Dans les hauteurs du Vaisseau bleu à Saint-Just (4e arr.), la présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône avait donné rendez-vous à la presse, ce vendredi après-midi, pour parler des chantiers menés dans les collèges et pour les transports, après une rentrée bousculée par les orages. Après avoir engagé 35 millions d’euros de rénovation pour ses collèges cette année, elle regarde déjà après 2027, pour « enclencher un plan Charlemagne 2 » de travaux annonce-t-elle, tout en promettant de consulter les établissements pour expérimenter l’interdiction du téléphone portable. Pour les transports, depuis le 1er septembre, les lignes de bus B4 et B5 sont entrées en service tout comme le parking relais de Sainte-Marguerite, déjà 200 000 usagers ont bénéficié de la gratuité étendue à tous ceux de plus de 65 ans et aux moins de 11 ans. Et si le nouveau métro ne commencera à être mis en service qu’après le mois de mars 2026 au lieu de décembre 2025, elle promet d’ores et déjà de lancer les travaux d’un nouveau plan de déplacement après les municipales, pendant que deux nouvelles stations de métro, au sud, doivent être créées sur le prochain mandat métropolitain.
À chaque fois dans ces projets, elle enjambe le passage par les municipales. Et pourtant, elle le concède : « J’y réfléchis de plus en plus. » Et de glisser qu’elle prendra sa décision définitive « une fois qu’on sera tous rassemblés et tous d’accord ». Mais avant de se lancer, il faut encore balayer les accusations de son ancien chef des relations internationales qui empoisonnent sa rentrée depuis la publication d’un article du Nouvel Obs le 21 août dernier, un « lanceur de boules puantes », lâche-t-elle. « J’ai appelé le procureur de la République, il m’a dit : non, il n’y a pas d’enquête sur vous. Il y a une enquête ouverte sur votre plainte, et un article 40 qui y est joint », insiste la présidente du Département. Celle-ci accuse son ancien cadre, recommandé par la présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse, de chantage après son non-renouvellement et d’incitation à la haine pour avoir désigné les dirigeants israéliens comme des animaux, tandis que le haut fonctionnaire ciblait des voyages dispendieux et sa relation avec son chef de cabinet. « Je me demande si c’est parce que je suis une femme politique qu’on essaie de m’atteindre de cette façon-là », s’indigne-t-elle, en assurant qu’elle n’est ni mariée, ni pacsée, ni en concubinage avec son directeur de cabinet. Quant aux voyages, « moi je les assume », balaie-t-elle. « Ça permet de rayonner à l’international, c’est ma vision du développement économique. » Et de rapporter les coûts aux retombées estimées, qu’elle énumère longuement, en promettant que « les prix des voyages, pour toutes les institutions, c’est la même chose ». Quant à son accusateur, « oui, il est téléguidé par l’extrême gauche », lâche la quasi-candidate. En assurant : « Je dois gêner. »

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