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  • « Le Département du Gard, c’est 52 semaines sur le terrain »

    « Le Département du Gard, c’est 52 semaines sur le terrain »

    La Marseillaise : Avant le Salon 2026, quels messages vous remontent des agriculteurs gardois ?

    Françoise Laurent-Pérrigot : À l’approche de ce Salon 2026, le message qui nous remonte du terrain est avant tout un appel à la compréhension et au soutien. Nos agriculteurs gardois traversent une période de doutes profonds, et nous sommes à leurs côtés pour porter leur voix. Ce qu’ils nous disent, c’est que la passion de leur métier se heurte aujourd’hui à des épreuves d’une dureté inédite. En viticulture, l’inquiétude est réelle. Voir la production chuter l’an passé de 3,2 à 2,4 millions d’hectolitres en un an, a été un choc pour nos familles de vignerons qui ont fait face au gel et à la canicule. Nos éleveurs, ont été confrontés l’an passé à la progression de la fièvre catarrhale, aujourd’hui c’est la menace de la dermatose nodulaire bovine… Ils ont besoin de sentir qu’ils ne sont pas seuls face aux crises sanitaires. Quant à nos jeunes, ils nous demandent des perspectives. D’ici cinq ans, la moitié de nos viticulteurs partira à la retraite : notre rôle est de les rassurer pour que la relève soit au rendez-vous et que les transmissions se fassent dans de bonnes conditions.

    Concrètement, comment le Département du Gard sera-t-il présent cette année au Salon ?

    F.L.-P. : Vous savez, dans le monde dans lequel nous vivons, la visibilité est une nécessité vitale pour nos filières. Nous le savons, et c’est pour cela que nous tenons à être présents. Le Conseil Départemental du Gard finance un stand à ne pas manquer, animé intégralement par l’association bienvenue à la ferme et son président Patrick Viala, et 10 agriculteurs et agricultrices invités à représenter leurs productions. Nous avons voulu cette année encore une équipe représentative des filières et des territoires qui composent notre Département.

    Le Salon est aussi un moment de confrontation avec l’État…

    F.L.-P. : Le message que nous portons à Paris est un message de vérité : on ne peut pas applaudir l’excellence de nos produits un jour et laisser les producteurs s’épuiser sous le poids des injonctions le reste de l’année. Le monde agricole gardois fait face à une accumulation de crises : le choc climatique, les crises sanitaires à répétition et une explosion des coûts de l’énergie et des matières premières qui lamine les revenus. Face à cela, le Département joue son rôle de bouclier. Mais nous ne pouvons pas être les seuls. Le message au Gouvernement est simple : la reconnaissance doit devenir une rémunération. Derrière la vitrine du Salon, il y a des nuits courtes, une charge mentale étouffante et, trop souvent, des drames humains. On ne répond pas à une détresse structurelle par des mesures de circonstance ou des normes qui s’empilent. L’agriculture gardoise est une solution pour notre souveraineté, pas un problème à gérer. Il est temps que l’État passe des discours aux actes de protection.

    Une fois les projecteurs du Salon éteints, comment traduire concrètement les objectifs affichés à Paris ?

    F.L.-P. : Le Salon de l’Agriculture, c’est une semaine de mise en lumière, mais le Département du Gard, c’est 52 semaines de présence sur le terrain. Pour nous, le concret se mesure à travers trois leviers qui ne s’éteignent jamais : le budget, les outils techniques et les débouchés locaux. D’abord, par le soutien direct à l’investissement. Quand nous débloquons 82 000 euros pour la filière élevage, comme nous venons de le faire le 20 février dernier, ce n’est pas du symbole : c’est du matériel neuf pour l’abattoir du Vigan et une étude de viabilité pour tous nos outils d’abattage. Ce sont des actes qui garantissent aux éleveurs qu’ils pourront continuer à travailler chez eux, dans nos zones rurales. Ensuite, par des outils de proximité uniques. Le Laboratoire Départemental d’Analyse, par exemple, offre la gratuité des analyses obligatoires pour les éleveurs. C’est un effort de 75 000 euros par an qui soulage directement la trésorerie des exploitations. Enfin, le plus important, c’est la pérennité des débouchés. Notre politique alimentaire ne s’arrête pas aux discours. Quand nous investissons 554 200 euros pour faciliter l’accès à l’offre alimentaire territoriale, nous assurons des revenus aux agriculteurs gardois bien après leur retour de Paris. Le Salon sert à créer le contact, mais c’est notre budget de 670 000 euros pour l’agriculture durable qui prend le relais dès le lendemain pour transformer l’essai dans chaque exploitation. La responsabilité politique consiste à être un partenaire fiable et présent dans la durée.

