Tag: Marseille

  • Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Rendez-vous incontournables de l’Été marseillais, les concerts de la scène sur l’eau rythmeront à nouveau cette édition 2026 à partir de ce vendredi soir. C’est un artiste qui a la préférence de toutes les générations depuis 50 ans qui ouvre le bal, Julien Clerc. L’icône de la chanson française a repris les routes de France, et a choisi la scène sur l’eau de l’Été marseillais pour aller à la rencontre de son public. Les Marseillaises et Marseillais de tout âge pourront ainsi venir partager un moment d’émotion et de musique entre amis ou en famille, chanter à tue-tête des musiques qui sonnent comme les bandes originales de la vie de tant de Françaises et Français. Il se produira sur la scène sur l’eau à partir de 21h30.

    Une kyrielle d’invités

    Julien Clerc sera accompagné d’un jeune talent provençal, Blandine, qui a composé ses premières mélodies sur les touches du piano du conservatoire d’Aix-en-Provence, et qui propose des musiques envoûtantes. Blandine partage sa magie et son magnétisme avec des arrangements délicats et des mélodies envoûtantes. Habitants et touristes sont invités à découvrir ce jeune talent dès 20h30.

    Et la Ville promet un été haut en couleur avec une kyrielle d’artistes invités sur cette même scène sur l’eau, avec notamment Yelle et le Show de la Pride dès ce samedi 4 juillet, puis l’iconoclaste Sébastien Tellier, le 10 juillet, les dignes représentants de la French Touch Cassius seront sur scène le lendemain, le 11 juillet, Folamour le 17 juillet ou encore DJ Kore le 18 de ce mois.

    Concert d’ouverture de l’Été marseillais de Julien Clerc et Blandine, à la scène sur l’eau, sur le Vieux-Port à partir de 20h30

  • Enogia, le visage phocéen de la transition énergétique

    Enogia, le visage phocéen de la transition énergétique

    C’est le petit nouveau de la zone industrielle des Aygalades. L’entreprise marseillaise Enogia, producteur de micro-turbomachines, a déplacé son site de production dans les quartiers nord. En pleine croissance, elle doit son succès à une technologie qui transforme la chaleur perdue en électricité verte.

    Mercredi, sous un soleil de plomb, Arthur Leroux, PDG de la société, monte sur scène pour l’inauguration du site. Il invite Claude Imoven, président du conseil d’administration de la société française Orano, à le rejoindre, sous les yeux de dizaines d’invités et de salariés. « Enogia s’inscrit dans la continuité de cette histoire marseillaise, celle d’un territoire qui a toujours su transformer ses ressources, son savoir-faire et son énergie pour créer de la valeur. Ce qui est imaginé ici, aux Aygalades, contribue aujourd’hui à la transition énergétique à l’échelle mondiale », soutient le chef d’entreprise.

    « C’est la démonstration que de nouveaux modes de production sont indispensables face aux enjeux climatiques. Et c’est ainsi que seront réconciliés la performance économique, le progrès social et la protection de l’environnement. Une grande partie de notre avenir productif viendra de la rencontre entre une vision portée par des entrepreneurs qui voient dans l’écologie, non pas qu’une contrainte, mais une formidable opportunité à saisir pour fabriquer le monde de demain », poursuit Cécile Vignes, déléguée à l’économie verte et circulaire à la mairie de Marseille.

    12,6 millions de chiffre d’affaires

    En 2025, le chiffre d’affaires de la société marseillaise s’élève à 12,6 millions d’euros, en progression de près de 57%. De quoi satisfaire l’ancien ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, présent ce mercredi. « La France a perdu beaucoup de sa substance industrielle. On cherche à revenir avec des retards considérables, mais aussi des ressources exceptionnelles. Je voudrais remercier Arthur Leroux et tous ceux qui ont constitué cette réussite car là, il y a une nouvelle future ETI marseillaise, enracinée, qui va continuer à se développer sur une technologie disruptive, innovante, qui fait la fierté des Marseillais et des Français. »

    Les discours inauguraux se sont conclus par celui du président (Ren.) de la région Sud, Renaud Muselier : « Vous faites rayonner le savoir-faire marseillais, régional et national. »

