Tag: Marseille

  • Plan la Métropole en petit

    Plan la Métropole en petit

    La Chambre régionale des comptes a rendu sa copie tant attendue sur l’avenir budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

    118 millions de coupes claires dans le budget de la collectivité pour « équilibrer » ses comptes.

    Une nouvelle fois le choix de la potion amère de l’austérité est présenté comme étant le seul possible. Une orientation en contradiction avec l’ambition affichée du plan Marseille en grand et ses effets. Les besoins de financements de la Métropole résident notamment dans la nécessité d’assurer le fonctionnement des équipements de transports construits grâce à ce plan.

    D’autres choix sont possibles

    L’État devrait donc accompagner la Métropole Aix-Marseille-Provence pour trouver des pistes de recettes supplémentaires. Il pourrait augmenter le versement mobilité, cette taxe versée par les entreprises pour financer les transports publics. Il pourrait aussi décider de mettre à contribution les propriétaires de biens immobiliers en rehaussant un peu la taxe foncière.

    Au lieu de cela, la Chambre régionale des comptes préconise de s’en prendre à la dotation de solidarité communautaire et donc aux ressources de la ville de Marseille.

    Tout un symbole.

    Le préfet suivra-t-il ces préconisations marquées par des logiques comptables de courte vue déconnectées des besoins du territoire et de ses habitants ?

    L’État ferait alors le choix de passer du plan Marseille en grand au plan la Métropole Aix-Marseille-Provence en petit.

  • Sept Olympiens engagés dans la Coupe du Monde

    Sept Olympiens engagés dans la Coupe du Monde

    Un Néerlandais, un Algérien, un Marocain, un Américain, un Canadien et deux Argentins. L’Olympique de Marseille sera représenté dans six sélections différentes durant cette Coupe du monde. Tous ne disposent toutefois pas du même statut au sein de leur équipe nationale. Gardien numéro un de l’OM, l’Argentin Gerónimo Rulli n’a sans doute pas réalisé la meilleure saison de sa carrière lors du dernier exercice de Ligue 1. Cela ne l’a pas empêché d’être retenu par Lionel Scaloni pour occuper le rôle de doublure d’Emiliano « Dibu » Martinez, bourreau des Bleus lors de la finale de 2022. Plus surprenant, Facundo Médina, également en manque de régularité sous le maillot olympien, tentera de grappiller du temps de jeu au sein d’une défense argentine en quête de certitudes.

    Weah en vedette à domicile

    Prêté aux Glasgow Rangers, Derek Cornelius profite du statut de pays hôte du Canada pour participer à ce Mondial. Peu concurrencé à son poste de défenseur central, il aura l’occasion de s’imposer comme un élément primordial.

    Parmi les autres nations organisatrices, les États-Unis compteront sur Timothy Weah pour faire la différence. Grande satisfaction de la saison olympienne, le piston droit devrait jouer un rôle majeur dans les ambitions américaines de qualification pour les phases finales.

    Du côté des cadres de leur sélection, l’incertitude entoure davantage Nayef Aguerd. Touché par une pubalgie en cours de saison, le défenseur marocain a été ménagé, ces derniers mois, afin d’arriver dans les meilleures conditions pour la Coupe du monde. Reste à savoir s’il sera suffisamment affûté physiquement pour aider les Lions de l’Atlas.

    Chez les voisins algériens, Amine Gouiri s’apprête à découvrir sa première grande compétition internationale. Associé à Mohammed Amoura et Riyad Mahrez, l’attaquant olympien pourrait bénéficier d’un contexte favorable pour se mettre en valeur. Enfin, l’une des recrues marseillaises du dernier mercato hivernal, Quinten Timber, tentera de se faire une place au sein d’un milieu de terrain néerlandais particulièrement relevé.

  • Un Meeting de Marseille mitigé pour les Bleues

    Un Meeting de Marseille mitigé pour les Bleues

    Avec ou sans conditions météorologiques périlleuses, le Meeting international de Marseille continue de décoiffer. Pour célébrer sa 20e édition, mercredi au stade Pierre-Delort, l’événement orchestré par la SCO Sainte-Marguerite a réuni plusieurs références mondiales parmi les douze disciplines au programme de la soirée.

    Cette compétition constituait également une étape importante pour de nombreux athlètes européens en quête des minima qualificatifs pour les Championnats d’Europe de Birmingham, prévus du 10 au 16 août. Parmi les têtes d’affiche figurait Louise Maraval. Engagée sur le 400 mètres haies, la Choletaise de 24 ans retrouvait une piste qui lui avait particulièrement réussi l’an dernier, lorsqu’elle y avait décroché son billet pour les Jeux olympiques de Paris.

