Tag: Municipales

  • À Morières, le RN utilise les ficelles les plus grossières

    À Morières, le RN utilise les ficelles les plus grossières

    Avec seulement deux listes, on saura dès dimanche soir si Morières renouvelle son bail à l’extrême droite et son maire RN sortant Grégoire Souque ou referme la parenthèse pour élire Annick Dubois, conseillère municipale d’opposition (PS), à la tête d’une liste d’union de la gauche. En attendant, les deux candidats livrent une âpre fin de campagne. En fin de semaine dernière, Annick Dubois a diffusé un tract et communiqué de presse listant les promesses oubliées de Grégoire Souque : « Six ans de mandat, six ans d’inaction », pointant six principales thématiques (démocratie, sécurité, éducation ou encore culture/sport). « Face à ce bilan fragile, le maire sortant tente aujourd’hui de relancer sa campagne par de nouvelles promesses, parfois en revenant sur ses propres décisions », cingle la tête de liste. « Bien conscient de son bilan pauvre, le candidat d’extrême droite a choisi une campagne basée sur l’intimidation : instrumentalisation d’événements tragiques sans aucun recul, attaques personnelles, accusations mensongères et grotesques », déplore celle qui est aussi conseillère départementale.

    En réponse, le maire s’est fendu d’un tract grossier, distribué dans les boîtes aux lettres, avec les visages sur fond noir de Jean-Luc Mélenchon et du député de la circonscription Raphaël Arnault (LFI). « Les Moriérois doivent savoir pour qui ils votent ! » tente de faire frissonner le document. Manquerait presque l’invasion de chars russes sur la place de la Liberté. Le RN reproche à Annick Dubois son soutien au Nouveau front populaire (NFP) lors des dernières législatives et sa satisfaction après la victoire de Raphaël Arnault face notamment à Grégoire Souque, candidat suppléant de Catherine Jaouen (RN). Autre attaque : le maire-candidat vilipende Annick Dubois sur sa participation à la marche, dimanche, en soutien aux droits des femmes car « parasitée par l’extrême gauche ». Sur une des photos, on y voit en arrière-plan un drapeau LFI…

    Problème, la publication de Grégoire Souque au sujet de son tract, a été « likée » par le compte officiel de la Ville de Morières. Une erreur rapidement réparée après que la liste d’Annick Dubois s’en est émue : « C’est à la fois interdit et grotesque : ce soutien officiel déguisé est une violation flagrante du Code électoral. On sent un maire en pleine panique qui multiplie les erreurs. En une seule journée, il réussit l’exploit de ne pas respecter la loi électorale et d’insulter la manifestation du 8 mars ! ».

  • [Entretien] Christophe Terras : « L’enjeu est d’empêcher le RN de prendre Draguignan »

    [Entretien] Christophe Terras : « L’enjeu est d’empêcher le RN de prendre Draguignan »

    La Marseillaise : Vous avez mené
    des consultations sur de nombreux sujets (école, démocratie, transports, santé, logement…). Quels enseignements en tirez-vous
     ?

    Christophe Terras : Ça répondait à un besoin. Les gens ont été contents de nous voir leur poser des questions. Certains pensaient même, au début, que c’était la municipalité qui s’était lancée dans une enquête sur l’école. Ce qu’ont révélé ces enquêtes, c’est que les gens ne se sentent pas du tout écoutés et qu’ils ont une soif de s’exprimer. Ce qui correspond tout à fait à la philosophie de notre liste, donc on en a été ravi.

    De manière plus générale, vous êtes la première liste de gauche à vous présenter à Draguignan depuis 2014. Comment évaluez-vous l’accueil que vous avez reçu sur le terrain ?

    C.T. : Beaucoup de gens nous ont remerciés en nous disant qu’ils allaient enfin pouvoir voter à gauche. Quant à l’accueil, il a été au-delà de nos espérances. On a fait du porte-à-porte, ce qui n’était pas évident, car certains militants découvraient cet exercice. Tout le monde en est ressorti ravi. On a vraiment reçu un très bel accueil de la part de la population.

    Quel sera pour vous l’enjeu principal de cette élection ?