    Fanny Velay

  • À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    « Résister face à la pédagogie du renoncement et s’assurer que les lumières ne s’éteignent pas dans l’esprit de nos jeunes » : telle est l’une des contributions majeures de l’éducation populaire, selon Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements. L’élu est venu à la rencontre des acteurs associatifs du secteur, mardi matin, à l’occasion d’une réunion organisée par sa mairie. « L’éducation populaire est essentielle pour notre société. C’est un levier essentiel pour la démocratie, l’émancipation humaine, la citoyenneté et la transformation de la société, a-t-il poursuivi. Cette rencontre de nouvelle mandature doit permettre d’échanger nos expériences, mais surtout de construire ensemble des projets. Une association isolée peut faire de grandes choses, mais associée aux autres, elle peut se rendre beaucoup plus efficace. »

    C’était l’ambition de ce premier temps d’échanges entre associations, organisé à l’initiative de Lyèce Choulak, conseiller municipal délégué à l’éducation populaire et aux vacances pour tous dans les 15-16. « C’est l’occasion de rassembler toutes les forces vives de l’éducation populaire dans les 15-16, parmi lesquels on compte les associations de proximité et les centres sociaux, bien sûr. Mais aussi les institutions (Métropole, État) et les bailleurs, détaille-t-il. Je voudrais qu’on puisse aboutir sur un projet commun qui défende l’intérêt collectif ».

    Pour soutenir la démarche, Hassan Guenfici, adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire, était présent pour représenter la mairie centrale.

    Un budget pour l’enfance ?

    Les difficultés financières des collectivités, limitant le niveau des subventions accordées aux différentes structures, n’ont pas manqué d’être évoquées. Dans ce contexte budgétaire serré, une idée a tout de même émergé : investir avantage dans l’enfance. « L’enfant pauvre des cités est souvent le secteur de l’enfance, note Nicolas Rett, directeur du centre social de la Bricarde (15e). C’est très difficile de déployer des actions, parce que nos moyens sont très limités. Il y a pas mal d’espaces jeunes sur le territoire, ce qui nous permet de capter les jeunes à partir de 11-12 ans. Mais les 5-10 ans qui ne sont pas inscrits au foot ou à l’aide au devoir, ce sont eux qui sont un peu à la rue entre 17h et 19h. Ça les rend vulnérables, notamment aux réseaux [de trafic de drogue] ».

    « La question de la protection de l’enfance et de l’accueil des mineurs est sur la table, le travail est entamé », a assuré Hassan Guenfici. Jean-Marc Coppola ajoute : « La Ville fait son possible, mais ne pourra pas se substituer à tout le monde. Les échéances électorales de l’an prochain doivent être l’occasion de décider dans quel type de société nous souhaitons vivre. »

  • Le coach immobilier dit avoir cédé à l’appât du gain

    Le coach immobilier dit avoir cédé à l’appât du gain

    Au lendemain de la condamnation à une amende civile record de 100 000 euros d’un multipropriétaire parisien en infraction sur un meublé touristique rue Dragon, la Ville de Marseille est venue réclamer, mercredi, devant ce même juge des référés, le prononcé de 1,5 million d’euros d’amendes civiles à l’encontre des quatre sociétés d’un investisseur et influenceur immobilier. Celui-ci contournait la réglementation sur la location de six meublés touristiques de courte durée.

    Attendu par une dizaine de militants d’un collectif anti-Airbnb qui avaient déployé une banderole « Rends tous les logements ! Airbnb casse-toi ! Marseille n’est pas à toi ! », Florent Richard, 37 ans, ne s’est pas présenté à l’audience, laissant son avocat faire amende honorable à sa place. « Il a eu peur pour sa sécurité car il n’est pas le bienvenu à Marseille. Son portrait est affiché sur des murs. Ce n’est pas normal, ce n’est pas M. Pelicot ! Effectivement, il a eu un temps un appât du gain sur quelque chose de facile, mais il a compris, il a appris et il veut tourner la page », a plaidé Me Martin Guerin pour cet affairiste immobilier qui se vantait, sur YouTube, de s’être constitué avec 44 logements à Bordeaux, Paris et Marseille, un patrimoine de 3 millions d’euros en trois ans.

