Tag: Marseille

  • Patrick Mennucci pour piloter la primaire socialiste ?

    Patrick Mennucci pour piloter la primaire socialiste ?

    L’organisation de la primaire socialiste (9-10 et 16-17 octobre) en vue de la désignation pour la présidentielle d’un candidat de l’espace social-démocrate, prend forme. Plusieurs sont déclarés dont Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Philippe Brun, Ségolène Royal, ou Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste.

    à Marseille, Yannick Ohanessian, adjoint au maire et membre du Bureau national du PS, a choisi de s’engager dans la campagne en tant que porte-parole national de ce dernier. Mais un autre nom attire l’attention : celui de Patrick Mennucci, ancien député et candidat à la mairie de Marseille en 2014.

    Exemplarité

    Selon nos confrères de L’Opinion, les représentants des deux principaux courants d’opposition au sein du PS ont contesté la désignation du sénateur Rachid Temal à la tête de la commission d’organisation. Pour le remplacer, le profil de cette figure historique du PS marseillais présenterait l’avantage de ne soutenir aucun des candidats en lice. Une information que le principal intéressé, contacté par La Marseillaise, n’a pas souhaité commenter à ce stade.

    Aujourd’hui installé à Paris, Patrick Mennucci connaît bien les rouages du PS. Formé à l’école militante marseillaise, il y a longtemps occupé des fonctions de premier plan avant plusieurs mandats électifs : député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône entre 2012 et 2017, vice-président du conseil régional, conseiller général, adjoint au maire de Marseille… Au-delà de ses mandats, Patrick Mennucci, directeur de campagne de Ségolène Royal en 2007, maîtrise les questions d’appareil, les congrès, les investitures, les campagnes nationales ou locales. Un atout dans cette opération électorale que le PS espère exemplaire.

    Depuis sa défaite aux législatives de 2017 face à Mélenchon, Patrick Mennucci s’est progressivement éloigné de la vie électorale sans jamais rompre avec le Parti socialiste, fidèle à une ligne sociale-démocrate assumée. En 2017, il coanime la campagne de Vincent Peillon pour la primaire de la gauche. En 2018, il soutient Luc Carvounas lors du congrès du PS. Opposé à la Nupes puis au Nouveau front populaire, il choisit Hélène Geoffroy lors du congrès socialiste de 2022. Proche de François Hollande, il défend depuis une ligne autonome du PS et rejette toute alliance structurante avec la France insoumise.

  • Le Frac Sud révèle les rendez vous du festival Actoral

    Le Frac Sud révèle les rendez vous du festival Actoral

    C’est la rentrée des classes, et avec, celle de la cité de l’art contemporain (Frac Sud), qui vient de révéler les rendez-vous attendus en septembre. Au programme, notamment : un partenariat avec le festival Actoral, centré autour des arts et des écritures contemporaines.

    Parmi les rendez-vous notables, celui du 29 septembre pour assister, de 18h à 20h, gratuitement sur réservation, à Hurlevent Carcasse, un récit lu par la comédienne Constance Dollé (Un village français), qui « amplifie le livre [Les hauts de Hurlevent] d’Emily Brontë ». L’ambition : « faire retentir sa puissante modernité », promet le Frac dans son résumé. L’autrice « Claudine Galea [ancienne responsable culture à La Marseillaise, ndlr] plonge dans cette matière, entrelace des voix dans un corps à corps effréné et aiguise à l’os le récit d’amour fusionnel et de haine fatale, décrit le programme. Explorant toutes les formes de domination à l’œuvre, elle révèle le fondement colonial de cette histoire de passion, de mépris de classe et de haine de soi, au sein d’une société victorienne en pleine expansion capitaliste ». Une lecture novatrice d’un ouvrage majeur de la littérature du XIXe siècle, constituant un « texte canonique sur la passion amoureuse, la vengeance et la folie ». En bref, « un roman furieux et cruel ».

