Tag: Municipales

  • L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    Trop plein dans la salle. Les chaises passent de main en main pour se poser là où il reste de la place. Ce jeudi 12 mars, la liste d’union de la gauche (hors LFI et les Écologistes) de Nicolas Koukas (PCF) est rassembleuse pour son dernier meeting avant le premier tour.

    Le processus citoyen de l’Appel d’Arles, qui a mené à l’Union pour Arles, a su fédérer. L’une de ses instigatrices qui figure sur la liste, Lucile Venet-Leduc, rappelle : « On avait pour but de rassembler toutes les gauches d’Arles comme le Nouveau front populaire lors des législatives de 2024. » Après avoir récolté plus de 500 signatures, le collectif s’est réuni régulièrement « pour travailler sur différents thèmes sous forme d’ateliers ». Le projet politique qui en émane a convaincu neuf partis politiques, qui soutiennent une liste composée de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile.

    Cette méthode a aussi remporté l’adhésion de déçus de Patrick de Carolis (Horizons), à l’instar de Sophie Aspord, son ancienne adjointe déléguée à l’urbanisme, qui explique avoir « choisi l’union plutôt que les arrangements (…) la loyauté plutôt que les trahisons », à travers la candidature de Nicolas Koukas.

    Concertation

    et contribution

    Car « l’autocratie » du maire sortant a laissé des stigmates. Richard Vidal, ancien ingénieur dans l’industrie chimique et pharmaceutique qui deviendra premier adjoint en cas de victoire de l’Union pour Arles, dit s’être « engagé parce que je vois ma ville se dégrader d’année en année : un urbanisme sans direction, chaotique, une voirie déplorable, des caniveaux qui débordent lors d’événements pluvieux, une propreté qui laisse à désirer et surtout ni concertation ni proximité avec la municipalité alors que ce lien est indispensable au bon fonctionnement d’une Ville ».

    Son colistier, Mehdi Herouali, abonde : « De nombreux Arlésiens ont l’impression de ne plus être écoutés et associés aux décisions qui concernent leur quotidien. (…) Une commune ne peut avancer que si ceux qui la représentent restent proches des habitants. » C’est la méthode que promet d’adopter l’équipe de l’Union pour Arles. « Je refuse cette démocratie froide, distante, technocratique », affirme Nicolas Koukas. Concrètement, le candidat souhaite créer une direction municipale dédiée à la démocratie contributive, mettre en place des budgets participatifs dans chaque quartier et chaque village, organiser des conseils municipaux délocalisés, mettre en place le référendum d’initiative citoyenne ou encore créer un observatoire citoyen pour évaluer les engagements municipaux.

    À vingt ans, Maissa Ayad, la benjamine de la liste, assure qu’une frange de la population se sent particulièrement « délaissée » : « Les jeunes. » « On leur a promis des choses qui n’ont jamais vu le jour, poursuit-elle. La jeunesse mérite qu’on lui mette à disposition tous les moyens pour réussir. » Parmi les mesures proposées : la mise en place de Maisons des jeunesses, ouvertes en soirée pour l’étude, la création artistique, les débats et l’accompagnement de projets ; le développement de nouvelles filières supérieures, de formations Bafa gratuites ou encore l’instauration d’une aide au permis de conduire selon les critères sociaux.

    « Une équipe soudée »

    La proximité que porte l’Union pour Arles passe aussi par l’existence de services publics « partout, avec des mairies annexes utiles ». La liste veut renforcer les moyens alloués aux centres sociaux « qui ont beaucoup souffert », mais aussi accroître de la présence humaine « avec des médiateurs et des maisons communes » pour assurer la tranquillité du quotidien.

    Pour assurer la pérennité de ce projet municipal et « avoir une équipe fidèle, soudée, rassemblée », les colistiers ont signé une charte d’engagement. Nicolas Koukas l’annonce : « Cette liste du premier tour, qui s’est construite après tant d’échanges, sera la même que celle du second tour. Parce que lorsqu’on entraîne une équipe on ne la change pas. »

  • À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    Est-ce que vous êtes Jauuuuuu ? » Ambiance au théâtre des Chartreux (4e) plein à craquer ce jeudi 12 mars. Avec pour commencer un avertissement. « Les choix que nous allons faire sont essentiels » alerte Anne Vial, adjointe d’arrondissements sortante, déléguée au sport, la santé et à l’égalité des droits. Elle insiste : « L’extrême droite raciste, antisémite, xénophobe, anti-féministe est à nos portes, les ingénieurs du chaos sont à la manœuvre et notre liste porte la résistance. »

    Elle aussi sortante, adjointe au maire de Marseille en charge de la valorisation du patrimoine, Perrine Prigent (PM) enchaîne. « Six ans c’est court et c’est long, ça marche quand la gauche est unie, le deuxième mandat c’est aller plus vite, plus loin », pose-t-elle, estimant que « les 4-5 c’est le reflet de ce que peut être Marseille ».

