’y a aucune possibilité de revenir sur la réforme des retraites, nous n’allons pas servir de caution à un gouvernement ultra-libéral qui met en place des mesures d’austérité. Si nous n’avons aucune victoire à arracher pour le peuple, le monde du travail, nous n’avons aucun intérêt de permettre à un gouvernement de mettre en place ces mauvais coups. Nous censureront.

    Quel gouvernement de gauche est possible ?

    F. R. : D’abord, il faut la nomination d’un Premier ministre issu des forces de gauche qui se sont réunies ce mardi, et qui ont toutes exprimé ce choix. Les socialistes, les écologistes, les communistes, l’Après, Génération.s, GRS : nous étions tous ensemble hier [mardi, ndlr] pour appeler le président de la République à nommer un Premier ministre issu de nos rangs.

  • À gauche, trois partis décidés à relever le défi

    À gauche, trois partis décidés à relever le défi

    « Je pense que le temps est venu de passer à la gauche, on a essayé quand même trois Premiers ministres de droite successifs » : plaide Olivier Faure, premier secrétaire du PS, mardi soir sur le plateau de France 2. Rebondissant sur les propos tenus peu avant le 20h par Élisabeth Borne qui s’est dite ouverte à une « suspension » de la réforme des retraites qu’elle avait fait adopter en 2023, il savoure : « Celle qui a été l’initiatrice même de cette réforme dit que cette réforme doit être suspendue. C’est un réveil tardif, mais positif. »

    Il rencontre aujourd’hui Sébastien Lecornu à Matignon à 10h. Puis ce sera au tour des Ecologistes à 12h15, avant le PCF. Des rendez-vous durant lesquels les dirigeants des trois partis de gauche vont réaffirmer leur volonté de voir la gauche accéder à Matignon. Une stratégie définie lors d’une réunion dans la journée de mardi au terme de laquelle un communiqué commun a été publié par les trois partis politiques et la Gauche républicaine et socialiste, L’Après, Génération Ecologie, Debout ! « Emmanuel Macron doit nommer à Matignon un premier ministre et un gouvernement de gauche et écologiste », ont-ils écrit.

    Ensemble, ils « condamnent l’acharnement présidentiel à refuser le changement de cap politique demandé par nos concitoyens » et affirment : « Nous sommes prêts à gouverner ensemble pour mener une politique de progrès social et écologique et de justice fiscale où nous redonnerons toute sa place au Parlement ». « Nous sommes, forces de gauche et écologistes, prêts à travailler ensemble », martèle Fabien Roussel, secrétaire national du PCF qui rappelle qu’« Emmanuel Macron porte l’entière responsabilité de la situation dans laquelle nous sommes. 8 ans de choix politiques contre les intérêts des Français qui nous ont menés dans l’impasse que nous connaissons aujourd’hui ». « Le camp macroniste nous fait tourner en rond depuis un an. Il est plus que temps de passer à autre chose », renchérit Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV.

    Et pour des législatives…

    Les Insoumis ont, eux, refusé de rencontrer Sébastien Lecornu. « Le Premier ministre démissionnaire veut nous recevoir avec Manuel Bompard. Nous n’irons pas. Nous n’avons rien à négocier avec la Macronie agonisante », a ainsi tweeté Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale. Et d’ajouter : « Maintenant Macron doit partir, et vite ». Avec l’appel à une présidentielle anticipée d’Edouard Philippe, LFI se « rapproche de son objectif », a estimé Jean-Luc Mélenchon interrogé par l’AFP. « Cette hypothèse, qui était encore à zéro avant-hier, a maintenant une réalité politique », a-t-il développé.

    « Face à une recomposition politique qui s’accélère par une concrétisation d’une alliance entre la droite et l’extrême droite, notre responsabilité à nous est de trouver le chemin de l’unité dans le périmètre qui était celui du Nouveau Front Populaire » a affirmé pour sa part le groupe communiste de l’Assemblée nationale. Il fait mention de la consigne de vote donnée dans la journée par Retailleau sur une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne où une socialiste affronte un candidat un candidat du parti d’Éric Ciotti – « pas une voix pour la gauche » – et qui a provoqué de nombreuses condamnations. Et le communiqué d’ajouter : « notre groupe participera donc à l’ensemble des discussions qui permettront d’avancer en ce sens, quel qu’en soit le format ».

