Tag: Marseille

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • La Coupe de la Ligue en dernière répétition

    La Coupe de la Ligue en dernière répétition

    Les Marseillaises s’apprêtent à fouler la pelouse pour la deuxième fois de la saison, mais le championnat n’a pas encore pointé le bout de son nez. La seconde édition de la Coupe de la Ligue LFFP est bien lancée. Après son solide succès 3-0 à Martigues, face à Toulouse, l’OM est, ce samedi, en déplacement à Montpellier. La semaine dernière, les joueuses de Nicolas Chabot ont assuré contre le Téfécé avec des buts de l’inévitable Mathilde Bourdieu, Nelly Da Cruz Rodrigues ainsi que Jenny Perret, qui souffle sa 26e bougie samedi.

    Elles ont l’occasion de poursuivre leur dynamique face à un adversaire qui a également remporté sa première rencontre de Coupe de la Ligue. Le MHSC s’est imposé 2-0 sur le terrain de Lille, 6e de la dernière saison de Seconde Ligue. Les Marseillaises auront sans doute une bonne idée de leur forme actuelle puisqu’elles affrontent une équipe avec qui elles ont joué le maintien la saison dernière. Tout le monde se rappelle de la déconvenue de la prise du Vélodrome, où Montpellier l’avait emporté 2-1 sur le boulevard Michelet.

    Nicolas Chabot

    innove tactiquement

    L’occasion également de se tester tactiquement. Durant cette ouverture de saison face aux Violettes, le coach Nicolas Chabot, meilleur entraîneur du championnat l’an passé, a montré quelques innovations. Un dispositif en 3-5-1-1 avec deux pistons et un duo Bamenga-Perret qui a fait des merveilles au milieu de terrain. En phase défensive, le bloc est beaucoup plus compact, à ce qui s’apparente à un 5-4-1. À voir si l’ancien technicien du FC Nantes va poursuivre sur ce schéma, ce week-end en Coupe de la Ligue, mais aussi dès la semaine prochaine en Première Ligue.

    En effet, les Marseillaises entreront dans le vif du sujet dès le samedi 5 septembre, à domicile, face au Havre. Seuls deux points séparaient les deux équipes à l’issue de la saison dernière, à l’avantage des Normandes. Un match s’annonçant équilibré, même si l’OM voudra réussir son entrée, surtout après un mercato ambitieux, avec une petite dizaine d’arrivées. Désormais, place à Montpellier, dernière étape avant le marathon du championnat.

  • Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Jamais les Bouches-du-Rhône n’avaient connu autant de candidatures pour les sénatoriales sous la Ve République. à deux semaines de la date butoir du dépôt des listes, fixée au 11 septembre, quelque dix têtes de listes ont annoncé se lancer dans la course aux voix des quelque 3 600 grands électeurs qui désigneront les huit représentants du département au Sénat, lors d’un tour unique à la proportionnelle, le dimanche 27 septembre. Le signe, tout au moins, d’une recomposition politique compliquée, alors que la multiplication des listes abaisse le seuil pour obtenir un élu, en deçà de 350 voix. Même s’il reste à savoir combien resteront finalement sur les rangs.

    Des logiques d’union avaient pourtant été impulsées. À gauche, les sénateurs sortants ont annoncé, le 10 juillet dernier « poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », avec en tête Jérémy Bacchi (PCF), suivi par Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Le reste de la liste devrait être annoncé dans les jours qui viennent, avec l’ambition de renforcer le score des dernières sénatoriales voire d’obtenir un quatrième siège, au cœur des tractations. Malgré la crainte qu’une dispersion des voix apporte un second siège à l’extrême droite, LFI a présenté sa liste le 23 juillet, menée par l’élue d’opposition à la Bouilladisse Michelle Blanchard Svoboda. La sénatrice guériniste Mireille Jouve confirme de son côté que la sienne est prête et sera présentée le 2 septembre, tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui a rencontré une trentaine de maires, promet qu’il « avance très bien », avec le maire d’une petite commune en numéro 2, ainsi qu’un adjoint d’une ville de l’est du département et des représentants de la société civile pour les places suivantes.