    C.T. : Ce sera d’empêcher le Rassemblement national de prendre la ville. C’est vraiment aussi l’un de nos axes de campagne. Et, pour cela, celle-ci aura été utile car on a mis en avant des problématiques sur lesquelles le RN n’est pas à l’aise : le social, le logement, les transports, l’écologie urbaine… Ça les a obligés à jouer en dehors de leur zone de confort. Ils pensaient faire une campagne sur les SDF et les crottes de chien (sic), et il a fallu qu’ils sortent des bois sur ces thèmes. Ce qui est apparu est une méconnaissance totale de la ville et des sujets techniques.

    Vous êtes l’une des rares listes à avoir rassemblé la quasi-totalité du spectre de la gauche avec LFI, mouvement de la numéro 2 de liste, Sylvie Borgogno. C’est une satisfaction ?

    C.T. : Oui, nous sommes très fiers d’avoir eu le soutien de LFI jusqu’au PS. Ça a fonctionné loin des bisbilles nationales et, pour nous, le seul moyen que la gauche existe, c’est justement l’union de toutes les gauches. Tant qu’elle sera divisée, elle sera condamnée, dans le pays et à Draguignan encore plus, à être inaudible, voire inexistante. Évidemment, on a eu des critiques du style « jamais LFI, c’est pas possible ». Les mêmes qu’on faisait au Parti communiste il y a 20 ou 30 ans d’ailleurs. Les militants locaux ne s’y sont pas trompés et ne sont pas du tout entrés dans ce jeu-là. Ces critiques, ce sont celles de la droite, et lorsque la gauche est unie, la droite, évidemment, lui tape dessus. Mais pour nous, c’est plutôt un bon signe.

    Avez-vous déjà une stratégie établie selon les différents scénarios du second tour ?

    C.T. : Elle est limpide depuis le début : nous ne mènerons aucune stratégie qui pourrait favoriser la prise de la ville par le Rassemblement national. On a différentes stratégies qui peuvent être décidées, et notre position pour le second tour sera décidée démocratiquement, avec l’ensemble des gens qui ont participé à la campagne et l’ensemble des colistiers, qui seront invités à se prononcer avant le second tour. Mais une chose est sûre, c’est qu’on a des principes qu’on a arrêtés depuis le début, et l’un des premiers, c’est de ne pas favoriser l’arrivée au pouvoir du RN.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son programme de rupture

    Saint-Cyr à gauche dévoile son programme de rupture

    Dernière répétition pour Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à Gauche. Mercredi, la candidate a notamment présenté une partie de ses colistiers, et rappelé les grands axes de son programme, lors d’une ultime réunion publique à quatre jours des élections.

    Un programme « de rupture », que la liste veut concrétiser de manière participative, « en écoutant les habitants, en répondant à leurs besoins, en les associant aux décisions », martèle Sylvie Vinceneux. « Le maire ne répond pas aux questions. Il y a de nombreux sujets sur lesquels on a aucune information. Celle-ci doit être sérieuse et documentée, c’est le premier prérequis de la démocratie locale », appuie le numéro 2 de la liste, Dominique Olivier (PS), conseiller municipal d’opposition depuis 2015.

    Un budget qui réduit les marges de manœuvre

    Priorité : le logement, « votre préoccupation première, pour vous ou pour vos enfants et petits-enfants », soutient la responsable de la commission nationale logement du PCF. « Combien sont obligés de quitter notre ville faute de logements abordables ? C’est l’envers de la carte postale du tout-tourisme. Même les salariés essentiels pour le faire tourner ne peuvent se loger. »

    Solution proposée : taxation des 45% de résidences secondaires, lutte contre les Airbnb et la spéculation foncière, rénovation des passoires thermiques, mise en place du bail réel solidaire et atteindre les 25% de logements sociaux – « accessibles aux foyers ayant jusqu’à 4 900 euros de revenus », rappelle Sylvie Vinceneux, qui prévient que « le manque de logement génère une diminution de la population, et aura des impacts sur les services publics, l’accès au travail, et l’attractivité ».