    Sur scène défilent les colistiers issus de collectif ou encartés au sein de Génération.s, du PCF ou du PS, pour une présentation du programme quartier par quartier avec des zooms de Beausoleil aux Chutes Lavie et son fameux portail de la discorde, en passant par Chave et Baille, sans oublier un détour par le programme pour la jeunesse et l’éducation, parce que « l’avenir ce sont nos enfants », un peu de santé publique au passage, beaucoup de réaménagement de places, d’espaces publics, de modes de mobilités apaisés entre vélos, voitures et trottinettes… De quoi préparer le terrain à « Didier », galvanisé. « Dimanche l’objectif est clair, il s’agit de relever le défi de défendre la Marseille qu’on aime, de diversité, de solidarité, d’entraide, antiraciste, antifasciste », insiste le maire EELV sortant.

    « On ne vous vend pas

    du rêve »

    Plus important pour lui encore, il faut « préserver nos libertés individuelles » quand elles sont mises à mal. Ce qui se passe dans l’Amérique de Trump ne tardera pas à « arriver chez nous » prévient le candidat. Et de remettre sur la table, les valeurs du Printemps marseillais. « On ne vous vend pas du rêve, le chantier a commencé il y a 6 ans, c’est toute une démarche que nous défendons, la reconstruction du lien démocratique qui nous lie à toute la population, c’est fini les réseaux ! », assure-t-il. Il martèle : « Nous avons dit ce que nous allions faire et on a fait ce qu’on a dit. » Parce qu’il reste trois jours jusqu’à dimanche, « y a-t-il encore une place au doute ? », interroge le candidat du Printemps marseillais, insistant lourdement sur l’utilité d’un seul bulletin de « presque » toute la gauche unie. Il assène : « Nous sommes au pied du mur. »

  • Votre vie en dépend

    Votre vie en dépend

    Les municipales de 2020 ont atteint des sommets d’abstention. En cause : la crise Covid mais aussi un rejet croissant des formes de la démocratie représentative.

    Pourtant, dans la crise politique que nous vivons, l’échelon municipal reste celui qui suscite le plus la confiance des citoyens.

    Cette année l’enjeu est d’autant plus important que les municipales sont considérées par l’extrême droite comme un marchepied vers la présidentielle de l’année prochaine.

    Du fait d’un embouteillage d’élections, ce mandat devrait être… un septennat.

    Autrement dit, ce dimanche et le dimanche prochain, le paysage politique de notre région sera fixé jusqu’en 2033.

    Votez c’est votre droit, c’est votre devoir, c’est votre intérêt.

    C’est l’occasion de voter pour vous-même, de défendre vos intérêts, de peser pour que votre quotidien s’améliore.

    Dans un monde de plus en plus brutal, gouverné par la force et écrasé par l’injustice, chaque parcelle potentielle d’intervention populaire doit être investie.

    Oui, il est indispensable de se prononcer, de choisir les listes des rassemblements de progrès. Il y a au moins 15 raisons de voter le 15 mars.

    Les puissants, eux, ne se posent pas la question.

    Oui, votre vie en dépend. Votre vie quotidienne, votre avenir, celui de vos enfants, de vos petits-enfants.

    Votez c’est votre droit, c’est votre devoir, c’est votre intérêt.