    D’autres rendez-vous sont attendus en cette rentrée, notamment les 25 et 26 septembre, de 18h à 20h30, avec la performance de Gaëtan Rusquet dans Back-and-Forth. Un spectacle « sérieusement ludique », qui « cumule différents niveaux de lecture » et où « la lumière devient peau, le geste architecture », nous indique le site du Frac.

    Les poètes Roxana Hashemi et Laura Vazquez

    Toujours le 26, mais de 16h à 18h, une projection de Randa Maroufi, de L’MINA, est attendue dans les locaux du Frac, suivie d’une discussion avec la réalisatrice. L’MINA propose une reconstitution du travail actuel dans les puits de Jereda, ville minière au Maroc où l’exploitation du charbon, bien qu’officiellement arrêtée en 2001, se poursuit de manière informelle jusqu’à aujourd’hui. Le décor a été conçu en collaboration avec les habitants de la ville, mis en scène dans leur propre rôle. Enfin, le 29 septembre encore, en parallèle d’Hurlevent Carcasse, Antoine Volodine, principale signature et porte-parole du post-exotisme, qu’il définit lui-même comme « un objet poétique marginal et rien d’autre », est de passage pour une soirée « exceptionnelle », de 19h30 à 21h. Les échanges se structureront autour de Retour au goudron. Dernière livraison, l’un des 11 livres publiés chez 11 éditeurs différents, qui composent le 49e et dernier volume du mouvement, mettant un terme à une aventure littéraire entamée en 1985. Grand temps fort, les 15 et 17 septembre, de 18h à 22h, avec la performance Quoi qu’on vous dise, n’y croyez pas proposée par les poètes Roxana Hashemi et Laura Vazquez.

  • La voix des jeunes vers la COP31

    La voix des jeunes vers la COP31

    Faire sortir la COP de ses murs. C’est l’objectif de la LCOY (Local Conference of Youth), déclinaison de la conférence climatique organisée dans de nombreux pays à destination de la jeunesse. Cette année, ce n’est pas à Paris mais à Marseille que se tiendra la rencontre française, du 4 au 6 septembre. Soutenu par un organisme des Nations unies et accompagné par l’Agence française de développement (AFD), l’événement se tiendra au centre social de l’Estaque. Au menu : conférences, ateliers et formations pour les jeunes de 18 à 35 ans.

    « L’objectif est de donner la parole aux jeunes », explique Charlotte Fleur, formatrice à l’AFD et pour la COP ce week-end. À l’issue de l’événement, un plaidoyer rassemblant les revendications des participants sera remis à la délégation interministérielle qui représentera la France lors de la COP 31 à Antalya. Une façon d’associer la jeunesse à ces rendez-vous où se joue son avenir.

    Inscription : Insta @lcoy.france

  • [Entretien] Natacha Malet : « Les communistes seront de toutes les mobilisations de la rentrée sociale »

    [Entretien] Natacha Malet : « Les communistes seront de toutes les mobilisations de la rentrée sociale »

    La Marseillaise : Cette année, vous prononcez le discours de rentrée du PCF 13 à la place du secrétaire fédéral, Jérémy Bacchi ?

    Natacha Malet : Jérémy s’apprête à être une deuxième fois papa, donc on a préféré collectivement assurer le fait qu’il soit potentiellement absent ce jeudi. Je suis honorée qu’il m’ait confié cette responsabilité. Après, il est normal que chacun apporte sa contribution à la réussite de cette rentrée.

    Quelle sera la teneur de ce discours ?

    N. M. : Ce sera un discours dynamique et offensif, après une période estivale compliquée. Je tire mon chapeau à tous les pompiers qui ont bravé ces incendies avec des moyens constamment en baisse, et y compris pour leurs interventions au quotidien auprès des plus précaires avec la canicule. Après on sort, nous communistes, d’un congrès national qui veut porter un communisme de conquête. Donc, même si on a mené une campagne estivale intense sur le département, on veut amplifier cela dans une rentrée qui s’annonce explosive avec un gouvernement ne prête pas cas de ce qui se passe réellement dans le pays.

