Tag: Paris

  • Nuñez assume tout devant la commission

    Nuñez assume tout devant la commission

    Audition très attendue mardi que celle de Laurent Nuñez. Le ministre de l’Intérieur a en effet ouvert les travaux de la commission d’enquête sur les débordements du 17 octobre. « Pas de tabou, mais pas de cirque », a d’emblée mis en garde le président, le député macroniste Vincent Caure.

    Si en introduction Laurent Nuñez a reconnu que « le bilan de la journée du 17 octobre est un échec », c’est pour mieux tout nier ensuite. Pas assez de policiers ? « Un dispositif policier plus étoffé en volume d’effectif déployé n’aurait sans doute pas permis à lui seul d’empêcher les incidents constatés », assure-t-il. Tout juste admet-il « un manque d’anticipation » quant à la simultanéité des « risques ». Mais d’assurer plus tard que si « dans certains endroits, les forces de l’ordre ne pouvaient pas intervenir […] je ne dirais pas qu’elles ont subi ni qu’elles ont été dépassées ».

    « Oui, on a protégé les manifestants »

    L’utilisation de la grenade assourdissante EF-SON autorisée le 17 octobre après avoir été suspendue le 7 octobre, dans le cadre du mouvement lycéen, après avoir arraché la main d’un étudiant à Lens ? « C’est une arme intermédiaire qui est extrêmement utile » assure le ministre, à peine gêné par le cas du jeune homme. S’il « regrette cette blessure très grave qui va se traduire par une infirmité permanente pour un jeune », il maintient que, selon lui, « le contexte de l’engagement de la force était réuni ».

    Le LBD ? « La seule arme intermédiaire qui permet de cibler une personne en particulier » lâche encore Laurent Nuñez, sachant que de nombreux blessés par cette arme ont été recensés lors de la manifestation du 17 octobre et que des enquêtes administratives sont en cours. Le recours à la nasse qui a piégé nombre de manifestants ? « Une technique qui est utile » affirme encore le ministre. Et d’affirmer sans ciller : « Oui, on a protégé les manifestants ».

    Celui qui avait présenté sa démission – refusée par Emmanuel Macron au lendemain du 17 octobre – n’est pas non plus prêt à reconnaître qu’il a failli à Marseille. L’absence de forces de l’ordre devant la mairie attaquée ? L’attention des CRS a été « détournée sur des groupes à risque » et ils « ont dû quitter provisoirement l’entrée de la mairie. C’est à ce moment-là que [les casseurs] sont entrés », raconte Laurent Nuñez, version contestée par le maire de Marseille, Benoît Payan.

  • De La Ciotat à Paris, la route des « Résistants d’ailleurs »

    De La Ciotat à Paris, la route des « Résistants d’ailleurs »

    à partir de ce lundi et jusqu’au 6 décembre, l’Hôtel national des Invalides accueille « Résistants d’ailleurs ». Cette exposition trouve son origine à La Ciotat, portée par l’association citoyenne Des Amis et des Actes, engagée dans la transmission de la mémoire combattante. « C’est un moyen de parler des oubliés du récit », défend le président de l’association, Aurélien Michel.

    À travers quarante portraits de Résistants, complétés par un volet consacré à la France libre et à l’armée d’Afrique, l’exposition entend « mettre en lumière les Résistants français, dont une grande partie était d’origine maghrébine, qui ont résisté à l’occupant, qui ont versé leur sang, et pour certains été déportés, pour défendre leur pays », rapporte le président de l’association, également pilote de formation pour l’Armée de l’air et de l’espace.

    « Comment faire pour rassembler les Français autour d’une histoire commune ? » C’est la question que s’est posée ce collectif d’une vingtaine de bénévoles après avoir constaté que « dans les quartiers Nord, des gamins ne savent pas que certains de leurs ancêtres sont venus libérer Marseille en 1944 ».

    Depuis 2022, l’association travaille à la construction de cette exposition itinérante. « On est content de dire que ce projet émerge de La Ciotat et de Marseille, un peu comme l’hymne national était parti de Marseille », sourit Aurélien Michel. L’association anime des débats publics et intervient en milieu scolaire : « Notre projet est national. On pense que c’est important de présenter un nouveau récit de la Seconde Guerre mondiale, qui est celui de ces soldats blancs, noirs, maghrébins, qui se sont battus côte à côte. »

    L’exposition sera inaugurée par Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, ce lundi, à Paris.

