Tag: Marseille

  • Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Cette dernière est la plus connue des trois avec un palmarès à faire pâlir de jalousie quelques joueurs. Elle a été Demi-finaliste du Provençal et vainqueur du National de Laragne avec comme équipier de luxe son compagnon Thierry Terreno. Elle fait partie du groupe France et est élue à la commission nationale du Jeu Provençal.

    Patricia Benoît Gonin est la fille de l’illustre et légendaire Loule Benoît Gonin cinq fois vainqueur de l’épreuve. Licenciée à la Boule Modérée, Patricia s’est lancée dans l’édition pour faire un grand clin d’œil à son papa Hélas disparu. Audrey Theron est une Varoise licenciée à Borme les mimosas et participe à l’épreuve de Coupe de France avec son club. « C’est ma première année affirme-t-elle et je prends goût à ce jeu plus physique que l’on peut considérer ».

    Trois femmes unies pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, elles l’ont connu en début de partie en menant rapidement 4 à 0 avec l’appréhension de voir leurs adversaires s’envoler vers la victoire.

    Qu’importe elles prouvent comme des dizaines de femmes que le jeu provençal peut se conjuguer au féminin.

  • Marseille Provence Athlétisme, le petit nouveau

    Marseille Provence Athlétisme, le petit nouveau

    Vous connaissez sans doute la Sco Sainte-Marguerite, l’ASPTT ou même l’Olympique de Marseille, mais un petit nouveau vient d’apparaître dans le paysage de l’athlétisme marseillais. Marseille Provence Athlétisme vit actuellement ses premières semaines. Une naissance notamment orchestrée par Chloé Maurin, présidente et ancienne spécialiste de saut en longueur (record à 6m33), et Kentin Malcuit, trésorier et adepte du demi-fond.

    Les deux amis racontent la genèse de ce projet. « Il y a beaucoup de clubs d’athlétisme à Marseille, mais aucun qui correspondait à notre vision. C’est-à-dire un accompagnement des athlètes et également essayer d’ouvrir le plus possible le monde de l’athlé aux personnes qui n’ont pas la possibilité de s’entraîner et de découvrir notre sport. Par exemple, s’implanter dans les quartiers nord », explique Chloé Maurin.

    Se solidifier et grandir

    Pour grandir, la quête des licenciés est lancée pour le MPA. Pour cela, « une grosse pub sur les réseaux sociaux » a été faite et les réponses sont positives. Le staff se construit, avec trois dirigeants et des coaches pour chaque grande discipline (sprint, demi-fond, lancer, saut, trail). À propos des entraînements, l’envie est de « pouvoir mailler le territoire marseillais », raconte les deux dirigeants. Se focaliser sur les stades Delort et Luminy, mais aussi à Roger-Couderc (15e).

    Pour cette première saison, l’idée est de s’appuyer sur « une base de licenciés corrects, qu’on arrive à fidéliser », mais aussi de monter des projets, comme une course. Ce jeune club souhaite mettre « les athlètes au centre des décisions et créer des pôles », pour que personne ne s’accapare les décisions. Le MPA affiche une identité locale forte, jusque sur le logo, moderne, désigné par l’un de leurs athlètes.

  • Tennis 143 prend place à Félix-Pyat

    Tennis 143 prend place à Félix-Pyat

    Guy Pinna est un personnage emblématique du sport marseillais, facilitant l’accès à un sport comme le tennis, aux jeunes issus de quartiers prioritaires. Basé à Félix-Pyat, l’homme fait découvrir la petite balle jaune, façon système D, au pied des barres d’immeubles. Il a créé l’AS Time, son association, et a lancé un circuit local, l’ATC, pour que les enfants de 6 à 15 ans puissent se mesurer à d’autres joueurs, venus d’autres quartiers.

    L’entraîneur de tennis a annoncé une évolution dans ce projet qu’il cultive depuis plusieurs décennies. « La Tennis 143 Foundation a été créée pour prendre le relais de l’AS Time sur le quartier de Félix-Pyat, suite à l’énorme engouement pour le tennis et pour répondre aux besoins », a-t-il déclaré.

    Le vœu d’un terrain permanent à Félix-Pyat

    Une structuration plus importante est donc mise en place pour permettre de poursuivre l’organisation de sorties et d’activités en plein air pour ces jeunes. Cet été, de nombreux enfants ont pu se rendre au Frioul, à Corbières ou aux Goudes, à l’initiative de la fondation. À terme, l’objectif est de construire un terrain de tennis permanent dans le quartier de Félix-Pyat.