    Concrètement, le député communiste Nicolas Sansu a participé à la réunion organisée en matinée entre une délégation de la France insoumise, des écologistes et de Générations/L’Après. Réunion au terme de laquelle un communiqué signé EELV affirme : « Nous souhaitons permettre que soient présentées des candidatures porteuses du programme du Nouveau Front Populaire dans toutes les circonscriptions ». Et d’annonce une nouvelle réunion dans ce sens aujourd’hui.

  • La gauche cherche la voie en ordre dispersé

    La gauche cherche la voie en ordre dispersé

    Tout ça est un peu triste. C’est vraiment les derniers messages d’un monde politique qui est en train de s’effondrer et qui s’accroche comme une moule à son rocher », a commenté en fin de journée Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, lorsque Sébastien Lecornu, Premier ministre démissionnaire est revenu par la fenêtre.

    Un peu plus tôt, c’est elle qui avait mis fin au suspense en annonçant que la réunion proposée par la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon aux autres partis de gauche n’aurait pas lieu. « Ça paraît assez évident que le Parti socialiste (…) ne va pas accourir chez la France insoumise comme si de rien n’était. Ce qui a été dit et fait ces derniers temps laisse des traces », justifiait cette dernière en référence aux relations tendues entre insoumis et socialistes.

    LFI pousse pour sa motion de destitution de Macron

    Dans l’esprit des dirigeants insoumis, cette réunion proposée aux autres partis de gauche pour répondre à « une situation politique sans précédent », devait permettre « d’envisager toutes les hypothèses ouvertes par cette situation », précisait Jean-Luc Mélenchon.

    L’occasion surtout de remettre sur la table une motion de destitution du président de la République « déposée par 104 parlementaires » qui doit être examinée par le bureau de l’Assemblée nationale mercredi. « Chaque formation politique sera mise au pied du mur de ses responsabilités », glisse le député de Marseille, Manuel Bompard, sans préciser le peu d’espoir de voir cette démarche aboutir.

    Tout au long de la journée, le Parti socialiste est resté mutique face à l’invitation. « Ce n’est pas à Jean-Luc Mélenchon de nous convoquer, ça c’est certain », a commenté sur BFMTV Arthur Delaporte, porte-parole du PS, ajoutant : « Aujourd’hui s’il s’agit de constituer un gouvernement de gauche, la présence de LFI fera qu’il sera censuré immédiatement. »

    Si le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est contenté de saluer la décision de Sébastien Lecornu sur X, un « gaulliste » qui vient de « démissionner avec dignité et honneur », le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, un de ses proches, est allé plus loin : « Nous rencontrerons dans les prochaines heures nos partenaires politiques de gauche et des Écologistes, de Place Publique au Parti communiste, qui partagent avec nous la même volonté de gouverner et agir, pour trouver l’issue à cette crise politique. »

    à l’exception de la France insoumise, l’ensemble des forces politiques de gauche ont plaidé toute la journée pour l’instauration d’une cohabitation avec la nomination d’un Premier ministre de gauche, autour d’un mot d’ordre et trois scénarios : dissolution, démission ou cohabitation.

    Matignon ou les urnes

    « La crise démocratique est inédite face à l’incompétence de ceux qui dirigent le pays depuis 8 ans : Emmanuel Macron mène le pays dans l’impasse ! Pour en sortir, qu’il nomme enfin la gauche. Sinon, retournons aux urnes », a ainsi lancé sur X, le secrétaire national du parti communiste, Fabien Roussel. « Nous discuterons avec l’ensemble des forces de gauche pour que la gauche, le moment venu, soit prête à gouverner ou en cas de dissolution à se présenter », abonde Ian Brossat. « La solution c’est qu’on ait un président de la république qui arrête de faire n’importe quoi et consente à entendre ce que demandent les Français et leur volonté de changement ».

    La députée Clémentine Autain (L’Après) appelait de son côté à « un sursaut » : « Il nous faut un accord politique durable entre toutes les forces de gauche et écologistes ». EELV a justement convié les chefs des différents partis à une nouvelle réunion ce mardi matin.

  • Sébastien Lecornu dénonce les « appétits partisans »

    Sébastien Lecornu dénonce les « appétits partisans »

    En fin de matinée, le premier ministre démissionnaire a expliqué ce lundi sur le parvis de Matignon sa décision annoncée quelques heures plus tôt, devançant au passage la réunion des représentants du parti Les Républicains programmée à 11h.