    Piques à droite

    À droite, la même logique préside. Le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier a certes poussé à l’addition des forces de la droite et du centre. Finalement menée par la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa, sa liste a été dévoilée le 30 juillet, « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles », soulignaitil. Mais dans ce scrutin proportionnel hasardeux, la sénatrice Valérie Boyer (LR) a choisi de se lancer de son côté. Si elle n’a pas l’investiture de son parti, son vice-président François-Xavier Bellamy lui a apporté son soutien ce vendredi en saluant « sa constance ». Tandis qu’elle annonçait mardi le ralliement de la première adjointe de Cuges-les-Pins France Leroy, sa liste est bouclée depuis quelques jours, annonce son entourage. « Ma liste est bien complète », confirme aussi le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier, qui doit la dévoiler au moment de son dépôt. D’abord sollicité par la ministre Sabrina Roubache, il a choisi de poursuivre lorsqu’elle a jeté l’éponge, attaché à présenter « une liste de maires » et donc sans se ranger derrière la sénatrice LR sortante. « Je ne suis pas Macron du tout », insiste-t-il face aux attaques « pas très sympathiques » de son camp, insistant surtout sur les préoccupations qu’il partage avec les élus locaux. Les maires du Paradou et de Ceyreste l’ont déjà rallié. Quant au sénateur LR sortant Stéphane Le Rudulier, les bruits se multiplient sur un probable retrait.

    Le RN contre Marseille

    Reste une extrême droite divisée entre le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier qui n’a pour l’instant dévoilé aucun nom, et le RN allié à l’UDR. Après la présentation de sa liste le 3 juillet dernier, celle qui la mène, Marie-Pierre Callet (RN), qui se présente encore comme vice-présidente du Département et craint de façon absurde dans ses publications « n’obtenir aucun élu », fait campagne sur les difficultés métropolitaines. L’essentiel de ses grands électeurs a beau se situer à Marseille, elle réclamait ce vendredi de séparer la ville du reste du territoire. De quoi susciter un tollé. « Marseille, que vous réduisez à sa couleur politique du moment, c’est la 2e ville de France, pas la pestiférée qu’on isole de son territoire naturel », réagit l’élu (Ren.) d’opposition Romain Simmarano, tandis que le responsable des jeunes LR Maxime Aghemo pointe la contradiction d’un parti dont le responsable départemental Franck Allisio a utilisé la 12e circonscription, sur les bords de l’étang de Berre, « comme un marchepied pour ses ambitions marseillaises ».

  • Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Le député (LFI) de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu s’est vu remettre à l’issue de sa garde à vue jeudi soir une convocation par officier de police judiciaire, confirme le parquet de Marseille auprès de La Marseillaise. Celui-ci devra s’expliquer devant le tribunal correctionnel le 13 novembre prochain, après l’altercation qui l’a opposé lundi après-midi à trois policiers qui intervenaient dans l’immeuble où il réside pour interpeller un voleur présumé. «Il est poursuivi du chef d’outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique», précise le parquet.

    Le parquet confirme par ailleurs avoir bien reçu la plainte déposée mercredi soir par l’avocat du parlementaire, Me Yonès Taguelmint, «contre les trois policiers pour outrage et violences par personne dépositaire de l’autorité publique». Dans les enregistrements de vidéosurveillance diffusés en ligne, on entendait l’un des policiers traiter le député de «trou du cul», tandis que les agents en civil assuraient dans leur plainte avoir eux-mêmes été insultés après que le parlementaire leur a demandé de s’identifier.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux à l’issue de sa garde à vue, Sébastien Delogu remercier les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable» et indiquait qu’il allait s’exprimer «prochainement».

  • [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    Depuis le 6 juillet, les parcs et jardins du premier et septième arrondissement accueillent le festival « Avant le soir », celui-ci a donné rendez-vous aux Marseillaises et Marseillais tout au long de l’été pour une trentaine de soirées dédiés au théâtre. Au cours de ces 30 soirées, une dizaine de troupes ont pu se produire, avec des styles divers comme du théâtre musical, du cabaret théâtre ou encore des représentations de conte théâtral.