    Pizzo encore en rodage

    Opposée notamment à la championne du Portugal en titre, Sofia Lavreshina, la Française a dû se contenter de la deuxième place. Créditée d’un chrono inférieur à 55 secondes, elle a une nouvelle fois validé les minima B fixés par la Fédération française d’athlétisme, sans toutefois atteindre les minima A exigés par la Fédération européenne. « C’est la première fois que je cours avec autant de vent. J’aurais préféré gagner, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à courir », confie celle qui se rendra en Suède dès dimanche avec l’ambition d’abaisser encore son temps pour décrocher sa qualification.

    Même frustration pour Charlotte Pizzo. La récente recrue de la SCO Sainte-Marguerite, triple championne de France du 800m, espérait briller devant son nouveau public. Finalement septième sur sa distance de prédilection, la Varoise de 29 ans n’a pas caché sa déception. « Je suis déçue parce que je voulais m’illustrer devant mon nouveau club. »

  • Le radeau des insurgés de la Nouvelle-Calédonie à La Criée

    Le radeau des insurgés de la Nouvelle-Calédonie à La Criée

    Île où furent mis au ban de la société des révolutionnaires de toutes origines, la Nouvelle-Calédonie a été un carrefour des luttes au XIXe siècle. Une épopée racontée dans Kaldûn, théâtre musical qui prend ses quartiers les 12 et 13 juin à La Criée.

    Après l’anéantissement de la Commune en 1871 par les Versaillais, des milliers d’insurgés, parmi lesquels la militante anarchiste Louise Michel, sont déportés au bagne de la Nouvelle. Au même moment, en Algérie, éclate la révolte de Mokrani, soulèvement contre le pouvoir colonial français, lui aussi réprimé dans le sang et soumis à ce lieu de détention.

    Exils et luttes

    Ce récit est centré autour du narrateur Aziz, « qui devient personnage quand son destin rencontre celui de Louise Michel, de Bou Mezrag el Mokrani et d’Ataï », figure de l’insurrection kanak en 1878 contre les colonisateurs français, situe l’auteur et metteur en scène de Kaldûn, Abdelwaheb Sefsaf. « Sur un plancher à la dérive comme un pont de bateau, illustre-t-il, nous évoquerons la longue traversée qui a conduit les insurgés vers leur exil lointain. »

    Croisant « les langues et les luttes » de tous ces peuples vaillants, mais opprimés, cette pièce s’articule autour de trois révoltes venues d’autant de continents. Puisant son nom dans la traduction arabe de Nouvelle-Calédonie, dont elle retrace la colonisation en toile de fond, Kaldûn souffle dans les voiles de l’histoire avec 15 artistes, dont « neuf musiciens, cinq comédiens et le formidable slameur kanak Simanë Wenethem », précise Abdelwaheb Sefsaf. « La musique traversera les hémisphères pour créer un horizon commun. »

    P.A.
  • Venez découvrir La Marseillaise et rencontrer ses Amis !

    Venez découvrir La Marseillaise et rencontrer ses Amis !

    C’est une idée qui a germé dans la tête des Amis de La Marseillaise, il y a quelque temps déjà. « On s’est battu pour garder ce siège historique, aujourd’hui il est rénové, on est fier du chemin parcouru », recontextualise Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise.

    Partant de ce constat, les membres de l’association ont décidé de convier tous les lecteurs et plus largement tous les curieux à venir les rencontrer « aux rotatives de La Marseillaise », l’espace qui accueille désormais de nombreux événements publics. L’occasion de dialoguer autour des activités des Amis de La Marseillaise mais aussi de jeter un œil aux nouveaux locaux et à la toile monumentale de Pierre Ambrogiani représentant les ouvriers du livre de La Marseillaise. Entièrement restaurée grâce à la générosité de notre association de lecteurs, l’œuvre trône désormais au cœur de la rédaction.

    Les Amis de La Marseillaise l’ont déclinée sous forme d’affiches, de cartes postales ou encore de sacs en toile pour soutenir le développement de notre journal.

    Ils vous donnent rendez-vous dans ces lieux chargés d’histoire, la semaine prochaine avant l’ouverture du bureau des inscriptions du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Mardi 16, mercredi 17 et jeudi 18 juin de 9h à 12h. Place du journal La Marseillaise, 15 cours d’Estienne d’Orves Marseille (1er).