    « Les conditions n’étaient plus remplies », observe Sébastien Lecornu, reconnaissant un manque de fluidité dans la composition du Gouvernement qui aura pris plus de 25 jours, un record dans la Ve République. Mais l’ont-elles été un jour ?

    Et de pointer trois raisons à cette situation. La première est que « les formations politiques ont fait mine de ne pas voir les changements et la rupture profonde » liée au non usage du 49.3. La seconde, le fait que les partis politiques « continuent d’adopter une posture comme s’ils avaient tous la majorité absolue » à l’Assemblée. « Les compromis ne sont pas la compromission » a martelé Sébastien Lecornu, avant de se montrer plus critique.

    Ce dernier a en effet pour finir pointé « le réveil de quelques appétits partisans » en lien avec l’élection présidentielle de 2027. « Il faut toujours préférer son pays à son parti », a-t-il lancé dans une allusion claire au président des LR, Bruno Retailleau, qui dimanche soir a précipité sa chute en remettant en cause la participation des Républicains au gouvernement à peine celui-ci formé.

  • Dix-sept pur-sang vont se battre pour un titre mondial

    Dix-sept pur-sang vont se battre pour un titre mondial

    Les dix-sept meilleurs chevaux pur-sang de la planète : la Française Aventure, l’Irlandais Los Angeles ou encore le Japonais Byzantine Dream vont s’affronter ce dimanche dans le Prix de l’Arc de Triomphe sur l’hippodrome de Paris-Longchamp pour un titre de champion du monde. Cette course intergénération, parrainée par le Qatar, offre 5 millions d’euros d’allocation, dont plus de 2,8 millions au vainqueur. Pour décrocher le Graal du galop, ces athlètes à la robe soyeuse et au port de tête altier devront faire preuve d’endurance sur le parcours classique de 2 400 mètres mais aussi de vitesse lancés à plus de 60 km/h. Qui va succéder à l’Anglaise Bluestocking au palmarès de l’épreuve ?

    Aventure, âgée de 4 ans, entraînée à Chantilly (Oise) par Christophe Ferland, partira favorite en raison de sa facile victoire dans le Prix Vermeille, une course préparatoire à l’Arc. « Sa victoire dans le Prix Vermeille est un soulagement et concrétise une saison de courses avec d’autres objectifs », a déclaré Christophe Ferland lors d’une visioconférence. « Depuis, elle a bien récupéré, est en parfaite santé. On la prépare pour l’Arc avec sérénité », a-t-il ajouté. « Son modèle est peu impressionnant mais elle a forci et gagné en maturité. »

    Elle sera montée par Maxime Guyon, le jockey maison de la famille Wertheimer. Françis-Henri Graffard, l’entraîneur numéro 1 en France, peut accrocher un premier Arc à son palmarès avec Gezora, lauréate du Prix de Diane au printemps mais aussi avec Quisisana ou encore Daryz.

  • Sébastien Lecornu annonce qu’il renonce au 49.3

    Sébastien Lecornu annonce qu’il renonce au 49.3

    C’est dans une brève allocution sur le parvis de Matignon et diffusée par BFMTV que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi matin qu’il renonçait à recourir au 49.3. « La Ve République est présidentielle mais elle peut-être aussi parlementaire et je pense qu’on est dans le moment le plus parlementaire de la Ve République » a-t-il introduit « Pour cela il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités ». Et d’annoncer : « j’ai décidé de renoncer à l’article 49 alinéa 3 de la constitution, puisque cet article permet au gouvernement d’interrompre les débats, d’écrire la copie ». S’il considère que c’est « un outil utile », il estime que « dans un parlement qui a été renouvelé il y a un an, qui ressemble aux Français, avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et contraindre son opposition ». « Renoncer au 49,3 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget donc sur la base de cette nouvelle méthode, de cette rupture je vais pouvoir engager de nouvelles discussions ce matin, cette après-midi et dans les jours qui viendront pour voir comment l’assemblée nationale, comment le Sénat vont s’emparer de ces différents enjeux ».

    « Le point, je me l’accorde aussi ! », a réagi Fabien Roussel sur le plateau de BFMTV, « Nous l’avions dit dès le départ : nous, à gauche, nous sommes prêt à accepter de gouverner avec l’assemblée telle qu’elle est, à construire des majorités, à condition qu’il n’y ait pas de recours au 49.3. Ca, c’est une rupture démocratique forte : accepter de rompre avec la brutalité ».