  • Aux Mées, Raymond Philippe et Gérard Paul votent Frédéric Puech

    Aux Mées, Raymond Philippe et Gérard Paul votent Frédéric Puech

    en bref

    Il a également reçu l’appui de Raymond Philippe, maire des Mées de 1971 à 2012, qui fut également conseiller général. Dans une déclaration, Frédéric Puech ,qui fait face à une seule autre liste, rappelle l’enjeu de ce dimanche :« Il n’y aura qu’un seul tour, votre participation est donc essentielle dès le 15 mars. Ce rendez-vous démocratique s’inscrit dans la continuité d’un bilan au service des habitants, avec une équipe renouvelée, où l’expérience des plus anciens vient enrichir l’engagement des nouveaux, et d’un projet tourné vers l’intérêt général. »

  • Extrême droite : la liste de bric et de broc de Bessèges

    Extrême droite : la liste de bric et de broc de Bessèges

    La liste d’Hervé Fiselle à Bessèges ressemble à un jeu des sept familles. Si les patronymes diffèrent, plusieurs membres d’une même famille sont en effet bien représentés dans la liste d’extrême droite qui a été déposée dans les tous derniers instants du délai légal. C’est notamment le cas de la famille de Nathan Casano. L’assistant parlementaire du député de la 5e circonscription du Gard est inéligible puisqu’il n’a pas présenté ses comptes de campagne après les élections législatives de 2022. À la manœuvre pour monter cette liste, il a ainsi réussi à convaincre son père (3e de la liste), sa mère (12e), son oncle (17e) et sa grand-mère (18e) de s’engager.

    Autre famille bien représentée : celle d’Amandine Juras. Cette amie d’enfance de Nathan Casano qui était sa suppléante en 2022 se présente à la quatrième place aux côtés de son frère (11e) et de son père (23e). À ces deux familles s’ajoute la tête de liste Hervé Fiselle et sa femme (8e) avec qui il partage une passion commune pour Eric Zemmour et Sarah Knafo, ainsi que Florence Boutet (6e) et son mari Laurent (11e). Quatre familles représentent donc près de la moitié de la liste…

    Si les candidatures d’une même famille ne sont pas illégales, seulement deux personnes d’une même famille peuvent appartenir au conseil municipal. « Le nombre d’ascendants et descendants en ligne directe père, mère, grand-père, grand-mère, fils, fille, petit-fils, petite-fille, frères et sœurs qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux dans les communes de plus de 500 habitants », précise ainsi la préfecture du Gard.

    « Je suis au courant », affirme Hervé Fiselle. « Ce n’est pas un problème parce qu’ils n’ont pas tous le même avis. Ça prouve aussi que la famille est unie. Pour des personnes qui cherchent la petite bête, ça peut manquer un peu de transparence mais là on parle de la forme et pas du fond », ajoute l’entrepreneur qui dit avoir « un grand projet national » pour mettre Bessèges en lumière.

    Pour compléter la liste, Alexandre Allegret-Pilot est venu faire le nombre (5e). Un choix justifié par le « scandale » de inéligibilité de son assistant parlementaire. L’équipe compte aussi dans ses rangs Yves Gaillac, historique du Front national à Bessèges qui a milité « toute sa vie pour le parti d’extrême droite », comme l’écrit France 24 dans un reportage réalisé dans l’entre-deux-tours des Présidentielles 2012 sur les électeurs frontistes qui disent « non » à Sarkozy.

    Autre signe que la constitution de la liste avec 23 noms a été douloureuse, Nathan Casano est allé convaincre Francette Moulin, 77 ans, de rejoindre l’équipe. Lorsque la liste a officiellement été diffusée, sa famille issue de « plusieurs générations de communistes » s’est insurgée. « Elle m’a dit que Nathan Casano est allé la voir et lui a dit qu’il lui manquait une personne sur la liste. Francette, c’est une personne qui ne réfléchit pas beaucoup et qui ne pose pas beaucoup de questions. Elle a dit oui comme elle aurait dit autre chose. Quand je lui ai dit dans quoi elle s’embarquait, elle m’a dit : « maintenant c’est trop tard je ne peux plus rien faire ». Je lui ai dit que ses parents, son grand-père, les tantes, tous doivent se retourner dans leur tombe », témoigne une cousine. Depuis, Francette Moulin a connu de graves problèmes personnels et ne fera ni campagne, ni ne pourra siéger au conseil municipal.

    Nathan Casano, futur maire ?

    Pour Nathan Casano, le rêve d’occuper le fauteuil du maire de Bessèges n’est pas nouveau. Après sa candidature aux législatives de 2022, il a passé beaucoup de temps sur le terrain. Depuis trois ans, il gère par exemple l’association Pass’Temps qui intervient dans l’Ephad Maison de secours, ou il prend part chaque année au Corso Fleuri, véritable tradition dans la commune de 2 900 âmes. Depuis qu’il est assistant parlementaire, il fait aussi régulièrement participer le député Alexandre Allegret-Pilot à toutes sortes de festivités.