    à Marseille, ses sociétés exploitaient sans autorisation de changement d’usage et sans avoir réalisé les compensations obligatoires exigées, quatre meublés touristiques au 9 rue des Honneurs, un immeuble du Panier (qui pour l’anecdote avait appartenu à Marseille Habitat de 1997 à 2016), ainsi que deux locations saisonnières dans un grand appartement qu’il a divisé, au 16 rue Colbert. « L’étreinte de la Ville s’est resserrée sur lui en octobre 2025. Il a immédiatement retiré tous ses appartements des plateformes et s’est dirigé vers des locations en baux mobilité », a expliqué Me Guerin, qui a prié le tribunal de trouver « un juste équilibre dans le combat légitime de la Ville et ses demandes d’amendes qui sont complètement disproportionnées ».

    « On peut comprendre la colère des collectifs, a dénoncé Me Jorge Mendes Constante, conseil de la Ville. Marseille ne veut pas de ce genre d’investisseur qui dit faire du “coaching immobilier” en exprimant sur Youtube ce genre de slogans, Un million d’euros en quatre ans grâce à la location courte durée” ou Ici on fait du business, pas de la charité”. Il a mis en place un système. L’influenceur locatif s’est vanté d’avoir un taux d’occupation de ses locations à Marseille de 98% et d’avoir tiré 1 318 000 euros de chiffre d’affaires en 3 ans sur ces deux adresses ! »

    L’avocat a réclamé pour la Ville la condamnation de chacune des quatre sociétés que Florent Richard gère – deux SCI propriétaires, une société chargée des locations et une pour la conciergerie – à l’amende maximum de 100 000 euros prévue en cas de changement illicite d’usage, multipliée par le nombre d’appartements qu’il a ainsi soustrait au marché de la location classique, soit un moment total d’1,5 million d’euros.

    Délibéré le 23 septembre.

    « Nous serons intransigeants »

    « La Ville ne laissera rien passer. On attaquera systématiquement. Nous serons intransigeants. Les prochaines assignations concerneront des conciergeries qui participent à des locations sans autorisation », déclare Audrey Garino, l’adjointe au logement, présente mercredi devant le tribunal. L’élue PCF observe que l’engagement de la Ville a déjà entraîné « une baisse de 16% des meublés saisonniers sur la ville ».

    D.C.

  • L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    La Deutscher Pétanque Verband affiche une ambition : rivaliser avec les mastodontes de la discipline à l’échelle européenne et mondiale. Et les résultats de ces dernières années sont probants. Le fruit d’un travail de formation engagé dans les catégories jeunes qui commence à se traduire chez les adultes.

    Licencié en Bavière à Munich, Ulrich Moritz, un proche du président de la Fédération allemande, a suivi de près cette évolution : « J’ai commencé à jouer aux boules en 2002 dans le seul club de Munich. Aujourd’hui, il y en a 16 dans la région ». L’homme est habitué du Mondial où il a noué des liens forts avec l’ancienne présidente du comité bouliste des Bouches-du-Rhône. Au niveau national, cette évolution s’est traduite par une croissance du nombre de joueurs : « En 2000-2010, c’était 15 000 licenciés, en Allemagne. Aujourd’hui, on doit se situer autour de 25 000. La pétanque est de plus en plus connue ici ».

    La sélection juniors

    au Mondial des jeunes

    Au-delà du nombre d’adhérents, le pays enchaîne surtout les bons résultats. L’Allemagne est devenue la première nation étrangère à inscrire son nom au palmarès du GP féminin La Marseillaise en 2021. Les hommes, ont décroché en 2025, leur première étoile européenne, après avoir battu les champions du monde italien puis l’équipe de France de Bonetto, Montoro et Doerr, en finale. En jeunes, l’Allemagne est aussi championne du monde tir de précision.

    La récompense d’une politique volontariste ayant pour but de mieux préparer les joueurs aux grandes compétitions. Pour Moritz, cela doit passer par l’apprentissage et la compréhension des styles de jeu d’autres nations. Pour cela, l’Allemagne adopte depuis près de deux décennies une politique de stages et d’échanges à l’étranger. Cette année, la sélection nationale juniors, sacrée championne du monde en 2025 participera au Mondial des jeunes…

    L’objectif est d’habituer ses joueurs au très haut niveau. « Si on veut que nos équipes fassent des progrès, il faut les faire jouer en France, dans le Sud. Depuis quelques années, une fois par an, les Fédérations française et allemande organisent une semaine de stage pour les juniors des deux nations ».