    Quels sont les chantiers de cette rentrée pour le PCF ?

    N. M. : On va en avoir plusieurs dans le cadre de notre plan climat, avec une rentrée sociale dense, nous serons de toutes les mobilisations-actions en septembre : le 15, il y a la manif régionale de la santé et de l’action sociale, la fonction publique se mobilise le 29, les énergéticiens… Après on va faire ce qu’on sait le mieux faire : aller au contact des citoyens, s’approprier le terrain, les entreprises, comme on l’a fait cet été, à Haribo ou à Fibre Excellence.

    C’est un dossier sur lequel les communistes sont impliqués ?

    N. M. : On voit, plus encore aujourd’hui, que l’alerte des travailleurs a du sens. On était à leurs côtés quand le mandataire a voulu intervenir pour démanteler l’entreprise. Une entreprise Seveso avec tous les risques environnementaux que ça comporte… On était là parce qu’on ne souhaite pas que cette entreprise ferme. Il en reste deux en France et quand on parle de réindustrialisation, on ne peut pas l’accepter. Et puis, il y a aussi ce budget d’austérité qui s’annonce pendant que celui de l’armement explose. Les communistes portent des propositions, Fabien Roussel l’a clairement exprimé lors de l’université du parti à Toulouse. On veut maintenir cette dynamique, l’amplifier et renverser cette tendance à voter à l’extrême droite qui est un leurre, car elle n’a jamais porté de vraies conquêtes sociales. Pour cela on est au contact du plus grand nombre et des entreprises pour gagner ce pari en 2027.

    Comment va se dérouler le vote sur la candidature de Fabien Roussel ?

    N. M. : L’ensemble des communistes va être invité à voter pour la proposition de candidature de Fabien Roussel qui a été validée au Congrès. Le vote ouvre jeudi et se termine dimanche. Tout a été fait pour que l’ensemble des communistes, travailleurs, travailleuses, retraités puissent voter sur plusieurs jours. C’est un moment important, éminemment démocratique où l’ensemble des voix des communistes sont prises en compte. C’est inscrit dans nos statuts, on ne peut qu’en être fiers. Comme on a su le faire dans le cadre du texte de base commune.

    L’autre grand rendez-vous, c’est la Fête de l’Humanité ?

    N. M. : Parfaitement. La vente des bons de soutien s’est faite dans à peu près toutes les sections du département pour permettre au plus grand nombre de soutenir et participer. Là encore, c’est un axe fort pour montrer qu’on est sur une démarche de conquête pour enfin sortir de ce système d’économie de guerre et d’austérité qu’on vit sous Macron. La paix sera au cœur de notre démarche et de notre campagne. C’est en occupant le terrain et en organisant le débat entre nous qu’on arrivera à convaincre.

    Vous êtes optimiste ?

    N. M. : Ce n’est pas de l’optimisme. On veut gagner ces jours heureux et mettre tout le monde à contribution, en réaction, j’ai envie de dire, aux propos de David Lisnard au Medef. On veut gagner l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des travailleurs, y compris de nouveaux droits pour les jeunes étudiants, la retraite à 60 ans… Ce ne sont pas des slogans, c’est ce qu’on veut aller chercher. Et les communistes seront au rendez-vous dès aujourd’hui, de façon à ce qu’on puisse dynamiser les AG de rentrée dans nos sections.

  • Guerre d’hélicoptères sur le toit du Samu

    Guerre d’hélicoptères sur le toit du Samu

    Chaque jour, les hélicoptères jaunes du Samu interviennent six fois en moyenne dans la région. Mais loin des enjeux de santé publique et des vies sauvées, c’est dans les bourrasques d’une guerre commerciale que sont désormais pris les engins. Saisi par le groupe britannique Babcock, le tribunal administratif de Marseille a ainsi décidé, vendredi, de maintenir son annulation de l’appel d’offres lancé par le groupement hospitalier de territoire des Hôpitaux de Provence pour les transports sanitaires héliportés. Un marché d’un montant pouvant aller jusqu’à 104 millions d’euros sur huit ans.