  • Christo Popov entre dans l’histoire du badminton

    Christo Popov entre dans l’histoire du badminton

    Après deux tentatives en Finlande et au Danemark, la troisième a été la bonne.

    Le cadet des frères Popov avait des ambitions au moment du coup d’envoi de l’Open de France. Et à Tremblay-en-France, le Fosséen a pu aller au bout de ses rêves. Au terme d’une semaine où il a maîtrisé ses adversaires, il a fait coup double. En gagnant le tournoi, une première pour un Français en simple depuis 80 ans. Résultat qui va lui permettre de se hisser sur la plus haute marche de la hiérarchie mondiale, puisqu’il sera le prochain numéro 1.

    En demi-finale, samedi, Christo Popov (n°3 mondial) s’est défait facilement du Chinois Hu (n°32) en deux manches maîtrisées (21 – 14, 21 – 10). Propre et expéditif, le champion d’Europe 2026 n’a pas traîné sur le court afin d’optimiser au maximum son temps de récupération en vue de l’ultime bataille.

    Il aurait pu s’offrir un duel 100% français, face au champion du Monde. Hélas, au terme d’un duel d’une rare intensité physique et tactique, l’aventure prend fin en demi-finale pour Alex Lanier (n°5), battu par l’étoile montante du badminton indonésien Mohamed. Zaki Ubaïdillah (n°28) en trois manches serrées (16 – 21, 21 – 16, 17 – 21).

    Un 8 – 0 décisif

    Christo Popov abordait donc sa finale en favori. Avec, en cas de succès, la possibilité de faire d’une pierre deux coups. Concrétiser sa montée en régime, après avoir échoué en quart de finale lors des opens de Finlande et du Danemark. Et s’offrir la place de numéro 1 mondial.

    Face à l’invité surprise Mohamed Zaki Ubaïdillah, le cadet des Popov et parti sur les chapeaux de roues. Avec un premier set dans lequel il n’a laissé aucune chance à l’Indonésien. Avec un 5 – 0 pour lancer sa finale, le Fosséen ne pouvait espérer meilleure entame. Il concluait rapidement cette manche (21 – 11).

    Dans la deuxième, Ubaïdillah le droitier faisait valoir sa précision, en mettant en difficulté Christo Popov. Les deux joueurs se rendaient les points, mais l’indonésien creusait l’écart (10 – 5), et s’adjugeait le set de l’espoir (21 – 14).

    Les deux hommes ne lâchaient rien dans l’entame du dernier set. Jusqu’à 3 – 3, le duel demeurait indécis. C’est le moment choisi par Christo Popov pour retrouver son bras gauche magique. Avec à la clef un 8 – 0 qui assommait son adversaire. Il ne restait plus au champion d’Europe qu’à aller chercher les derniers points, en gérant son avance. Il empoche le troisième set 21 – 13. Et avec lui l’Open de France

  • [Tour de France] De l’Écosse à Paris via les Causses

    [Tour de France] De l’Écosse à Paris via les Causses

    Tadej Pogacar sera-t-il le premier à gagner un sixième Tour de France ?

    Cette 114e édition s’élancera d’Édimbourg, la capitale écossaise, le vendredi 2 juillet, cinquième départ de l’étranger en six ans, pour arriver trois semaines plus tard sur les Champs-Élysées à Paris avec une troisième incursion consécutive par la Butte Montmartre, déjà devenue un passage culte.

    Le final sur les pavés de la rue Lepic a eu ces deux dernières années des allures de classique, proposant des passes d’armes sublimes entre les meilleurs coursiers du monde dont Wout Van Aert, Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, le quintuple vainqueur du Tour.

    Les grimpeurs seront servis, avec les géants des Pyrénées en ouverture, un passage par le Mont Aigoual et les Causses du Larzac, avec plus de 4 000 mètres de dénivelé positif, et les grands des Alpes, dont la fameuse Côte Bernard Hunault, à Domancy.

    Deux contre-la-montre seront également au menu.

    Le Tour féminin

    L’arrivée finale du Tour de France femmes sera jugée au sommet du Puy de Dôme en 2027, un final exceptionnel après neuf étapes au départ de Leeds, en Angleterre, ont annoncé les organisateurs jeudi à Paris.

    Prévue du 30 juillet au 7 août, cette sixième édition de la formule revisitée de la Grande Boucle féminine comptera également pour la première fois un contre-la-montre par équipes, lors de la troisième étape à Londres, qui passera devant Big Ben et le palais de Buckingham.