  • Six unHun sur le toit du Fada pour la sortie de l’album « 2 »

    Six unHun sur le toit du Fada pour la sortie de l’album « 2 »

    Un vinyle avec un nom qui sonne comme une onomatopée lisible dans les deux sens quand il tourne sur la platine. Une pochette sobre, avec un célèbre tube de glue jaune et noir, logiquement intitulé « 2 ». En cinq ans d’explorations sonores et poétiques, le titre du premier opus, comme le nom du groupe, sont « les seuls points sur lesquels » ces six aventuriers musicaux se sont d’emblée mis au même diapason, avouent-ils à l’unisson. Signe d’un bon départ.

    UnHun, « dans plein de langues, ça signifie oui », précise Ahram Lee, une de ces six fantaisistes qui œuvrent entre accordés et désaccordés sur ses textes « entremêlés » avec ceux de Jérémy Laffon et d’Alexandre Gérard, murmurés ou vociférés. Une formation d’instruments peu conventionnelle qui associe yukulélé, fingerfingerphone, ayoyote (idiophone aztèque), guimbarde, contrebasse et percussions « maison » pour une musique tour à tour bruitiste et mélodique et un chant vacillant entre « spoken word et éruptions sonores », s’avance Guy André Lagesse, autre voix du groupe et fingerphoniste.

    Pour servir ces sons, « un peu fragiles, avec lesquels on a chacun un rapport personnel, donc difficile à régler », reconnaît Ahram lee, ils se sont naturellement tournés vers l’ingéniosité de Nicolas Dick, guitariste chanteur du groupe marseillais de métal indus Kill The Thrill, rodé à la navigation sur les plages sonores alternant le feu et la glace.

    Quand ça colle

    L’épopée musicale a démarré dans l’antre des 8 Pillards, laboratoire temporaire de production et de vie situé dans le 14e arrondissement, au gré des rencontres et des envies. « C’est Guy qui nous a embarqués et la seule consigne pour ceux qui voulaient venir écouter nos répétitions, c’était : personne ne fait rien », indique Ahram Lee ; alors forcément, on s’y colle. Pour la méthode, « on fonctionne à l’impro et quand ça accroche, que ça devient sympa, on enregistre, explique Francis Ruggirello, contrebassiste. On aime plaisanter, mais on bosse. On répète ensemble. On a beaucoup avancé avec des résidences d’une semaine. »

    Depuis 2001, la formation s’est confrontée au public, version petit format, notamment lors de vernissages. La sortie du premier album était l’occasion de faire un grand saut en se produisant dans un très bel espace. Un concert organisé avec l’Association des habitants de L’unité d’habitation Le Corbusier, avec qui les Pas Perdus avaient déjà travaillé lors d’un projet artistique en 2015.

    Jeudi 11 juin, 19h30-21h30. Concert unique, entrée libre,
    toit terrasse de la Cité radieuse. Réservations sur le site de l’Association Les Pas Perdus conseillée.

  • [Entretien] Ludovic Perney : « Une page s’ouvre pour la droite »

    [Entretien] Ludovic Perney : « Une page s’ouvre pour la droite »

    La Marseillaise : Votre large victoire mardi soir est-elle celle d’une nouvelle génération chez LR ?

    Ludovic Perney : C’est d’abord un honneur, que je prends avec beaucoup d’humilité parce que c’est la marque de la reconnaissance d’un engagement constant et déterminé depuis mes 14 ans. C’est aussi une immense responsabilité, parce que la tache qui nous attend est grande, et une nouvelle page qui s’ouvre pour la droite à Marseille et en Provence. Aujourd’hui, ce sont de nouveaux visages qui ont émergé avec ces élections internes, seize délégués de circonscriptions ont été élus, nous rassemblons les générations. Maintenant, je souhaite construire une droite fière de ses valeurs, ferme sur le régalien, libérale sur l’économie et humaniste.

    Les LR n’ont plus d’élus au conseil municipal de Marseille et ont vu beaucoup de départs vers l’extrême droite…

    L.P. : Je l’avais souligné, depuis 1977 c’est la première fois qu’au conseil municipal de Marseille il n’y a plus d’élu de la sensibilité LR. Tout est à construire. Certains élus, qui avaient un certain parcours, sont partis. Mais depuis hier [mardi] soir, de nouveaux jeunes élus nous rejoignent, notamment Romain Amaro, le maire des Pennes-Mirabeau, une ville de 22 000 habitants, qui à la suite de mon élection fait le choix de reprendre son adhésion aux LR. On va construire une droite claire, sincère. Je suis sûr que d’autres suivront le même chemin.

    Catherine Pila a annoncé un recours face à des irrégularités, cela vous inquiète ?