    Pour sa dernière représentation le vendredi 28 août, c’est le collectif du transbordeur, sur le thème du théâtre musical, qui clôturera l’évènement avec son spectacle La Ravanne de Daniella. Celui-ci est issu de l’adaptation du roman jeunesse éponyme d’Amarnath Hosany. Il aborde les questions d’égalité filles-garçons et de liberté d’être soi en mêlant théâtre, conte et musique « séga », français et créole mauricien.

    L’évènement, comme toutes les autres représentations qui ont pu avoir lieu, est totalement gratuit et accessible aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations sont à retrouver sur le site de l’été marseillais.

    Louis Golliot

  • Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Alors que la Libération de Marseille a commencé, que nos fondateurs ont pris d’assaut le siège du journal collaborationniste Le Petit Marseillais et que La Marseillaise paraît au grand jour depuis le 24 août, le destin de Mala Kriegel bascule boulevard Oddo dans le 15e arrondissement de Marseille alors qu’elle n’a pas encore 32 ans.

    Accompagnée de trois autres résistants, elle diffuse notre journal. Leur voiture ornée d’un drapeau tricolore est stoppée par une patrouille nazie en embuscade. Ils sont tirés du véhicule, plaqués au mur, traités de terroristes. Un coup de sifflet. Ils sont laissés pour morts.

    Tombée au sol, Mala Kriegel est très grièvement blessée. Elle touche ses blessures, perd beaucoup de sang, comprend qu’elle va mourir. Pour lui éviter de répéter son geste, les camarades qui lui portent secours lui couvrent le corps d’exemplaires de La Marseillaise.

    Une héroïne

    Première femme du résistant Maurice Kriegel-Valrimont, Mala Kriegel vivait à Marseille avec le résistant communiste allemand, Hermann Burkhardt.

    Elle était née Mala Ehrlischster le 15 septembre 1912 à Varsovie, en Pologne. Juive, communiste, résistante, elle était tout ce que les nazis haïssaient. Elle était une héroïne, notre sœur en humanité, elle est notre honneur.

  • Après les plaintes, Delogu en garde à vue

    Après les plaintes, Delogu en garde à vue

    Avant de se rendre au commissariat de l’Évêché (2e arr.), le député LFI de Marseille n’avait pu s’empêcher de publier un autoportrait, en commentant : « C’est l’heure ». Devant l’hôtel de police marseillais, son avocat Me Yones Taguelmint se réjouissait devant la presse d’une convocation rapide, trois jours après l’altercation qui a opposé des policiers en civil en intervention dans son immeuble au parlementaire. « C’est bien que la justice puisse avancer, enquêter à charge et à décharge », glissait brièvement son conseil quand le député entrait sans faire le moindre commentaire. Mais l’audition libre s’est rapidement transformée en garde à vue « dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué le parquet de Marseille à La Marseillaise, confirmant une information de l’AFP. Une flagrance qui permet de passer outre l’immunité parlementaire, et un cap supplémentaire franchi dans cette affaire.

    Plainte déposée contre X

    Trois policiers en civil du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun avaient déposé plainte pour outrage contre le député après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble où il réside, lui reprochant d’avoir fait obstruction lorsqu’ils pénétraient dans le hall du bâtiment pour appréhender le voleur d’une montre de luxe, et de les avoir insultés, notamment en les traitant de « trou du cul ». Des faits contestés par le parlementaire, qui affirme avoir demandé aux forces de l’ordre de s’identifier alors qu’ils s’engouffraient à sa suite dans l’immeuble, et avoir été bousculé et injurié par l’un des policiers. Dans les enregistrements de vidéosurveillance largement diffusés, on entend cette fois l’un des policiers traiter le député de « trou du cul ». Après l’avoir annoncé, l’avocat de Sébastien Delogu confirme ce jeudi avoir porté plainte contre X mercredi soir, pour injure et violence physique par personne dépositaire de l’autorité publique.

    L’altercation est remontée jusqu’à la place Beauvau et le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez lui-même s’est empressé mercredi après-midi d’apporter « évidemment mon soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République ».

    Le député a annoncé sa sortie hier soir aux alentours de 22h sur les réseaux sociaux, remerciant les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable».