    Malgré son inéligibilité prononcée en 2023, Casano a tout de même annoncé sa candidature à l’élection municipale dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux début janvier. Il a bien tenté de contester cette inéligibilité auprès du Conseil constitutionnel mais celui-ci a refusé sa requête. C’est pourtant lui, aux côtés d’Hervé Fiselle qui a déposé la liste en préfecture fin février. Il affirme même qu’il pourrait devenir maire : « C’est Hervé Fiselle qui mènera la liste jusqu’au second tour. À l’issue de celui-ci, je serai éligible et serai donc votre maire », écrit-il. Même si son inéligibilité s’arrête effectivement le 17 mars, soit donc dans l’entre-deux-tours des élections municipales, la règle est claire : « Les conditions d’éligibilité s’apprécient par rapport à la date du premier tour de scrutin ». Nathan Casano ne pourra donc pas devenir maire. En tout cas pas le 22 mars au soir du second tour.

    Peu importe, Nathan Casano s’affiche partout, sur les réseaux sociaux, les tracts, anime les réunions publiques et figure même sur l’affiche officielle de campagne aux côtés d’Hervé Fiselle et Alexandre Allegret-Pilot. Si là encore la manœuvre n’est pas illégale, de nombreux habitants se sont interrogés sur l’ambiguïté de la démarche. Pas un problème pour Hervé Fiselle : « Nathan aurait du être éligible. Le Conseil constitutionnel a eu une façon de compter qui n’est pas logique. Il est inéligible mais il n’a pas piqué dans la caisse, il n’a pas volé. Si Nathan avait été à gauche, le problème ne se serait pas posé ».

    Une omniprésence qui interroge et qui s’accompagne d’une petite musique à Bessèges : une fois élue, Hervé Fiselle pourrait démissionner avec tout son conseil municipal pour provoquer de nouvelles élections. Nathan Casano serait alors en mesure de se présenter. Hervé Fiselle dément ce scénario : « Les choses ont été mal présentées. Ce n’est pas inscrit dans ce sens. Je n’ai pas pour habitude de me battre pour lâcher l’affaire après. Les choses ont évolué depuis (le message où Nathan Casano dit qu’il sera maire au soir du second tour, Ndlr). Je suis pour la transparence. Les choses se décident à 23 et elles se décident parce qu’il y a une question qui est posée. Pour l’instant la question ne se pose pas. Mon seul souci c’est de redresser la ville. Tout le temps que je pourrais le faire, j’assumerai le mandat ».

    Trois autres listes sont en course à Bessèges, celle de l’adjointe à l’éducation Christine Roux, celle de l’adjoint à l’économie et au commerce Gilbert Baptiste et celle de la responsable associative Sophie Lalanne.

  • Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Dirigée par la droite depuis 43 ans, Castelnau-le-Lez peut-elle enfin rebasculer à gauche ? Face aux trois listes de droite (celles du maire sortant Frédéric Lafforgue, de son ex-adjoint Julien Miro et de Jean-François Vendrell), deux répondent par l’affirmative : « Ici et ensemble » de l’écologiste Richard Corvaisier et « Réinventer Castelnau-le-Lez » de la socialiste Najate Haie.

    Celle-ci a refusé l’union jusqu’au bout avec R. Corvaisier qui a fait le choix, en plus du PCF ou de Génération.s, de s’allier avec les Insoumis. Rédhibitoire pour N. Haie. « Dommage » car leurs idées semblent souvent compatibles. Dans la 5e ville de l’Hérault qui connaît une fulgurance démographique (26 058 habitants en 2023 et 28 678 estimés à ce jour par l’Insee), la gauche veut stopper l’urbanisation galopante et incontrôlée.

    R. Corvaisier fait deux promesses. La première : préserver les acteurs de la filière agricole et leurs terres. Conséquence : avec lui, la clinique du Parc n’ira pas à Sablassou. « On propose une étude d’aménagement autour du lycée Pompidou qui a un arrêt de tramway et la route métropolitaine à côté ». Second engagement : réclamer à la Métropole la modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui) pour rehausser les exigences de logements sociaux. Pour atténuer la flambée des loyers dans une commune où le revenu moyen plafonne à 25 160 annuels, l’écologiste promet aussi la transformation d’actuels logements en habitats sociaux et l’encadrement des loyers.