    L.P. : Je suis très serein. Les adhérents m’ont accordé leur confiance à une très large majorité. Catherine Pila me reproche d’avoir fait campagne, d’avoir parlé aux militants. Oui, j’ai expliqué mon projet par des mails, quand elle a fait une campagne assez personnelle avec souvent des attaques contre moi-même. Je n’ai aucune animosité envers elle, je lui ai toujours tendu la main. Je l’appelle à respecter le choix des adhérents. Les Français en ont assez des querelles intestines. Désormais, nous avons du pain sur la planche, il faut nous mettre tous ensemble.

  • [Droits des étrangers] à Marseille, face à un « mur administratif »

    [Droits des étrangers] à Marseille, face à un « mur administratif »

    « Je suis en attente de mon nouveau titre de séjour depuis trois ans. Depuis je ne peux pas signer de contrat, je ne peux pas avoir le RSA, ni la CAF, je fais de la cuisine sur des événements, je danse, je vends ce que je peux… », explique Wanru Yang, photographe chinoise de 37 ans qui vit en France depuis 14 ans, l’âge de sa fille… française. Elle brandit un panneau dans le rassemblement place Félix Baret où d’autres, également privés de leurs droits, témoigneront au micro de cette dégringolade dans la précarité.

    Quand les renouvellements de titre de séjour prennent un retard dépassant jusqu’à plusieurs années les délais légaux, les conséquences sont dramatiques : perte de droits sociaux, de contrat de travail, de logement, d’inscription à l’université…« Les files d’attente des préfectures ont disparu des trottoirs, mais elles se sont amplifiées en version numérique, soulignait Nicole Malfait de la Cimade. La dématérialisation n’a fait qu’éloigner ces personnes, qui travaillent ici, élèvent leurs enfants ici, des droits. » Devant la préfecture, le collectif BougeTaPréf invitait à démonter « le mur numérique » symbolisé par des cartons où se multiplient les cas.

    Fabrique de sans-papiers

    « Le tribunal est submergé de contentieux évitables, dus aux carences de la préfecture », déplore le Syndicat des avocats de France (SAF), qui accuse : « La fabrique des sans-papiers s’emballe. » Et les obligations à quitter le territoire français (OQTF) tombent plus vite que la délivrance des papiers. Le collectif rappelle ses revendications : « La garantie d’un accès et d’un accueil digne à la préfecture, de la continuité des droits, le respect des délais légaux. » Et « la fin des sanctions des personnes étrangères qui subissent ces dysfonctionnements ». Saïd Mmadi-Mandjée, machiniste dans le nettoyage et père de famille qui s’est retrouvé sans emploi depuis deux ans qu’il attend son titre précise : « Ce n’est pas un privilège, mais un droit. »

    Depuis 2020, avec une accélération en 2026, les associations d’aide aux droits pour les étrangers, les travailleurs sociaux, les avocats dénoncent « un niveau jamais atteint auparavant » des dysfonctionnements administratifs des préfectures. Fixés légalement à 55 jours, la moyenne des délais d’instruction pour le renouvellement des titres de séjour est passé de 60 jours en 2022 à 76 jours en 2024. Dans un tiers des préfectures, elle déborde aujourd’hui à 120 jours. Liés à la dématérialisation des services, ces retards font basculer des milliers de personnes dans la précarité, faute d’accéder à leurs droits. Et les tribunaux se retrouvent submergés. En dépit de promesse de « renforcer » leurs services en février, rien n’a bougé dans les files d’attente numériques des préfectures de France. Le collectif exige la fin des sanctions des étrangers dues à ces déraillages.

  • Recherche publique réclame crédits désespérément

    Recherche publique réclame crédits désespérément

    Une austérité qui pèse lourd sur la recherche publique. Dans le cadre d’un mouvement national en intersyndicale CGT-FSU-CFDT-Unsa-Sud, le SNTRS-CGT Provence Corse manifeste le jeudi 11 juin place Général de Gaulle. Les personnels des établissements publics de recherche, de type CNRS, Inserm, IRD, Inria… dénoncent une réduction comme peau de chagrin des moyens alloués.

    « Depuis 2024, dans la réalisation de la loi de finances, il y a le budget initial et les budgets rectificatifs. Et de manière récurrente, il y a des suppressions, des annulations de crédit qui ont conduit, par exemple, cette année, comme l’année dernière à un certain nombre de problèmes », explique Didier Gori, secrétaire régional du SNTRS-CGT Provence Corse. Chimiste au CNRS à Marseille, il raconte le manque de visibilité. Selon lui, les laboratoires pourraient être obligés de piocher sur leurs fonds propres, consacrés en priorité aux achats ou réparations d’équipements. « Des appareils pour mon labo à 300 000 euros par exemple. La moindre panne, c’est plusieurs dizaines de milliers d’euros », détaille-t-il.