    Un souhait émis à maintes reprises par Guy Pinna, qui fait appel au mécénat pour mener à bien ce projet. Une évolution qui accorderait une place plus grande au tennis, obligé, pour le moment, de squatter le city-stade à l’arrière du quartier.

  • L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    Lors de sa première prise de parole en tant que nouvel entraîneur de l’OM, Bruno Genesio indiquait le contexte dans lequel il s’attendait à préparer la saison.

    « Pour nous, ce n’est pas simple. Nous aimerions disposer d’un effectif déjà largement constitué afin de travailler sereinement depuis le début de la préparation ». Il assumait son choix de s’installer sur le banc olympien. « Je connaissais cette situation avant d’accepter ce poste. Je ne vais donc pas m’en plaindre aujourd’hui ». Il se montrait même optimiste, alors que les premiers départs importants étaient effectifs. « Je sais que tout le monde travaille en interne et je suis convaincu que les choses vont évoluer dans les jours qui viennent. »

    Un mois plus tard, il y a eu deux faux départs, Nayef Aguerd à la Réal Sociedad et Pierre-Emile Höjbjerg à Newcastle, Geronimo Rulli et Facundo Medina ont quitté la galère phocéenne, ce qui représente 69 millions d’euros de ventes, auxquelles s’ajoutent les économies sur les salaires. Et le championnat a commencé, avec un succès encourageant face à Strasbourg (4 – 0).

    Nouvelles couleuvres

    Malgré tout, côté effectif, Bruno Genesio a dû avaler de nouvelles couleuvres. Les départs de juillet et d’août ne suffisent pas pour apurer les finances. Lorsque l’entraîneur a rencontré Frank McCourt, il a appris que d’autres cadres devaient quitter le club, avant que la DNCG ne donne son feu vert pour recruter.

    S’il pouvait accepter de se séparer de Nayef Aguerd, Pierre-Emile Höjbjerg, voire Quinten Timber, qu’Amine Gouiri, double buteur face à Strasbourg, et Igor Paixão soient aussi dans la balance fait grincer des dents Bruno Genesio.

    D’autant plus que le Brésilien a visiblement des envies de départ. Sunderland a lancé ses amorces et l’ailier gauche phocéen est prêt à être ferré. Son départ laisserait un vide énorme dans un couloir gauche où les solutions ne sont pas légion. Le seul, dans l’effectif actuel, pouvant relever le gant est Tadjidine Mmadi. Il n’est pas sûr que ce soit suffisant pour un groupe qui doit impérativement jouer le haut du tableau en Ligue 1 et redorer son blason européen.

    La saison dernière, l’OM avait dû débourser 35 millions d’euros pour recruter le Brésilien, alors à Feyenoord. Pour rentrer dans ses frais, le club doit, a minima, obtenir la même somme de la part de Sunderland. Néanmoins, même si la barre symbolique des 100 millions de ventes sera franchie, il n’est pas certain que cela suffise au club marseillais pour enclencher la phase recrutement.

    Et si des joueurs sont dans les starting-blocks pour rejoindre Marseille, auront-ils la patience jusqu’à l’obtention du feu vert ? Seront-ils au niveau pour compenser les pertes ? Un feu vert qui ne doit plus tarder. Car la date de fermeture du mercato se rapproche à grands pas.

    L’OM va connaître ses adversaires européens

    C’est à Monaco que sera effectué ce vendredi le tirage des groupes de la phase principale de la Ligue Europa.

    L’OM se retrouve dans le chapeau 1. Il devra affronter huit adversaires, soit deux de chacun des quatre chapeaux, quatre à Vélodrome, et quatre en déplacement.

    Aux treize équipes déjà qualifiées, sont venues s’ajouter les onze reversées de la Ligue des Champions, à savoir le Celtic (ECO), Beer-Sheva (ISR), Dinamo Zagreb (CRO), Celje (SLO), Levski Sofia (BUL), Lyon (FRA), Nimègue (PB), Olympiakos (GRE), Saint Gilles (BEL), Sparta Prague (RTC) et Sturm Graz (AUT). Ainsi que les vainqueurs des barrages, disputés dans la nuit de jeudi.