    Alors que le Parti socialiste est attendu à Matignon à 10h30, chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a estimé sur France info « Le Premier ministre appelle au compromis. Mais au moment où nous allons le rencontrer, il ne nous en propose aucun ». Dans la foulée, il doit également recevoir les représentants du Rassemblement national.

  • « Il faut mettre un terme à l’impunité d’Israël »

    « Il faut mettre un terme à l’impunité d’Israël »

    La Marseillaise : Lundi dernier, la France, suivie par d’autres pays, a enfin annoncé sa reconnaissance de l’État de Palestine devant les Nations unies. Qu’est-ce que cela change pour vous, et est-ce que ce n’est pas trop tard ?

    Hala Abou-Hassira : Tout d’abord, nous saluons cette reconnaissance par la France et l’ensemble des États qui l’ont suivie, ainsi que la tenue de cette conférence des Nations unies pour le règlement pacifique de la question de Palestine et de la concrétisation de la solution à deux États. Cette reconnaissance est une étape très importante pour reconnaître les droits inaliénables du peuple palestinien à l’autodétermination dans un État souverain au sein des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Déjà, elle a réussi à déclencher une dynamique politique avec pour seul objectif de répondre à l’avis consultatif de la Cour de Justice internationale afin de mettre un terme à l’occupation israélienne illégale et au régime d’apartheid.

    L’étape suivante doit être de mettre un terme à l’impunité d’Israël qui a violé chaque article du droit international, qui continue de perpétrer le génocide dans la bande de Gaza contre le peuple palestinien, qui vise à expulser et déporter par la force l’ensemble du peuple palestinien. Et qui continue sa colonisation en Cisjordanie, sa politique de nettoyage ethnique, le blocus imposé à la Cisjordanie et ses checkpoints, dont le nombre dépasse aujourd’hui 1 200, ce qui renforce la main de l’occupation, qui est la vraie menace pour la solution à deux États. Maintenant, il faut continuer dans cette dynamique politique créée à New York, grâce aux efforts de l’Arabie Saoudite, de la France et derrière eux l’ensemble de la communauté internationale, par des actions concrètes. Il faut imposer des sanctions contre l’occupation, imposer un embargo sur la vente d’armes pour Israël, des armes utilisées pour massacrer des femmes et des enfants. Il faut rompre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

    Des mesures partielles ne répondent pas aujourd’hui à un génocide déjà déclaré par les spécialistes et la commission d’enquête des Nations unies. Il faut rompre les relations diplomatiques et économiques avec l’État d’Israël jusqu’à ce que cet État, devenu un État paria, respecte le droit international.

    Comment construire aujourd’hui cet État de Palestine?

    H.A.-H. : L’État de Palestine doit étendre sa souveraineté sur l’ensemble du territoire palestinien occupé. Nous sommes prêts à assumer notre pleine et entière responsabilité dans la construction de nos institutions étatiques et dans nos réformes. C’est un processus continu depuis longtemps. Mais surtout, l’urgence est de pouvoir secourir notre peuple dans la bande de Gaza, sauver ceux que l’on peut sauver. Pour l’État de Palestine, il doit y avoir dans l’ensemble du territoire palestinien occupé un seul gouvernement, une seule loi et une seule armée. Ce sont les forces de sécurité palestiniennes qui assureront la protection du peuple palestinien, les services sociaux, éducatifs dans la bande de Gaza. Nous le ferons bien sûr avec l’appui des partenaires internationaux. Mais toute présence internationale dans la bande de Gaza serait en appui au gouvernement palestinien, et elle doit être mandatée par une résolution du Conseil de sécurité avec un mandat clair qui assure la protection du peuple palestinien, et limitée dans le temps. La terre appartient aux Palestiniens, et ce sont les Palestiniens qui assumeront leurs responsabilités vis-à-vis de notre peuple, à Gaza comme en Cisjordanie.

    Il y a une semaine, Israël a lancé une nouvelle offensive « d’une force sans précédent » contre la ville de Gaza. Comment obtenir la paix, comment stopper ce génocide ?