  • À Saint-Menet, les minots des Mecs font le cirque

    À Saint-Menet, les minots des Mecs font le cirque

    « Je suis l’étoile de la Reynarde ! » s’écrie Kylian en s’élançant sur le trapèze, bras écartés et tête en bas. Un des cinq ateliers déployés par la Fondation culture et diversité, le Centre international des arts en mouvement (Ciam) et l’Association médicosociale de Provence (AMSP) dans le parc du château de la Mecs à Saint Menet, dans le 11e arrondissement.

    « C’est un projet artistique et sportif qui s’étend sur deux ans, avec une succession d’ateliers de médiation culturelle, de stages de cirque, pour tous les enfants qui y participent, de 5 à 18 ans », explique Valentine Bellone, responsable pédagogique du Ciam, « on va même les emmener au spectacle pour les festivals Jours et Nuits de cirques et Nuits du Magic… ». La Fondation culture et diversité, qui œuvre depuis vingt ans en faveur de l’égalité des chances par l’accès aux arts et à la culture, lançait ces 27 et 28 août dans les Bouches-du-Rhône son programme Arts, cultures et publics en Mecs. « On avait connaissance de cette expérience menée dans le Nord, on s’est dit qu’on allait la reproduire ici, en plus grand », s’enthousiasme Valentine Bellone au milieu des dizaines d’enfants qui se familiarisent au jonglage, à la voltige ou à l’équilibrisme encadré par les animateurs circassiens et éducateurs sociaux.

    « J’ai pris la confiance »

    Sur le câble de fer tendu à trente centimètres du sol, Liam, 9 ans, « bientôt en CM2 », tente d’avancer sans perdre l’équilibre. « J’ai pas peur de glisser et de tomber, ça m’arrive tout le temps », lâche-t-il, fier du mètre parcouru. « Les arts du cirque sont un vecteur extraordinaire pour le développement, atteste Valentine, pour la motricité, la gestion des émotions, l’esprit de coopération, le respect des règles ». Ou la prise de risque maîtrisée. Comme pour Samra, 13 ans, perchée sur le grand trapèze à quelque mètre du sol, en fait l’expérience. Rapidement à l’aise, elle s’élève dans l’air et exécute une figure élégante. « Je fais de la danse », avoue-t-elle. Elle appréhendait cependant cette première expérience de voltige « à cause de la hauteur ». L’adolescente en ressort grisée par la sensation de liberté : « après, j’ai pris la confiance et quand on se lâche, avec l’élan c’est trop bien ».

    Plus loin, Louis, intervenant du Ciam, donne des conseils pour manier le diabolo à Younès, 17 ans, qui préfère rester au sol : « je n’aime pas trop la hauteur ». Evan quant à lui, n’en revient pas de son exploit : « j’ai marché sur le fil ! Pourtant j’ai peur quand c’est dangereux, mais ils m’ont motivé ». Dans un groupe de petits, il faudra à Louis plutôt remettre en face de la réalité les prétentions de deux minots qui pensent savoir « déjà jongler avec trois balles », au regard de la maîtrise qu’ils ont d’une seule. La concentration sera de mise. Découverte, sensibilisation, exaltation, mais aussi un temps calme avec l’atelier du musée numérique créé par La Villette installé dans une des salles du château. Des tables d’écolier, une projection sur écran et des tablettes devant eux, les enfants sont invités à entrer dans l’univers des collections des musées nationaux en « likant » des images.

    Mickael Roman, directeur des deux mecs de l’Amsp fait le tour des ateliers un sourire aux lèvres. Il ne cache pas son bonheur d’assister à ces parenthèses magiques dans les parcours marqués par les ruptures et fragilités multiples des petits et des ados qu’il accueille sur les sites de Saint-Menet et de l’Arbois : « Sans l’aide de la Fondation, on n’a pas les moyens de financer ce type de projets, pourtant essentiel ». Qui pourrait même créer des vocations.