  • « Ce que les agriculteurs attendent surtout, c’est un cap »

    « Ce que les agriculteurs attendent surtout, c’est un cap »

    La Marseillaise : Dans quel état d’esprit arrivent aujourd’hui les agriculteurs au Salon de l’agriculture ?

    Jérôme Despey : Il y a beaucoup d’attentes et beaucoup de préoccupations. D’abord sur le plan sanitaire, avec nos éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse. Cette année, le Salon se fera sans vache, ce qui est une première. C’est un vrai coup dur pour les éleveurs et les organismes de sélection, qui sont meurtris de ne pas pouvoir être présents. Il y a aussi un contexte agricole très difficile pour certaines filières, notamment la viticulture et les grandes cultures. Ce que les agriculteurs attendent surtout, c’est un cap, une vision pour l’agriculture française, alors que nos moyens de production sont fortement impactés par les aléas climatiques. Si l’on veut assurer la souveraineté alimentaire, il faut une stratégie claire pour préserver ces moyens de production et permettre la transmission et le renouvellement des générations. D’ailleurs, le thème du Salon, « Génération solution », envoie un message fort aux jeunes.

    Le Salon peut-il encore jouer ce rôle de vitrine positive malgré les crises ?

    J.D : Oui, et c’est même essentiel. Le Salon permet ce partage avec le grand public, ce soutien des consommateurs. Plus de 500 000 visiteurs viennent échanger avec les agriculteurs, découvrir les filières de production, qu’elles soient animales ou végétales. C’est la plus grande ferme de France : les bovins, les ovins, les caprins, les cultures, la viticulture, mais aussi les régions de l’Hexagone et d’outre-mer, dans un esprit de convivialité et de fête autour des produits de terroir. Cette année, il y a aussi une dimension internationale avec la Côte d’Ivoire comme pays à l’honneur. Face aux difficultés, je préfère voir le Salon comme une opportunité de dialogue avec nos concitoyens.

    Craignez-vous un Salon plus politique que jamais, dans un contexte de tensions et d’élections ?

    J.D : Le Salon a toujours été politique. Les responsables politiques sont les bienvenus, mais il faut rappeler que le Salon de l’agriculture est un salon privé : il appartient aux agriculteurs, pas au gouvernement. C’est un lieu d’échange et de débat, et c’est normal, surtout dans des périodes électorales comme aujourd’hui avec les municipales, et demain les Présidentielles. Les agriculteurs attendent des réponses, des solutions concrètes. Mais il ne faut pas que le Salon devienne un lieu de combat. C’est avant tout un événement grand public, familial. Si l’on abîme cette image, le risque est que le public ne vienne plus.

    Les décisions prises à Paris ou à Bruxelles cristallisent la colère. Pourquoi ?

    J.D : Parce que depuis des années, on tire la sonnette d’alarme. Les agriculteurs ont le sentiment qu’on rajoute sans cesse des normes, des charges, des surtranspositions. Cela pèse lourdement sur les exploitations. Dans un contexte géopolitique tendu, les agriculteurs veulent protéger une agriculture française de qualité, avec des produits distincts. Le dossier du Mercosur en est l’exemple le plus emblématique. La position de la France a été exprimée, mais ce que nous attendons maintenant, ce sont des concrétisations.

    Dans le Sud, la viticulture est particulièrement touchée. Comment analysez-vous la situation ?