  • À Marseille, les marchands du Soleil réclament une réouverture

    À Marseille, les marchands du Soleil réclament une réouverture

    « Ils ont mis tout le monde dans le même panier. On est dans la galère. Zéro euro ne rentre. On est pieds et poings liés. On ne demande pas l’aumône mais la dignité », s’insurge Salima Belkaid, jeudi matin, postée au pied du rideau fermé de l’historique Marché du Soleil (2e), vieux de plus de 40 ans. Fermé depuis le 2 février par arrêté préfectoral sur la base de la loi narcotrafic pour soupçon de blanchiment, le marché accueille depuis 1980 quelque 160 commerçants aujourd’hui sans solution pour poursuivre leur activité. « Les gens sont dans une telle difficulté financière, je ne comprends pas qu’on puisse laisser des familles entières dans cet état, poursuit Salima, mariée à un commerçant installé sur place depuis 38 ans. On ne nous considère pas, on ne fait même pas partie du décor, on fait comme si on n’existait pas. » Autour d’elle, les affiches tenues par les marchands venus manifester disent aussi le désarroi de tout un quartier : « Le marché du Soleil est le poumon de Marseille », « Les quartiers des 1er et 2e arrondissements sans l’ouverture sont morts », « Les commerçants [rue] Bon-Pasteur, place Marceau, rue d’Aix et Camille-Pelletan : nous sommes avec nos confrères Marché Soleil », lit-on sur quelques-unes d’entre elles. Zohra, qui dirige l’association Les bons samaritains, logée à la Belle de Mai (3e), espère elle aussi une réouverture très prochaine. « Les commerçants aident beaucoup l’association, notamment en fournissant des paniers repas que nous redistribuons ensuite aux personnes en difficulté, détaille-t-elle. Et puis on ne comprend pas pourquoi tout le monde paie pour quelques-uns… Il y a une forme d’injustice ».

    En attente du 7 septembre

    Sur place jeudi pour soutenir ses clients, l’avocat des commerçants promet d’engager prochainement des démarches pour demander la réouverture des lieux et des dédommagements pour les détaillants depuis 7 mois en perte brute. « Nous attendons le jugement du 7 septembre pour avancer. Ce qui est difficilement compréhensible c’est que tous ces gens soient punis alors qu’ils ne sont pas poursuivis par la justice », s’étonne-t-il.

    Fin juin, le Marché du Soleil avait été au cœur d’un retentissant procès devant le Tribunal correctionnel de Marseille, taxé par l’accusation d’être devenu le « temple de la contrefaçon ». En février, les douanes avaient saisi plus de 200 000 articles contrefaits d’une valeur estimée à 42 millions d’euros dans le dédale de l’institution marseillaise. La procureure avait requis, notamment, quatre ans de prison avec sursis contre Georges Dahan, propriétaire et fondateur du Marché, et une fermeture définitive des lieux. La décision est donc attendue le 7 septembre.

  • [C’est l’été] À Marseille, les jeudis, tango nocturne place de l’Opéra

    [C’est l’été] À Marseille, les jeudis, tango nocturne place de l’Opéra

    À Marseille la référence majeure, c’est depuis le début des années 1990 la place de l’Opéra. Pionnière pour sa création en novembre 1989, l’association les Trottoirs de Marseille actuellement présidée par Michel Raous avait obtenu l’autorisation de la mairie pour investir cet espace. Installer la sono, des tables conviviales pour les pauses et les rafraîchissements est une évidence de l’été : excepté pendant la Covid, cette tradition s’est rarement interrompue.

    Pour les balades urbaines, une danse idéale.

    Jeudi 13 août, 80 ou 100 danseurs, les couples se succédaient. Olga Chalica, DJ venue d’Alicante, accompagnait les séquences. Cinq ou six couples « meilleurs » que d’autres donnaient le ton de la soirée. Les danseurs pensent avec leur corps et ne savent pas exactement de quoi ils sont capables. Leur ressenti, ce peut être un sentiment brusquement intense, un mystérieux mixte d’intimité, de technique et de musicalité. Chacun connaît sa grammaire personnelle tout en restant à l’écoute des intuitions et des mouvements d’autrui. Talons hauts et jupes fendues ne sont pas fréquents. Point de machisme abusif, la domination masculine et le consentement féminin s’estompent. Presque aussi souvent que les hommes, les femmes font les premiers pas pour changer de partenaire. Dans de nombreuses configurations, le guide du couple est à présent une femme. Des couples queer, hommes et femmes viennent volontiers danser. Dans un récent article, le sociologue marseillais Christophe Appril a raconté cette évolution.

    Chez tout danseur de tango on peut approcher une partie de son histoire. Chercheur au CNRS, Michel Raous affectionne dans les textes de tango une exagération proche du meilleur humour. Lily estime que sans tango, sa vie n’aurait pas la même saveur. Par ailleurs requise par la photographie, Estelle Doehr a voulu approfondir les amitiés et les rencontres que lui procura cette danse en animant avec d’autres, entre 2005 et 2011, l’association Rue du Tango. Elle a produit des milongas en compagnie de la géographe Élisabeth Dorier qui a inventé pour les danseurs des itinéraires pas du tout conventionnels, du côté du Racati, de Saint-Barnabé ou bien de Gèze.