    La candidate a, comme lors de son dernier meeting, abordé la question des transports, réitérant sa proposition de mise en place d’un « schéma de transports en commun cohérent », avec entre autres la réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat et la mise en place d’une navette gratuite pour les PMR et les seniors. Celle de la santé aussi, avec la création d’un centre de santé et d’une mutuelle municipale « abordable », ou encore, pêle-mêle, la sécurité, avec une politique « préventive et répressive », la transition écologique qui « impacte tous les aspects de la vie quotidienne », la jeunesse, avec une tarification juste pour les écoles et la gratuité des fournitures scolaires, et le soutien au monde associatif, à la culture et au développement du sport santé.

    Sylvie Vinceneux promet aussi de porter « une attention particulière à une meilleure gestion de l’agglomération sud Sainte Baume, élément essentiel de notre vie quotidienne » et de « défendre des services publics de qualité », dans un contexte « de baisse de 2,5 milliards des dotations aux collectivités locales dans le budget 2026 de l’État, voté par les forces politiques du centre, de droite et bien sûr du RN, qui va réduire de façon drastique les marges de manœuvre ».

  • Stéphane Sacco à La Seyne met la Bourse en surchauffe

    Stéphane Sacco à La Seyne met la Bourse en surchauffe

    « Quel plaisir de vous retrouver ce soir si nombreux dans cette salle qui symbolise, à elle seule, la belle histoire des luttes sociales qui ont fait de cette ville ce qu’elle », déclare en introduction le dirigeant national du PCF Christian Picquet devant le public de la Bourse du travail archicomble où flotte une ambiance de prévictoire électorale. Tout le monde ici veut y croire.

    « Une ville n’est pas un simple assemblage de rues et de bâtiments. C’est aussi une mémoire, une énergie, un destin collectif », rappelle le chef de file d’Uni.e.s à gauche pour La Seyne Stéphane Sacco (GRS). Le capitaine de la liste de rassemblement des progressistes insiste sur l’importance de ce scrutin à l’issue duquel « un cap » devra être donné à la ville pour les « dix, quinze, vingt prochaines années ». Et non pas, comme cela vient d’être fait par la droite, de se contenter de « gérer le quotidien à courte vue ». Mais bien, au contraire, de « préparer l’avenir avec lucidité et décider aujourd’hui ce que sera la ville de demain ». Bref, une ville qui arrête de subir.

    Et de poursuivre : « Dans vingt ans, la génération qui entre aujourd’hui à l’école primaire aura trente ans. Elle cherchera un emploi. Elle cherchera un logement. Elle cherchera une qualité de vie. »

    Pour répondre à ces besoins « un programme ambitieux » doit être mis en œuvre, ce qui suppose de la volonté politique dont l’équipe assurément ne manque pas. « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », ajoute-t-il en citant Jaurès. C’est-à-dire d’identifier les difficultés et refuser qu’elles deviennent une fatalité.

    Mais gouverner, reprend l’ingénieur c’est aussi agir maintenant et traiter les urgences qui ne peuvent pas attendre. Comme la réhabilitation du centre-ville et des quartiers ou l’indispensable rénovation et construction d’écoles.

    « C’est le seul vote utile »

    Stéphane Sacco met ensuite en garde contre la menace de l’extrême droite : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. »

    Le candidat de la gauche réunie martèle : « Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. »

    Il prévient donc : « Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli. » Des propos chaudement applaudis par la salle.

    Uni.e.s à gauche propose au contraire de renforcer le lien social et le tissu associatif qui le fait vivre. En précisant que « la mixité sociale n’est pas un slogan d’urbaniste mais une nécessité démocratique et une urgence sociale et économique afin que la ville devienne résiliente ».

    Un scrutin qui va également déterminer aussi qui représentera la ville à l’échelle métropolitaine où se décident les grands investissements, ajoute-t-il.

    Une collectivité au sein de laquelle l’équipe espère peser avec « des élus solides, expérimentés, déterminés » pour porter la voix de La Seyne et les intérêts de ses habitants. Mais pour cela il faut gagner.