    J.D : La viticulture traverse une crise majeure, liée à la fois à la consommation, au climat et aux marchés. C’est une filière qui souffre énormément et qui a besoin d’accompagnement. Là encore, il faut une vision à moyen et long terme, pour éviter que des pans entiers de notre agriculture ne disparaissent.

    Propos recueillis par A.J.

  • Une défaite historique qui suscite des interrogations

    Une défaite historique qui suscite des interrogations

    L’OM surclassé. L’OM écrasé. L’OM humilié. Les qualificatifs sont multiples pour évoquer la punition infligée par le PSG.

    Une défaite 5-0, face à un adversaire qui n’a pas forcément disputé son match le plus abouti. Mais qui a surtout su exploiter les failles d’un bloc marseillais qui n’a rien respecté. À commencer par le maillot.

    Cinq buts encaissés,

    une première ?

    Voir l’OM encaisser cinq buts face au PSG, ce n’est malheureusement pas une première. À deux reprises, dans l’histoire des confrontations entre les deux clubs, la défense marseillaise avait explosé face aux attaques parisiennes.

    Néanmoins, en 1977, déjà au Parc des Princes, comme en 2017 au Vélodrome, les Phocéens avaient sauvé l’honneur. Mais une punition 5-0 constitue une triste première.

    Qui est responsable ?

    La facilité serait de pointer du doigt Roberto De Zerbi. Il est clair que sa gestion, basée sur une refonte permanente de son groupe et de son schéma de jeu, peut sembler poser des problèmes et être la cause de l’irrégularité des résultats.

    L’entraîneur phocéen défend sa vision des choses. « J’ai toujours huit, neuf joueurs qui sont les mêmes, je fais juste deux, trois changements en fonction des blessures… Je ne trouve pas mon équipe déstabilisée par les changements », s’est-il défendu en conférence de presse d’après-match.

    Fallait-il changer

    de gardien de but ?

    Depuis quelques semaines, Gerónimo Rulli montrait des signes de lassitude. Il était moins performant sur sa ligne et a commis quelques fautes de main qui ont coûté des buts à son équipe. Tandis que Jeffrey de Lange, appelé en Coupe de France, semblait plus frais.

    S’il est clair que le premier avait besoin de trouver un second souffle, le moment du changement n’était peut-être pas bien choisi. Peut-être aurait-il été plus judicieux de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC, afin que Gerónimo Rulli puisse se concentrer sur l’échéance face au PSG.

    Après cette séquence, on ne sait pas si l’Argentin a retrouvé son niveau. Mais il est certain que le Néerlandais a pris un coup au moral avec cinq buts encaissés.

    Un entraîneur désabusé ?

    Pour Roberto De Zerbi, il y a un constat : « Comme après Bruges, nous allons devoir demander pardon. » Quant à savoir s’il sait déjà comment se remettre d’une telle déroute, il a avoué : « Si j’avais la solution pour trouver la régularité, je ne m’en priverai pas. C’est la première fois de ma carrière que j’ai sous mes ordres une équipe qui fait à ce point les montagnes russes. »

    Du positif ?

    Après un tel désastre, il est très compliqué de retirer quelque chose de positif. Néanmoins, on peut souligner la première apparition de Himad Abdelli. Entré en fin de match, il a été finalement l’Olympien le plus entreprenant de la soirée.

    La double peine pour Leo Balerdi

    Face au PSG, dimanche soir, Leo Balerdi a vécu un véritable enfer. Le capitaine olympien, à l’image de la quasi-totalité de son équipe, est passé à côté de son match. Sa responsabilité est impliquée dans au moins trois buts inscrits par les Parisiens.

    Outre sa prestation, c’est le carton jaune qu’il reçoit en fin de rencontre qui va lui coûter cher. Il s’agissait de son cinquième depuis le coup d’envoi de la saison.

    Selon la nouvelle règle, qui prévoit une suspension automatique après cinq cartons jaunes, sans possibilité de voir effacer la note après dix matches sans avoir été sanctionné, l’Argentin va donc manquer un match. Ce sera le déplacement à Brest, le 20 février.

  • Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Paris attend avec hâte le retour des Marseillais

    Match considéré « à très haut niveau de risques » selon les autorités, les supporters de l’Olympique de Marseille n’ont, comme d’habitude, pas pu faire le déplacement au Parc des Princes pour assister au Classique. « On oublie même ce qui fait l’essence d’un grand match », estime Younes, fidèle supporter du PSG qui déplore l’absence forcée des ultras marseillais, réputés pour faire monter l’ambiance d’un cran. Mais depuis plusieurs années maintenant, la préfecture de police de Paris opte pour cette solution jugée trop drastique par les spectateurs de l’antre parisien. « On sait qu’il y a eu de nombreux débordements entre les deux camps », reconnaît Brice, ancien membre des Boulogne Boys. « Mais c’est du passé aujourd’hui. Il n’y a plus autant de tensions qu’auparavant », ajoute-t-il, conscient malgré tout qu’un simple chant peut rapidement allumer la mèche. Celui « des rats » notamment, dont les paroles sont clairement à caractère raciste. D’ailleurs, le derby parisien du 4 janvier avait été interrompu quand le virage Auteuil a entonné ce chant.

    Menace « en carton » du tapis vert

    En amont du Classique, l’institution francilienne a prévenu ses supporters au travers d’une campagne de sensibilisation qu’en cas d’insultes, de propos haineux ou de comportements discriminatoires, « la rencontre peut être interrompue et même déclarée perdue sur tapis vert ». Le speaker du club a également rappelé le message juste avant d’annoncer les compositions de deux équipes. Ce qui n’a pas empêché les ultras parisiens de commettre le délit à plusieurs reprises sans conséquences.

  • PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    C’est triste d’avoir une telle réflexion envers un international français et ex-champion du monde, mais, mis à part lors des rencontres en Coupe de France, quand est-ce que Benjamin Pavard a gratifié le peuple marseillais d’une bonne prestation depuis le début d’année 2026 ? Une question qui est remise sur la table, dimanche soir, après sa prestation plutôt chaotique face aux Parisiens.

    Censé être l’un des éléments forts de la charnière centrale, compte tenu de son expérience et du talent qu’il a pu démontrer au Bayern Munich et à l’Inter Milan, le défenseur de 29 ans montre de réelles difficultés à tenir son rôle de rempart aux côtés de Leonardo Balerdi et Facundo Medina. Certes, ses coéquipiers ne sont pas parfaits – et ne l’ont d’ailleurs clairement pas été sur la pelouse des champions d’Europe en titre – mais, eux, n’ont au moins pas rechigné à la tâche. Clairement en retard au marquage sur Nuno Mendes dans l’action qui a mené à l’ouverture du score francilienne, Pavard a tenté à plusieurs reprises d’évoluer très haut sur le terrain. Mais comme Timothy Weah agit dans ce même registre, les deux hommes du couloir droit se sont souvent tirés dans les pattes. Son seul fait d’armes positif reste le marquage individuel qu’il a appliqué en tout début de match sur Senny Mayulu, puis Ousmane Dembélé, afin de limiter l’impact technique de ces prodiges. Malheureusement pour les Olympiens, cette prise d’initiative fut trop éphémère.

    Théorie confirmée

    Face au festival du dernier Ballon d’Or, Benjamin Pavard, à l’image de ses collègues défensifs humiliés lors du deuxième but de l’international français, a semblé être totalement impuissant. Il n’a d’ailleurs même pas essayé de faire obstacle entre le génie Dembélé et Jeffrey de Lange. En seconde période, le tandem Mendes-Barcola lui a mené la vie dure, malgré quelques interventions maîtrisées. Et c’est justement ce qui rend la pilule difficile à digérer avec Pavard. Toutes proportions gardées, compte tenu du niveau actuel du PSG, la théorie qu’a lancé Roberto De Zerbi après la victoire face au Stade Rennais, mardi dernier, s’est avérée plutôt juste. « C’est une équipe étrange, qu’on a du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends trois buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir… », avait-il souligné. Il en a eu une nouvelle fois la preuve au Parc des Princes.