    La clinique à Pompidou

    Soutenue outre le PS par Place publique, Génération Écologie, GRS ou le Parti animaliste, N. Haie se satisfait du Plui qui « sauvegarde les deux tiers des terres agricoles ». Elle milite aussi pour la clinique à Pompidou et déplore un manque de stratégie. « Tout est vendu aux promoteurs, il y a des malfaçons, le quartier Eurêka n’a pas d’école et peu de services ». Plutôt que l’étalement urbain, la socialiste souhaite « reconstruire la ville en hauteur ». Dans une ville qui ne respecte pas encore la loi SRU (20% d’habitat social au lieu de 25%), elle veut aussi développer le Bail réel solidaire pour permettre aux jeunes de devenir propriétaires.

    Entrée Est de Montpellier, Castelnau est embouteillée en dépit du tramway. Pour desservir les nouveaux quartiers excentrés, N. Haie propose une « navette électrique ». Elle veut revoir le plan des mobilités avec la Métropole. Notamment passer en sens unique l’avenue centrale J. Jaurès ou sécuriser le passage à niveau n°39. Même logique chez R. Corvaisier (avenues Jaurès et du jeu de mail en sens unique) qui veut « détourner le flux de transit » vers la route métropolitaine 65. Il prévoit des navettes scolaires et des parkings de covoiturage pour « des alternatives à l’autosolisme ».

    Pour créer de l’emploi pour lutter contre le chômage (7,9%), R. Corvaisier veut instaurer une « régie agricole » ainsi qu’une « cuisine communale » en plus de recrutements pour le soutien scolaire ou la tranquillité publique (médiateurs). N. Haie promet « la fermeture des commerces louches » et le doublement des dotations scolaires par élève.

  • La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    Les allers et retours ne faiblissent pas devant la façade rouge criarde de la maison de santé Ambroise-Croizat. Sur le bassin alésien, les soignants et notamment les médecins se font rares. Alors, les habitants des communes voisines sont nombreux à se déplacer à la maison de santé de Saint-Martin-de-Valgalgues. Celle-ci a été inaugurée en 2023 en présence de Pierre Caillaud-Croizat, le petit-fils du ministre communiste et père de la Sécurité sociale.

    Cet aboutissement a été le fruit d’un important travail et fait suite à un référendum organisé sur la commune en 2018 où les Saint-Martinois ont plébiscité à 96% cet investissement. Malgré une ouverture retardée par la pandémie de la Covid, ce centre a permis de garder la présence des trois médecins qui avaient des velléités de partir et d’attirer de nombreux autres soignants. Ainsi aujourd’hui, la maison de santé compte des infirmières, des kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues, orthophonistes, podologues, sages-femmes, naturopathes et d’autres soignants qui travaillent aussi en lien avec le centre comme les pharmaciens ou un chirurgien-dentiste.

    « Nous avons un logiciel commun entre les soignants et nous faisons des réunions entre nous pour parler des situations complexes », explique Marielle Auvergne, psychanalyste qui est également la coordinatrice de la maison de santé et ne serait pas venue travailler à Saint-Martin-de-Valgalgues sans la création de cette maison de santé. « J’aime beaucoup travailler avec les autres professionnels de santé. C’est dommage d’être enfermé tout seul dans un cabinet. C’est bien d’avoir aussi l’avis des autres. Je pense que les médecins ont aussi des peurs et ça peut rassurer de travailler en groupe au lieu d’être isolé. »

    Si la structure cherche toujours désespérément un dermatologue, des renforts de médecins pourraient arriver rapidement. Les trois docteurs saint-martinois étant formateurs et salariés du groupe de santé Filieris – garantissant la présence d’un médecin en permanence – la structure devrait accueillir un docteur junior en octobre et pourrait participer à l’accueil de médecins cubains si le projet aboutit.

    Trois listes en concurrence

    « Beaucoup de retraités viennent s’installer ici pour trouver du soleil ou trouver du vivre-ensemble mais ils cherchent forcément un médecin. Le fait d’avoir réalisé cette maison de santé et d’être en capacité d’accueillir de nouveaux médecins, c’est vraiment un atout. Parce que des gens me disent que s’ils n’ont pas de docteur, ils vont devoir repartir d’où ils viennent », explique Claude Cerpedes.