    Et de conclure donc : « Ne laissez personne décider à votre place. Il faut que notre liste soit dès dimanche en position de l’emporter. C’est le seul vote utile pour l’avenir de notre ville. »

    Une équipe soudée pour la victoire

    « Cette campagne, nous ne l’avons pas simplement menée. Nous l’avons vécue intensément, passionnément, collectivement », explique sur scène Brigitte Cheinet (PCF).

    Florence Guaddacha (GRS) rappelle ensuite que « la ville est riche de ses histoires, de ses parcours, de ses cultures venues d’ici et d’ailleurs et que cette diversité nous enrichit, nous ouvre et nous fait grandir », en exprimant la volonté de la gauche de faire tomber les cloisons entre les Seynois.

    Cédric Turco (PCF) précise : « Ce que nous avons construit pendant cette campagne est déjà une victoire. Une victoire de l’union. Une victoire de la fraternité. Une victoire du respect. Mais dimanche, nous devons transformer cette force en résultat. » Et de conclure : « Dimanche, faisons de ce premier tour le point de départ de la victoire. »

  • Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Devant les quelque 450 Aubagnais présents dans la salle du Bras d’or, Jean-Pierre Squillari, tête de la liste d’union de la gauche hors LFI, Aubagne en commun, a clamé son désir de redonner vie à une ville qu’il considère n’avoir « jamais été aussi sale, une voirie qui n’a jamais été aussi dégradée ». En introduction, une vidéo a résonné dans la salle, affichant le militant anti-narco et colistier du Printemps marseillais, Amine Kessaci, en soutien de cette « liste qui peut apporter de l’espoir, du changement ». Un début de meeting donnant le ton d’une candidature de rupture.

    De fait, entouré sur scène de ses colistiers, le candidat dénonce un mandat destructeur et promet « de défendre l’intérêt général (…) avec les 31 personnes impliquées dans la vie commune ». Et d’insister sur un changement pour et avec les habitants, une mairie main dans la main avec sa population, avec un désir assumé : recourir au « référendum d’initiative citoyenne ».

    Faire respirer la ville

    L’enjeu, s’il gagne la ville, sera de mettre fin aux travaux de bétonisation du maire sortant, qu’il accuse d’un « bilan catastrophique ». Pour marquer son opposition à Gérard Gazay (LR) et à Joëlle Mélin (RN), Jean-Pierre Squillari martèle une même critique : « Non à l’Aubagne en béton ! »

    La tête de liste promet un rassemblement « pour une vraie rupture et un vrai renouveau », qu’il veut progressiste, pour dépasser ce qu’il nomme la « léthargie » des dernières années. Avec son discours, il scande en trois rythmes son programme : « réparer Aubagne, la faire respirer, la protéger ».

    Il a enfin détaillé ses intentions : celles « d’un service public de qualité », « d’un centre-ville attractif », « d’espaces naturels préservés ». En bref, une ville au nouveau souffle, animée par des « événements culturels, populaires, pour retrouver cette convivialité, cette certaine idée d’Aubagne que nous partageons », a-t-il conclu sous les applaudissements.

  • Bouc-Bel-Air : la campagne de Piétri soutenue par Perrin

    Bouc-Bel-Air : la campagne de Piétri soutenue par Perrin

    Mathieu Piétri est, depuis plusieurs mois, en course pour sa réélection. Élu maire en 2025 après la démission de Richard Mallié, le candidat fait donc campagne pour la première fois en son nom propre. Et bénéficie du soutien de son prédécesseur. Mais c’est aussi du soutien de Jean-Claude Perrin, maire de 2002 à 2014 sur la commune de Bouc-Bel-Air avant d’être battu par Richard Mallié, qui annonce publiquement soutenir celui qui a, pendant autant d’années, été l’adjoint de son concurrent. « Une parole rare », estime l’équipe de campagne de Mathieu Piétri. « Ce dont les habitants ont besoin, c’est d’un maire à leur écoute, dont l’ambition première est sa commune », estime Jean-Claude Perrin, dans un communiqué transmis par l’équipe de campagne de Mathieu Piétri. Dans ce texte, l’ancien édile critique aussi le climat de la campagne municipale, dénonçant un usage « pernicieux » des réseaux sociaux par certains opposants pour « faire le buzz ». Il évoque « une dérive » du débat politique, regrettant que « l’on n’hésite plus à traiter un maire d’escroc, de ripoux ou de corrompu » ou à relayer des rumeurs « qui font déjà des ravages ». Jean-Claude Perrin met également en garde contre certaines promesses de campagne qu’il qualifie de « propositions farfelues », parfois « irréalisables ou en dehors des compétences légales d’un maire », estimant que « beaucoup de candidats cherchent désormais à choquer pour se faire remarquer ». Au-delà de ce soutien, la campagne de Mathieu Piétri s’articule autour de plusieurs priorités programmatiques. Parmi lesquelles « réduire le trafic et le transit », et « fluidifier les circulations par la “ville intelligente” », angle majeur du programme, « renforcer la sécurité et la tranquillité de tous », et la maîtrise de l’urbanisme…