    Nkoulou tire sa révérence

    Il a connu quelques Classiques durant ses cinq saisons passées dans la cité phocéenne. Le défenseur international camerounais, Nicolas Nkoulou (81 sélections), a annoncé prendre sa retraite de footballeur à l’âge de 35 ans. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2012 avec l’Olympique de Marseille et d’une Coupe d’Afrique des nations avec le Cameroun en 2017, Nkoulou a également évolué dans le championnat de France sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais et de l’AS Monaco.

  • PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    Pour le Néerlandais, débuter au Parc des Princes constituait une récompense logique, de par son rendement en Coupe de France. Et surtout, pour permettre à Gerónimo Rulli de souffler, alors que le champion du monde argentin connaît un passage à vide.

    Malheureusement, l’ancien aigle de Deventer n’a pas eu le temps de se chauffer. Il est allé chercher au fond de son but, le premier ballon parisien de la soirée. Sur l’action, Jeffrey de Lange ne pouvait rien seul face à Ousmane Dembélé lancé par Désiré Doué dans le dos de sa défense.

    Le Ballon d’or allait lui mener la vie dure tout au long de la soirée. En inscrivant un second but, sur sa seconde frappe cadrée. Le Néerlandais touchait du doigt la dure réalité de la supériorité parisienne. Dans une soirée qui se transformait en véritable cauchemar pour lui. Dans un collectif qui s’est sabordé au fil des minutes. À l’image de Facundo Medina, auteur d’un but contre son camp.

  • La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    Depuis le 4 janvier, Nantes est entré dans le jeu à distance que joue l’OM pour le podium.

    En allant s’imposer au Vélodrome (2 – 0), les Canaris ont plombé la reprise des Marseillais. Depuis, ces derniers ont perdu la main dans la course aux places qualificatives en Ligue des Champions. Et les Bretons, en s’inclinant samedi à domicile face à Lyon, ont permis aux Lyonnais de s’emparer de la troisième place.

    Tombés du podium, les hommes de Roberto De Zerbi savaient ce qu’ils avaient à faire. Mais, pour suivre le rythme imposé par les leaders, la tâche n’était rien moins que battre le PSG, dans un Parc des Princes où, depuis le coup d’envoi de la saison, seul Strasbourg a tenu tête au champion d’Europe, le 17 octobre (3-3).

    Mais pour faire aussi bien que les Alsaciens, à défaut de faire mieux, il aurait fallu un OM des grands soirs. De ceux qui ont bousculé Lens, fait plier Newcastle ou l’Ajax. Malheureusement, dans la douceur de la nuit d’Auteuil, c’est un OM bien trop timide qui a laissé les champions d’Europe agir à leur guise. Il aura fallu attendre près de 55 minutes pour assister à une intervention décisive de Matvei Safonov, sur une reprise improbable de la tête d’Igor Paixão, pour comprendre que les Olympiens étaient sur le terrain.

    Jusque-là, ils avaient été spectateurs de la démonstration de force Parisienne. Illustrée par le doublé d’Ousmane Dembélé dans une première période où le PSG a fait ce qu’il a voulu. Alors que l’OM était en mode passif. Subissant le jeu et incapable d’approcher du but adverse.

    S’ils avaient bousculé le PSG au Vélodrome et à Koweït City lors du Trophée des Champions, la belle au Parc des Princes a tourné à la punition pour les hommes de Roberto De Zerbi. Un cauchemar illustré par le but contre son camp de Facundo Medina et le final qui a vu les Marseillais partir à la dérive.

    La punition du Parc des Princes fait tomber l’OM du podium et libère la route du sacre pour leur adversaire du soir. Mais aussi pour Lens, qui reste dans la roue du PSG.

    PSG 5 (2)

    OM 0 (0)

    21e journée de Ligue 1

    Parc des Princes (43 000 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Dembélé (12, 37), Medina (64, csc), Kvaratskhelia, 66), Lee (74) pour le PSG.

    Avertissements : Vitinha (9), Zaïre-Emery (58) au PSG, Balerdi (90+2) à l’OM.