    La procédure avait été lancée au mois de février dernier pour renouveler ce marché, attribué en février 2019 au groupe Babcock, dont la filiale française est installée au Cannet-des-Maures, dans le Var. Détenue par des fonds d’investissement internationaux, la société opère aujourd’hui les hélicoptères du Samu pour les centres hospitaliers de Marseille, Nice, Gap, Toulon et Avignon, à raison de 2 300 missions annuelles et un coût compris entre 11 et 13 millions d’euros par an. Le groupe avait candidaté pour poursuivre l’activité, tandis qu’une autre offre avait été déposée par le leader européen, le Savoyard SAF Hélicoptères, racheté en 2025 par des fonds d’investissement britanniques et italiens.

    Pertes économiques

    Mais, le 30 avril, le troisième acteur du secteur, Mont Blanc hélicoptères, avait réclamé l’annulation de la procédure, en reprochant des délais trop brefs pour pouvoir obtenir les cinq hélicoptères nécessaires. Certes pour le groupement hospitalier territorial, ces délais « se situent dans la moyenne haute de ceux prévus dans d’autres marchés comparables au niveau national ». Mais face à des délais de livraisons de neuf mois pour les appareils neufs, jusqu’à 36 mois pour les Airbus H145 nécessaires pour les hôpitaux de Marseille, Nice et Digne, les opérateurs ne pouvaient candidater avec de nouveaux appareils, « sauf à avoir commandé ces hélicoptères antérieurement à la procédure de passation, ce que le pouvoir adjudicateur ne peut exiger », objectait le tribunal. Alors que le 26 juin dernier, il ordonnait l’annulation de la procédure. Une décision maintenue malgré les réclamations successives de SAF Hélicoptères et Babcock France. Sans conséquence sur les secours : « Le marché actuel sera prolongé jusqu’au déploiement du nouveau marché », explique le groupement hospitalier. Le cahier des charges, lui, sera relancé prochainement, en prenant en compte les attendus du jugement.

    Cette bataille procédurale – que les trois acteurs du marché ont déjà menée sans succès à Lyon, Clermont-Ferrand, Montpellier, Brest ou Cayenne – révèle surtout les tensions du secteur. Le 7 juillet, la députée (PS) de Côte-d’Or, Océane Godard, alertait ainsi sur « un risque réel de cessation d’activité à court ou moyen terme ». « Avec l’ouverture à la concurrence, dans les années 2010, des appels d’offres fondés sur le seul critère du coût [ont] conduit à une compression durable des marges », pointait-elle dans une question écrite, alors que l’essor du marché militaire a augmenté le coût d’acquisition et d’exploitation des hélicoptères. Résultat : en 2024, SAF Hélicoptères essuyait 1,6 million d’euros de pertes, contre 6,2 millions d’euros pour Babcock France. Les équipages des hélicoptères avaient même mené une grève historique, en mai 2025, dénonçant des salaires bien inférieurs à la moyenne européenne face à la compression des coûts. « La plupart des opérateurs français sont en réalité gérés par des fonds de pension, qui s’inscrivent dans une recherche permanente de profitabilité », dénonçait un an plus tôt la Garde médicale aérienne française, s’inquiétant des conséquences sur la sécurité des vols. Elle réclamait la mise en place d’un modèle associatif sous délégation de service public pour « désamorcer une bombe qui ne saurait tarder à exploser ».

  • [Exclusif] La Métropole Aix-Marseille veut mettre à contribution le patronat

    [Exclusif] La Métropole Aix-Marseille veut mettre à contribution le patronat

    Au lendemain de la signature, par le préfet de région, de l’arrêté fixant le budget d’une Métropole encore sous tutelle, le président (LR) de l’intercommunalité Nicolas Isnard insistait, depuis son fief salonnais : « Plus on évite les impôts, mieux on se porte. » Mais il faut croire que l’institution se porte encore mal. Selon les documents prévisionnels du prochain conseil métropolitain, celui-ci s’apprête en effet à mettre à contribution les entreprises du territoire à hauteur de 24,5 millions d’euros supplémentaires en 2027.