  • À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    Quelque 200 places assises occupées et des dizaines de Gardannais et Bivérois restés débout au fond de la salle. Sur la scène, des colistiers et des vidéos pour donner du corps au slogan de la liste Ensemble, changeons de cap pour Gardanne, qui synthétise le programme et la méthode La Piana.

    Un programme en rupture avec l’expérience de 5 ans et demi de gestion municipale par le maire LR Hervé Granier, marquée par « une gestion non concertée », ont souligné Jean-Louis Gil et Sylvia Caramanna, un projet de Smart City suspendu et un autre de centre aéré à 13 millions d’euros empêtré dans de coûteuses études. Mais aussi, des fermetures de services publics, centre de santé, bureau de poste, boutiques, « sans rien faire », alors que le foncier a grimpé en flèche. Dans son programme, la liste menée par le fondateur de La Maison, spécialisée dans les soins palliatifs, s’engage à redresser la barre avec « un nouveau centre aéré, des écoles rénovées, une crèche municipale, une mutuelle communale, une salle de spectacle, un cadre de vie sécurisé avec une police municipale d’îlotiers présents sur le terrain et un renforcement de la médiation sociale, des tarifs municipaux revus à la baisse… ».

    Un programme travaillé par l’équipe La Piana, partie à la rencontre des habitants. « On a joué le jeu avec six concertations de quartiers et dix mois de réunions thématiques sur les grands axes », a résumé Jean-Michel Cordier pour la méthode. « Et un questionnaire distribué à 10 000 exemplaires » pour l’outil. Des réunions « d’un excellent niveau où on a senti une écoute sincère » a apprécié une femme « exigeante », interrogée à la sortie de l’une d’elles, dans une des vidéos qui ont ponctué les prises de parole. Et pour sceller leur engagement, réunis sur le podium, les colistiers ont paraphé une Charte de probité et de prévention des conflits d’intérêts.

    Amine Kessaci et Sébastien Meï en soutien

    Deux touchantes surprises également lors de ce show fraternel à la gardannaise. Le jeune militant de la lutte contre le narcotrafic Amine Kessaci, qui figure en troisième position sur la liste de Benoît Payan, maire sortant de Marseille, est apparu sur une vidéo dans laquelle il a apporté son soutien à Jean-Marc La Piana, « un homme attaché à son territoire. Car nous avons besoin d’une dimension métropolitaine », a-t-il précisé. De quoi tisser un lien entre la ville et sa région. Mais aussi entre son histoire et son avenir. Avec un autre soutien incarné par Sébastien Meï, petit-fils de l’ancien maire communiste. En montant sur la scène l’enfant du pays a salué les colistiers par leur prénom. « J’ai grandi avec eux, on était content d’être les uns avec les autres quels que soient nos milieux sociaux. J’ai envie que les jeunes connaissent les couleurs de la solidarité. Jean-Marc les incarne. »

    Ému, porté par la confiance retrouvée, le candidat de cette union à gauche a assuré relever le défi d’une ville « du soin et du lien » afin de « rompre avec l’immobilisme et la mauvaise gestion » pour mettre le cap sur « une ville inclusive, protectrice, solidaire, engagée pour la jeunesse et attentive à tous ses habitants » dans une « démarche volontariste, territoriale et partenariale ».