    Âgé de 19 ans, Oskar Fitz fait partie de l’équipe nationale espoir, après avoir évolué en junior de 2021 à 2024. Licencié en Bavière, il fait les beaux jours du Boule club Mechenhard. Pour lui, la pétanque est avant tout une histoire de famille. Il a commencé à quatre ans, avec son père, son grand-père et son arrière-grand-père. Champion d’Allemagne junior et espoir, il évolue désormais en senior, où il a atteint les 16es de finale.

    Ambitieux, il souhaite s’installer au plus haut niveau et a déjà joué plusieurs championnats d’Europe et du monde en jeunes. Signe de l’espoir placé en lui, il est le seul Allemand parrainé par Obut. Pour lui, La Marseillaise est une étape obligée. « Là je dois passer mon bac mais j’espère venir l’an prochain » explique-t-il même si son histoire avec Le Mondial est pour l’heure un rendez-vous manqué. La première fois, son arrière-grand-mère est décédée. L’an dernier, il était inscrit sur le concours junior mais son vol a été annulé. « On est arrivé en retard pour la première partie, on l’a perdue sur tapis vert puis on s’est dépêchés pour jouer la deuxième mais on a perdu aussi… » sourit Oskar Fitz.

    Pour Claude Azéma, ancien président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal et de la Confédération mondiale des sports de boules, cet essor est aussi dû à la qualité des infrastructures qui améliorent la réceptivité à ce sport. Le but est d’intéresser un public curieux à la recherche d’un loisir, en plus du public plus connaisseur : « L’attrait principal des clubs est d’avoir un lieu clos pour accueillir des gens tous les jours. C’est ce qui aide au développement. Il est essentiel de toucher ceux qui font de la pratique loisir, en plus de ceux qui veulent faire de la compétition ».

  • Bruno Genesio signe un bail de deux ans à l’OM

    Bruno Genesio signe un bail de deux ans à l’OM

    L’OM tient enfin ses têtes sportives, avec l’arrivée de Bruno Genesio.

    Les dirigeants marseillais attendaient la décision finale de la DNCG concernant les finances. Le gendarme financier de la Ligue 1 ayant été relativement clément, celui qui a permis à Lille de terminer sur le podium du dernier championnat aura donc la lourde tâche de reconstruire une équipe, après le fiasco sportif de la saison qui vient de s’achever.

    « Le choix de Bruno Genesio s’est imposé naturellement au cours de nos échanges », a confié Grégory Lorenzi. Le directeur sportif marseillais a détaillé les raisons qui ont poussé le club à recruter l’ancien milieu défensif, formé à Lyon et passé notamment par le FC Martigues. « Son expérience, sa connaissance du haut niveau et sa capacité à construire des équipes compétitives correspondent pleinement à l’ambition que nous portons pour l’Olympique de Marseille. »

    L’intéressé quant à lui est impatient de débuter sa nouvelle mission. Lui qui a su redynamiser Rennes et Lille, entre autres, et réveiller Lyon, a déjà une idée de ce qu’il compte faire sur le banc marseillais. « J’ai choisi de rejoindre l’Olympique de Marseille parce que j’ai été séduit par le défi qui m’a été présenté… Je suis impatient de commencer le travail avec l’ensemble des équipes du club et les joueurs afin de construire un groupe à la hauteur des ambitions de l’Olympique de Marseille. »

    Grégory Lorenzi estime de son côté que Bruno Genesio est l’homme de la situation : « Nous partageons une vision commune du football, du développement des joueurs et de la construction d’un effectif performant dans la durée. Nous allons travailler en étroite collaboration afin de bâtir un groupe capable de répondre aux exigences de ce club et aux attentes de ses supporters. »

    Contraintes budgétaires

    Comme lorsqu’il était à Brest, Grégory Lorenzi sait qu’il ne pourra pas se lancer dans une campagne de recrutement onéreuse. La DNCG a donné son feu vert pour une continuation en Ligue 1 avec un encadrement de la masse salariale. Alors que l’UEFA a donné un an aux dirigeants olympiens pour sortir les comptes de la zone rouge.