    Face à l’édile communiste s’est hissée son ancienne première adjointe. Officiellement pour une opposition sur le budget et officieusement pour des désaccords personnels, Lucile Pialat a quitté la majorité et s’est lancée dans la course aux municipales. Soutenue par trois anciens membres de la majorité, elle avance aujourd’hui sur une corde raide en tentant de critiquer un bilan auquel elle a participé. À la tête de la liste « Ambitions et perspectives pour Saint-Martin », elle critique des travaux réalisés avec « précipitation » ou la propreté dans certains quartiers « laissés à l’abandon ».

    Déjà opposant durant ce mandat, Mickaël Thery assume une ligne dure à droite où il est surtout question de sécurité avec le « renforcement de la police municipale » et l’embauche de deux agents supplémentaires. Il est également très critique à l’égard des soutiens financiers à des causes internationales comme l’Ukraine, la Palestine, la paix ou le secours en mer.

    Des critiques vite balayées par l’édile qui préfère s’appuyer sur son bilan : « Les habitants voient que notre gestion est faite de compétence et de bienveillance. Sur 3 500 inscrits, il y a près de 1 000 nouveaux inscrits depuis six ans. Je crois que les gens connaissent le maire et qu’ils sont contents de la manière dont la ville est gérée », conclut Claude Cerpedes.

  • À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto dans la mêlée

    À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto dans la mêlée

    « Il n’y a pas de liste de gauche à Digne sur cette élection, mais pour un électorat de gauche, qui est quand même important, je pense qu’ils se retrouveront sur notre liste, même sans étiquette, par rapport aux autres listes qui sont toutes clairement estampillées droite. » Face au boulevard laissé par l’absence de la gauche à Digne, Julien Di Benedetto espère capter ses électeurs. « Certains utilisent le sans étiquette comme une façade alors que leur liste est de droite », mais, « nous, c’est une conviction », assure le candidat.

    Les deux tiers de sa liste sont issus de la société civile, le reste étant issu de la gauche et de la droite. Parmi les colistiers de gauche, le communiste Gérard Esmiol et l’élue d’opposition Geneviève Primiterra, ancienne tête de la liste d’union de la gauche de Digne en 2021. Face à eux, Jean-Luc Brochier (DVD) se présente avec des colistiers notamment issus de Reconquête et du RN. Les socialistes ont quitté la liste du candidat Francis Kuhn après le ralliement de membres des Républicains. Les deux candidats restants sont eux aussi ancrés à droite.

    S’il était élu, Julien Di Benedetto promet de siéger au conseil de surveillance de l’hôpital pour « s’assurer du contrôle et de la gestion et faire valoir les intérêts de la ville », alors qu’un plan d’efficience prévoit de supprimer 29 postes. Il a par ailleurs pour projet de « sortir la prison, insalubre, installée dans un ancien château médiéval, de l’hypercentre, pour en faire un musée d’art, d’histoire et de la lavande ». Concernant la sécurité, il mise sur la prévention plutôt qu’un « mode sécuritaire répressif ». Ses adversaires lui reprochent de ne pas travailler à Digne, mais il revendique être le seul candidat à y être né et promet qu’il quittera ses fonctions en Seine-et-Marne s’il est élu.

  • À l’Argentière, la friche sera le « premier enjeu du mandat »

    À l’Argentière, la friche sera le « premier enjeu du mandat »

    « Il faut dire les choses, c’est une verrue au milieu du village, mais aussi une grande opportunité », pose Jean-Pierre Rippert, candidat à la mairie de l’Argentière-La-Bessée. La « verrue » en question, c’est une zone industrielle abandonnée, laissée en l’état après la fermeture des Fonderies et Aciéries de Provence en 2012. Or, depuis près de quinze ans, le réaménagement du site se fait cruellement attendre. Pour Jean-Pierre Rippert, ce sera même « le premier enjeu du mandat à venir ».