  • Les syndicats face au mur de Matignon

    Les syndicats face au mur de Matignon

    L’heure est venue un « nouveau cap » dans la mobilisation a estimé la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, mercredi, après plus de deux heures de réunion infructueuse avec le locataire de Matignon. Pour sa part, Marylise Léon de la CFDT a, elle, jugé « impératif qu’il y ait des réponses sociales » d’ici le 5 novembre, date d’une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelle à l’appel de tous les syndicats, hormis, pour l’heure, la CFE-CGC.

    « Le Premier ministre, le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications », a déclaré Sophie Binet, à l’issue d’une réunion d’environ 2 heures et demie. Elle a estimé que « l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais » à partir du 5 novembre à l’occasion d’une nouvelle journée annoncée début octobre par l’intersyndicale.

    La CGT dans la rue samedi

    Samedi 24 octobre, la CGT sera présente dans la rue « pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se mobiliser, pour protéger les jeunes et les travailleurs et travailleuses qui souhaitent se mobiliser […] », a également annoncé la responsable de la confédération. Certains organisateurs de la journée de mobilisation du 17 octobre ont appelé à un « acte II » ce jour-là, déclarant notamment une manifestation à Paris.

    Pour la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, « le rendez-vous de mobilisation, c’est le 5 novembre et d’ici là, il est impératif qu’il y ait des réponses sociales à ces attentes de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses qui attendent depuis […] de nombreuses années, une reconnaissance ». Elle poursuit : « Quand on leur dit [au gouvernement] qu’il y a déjà une colère qui monte, il y a besoin d’apporter des réponses, c’est dès aujourd’hui qu’il faut pouvoir y répondre sur la question des salaires, sur la question des rémunérations des fonctionnaires », a-t-elle insisté, trouvant « le gouvernement pas vraiment dans le tempo ».

    Le président de la CFTC Cyril Chabanier a également jugé la réunion « très décevante » mais souligné que le gouvernement avait « ouvert la porte à ce qu’il y ait une discussion autour du Smic ». Devant le Sénat, le Premier ministre a expliqué avoir confié un « chantier » au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur les questions de salaires et d’aides aux entreprises. Sur ces sujets, « il faut avancer vite », dit Sébastien Lecornu.

    « La meilleure façon pour calmer les manifestations, c’est d’avoir des premières mesures qui font tomber la colère, et ça, aujourd’hui, on ne l’a pas », a-t-il constaté. Côté Éducation nationale, la secrétaire générale du Snes-FSU (second degré), Sophie Vénétitay, a dit sortir de la réunion « avec un calendrier et une méthode », notamment la date de lundi pour une réunion « sur la base des remontées sur la plateforme » de concertation ouverte pour les lycéens. « Au bout de quatre semaines de mobilisation, c’est quand même très en dessous de ce qu’on peut attendre. Ça veut dire qu’aujourd’hui, le gouvernement n’est toujours pas en mesure d’apporter des réponses concrètes à la fois aux lycéens et au personnel », a déploré Sophie Vénétitay, estimant que « ce gouvernement a trois trains de retard ».

    Après le fiasco du maintien de l’ordre de samedi dernier où les pillages, en marge des grandes manifestations pacifiques, n’ont pas été stoppés pendant des heures, le gouvernement a choisi la réponse ultra-sécuritaire. Le très décrié ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a annoncé lors des questions au gouvernement, mardi, qu’il déploiera « évidemment » les forces Sentinelle de l’armée. Elles auront pour objectif d’être « en substitution des forces de sécurité intérieure principalement sur des missions de sécurisation statique » afin de « dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l’ordre ». À côté de ces militaires, il y aura aussi la BRI, le GIGN, et le Raid. Les nouveaux blindés Centaure de la gendarmerie, des hélicos et les engins lanceurs d’eau pourront être mobilisés pour l’Acte II des manifestations contre la vie chère samedi prochain.