    Stéphane Richard ne doute pas du potentiel de son nouvel entraîneur à s’adapter aux contraintes qui lui seront imposées. « Son expérience, son exigence et sa vision du jeu correspondent pleinement à ce que nous recherchions pour ouvrir cette nouvelle étape. Au-delà de son parcours, nous avons été convaincus par son adhésion à notre projet, sa volonté de construire dans la durée et son enthousiasme », confie le nouveau président de l’OM.

    Le club possède donc une tête solide, à laquelle il faut signaler le retour de Nicolas Dehon en tant qu’entraîneur des gardiens. Le moment va donc venir de passer à l’étape de donner des jambes à un staff qui donne rendez-vous le 6 juillet à ses joueurs non concernés par la Coupe du monde pour la reprise générale. Dans un premier temps à la Commanderie. Puis pour un stage en Côte d’Ivoire.

    La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    La prise de fonction de Stéphane Richard à la présidence de l’OM, ce jeudi, coïncide avec un changement symbolique.

    Celui qui succède à Pablo Longoria était à la tête d’Orange lorsque le partenariat entre le club et le géant des télécommunications lançait l’enceinte du boulevard Michelet dans l’ère du naming.

    Le contrat avec Orange étant arrivé à son terme, c’est une autre entreprise qui va prendre le relais. Stéphane Richard, en tant que président de l’OM, et Christine Fabresse, directrice du directoire de la Caisse d’épargne Cepac vont officialiser le partenariat entre les deux parties.

    La signature aura lieu à 12h, au stade Vélodrome.

    M.Ga.

  • Nouvelles arrestations dans l’affaire Kessaci

    Nouvelles arrestations dans l’affaire Kessaci

    Quatre autres suspects ont été interpellés, ce mardi 30 juin, dans l’enquête sur l’assassinat à Marseille de Mehdi Kessaci, 20 ans, dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic, ont indiqué, mercredi, une source policière et une autre source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

    Fin mars, six personnes, cinq hommes et une femme, avaient déjà été mises en examen dans l’enquête sur la mort du jeune homme de 20 ans, totalement étranger au trafic et inconnu de la police comme de la justice, tué de plusieurs balles, en plein après-midi à Marseille, le 13 novembre 2025.

    Trois des suspects sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la logistique, en ayant participé à l’organisation ou aux actes commis après les faits, selon la source proche.

    Le quatrième, d’après la même source, aurait été engagé comme tireur pour une opération la veille, qui n’a finalement pas eu lieu. Ce dernier est présenté comme un exécutant de la DZ Mafia, précise Le Parisien.

    L’assassinat de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc, le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, évoquant d’emblée un meurtre « d’avertissement ». S’en était suivie une vaste marche blanche d’hommage au jeune homme, à Marseille et un peu partout en France, à l’appel de l’association Conscience, fondée par Amine Kessaci, pour venir en aide aux familles victimes du narcotrafic.

    Une exécution menée

    par la DZ Mafia ?

    Les enquêteurs de la police judiciaire et de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), qui voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, gang marseillais de narcotrafiquants, sont parvenus à déterminer que les tueurs s’étaient « trompés de cible » et qu’ils visaient Amine Kessaci.

    Militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci (EELV) est devenu depuis 4e adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), à l’issue des élections municipales fin mars.

    L’information judiciaire sur la mort de Mehdi Kessaci a été confiée à des juges d’instruction parisiens et suivie par le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

    Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années (24 morts en 2024 après le record de 2023 avec 49 morts liés à une guerre des gangs pour le contrôle des points de deal dans les Bouches-du-Rhône).

    Pour Amine Kessaci, le combat continue. « Je pense que ce vécu, cette histoire personnelle, viennent raconter que dans ce pays, on a voulu regarder ailleurs. On a regardé ce qu’il se passait au Mexique, en Italie et pendant ce temps-là, on n’a pas vu que le monstre était en train de s’éveiller et de grossir dans notre pays », indiquait le jeune élu dans nos colonnes, fin mai. Favorable aux prisons de sécurité mises en place par Gérald Darmanin, ministre de la Justice, il s’est aussi engagé à travailler en profondeur sur la prévention avec la Ville, et également à apporter un soutien aux familles de victimes, dans le cadre d’un comité inter-bailleurs, en tant que président de Marseille Habitat, pour les reloger.