    Plus de quatre mois après le refus de l’hémicycle métropolitain de voter son budget, celui-ci se réunit en effet de nouveau, jeudi 10 septembre, pour reprendre la copie budgétaire imposée par l’État après la mise sous tutelle de l’institution. En refusant la version préfectorale. Si l’essentiel des 91 millions d’euros de coupes drastiques imposées à l’intercommunalité reste inchangé dans le projet de décision budgétaire modificative, c’est bien dans la dotation de solidarité communautaire (DSC) versée aux communes qu’il est proposé de tailler à hauteur de 53 millions d’euros, là où le préfet ciblait les attributions de compensation (AC) reversées aux municipalités après la suppression de la taxe professionnelle. En clair : c’est bien Marseille qui supportera la plus grosse part de cet effort, à hauteur de 36 millions d’euros. En contrepartie, il est proposé de rétablir dès 2027 cette dotation de solidarité à son niveau initial. Surtout, conformément aux promesses de la dernière conférence des maires, la création d’un fonds de concours exceptionnel de 53 millions devrait être soumise au vote pour compenser, pour chaque commune, la baisse de la dotation de solidarité. Ainsi, ce que la Métropole retire aux communes, elle promet de le rendre intégralement, en finançant leurs investissements, ce qui lui permet d’éponger la dépense par un emprunt supplémentaire de 74 millions, d’euros selon la première maquette présentée.

    26,3 millions d’impôts

    Reste à préparer l’année à venir. Face au besoin de financement des transports, la Métropole se résout à augmenter des taxes dont le niveau était resté inchangé depuis parfois dix ans. À commencer par la cotisation foncière des entreprises, alors que l’institution fait partie de celles qui taxent le moins celles qui ont le chiffre d’affaires le plus élevé, avec un barème « globalement dégressif ». Le choix est donc fait de diminuer l’impôt pour les 74 600 entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 000 euros, de l’augmenter pour les 49 500 autres : de quoi rapporter 19 millions d’euros. Avec la suppression d’exonérations et la taxation des logements neufs ou vacants, le total monte à 26,3 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires espérées. Bien loin, cependant, d’un déficit attendu de 240 millions d’euros en 2027. Reste à savoir si l’hémicycle trouvera une majorité pour approuver ces mesures.

  • Yannick Ohanessian porte-parole d’Olivier Faure

    Yannick Ohanessian porte-parole d’Olivier Faure

    « J’ai toujours été fidèle à ce qu’il portait dans le parti, explique-t-il. Étant déjà porte-parole du Parti socialiste pour porter la ligne majoritaire d’union de la gauche, il était naturel pour lui que je fasse partie des porte-parole de la primaire pour les six semaines à venir. » En particulier, l’adjoint marseillais viendra porter les sujets de protection, « à la fois sur les enjeux de sécurité civile, mais aussi sur les aspects de la santé, de l’alimentation, de l’habitabilité… » S’il était partisan d’un coût de participation plus bas que les 15 euros demandés, « nous sommes les seuls à porter l’idée d’une primaire », souligne-t-il, alors que Place publique et la Gauche républicaine et sociale (GRS) s’y joignent. Si Olivier Faure l’emporte, « il y a de fortes chances » que Yannick Ohanessian joue un rôle dans sa campagne, glisse-t-il.

  • [Souscription de rentrée] « La Marseillaise » a besoin de vous

    [Souscription de rentrée] « La Marseillaise » a besoin de vous

    Six ans après la reprise de notre journal que la crise Covid avait conduit à la liquidation, « La Marseillaise » s’est surpassée.

    Plus de contenus, plus de lecteurs, plus d’événements, 7 départements dans sa zone de diffusion, une appli mobile, un siège historique rénové…

    Vous êtes nombreuses et nombreux à nous dire votre satisfaction et vos encouragements devant les progrès accomplis.