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery (Hernandez, 75), Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Mayulu (Dro, 75), Vitinha, Neves – Doué (Kvaratskhelia, 62), Dembélé (Ramos, 75), Barcola (Lee, 68).

    Entraîneur : L. Enrique

    OM : de Lange – Pavard(Abdelli, 62), Balerdi ( c ), Medina – Weah, Höjbjerg, Timber, Emerson – Greenwood (Nadir, 80), Gouiri, Nwaneri (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi

    Un jaune foncé

    Le match a débuté depuis 9 minutes, Leo Balerdi se lance dans une chevauchée depuis le rond central, quand il se fait littéralement couper en deux par Vitinha. Un geste qui ne vaudra qu’un carton jaune au joueur du PSG aux yeux de Willy Delajod.

    Trois minutes plus tard, Ousmane Dembélé ouvrait le score.

  • PSG – OM, pour qui la belle ?

    PSG – OM, pour qui la belle ?

    C’est un OM presque invaincu face au PSG cette saison qui se prépare pour un nouveau duel.

    Le premier a vu les Marseillais faire chuter les champions d’Europe au Vélodrome, en début de saison (1-0). Le deuxième s’est soldé par un nul (2-2). Mais comme il s’agissait du Trophée des Champions, il a fallu un vainqueur. Et dans la nuit koweïtienne, le PSG s’est adjugé le titre après la séance des tirs au but.

    Dimanche, le Parc des Princes sera le théâtre de la belle entre les deux meilleurs ennemis de la Ligue 1. Avec un OM qui s’y rend sans pression et sans peur. Revigoré par sa qualification pour les quarts de finale de Coupe de France. Et qui sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre.

    Côté Olympiens, Timothy Weah y voit plus qu’un Classique, surtout après la frustration du Koweït. « Le match perdu dans les dernières secondes, c’était dur à avaler… Mais nous sommes passés à autre chose. Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche. Il faudra être prêts pour le défi, parce que ce sera un vrai match », a-t-il lancé en conférence de presse.

    Son entraîneur voit dans ce rendez-vous une occasion de redorer un blason marseillais terni par ce qu’il appelle « la honte de Bruges ». Si face au Paris FC, la semaine dernière, l’OM a semblé encore sous le coup de son élimination en Ligue des Champions, il y a eu la qualification aux dépens de Rennes, en Coupe de France mercredi, qui a réveillé les appétits.

    Une qualification vue comme une revanche sur ce que les Phocéens avaient vécu en Bretagne lors de la première journée. Et qui peut servir de tremplin pour un exploit au Parc des Princes. Toutefois, Roberto De Zerbi ne s’enflamme pas. Il sait ce dont est capable le collectif parisien, qui reste selon lui « l’équipe la plus forte d’Europe dont il est difficile de comprendre le jeu ». C’est pourquoi il estime « qu’il nous faudra défendre, bien sûr, mais aussi jouer, parce que nous aussi, nous avons des joueurs forts… Nous aussi, nous devons croire en nos qualités, mais toujours avec humilité ».

    Face à l’armada du PSG, qui sera emmenée par le Ballon d’or Ousmane Dembélé, l’entraîneur phocéen insiste sur le fait « qu’il n’y a pas de recette pour battre Paris, si ce n’est avoir de l’orgueil et de la fierté ». Et qu’il compte sur un homme : « J’ai besoin d’un Greenwood des deux derniers matches. Un Greenwood mondial. »

    « Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche »

  • L’OM, champion d’Europe du gaspillage de points

    L’OM, champion d’Europe du gaspillage de points

    Expulsés de la Ligue des champions après le fiasco de Bruges, les Marseillais sont néanmoins champions d’Europe.

    Champion d’Europe du gaspillage de points, un titre dont Roberto De Zerbi se serait bien passé. C’est pourtant ce que l’on peut retenir, après la nouvelle prestation des Olympiens face au Paris FC, samedi.

    En s’arrêtant de jouer à la 80e minute, alors qu’ils menaient 2-0, ils ont permis aux Parisiens de revenir. En concédant encore une fois deux buts dans les derniers instants du match, avec notamment un penalty concédé dans le temps additionnel, quelques secondes après qu’Amine Gouiri a raté la balle du 3-1.