  • Le Provençal : le grand retour

    Le Provençal : le grand retour

    Après une année d’absence, le Provençal est de retour pour quatre jours de compétition qui promettent de faire vibrer le Parc Borély à Marseille.

    C’est un ouf de soulagement pour tous les passionnés. Une année sans Provençal, c’est une saison inachevée.

    Les organisateurs ont voulu que l’épreuve débute un jeudi. Les esprits chagrins ont réagi avec véhémence sur ce choix, à tort ou à raison ? Le nombre d’équipes engagées (588) peut valider leur réticence. Mais il n’est pas dit, compte tenu du contexte actuel, qu’un démarrage, comme de coutume, un jour dominical, eut fait plus d’affluence.

    Toujours est-il que Parc Borély c’est le berceau de la longue distance, le lieu où se sont écrites les plus belles pages de l’histoire du Jeu Provençal.

    D’hier à aujourd’hui

    Les souvenirs s’empilent dans l’esprit des anciennes générations en se remémorant les exploits des stars de la discipline. Ceux de l’incomparable Dédé Massoni véritable idole. Tout Marseille accourait pour voir « le Blond » faire les trois pas dans un style coulé, avec une élégance incomparable et une adresse diabolique. D’autres bien sûr ont marqué l’histoire comme Milou Lovino l’autre star marseillaise.

    Mais l’histoire aujourd’hui s’écrit au présent avec d’autres joueurs, des styles différents, des champions moins charismatiques mais redoutables.

    Deux hommes aujourd’hui ressortent du lot par leur vécu, leur palmarès. leur classe. Mohamed Benmostefa et Anthony Kerfah. Ils ont gagné beaucoup de batailles ensemble mais jamais le Provençal. Ce ne sera pas cette année. Benmostefa et Fabrice Rouvin, tenants du titre, repartent avec Thierry Terreno, l’autre icône de la discipline (il remplace le regretté Patrick Pedragosa) sous les couleurs de l’équipe de France. Ils seront les favoris avec une équipe particulièrement équilibrée à l’expérience consommée et au talent immense. Le seul hic peut être le manque de compétition de Benmostefa et Rouvin. Anthony Kerfah est associé au grand Christophe Martello et Julien Martinez sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Passion et suspense au rendez-vous

    On suivra également le finaliste 2024 Philippe Stievenart embrigadé avec l’homme en forme du moment Alain Valdés et Claude Salles. Au rayon prétendant, Adel Djafari, Robin Rio et Marc Cognard demi-finalistes de la dernière édition repartent ensemble tout comme l’inusable compétiteur Hervé Fontani avec les deux talents Enzo Paolucci et Juan Lopez également dans le dernier carré en 2024. La liste des outsiders est longue.

    Le Parc Borély va retrouver son ambiance unique, faite de passion, de suspense, de grandes parties et de ces moments de magie qui font la légende du Provençal. Les exploits des Benmostefa, Kerfah, Lopez et de nombreux autres grands noms sont attendus. Mais comme toujours, le charme du Provençal réside aussi dans les surprises, les outsiders et ces équipes capables de faire tomber les favoris au terme de parties acharnées.

    Le Provençal est de retour. Et avec lui, c’est tout Marseille qui va se mettre à l’heure du Jeu Provençal

    ET AUSSI

    Le programme

    Jeudi

    8h30 : premières parties.

    14h : deuxièmes parties suivies du cadrage.

    Vendredi

    8h : troisièmes parties.

    14h : quatrièmes parties suivies des cinquièmes.

    Samedi

    8h30 : 8e de finale.

    15h : quart de finale.

    Dimanche

    8h30 : demi-finale.

    17h : finale.

    Le choc du jour

    Il aura lieu au jeu 348 (les Pétouliers). Yoann Provins, Jérémy Jean et Marc Dusaillant seront opposés à François Gomez, Serge Penna, deux ex-vainqueurs, associés au Varois Laurent Faudon

    Le Provençal c’est aussi …

    Trophée des légendes

    28 et 29 août : huit équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal

    28 et 29 août : limité à 64 équipes.

    Quelques chiffres

    1908 première édition avec 167 équipes. Les vainqueurs : Baptistin Ravizza dit « le Pich », son frère Charles dit « le Parpelé » et Michel Prébois dit « le Grêlé ».