  • L’allocution creuse d’Emmanuel Macron

    L’allocution creuse d’Emmanuel Macron

    « Toute la transparence sera faite », a promis dimanche soir Emmanuel Macron lors d’une allocution télévisée alors que le pouvoir avait été pointé du doigt toute la journée quant à sa stratégie du maintien de l’ordre. Il a aussi multiplié les habituels propos sur la fermeté face aux casseurs : « Intraitable » et que « ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser »…

    S’il a pris soin de préciser qu’il ne fallait pas « confondre » les casseurs avec les manifestants aux « revendications légitimes », il n’a apporté aucune réponse à ces dernières, que ce soit dans l’éducation ou pour le pouvoir d’achat, si ce n’est une énième promesse de réunion avec le Premier ministre pour « construire » des solutions. Pire, il s’est même permis de dire qu’à 6 mois de la présidentielle, la bataille ne devait pas avoir lieu « dans la rue ».

    « Irresponsable » de jouer ainsi la montre, a commenté Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du Snes-FSU. « En 8 minutes 30, il aurait pu appeler au calme et apporter des réponses. Mais rien. Alors, on continue. Dans le calme et avec détermination. Sans attendre la présidentielle », a retoqué Fabien Roussel, secrétaire national du PCF sur X.

  • Quand le plan de métro devient terrain de jeu pour l’art urbain

    Quand le plan de métro devient terrain de jeu pour l’art urbain

    Et si un plan de métro devenait une œuvre d’art ? C’est le pari de « Dans ses artères coule la vie », la nouvelle exposition proposée par le musée d’art urbain Parcelle 473, à Montpellier. Plus d’une centaine d’artistes y livrent leur interprétation d’un même support : une toile imprimée représentant un plan du métro parisien, au format identique pour chacun.

    « La seule contrainte, c’était le support : le plan de métro. Ensuite, chacun l’interprète à sa façon, avec son style », explique Laurent Rigail, fondateur de Parcelle 473 et galeriste à Paris. Lancée il y a quatre ou cinq ans par le collectionneur Jérôme Dauchez, cette « belle aventure » réunit aujourd’hui 120 créations. Pensée comme une exposition itinérante, la série a notamment été présentée près du Mans puis à Paris, sur la péniche Fluctu’art. Après Andrea Ravo Mattoni l’an dernier, Parcelle 473 accueille donc une nouvelle sélection issue de la collection de Jérôme Dauchez. « Ce qui m’intéresse dans la démarche de Jérôme, c’est qu’il ne collectionne pas simplement des œuvres : il collectionne des histoires, des rencontres, des artistes, des sensibilités. Sa collection s’est construite dans le temps avec la volonté de faire dialoguer des univers très différents », déclare Laurent Rigail.

    De Speedy Graphito à Bordalo II, Nasty, M. Chat, MonkeyBird, Popay ou Levalet, jusqu’aux Montpelliérains Fragments et Quentin DMR, les signatures et les générations se croisent. Peinture, collage, bombe aérosol, pochoir ou crayon : la diversité des techniques répond à celle des univers. « On a différents axes qui se dessinent : les portraits, le bestiaire, l’abstraction, le surréalisme, le très figuratif… », détaille Laurent Rigail.

    Au-delà du clin d’œil à la capitale, le plan devient ainsi un révélateur de la richesse de l’art urbain. « C’est aussi l’occasion de montrer la multiplicité des techniques et des rendus qu’on peut avoir dans l’univers du street art », souligne le galeriste. « À travers un même objet, à savoir un plan de métro, se confrontent générations, techniques et regards. Certains artistes interrogent la ville et ses règles ; d’autres ses marges, ses habitants ou ses fractures. D’autres encore font disparaître la carte presque entièrement derrière leur univers plastique. » Avec « Dans ses artères coule la vie », Parcelle 473 fait donc du musée un espace où la contrainte devient liberté : 120 plans identiques, mais autant de manières de tracer sa route.

    A.G.

    * 425 avenue des Frères Buhler. Un livre consacré à l’exposition sera disponible à l’achat.

  • Le PCF appelle à amplifier le mouvement social sans attendre la présidentielle

    Le PCF appelle à amplifier le mouvement social sans attendre la présidentielle

    Alors que le mouvement lycéen secoue l’ensemble du pays, les membres du conseil national du PCF se sont retrouvés sous la coupole de la place du Colonel-Fabien pour examiner l’actualité et faire le point sur la campagne de Fabien Roussel.

    « Ce n’est pas rien d’avoir une campagne présidentielle qui se déroule en plein mouvement social », relève Ian Brossat, directeur de campagne et porte-parole du PCF. « C’est une bonne nouvelle qui impacte ce que disent les autres forces. Le RN a commencé par dire qu’il ne comprenait rien aux revendications des lycéens, puis qu’il fallait leur répondre, mais dans la réalité, il présente un super plan d’austérité avec 140 milliards d’économie jusqu’en 2030. C’est l’austérité XXL qu’il propose », martèle le sénateur de Paris.