    Depuis le début de la saison, toutes compétitions confondues, l’OM est l’équipe la plus perméable des cinq grands championnats européens à partir de la 80e minute, limite au-delà de laquelle les joueurs de Roberto De Zerbi ont ainsi encaissé 15 buts (10 en Ligue 1, 4 en Ligue des champions et 1 en Trophée en champions). Dans cette course peu enviable, les Phocéens devancent Stuttgart et Francfort (13 buts chacun).

    Que ses joueurs aient oublié un fondamental des règles du football agace sérieusement Roberto De Zerbi. « Les matches durent 100 minutes, pas 80. La lumière s’est éteinte ! Pour gagner et jouer, il faut en avoir envie. C’est la qualité principale qui est nécessaire », a-t-il confié en conférence de presse, samedi. Alors que l’OM avait la possibilité d’atténuer l’affront de la sortie de route à Bruges, les Olympiens ont de nouveau donné le bâton pour se faire battre. Alors qu’ils avaient le pain et le couteau pour revenir de Paris avec trois points supplémentaires.

    Un capital qui leur aurait permis de profiter du faux pas de Rennes à Monaco (0-4) et de la défaite de Lille à Lyon (0-1) pour creuser l’écart sur deux de leurs plus proches poursuivants. Et rester dans le sillage du tandem de tête. Mais, ne ramenant qu’un point, ils voient Lyon revenir à hauteur.

    Roberto De Zerbi va devoir à nouveau rappeler certaines choses à son vestiaire. Qu’un match de football n’est pas gagné tant que l’arbitre n’en siffle pas la fin. Que le soutien des supporters – et à Jean-Bouin samedi, le stade était majoritairement favorable à l’OM – il doit se mériter. Il compte d’ailleurs sur eux pour pousser face à Rennes, en Coupe de France, mardi au Vélodrome.

    Un huitième de finale dont il attend encore plus, après les pertes sèches de ces derniers jours. « Je pense que nous pouvons battre n’importe quelle équipe. Mais tant que nous ne comprendrons pas que ce que nous faisons ne suffit pas… il faudra en mettre plus », martèle-t-il.

    Alors que son équipe avait su répondre à la claque infligée par Liverpool au Vélodrome en Ligue des champions, en infligeant à Lens une lourde défaite (3-1), à Paris, face à un promu qui se cherche encore à domicile, l’OM a échoué dans sa quête de rédemption. « Je suis énervé par la situation et les résultats », a maugréé l’entraîneur marseillais. Avant de confier que « par respect, je ne vous dis pas tout ce que je pense, car la salle de conférence de presse n’est pas le lieu pour ça, mais je parlerai à mes joueurs ou en réunion interne ».

    Consciente que les derniers résultats les ont échaudés, la direction du club va organiser une rencontre avec les représentants des groupes de supporters, ce lundi, à la Commanderie. Afin que ces derniers puissent exposer leurs craintes et attentes pour la suite de la saison.

    Calendrier

    OM – Rennes 03/02 21h10

    PSG – OM 08/02 20h45

    OM – Strasbourg 14/02 17h00

    Brest – OM 20/02 20h45

    OM – Lyon 27/02 20h45

    Qu’attendre du dernier jour du mercato ?

    Le second marché des transferts fermera ses portes ce lundi soir.

    L’OM s’est essentiellement activé à trouver des points de chute pour certains éléments qui n’entrent plus dans les plans de jeu de Roberto De Zerbi. Pol Lirola, Ruben Blanco, Neal Maupay et Ulisses Garcia sont donc partis. Angel Gomes va être prêté à Wolwerhampton, alors que Brighton se renseigne pour récupérer Matt O’Riley.

    Deux espoirs du club ont également quitté la galère phocéenne. Robinio Vaz, qui après un début de saison tonitruant était rentré dans le rang, et Darryl Bakola, ont été transférés à la Roma pour le premier, et Sassuolo pour le second. Dans les deux cas, l’OM a réalisé une belle opération financière. Mais leur départ est aussi un échec.