  • À Aix, Marc Pena promet de gagner la ville à gauche

    À Aix, Marc Pena promet de gagner la ville à gauche

    « Quinze mille euros, vous trouvez que ça fait beaucoup ? Ce serait de quoi nous nourrir du début de notre licence, à la fin de notre master. Ici, à Aix, Sophie Joissains, elle, l’utilise dans des parfums, des poses de faux cils… Vous l’aurez compris, ce soir nous allons parler de transparence et de démocratie » , lancent Ella Aubert et César Vermorel Forest. Choix a été fait de faire appel à la jeunesse pour animer le dernier meeting de la liste Aix Avenir, ce mercredi soir, née d’une union des forces écologiques et de gauche, entre deux extraits d’une playlist très jeune, elle aussi. Si le programme a déjà largement été diffusé, ce sont des femmes, soutiens et colistières, qui ont porté et répété les mesures portées dans le programme de la liste : transports, écologie, scolarité, concertation… Dans la fosse de La Manufacture d’Aix, les sympathisants acquiescent, à quatre jours du premier tour. Une « standing ovation pour tous les militants qui se battent pour cette ville (…) les Aixois valent mieux que cette politique », poursuit César. Puis une seconde, à l’arrivée de Marc Pena, sortant du débat animé, le même soir, par La Provence… au Pasino. « On va gagner, on va gagner ! », s’échauffe la foule après diffusion d’un clip de campagne. « Sophie Joissains a brillé par son absence (…) Elle n’a pas voulu participer au débat (…) je rappellerais à Mme Joissains qu’elle n’a pas été élue sur son nom, mais celui de sa mère. Elle a d’autant plus à prouver », tacle Marc Pena, qui estime, qu’au Pasino, « tout le monde estimait que je me retrouverais au second tour ».

    Le « changement est là »

    Mais, « ce n’est pas qu’un meeting de dénonciation du bilan Joissains, c’est un bilan de reconstruction démocratique », indique le candidat. Enjeu de ce vote, remettre la concertation au centre des projets, avec, la création « comme la loi le prévoit », l’instauration de conseils de quartier, affiliée à son propre budget participatif, retour d’une Maison des Associations… « Je ne serais pas le maire qui décide seul pour les Aixois », promet Pena. Et la liste de promesses pour la ville de demain, s’il est élu, s’allonge. Autre axe majeur de la soirée, la transparence. Transparence pour « accéder au périscolaire, au logement social, transparence pour accéder à des emplois au sein de la mairie », dans l’attribution de subventions associatives, poursuit le candidat. « La transparence comme culture municipale en quelque sorte », résume Pena. Mais si l’enjeu dimanche est d’abord communal – « la démocratie se réinventera d’abord au niveau local », assurait Pena – l’enjeu va au-delà d’Aix-en-Provence. « Dimanche, nous jouons un moment décisif, puisque nous jouons aussi la place que nous pourrons avoir dans la Métropole. » Il faudra faire mieux qu’une « politique de la chaise vide », appliquée, selon le candidat, depuis cette dernière décennie. « Il faut que la gauche gagne la Métropole, il faut que le Printemps marseillais batte à plate couture le RN, il faut que Gardanne redevienne une ville de gauche, il faut que Martigues continue sa politique avec Gaby Charroux, que je salue ce soir pour son courage (…) cet enjeu nous dépasse. Nous devons être attentifs d’abord à ce que nous ferons dans la commune en ayant à l’esprit qu’on va intégrer un établissement de coopération communal extrêmement important, encourage le candidat. Persuadez autour de vous que le changement est là », appelle Marc Pena attisant une dernière fois la foule.

  • À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    Déclarée candidate, le 6 février, Sophie Joissains aura mené une campagne express. La première en son nom, elle qui a succédé à sa mère en 2021. Un mois qui lui a permis d’assurer le service minimum et de figurer en tête des sondages devant le député (PS) Marc Pena, candidat de l’union de la gauche rassemblée hors France insoumise, et l’extrême droite en pleine poussée. Mercredi pour son grand meeting de campagne, le conservatoire Darius-Milhaud affichait complet.