    H.A.-H. : Il faut comprendre le projet israélien, qui ne date pas du 7-Octobre. C’est un projet colonial, basé sur le nettoyage ethnique du peuple palestinien depuis 1947, depuis la Nakba palestinienne. Ce projet est assumé par l’État même avec toutes ses institutions, tous ses dirigeants, et par l’ensemble des gouvernements israéliens successifs. Aujourd’hui, Netanyahu et ses ministres fascistes, suprémacistes, assument ce projet. Comment faire face à la volonté israélienne de raser complètement l’existence du peuple palestinien, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est comme à Gaza ? Comment faire face à ce projet qui vise à déraciner le peuple palestinien et le raser complètement ? Par le renforcement du droit international, par les sanctions, le renforcement des institutions judiciaires internationales comme la Cour pénale internationale et la Cour de Justice internationale. Mais aussi par une volonté politique internationale, qui doit dire : “on arrête la politique du deux poids, deux mesures, on arrête d’invisibiliser et déshumaniser le peuple palestinien, et on arrête avec l’impunité accordée à Israël”.

    C’est le moment pour la communauté internationale, à leur tête les pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les pays membres du G7, de dire qu’il est temps de mettre un terme à l’occupation. Il faut permettre la viabilité de l’État de Palestine par un appui économique et financier au gouvernement palestinien qui voit ses recettes fiscales et douanières confisquées par Israël. Nous parlons de plusieurs milliards de dollars !

    Donald Trump, jeudi soir, s’est dit optimiste pour un accord de paix. Est-il encore possible de travailler avec la diplomatie israélienne ?

    H.A.-H. : C’est à l’ensemble de la communauté internationale d’agir. Nous entendons le discours de la diplomatie israélienne et de ses dirigeants, qui refusent toute solution pacifique, toute voie de paix, toute initiative politique pour mettre un terme à l’occupation. Leurs éléments de langage soutiennent la destruction, les massacres, le nettoyage ethnique. Ils n’ont qu’une seule logique, l’utilisation de la force militaire. Nous disons à l’ensemble du monde entier, ainsi qu’aux Israéliens, qu’il n’y a pas de solution militaire dans notre région. La seule solution est politique, basée sur l’octroi des droits inaliénables à tous les peuples, y compris le peuple palestinien. Il faut une voie politique, basée sur les résolutions des Nations unies, sur le principe qui a engagé tout le processus de paix en 1991 à la Conférence de Madrid, la terre contre la paix. Et non pas les massacres, l’annihilation de tout un peuple contre la paix !

    Quel espoir vous reste-t-il aujourd’hui ?

    H.A.-H. : J’ai espoir en la résilience de mon peuple. Il a la conviction fondamentale d’appartenir à cette terre, et il n’en partira pas.

    Le peuple palestinien est déterminé à arracher ses droits fondamentaux, à commencer par leur droit à l’autodétermination et le droit à la liberté. Il y a aussi une responsabilité individuelle comme collective. Il y a une mobilisation extraordinaire de la part des peuples de la Terre entière, de la jeunesse mondiale, de chaque homme et femme libre. Je veux saluer la mobilisation extraordinaire du peuple français, de ses forces politiques, de la société civile, des collectivités territoriales, des députés et des sénateurs qui n’ont pas cédé devant l’injustice infligée au peuple palestinien, et qui ont continué à soutenir ses droits fondamentaux.

    Mais il y a également la responsabilité collective des États partie à la charte collective des Nations unies. Il faut agir aujourd’hui. Il y a un génocide qu’il fallait prévenir quand la Cour de Justice internationale a exigé des mesures provisoires, le 27 janvier 2024, il y a un an et demi déjà. Les États, par la force du droit international, ont le devoir d’agir immédiatement pour arrêter le génocide en cours, et de mettre un terme à la source de l’injustice et de l’insécurité de notre région, qui est l’occupation, la colonisation, l’apartheid et le génocide. C’est la seule voie de sortie aujourd’hui. Il faut protéger le peuple Palestinien.

    « La diplomatie israélienne refuse toute solution pacifique. »

  • Gaudin, deuxième du nom

    Gaudin, deuxième du nom

    Dans la famille Gaudin, on appelle le fils. En tapant dans l’œil du Paris Saint-Germain, club qui règne sans vergogne dans le championnat français depuis 2013, Noah Gaudin (26 ans), fils du gardien double champion du monde avec les Barjots, en 1995 et en 2001, s’est fait une place au soleil. Mais le jeune arrière, qui a terminé sa formation au Provence Aix université club (Pauc) entre 2017 et 2020, a dû faire un sacrifice majeur pour en arriver là : quitter la France pour rejoindre le Danemark. Un « pari risqué » comme l’avait souligné son cousin Théo Derot, ancien arrière gauche international et fils de Gilles Derot, entraîneur d’Istres Provence Handball entre 2013 et 2025.