    « Au-delà de nous voler nos vies, les narcotrafiquants viennent voler un des pouvoirs de l’école de la République : faire rêver, dessiner des perspectives d’avenir », estimait Amine Kessaci, bien décidé à agir pour y parvenir.

  • Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    La Marseillaise : Vous avez été speaker sur les plus grands concours et compétitions de pétanque à travers le monde, mais jamais au Mondial La Marseillaise à pétanque. Ce sera chose faite lors de cette 65e édition, aux côtés de Vincent Baqué. Pourquoi n’aviez-vous encore jamais animé ce grand rendez-vous phocéen ?

    Laurent Causse : Je n’ai jamais animé le Mondial parce qu’il y avait déjà des personnes en place. Il y a quelques années, lorsque Michel Montana dirigeait l’épreuve, j’avais été présenté à lui par l’intermédiaire de la Fédération française de pétanque. Mais l’animation était alors assurée par un proche de l’organisation et cela n’avait pas abouti. Par la suite, Marc Alexandre a pris le relais. Comme nous nous entendons très bien, il était hors de question pour moi de démarcher une manifestation sur laquelle il officiait. Aujourd’hui, avec le changement de direction, Maryan Barthélémy m’a contacté pour animer le Mondial et j’ai accepté avec plaisir. Il y a quelques années, dans une interview, j’expliquais avoir animé la plupart des plus grandes compétitions, en France comme à l’étranger, jusqu’aux championnats du monde. La seule qui manquait à mon palmarès, c’était La Marseillaise. Aujourd’hui, la boucle est bouclée. Je n’y ai jamais travaillé, mais je connais bien l’événement. Je suis venu à plusieurs reprises comme spectateur. Je ne l’ai jamais joué, principalement pour des raisons professionnelles : il était difficile pour moi de me rendre disponible plusieurs jours de suite. En revanche, mon père disputait le Mondial chaque année et je venais régulièrement le suivre.

    Qu’est-ce qui vous impressionne le plus lorsque vous assistez à une édition de La Marseillaise ?

    L.C. : Ce qui m’a toujours marqué, c’est l’ampleur de l’organisation. Ce sera un peu moins le cas cette année, mais autrefois, le dimanche, les parties étaient réparties sur de très nombreux sites. Il fallait parfois prendre des bus pour rejoindre les terrains. C’était impressionnant. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’atmosphère du premier jour au parc Borély : cette foule immense où se côtoient champions et anonymes. C’est toute l’âme populaire de l’événement. Et puis il y avait le carré d’honneur sur le Vieux-Port. C’était quelque chose d’unique. Voir une partie de pétanque disputée sur une barge au cœur de Marseille, c’était extraordinaire. Aujourd’hui, avec les contraintes de sécurité, cela paraît difficilement envisageable, mais ce cadre reste l’un de mes plus beaux souvenirs du Mondial.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, le charme du Mondial ?

    L.C. : D’abord, tout le monde peut s’inscrire. C’est ce qui en fait la compétition la plus populaire au monde. Aujourd’hui, beaucoup de concours sont limités à 256 ou 512 équipes. À La Marseillaise, chacun peut tenter sa chance. Ensuite, dès la première partie, un jeune joueur peut se retrouver face à un champion du monde. C’est quelque chose de rare dans le sport et particulièrement vrai à la pétanque. C’est la magie du Mondial.

    Si vous deviez choisir un joueur pour incarner le Mondial La Marseillaise à pétanque, qui serait-il ?

    L.C. : Je dirais Marco Foyot. Il a remporté six fois La Marseillaise et a également été consultant sur l’épreuve. On l’a vu sous plusieurs facettes et son nom est indissociable de celui du Mondial. Bien sûr, il y a aussi Philippe Quintais, mais Philippe représente davantage la pétanque dans son ensemble. Quand on évoque La Marseillaise, Marco Foyot vient immédiatement à l’esprit.