    « Inepties »

    Vers 19h, la tête de liste Passionnément aixois y a été accueillie sous les applaudissements d’un public convaincu. Après une vidéo présentant son Comité de soutien, fait d’inconnus et de personnalités dont Arnaud Clément, Mohand Sidi Saïd, Kévin Polizzi, Jean-Hervé Lorenzi, Andrea Ferreol, Paule Constant, Michel Faure, Denis Coutagne ou Muriel Hurtis, ses colistiers sont apparus sur scène.

    Chauffée par un Bella ciao revisité par le duo Pop’Corse, Sophie Joissains les a ensuite rejoints pour présenter son programme, entre bilan et perspectives. Reconnaissant un mandat difficile, elle a d’abord salué sa mère Maryse, absente mercredi, « un maire bâtisseur » qui a réveillé la belle endormie et n’a pas oublié les fidèles Gilles Susini et Gérard Bramoullé, disparus, comme « moins personnel… le conseil de territoire du pays d’Aix ».

    Malgré une Dotation globale de fonctionnement en baisse de 15 millions et 8 millions d’aide de l’État en moins, le Muséum d’histoire naturelle sera construit d’ici trois ans. Ces projets de mandature ont égrené son discours ouvert sur le thème « central » de la sécurité. La maire a défendu son bilan et dérogé à sa règle, pointant « les inepties » de ses adversaires dont « M. Pena, le candidat de la gauche et a priori de l’extrême gauche qui va s’allier avec un parti qui veut désarmer la police ». La salle applaudit.

    Incivilité, éducation, rue des écoles, augmentation des heures du périscolaire, centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences, tout y passe jusqu’aux « amis à quatre pattes » qui auront leur cimetière. La salle applaudit encore et davantage lorsqu’elle ajoute « sans aucune augmentation des impôts communaux ».

    Transports, avec un nouveau BHNS en site propre, et logement constituent les deux autres gros volets du programme. Elle, propose « une construction maîtrisée de la ville » à l’image de l’écoquartier de la Constance décrié par ses opposants, refuse des immeubles collectifs dans les dents creuses et veut développer le logement intermédiaire plus que le logement social proposant d’en intégrer 15% dans tout nouveau projet immobilier.

  • À Aix, quatre candidats répondent aux associations

    À Aix, quatre candidats répondent aux associations

    Elles sont une vingtaine d’associations humanistes à avoir sondé les candidats sur la place de la solidarité dans leur programme. Après s’être mobilisées place de l’Hôtel de Ville, il y a deux semaines, puis avoir envoyé un questionnaire détaillé aux têtes de chacune des listes, quatre candidats, ont finalement été reçus par les associations. Philippe Klein (Hor.), Marc Pena (PS), Julie Boronad (LFI) et Mounir Ben Ammar (Rev.) se sont expliqués sur leurs projets et propositions sur le thème de la « solidarité ».

    « Globalement, on a été frappé par le sérieux de toutes les propositions, il y a un écart minimal entre les différents candidats. On se pose évidemment la question de comment ces choses vont être faites, passer dans la pratique : un budget est un budget », rapport Ian Noble, pour le Collectif Agir. Actuellement, « il n’y a pas de volonté politique d’aller dans le même sens que les associations humanitaires et de défense des droits. Ce n’est pas dit en tout cas, ce n’est pas une politique affichée », estime Laure Magrove, pour l’association Aix Solidarité. « La réalité est qu’il y a des militants de la solidarité engagés dans l’action associative dans les trois listes de gauche, rapporte Guy Laudren, pour La Cimade. C’est une chose souhaitable d’avoir une passerelle l’action de la politique publique et l’action associative humanitaire et pour la défense des droits. Je pense que notre action a été entendue. » Les associations interrogées et rencontrées s’accordent sur un enjeu : celui de recréer une Maison des Associations, supprimée il y a une dizaine d’années. Parmi les réponses écrites de trois candidats, celle de Marc Pena, Mounir Ben Ammar et Julie Boronad, que nous avons pu consulter, chacun des candidats s’engage pour son retour. Entre autres nombreuses mesures listées chez chacun des candidats.