  • La Busserade évacuée et 24 personnes abritées à l’hôtel

    La Busserade évacuée et 24 personnes abritées à l’hôtel

    Ce jeudi 27 août, la préfecture des Bouches-du-Rhône a coordonné une opération d’évacuation d’un squat situé rue Busserade dans le 3e arrondissement de Marseille. Une expulsion qui fait suite à « une décision du tribunal judiciaire de Marseille prise en mai 2025 » ont précisé les services préfectoraux. La dangerosité du site est invoquée dans les motifs de la décision. Il « présentait des risques et des dangers caractérisés pour la sécurité des occupants et des riverains. En effet, il existait des risques incendies majeurs, en raison des branchements électriques sauvages, et le bâtiment souffre d’une fragilité structurelle à divers niveaux. Les nuisances étaient également importantes pour les riverains », indique le communiqué de la préfecture.

    La ville de Marseille, propriétaire du foncier, avait sollicité le concours de la force publique, « ce qui a été porté à la connaissance des occupants par courrier du 7 juillet 2026 ». Et « le concours de la force publique a été accordé à compter du 27 juillet dernier, afin que les occupants puissent se préparer à quitter les lieux, anticiper l’opération d’évacuation et préserver la scolarisation des enfants ».

    À quelques jours de la rentrée, le délai semble d’autant plus court qu’aucune solution n’a été proposée alors qu’un accompagnement social était mené depuis des mois par l’Addap 13 auprès de 58 personnes sur le site. La majorité des familles ont quitté les lieux avant l’expulsion. Des associatifs étaient aux côtés des 24 occupants présents le jour de l’opération, des femmes enceintes avec des enfants en bas âge et une personne malade, qui ont été dirigés dans des hôtels. Les travailleurs sociaux du Samu social et de Saralogisol les accompagnaient.

  • Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Ils sont venus, ils sont tous là. Les grosses pointures de la longue distance avaient fait le déplacement à Marseille pour jouer dans ce Borély unique, magique. Deux légendes du Provençal ont fait le déplacement. Il s’agit de Patrick Griseri et Jean Pierre Pironti. Ils sont là et bien là et arrivent à attirer la galerie. Un Pironti égal à lui-même avec la verve qui le caractérise. Dans la deuxième partie il lance à la cantonade, après un tir réussi de son adversaire sur une boule embouchonnée « ils sont durs à cuire, au début de la partie ils nous ont demandé d’être cléments avec eux. Maintenant on est 8 à 8 et le tireur a frappé 6 boules sur 9. Sacré Bambi. Il l’a fait à l’ancien et ça fait du bien ».

    Pour le reste que dire si ce n’est que les principaux favoris ont passé sans trop souffrir la première journée.

    Toutefois Fafou Cognard, Robin Rio et Adel Djafari demi-finales de l’édition 2024 ont baissé pavillon face à l’équipe emmenée par le redoutable Mathieu Moscioni.

    Les tenants du titre Fabrice Rouvin, Mohamed Benmostefa associé à Thierry Terreno ont bricolé la première partie avant de dérouler tout au long de la journée. Ils portaient un brassard pour rendre hommage à Patrick Pedragosa disparu il y a quelques semaines avec qui ils avaient gagné la dernière édition.

    À noter également les défaites de Michel Propos et Francis Conte, Stéphane Girardet

    Partis à l’aventure séparément mais qui ont connu le même sort

    Il y a aussi les anciens comme le vieux lion Franck Secchi qui rugit toujours et l’incontournable Félix Solinas qui a toujours bon pied, bon œil

    Cette première journée disputée un jeudi, une fois n’est pas coutume, a confirmé l’aisance d’anthologie de Anthony Kerfah avec son canonnier Julien Martinez et Christophe Martello semblent monter en puissance au fil des parties.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes des parties de cadrage se jouent encore. Le nouveau concept ( un jour en moins) a contraint les organisateurs à programmer trois parties par jour. Pour la première fois, l’éclairage a été utilisé au Parc Borély. Ce ne sera sans doute pas la dernière fois.

    Aujourd’hui nous rentrons dans une deuxième phase où la fatigue va commencer à se faire sentir, où les novices auront plus de mal à tenir la distance, pendant que les adaptes de la discipline auront plus de facilité physique. Et ouï le Jeu Provençal est un véritable sport et le Provençal est un véritable défi physique indispensable pour tenir la distance et toucher au but dimanche.