    Côté arrivées, c’est le secteur offensif qui a été privilégié pour l’instant. Avec l’achat de Quinten Timber et le prêt sec d’Ethan Nwaneri. L’OM s’active également du côté d’Angers pour finaliser la venue de Himad Abdelli. Les trois parties, après de longues discussions, ont trouvé un accord pour que l’international algérien rejoigne le groupe de Roberto De Zerbi. Tout devrait se décanter rapidement.

  • L’OM craque encore en fin de match

    L’OM craque encore en fin de match

    Les Olympiens étaient partis sur de bonnes bases. Allant chercher les Parisiens dans leur moitié de terrain, ils ont été rapidement récompensés par un but de Mason Greenwood, sur penalty. Pour ensuite continuer à pousser, mais sans parvenir à faire le break. A l’image de Timothy Weah achoppant sur Kevin Trapp (22e).

    A la demi-heure de jeu, les Marseillais, avec leurs recrues Quinten Timber et Ethan Nwaneri titulaires, ont petit à petit desserré leur étreinte. Ce dont profitèrent les joueurs de Stéphane Gilli pour sortir de leur coquille. Sans parvenir à tirer au but, malgré la fébrilité défensive marseillaise.

    A la pause, l’OM menait. Un avantage malgré tout logique. Mais que les hommes de Roberto De Zerbi se devaient de gonfler afin d’éviter une nouvelle désillusion.

    Au retour des vestiaires, alors que le Paris FC s’enhardissait, un coup d’accélérateur de Mason Greenwood, présent dans tous les bons coups, suite à un ballon récupéré par Pierre-Emile Höjberg, offrait le second but olympien à Pierre-Emerick Aubameyang à la conclusion. Le break olympien arrivait ainsi au bon moment.

    Pour la seconde fois de la soirée, une bonne moitié du stade Jean-Bouin laissait éclater sa joie, lançant quelques chants entendus habituellement au Vélodrome. Alors que pour Kevin Trapp, qui restait sur dix victoires en autant de matches disputés dans le but du PSG et l’Eintracht Francfort, se dessinait une première défaite face à l’OM.

    Les Marseillais avaient repris la main. Leo Balerdi avait le troisième but au bout de sa tête. Mais le montant droit de Kevin Trapp l’entendait autrement (74e). Il restait à assurer un succès sans concéder de but, afin d’apaiser certains doutes. Geronimo Rulli s’y appliquait devant Luca Koléosho (7e7). Mais ne pouvait rien sur la reprise de la tête, à bout portant, de Jonathan Ikoné. Jusque là tranquille, la soirée marseillaise se compliquait dans le money time. Après cinq interminables minutes de temps additionnel, et après un raté d’Amine Gouiri, Geronimo Rulli concédait un penalty dans les dernières secondes, offrant à Ilan Kebbal l’occasion d’égaliser. Que le Parisien ne loupait pas. Permettant ainsi à son gardien de but de conserver son invincibilité face aux Olympiens.

    PARIS FC – OM 2 – 2 (0 – 1)
    20e journée de Ligue 1.
    Stade Jean Bouin. 19 929 spectateurs.

    Arbitre : J. Pignard.
    Buts : Ikoné (82), Kebbal (90+4) pour le Paris FC, Greenwood (18 sp), Aubameyang (54) pour l’OM

    Avertissements : M. Lopez (43) au Paris FC, Medina (72), Traoré (82), Rulli (90+3), Nadir (90+5) à l’OM.

    PARIS FC : Trapp – Gory (Ollila, 61), Mbow, Kolodziejczak, Otavio, Sangui – M. Lopez ( c, Munetsi, 46 ), Camara (Geubbels, 85) – Kebbal, Krasso (Ikoné, 61), Simon (Koléosho. 61).
    Entraîneur : S. Gilli.

    OM – Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd, Medina – Weah (Murillo, 80), Höjbjerg, Timber (Nadir, 80), Paixão (Vermeeren, 80)– Greenwood, Aubameyang (Gouri, 67), Nwaneri (Traoré, 67).
    Entraîneur : R. De Zerbi.