    Après avoir disputé trois saisons à Sønderjyske, avant de rejoindre le Skjern Håndbold, le natif de Hameln, ville allemande où sa figure paternelle a évolué l’année de sa naissance, a « appris une nouvelle culture du handball ». « C’est un jeu assez similaire à celui que l’on pratique en France, sauf qu’il est moins physique et qu’il y a plus de jeu de passes », juge Noah Gaudin, persuadé d’avoir notamment progressé sur « les montées de balle » et « le jeu rapide ». Ce qui lui permet aujourd’hui d’affirmer que sa « palette technique est plus large ». « C’est une expérience qui m’a fait beaucoup de bien », ajoute celui qui souhaitait « rejoindre un top club qui joue la Ligue des champions », à l’issue de sa cinquième saison danoise. Il avait honoré sa première sélection avec l’équipe de France senior lors d’un match de l’EuroCup face au Danemark, en mars 2025.

    Stagiaire au Pauc en 2017

    Tombé à pic, le Paris Saint-Germain a directement fait de son vœu une réalité. « C’est un rêve pour moi de jouer pour le PSG », martèle Gaudin, l’un des piliers de la génération 98-99 avec un certain Elohim Prandi, qu’il a rejoint dans le club de la Capitale au mois de juillet. « J’ai été très bien accueilli. On travaille très bien tous ensemble, c’est ce à quoi je m’attendais », révèle-t-il quelques jours avant d’affronter son ancien club. Seuls le capitaine Matthieu Ong et le Marignanais Gabriel Loesch étaient déjà présents dans l’effectif aixois lors de ses trois saisons passées à l’Arena.

    « On va devoir imposer notre jeu face à des joueurs très physiques », analyse l’arrière, qui avait fait de cet aspect du jeu sa priorité d’amélioration lorsqu’il a débarqué dans la cité du Roy René comme stagiaire pro, à l’âge de 18 ans. « J’ai eu la chance de pouvoir compter sur un très bon préparateur physique », souligne Noah Gaudin, en faisant référence à Alexandre Pongérard, toujours présent dans le staff aixois.

    L’arrière tricolore avait d’ailleurs pris 2 kg en trois semaines de préparation après avoir vécu une saison difficile à Cesson-Rennes, club entraîné par son père au moment de son prêt. « Je garde de très bons souvenirs au Pauc, j’y ai passé trois belles années », lance celui qui sera dans la peau de l’adversaire, dimanche (17h).

  • Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Champion de France, champion d’Europe, champion du monde et même champion olympique, Luka Karabatic (37 ans) a presque tout gagné dans sa carrière. Sauf la Ligue des champions, dont il a été finaliste en 2017 avec le Paris Saint-Germain. Huit saisons plus tard, le petit frère de Nikola porte toujours le maillot bleu et rouge, mais il n’a pas oublié d’où il vient.

    Après ses trois premières saisons professionnelles à Montpellier, le pivot tricolore a débarqué au Pauc. « C’était une étape clé dans ma carrière », reconnaît-il, conscient d’être passé du statut de jeune joueur formé au club à celui de cadre d’une équipe en danger. « Je me suis retrouvé d’un coup avec des responsabilités sur mes épaules. On attendait beaucoup de moi aussi. Ça mettait la pression, d’autant plus que l’on jouait le maintien à tout prix », se remémore « Loulou », persuadé que l’arrivée de Zvonimir Serdarušic, alias « Noka », lui a permis de progresser dans « tous les aspects » de son jeu et devenir « un joueur complet ». Ce qui lui a permis de connaître sa première compétition officielle en équipe de France lors du championnat d’Europe au Danemark en 2014. « Ça correspond à ma période aixoise. »

    « Noka » a influencé Luka

    Sous les ordres de « Noka », l’ancien cadre des Experts – qui a pris sa retraite internationale cette année – a appris « une école du handball » basée sur « l’aspect et l’esprit tactique ». « J’ai un peu tout réappris à ses côtés. Dans la manière de jouer, dans la défense, dans les basiques qu’on a tendance à passer au-dessus et surtout en attaque. Il a joué et a formé tellement de grands joueurs à ce poste-là », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance envers l’un de ses maîtres.