    En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.

    D’importantes tensions de trésorerie, notamment liées à nos activités événementielles, nécessitent un soutien immédiat pour que nous puissions continuer à aller de l’avant

    « La Marseillaise » est à vous, elle compte sur vous !

    Les dons à La Marseillaise sont défiscalisés à hauteur de 66%, vous pouvez les réaliser en ligne ou en adressant un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à La Marseillaise 15, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille.

    Pour faire un don en ligne, c’est par ici

  • Un automne fiscal sous surveillance dans les Bouches-du-Rhône

    Un automne fiscal sous surveillance dans les Bouches-du-Rhône

    C’est dans un contexte particulier, marqué par la violation du système d’information de la Direction générale des Finances publiques cet été, ravivé lundi par le vol de données du ministère du Logement, que se lance la campagne des avis d’impôt sur le revenu et locaux 2026. L’an dernier, dans les Bouches-du-Rhône (1,3 million de contribuables dont 632 665 imposables), le produit de l’impôt sur le revenu s’élevait à 2,7 milliards et celui de la taxe foncière à plus de 1,9 milliard.

    Mardi, la directrice régionale des finances publiques (DRFIP Paca/13) se voulait rassurante. « Ceux qui le souhaitent peuvent changer de mot de passe, c’est bien de le faire régulièrement, mais ce n’est pas obligatoire. Ce n’est pas une faille technologique », martèle Catherine Brigant, rappelant qu’en 2025, 6 900 attaques ont été déjouées. Cette fois, c’est le vol de l’identification d’un agent qui a permis d’extraire les informations de particuliers et de professionnels.

    Jamais de lien à cliquer

    « Un incident majeur et regrettable », qui ne concerne que 0,8% des 41 millions de foyers fiscaux, mais « interpelle » et « pousse à être encore plus vigilants », même si aucun RIB ou identifiant n’a été prélevé, poursuit-elle. Parmi les données volées, des noms, adresses et dates de naissance, des informations fiscales (revenu de référence, quotient familial, taux de prélèvement à la source, Siren) et des données cadastrales, surtout de foyers franciliens, du Var, des Alpes-Maritimes et de l’Hérault.

    Et Catherine Brigant de rappeler une règle de base face à un mail insistant : vérifier l’adresse et ne jamais se précipiter. « Nous n’envoyons pas de mail avec un lien à cliquer, ni de sms », insiste Florent Fernandez (division recouvrement et amendes). Car la DGFIP veut rester focus sur un objectif : accélérer la dématérialisation des démarches et réduire le recours au chèque. S’il ne représentait que 5% des règlements en 2024, ce mode de paiement concentrait 30% des coûts de traitement avec un niveau de fraude « 70 fois plus élevé qu’un virement ». Pour l’administration fiscale, paiement en ligne, prélèvements automatiques ou paiement de proximité, chez les buralistes agréés, offrent davantage de garanties.

    Les premiers avis d’impôt sur les revenus de 2025 sont disponibles depuis le 24 juillet sur le site impots.gouv.fr. Les usagers restés au papier ont obtenu le leur par voie postale. Pour les contribuables devant s’acquitter d’un solde d’impôt, les modalités restent liées au prélèvement automatique. Les avis de taxe foncière sont eux transmis jusqu’à octobre avec une date de paiement fixée au 15 octobre (20 octobre en ligne). Pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et certains logements vacants, les avis seront disponibles à partir de novembre.

    L’administration fiscale met aussi en avant son dispositif d’accompagnement avec des permanences physiques dans les services des impôts des particuliers et les services des impôts fonciers, des rendez-vous dans les France Services et un réseau de 372 buralistes agréés. Il est aussi possible de passer par la messagerie sécurisée de l’espace numérique. Mais le numéro vert 0809.401.401, gratuit et accessible de 8h30 à 19h du lundi au vendredi, reste « le canal à privilégier pour nous contacter », conclut Catherine Brigant.

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.