    Si la zone abandonnée suscite l’exaspération des habitants, elle ouvre aussi un champ des possibles, à condition de trouver le bon projet. Jean Pierre Rippert et sa liste « Quoi de neuf l’Argentière ? » veulent y installer en priorité des logements locatifs, ce dont la commune manque sévèrement. Ils projettent aussi d’y construire une nouvelle crèche plus grande que l’actuelle et y attirer des centres de formation professionnelle en lien avec les métiers du sport de montagne, du secourisme et de l’environnement. « Le tout en préservant l’attractivité visuelle du lieu, car on est en plein centre du village », s’engage le candidat.

    Un récent projet avorté

    Remi Rioux, tête de liste de « l’avenir au cœur de l’Argentière », souhaite lui aussi créer une nouvelle crèche sur le site, ainsi qu’un centre social, et nouvelle bibliothèque agrandie. Il veut également dédier une partie du lieu à l’histoire industrielle de la commune, en complément du musée et des anciennes mines ouvertes au public. « Ce patrimoine attire 10 000 visiteurs chaque année mais ça peut encore être complété, se projette-t-il. On peut faire de l’histoire industrielle du village une vraie attraction touristique. »

    Tout projet devra obtenir un précieux sésame : la dotation du fonds « vert », un financement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour les reconversions de friches industrielles. Pour Alain Sanchez, actuel maire candidat à sa réélection, tout ne sera pas réalisable dans l’immédiat. Dans une publication parue ce mardi, l’édile prévient qu’un consensus entre tous les partenaires sera « très difficile » à trouver. Une prudence qui s’explique aussi par la déception générée par un échec récent. La Haute école du bois et de la forêt devait ouvrir une antenne sur le site pour la rentrée 2027, mais le projet a finalement été avorté.

  • À Avignon, David Fournier joue la rengaine du vote utile

    À Avignon, David Fournier joue la rengaine du vote utile

    À quatre jours d’un premier tour plus incertain que jamais, David Fournier (PS) et ses soutiens jettent leurs dernières forces dans la bataille. Illustration, ce mercredi soir, par une ultime réunion publique dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Avec comme principal enjeu : arriver largement en tête de la gauche pour s’éviter des nœuds à la tête au soir du 1er tour en vue ou pas d’un éventuel rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI). Adjoint au maire sortant, David Fournier conduit une liste, ayant le soutien des principaux partis de gauche, hors PCF et Génération.s, appuyant Mathilde Louvain.

    Parmi les présents, la venue remarquée de Joël Guin, maire (DVD) de Vedène et surtout président du Grand Avignon. « Je souhaite que David gagne », glisse-t-il, se disant déjà prêt à s’opposer à la présidence d’Olivier Galzi (DVD) qui s’il est élu maire d’Avignon souhaite aussi prendre les rênes de l’agglo. Un appui local qui tranche avec les soutiens nationaux qui ont défilé ces dernières semaines. Et ce mercredi soir encore, avec Raphaël Glucksmann (Place publique), qui dans un message vidéo, a appelé à voter David Fournier.

    Social et solidarité en étendards

    Question vote justement, « les élections ne seront pas une formalité », sait bien David Fournier. D’où les appels successifs au « vote utile ». Dans la foulée, vendredi dernier, du militant écologiste et antinarcotrafic, Amine Kessaci, Amin Mbarki, numéro 3 du PS et Cécile Helle ont claironné « le vote utile, dès le premier, c’est nous », insiste la maire, chaudement ovationnée. « Nous n’avons pas de leçon à recevoir dans le combat contre le fascisme, en 2014 et en 2020, c’est nous qui avons battu l’extrême droite », rappelle-t-elle. « Toute dispersion au 1er tour sera en faveur de la droite et de l’extrême droite », prévient Amin Mbarki tout en louant les qualités de fin connaisseur de terrain de David Fournier, « quelqu’un dans l’hyper proximité, pas vu à la TV ».

    Le procès en « imposture » avignonnaise s’est poursuivi à l’encontre d’Olivier Galzi (DVD). « Quand on aime sa ville, on y vit pleinement », glisse Cécile Helle. « Olivier Galzi est un candidat hautain, parachuté, c’est le Pascal Praud de la campagne », tance David Fournier. Le candidat de la majorité sortante veut s’inscrire dans la lignée des maires avignonnais de gauche. Il se pose en véritable acteur social de la campagne, regrettant que la solidarité soit un impensé des autres programmes. « Pour les plus fragiles, nous avons un devoir impérieux de victoire », enjoint-il. « Un printemps humain de proximité arrive », conclut-il, extatique.