    Émile Lovino a remporté l’épreuve en 1959 et en 1995 soit 36 ans après. Un record. Il est suivi de près par Louis Ruggeri lauréat en 1963 et 1997.

    Record de participation en 1983 avec 1 849 équipes

    Efficacité au tir en finale : Benmostefa en 2013 avec 14 sur 17

    Le plus jeune vainqueur :

    René Giordanengo en 1983 à 16 ans

    Recordman des victoires : André Massoni avec 7 victoires

  • [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    La Marseillaise : Vous remettez votre titre en jeu. Comment se présente ce Provençal ?

    Mohamed Benmostefa : Je vous l’avoue je n’ai pratiquement pas joué depuis le début de la saison. J’ai juste fait les championnats doublette et triplette la Coupe avec mon club de Draguignan.

    On connaît votre capacité à être vite efficace et performant, surtout dans une compétition de cette envergure. Est-ce un handicap vraiment pour vous ?

    M.B. : Bien sûr. Tout joueur a besoin de rythme pour être efficace surtout au tir. J’espère simplement pouvoir me mettre dans le coup au fil des parties, si j’en ai l’opportunité.

    Et vos équipiers, dans quel contexte abordent-ils cette édition ?

    M.B. : Fabrice [Rouvin] est un peu dans le même cas que moi. Seul Thierry [Terreno] a accumulé les compétitions. Il semble le plus affûté.

    C’est votre première collaboration tous les trois au Provençal. Un coup d’essai peut devenir un coup de maître ?

    M.B. : C’est tout le mal que je nous souhaite. Surtout que nous jouons sous les couleurs de l’équipe de France. C’est un honneur et un devoir de faire honneur à ce maillot. Le Provençal c’est très spécial. Il n’y a pas plus ou peu de petites équipes utiles. Il faut prendre chaque adversaire au sérieux sinon on va au-devant de désillusions.

  • Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Transmise par les moustiques, cette maladie qui se manifeste habituellement par une fièvre brutale avec des douleurs et une éruption cutanée peut dans de rares cas susciter des complications graves, voire mortelles. « Des mesures de gestion ont été immédiatement engagées afin de limiter tout risque de propagation », précise le communiqué, avec des opérations de démoustication dans le voisinage. En complément, des visites seront réalisées par l’ARS et Santé publique France avec l’appui de la municipalité pour identifier de potentiels cas secondaires et sensibiliser les habitants. L’ARS invite à se protéger des piqûres, consulter immédiatement son médecin traitant, limiter ses déplacements en cas de symptômes.

  • La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    La rentrée solidaire d’Emmaüs Pointe-Rouge

    « Ils sont sympas, je viens souvent leur rendre visite. Aujourd’hui j’ai acheté 35 feutres pour 3,50 euros », détaille Laura trentenaire ravie de son gros paquet de feutre. Pour le matériel de type cahier, feuilles Canson, classeurs, trousses, règles ou ardoises, le prix de 50 centimes est unique. Mais pour les stylos, les feutres et les crayons, l’affaire est encore plus belle. « Je les fais à 50 centimes les cinq », déclare Hervé, compagnon de la communauté en mode « maître d’école » du stand. « Les livres, manuels scolaires, ou les dictionnaires, ça part super bien. Je les choisis moi-même dans notre bibliothèque », poursuit-il joyeusement. Sur le côté du stand, Nora et Aïcha trouvent 4 jolis sacs à dos à trois euros chacun, inespéré avant la rentrée.

    Inquiétudes

    Le stand fournitures scolaires est en plein air et jamais vide. Nouara Bernou explique : « C’est à la demande des clients que nous avons commencé la vente il y a une semaine. Il n’est pas rare de trouver une maîtresse en quête de matériels pour les élèves que les parents n’auront pas pu fournir. » Et de poursuivre « Cette année, c’est un peu particulier. On sent les gens inquiets des factures qui vont arriver, des taxes, de la politique en général. » La clientèle d’Emmaüs a beaucoup évolué ces dernières années, un retour des jeunes par éthique mais surtout par nécessité est observé. « La classe moyenne a de plus en plus de mal à faire face, la précarité est en constante hausse. Les équipements coûtent de plus en plus cher avec l’engouement des marques » observe-t-elle. Elle réfléchit, puis reprend « comment demander à son enfant de bien travailler, si on n’est pas en mesure de bien l’habiller ? » Cerise sur le gâteau, aucun don de grandes surfaces cette année…

    Emmaüs Pointe-Rouge
    110 Trav. Parangon, Marseille 8e.