    Fabien Roussel se félicite aussi du bouillonnement social en cours : « Il ne faut pas attendre la présidentielle ! Dans la rue avant les urnes, c’est l’appel que j’ai lancé à la Fête de l’Huma. » Après la mutilation de plusieurs jeunes, il dénonce vivement « la politique de maintien de l’ordre. Il faut en changer et écouter ce que dit la CGT Police sur ces questions-là ». « Quand il y a des violences, c’est quand il n’y a pas d’organisations de jeunes, pas de syndicats. Je souhaite que la JC sorte renforcée de ce mouvement. On doit aider, accompagner comme nous l’avons fait cette semaine », ajoute-t-il.

    Le secrétaire national insiste ensuite sur l’importance de conjuguer ce mouvement avec les mobilisations pour les salaires et contre la vie chère. « Il y a les sapeurs-pompiers qui sont toujours en grève, la fonction publique qui se mobilise, le 17 octobre le rendez-vous sur les ronds-points, le 5 novembre, un appel à la grève interprofessionnelle… », énumère-t-il. Pour donner des perspectives politiques à ces différentes colères, il annonce la publication prochaine d’un contre-projet de budget.

    Pour Ian Brossat, la campagne de Fabien Roussel a déjà imprimé dans le débat public l’idée de nationalisation de Total comme réponse à l’explosion du prix des carburants. « Les communistes ont massivement fait le choix d’un candidat, Fabien Roussel, nous allons mener une campagne d’idées pour faire grandir la conscience de classe, une campagne utile au mouvement social et utile à gauche, pour élargir son socle sans polémique avec les autres candidats », rappelle-t-il.

    Projet en construction

    Jérémy Bacchi, sénateur des Bouches-du-Rhône, lance quant à lui, à l’occasion de ce conseil national, l’élaboration du projet présidentiel dont il est le coordinateur. Par la suite, les dirigeants communistes ont fait le point sur les résultats des sénatoriales. Les quatre sénateurs PCF sortant ont été réélus.

    Enfin, un temps de travail sur l’organisation s’est tenu à la suite du XLe congrès. Objectif : consolider le PCF dans la proximité en développant des cellules, mais aussi améliorer le fonctionnement et la coordination de toutes les instances.

  • 400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    Ils étaient près de quatre cents pompiers des Bouches-du-Rhône à rejoindre, la semaine dernière le cortège parisien pour réclamer plus de moyens. Les renforts matériels, surtout humains, ont cruellement manqué sur les feux de forêts en Gironde notamment, dont les images ont inondé les médias. Une « belle mobilisation », « respectueuse et propre », selon la CGT du Sdis 13. « Il y a quand même une prise de conscience, de la part du ministère, des problèmes que nous avons soulevé tout l’été », souligne Laurent Guilloteau, secrétaire général de la CGT au Sdis 13. Pour autant « aujourd’hui, c’est juste une volonté gouvernementale de ne pas donner plus d’argent à la Sécurité civile », estime le syndicaliste et pompier. Dans le projet de loi de finances (PLF) qui vient d’être présenté, le gouvernement envisage de débloquer 200 millions d’euros pour renforcer les moyens des Sdis. Une première étape, mais « d’un autre côté, les caisses des services publics sont vidées. Il faut taper là où ça fait mal, sur les superprofits des grandes entreprises, faire payer les pollueurs. S’il y a un effet domino, ce sera la Sécurité civile qui sera en première ligne. Aujourd’hui, ça a un coût. Équiper des casernes comme Martigues, Fos ou Rognac, d’un fourgon mousse grande puissance c’est 4 fois 700 000 euros d’investissement pour les Sdis qui ne peuVENT absorber seuls ce coût. » Selon la CGT, aucune réponse claire sur les moyens humains n’a été donnée. Sur le territoire national, 21 000 sapeurs-pompiers volontaires manquent à l’appel selon la CGT. « Tous les ans, les concours ouvrent entre 2 500 et 3 000 places. Si les Sdis avaient de l’argent ils ouvriraient les concours à 4 000 personnes comme ça arrivait dans les années 2000. On a divisé par deux le nombre de recrutements. » Situation « impossible » dans un contexte, rappelle Laurent Guilloteau où « on a tourné, cet été, à 500 interventions par jour ». Le représentant de la CGT promet de s’atteler à sensibiliser les parlementaires sur ce qu’est la Sécurité civile.