    Quelle est la recette pour séduire son auditoire ?

    L.C. : Ma priorité est de faire vibrer le public en lui proposant les meilleures affiches dans les meilleures conditions possibles. Lorsqu’il existe un carré d’honneur ou un terrain central, l’objectif est d’y programmer les rencontres les plus attractives afin d’attirer le public, de satisfaire les partenaires et de mettre en valeur l’événement. De belles parties, il y en a pendant toute la compétition, mais certaines ont un pouvoir d’attraction particulier. Il faut aussi valoriser les joueurs de haut niveau. Un plateau prestigieux contribue largement au succès d’une manifestation. Cela passe notamment par la présentation de leur palmarès et de leurs performances. Le défi consiste à trouver le bon équilibre entre les attentes de l’organisateur, celles du public, des partenaires et des joueurs. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est essentiel.

    Faut-il privilégier l’aspect informatif ou le côté divertissant pour que le public passe un bon moment ?

    L.C. : Sur ce type d’événement, nous sommes avant tout des animateurs sportifs. Notre rôle est de transmettre des informations liées à la pétanque tout en restant accessibles à tous. Dans les tribunes, il y a des passionnés, mais aussi des novices. Il est donc important de présenter les joueurs et leur palmarès. Beaucoup de spectateurs connaissent les noms de Marco Foyot, Philippe Quintais, Dylan Rocher ou Henri Lacroix sans forcément mesurer l’ampleur de leurs performances. Pendant les parties, il faut également expliquer certaines situations de jeu et certains points du règlement. Pourquoi un joueur reçoit-il un carton jaune ? Pourquoi telle décision est-elle prise ? Ce sont des éléments qui intéressent le public. Au final, il faut trouver le juste équilibre entre information et animation. S’adresser à la fois aux initiés et aux non-initiés n’est pas évident, mais c’est, selon moi, la meilleure recette.

    Est-ce que le Mondial La Marseillaise à pétanque est, selon vous, la compétition la plus prestigieuse à remporter ?

    L.C. : On me pose souvent la question : quel est le plus grand ou le plus beau concours de pétanque en France ? Ma réponse a toujours été la même et elle n’a pas changé. Pour moi, trois compétitions se détachent clairement : le Mondial La Marseillaise à pétanque, le Mondial de Millau et l’Europétanque des Alpes-Maritimes. Mais chacune possède sa propre identité et ses spécificités. C’est pour cette raison qu’il m’est impossible de les comparer ou d’affirmer que l’une est supérieure aux autres. Ces trois événements attirent les meilleurs joueurs de la planète, mais leurs formats sont totalement différents. Si l’on parle de popularité, alors oui, La Marseillaise est sans doute la référence. Avec plusieurs milliers d’équipes engagées et des participants venus de nombreux pays, c’est un événement hors-norme. C’est certainement la compétition la plus populaire du monde de la pétanque. Le Mondial de Millau était souvent considéré comme la « Mecque de la pétanque ». Il attirait moins d’équipes que La Marseillaise, mais proposait une multitude de compétitions : tête-à-tête, doublettes, triplettes, épreuves féminines… À Millau, même après une élimination précoce, les joueurs pouvaient continuer à participer à d’autres concours pendant plusieurs jours. L’expérience était totalement différente. En revanche, il est certain que La Marseillaise occupe une place à part dans le cœur des joueurs.

  • OM : Bruno Genesio a signé

    OM : Bruno Genesio a signé

    Après avoir recruté Grégory Lorenzi pour assurer la direction sportive, l’OM tient son nouvel entraîneur. Sans surprise, Bruno Genesio a signé son contrat en faveur du club olympien. Ce dernier a justifié son choix. « J’ai choisi de rejoindre l’Olympique de Marseille parce que j’ai été séduit par le défi qui m’a été présenté. L’OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières. Je suis très heureux de prendre part à ce nouveau projet. Je tiens à remercier Frank McCourt, Stéphane Richard et Grégory Lorenzi pour leur confiance. Je suis impatient de commencer le travail avec l’ensemble des équipes du club et les joueurs afin de construire un groupe à la hauteur des ambitions de l’Olympique de Marseille. »