    Les vannes ouvertes pour le crédit impôt recherche

    Une alerte d’autant plus grave qu’une partie des fonds de roulement ont déjà été amputés. Dans la ligne de mire de Bercy, « des réserves budgétaires pour le paiement des salaires, notamment aussi pour les CET, les comptes d’épargne temps » où l’employeur « a l’obligation d’épargner les crédits correspondants à l’indemnisation que représentent ces jours », ajoute le responsable syndical. Il s’inquiète également de la volonté affichée du gouvernement d’économiser un milliard d’euros sur les services publics, « comme si on était des dépenses à perte », s’indigne Didier Gori.

    Sur le budget 2026, 35,5 millions d’euros de crédits d’économie sont imposés « au programme 150, pour le financement des universités » et 62,2 millions « sur le programme 172 qui concerne les EPST [Établissement public à caractère scientifique et technologique, Ndlr.] donc justement nous, les principaux organismes qu’on a sur la région Provence », poursuit-il. Dans le même temps, il déplore le manque de contrôle des sommes allouées aux entreprises dans le cadre du crédit impôt recherche. « Nous, nos crédits nous sont attribués sur la base d’une évaluation, tous les 5 ans et c’est normal mais sur cet argent public là il n’y a aucun contrôle, c’est un effet d’aubaine. »

    La CGT réclame notamment le respect de l’accord de Lisbonne, qui prévoit au niveau européen que les États, investissent 3% de leur PIB. « En France, on n’y est pas du tout », assure Didier Gori. Si les « chiffres ne sont pas très clairs en ce moment », nuance-t-il, « on serait en dessous de 0,7%, voire 0,6%. » Au point qu’au rang des performances internationales, le pays commencerait à régresser. Inacceptable pour les syndicats.

  • Une première partie en deux sessions pour le Mondial La Marseillaise 2026

    Une première partie en deux sessions pour le Mondial La Marseillaise 2026

    C’est un des gros changements de ce 65e Mondial La Marseillaise. Dimanche 5 juillet 2026, la première partie va se jouer en deux sessions. La moitié des équipes se rencontreront à partir de 9h (session A) sur les terrains désignés par le tirage. L’autre moitié jouera à partir de 10h30 (session B), sur ces mêmes terrains, une fois la partie de la session A terminée.

    Pour permettre une fluidité et un confort de jeu, ce nouveau dispositif va nécessiter un strict respect des horaires de la part des participants. Pour les parties de la session A, le forfait sera déclaré à 9h45. Pour les parties de la session B, le forfait sera déclaré à 11h15.

    Pour éviter tout malentendu, le carton de jeu sur lequel figure le nom du capitaine et le numéro de l’équipe adverse sera de couleur jaune pour les équipes disputant leur première partie dans le cadre de la session A, et de couleur bleue pour celles disputant leur première partie dans le cadre de la session B.

    Plus d’arbitres sur les jeux

    « Cette réflexion a été engagée suite au record de participation atteint l’an dernier », explique Maryan Barthelemy, le directeur des événements de La Marseillaise. « Cela nous a obligés à imaginer un système permettant de pérenniser le concours si la participation venait encore à augmenter dans les années à venir. » Une décision bienvenue, diront certains. À trois semaines de la clôture des inscriptions, le record de participation de 2025 pourrait tomber. Plus de 2 700 équipes étaient déjà inscrites mercredi en fin de journée, une avance de cinq jours sur les temps de passade de l’édition précédente.

    « On ne court pas après le record, l’important est de bien accueillir l’ensemble des participants, qu’ils soient ravis de leur Mondial. Cette convivialité est notre marque de fabrique », poursuit Maryan Barthelemy. « C’est un gros changement par rapport à ce qui se faisait, mais toute l’équipe d’organisation est mobilisée pour que ce nouveau système soit intégré le plus facilement possible par l’ensemble des joueurs. »

    En resserrant les jeux sur 16 sites contre 35 auparavant, ce nouveau système à l’avantage de renforcer la présence des arbitres sur les terrains. « C’était une demande forte des instances fédérales », reprend le nouveau boss du Mondial. « Et puis ce recentrage autour de Borély et des sites connexes nous permet de gagner en écoresponsabilité. » Test grandeur nature le 5 juillet.