  • Les Bleus de Zidane veulent confirmer face à l’Italie

    Les Bleus de Zidane veulent confirmer face à l’Italie

    Après deux victoires en deux matches, Zinédine Zidane espère prolonger le plaisir face à l’Italie, vendredi en Ligue des nations, pour fêter comme il se doit ses retrouvailles en tant que sélectionneur des Bleus avec le Stade de France, là où il s’est hissé sur le toit du monde en 1998. « C’est une grosse émotion. On a envie de continuer à écrire une autre page, une autre histoire », a déclaré jeudi le sélectionneur.

    Le contexte ne peut pas être plus favorable pour Zidane, qui fait pour le moment un sans-faute sur le banc des Bleus. Après un succès en Turquie (1 à 0) avec ses cadres, le 25 septembre, le successeur de Didier Deschamps a frappé fort en ramenant, trois jours plus tard, trois points de Belgique après avoir fortement remanié et rajeuni son onze de départ (1-0). L’effet Zidane fonctionne donc à plein et même l’absence du capitaine Kylian Mbappé, buteur en Turquie, mais qui a dû quitter le rassemblement dans la foulée pour cause de blessure au genou gauche, n’a pas eu le don d’enrayer la belle mécanique française.

    Le Ballon d’Or avec

    le brassard

    Une nouvelle philosophie de jeu basée sur la maîtrise du ballon, des nouveaux qui s’intègrent à merveille et une base solide s’appuyant sur l’ossature d’un groupe tout frais demi-finaliste du Mondial : le sélectionneur, qui s’est dit « bluffé par tout le monde », pouvait difficilement espérer mieux pour son premier rassemblement. Au Stade de France, il s’agira désormais de confirmer l’engouement suscité auprès des supporters, comme en témoignent les excellentes audiences enregistrées à la télévision : 6,8 millions de téléspectateurs pour Turquie-France et 6,3 millions pour Belgique-France, selon Médiamétrie. « Je ne pense pas du tout aux choses négatives, au contraire. J’ai une équipe de fou, donc je vais tout donner », a expliqué Zidane.

    L’Italie, qui tente tant bien que mal de se reconstruire sous la direction de Roberto Mancini après avoir raté sa troisième Coupe du monde d’affilée, est a priori largement à la portée des Français, même si la Nazionale vient tout juste de s’imposer très facilement en Turquie (4-1). Pour cette rencontre, Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, devrait hériter du brassard en l’absence de Mbappé et tenter de marquer son territoire alors qu’il est pour l’instant la star bleue la moins en vue sous Zidane. Après sa première phase finale réussie avec l’équipe de France (six buts lors de la Coupe du monde 2026), le Parisien, positionné en numéro 9 ou en faux numéro 9, comme en club, sera attendu au tournant. Mais tous les regards convergeront encore une fois vers Zidane, plus que jamais figure centrale de cette équipe de France.

    FRANCE – ITALIE

    3e journée de la Ligue des Nations

    Stade de France (20h45)

    Arbitre : Manzano (ESP)

    FRANCE : Maignan – Diouf, Upamecano, Jacquet, Koundé – Koné, Rabiot, Cherki – Doué, Olise, Dembélé

    ITALIE : Donnarumma – Ruggeri, Bastoni, Scalvini, Kayode – Barella, Tonali, Frattesi – S.Esposito, P.Esposito, Raspadori

    Le Stade de France, terrain bien connu pour Zidane

    Les liens entre Zinédine Zidane et le Stade de France sont d’une étroitesse rare. L’ancien numéro 10 des Bleus a vécu à Saint-Denis certaines des plus grandes émotions de sa carrière, parfois heureuses, parfois douloureuses. Le 28 janvier 1998, il devient le premier buteur de l’histoire de l’enceinte en inscrivant l’unique but d’un match face à l’Espagne. Quelques mois plus tard, lors de la Coupe du monde, il est expulsé contre l’Arabie saoudite dans ce même stade. Trois semaines après, il entre dans la légende en signant un doublé de la tête face au Brésil en finale. Au total, il a inscrit neuf buts au Stade de France, un total également atteint par Karim Benzema. Ce vendredi, c’est sur le banc de touche que Zidane prendra place, pour la première fois comme sélectionneur des Bleus, au Stade de France.